Mardi 30 juin 2009 à 8:50

Animaux

Encore un article préprogrammé en attendant ma connexion de demain.

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Une photo que je trouve très belle, de gouttes d'eau autour d'une araignée et de sa toile














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Des fourmis qui se prennent pour des banquiers.








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Et enfin les amours émouvantes de deux salamandres

Lundi 29 juin 2009 à 8:28

Anecdotes

Je suis aujourd'hui en Bretagne mais je n'aurai internet que après demain. Alors j'ai programmé cet article sur mon blog.
Deux anecdotes


Le petit zoo de Mélan en Bretagne (pas loin de Lorient)

Ce zoo, ancienne ferme,  est spécialisé dans les animaux nains et il a en particuliers des "cochons nains".

Le propriétaire raconte l'anecdote suivante :

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Il avait acheté deux couples de cochons, un couple de cochons blancs vietnamiens,






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et un couple de cochons noirs pyrénéens













Quelle n'a pas été sa surprise de voir le mâle vietnamien répudier sa compagne et se mettre en ménage avec la truie pyrénéenne et  le mâle cochon pyrénéen a trouvé alors très à son goût la petite truie vietnamienne. (qui toutefois, je le précise, n'a pas les yeux bridés)!
C'est vraiment une histoire cochonne !

On attend les résultats des deux croisements pour comparer !

Une anecdote rapportée par le New York Times


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Obama a assassiné une mouche lors d'un interview à la CNBC
"Je l'ai eue, cette saleté", s'est exclamé le Président américain, désignant lecadavre de l'insecte gisant pattes en l'air.
Son geste a déclenché l'indignation des défenseurs des animaux.
L'organisation PERA, qui milite contre l'expérimentation animale, le port de fourrure ou la consommation de viande, lui a offert un appareil permettant de se débarrasser pacifiquement des insectes. On fait coulisser la porte en plastique et la bestiole indemne retrouve sa liberté.

Dimanche 28 juin 2009 à 8:00

Absence et retour

     Je pars aujourd'hui en Bretagne, (dimanche 28) et je serai ce soir à Saint Colomban, entre Carnac et la presqu'île de Quiberon.

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Je vais revoir là bas  la lande, la plage,




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...mon jardin,  mes amies les bêtes.









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     Mais je ne vous abandonne pas : j'ai programmé quelques articles pour trois jours et , à partir du premier juillet,  j'aurais internet et je pourrais répondre à tous les mails et réécrire sur ce blog. 
     Mon adresse sur gmail reste toujours valable.

Samedi 27 juin 2009 à 10:57

Vivre sa vie

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    Après celle de la gourmandise je voudrais faire l’éloge de la paresse !

    D’abord il ne faut pas prendre pour de la paresse une préférence cérébrale qui consiste en la tendance à remettre de préférence au lendemain ce qu’on pourrait faire le jour même ou à faire les choses indispensables au dernier moment.
    C’est la tendance qui pousse une personne à privilégier la prise d’information au détriment de la décision, à s’adapter aux événements plutôt que vouloir maîtriser les situations.
    Ce n’est pas un défaut, cela dépend des circonstances : c’est parfois subir au lieu de réagir, mais c’est aussi ne pas se battre contre des moulins à vent, comme Don Quichottede la Manche !
    C’est simplement que certains ont un cerveau préfrontal très actif, qui gère les situations, essaye de prévoir l’avenir et d’agir dessus en prenant des décisions, alors que pour d’autres, c’est le cerveau frontal qui est prépondérant, lequel gère nos sensations et les mémorise, accumulant ainsi des informations sans décision.
   
    Il ne faut pas non plus confondre la paresse avec le loisir, l’envie de se reposer, de s’amuser une fois le travail terminé.
    Ni croire sans vérification que quelqu'un est paresseux.
    Si l’on observe son entourage, on constate que rarement quelqu'un se qualifie lui-même de paresseux. C'est une attitude qu'on attribue généralement à un autre et, souvent, pour exprimer une déception à son égard, parce qu’il n’a pas réussi quelque chose.
    Expliquer le comportement décevant d'un autre par la paresse peut permettre de donner une "explication", pour éviter la recherche des causes réelles et classer le problème, évitant ainsi un confrontation désagréable.
    Pourtant rechercher sa cause serait utile, car la personne est elle vraiment paresseuse ?  Chez celui considéré comme paresseux, la paresse sert parfois à dissimuler une peur de l'échec : s'abstenir de fournir tout l'effort possible de peur de constater qu'on n'est pas capable de réussir, même en faisant tout ce qu'on peut,.
    Il ne faut pas traiter de paresseux quelqu’un qui a un terrible manque de confiance en soi.

    Certains sont vraiment très flemmards au point de ne rien faire. Je ne défendrai pas cette tendance.
    Le travail est nécessaire, et en travaillant beaucoup on obtient très souvent ce que l’on voudrait réussir.

    Mais chacun a ses horaires, ses capacités propres et si celui ci est efficace le soir et a ensuite besoin de dormir jusqu’à la mi-matinée, je ne lui jetterai pas la pierre, sous prétexte que je suis plutôt efficace au réveil, et qu’à partir de 23h je ne suis plus capable de réfléchir à un problème complexe. J’ai besoin de ma nuit pour régénérer mes accès-mémoire !
    Je ne parlerai pas non plus de ceux qui sont fatigués physiquement et ont pendant un certain temps, besoin de se ménager et donc de travailler au ralenti, ou bien ceux et celles qui, ayant réussi un concours difficile (par exemple les grandes écoles ou médecine P1) et qui ont dû, pendant des mois fournir sans relâche un énorme effort, et qui se retrouvent pendant quelques temps avec aucune envie de travailler .... et s’ennuient d’ailleurs.

    Mais peut on concilier travail et paresse?
    Certains sont paresseux tout en travaillant beaucoup.

    Même quelqu’un ayant une grande capacité de travail sent le besoin de se ménager, et seul les paresseux savent bien le faire.
    Travailler tout en ménageant ses efforts est une qualité. Ne pas aimer faire des tâches fastidieuses et essayer de trouver une solution astucieuse pour éviter ce qui n’est pas absolument utile, est non seulement une mesure d’économie, mais presque un challenge qui stimule l’imagination.
    Quand j’étais encore un tout jeune enfant, mon grand-père m’avait appris les quatre opérations et quand j’ai été en âge d’entrer à l’école, elles ne me posaient plus de problèmes, même avec des décimales. Mais mon grand -père qui était un grand travailleur flemmard m’avait appris aussi à faire beaucoup de calcul mental, et je faisais mentalement beaucoup des opérations simples que l’on pose en CE2, où j’avais été mis pour quelques mois quand j’ai atteint 6 ans, dans une école privée en face du logement de mes parents, avant d’aller à la rentrée suivante, à l’école publique. Cela agaçait ma gentille instit, soeur Marie-Ange, car je lui donnais les résultats sans poser l’opération et elle devait la poser pour vérifier si je m’étais trompé LOL
    J’ai aussi un petit fils qui, comme beaucoup, n’aime pas certaines matières, et il fait alors le minimum pour ne pas être inquiété, mais il est capable de s’investir à fond sur celles qui l’intéressent.
    Finalement être paresseux c’est souvent éviter de papillonner et de se fatiguer inutilement, c’est réserver son énergie sur ce que l’on juge être le plus utile (mais on peut se tromper !), et c’est faire travailler son imagination pour trouver des solutions nouvelles moins contraignantes.
    Etre paresseux, cela amène à faire souvent une étude “coût - efficacité” de ses efforts, pour essayer de choisir la solution optimale qui amène à dépenser le minimum d’énergie et d’argent, et donc, comme on a quand même une certaine motivation au travail, de faire, en définitive, au total davantage de choses et des choses plus intéressantes, et donc d’avoir davantage de satisfaction personnelle.


   
“Il semble que c'est le diable qui a tout exprès placé la paresse à la frontière de plusieurs vertus.”
                François de La Rochefoucauld


Vendredi 26 juin 2009 à 12:25

Vivre sa vie

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J’ai lu dans un blog,  http://an0nym0usss.cowblog.fr
un article assez humoristique sur
“Mes pourcentages de péchés capitaux en moi!”
qui m’avait plu et amusé et il m'a donné envie d’écrire sur un sujet analogue.

    Cela ne me gêne pas qu’on me critique, je trouve même souvent cela constructif, mais par contre, je n’aime pas qu’on m’impose ma conduite.
Alors cela m’agace d’entendre les moralisateurs à tous crins, parler sérieusement des “péchés capitaux”.

    Je déteste ces classifications arbitraires du bien et du mal, souvent très archaïques et de moins adaptées à notre vie actuelle.
    Cela m’a décidé à faire des articles sur “l’Eloge des pêchés capitaux” et je traiterai dans plusieurs articles successivement

        - la Gourmandise;   
        - la Paresse;
        - l’Envie et l’Orgueil;
        - la Luxure;
        - la Colère et l’Avarice
et puis je me demanderai s’il existe plus de sept péchés capitaux !
    J’espère que je ne vous choquerai pas trop !

    Eloge de la GOURMANDISE :

    La gourmandise est un “vilain défaut”, lit on dans les bouquins à l’eau de rose pour jeunes enfants du 19ème siècle. Evidemment, ce n’était plus “le siècle des lumières”.
    Aristote et Platon l’opposent à la tempérance, mais de nos jours la tempérance est plutôt l’opposé de la goinfrerie.
    Paradoxalement les épicuriens la considéraient comme un plaisir superflu, contraire à l’ataraxie et la recherche du bonheur.
    La religion catholique m’a toujours amusé en la classant dans les péchés mortels justiciables du troisième niveau de l’enfer dans “la divine comédie”.
    Pourtant certains papes ont aussi dit que c’était impossible de manger sans éprouver la joie que produisent naturellement les aliments et que ce n’était pas un péché si “le mobile du repas est bon et digne”.
    Ma cervelle va bouillir : mes repas sont ils bons (oui au plan culinaire !) mais un digne mobile qu’est ce mon Dieu ?
    Mon petit ami Robert me rassure car s’il parle de gros mangeur, il dit aussi que le gourmand mange par plaisir de la bonne cuisine et que c’est une fine bouche, un gastronome et ma petite amie la Rousse, en sa quelité de femme qui sait qu’il faut retenir les homme par la bouche, dit simplement qu’un gourmand aime manger de bonnes choses !!
    Me voilà rassuré, on peut être gourmand sans être goinfre.

    En quoi cela nuit il aux autres d’être gourmand, dites moi !
Tout au plus, si nous ne sommes pas raisonnables, si nous n’équilibrons pas assez nos repas nous prendrons un peu de poids, mais au moins ce sera par plaisir.!
    Je trouve du plaisir à manger des mets qui aient un goût agréable, des nourritures que j’aime, qui soient bien cuites, bien assaisonnées, avec éventuellement des sauces telles qu’on n’a pas envie d’en laisser dans l’assiette. C’est quand même mieux qu’une viande hachée de chien ou de chat entre deux tranches de pain bioché comme j’en ai mangé aux USA ou du lapin au court bouillon de poisson ou des cerises à l’eau de vie avec un anchois roulé dans chaque cerise, que je n’ai que moyennement appréciés lors d’une réception en Angleterre !
    Au dela du plaisir de manger, il y a aussi celui de réussir un bon plât, voire d’innover un peu, d’adapter une recette, de bien présenter la table et les plats. C’est un peu comme le travail d’un peintre ou d’un sculpteur.
    Celui aussi d’être autour d’une table, en famille ou entre amis. Le repas, outre le plaisir qu’il apporte à la fois de bien recevoir et d’être bien reçu, c’est un moment de convivialité où l’on peut discuter, échanger, ressérer les liens, bref prendre quelques instants de bonheur.
    Et n’avez vous jamais éprouvé du plaisir à offrir et à manger des chocolats ? En plus c’est excellent contre le stress et un chocolat très noir ne fait pas grossir.

    Finalement être gourmand, ce n’est pas être goinfre, ce n’est pas trop manger et boire, c’est aimer manger en petite ou raisonnable quantité des choses bonnes et qui font plaisir.
    Et c’est cela que nos censeurs grincheux nous reprochent : prendre du plaisir à vivre. Pour eux il faudrait être non seulement spartiates, mais même masochistes.
    Et je regrette souvent qu’on ne forme pas davantage le goût des jeunes, qu’on les habitue à ne manger que des pâtes et du poisson pané (avec plus de pane et d’huile que de poisson, ce qui au plan diététique...)
    Le goût se forme, comme on peut former la vue à la beauté. Les sensations que délivrent la langue, le palais, le nez à notre cerveau sont ensuite interprétées par les centres de récompense dont j’ai souvent parlé, et la dopamine et les signaux qu’ils délivrent peuvent nous apprendre à apprécier la nourriture goûteuse comme nous apprenons à marcher ou à saisir un objet.
    Personnellement ma grand-mère et ma mère m’avaient appris à faire certains plats, certes j’exerce peu ce savoir car ma femme est une excellente cuisinière, mais je pense que c’est un art qui mérite qu’on le cultive et même des recettes toutes simples apportent souvent beaucoup de plaisir.




Jeudi 25 juin 2009 à 8:22

Animaux

Comme je vais bientôt partir en Bretagne, je publie quelques photos de la mer :

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Que pensez vous de ce dauphin qui fait des ronds dans l'eau.

C'est moins nocif qu'avec une cigarette !





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Départ de 100 mètres nage libre !

Le record de France sera t'il battu ?




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Haut les nageoires !
Cette tortue marine assisterait elle à un hold-up ?

Mercredi 24 juin 2009 à 18:56

Enseignement, école, fac

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    Plusieurs correspondantes m’ont demandé ce qu’était le bac quand j’étais jeune (il y a 62 ans !!) et comment se passaient les cours au lycée.
    Si cette rétrospective amuse certaines d’entre vous, je vais essayer de vous répondre.

    Je commencerai par des remarques générales : nous n’avions ni télé, ni ordinateur + internet, ni téléphone portable et donc pas de tentations autres que le sport et la lecture. Donc notre temps était naturellement orienté vers l’étude et au sortir de la guerre, nous étions conscients que c’était notre avenir, notre métier que nous préparions. Tous les élèves travaillaient donc avec plus ou moins de facilités et de courage, mais avec la même bonne volonté.
    Nous avions d’excellents professeurs qui s’appuyant sur des livres, nous faisaient des cours relativement intéressants, s’intéressaient à chacun d’entre nous, aidaient les moins doués, encourageaient les meilleurs vers la suite de leurs études. Nous les admirions, nous les respections, c’étaient pour nous des modèles de savoir, et s’il y avait parfois des crises de rigolades (auxquelles les profs participaient volontiers), il n’y avait jamais de chahut. Par ailleurs les meilleurs élèves aidaient ceux qui étaient moins favorisés et finalement, leur expliquer cours et exercices, faisait mieux les comprendre et les retenir !

    Cela dit la sélection était très différente d’aujourd’hui
    L’examen d’entrée en sixième était relativement difficile (5 fautes d’orthographe - y compris un accent = 1/2 faute - donnait un zéro éliminatoire).
Un tiers des élèves ne le réussissait pas et poursuivaient vers le certificat d’études et l’apprentissage d’un métier.
    En sixième, latin obligatoire pour tous (6 heures par semaine).
    En quatrième, nouvelle orientation; certains allaient vers l’enseignement technique qui préparait des diplômes d’ouvrier et de technicien; d’autres abandonnaient le latin et allaient en “moderne”, avec un peu de technologie pour le remplacer. On commençait ou le grec (classes A) ou une seconde langue (classes B). En seconde nouvelle orientation des classes B qui choisissaient entre continuer en B avec un renforcement soit en langues, soit en sciences expérimentales (le SVT) ou faire maths et physique renforcées (classes de C).
    Ces orientations n’étaient pas définitives, mais les A pensaient ensuite à des métiers juridiques, littéraires, administratifs, ou de relations publiques et humaines: les B pensaient aux carrières commerciales (langues) ou de santé et notamment médecine qui ne recrutait pas comme aujourd’hui en S.
    Les C pensaient essentiellement aux carrières d’ingénieur.
    A l’époque il y avait 40% de A, 40% de B et 20 % seulement de C.
    Le A était voisin du L actuel, le C du S, mais les écoles comme HEC, ou les professions économiques, les médecins et professions de santé et les linguistes se préparaient plutôt en B, donc plus large que le ES actuel.
    Bref il y avait peu à peu une sélection et sur les élèves du primaire, seuls 30% à 35 % arrivaient en première à la fin de laquelle il y avait un premier bac avec toutes les matières, écrit et oral, et qui était donc éliminatoire pour ceux qui n’avaient pas la moyenne. A peu près 25 à 30% passaient ce cap et finalement à l’issue de l’équivalent de la terminale, environ 20% réussissaient le second bac.
    Les filières n’étaient pas immuables et il y avait des passerelles en cas d’erreur et il y avait davantage d’abandons en C, d’élèves qui revenaient en B.
    Mais aucune de ces filières n’était meilleure que les autres. Elles préparaient à recevoir dans le supérieur des enseignements différents. C’étaient des filières généralistes, il n’y avait aucune “option”.
    L’enseignement du latin durait jusqu’en première, et le français était enseigné différemment. On ne préparait pas de texte long comme aujourd'hui. On voyait systématiquement tous les grands auteurs peu à peu dans des livres de littérature que l’on gardaient dans plusieurs classes successives, en étudiant des extraits de leurs oeuvres dans des livres qui regroupaient des “morceaux choisis” et on n’étudiait que deux grandes oeuvres classiques par an.
    Dernière information, les collèges n’existaient pas; il y avait les lycées techniques d’une part et les lycées d’enseignement général qui allaient de la sixième à la terminale. Il y avait un lycée de fille et un lycée de garçons.
    Avec quelques exceptions cependant : j’étais à Pau dans les Basses Pyrénées, ville de 20.000 habitants à l’époque, avec donc un lycée de fille et un de garçons et plusieurs lycées techniques et d’apprentissages.
    Mais le nombre d’élèves en C était faible et notamment les filles qui étaient persuadées à tort, qu’elles ne pouvaient avoir la “bosse des maths”, ce qui était idiot. Celles qui d’ailleurs persistaient dans cette voie au risque de passer pour  originales, surclassaient souvent les garçons.
    Alors en première et en terminale, alors qu’il y avait 2 classes de A et deux classes de B dans chacun des deux lycées filles et garçon, il n’y avait plus selon les années qu’une ou deux première mixtes C au lycée de garçons et une seule terminale C mixte dans ce lycée.
    On ne parlait pas à l’époque de terminale (mot que je trouve meilleur), mais de “Philo” pour la terminale A  (L), “Sciences Ex.” pour la terminale B et “Maths Elem.“ pour la terminale C.(S)

    Nous nous sommes donc retrouvés au lendemain de la guerre en Maths Elem, la seule terminale S de Pau, à 23 garçons et 8 filles, issus des deux classes de première C du même lycée l’année d’avant : toutes les filles avait été reçues au premier bac, mais seulement 23 garçons sur les 35 de l’an passé.
    Je pense que le travail demandé était plus prenant qu’aujourd’hui.
    Cours tous les matins de 8h30 à 12h 30 et les après midis de 14h à 16 ou 17h. 32 heures par semaine, seul le jeudi après midi et le dimanche de libre. :
    - Plus de français ni de latin, mais 6 heures de philo, divisées par moitié entre “Morale” (les grands courants de pensée), et “Logique” (les méthodes logiques et scientifiques). Les “Philo” (équivalent de L) avaient en plus 3 heures de “Psycho”.
    - 8 heures de maths, 6 heures de physique-chimie + 2 heures de TP en labo.   
    - 3h de “sciences nat” (le SVT) sur le corps humain.
    - 2h de langue, (c’était trop peu!), 1 heure facultative de deuxième langue.
    - 2h d’histoire-géo
    - 2h de sports.
    Tous les soirs des leçons, mais faciles à retenir si on avait écouté au cours et un exercice de maths; 3exercices de physique chimie et une dissertation de philo par semaine. Par contre rien à rédiger en SVT, histoire géo et langues.
Pour ces dernières du vocabulaire à apprendre et préparer des traductions qu’on faisait en classe, oralement.
    On avait donc tous les jours du travail jusqu’au dîner et les leçons à apprendre ensuite, mais cela ne nous gênait pas, il n’y avait ni télé ni internet.
On écoutait parfois la radio avec les parents et on lisait le samedi ou le dimanche - ou on jouait à des jeux de société - quand on n’allait pas faire du sport.
    Le ciné était rare et réservé aux vacances scolaires !!

    Enfin le bac : l’écrit se passait dans un gymnase municipal, aménagé pour la circonstance, épreuves de maths, physique-chimie, philo.
Quinze jours après résultats et ceux qui avaient 10 de moyenne étaient “admissibles” et on allait au siège de l’académie, à Bordeaux, à 200 km par le train, (en général accompagné par un parent - moi c’était mon grand-père), pour passer l’oral  : là toutes les matières avec évidemment des coefficients différents (mais pas de sports, pas d’option et pas de seconde langue).
    Les mentions étaient analogues à aujourd’hui :  AB > 12, B > 14 et TB > 16, mais il n’y avait qu’une quinzaine de TB par académie.
    On était convoqués par demi-journée et le soir quand les interrogations étaient terminées, le jury se réunissait 1/2 heure et le président venait solennellement lire la liste des reçus par ordre de mérite. C’était très solennel.
    On recevait le diplôme par la poste une quinzaine de jours après.

    Voilà, je pense avoir répondu à vos questions.
Un petit point qui a intrigué une de mes guenons.
    J’avais obtenu ainsi que ma “jumelle” (qui avait 3 jours de moins que moi et des parents différents !) un aménagement de nos emplois du temps qui nous permettait, à la place du sport et avec une heure de plus le soir, de suivre les cours de “psycho” des “Philo” (c’était le même prof qui nous faisait la philo et avait fortement aidé à obtenir cette dérogation.)
    J’ai donc passé le bac Maths Elem” (S) en juillet et le bac “Philo” (L) en septembre (on ne passait que l’épreuve de philo, avec obligation de traiter le sujet de psycho à l’écrit, et l’épreuve de SVT, car le cours des L était plus complet, notamment sur le cerveau - et à l’époque on ne connaissait pas grand chose sur son fonctionnement !). Voilà pourquoi j’ai dû dire dans un article que j’avais à la fois les bacs L et S, ce que vous aviez pris pour une de mes plaisanteries !!
    Eh non, le vieux singe ne dit pas que des bêtises !! LOL

    Enfin j’ai trouvé sur le blog du Chat de Cheshire, cette définition "horrible" mais qui m’a fait sourire :
"Le bac, c'est comme la lessive : on mouille, on sèche... et on repasse."

Mardi 23 juin 2009 à 19:04

Animaux

Aujourd'hui, quelques images seulement sur des affichages qui m'ont amusé :

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D'abord ce panneau insolite sur une route d'Afrique :





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Ce panneau plein de prévention pour le visiteur, sur le portail d'une villa :











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Et enfin le mauvais esprit de ce chien, peu respectueux de l'ordre public LOL



















Nota : ayant eu un commentaire d'Isamariaaa, j'ai voulu répondre mais n'ai pas trouvé son blog, et j'ai répondu sur le même article par un autre commentaire.
Si elle m'envoie son adresse, dans "contactez l'auteur", je lui répondrai à nouveau

Lundi 22 juin 2009 à 8:09

Notre cerveau : intelligence; langage

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    Je n’ai pas encore parlé des sujets de philo de L.
    J’avoue que le premier
    “L’objectivité de l’histoire suppose-t-elle l’impartialité de l’historien ? “
ne m’inspire pas du tout
    Cela me paraît tellement évident que si l’on ne veut pas verser dans le roman historique (qui peut être fort intéressant d’ailleurs et apporter des connaissances historiques s’il est bien fait), et écrire donc autant que faire se peut la “vérité historique”, il faut ne pas être influencé, et donc le plus objectif possible
    Mais cela me paraît non moins évident que l’historien est un homme, et que si rigoureux et bien intentionné qu’il soit, il ne peut totalement s’abstraire de lui même et de ses pensées, de ses opinions, de son passé, de son éducation et de son environnement..
    Alors si ce n’est développer tous ces éléments, je ne sais pas bien comment j’aurais pu aussi défendre un “non “ timide à cette assertion.

    Par contre l’autre sujet de L m’aurait passionné (car j’ai une particularité bizarre quand j’étais ado, celle d’avoir passé mon bac S en juillet et mon bac L en septembre !) :
    Le langage trahit-il la pensée ?

    Mais première constatation, trahir en français a deux significations très différentes
    - ce peut être divulguer, révéler, laisser voir, faire apparaître, comme dans “trahir une émotion”.
    - et puis c’est aussi être un traître, ne pas traduire fidèlement comme la célèbre maxime italienne qui dit que tout traducteur est un traître !!
    Cette dualité s’applique bien évidemment à notre sujet.

    Si je pense au premier sens de trahir, je pourrais formuler la phrase ainsi :
    “la pensée peut elle exister sans le langage ?


    La pensée dans le cerveau a deux supports : le langage et les perceptions, notamment les images, qui sont conservées par la mémoire épisodique, qui enregistre la succession des événements.
    Les études menées sur les bébés montrent que la pensée existe sans le langage mais qu’elle est très limitée; elle est composée d’images et de perceptions, et des apprentissages qui y sont liés (reconnaître, prendre un objet, marcher, se diriger...) enregistrés dans le cervelet, et d’émotions liées au cerveau limbique.
    Puis le langage se développe avec la parole et une première organisation dans la mémoire des mots utilisés, liée à la chronologie de l’apprentissage; puis le vocabulaire s’élargissant, notamment avec l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, la mémoire se réorganise au plan sémantique, en associant les mots par signification, par catégories d’utilisation (exemple les animaux, les outil, les véhicules...) et en créant des liens logiques entre les connaissances complémentaires de sujets donnés (vos grands parents, leur adresse, leurs dates de naissance, leur maison, sa configuration, leur vie ....)..
    Le langage sert non seulement pour s’exprimer, pour révéler aux autres ce que l’on pense, mais pour soi même exprimer sa propre pensée en interne, pour créer et organiser ses propres idées dans son cerveau.
    Et même lorsqu’un souvenir épisodique est composé essentiellement de perceptions et notamment d’images de notre passé, sa réminiscence interne, dans l’intimité de notre cerveau, est associée à des mots qui nous rappellent ou nous définissent les scènes, ou des paroles qui les ont accompagnées.
    En définitive, dès 6 ou 7 ans, la pensée n’existe plus sans le langage.
    Certes les perceptions, les émotions existent en elles mêmes de façon autonome, et nous les ressentons, nous en sommes conscients, cela fait parti de notre vécu. Mais si nous voulons les comprendre, les définir, les analyser pour nous mêmes, ou à fortiori les révéler aux autres, seul le langage nous permet de les définir et les décrire. C’est encore plus vrai de toute pensée rationnelle.
    Il faut donc le langage pour trahir (c’est à dire révéler), nos idées, notre pensée
    Mais le langage est il un outil parfait pour cette tâche ?


    Venons en à la seconde signification de trahir :
  “le langage permet il de refléter fidèlement notre pensée, de toujours l’exprimer clairement ou bien parfois la trahit il  ? “
    et je rajouterai alors
  “à qui la faute, au langage ou à nous mêmes ? “

    Il est clair que ce n’est pas parce quelqu’un verbalise beaucoup qu’il a beaucoup d’idées et que sa pensée est claire. Nous avons tous connu d’incorrigibles bavards, mais qui ne nous apportaient que peu en matière de pensées intéressantes.
    On l’a dit précédemment, le flux de la conscience peut exister sans le langage, sous la forme d’images et d’émotions    En fait je me sers, consciemment du langage vers autrui ou en interne, ou même inconsciemment, surtout quand je réfléchis et le flux de la conscience est alors composé d’idées, objets de la pensée, et on ne voit pas alors très bien comment une idée pourrait être pensée sans des mots, sans un langage. Les neurologues croient même mais ne peuvent démontrer, que la pensée inconsciente s’appuie sur les mots dès qu’elle est rationnelle.
    Cela étonnait beaucoup une de mes guenons lorsque je lui disais cela !

    Le problème maintenant que l’on sait que les mots sont nécessaires est de savoir s’ils sont suffisants.
    Je pense que nous avons tous connu des cas où nous ne savions pas comment exprimer nos sensations, nos émotions, et même nos idées de façon claire. C’est même le problème principal que je rencontre avec mes correspondant(e)s : se comprendre en évitant les malentendus, les erreurs (et je ne parle pas des réticences plus ou moins conscientes à révéler quelque chose, mais du cas où on veut le faire).
    Effectivement on peut longtemps discuter sur les réticences conscientes ou non et leurs raisons de ne pas dire et révéler nos pensées et notre vécu, ainsi que ses causes. Mais je m’en tiendrai au cas où nous voulons communiquer.
    Pourtant, même dans ces cas, les erreurs de compréhension sont multiples tous les jours de notre existence.
    Le langage c’est évident, peut trahir , c’est à dire déformer nos pensées, mais à qui la faute ?

    Le langage est lié à un vocabulaire, une grammaire et une syntaxe. Ce sont en quelque sorte des outils.
    Des études ont été faites sur des personnes n’ayant qu’un vocabulaire très limité, de l’ordre de 2000 à 4000 mots et  les conclusions de ces études étaient que l’expression des pensées pouvait être bonne, mais sur des sujets très limités et à condition de ne pas demander de détails, de précision. Le fait qu’elles ne disposent que d’un vocabulaire limité fait que dans certains cas, en quelque sorte, elles ne savent pas elles mêmes à quoi elles pensent.
    Vous qui allez avoir votre bac, prenez un dictionnaire et pointez sur quelques pages de chaque initiale, les mots que vous connaissez. Vous verrez que l’instruction que vous avez reçue, vos lectures vous font connaître la signification d’environ 20 à 30 000 mots. A la fin de votre vie, vous verrez que votre vocabulaire a à peu près doublé.
    C’est cette richesse et la faculté de s’en servir (syntaxe et grammaire) qui va faire la qualité de votre expression en nuances, en précision, en quantité d’informations transmises et donc conscientes de vous même.
    Cela ne suffit pas. Vous avez toutes et toutes lus des textes peu compréhensibles, que vous trouvez être du “charabia”. Un esprit “rempli de mots" n’est pas forcément clair et la "confusion mentale" est une cacophonie des mots dans un esprit qui n’y voit plus clair. Nous pouvons parler beaucoup pour ne rien dire de clair et de précis et dans ce cas, la parole peut ne pas être inspirée par une pensée, mais se développer dans une prolifération de sons plus ou moins cohérents.

    Mais supposons que nous soyons bien formés et que nous sachions nous exprimer clairement. Cependant il y a des personnes qui ne nous comprennent pas ou peu. Il y a des professeurs que nous comprenons mieux que d’autres.
    D’abord il est certain que même si les mots servent à traduire la pensée, avec l’aide de la grammaire et de la syntaxe, ils ne s’organisent pas tout seuls et les qualités de notre cerveau d’analyse et de synthèse sont également essentiels et résultent de nos dispositions naturelles, et surtout de notre formation et de notre entrainement à ces exercices. (d’où l’utilité de certains exercices d’expression écrite ou orale !).
     Dans les cours de communication on apprend que s’exprimer, c’est d’abord savoir ce que l’on veut dire, quel message on veut faire passer. Puis c’est de savoir à qui on veut s’adresser (la cible !) et d’adapter le message à chaque type d’interlocuteur. Dans mes discussions sur des sujets analogues, je ne m’exprime pas de la même façon si vous êtes au collège ou en fac, parce que votre âge et votre environnement sont différents, ou à une fille comme à un garçon.
    De plus la connaissance de l’autre permet de mieux adapter son expression, en essayant de s’imaginer comment l’autre va recevoir et interpréter le message.
    Mais il y a toujours des cas où, soit on ne sait pas comment exprimer ce que l’on ressent , soit on ne sait pas comment l’exprimer à l’autre : c’est surtout vrai de ce qui est émotionnel, sentiments flous, ou cas dans lesquels il est difficile de ressentir l'émotion de son interlocuteur, par exemple lorsque l’on est en face d’une personne qui vient de perdre un être cher.

    Finalement le langage peut trahir la pensée, mais en fait c’est nous même qui nous trahissons, car ce langage n’est qu’un outil, encore faut il savoir s’en servir et que celui auquel nous nous adressons soit apte à recueillir l’idée que nous voulons faire passer en interprétant notre pensée au travers de sa personnalité et de son vécu propre.

Dimanche 21 juin 2009 à 8:43

Sciences et techniques

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    Autre sujet du bac qui m’a plu :
“Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?”, (sujet S),
 mais ce n’est guère dans les préoccupations de mon blog.
    C’est par contre un classique de la philo :
    Les mathématiques, sciences où l’on démontre tout, (mais où tout peut changer selon par exemple que l’on admet - ou non - avec Euclide, que par 2 points passe une seule - ou plusieurs - droites).
    Les sciences dites “exactes” (physique, chimie, biologie, astronomie....) pour lesquelles on sait beaucoup de choses, mais dans lesquelles, chaque fois qu’on résout un problème, on en découvre dix nouveaux !
    Les sciences “statistiques” comme la psychologie (ou la mécanique quantique!), dont les connaissances sur chaque être (ou chaque particule) sont très aléatoires et où les “lois” reposent sur les statistiques appliquées à une population (l’onde pour les particules).
    Enfin les domaines non scientifiques, les lettres, la philosophie, les arts, pour lesquels il n’y a pas à proprement parler de règles, de lois, d’explication rigoureuses, mais seulement des avis et des interprétations personnelles (même si elles sont de qualité).
     Et pour couronner le tout la métaphysique, terre d’inconnue par excellence, même si on a identifié dans notre cerveau, ce que les journalistes appellent “les centres de la religion”
    Sujet à la fois facile et difficile parce qu’il y a tellement de choses à dire et d’exemples possibles dans notre vie.

    Par contre un sujet plus proche de mes préoccupation blogesques
Le développement technique transforme-t-il les hommes ?  (sujet ES)
car il me paraît bien s’appliquer à la population d’un blog (moi compris).

    Le développement technique nous apporte des connaissances nouvelles, il influe sur notre environnement, mais il transforme aussi notre vie de tous les jours et donc il a forcément une action sur l’être humain. Mais jusqu’où ? Dans quels domaines cette action est elle profonde?

    Au plan biologique, chaque homme est à l’origine déterminé par son patrimoine génétique, son ADN, lequel ne changera pas. Mais la majeure partie de cet ADN ne semble pas servir et la plupart de nos gêne ne se réveillent que dans des circonstances particulières. (Il faudra que je fasse quelques articles pour vous expliquer “l’expression” d’un gène et ce qu’on nomme l’épigénétique).
    Or l’évolution technique change notre environnement, modifie notre nourriture, l’air que nous respirons, nos habitudes de vie et on commence à s’apercevoir que ces changements d’environnement ont une influence sur l’experssion de nos gênes et donc sur les maladies que nous pouvons avoir en particulier.
   
    Autres éléments qui nous sont transmis, l’héritage de l’évolution et de la civilisation à laquelle nous appartenons, ce que CG Jung appelle l’inconscient collectif ou les archétypes, et qui sont les mythes, les contes, les croyances, les tabous, les à priori de la société à laquelle nous appartenons. L’évolution de nos connaissances techniques les fait peu à peu se modifier très lentement.

    Notre environnement est indirectement très sensible aux changements techniques : pour ne citer qu’un exemple, le changement climatique dont je vous ai expliqué les causes, qui sont dues à nos moynes de produire de l’énergie, de nous chauffer, de nous déplacer, de consommer. Mais des conséquences directes sur l’homme sont sensibles, notamment au plan santé : allergies, nouvelles maladies, ...

    Notre savoir est évidemment très modifié par l’évolution technique : j’ai fait des études à bac + 10 (en travaillant en même temps heureusement), et cependant j’ai dû ensuite me recycler en physique nucléaire, en chimie, en biologie, apprendre les bases de l’électronique moderne puis de l’informatique, j’ai dû apprendre les techniques d’organisation, de gestion de psychologie et maintenant en retraite, essayer de comprendre le fonctionnement du cerveau. L'homme a en permanence à se recycler au plan du savoir et chacun ne sait que peu de choses.
    Ces connaissances ont forcément une influence importante sur chaque homme et sur l’homme en général et sur sa vie en particulier. L’impossible recule tous les jours (mais augmente aussi car on découvre de nouveaux problèmes !).

    Notre vie de tous les jours, nos habitudes, nos moeurs et même notre morale personnelle et collective évolue avec le “progrès” technique.
Vous jeunes vous en rendez peu compte. Pour moi qui ai vécu quand j’étais gosse dans des locaux où il n’y avait pas toujours l’eau courante et l’électricité, où le chauffage et la cuisine à la campagne était faits dans la cheminée, et quand j’étais ado il n’y avait, ni matières plastiques, ni télé, ni ordinateur, ni moyens d’impression, pas d’antibiotiques, de pilule ni même de préservatif, et chez les particuliers moyens, pas de téléphone, peu d’appareil photo et seulement en noir et blanc, pas de caméra, une très mauvaise radio, et pendant la guerre pas de voiture, pas d’avion et des trains ultra-lents, et presque pas de cinéma .... alors ma vie d’aujourd’hui ne ressemble en rien à celle de l’époque et bien évidemment nos (et mes) habitudes ont totalement changées.!
    Les progrès médicaux pharmacologiques et chirurgicaux ont considérablement allongé la durée de vie et modifié certains de nos comportements.
    Les mentalités évoluent parallèlement et notre morale collective évolue d’une génération à l’autre, même si certaines autorités politiques ou religieuses ne veulent pas le reconnaître.. Le contexte familial notamment a profondément évolué et j’en parle souvent sur ce blog, avec des avantages et des inconvénients aussi.

    Les relations humaines en particulier se sont considérablement modifiées, généralisant les moyens de communications, le multimédia, sans d’ailleurs pour autant développer vraiment la communication et l’altruisme. On peut trouver maints exemples des changements apportés par la télévision, la photo numérique, l’ordinateur, internet, la messagerie, le téléphone portable, les moyens de transport, dans la possibilité de communiquer, de voyager, de voir les autres hommes et d'échanger avec eux.
    Malheureusement cela ne change pas forcément la psychologie de l’homme et s’il communique plus avec ses semblables cela ne veut pas dire qu’il les comprenne mieux et qu’il soit moins égoïste pour autant.

    Bien sûr le cerveau de l’homme n’évolue que très lentement et donc ses capacités de réflexion et d’émotion restent à peu près les mêmes.
    Cependant les moyens qui l’aident à réfléchir sont beaucoup plus performants : instruments de mesure, ordinateurs, accès à l’information (ne serait ce pour vous qu’un site tel que Google), et transforment son mode de pensée (aujourd’hui, je réfléchis, je crée un texte beaucoup plus facilement sur mon micro que avec un crayon et un papier ! ).
    Et même ses émotions, ses peurs, ses joies ne sont plus toutes de même nature : la famille, l’amour ont évolué, l’amitié de proximité a cédé la place à celle autour du travail et des loisirs, la violence à la télé ou dans les films n’effraie même plus et par contre quand je vois les articles des blogs où sont évoqués problèmes, tristesse, voire désespoir, je m’interroge parfois sur ce qu’auraient été des blogs lorsque j’étais ado. J’ai l’impression que nous étions plus gais, plus heureux.
    Mais cependant je retrouve dans tous ceux avec lesquels je corresponds, la diversité des personnalités, des types psychologiques, des réactions humaines, qui finalement n’ont pas beaucoup changé de nature, mais beaucoup plus dans la façon de s’exprimer.

    Dans mon adolescence, il y avait les horreurs de la guerre, mais dans l’après guerre, le plein emploi.
    Quand je vois le journal télévisé, les guerres et les attentats dans le monde, je me dis que le progrès technique n’a rien arrangé dans ce domaine; quand je vois la société de consommation et le chômage, je me dis que parfois l’évolution technique a aussi engendré des calamités.
    Quand je vois la crise actuelle, presque uniquement due à des pratiques bancaires et à la gestion des entreprises par des financiers dont le seul dogme est le profit, car rien n’a détruit réellement les entreprises et l’économie, je me dis que l’évolution grâce à la technique des méthodes financières et de gestion, a aussi parfois fait se diriger les hommes dans le mauvais chemin.
    Certes les progrès techniques ont permis que “en moyenne”  les gens vivent mieux et ont la possibilité de posséder davantage et de faire plus de choses, mais une certaine solidarité humaine, une certaine conscience du soin à apporter à nos actes, la motivation et l’espoir en l’avenir, semblent aussi disparaître peu à peu, et malheureusement encore plus dans les milieux les plus favorisés qui ont peu de soucis à coté de ceux qui sont dans la gêne, alors que la différence entre les plus riches et les plus pauvres se creuse tant au niveau local que mondial. Le progrès technique, en apparence, s'il a élevé le niveau moyen, a creusé les inégalités, mais c'est l'homme le fautif.
    C’est un peu comme si l’homme, bien qu’ayant su ainsi développer les technologies, l’avait fait grâce au progrès des connaissances et à l’effort collectif, mais n’avait pas gagné suffisamment en intelligence pour arriver à maîtriser cette évolution tecnnologique au profit de tous et donc de l’humain en général.
    Le mécanisme darwiniste de l’évolution est trop lent par rapport au développement technologique et l’ordinateur, bête et méchant avec ses calculs, ne peut pas remplacer le cerveau humain, mais seulement l’aider, encore faut il que ce dernier fonctionne raisonnablement.

    Je ne traiterai pas
“Que gagne-t-on à échanger ?” (sujet de ES)
Ce problème de communication revient souvent dans mes articles, car c’est je pense la base de notre vie.


Demain je parlerai des sujets de L

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