Vendredi 31 juillet 2009 à 8:34

Souris écureuils marmotte

    Quelques photos aujourd'hui en attendant la suite de mes articles sur Freud.

    En regardant sur internet des articles sur les écureuils (la différence entre les roux français et les marrons américains qui les ont éjectés de Grande Bretagne, j'ai trouvé trois photos qui m'ont plu et que je vous les livre.

    Deux d'écureuils américains et la troisième d'un écureuils roux français, mangeant une glace. Sa familiarité m'a étonné!
Les miens sont farouches !!

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Jeudi 30 juillet 2009 à 8:11

Notre personnalité

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    La neurobiologie a une position très différente de celle de Freud vis à sis de la sexualité de l’enfant.
    En effet elle considère que l’enfant n’a pas de pulsion sexuelle avant que les sécrétions hormonales ne déclenchent la puberté.
    Par ailleurs elle a montré que l’apprentissage du cerveau est très progressif et l’enfant n’est pas capable de conceptions du niveau d’un adulte, alors que Freud lui prête un tel pouvoir.
    Elle a donc une approche de l’évolution de l’enfant  très différente de celle de Freud.


    La neurobiologie est d’accord sur le rôle prépondérant de la mère et l’attachement de l’enfant à la mère qui le nourrit, mais aussi qui lui apporte sa protection et son amour. Elle considère que ce n’est pas une pulsion sexuelle, mais simplement un instinct, contenu dans nos gènes, exactement comme un oiseau s’attache à la personne qui est là lorsqu’il sort de l’oeuf.
    CG Jung considère que cela fait partie de nos archétypoes.
    Ce n’est pas qu’une question de nourriture, mais aussi d’amour, de protection, de soins. Des enfants bien nourris par leur mère qui ne leur manifestait pas d’amour, étaient malheureux et stressés.

    Il est exact que dans l’éducation occidentale au moins, les voies intestinales et urinaires prennent de l’importance pour l’enfant, entre 18 mois et 3 ans, d’une part parce que c’est un besoin nécessaire, mais surtout parce qu’on apprend à l’enfant à être propre et on lui inculque les principes d’hygiène. Par ailleurs ce n’est qu’une toute petite préoccupations par rapport à tout ce que l’enfant apprend et emmagasine dans cette période de vie où il découvre son environnement et où son cerveau et sa mémoire sont neufs.
    Le stade “anal” de Freud est donc très contesté.
    Par contre le fait que, dans l’éducationdes enfants, pour des raisons de propreté et d’hygiène, on qualifie de “sales” les voies urinaire, peut, au moment de la puberté et de la découverte de la sexualité, faire considérer de la même façon les voies génitales et par contrecoup l’acte sexuel.

    Dans la période de préadolescence, la neurobiologie ne nie pas que l’enfant soit en opposition avec ses parents ou dans une certaine mesure jaloux de l’un d’entre eux ou des deux, mais elle ne voit pas l’origine de ces sentiments dans la sexualité.
    Il est normal que l’enfant essaie de tester jusqu’où il peut s’abstraire des règles que lui imposent ses parents et qu’il commence à être conscient d’être quelqu’un d’indépendant ayant un certain “moi”. Cela s’aggravera à l’adolescence et c’est une condition nécessaire de la formation de la personnalité et du développement de son cerveau, qui par apprentissage doit acquérir de l’expérience et donc faire ses propres essais.
    Il est exact que l’enfant découvre la relation particulière entre son père et sa mère. Il considère que ses parents lui “appartiennent” et sont là pour s’occuper de lui. Il est donc mécontent d’abord de son père qui lui enlève l’exclusivité de sa mère. Puis il est jaloux de sa mère et du travail professionnel de son père qui l’empêchent de jouer avec lui. Il est aussi jaloux des frères et soeurs qui naissent car il faut partager ses parents avec eux.
    En ce qui concerne les relations sexuelles entre ses parents, en période de préadolescence, l’enfant s’en préoccupe peu, sauf si son attention est applelée sur ce problème par ses parents ou des camarades. Il se satisfait en général d’explications simples et il est en fait beaucoup plus perturbé par des disputes ou une mésentente entre ses parents.
    Quant à la “peur de la castration” cela apparaît plutôt comme un fantasme personnel de Freud. Sauf si on lui a volontairement fait peur avec cette menace en lui expliquant ce que c’est, l’enfant n’est pas adulte et incapable d’imaginer la castration et l’importance du désir sexuel dans sa vie future d’adulte.
    Il y a plus dans le complexe d’OEdipe, une représentation de réactions d’un adulte que Freud prête à un enfant, lequel n’a jamais eu l’idée d’un amour incestueux vis à vis de sa mère, car les méandres du sexe et de l’inceste lui sont totalement inconnues

    En définitive, il n’y a plus, à mon avis, pour croire encore au complexe d’Oedipe, que des psys d’un certain âge, formés lors de leurs études aux théories de Freud, Lacan et, et qui ne se sont pas recyclés et ont beaucoup brodé sur les détails de ce complexe et les relations parents-enfants.   
    Mais ce qui m’inquiète beaucoup plus quand j’écoute les jeunes qui m’écrivent, c’est qu’un certain nombre de psys considèrent systématiquement que tout traumatisme d’un(e) ado a pour cause ses relations avec ses parents, y compris des petits incidents ou les contraintes inévitables de l’éducation, que ce soit d’ordre sexuel ou autre, et dressent ainsi parents et enfants les uns contre les autres, en les culpabilisant tous deux, mettant en avant les théories de madame Dolto, et lui prétant souvent des propos qu’elle n’a jamais tenus.
    Ils ont tendance à préter aux enfants des réactions, des émotions et des pensées d’adulte. Affirmer par exemple que des pensées tristes d’une ado sont la conséquence du traumatisme qu’elle a subi parce qu’elle a été prématurée et privée de sa mère en couveuse pendant 15 jours, est totalement absurde. Un enfant qui vient de naître a un cerveau potentiellement capable de choses extraordinaires, mais qui pour le moment est “vide de pensée et d’expérience”.
    Persuader une très jeune patiente que tous ses tracas viennent du fait que ses parents ne lui ont pas laissé une liberté totale de ses actes et lui ont fixé des règles à respecter, est un non-sens. (Même madame Dolto n’a jamais écrit cela !)

   
 

Mercredi 29 juillet 2009 à 8:27

Notre personnalité

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    C’est sûrement la partie des théories de Freud la plus contestée, même à son époque, puisque de grands psychiatres comme CG Jung ont nié cette hypothèse.

    Freud après avoir fait sa propre analyse, a considéré qu’il y avait cinq stades successifs dans le développement de la sexualité infantile.
   

        - Le stade oral, jusqu’à environ 6 mois) où la zone érogène privilégiée est la bouche, notamment à travers l'action de l'allaitement.
Le bébé prend plaisir à téter le sein de la mère ou son biberon.
        - Le stade anal, l'enfant se focalisant entre 1 et 3 ans sur la région rectale et sur les besoins naturels. Il est en opposition avec ses parents.
        - Le stade phallique, de 3 ans à environ 7-8 ans, pendant lequel nait le complexe d'Œdipe qui constitue une étape importante du développement psychique des enfants, leur personnalité se créant par rapport à ce complexe et .    à la fonction de l’autorité paternelle.       
        - Le stade de latence, d'environ 7-8 ans à la puberté, période calme où l'enfant se socialise. Elle correspond au déclin du complexe d'Oedipe et le refoulement des pulsions sexuelles .   
        - Le stade génital de la puberté à l'âge adulte correspond à la reconnaissance de la différence, des sexes et des générations.

    Qu’est ce que le complexe d’OEdipe pour un garçon ?
    La mère étant dès le plus jeune âge, perçue comme la nourricière, le petit garçon tend progressivement à “se l'approprier”.
     Le garçonnet prend conscience qu'il existe un univers sexuel entre ses parents, auquel il ne participe pas; il se sent exclu et cela engendre une frustration.Il tente de s'interposer entre son père et sa mère, imite son père puis, essaye littéralement de rivaliser avec lui vis à vis de sa mère.
    L’enfant craint d’être puni car le père représente l’autorité et il ne montrera plus son désir de la mère (Freud appelle cela la “castration” et considère que l’enfant a peur d’être puni par son père qui lui enlèvera sa sexualité !!) .
    L’enfant refoule donc ses désirs et alimente son Surmoi avec les sentiments de culpabilité et de pudeur entre autres. Il s'identifie à son père, tout en lui laissant la place qu'il aurait aimé avoir, il renonce à la satisfaction sexuelle avec l'un ou l'autre de ses parents et lui permet ainsi de sortir du complexe d'Œdipe. Il pourra partir à la recherche d'autres partenaires sexuels que sa mère, et construire désormais sa propre personnalité en empruntant des éléments aussi bien à son père qu'à sa mère..

    Freud essaiera d’adapter cette théorie aux petites filles en développant la théorie du “complexe d’Electre”.
    Il considère que la fille comme le garçon  a comme premier amour sa mère nourricière et se sent également exclue des relations entre ses parents.
    Toutefois la fille ne se considère alors pas comme la rivale de son père et ne ressent pas la peur de la “castration”.
    La fille peut alors soit rejeter la sexualité et son état de femme, soit choisir le père comme objet et ressentir une attirance pour lui, la mère étant alors la rivale, situation contraire à celle du garçon.
    Comme pour le garçon, le complexe d'Électre se résoud au moment de l'adolescence, lorsque la fille commence à élaborer une personnalité propre empruntant à la fois à son père et à sa mère, et qu'elle se met à rechercher d'autres partenaires sexuels que ses parents.

    Du temps même de Freud, le complexe d’Oedipe a été critiqué ; C. G. Jung l'a nié, d'autres psychiatres l'ont ramené à un principe moral limité à la "bonne société" viennoise. Des ethnologues ont montré que cette théorie était inexistante dans des sociétés où la famille est composée différemment et où l’autorité paternelle n’existe pas.
    Des études psychologiques plus récentes sur les familles recomposées remettent en cause le complexe d’Oedipe.
    Certains psychologues et philosophes ont été encore plus loin, accusant la psychanalyse d’avoir inventé cette théorie sur les désirs pour avoir un moyen, un outil pour les maîtriser chez leurs patients, en les enfermant dans la structure familiale.

    Cet article étant déjà très long, je parlerai de ce qu’apporte la neurobiologie par rapport au complexe d’OEdipe, demain, dans mon prochain article.




Mardi 28 juillet 2009 à 7:58

Chiens

    Aujourd'hui, petit intermède entre deux articles sur Freud.
    Je voudrais vous parler de chiens en vacances.!
    Alors voici quelques images trouvées sur internet.

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D'abord il faut y aller en voiture et on a droit à sa ceinture comme tout le monde.!










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Mais sur le sable, on s'amuse bien; mon maître m'a enterré.





















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Maintenant si vous vous demandez pourquoi les chiens ne sont pas admis en général sur les plages, voyez l'image.

Et ne riez pas c'est arrivé à une personne que je connais qui s'était assoupie !

Lundi 27 juillet 2009 à 8:04

Notre personnalité

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    Pour Freud, les pulsions prennent leur source dans une excitation, une perception intense corporelle. Au contraire d'un stimulus, née dans l’inconscient, la pulsion ne peut être évitée ou fuie. Elle doit être déchargée dans le conscient par le rêve, le fantasme, et la sublimation. Une pulsion qui n'est pas déchargée est alors refoulée.
    Freud distingue deux types de pulsions principales : les pulsions de vie dont l’amour et le désir, notamment sexuel, et les pulsions de mort destructrices et agressives, qui tendent donc à détruire tout ce que les pulsions de vie ont construit (le masochisme par exemple).

    Pour la neurobiologie, les pulsions sont parfaitement admises, mais elle leur donne une origine beaucoup plus large.
    Comme pour Freud, les pulsions ont une origine souvent venue des perceptions de nos sens : image, son, odeur, toucher... ou état de nos muscles.
    Mais à ces sensations se superposent alors quatre autres types d’actions nerveuses :
    - les signaux venus de notre corps via les systèmes sympathiques et l’hypothalamus, et qui  renseignent inconsciemment sur l’équilibre interne et notamment chimique et hormonal de notre corps et de nos viscères.
Tout déséquilibre provoque une réaction : faim, soif, fatigue, excitation, désir sexuel....
    - les signaux des centres amygdaliens notamment en réaction rapide à nos sensations : peur, colère, agressivité, stress, mais aussi fuite, découragement, joie ...
    - les signaux en provenance des centre d’apprentissage et de la récompense, qui nous poussent à satisfaire nos désirs pour obtenir une production de dopamine plus importante dans ce système, et cela jusqu’à parfois provoquer l’addiction.
    - les signaux de notre cerveau émotionnel (associés à ceux de notre mémoire) qui peuvent faire ressentir avec beaucoup de force, émotions et sentiments.
    Vous trouverez dans mes articles sur le cerveau et sur “inné, acquit” des données sur ces mécanismes.
    En fait Freud ne pouvait connaître à son époque ces données physiologiques. Il était médecin psychiatre orienté à l’époque essentiellement vers la psychologie. Les possibilités d’investigations dans le cerveau et toutes les données sur la chimie du cerveau n’existaient pas encore.
    Compte tenu de sa clientèle particulière, il était normal qu’il mette en avant les pulsions sexuelles et il fallait un certain courage pour écrire cela à la fin du 19ème siècle et qu’il les relie à ses théories sur le refoulement.
    Les conceptions actuelles, où physiologie et psychologie se mèlent intimement, ont évidemment changé les donnes.
   

Dimanche 26 juillet 2009 à 8:31

Notre personnalité

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    Pour Freud, les rêves étaient un moyen d’essayer de connaître un peu de notre inconscient, mais il associait étroitement les rêves et les refoulements, essentiellement d’ordre sexuel.
    Pour lui, ce sont des représentations des désirs refoulés dans l’inconscient par la censure interne du “surmoi”, cet ensemble de règles que nous nous imposons. Les désirs se manifestent dans le rêve de manière moins réprimée qu'à l'état de veille et donc arrivent à la conscience au travers du rêve.
    En psychanalyse, l'interprétation à partir du récit par le patient de son rêve, repose sur les quatre considérations suivantes :
    - Le rêve rassemble des idées différentes, plusieurs images, parfois des désirs contradictoires en une seule représentation
    - Le rêve est décentré, trompeur : le désir déformé sera fixé sur un autre objet que celui qu'il concerne, ou sur de multiples objets.
Le rêve donne également une idée fausse des sentiments vraiment ressentis..
    - Le rêve est une illustration du désir mais il ne l'exprime ni en mots ni en actes, mais en images qui sont des symboles.
    - Enfin, le rêve est aussi le produit d'une activité également inconsciente, mais très proche de l'activité de veille et elle s'efforce de lui donner une apparence de vraisemblance, d'organisation, de logique interne.

    La neurophysiologie ne conteste pas ces considérations qui sont des observations psychologiques, mais par contre elle n’est pas d’accord sur l’origine du rêve issu des refoulements et donc sur la symbolique qui l’accompagne et que de plus les psys ont eu tendance à développer en fonctions de leurs idées personnelles et originales.
   
J’ai fait plusieurs articles sur la physiologie du rêve que vous pouvez consulter dans ce blog (catégorie “éveil, sommeil, rêves).
    J’ai montré que le cerveau lorsque nous dormions évacuait tout ce que nous avions mémorisé dans la journée ou les jours précédents et qui ne lui paraissait plus utile, ou lui paraissait nuisible ou en contradiction avec nos motivations.
    Pour cela il allait chercher les informations dans notre mémoire et les renvoyait dans les centres de perception, comme des sensations en provenance de nos sens lorsque nous sommes éveillés (et principalement des images). Ce renvoi affaiblissait la connexion correspondante entre neurones et donc le souvenir correspondant. Mais ce “renvoi” se fait dans n’importe quel ordre, en mélangeant donc les souvenirs et les images ou autres sensations.
    Ce travail se fait de façon tout à fait inconsciente et il n’en reste rien, sauf si nous nous réveillons, ne serait ce que quelques secondes, ce qui arrive souvent dans la nuit, notamment dans le sommeil paradoxal.
    Nous sommes alors dans une demi-conscience et les sensations, qui ne proviennent pas de nos sens sont perçues comme si elles étaient des perceptions réelles : c’est le rêve. Bien plus, comme notre cortex cherche toujours à nous donner des explications logiques et rationnelles, il essaie de raccorder entre elles ces images et perceptions incohérentes et à nous en fournir une explication, qui est donc en général farfelue, car il ne trouve pas mieux.
    Les histoires de nos rêves sont donc en général peu cohérentes, mais ont une certaine apparence de réalité.
    Il n’y a pas de symbolique et de signification de rêves, si ce n’est qu’ils nous renseignent sur ce que le cerveau juge sans importance d’une part, mais d’autre part sur ce qui nous préoccupe et nous stresse et qu’il veut éliminer.
    Souvent d’ailleurs les rêves portent sur des sujets auxquels nous avons pensé avant de nous endormir.

   
    La neurophysiologie nous donne une explication physiologique des rêves très différente de l’explication purement psychique de Freud.
    Il peut cependant y avoir une petite partie commune car dans nos préoccupations, dans ce qui nous stresse, et qui donc ressort dans nos rêves car le cerveau aimerait en affaiblir les souvenirs, il peut y avoir des désirs contrariés, des regrets et des remords, des espoirs ou tout simplement le produit  inutile de notre imagination, et les images correspondantes peuvent être alors voisines de ce que Freud appelerait des refoulements.

    Je pense que la psychanalyse est un bon outil pour que des médecins psychiatres soignent les maladies mentales.
    Mais la formation aux théories de Freud sur les rêves, des psychologues non-médecins, qui s’occupent de personnes bien portantes, lesquelles ont simplement des problèmes, les amène parfois à faire de interprétations bizarres et ils devraient chercher des explications plus simples et plus logiques, quelquefois très pragmatiques et terre à terre !!
    Deux psys ont dit à deux de mes correspondantes qui avaient rêvé de guèpes et de leurs piqûres, que les guèpes étaient le symbole d’un phallus, et à l’une d’elle que, comme elle avait eu peur dans son rêve des guèpes, c’est qu’elle avait peur d’avoir des rapports sexuels.!!
    Ma pauvre “guenon” qui était une très jeune ado, avait des problèmes du fait du divorce de ses parents et ne songeait guère à avoir un petit ami, était totalement ahurie, et heureusement avait plutôt trouvé cela un peu ridicule et amusant.
    Nous avons recherché pourquoi elle avait pu rêver de ces guèpes : en fait elle a été piquée plusieurs fois les années précédentes et la veille, elle avait cueilli des fleurs avec une certaine crainte car de nombreuses abeilles butinaient. Son cerveau avait évacué pendant son sommeil, ces images qui étaient stressantes et évidemment pèle-mèle avec d’autres images qui n’avaient aucun rapport et ne concernaient pas son jardin.
   

Samedi 25 juillet 2009 à 12:17

Paysages


       Aujourd'hui repos pour vous et pour moi.
Je continuerai mes articles sur Freud et la neurobiologie demain.

  Je suis en vacances à Saint Colomban, un tout petit village à coté de Carnac, petit bourg qui a 5000 habitants l'hiver et 50 000 l'été !

    La ville voisine est Auray qui doit avoir 12 000 à 15 000 habitants. Un joli petit port, Saint Goustan sur la "rivière d'Auray," qui en fait, est un bras de mer du "golfe du Morbihan". Un petit fleuve cotier, le "Loch" se jette dans ce bras de mer en passant sous le pont que vous voyez sur la première photo.
    Sur le port de nombreuses veilles maisons dont le rez de chaussée est un café ou un restaurant.
    Plus loin le port de plaisance
    Sur une place une brocante et un beau manège pour les enfants.

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Vendredi 24 juillet 2009 à 12:16

Notre cerveau : mémoire; inconscient; Freud

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    Je vous ai décrit, dans l’article précédent comment Freud voyait l’organisation de notre psychisme et notamment de notre inconscient.
    Certes, pour les neurobiologistes actuels, l'inconscient existe, mais il est différent de la conception qu'en avait Freud.
Il est étroitement associé à la mémoire et notament à la mémoire épisodique qui stocke les informations successives de tout ce qui nous arrive, dans l’ordre chronologique.


    La mémoire stocke d'abord inconsciemment pour des temps courts toutes les informations de perceptions que nous enregistrons tous les quarantièmes de seconde (voir mes précédent article sur le cerveau, la mémoire et les rêves). Quand nous conduisons une voiture par exemple, nous enregistrons de nombreuses informations sur la route, sur les autres véhicules environnats, sur le bruit de notre moteur, l’évaluation de notre vitesse... ceci pour des temps assez courts qui qui permettent de prendre des décisions de conduite, dont certaines sont de purs réflexes quasi inconscients.
    Nous comparons volontairement certaines perceptions emmagasinées inconsciemment (par exemple du paysage), en les rappelant alors dans le cortex préfrontal pour les comparer à celles de notre mémoire et par exemple nous guider sur un itinéraire.
    Ces informations ne sont donc pas “bloquées” dans notre inconscient, mais peuvent avec un certain effort, devenir conscientes.
    Elles resteront plus ou moins longtemps dans notre mémoire puis seront éliminées pour ne pas l’encombrer.
    La plupart des images observées par nos yeux, puis enregistrées par des centres intermédiaires du cerveau sont éliminées rapidement (quelques secondes ou quelques minutes, selon leur utilité) car elles ne servent plus à rien. Nous conserverons plus longtemps certaines informations perçues presque inconsciemment (où ai je garé ma voiture dans le parking?), car il faut s’en servir au bout de quelques heures par exemple.
    Nous pouvons aussi garder en mémoire des souvenirs, par exemple des images que nous n'avons pas conscience d'avoir vues, des paroles ou des mots que nous n'avons pas le souvenir d'avoir entendues ou lus. C'est en particulier ce que l'on appelle les “perceptions subliminales” (au dessous du seuil de perception conscient) utilisées parfois par la publicité (bien que ce soit interdit) et les services secrets (associées à des psychotropes dans les lavages de cerveau).
    Les centres du cerveau mis en jeu dans ces opérations sont essentiellement les centres de perception associés à nos cinq sens, le thalamus, aiguillage de nos perception, et l’hippocampe, “professeur de la mémoire”.

    Certains souvenirs dont nous avons eu conscience sont gardés par notre mémoire, se déforment dans le temps d’autant plus que nous les rappelons peu pour nous en servir, mais ils sont d’autant mieux conservés qu’ils ont pour nous une “charge émotionnelle”.
    S'ils nous ont “traumatisés”, ils ne sont pas facilement évoqués, bien que nous nous en souvenions en faisant un très gros effort.
    C'est une sorte de refoulement, mais il n'est pas totalement inconscient, et les neurobiologiste préfèrent parler de “difficulté de rappel”, et la plupart de ces "difficultés de mémoire" ne sont pas d'ordre sexuel.
    Les difficultés de rappel peuvent être dues au choc subi. Quand j’avais 16 ans je suis rentré à vélo dans la remorque d’un camion de déménagement et suite au choc sur la tête je suis resté une heure dans le coma. Pendant quelques jours je n’avais aucun souvenir de l’accident. puis je me suis rappelé mon réveil, puis l’accident, puis au bout d’une semaine, la minute avant l’accident. C’est un phénomène connu et banal.
    Les difficultés de rappel peuvent être dues, dans le cas d’images traumatisantes, à des blocages de notre cerveau émotionnel et notamment des centres amygdaliens qui contrôlent la peur, l’angoisse, le stress.
    Ces images ont été enregistrées consciemment, mais le cerveau ne veut pas les revoir, et ceci plus ou moins inconsciemment. C’est vrai notamment des images par exemple d’attentat ou d’accident de la route, la vue de gens qui souffrent ou qui meurent. Elles sont intimement mélées à des émotions vives et traumatisantes.
    Plus proches du refoulement des mélanges de perceptions et de traumatismes graves subis nous mêmes, comme une agression non sexuelle ou un viol, Là si une nouvelle sensation nous rappelle inconsciemment ce traumatisme, il y a blocage, le cerveau émotionnel bloquant les ordres donnés par le cortex qui réfléchit, soit à d'autres parties du cerveau, soit à notre corps même si le cortex frontal plus ou moins conscient de cela, trouve ce blocage ridicule.
    C'est assez proche de la “censure” de Freud, mais la plupart de ces blocages ne sont pas non plus d'ordre sexuel.

    Autre phénomène, nous mémorisons des émotions, des sentiments.
Avant de prendre une décision, notre cortex frontal compare diverses informations logiques et objectives ou bien subjectives, et le cortex préfrontal essaie de’évaluer les conséquences de nos actes, avec l’aide du cerveau émotionnel qui, se référant aux émotions et sentiments en mémoire, donne une appréciation émotionnelle avec l’aide du circuit de la récompense (voir mes articles à ce sujet).
    Une partie de ce mécanisme décisionnel est inconscient, même si l’objectif de la décision est conscient.
    Il peut arriver que le cerveau émotionnel élabore des évaluations sans que le cortex lui ait demandé consciemment de le faire et qu’il nous pousse ainsi inconsciemment à l’action.
    Il peut donc y avoir des mécanismes inconscients à l’origine de nos actions conscientes. Colère, jalousie, peur, ou divers défauts ou addictions peuvent ainsi avoir une influence inconsciente certaine sur nos actes.
   
    Notre inconscient peut même nous “tromper” parfois en nous donnant de fausses raisons de nos actes pour nous protéger. C'est effectivement proche du “déplacement” de Freud, mais sur de nombreux sujets très divers et pas uniquement d’ordre ou d’origine sexuels.

    L'inconscient de l'enfant n'a pas plus d'aptitude que l'enfant lui même, contrairement à ce que pensait Freud et l'enfant ne peut donc, comprendre dans son inconscient, plus que ce qu'il ne comprend consciemment, en fonction de son âge.
    Freud attribuait aux jeunes enfants des pensées et des désirs d’adultes qu’ils refoulaient ensuite dans leur inconscient. Cela apparaît impossible au neurobiologiste, car le cerveau de l’enfant n’en a pas la capacité, tant au plan réflexion et compréhension qu’apprentissage et expérience.
    Le “ça” de Freud est donc beaucoup plus restreint pour le neurobiologiste

  
  Par contre, les neurobiologistes ne font pas d’objection à la distinction du “moi” et du “surmoi” qui sont des notions d’ordre psychologique sans que l’on puisse les relier à des mécanismes précis cérébraux.

Jeudi 23 juillet 2009 à 15:04

Notre personnalité

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    Les psychologues et les médecins avaient depuis longtemps remarqué que certains phénomènes échappent à la conscience .
    Freud a introduit une conception nouvelle de l'inconscient, car il y place à la fois un certain nombre de données, d'informations, de désirs tenus hors de la conscience, mais aussi l'ensemble des processus mentaux qui empêchent certaines données d'arriver à la conscience et permettent à d’autres données d'y accéder, processus comme le refoulement, les  pulsions, le désir et le plaisir de les satisfaire, mais aussi la possibilité d’y résister par conformité à des règles.
    Ainsi, Freud considère l'inconscient comme à l’origine de la plupart des phénomènes conscients de notre vie.

    Freud a organisé notre psychisme conscient et inconcient en trois entités, organisation qui est encore très utilisée en psychologie.

    Le “Ça” : présent dès la naissance, inaccessible à la conscience, réunit l’ensemble de nos instincts “d’animal”, nos tendances à des pulsions agressives ou sexuelles, de recherche de plaisir et de la satisfaction immédiate, c’est une conséquence de nos désirs refouléset de nos pulsions.
C’est quelque chose d’individuel, alors que CG Jung, à la même époque, préférait faire référence à un inconscient collectif, résultat de l'évolution au sein de notre civilisation dont les éléments étaient ce qu’il appelait des “archétypes” et n'avait pas de rapport avec le refoulement.
   
    Le “Moi” : en grande partie conscient, il cherche à rendre la vie sociale possible en acceptant les règle de la société, et en évitant les tensions trop fortes du monde extérieur, et en mettant en jeu des mécanismes de défense pour éviter les souffrances : refoulement, régression, rationalisation, etc. .
    Il ressemble à la “Persona”  que décrit CG Jung (cf. mes articles dans la catégorie “notre personnalité” du 3 janvier 2007)


    Le “Surmoi” : au cours de son enfance et de son adolescence, nous recevons de l’éducation de nos parents, de la société et de notre instruction,de nombreuses règles morales et de savoir-vivre à respecter.
    Dans notre adolescence et en devenant adulte, nous discutons et nous refusons ou nous acceptons ces règles morales ou sociétales en mettant en oeuvre le refoulement qui interdit certaines actions contraires à ces règles.
    Le Surmoi est en définitive l’ensemble des règles acceptées qu’il essaie d’imposer au “Moi”  et si celui-ci ne les respecte pas, il le punit en provoquant le remords et la culpabilité. C’st un “directeur de conscience”, un policier.   

    Les neurobiologistes ne mettent pas en cause cette organisation de notre psychisme, mais ils ont une conception un peu différente et beaucoup plus large de l’inconscient, liée à la mémoire, et surtout ils n’admettent pas la notion de refoulement, mais parlent de “blocage”. Pour eux le "ça" a un caractère biologique et génétique et donc à la fois individuel et collectif, lié à l'évolution.
    Ce sera le sujet de mon prochain article.


    Il en résulte aussi que les théories de Freud sur l’interprétation des rêves et le développement du psychisme des enfants, ne sont plus admises en neurobiologie. J’en parlerai dans les articles suivants.




Mercredi 22 juillet 2009 à 9:36

Notre personnalité

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    Plusieurs d’entre vous m’ont demandé de faire des articles sur les théories de Freud et pourquoi je les jugeais en partie périmées à la lumière des éttudes actuelles de neurobiologie.
    Je vais donc essayer de vous satisfaire et en particulier de répondre à l’intérêt pour cette question d’une jeune étudiante en médecine qui a brillament réussi son concours de P1 dès la première fois.

    Je voudrais d’abord faire une remarque sur le contexte dans lequel Freud a élaboré ses théories.
    Né en 1856 dans ce qui est actuellement la république tchèque, sa famille s’est installée à Vienne quand il était enfant et il y passera la plus grande partie de sa vie.
    Il fera ses études de médecine (après avoir hésité à faire du droit ou de la  philosophie) et travaillera quelques années en hôpital et notamment quatre mois à Paris avec le doctreut Charcot qui prétiquait l’hypnose pour soigner des malades mentaux.
    En fait c’est un scientifique, mais les connaissances de l’époque en neurobiologie du cerveau étaient relativement très succinctes.
    Il a ensuite soigné dans son cabinet de Vienne de nombreuses femmes de la bourgeoisie de Vienne qui avaient des problèmes d’ordre sexuel ou avaient été victimes d’agressions dans leur jeunesse, et une partie de ses théories repose donc sur l’observation de cette population très particulière et l’amènera à exagérer l’importance du sexe et des conséquences de l’enfance sur le psychisme, et ses thèses l’opposeront à son ami CG. Jung qui soignait en hôpital une clientèle beaucoup plus variée.
    Les disciples des théories de Freud étaient ensuite des utilisateurs de la psychanalyse plus que des scientifiques, et on a souvent l’impression que les extensions de la théorie ont été alors faites pour justifier cette démarche thérapeutique, sans vérification scientifique.
   
    Je pense faire plusieurs articles sur les pricipaux apports conceptuels de Freud, pour décrire le psychisme, à savoir :
       
    - l'inconscient, qui échappe à notre connaissance, et contient surtout des représentations refoulées, c'est-à-dire maintenues par la censure hors du champ de la conscience et pouvant influer nos actions hors de notre volonté

    - la censure, barrage sélectif engendré par l'éducation, la société et l'expérience et certains traumatismes vécus.

    - le refoulement, opération par laquelle le sujet repousse dans l'inconscient des idées et images provoquant du déplaisir et concernant généralement nos désirs sexuels ou notre vécu dans l’enfance et l’adolescence.
   
    - la pulsion, poussée d'origine biologique et essentiellement sexuelle faisant tendre l'organisme vers un but, et destinée à supprimer un état de tension, créé par le désir conscient ou inconscient.

    - la libido, énergie entraînant des pulsions essentiellement sexuelles et ayant des conséquences dans le domaine psychique;

    - le transfert, projection sur une personne proche ou sur l'analyste, de sentiments originellement éprouvés à l 'égard des parents, et généralement inconscients.

    - le complexe d’OEdipe. Pour Freud, la structure de notre personnalité se crée étant enfant, par rapport à la fonction d’autorité paternelle et au complexe d’Œdipe, jalousie sexuelle de l’enfant vis à vis de sa mère et de ses rapports avec son père.

    - l’interprétation de rêves qui est en partie une conséquences de ses théories.

    Ne voyez pas dans mes articles une critique de Freud. C’est quelqu’un qui a apporté beaucoup à la connaissance du psychisme humain. Mais l’état des connaissances de l’époque et ses conditions de travail ne lui permettaient pas de disposer des données que nous avons aujourd’hui et qu font voir ses théories sous un autre jour

    En fait une partie de ses théories reste toujours admise, mais en supprimant la référence permanente au sexe.
    Ce qui est par contre assez étonnant, c’est que, alors qu’une partie des théories de Freud apparaissent aujourd’hui comme périmée et qu’elles sont moins utilisées dans les pays anglo-saxons, on continue en France à former essentiellement à partir de ces théories, les psychiatres et les psychologues thérapeutes et certaines de leurs interprétations sont parfois très surprenantes.

     Pour ne pas faire des articles trop longs, je traiterai ces questions en plusieurs fois et je renverrai aussi à d’autres articles sur le cerveau que j’ai déjà publiés.

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