Mardi 21 juillet 2009 à 10:10

Actualité

Le bagad de Lann Bihoué est venu donner une aubade à Carnac.

    C’est une formation traditionnelle bretonne très connue qui appartient à la Marine Nationale, et à la base aéronavale de Lann Bihoué.
    Elle est composée de “sonneurs” qui sont des joueurs de binious et de bombardes, accompagnés par des tambours classiques.
    Le biniou est la cornemuse bretonne ; on dit un “beni” et des binious en breton; on parle de soner avec un seul n, ou de biniaouer, ce qui fait très miaulement LOL. On parle aussi de “kozh” qui est le biniou originel breton. La bombarde est un petit haubois en bois; en breton c’est un talabard et le joueur s’appelle un talabarder.

    Le biniou est composé d’un gros sac étanche en peau animale dans lequel de l'air est insufflé par la bouche du sonneur au travers d’un embout muni d’une soupape. L'air en pression contenu dans le réservoir s'échappe ensuite de façon continue vers deux tubes de bois :
    - un grand tube muni d’une anche simple, que l’on appelle “bourdon” et qui n’émet qu’une note, deux octaves en dessous
    - d’un petit hautbois (appelé levriad) à anche double (deux languettes vibrantes), dont le tube est percé de trous de jeu qui, comme sur un flûtiau, sont fermés ou ouverts par les doigts , afin de jouer la mélodie dont les sons sont relativement aigus.

    La bombarde est un petit haubois en bois, à anche double  Le son est très puissant comme dans une trompette et cela demande un effort analogue aux trompettistes pour insuffler l’air.
    Il existe plusieurs tailles et tonalités différentes, certaines bombardes ayant un son proche de la trompette. J’ai d’ailleurs entendu des bombardes jouer des concertos pour trompette de Vivaldi et d’autres des concertos pour haubois de Stamitz (deux compositeurs classiques du début et de la fin du 18 ème siècle).
   
    Le couple biniou-bombarde dans un orchestre breton, est considéré comme un instrument unique servi par deux instrumentistes. La bombarde joue la mélodie avec force sur les deux octaves de son registre, pendant que le biniou effectue un accompagnement qui peut être mélodique ou purement rythmique, puis le hautbois du biniou répète seul la mélodie à l'octave supérieure, en y introduisant ou non des variations, pendant que le sonneur de bombarde se repose. Le bourdon du biniou sert uniquement d’accompagnement et de renforcement par la note unique continue qu’il produit.

    Quelques photos du bagad de Lann Bihoué, prises le 12 juillet à Carnac.
Remarquez que depuis quelques années il y a des sonneuses de biniou dans l’orchestre.
Il y a même maintenant des talabardeuses de bombarde, mais c’est rare, car il faut un souffle puissant et donc des poumons de chanteuse d’opéra !


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Lundi 20 juillet 2009 à 8:36

Amis et camarades

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    Je vous parlerai aujourd’hui d’un autre exemple que celui de Jacinthe : Falbala

     J’ai connu Falbala il y a 4 ans,en avril. C’était une jeune de 16 ans qui appartenait à un groupe de jeunes “gaulois” d’une classe de première S et leurs camarades d’une autre première ES d’un lycée, dans laquelle était une autre jeune fille de 17 ans, Ikéa.
    Falbala avait depuis un an un petit ami, Périphéric, qu’elle aimait à la folie, de tout son coeur. Elle m’en faisait des descriptions romantiques et dithyrambiques : l’amour est aveugle!
     Mais elle pleurait parfois parce que, lorsque elle avait une fête de famille et ne pouvait sortir avec lui, celui-ci allait se promener avec une autre fille. Mais ce n’était jamais la même, et il lui disait qu’il n’aimait qu’elle, Falbala, et qu’elle était le “menhir de sa vie”; et après tout, se promener n’est pas interdit. Pourquoi serait il resté cloîtré comme un druide?
    Bref Falbala pleurait parfois “sur mon épaule virtuelle”, mais tout allait encore bien à la fin des classes, en juin.
    Pourtant ce qui m’étonnait, c’est que Périféric et Falbala se connaissaient peu, ne savaient pas vraiment ce qu’il y avait dans le coeur de l’autre, n’avaient pas de projet commun; ce n’était pas un vrai couple au plan sentimental, mais je ne m’en étonnais pas trop; cela semble l’habitude et la règle aujourd’hui : ma conception de l’amour est probablement archaïque !

    Et puis mi juillet, coup de tonnerre : je reçois un mail de Falbala me disant que Périferic vient de lui téléphoner qu’il part en camping avec Ikéa, parce qu’elle, au moins, veut bien faire l’amour avec lui.
    Falbala dit qu’elle n’y survivra pas et à distance ce n’est pas facile de consoler!. Alors, entre mail, MSN et portable, on se débrouille néanmoins, et Falbala remonte peu à peu la pente et surmonte son gros chagrin d’amour.
    Fin août, elle revoit Périféric et lui avoue, avec quelques larmes, qu’elle a failli se suicider à cause de lui, mais que maintenant, tout va bien, qu’elle est forte et responsable, qu’il n’est plus son petit ami, mais qu’elle voudrait qu’il reste son copain.
     Périféric se montre gentil et l’embrasse sur les deux joues.

    Mais sans doute culpabilise t’il, et sa position n’est pas très glorieuse vis à vis des copains du groupe qui aiment bien Falbala. Et puis qu’on ne le regrette pas plus que cela, que Falbala soit de nouveau joyeuse, cela choque son amour-propre !
    Alors il  raconte aux copains qu’il l’a quittée parce qu’elle “est frigide”.
 Et de son coté, Ikéa raconte partout que Falbala pleure tout le temps pour récupérer son ami, (ce qui est faux), qu’elle est “hystérique et dépressive.”
    A la rentrée en terminale, Falbala voit avec stupeur les jeunes du groupe lui faire la gueule et rire derrière son dos. Elle s’énerve, pleure un peu , ce qui aggrave son cas.On appelle à nouveau papynet au secours.
    La peine de Falbala est terminée, certains de ses amis ont reconnu leur erreur, mais d’autres n’ont pas voulu se “déshonorer” ainsi, et le groupe est maintenant coupé en deux.
    Aux dernières nouvelles, Périféric a quitté Ikéa, qui est furieuse !

    Sans doute me direz vous, c’est une banale affaire, un jeune égoïste un peu lâche et menteur et une garce, qui ont profité de la naïveté d’une jeune fille amoureuse.
    Mais je ne veux juger ni Périféric, ni Ikéa.
    Ce qui m’étonne et me soucie, c’est que des jeunes dans un groupe, qui se disent amis, soient crédules à ce point, et surtout, qu’ils enfoncent ainsi Falbala, leur amie, sans se rendre compte du mal qu’ils lui ont fait.

    Pour moi  (non seulement aujourd’hui, mais aussi quand j’avais votre âge), les copains, c’est un peu comme “les copains d’abord” de la chanson de Brassens : la solidarité d’abord.
    Quant à la grande amitié, c’est presque un amour platonique, c’est partager joies et peines, même si cela vous en coûte un peu, c’est ne pas laisser tomber l’ami(e), c’est le soutenir, le consoler, l’aider à remonter la pente et le défendre, bec et ongles, vis à vis des autres, surtout quand ils sont injustes avec lui.

    Peut être ai-je aussi une conception archaïque de l’amitié ? J’aimerais avoir votre avis.






Dimanche 19 juillet 2009 à 12:06

Amis et camarades

Si vous ne connaissez pas, ce sont des fleurs de poireau; les tiges ont 1m 50 de haut !

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     Certaines d’entre vous ont été offusquées par les divergences entre amis que j’ai citées et m’écrivent que, certes, on peut parfois avoir de vives discussions, mais que jamais on ne nuirait à un véritable ami, et vous m’avez demandé des exemples plus précis de telles méchancetés.
    C’est normal, la plupart d’entre vous ont du coeur, mais tout le monde n’est pas ainsi, malheureusement.
    Je ne peux prendre des exemples actuels pour des raisons de discrétion vis à vis de mes correspondant(e)s, que vous comprendrez, je l’espère. Alors je vais vous donner des exemples anciens, lorsque j’écrivais sur un autre blog.
    Donc ne cherchez pas, les personnes dont je vais parler n’ont pas de blog sur Cow !

    Dans la classe de première S d’un lycée, une très jeune fille : elle vient d’avoir 15 ans. Ses camarades sont nettement plus âgés, deux ou trois ans de plus, mais elle a de bons copains parmis eux et on pourrait même parler d’ami(e)s. Une petite bande sympa comme on en trouve souvent parmi les jeunes.
    Jacinthe travaille très bien tenant la tête de sa classe. Bien sûr on l’envie, la jalouse un peu, mais c’est bien commode de lui demander de l’aide quand on sèche sur un problème et elle ne refuse jamais. De plus c’est une fille gaie, enjouée, qui plaisante et rit, bref une amie agréable à fréquenter.
    Fin juin, tout était au beau fixe

    Mais l’été, gros problème entre les parents de Jacinthe, qui envisagent de se séparer, et elle en souffre beaucoup car elle les aime tous les deux et ne peux choisir, c’est au dessus de ses forces et on n’aurait pas dû lui demander cela.
    A la rentrée, elle est toujours aussi attentive, aussi studieuse et performante en classe de TS, mais cela la fatigue beaucoup plus que l’an dernier, et elle est triste. Elle est aussi “à cran” et s’énerve quelquefois, elle qui était si calme. Et puis un jour, une de ses amies remarque des griffures sur ses bras et bientôt toute la classe sait qu’elle se scarifie.

    La voilà devenue la pestiférée; on lui parle à peine; quand elle vient dans le groupe, les conversations s’arrêtent; on l’ignore.
 Quand elle s’énerve un peu, on la rabroue, et si elle se plaint c’est “une dépressive qui veut faire la martyre”. Et si un jour des larmes lui viennent aux yeux, on lui dit qu’elle est trop sensible.
    Aucun de ses anciens amis n’a l’idée d’essayer de la comprendre, de l’aider, sauf un qui lui reste fidèle.

    Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, je trouve cela positivement écoeurant et dégoûtant, indigne de gens intelligents qui se disent des “amis”.
    A quoi cela sert l’amitié si elle disparaît dès qu’elle dérange un peu ?
    A quoi cela sert, si c’est pour s’acharner sur l’ami qui est en difficulté et le mettre ainsi encore plus à terre?
    A quoi cela sert si l’amitié n’implique pas l’affection et le soutien de celui qui est en peine?

    Rassurez vous, Jacinthe s’est reprise et remonte la pente. J’ai correspondu aussi avec cet ami fidèle et il a fait comprendre à ses camarades que leur conduite était inacceptable.
    Bref Jacinthe a peu à peu quitté sa tristesse et a retrouvé son enjouement, mais l’amitié qui régnait dans ce groupe est à jamais dévalorisée. Jacinthe n’aura plus confiance qu’en son ami fidèle. Les autres seront de simples camarades de classe.
    On peut remonter la pente, rétablir la situation, mais on ne peut tout oublier, malheureusement.
    Quel gâchis? N’est ce pas votre avis?






Samedi 18 juillet 2009 à 10:00

Animaux

Aujourd’hui, j’aurai un samedi studieux, alors quelques photos d’animaux :

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Certaines d’entre vous ont des conflits d’autorité avec leurs parents.
Mais cela n’a pas l’air particulier à l’espèce humaine !





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Ceux ou celles d’entre vous qui sont allés à Londres ont sûrement vu les horseguards. Mais avez vous vu leur général les passer en revue ?





















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J’ai trouvé très romantique cette photo d’autruche et de girafe.
Qu’en pensez vous ?

Vendredi 17 juillet 2009 à 8:08

Amis et camarades

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    Vous avez trouvé que, dans mon avant-dernier article, j’étais trop général et moralisateur et vous m’avez demandé quels désaccords existaient entre ces jeunes dont  le comportement m’avait étonné. Voici un exemple.

      Je vous parlerai aujourd’hui d’un groupe de jeunes, entre 14 et 19 ans, qui se réunissent pour faire du jazz et aussi parfois de la musique classique. Ils sont dix, deux pianistes, deux saxos, une trompette, deux violonistes, une violoncelliste, qui joue aussi de la guitare, et deux batteurs.
     Mais ils sont rarement plus de cinq à jouer en même temps, car il y en a en général toujours quatre ou cinq à être “fâchés”, pas toujours les mêmes bien sûr.

    Comme plusieurs d’entre eux correspondent avec moi, j’ai pu comparer les arguments des antagonistes.
    Les différents sont très divers :
     - certains ne supportent pas que l’autre ait des goûts différents, pourquoi aime t’il le chocolat, le coca, les yaourts, les fromages ou les pizzas......Pourquoi ne fait il pas, ne pense t’il pas comme moi ?
     - d’autres ne supportent pas les petites réactions dans la vie de tous les jours : pourquoi rit il bêtement, pourquoi se moque t’il de moi, pourquoi sautille t’elle ainsi telle une puce, pourquoi se ronge t’il les ongles .....?.
     - certains désaccords sont plus intellectuels : divergences d’opinions sur des questions politiques, religieuses ou morales.
     - mais aussi sur des points quelquefois bien mineurs : réflexion désagréable, avis sur l’habillement, une coiffure, des bijoux, leurs maquillages, un devoir de français, les chances d’une équipe sportive lors d’un match......
     - sans parler, entre garçons les réflexions et avis sur leurs conquêtes, et entre amies, celles sur leurs soupirants.
     - et quelquefois des jalousies un peu enfantines, sur ce que chacun a et que l’autre n’a pas, sans se rendre compte qu’ils sont tous très privilégiés et ont presque tout ce qu’ils ont souhaité.

    C’est vrai que de telles petites divergences existent toujours au sein d’un groupe;. Mais est ce vraiment nécessaire d’en arriver au point de se fâcher, de ne pouvoir vivre ensemble, ne serait ce qu’un instant pour jouer de la musique.
    Ne peut on accepter l’autre tel qu’il est, le supporter avec ses qualités et ses défauts si c’est un camarade, un ami?  Chacun d’entre nous n’a t’il pas aussi ses propres défauts?
    Je croyais que “la musique adoucissait les moeurs”.
    La Bruyère écrivait dans ses “Caractères” que “le plaisir le plus délicat est celui que l’on fait aux autres”. Au siècle des lumières, ensuite, les érudits passaient leur temps à discuter d’opinions contradictoires, dans la plus grande quiétude.
    Vous me répétez que “l’énervement le plus grand” est celui que provoquent vos amis. Serions nous au siècle de l’égoïsme?

Jeudi 16 juillet 2009 à 10:22

Souris écureuils marmotte

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   Aujourd’hui je suis heureux et j’ai envie de le dire, ce qui n’est guère mon habitude sur ce blog.
   
    Parmi mes correspondantes, je suis en relation suivie avec cinq ou six d’entre elles depuis presque cinq ans, nous avons échangé parfois plusieurs mails par semaine quand elles avaient besoin de mon avis, et finalement je crois que je les connais souvent mieux que leurs propres parents, et elles me connaissent bien aussi. Je les considère comme mes “petites filles virtuelles” !

    J’ai connue l’une d’elle en seconde; deux ans après elle passait son bac avec la mention TB, puis elle est allé en prépa de maths dans un lycée prestigieux, et cette année était en “mathématiques spéciales” et passait depuis le mois de mai, les concours des grandes écoles scientifiques.
    Et hier j’ai reçu un mail : elle est reçue dans un très bon rang à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm et à l’école Polytechnique, les deux concours les plus difficiles dans le domaine scientifique.
    Alors je suis heureux, pour elle d’abord car c’était son rêve et elle a tant travaillé pour y arriver, mais aussi je suis fier d’elle, comme si c’était vraiment ma petite fille.

    Mais comme je pense que mes états d’âme ne vous intéressent pas trop, je rajoute un clin d’oeil.
    Cette été je n’avais pas encore vu les écureuils qui viennent dans les pins de mon jardin. Je me demandais ce qui leur arrivait. Puis avant hier ils sont venus me voir et bien sûr j’ai essayé de prendre des photos, mais il ne faisait pas beau et je le faisais de l’intérieur de la maison derrière une vitre. Alors la plupart des photos ne sont pas bonnes, sauf celle que je publie,, mais qui est un peu sombre.
    Il est quand même mignon, mon écureuil !

   
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Mercredi 15 juillet 2009 à 9:41

Amis et camarades

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    J’aurais cru que ce serait pour vous tou(te)s l’euphorie des vacances, la joie de partager ensemble quelques délires, des activités sportives, le farniente.
    Ou bien mes correspondant(e)s sont vraiment une population particulière non statistiquement représentative (belle phrase digne de votre prof de maths, non?), ou bien je me suis complètement planté !
    Vos mails depuis trois semaines, ne me parlent plus de chagrins d’amour. Uniquement des réclamations sur vos parents d’une part, vos ami(e)s d’autre part, garçons et filles, tous au pilori !
    Moi qui commençais à trouver agréable de tenir le “courrier du coeur", me voilà transformé en bureau des pleurs et lamentations! Mais peut être est ce simplement que les garçons qui avaient envie de vous plaquer à l’approche des vacances l’ont déjà fait et que donc il n’y a plus de chagrin d’amour depusi un mois ! ! LOL

    Bien sûr je suis à votre écoute et je veux comprendre. J’ai donc lu tous vos griefs et je suis étonné.
    Je constate que vous êtes tous très agacé(e)s par l’attitude de l’autre (15/0); l’amusant c’est que souvent, je correspond aussi avec l’autre (je suppose que vous vous passez parfois l’adresse de mon blog entre amis), et que l’autre est aussi agacé par vous. (15 partout).
 Bien entendu vous pensez que l’autre est plus agacant et plus fautif que vous (30/15), mais l’autre pense pareil (30 partout).
    Vous détaillez tous les sujets et circonstances de ces attitudes horribles qui provoquent votre énervement, (40/30) l’autre aussi et ce sont quelquefois les mêmes (égalité!).

     Arrêtons de jouer au tennis barbe (ça existe encore ce jeu idiot ?).
    La plupart des raisons, des griefs que vous évoquez sont tout à fait futiles, peut être de nature à faire pousser un soupir ou à hausser les épaules, mais sûrement pas à se “friter”, à se plaindre.
    Pourquoi êtes vous si susceptibles, si peu indulgent(e)s, si peu patient(e)s. La fatigue de l’année scolaire peut être ou bien prend-on de mauvaises habitudes en vacances ?.
   
    Un(e) ami(e) ne peut il (elle) avoir une opinion différente de la vôtre et la défendre?  Vous défendez bien la vôtre (et je vous donne raison à tous deux). C’est de la comparaison, de la confrontation d’avis différents que nait la créativité et la richesse des idées.
    Un(e) ami(e) ne peut il (elle) avoir quelque chose que vous n’avez pas et vice-versa, sans que vous vous enviez, que vous vous accusiez mutuellement de “la ramener” ?
    Un(e) ami(e) doit il (elle) toujours être à votre botte et ne pas pouvoir s’intéresser à quelqu’un d’autre sans susciter votre jalousie?
    Un(e) ami(e) ne peut il (elle) vous demander de l’écouter et de l’aider sans que vous le (la) trouviez trop “possessif (ve)” ?
    Ne pouvez vous discuter sans hausser le ton, sans critiquer l’autre, sans le juger?
    Ne confondez pas les faits et les hommes.
    On peut penser ce que l’on veut des faits et le dire. Cela n’engage que soi.
 Il ne faut pas juger les autres sans savoir et en général on ne sait rien ou très peu, et beaucoup de ce que l’on croit savoir sur d’autres est en général erroné, car issu des on-dit ou d’impressions qui ne sont pas objectives.
    Et quand vous êtes ensemble, ne pouvez vous jouer à un autre jeu que celui de dire du mal des absents ou de raconter sur eux des histoires dont vous n’avez pas vérifié la véracité ? Ne pensez vous pas que, lorsque vous n’êtes pas là, des racontars circulent sur vous?

     
La véritable amitié, n’est-ce pas d’accepter l’autre tel qu’il est, de l’aimer pour ses qualités et de l’accepter avec ses défauts parce qu’on l’aime ?
    N’est ce pas avoir le plaisir de le voir, de lui parler et d’apprécier sa présence, en acceptant les petits inconvénients de certaines de ses manies?
    La véritable amitié n’est-ce pas “les copains d’abord” de Brassens, n’est-ce pas une complicité, n’est-ce pas faire des choses ensemble?

Mardi 14 juillet 2009 à 14:37

Amour et peines de coeur

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        Mon article sur la luxure m’a valu plusieurs mails, malgré les vacances.
Quelques reproches, notamment d’être “méchant” avec les garçons, mais aussi mon expression de “mante religieuse” qui n’a pas toujours été appréciée LOL.
     Je ne répondrai personnellement qu’à quelques uns qui traitent de problèmes personnels et je vais essayer de faire le point et de préciser mes idées dans cet article.

    Deux remarques ont appelé mon attention :

     “.....vous n’avez pas l'air de porter les garçons dans votre coeur”
     
    Il ne s’agit aucunement de sentiments. J’ai quelques correspondants garçons et  je les estime autant que mes correspondantes filles.
    Ce que j’essaie de faire, dans ce blog, c’est attirer l’attention sur des constatations, sur des faits, mais qui sont évidemment limités à la population des personnes avec lesquelles je correspond régulièrement, c’est à dire principalement celles de cowblog (ou, il y a quelques années, Tchatcheblog)? C’est tout de même une constatation sur plus de 200 personnes, mais comme diraient les statisticiens, c’est un “groupe particulier de population”.
    Si j’ai créé ce blog, c’était pour essayer d’aider à s’en sortir ceux ou celles qui se noyaient dans un océan de tristesse.
    Je constate d’abord que ceux qui me demandent de les aider sont à 95% des filles, et que 70% de leurs malheurs sont des peines de coeur.
    Je constate aussi que le plus souvent, elles ont été sincères avec celui qu’elles croyaient aimer et que celui-ci n’a pas été à la hauteur de leurs espérances.
    C’est peut être particulier à ce blog et à celles qui m’écrivent, aux personnes que je connais. Je ne sais pas, c’est la question que je pose.
    Mais il est connu que les filles sont plus vite matures que les garçons et que ceux ci sont sans doute moins sensibles à un amour sérieux.
   

     “...Mais de nos jour, fille/garçon, c'est pareil. Le tableau de conquête, sortir son chien (euh... sa  petite amie, pardon), ne pas penser au bonheur de l'autre... Ce n'est plus l'apanage des garçons...Les filles en font autant...”

    C’est bien le problème.
    De même que certains parents, même s’ils les aiment, n’ont pas beaucoup plus d’attentions pour leurs enfants que pour leur chien, de même, en amitié comme en amour, je trouve qu’aujourd’hui l’égoïsme et le souci de préserver son petit monde de satisfactions, ont pris le pas sur le respect, l’attention, le dévouement  vis à vis de ceux qu’on aime, amis ou petit(e) ami(e).
    C’est vrai que maintenant, de nombreuses filles sont devenues comme les garçons et j’ai consacré un article, il y a longtemps,  à celles que j’appelle des “mantes religieuses”.
    Comme me disait une amoureuse déçue, qui est au contraire très dévouée à ceux qu’elle aime : “au moins celles là, elles ne souffrent pas, elles bouffent leur petit ami et on n’en parle plus, jusqu’au prochain repas!!!” LOL.

    Oui mais, la quasi totalité des jeunes ados filles qui m’écrivent et qui ont été quittées par leur petit ami, n’appartenaient pas à cette race d’insectes.
    Pour elles, aimer c’était partager tout avec l’être aimé, joies et peines, l’aider et être aidée, être d’abord avec lui avant d’être avec copains et amis, faire chacun valoir l’autre dans un groupe au lieu de se mettre seul en avant, partager des idées, des espoirs, des projets, des lectures, des loisirs, bref  avoir l’impression de “former un couple”.
    Elles attendent de ce garçon autant qu’elle lui apportent; elles espèrent être aimées autant qu’elles aiment.
    C’est une conception de l’amour proche de celle d’une femme adulte.

    Evidemment si elles tombent sur un coureur de jupons, c’est raté.
    Mais même si leur petit-ami est quelqu’un de sérieux, je constate que souvent, il n’a pas la même conçeption de l’amour et sa conçeption à lui, est plus proche de celle d’une amourette de jeune ado. Comme un enfant, il aime partager les joies, mais supporte mal de partager les peines. Et lorqu’il met fin brutalement à leur relation, il ne se rend pas compte du traumatisme qu’il cause, qui mène certaines au désespoir et ce désespoir, même s’il est passager, peut engendrer des catastrophes .
    Comme le dit ma correspondante, pour les garçons “de nos jour, fille/garçon, c'est pareil..”, mais la plupart de mes correspondantes filles, ne voient pas les choses de la même façon.

    Etant âgé et me référant à mon époque, j’ai tendance à dire que je suis “vieux jeu”, mais je crois que je devrais plutôt dire que, bien que vieux et de sexe masculin, j’ai une conçeption de l’amitié et de l’amour plus proche de celle des jeunes filles actuelles, que des garçons d’aujourd’hui .

 

Lundi 13 juillet 2009 à 10:18

Oiseaux

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux1/merle.jpg    J’ai eu une surprise cette année dans mon jardin de Bretagne où habituellement j’ai toujours la compagnie de couples de rouge-gorges, de pigeons et de merles, comme celui là au bec jaune qui vient boire de l’eau d’une coupelle que je mets dans l’herbe pour lui.



http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux1/grive-copie-1.jpg    Un mignonne grive vient manger des insectes chaque fois que je coupe l’herbe , que je gratte la terre ou que j’arrose. Je lui ai mis une coupelle remplie d’eau où elle vient boire et se baigner. Mais elle est craintive et j’ai du mal à la photographier au téléobjectif, sans que ce soit flou, surtout que dès qu’elle me voit elle sautille et sort du champ de l’appareil.

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    Je la vois s’affairer auprès d’une pierre, et allant ensuite voir ce qu’elle avait fait, j’ai découvert plein de coquilles d’escargots écrasées. Elle se sert de la pierre comme d’une enclume pour briser les coquille et gober ensuite la bête !























    Une deuxième surprise : il y avait dans les pins de mon voisin un couple de “huppes”  qui nichait, même l’hiver , ce qui est rare car ce sont des oiseaux migrateurs.
    Cette année ils sont venus ans l’herbe, devant ma terrasse, le mâle d’abord, puis ils m’ont “présenté” avec sa femelle trois petites “hupettes”.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux1/huppe0709.jpg    Malheureusement ils sont très craintifs et je n’ai pu faire qu’une photo du mâle et encore avec l’aigrette repliée, parce que j’étais caché derrière un arbre et qu’il ne m’avait pas encore vu !.
    On dirait un casque de coureur de tour de France dans une étape contre la montre.





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   Pour vous montrer une huppe, aigrette déployée, j’ai été obligé d’aller chercher la photo sur internet. C’est un joli oiseau.

   

Dimanche 12 juillet 2009 à 11:29

Vivre sa vie

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    Un commentaire de Paskale, dont malheureusement je n’ai pu trouver le blog car j’aurais aimé préciser sa question, m’a semblé valoir qu’on y réfléchisse.

......Et en ce qui concerne une sensualité libidineuse et l'intensité du désir sexuel, expliquez~moi  pourquoi la femme est elle toujours la bête de luxure ? !!!....”

    C’est le terme de “bête de luxure” , dont je ne comprends pas bien la signification.

    Je ne pense pas que les femmes se donnent plus que les hommes à la luxure, mot pris au sens d’abus du plaisir sexuel. Même aujourd’hui avec le libération des moeurs, je pense que les hommes ont plus fréquemment ce défaut.
    Ce qui ne veut pas dire qu’elles n’apprécient pas les plaisirs d’amour, mais  en général, dans un cadre plus stable et plus sentimental que les hommes.
    Ne me faites pas dire que tous les hommes sont des débauchés et les femmes des saintes. Je parle de “en moyenne”.
    Je ne parle pas non plus d’aimer l’amour physique dans un contexte normal d’amour, qui peut inspirer autant une femme qu’un homme.

    Si j’en crois ceux qui font des études dans ce domaine, il s’agit d’une conséquence lointaine de l’évolution, depuis les antiques âges de la préhistoire.
    L’homme assurait protection et nourriture (donc chasse) et avait une vie plutôt aventureuse. Les femmes au contraire s’occupaient des cultures et de la famille et donc cherchaient plutôt une protection. Finalement la sélection naturelle dont un des objectifs est la conservation de l’espèce, favorisait les mâles entreprenants et l’instinct maternel et social des femmes.
    On contate les effets de cet archétype sur le comportement amoureux moyen des deux sexes.
    L’homme a tendance à rechercher des conquêtes, à montrer son pouvoir de séduction et à se rassurer sur ce pouvoir, notamment quand il vieillit, et dans le cadre d’un couple à être l’élément protecteur.
    La femme au contraire pense plus à rechercher un cadre sécuritaire, à prendre l’amour au sérieux, à penser assez vite à fonder un foyer et à devenir mère, car l’instinct maternel est plus fort que le besoin paternel de l’homme.
    De plus le garçon est moins vite mature que les filles, ce qui aggrave cette différence entre 15 et 25 ans.
    Pour en terminer avec ces aspects généraux, il est bien connu que le plaisir physique de l’homme est très physiologique, alors que celui de la femme, même si l’orgasme est aussi un phénomène physiologique, a besoin d’un contexte beaucoup plus sentimental ou émotionnel pour se produire.
    En fait au niveau des comportements, la “bête de luxure” c’est plutôt l’homme.

    Mais j’ai interprété autrement le commentaire de Paskale.

    Je pense qu’elle se demandait pourquoi les images  qui illustrent la luxure ou qui sont destinées à exciter le désir sexuel, sont toujours des images féminines.
    Je crois d’abord que c’est une conséquence de ce qui précède. L’homme étant plutôt infidèle dans sa nature et la femme fidèle, les images sont destinées  à ceux qui en sont les principaux utilisateurs, les hommes.
    C’est d’ailleurs moins vrai aujourd’hui où les femmes sont plus indépendantes et émancipées et où on voit aussi dans les médias des publications de photos d’hommes suggestives.
    Il est aussi probable que jouent des conceptions différentes de l’amour physique au niveau homme et femme, l’homme étant plus sensible au charme physique féminin et la femme aux qualités sentimentales et morales de son partenaire (encore que quand j’écoute mes jeunes correspondantes, je trouve qu’elles ont beaucoup trop facilement le béguin pour un garçon qui a une “belle gueule” et un grand baratin).

    Je crois aussi que le responsabilité des médias est grande dans cette image de la femme, que ce soit au cinéma, ou à la télé par exemple.
On insiste sur la femme aguicheuse - ce qui n’est sûrement pas le cas général -, sur la prostitution, les femmes fatales et intéressées,
    En cinquante ans les images sur des affiches ou surtout au cinéma (ou la télé qui n’existait pas) ont évolué, des images que nous trouvions autrefois osées et qui faisaient rougir ou détourner les yeux à la plupart des adultes, sont montrées sans retenue à des ados de douze ans.
    On peut aussi constater que les journalistes ou cinéastes féminin font très rarement cette apologie du sexe dans leurs réalisations et que ce sont le plus souvent des réalisateurs masculins qui sont à l’origine de l’habitude des médias de montrer les femmes sous un jour excitant.

    Et pour terminer, il m’arrive de correspondre avec des jeunes qui ont une vie amoureuse très agitée, accumulant les aventures de courte durée, dans lesquelles l’amour est exclu, que ce soit des “coureurs de jupon”, des “mantes religieuses” ou simplement des jeunes un peu paumés.
    Mais je constate que la motivation des garçons est alors de faire des conquêtes de se prouver leur virilité, ou de les raconter à leurs copains, alors que les filles recherchent en général un peu de tendresse et d’altruisme, même si cette recherche est un peu illusoire et plutôt infructueuse. 

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lancien

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