Mardi 11 août 2009 à 8:37

Amour et peines de coeur

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    Un mail que j’ai reçu d’une de mes correspondantes m’a fait sourire : “Dis moi comment je peux savoir si c’est de l’amitié ou de l’amour que j’éprouve ? et ce que lui éprouve pour moi ?”
     Eh bien non, je ne suis pas assez malin, je n’ai pas de recette.
     Et je crains qu’il y ait plusieurs réponses à ta question.

     Qu’appelles tu amitié et qu’appelles tu amour ?

     D’après le reste de ton mail, il ne s’agit pas d’amour filial ou parental, mais de “l’élu de ton coeur”.

     Je l’ai déjà dit, il y a les copains, les copines. On peut avoir un certain attachement pour eux, mais, à mon avis, ce n’est ni de l’amitié, ni de l’amour.

     Si tu as ce que j’appelle un véritable ami, il doit être pour toi, presque comme un amoureux, il doit t’aimer vraiment, mais la différence avec l’amour est qu’il ne te désire pas, qu’il n’y a pas attirance physique (cela ne veut pas dire qu’il te trouve moche et qu’il n’aime pas que tu lui dises que tu tiens à lui et que, quand tu te pends à son cou, cela ne lui plaise pas. LooL). mais il n’a pas de projet d’avenir avec toi, ni physique, ni sentimental, si ce n’est de rester ton ami.
     S’il a ton âge, encore au collège, c’est peut être provisoire, peut être n’est il pas sûr de lui, peut être sera t’il vraiment amoureux de toi un jour : ce sont des choses qui vont lentement.
     Si c’est un ami parfait, il correspond on peu à l’article que j’ai écrit le 5 mars 2007. Bien sûr, c’est un idéal rarement atteint.

     Alors un véritable amour qu’est ce ? : cela se déduit à mon avis de ce que je viens de dire : c’est un très grand ami, que l’on aime tellement que l’on a envie de ne jamais le quitter, de rester toujours avec lui, qu’il vous aime éternellement (utopie, je sais, mais on peut rêver !), et on a envie de faire des projets d’avenir avec lui, de vivre avec lui.

     Tu me diras, “on est trop jeunes pour penser à cela”. Je veux bien, mais je pense que, pour cette raison, ce que vous prenez pour le grand amour n’est qu’une attirance passagère, une amourette et non le grand amour que vous croyez avoir trouvé.
     Ce n’est pas parce que vous avez échangé quelques baisers avec un garçon, que vous l’aimez et qu’il vous aime. Ce n’est pas parce que vous aimez sortir avec lui et que les autres l’appellent votre “petit ami”, que vous voulez faire votre vie avec lui. Ce n’est pas non plus parce que votre copain de classe est mignon que vous allez lui tomber dans les bras (enfin cela je n’en suis pas certain, mais je ne dirai pas que c’est de l’amour!).
     Cela ne veut pas dire qu’une amourette ne vaut pas la peine d’être vécue, qu’elle n’apportera pas son lot de joies. Mais il faut savoir qu’elle n’est que provisoire et il ne faut pas que l’un des deux s’engage trop loin, sous peine de souffrir ensuite. Le grand amour sans réciprocité meurt vite.

     Non je ne sais pas te donner de recette précise, car chacun est un cas particulier, mais ce dont je suis certain, c’est que le véritable amour, celui auquel la plupart d’entre vous rêvent, ne se construit pas en un jour. Il passe par l’amitié, par une communion des esprits qui ne peut exister réellement que peu à peu et qui dépend des “affinités” entre les cerveaux, les coeurs, les cultures et les goûts et c’est une construction lente de plusieurs mois, voire de plusieurs années.
     Et à un moment cet amour passe par la redoutable épreuve de la vie en commun : supporter l’autre près de soi tous les jours, ceux où tout va bien, mais aussi ceux où tout va mal. Tous les amours n’y résistent pas.
     Certaines de mes correspondantes, qui sont des “vieilles” de plus de 20 ans, me confirment souvent ce que je viens de vous dire.
 

Lundi 10 août 2009 à 10:05

Relations avec nos parents, famille

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    Un problème que je rencontre chez certaines d’entre vous est celui des familles “recomposées”.
     J’appelle ainsi les familles où les parents ont divorcé, puis celui de vos parents à qui votre garde a été confiée, s’est remarié avec quelqu’un, qui avait lui même des enfants, qui sont ainsi devenus vos demi-frères et soeurs par alliance.
     Il peut naître ensuite de nouveaux enfants de cette union, qui sont alors de vrais demi-frères ou soeurs pour les enfants nés des anciennnes unions, puisqu’ils ont ou un père ou une mère en commun.
     C’est une situation pour laquelle je n’ai aucune expérience, ne l’ayant jamais “expérimentée”. Mais c’est maintenant chose courante, car le nombre de divorces est élevé et dans quelques cas, cela arrive même plusieurs fois
     Je connais une famille où les parents actuels se sont remariés deux fois chacun; il y a huit enfants qui vivent ensemble provenant de cinq unions différentes : record à battre parmi les cas que je connais!!! Et paradoxalement, cela fonctionne assez bien dans cette famille, car les enfants s’entendent entre eux et finalement forment un clan très uni, de telle sorte que s’ils ont souffert des divorces de leurs parents, ils ont oublié un peu le comportement de ceux-ci, en faisant chacun son trou dans cette petite meute sympathique de jeunes (ne cherchez pas, ils ne sont pas sur cowblog!!!).
     Les problèmes sont surtout pour les parents, parce qu’élever huit jeunes d’âges très rapprochés, pose des problèmes matériels (argent, logement, voitures, vacances...), qui ne sont pas de tout repos.

     Malheureusement, cela ne se passe pas toujours aussi bien, si j’en crois vos mails.
     Bien entendu, il y a d’abord le stress provoqué par les parents qui se disputent et par leur divorce.
     Ensuite il y a deux difficultés principales : l’entente avec le nouveau conjoint et l’entente avec les demi-frères ou soeurs, qu’ils soient vrais ou par alliance. (quand je parle de conjoints, il est possible que ce soit seulement deux personnes qui vivent ensemble et ne sont pas mariés; pour moi, il n’y a pas de différence).

     Certaines d’entre vous me disent qu’elles ne s’entendent pas avec leur beau père. mais souvent il parait assez difficile de déterminer la nature exacte de ce différent.
     Il est certain que ce n’est pas facile, ni pour l’enfant, ni pour le parent, de s’adapter à la situation nouvelle;
     L’enfant est souvent jaloux du nouvel amour de sa mère. Il ressent souvent cela comme une trahison par rapport à son père biologique et il a donc un à priori très défavorable vis à vis de cet “intrus”. (c’est une réalité même si je ne crois pas au complexe d’OEdipe).
     Même si ce sentiment répulsif n’existe pas, il faut que l’ado s’habitue à cette nouvelle présence et il admet mal que ce “demi-père” exerce sur lui la moindre autorité.
     Mais il faut aussi savoir que le beau-père en question, se sent probablement très mal à l’aise parce qu’il se sent considéré comme un intrus, comme une “pièce rapportée”.
     Il faudrait que chacune des deux parties y mette du sien.

     En général les enfants s’entendent bien entre eux. mais ce n’est pas toujours vrai, surtout entre ados. Les demi-frères et soeurs n’ont pas partagé avec vous de nombreuses années de vie commune et eux aussi sont parfois considérés comme des intrus. Surtout lorsque vous étiez fille unique, vous êtes en général jalouse, car ils viennent prendre une partie du temps que votre mère ou votre père vous consacrait exclusivement.
     Il est aussi certain que ces frères et soeurs, qui ont un patrimoine génétique différent du vôtre, peuvent avoir une personnalité, un caractère très différents.
     C’est aussi peut être eux, qui ne veulent pas sympathiser et que vous n’y soyez pour rien.
     Les parents préfèrent parfois l'un d'entre eux, ce qui suscite une jalousie compréhensible, de la part des autres.
     
     Je crois que le problème essentiel de la “recomposition” des familles, est que chacun veuille bien admettre que le passé est révolu, qu’il ne sert à rien de le regretter, qu’il faut construire l’avenir, le reconstruire presque à partir de rien, et donc mobiliser toutes ses capacités relationnelles, de sympathie et d’indulgence, de bonne volonté et de patience, et que la nouvelle construction repose sur le dialogue, la confiance et la tolérance.
     A part quelques cas où l’attitude du nouveau conjoint m’est apparue comme assez odieuse, je crois que la plupart du temps les mésententes sont plutôt dues à des “à priori” inexacts et à un manque d’efforts mutuels regrettable, qui empêche de se rapprocher les uns des autres.



Dimanche 9 août 2009 à 9:58

Paysages

    Je profite de ce que je suis en Bretagne pour vous montrer quelques uns de ses paysages.
   
    A une vingtaine de kilomètres de Lorient, une petite ville fortifiée, connue pour ses remparts, sa cathédrale, son haras et un très beau jardin-arboretum : HENNEBONT.

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Le chateau fort est imposant et on peut se promener sur les remparts et admirer de vieilles bombardes.




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La cathédrale est très élancée, la hauteur de sa voûte imposante et  ses vitraux sont très beaux.











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Samedi 8 août 2009 à 8:13

Le bonheur

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    Toujours dans le cadre du bonheur, certaines d’entre vous semblent attendre en permanence des jours meilleurs et, ne les voyant pas arriver, se désespèrent ou vont chercher un peu de réconfort de leur mal de vivre dans des soirées alcoolisées ou cannabisées, qui d’ailleurs ne leur apportent pas plus ce bonheur tant espéré.
    Je sais que certaines d’entre vous souffrent véritablement d’un mal être, et j’essaie de les aider à le surmonter, mais je trouve aussi que c’est parfois parce que vous êtes très pessimiste et que vous ne vous posez pas assez la question : “quelles bonnes raisons ai-je d’être ainsi malheureuse ? ”

 - Suis-je à la rue ? non j’ai un toit et un lit confortable.
 - Suis-je affamée ? non tous les jours le frigo est plein.
 - Suis-je toute nue ? non, on me paye presque tous les vêtements que je veux
 - N’ai-je rien pour me distraire ? mes parents m’ont offert beaucoup de gadgets, souvent des sorties, tout un arsenal audiovisuel...
 - Suis-je une cancre ? Bof, cela ne se passe pas si mal que cela au collège ou au lycée.
 - Suis-je seule ? J’ai des copines et des copains; je vais sur internet, je téléphone souvent.
 - Est ce que je m’ennuie ? Mais on me propose des tas de choses à faire, du sport, de la musique, de la danse, de la lecture; papa ou maman me servent de chauffeur et m’emmènent souvent...J’ai plutôt trop de choses possibles et je ne sais somment choisir.
 - Personne ne m’aime ? J’ai des parents qui m’aiment, une famille des amies, des garçons qui me trouvent jolie....
 - Moi je ne m’aime pas !  Bof, tu es sûre, et pourquoi? Es tu plus bête que les autres ou vraiment horrible à voir ?

     Toi qui as tout cela pourquoi n’aimerais tu pas la vie, alors que ceux qui n’ont rien, s’efforcent de l’aimer et de survivre.?
     Es tu à ce point masochiste pour ne plus vouloir goûter à tous les petites joies, les petits plaisirs qui nous viennent tous les jours?
     N’as tu donc jamais ressenti que beaucoup de choses qui nous entourent sont souvent belles? Un coucher de soleil, une musique, un poème, un petit enfant.
     Toi qui parles aux autres, n’as tu jamais aimé, d’amitié ou d’amour ?

     Je comprends qu’aient envie de mourir ceux qui ont une maladie incurable qui les fait souffrir, ceux qui ont perdu les êtres qui leur étaient chers dans une catastrophe, ceux qui sont torturés dans les guerres et les conflits, ceux qui ont tout perdu et n’ont plus rien à espérer. Mais ceux là sont souvent ceux qui, paradoxalement, tiennent le plus à rester en vie.
     Je sais aussi que ceux qui sont en dépression ne peuvent plus raisonner et peuvent être submergés par leur souffrance.

     Mais les autres, je comprends qu’ils aient de grandes peines parfois, mais qu’ils ne me disent pas qu’ils n’ont plus de raison de la surmonter, plus rien à espérer, plus de raison de vivre.
     Ou alors venez m’expliquer ce désespoir que j’essaie de l’enlever de votre esprit. Je crois que ce qui vous manque c’est la volonté et la motivation pour surmonter la tristesse envahissante

Vendredi 7 août 2009 à 10:02

Le bonheur

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    Certaines de mes correspondantes qui probablement attendaient beaucoup des vacances et sont un peu déçues, d’autres éternelles insatisfaites, à la recherche de l’idéal et de la joie permanente, certaines aussi qui cherchent désepérément un peu de tendresse et d’amour, toutes me demandent périodiquement : “mais où est le bonheur ? ”, et j’ai donc souvent envie de répéter à nouveau ce que j’en pense dans un article.
    Mais j’ai lu dans un blog un article qui m’a étonné par la pertinence de ses propos.
    Alors j’ai demandé à l’auteur la permission de le citer et voici quelques lignes sur les bonheurs de tous les jours, qui font notre joie de vivre. 
    Ces lignes m’ont paru tellement réalistes, que je préfère les citer plutôt que d’écrire un texte beaucoup moins convaincant :

    
"La vérité est qu'il n'y a  pas de meilleur moment pour être heureux, que le moment présent.
     Si ce n'est  pas maintenant, quand serait-ce?
     La  vie sera toujours pleine de défis à  atteindre et de projets à terminer.
       Il est préférable de l'admettre  et de décider d'être heureux maintenant qu'il est encore temps.

     Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer.  La  vraie vie!
     Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un  problème qu'il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un  temps à passer, une dette a payer.
     Et alors, là, la vie allait commencer!...
  
     Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles  étaient justement  ma vie .
       Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui  mène au bonheur.
     Le bonheur est le chemin...

  
     Ainsi passe chaque moment que nous avons et, plus encore, quand on  partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial pour  partager notre temps, et que l'on se rappelle que le temps n'attend  pas.
       Alors, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent  de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le  printemps, l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de  meilleur moment  que maintenant pour être heureux.

   LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION
  
      Il n'en faut pas beaucoup pour être  heureux.
  Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer  comme l'un des meilleurs moments de sa vie.
   Le temps n'attend personne."

Jeudi 6 août 2009 à 16:47

Animaux

    Aujourd’hui je n’ai pas eu le temps de réfléchir sérieusement à un article.

    Alors une petite histoire :


    Il y a dans ma maison à Saint Colomban, des faucheux au plafond, et je les y laisse soigneusement, car ils dévorent gentiment les moustiques après les avoir emballés dans un sac de fils.
    Je ne sais pas comment ils arrivent à avaler ainsi une proie plus grosse que leur corps !
    Mais je ne sais pas comment ils les attrapent car ils ne font pas de toile.

    Je dédie cette image de faucheux au plafond, dévorant sa proie, à ma muse philosophe (qui n’aime pas les faucheux, mais les photographie quand même dans son jardin !!  Elle se reconnaîtra !).

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    Un de mes petits enfants est venu nous dire ce matin qu’une grosse araignée “noire, velue et enceinte”  était montée sur sa main, cette nuit, dans le noir. On lui a montré que voir une araignée noire, la nuit, dans une chambre volets fermés et sans lumière, relevait de la caméra infra-rouge, mais pas de l’oeil d’un jeune garçon et qu’il avait fait un rêve. On lui a demandé aussi pourquoi c’était une “araignée enceinte” et il nous a dit que c’était parce qu’elle avait un gros ventre !
    Je me demande si on l’avait dit à un psy freudien, comment il aurait interprété ce rêve. Il aurait dit que son complexe d’OEdipe n’était pas encore passé et qu’il était jaloux de son père qui avait rendu l’araignée enceinte, laquelle était le symbole de sa mère. LOOL
    Moi je crois plutôt qu’il avait eu peur de quelque chose en s’endormant, peut être un faucheux au plafond, et que son cerveau avait évacué cette image, désagréable et inutile au moment d’un micro-réveil et c’était devenu un petit cauchemar. Puis franchement, imaginer que son père fait l’amour avec une araignée, il faut le faire, moi cela ne me tente pas ! LOOL


    Pour finir par une image tendre et agréable, que pensez vous de ce pendentif , mesdemoiselles mes lectrices ?

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Mercredi 5 août 2009 à 8:09

Notre personnalité

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    Je vous ai hier raconté l’histoire de Crevette, aujourd’hui je vous parlerai de Langoustine et de Lotte.

    Langoustine avait eu une enfance très heureuse, mais quand elle a eu treize ans, ses parents ont commencé à se disputer, et trois ans après ils étaient divorcés.
    Cela s’était mal passé, les parents prenant à témoin leur fille et son frère et voulant les faire choisir entre eux deux. Puis le père s’était montré peu à peu odieux, faisant à son ancienne famille toutes les crasses possibles, psychologiques et financières : un véritable harcèlement.
    Langoustine a très mal vécu cette période et plus encore l’attitude de son père, ressentie comme un véritable abandon. Au début du divorce son père la voyait certains week-ends, puis il s’est remis en ménage et n’a plus cherché à la voir.
    Langoustine était presque en dépression, sa mère, très traumatisée par son divorce, ne lui était d’aucun secours, d’autant plus qu’elle essayait de reconstruire sa propre vie de femme.
    Elle a cherché auprès de petits amis un certain réconfort, mais cela ne répondait pas à ses espérances. Il y en a quatre en deux ans, et désespérée elle commençait à se mutiler. Affolement de la mère qui l’a envoyée chez un psy.
    Le bon vieux complexe d’Electre est revenu sur le tapis, ainsi que le refoulement du désir vis à vis de son père. Puis également la jalousie vis à vis de sa mère et de son compagnon qui avait apporté un peu de stabilité dans sa vie.
    Le psy a dit à Langoustine qu’elle refoulait le désir inconscient envers ce compagnon, par censure de la fidélité qu’elle pensait devoir à son père et que c’était aussi les refoulements des désirs vers ces deux hommes qui l’empêchait de ressentir du désir envers ses petis amis.

    C’est dans ce cadre que je l’ai connue et nous avons longuement discuté pendant quelques mois.
    Incontestablement le divorce de ses parents était à l’origine de son mal.
Elle avait subi trois traumatismes lents et longs :
    - devoir choisir entre ses deux parents;
    - le harcèlement de son père et sa méchanceté, lui qui aurait dû continuer au moins à aimer ses enfants;
    - le remariage de son père et surtout le fait qu’il ne veuille plus voir elle et son frère. Un véritable abandon.
    Coté petits amis, ils ne lui avaient jamais apporté ce qu’elle attendait d’eux : tendresse et amour. Ils souhaitaient s’amuser, sortir et coucher avec elle, sans se soucier tellement de la connaître, de la comprendre, de l’aider. Ils n’avaient jamais été plus loin que des baisers, sauf avec le dernier, mais à peine plus affectueux que les autres; mais Langoustine ne ressentait aucun blocage sexuel vis à vis d’eux, mais l’impossibilité de développer un amour sincère réciproque.
    Là son cerveau bloquait car elle voyait en eux des personnes aussi peu capables d’aimer que son père et du coup c’était la rupture.
    Par contre elle n’avait ni animosité ni désir vis à vis du compagnon de sa mère, qui se comportait très correctement vis à vis d’elle et de son frère.
    On a parlé de son enfance heureuse, de ses souhaits de vie future, du métier qu’elle aimerait avoir, de ses études, de la vie de famille qu’elle souhaiterait, et finalement de l’homme qu’elle aimerait avoir pour compagnon et père de ses enfants.
    Elle s’est ainsi reconstruite peu à peu et a réussi à tourner la page de son passé, en sortant peu à peu de l’adolescence pour entrer dans une vie d’étudiante et bientôt d'adulte.

    Lotte avait 15 ans. Elle n’avait jamais connu son père et sa mère était morte quand elle était toute jeune. Elle avait été prise en charge par la DASS et mise dans un foyer. Puis elle avait eu la chance d’être adoptée quand elle avait dix ans.
    Mais elle n’arrivait pas à témoigner de l’affection à son nouveau père adoptif qui pourtant était gentil avec elle. Un jour où elle était triste, il avait voulu la consoler et sans arrière pensée, lui avait pris la taille, l’avait prise contre lui, lui avait caressé les cheveux et lui avait embrassé le front. Bizarrement elle avait réagi très violemment, repoussant son père et le frappant.
    Sa mère adoptive, très choquée l’avait envoyée chez leur médecin qui l’avait adressée à un psy. Celui-ci pensait que c’était le refoulement du désir de son vrai père qu’elle n’avait jamais pu connaître, qui s’était heurté au désir provoqué par le geste "chargé d’érotisme" de son père adoptif. Il a aussi critiqué en apparence sa vraie mère en l’accusant (c’est du moins ce qu’à compris Lotte), de ne pas s’être assez occupée d’elle quand elle était petite enfant, ce qui était faux, mais sa mère était malade, devaient subvenir à leurs besoins et avait peu de temps à lui consacrer, mais beaucoup d’amour cependant.
    Lotte a été traumatisée par cette accusation et n’a plus voulu revoir le psy, qui par ailleurs voulait la bourrer de médicaments “pour la calmer”.
   
    Nous avons discuté plus de 4 ans. Elle m’a raconté comment quand elle avait huit ans, elle avait été violée par un employé de la DASS et n’en avait jamais parlé, de peur de ne pas pouvoir être adoptée ensuite car elle considérait  cette agression comme une salissure qui la “dépréciait” à jamais. Cet homme avait eu au moment de son viol, des gestes voisins de ceux de son père adoptif, mais l’intention était toute autre. Je lui ai expliqué que son inconscient avait fait ce rapprochement dans sa mémoire et c’est ce qui avait provoqué son blocage et sa réaction immodérée, alors que son père adoptif n'avait aucune intention malveillante.
    Bien qu’il s’agisse d’un traumatisme sexuel, elle a pu se reconstruire en dehors de toute psychanalyse et de toute théorie sur le refoulement.
    Comprendre d’abord que son viol ne l’avait pas “salie”, mais que c’était un traumatisme analogue à celui provoqué par agression criminelle.
    Puis se reconstruire peu à peu exactement comme Langoustine l’avait fait.
    Elle a réfléchi à ce que serait plus tard sa vie de famille, ce qu’elle attendait d’un homme et les qualités qu’elle souhaitait voir à son compagnon futur. Elle a peu à peu réussi à assimiler comment l’amour physique s’articulait chez un adulte avec l’amour sentimental. L’âge aidant elle a appris aussi à dompter ses émotions. Tout cela était bien loin des théories de la psychanalyse.
    Lotte fait maintenant ses études de médecine, passe de 3ème année D1 en quatrième D2, et a un petit ami qui fait son internat et elle va emménager avec lui à la rentrée. Elle n’a plus besoin de moi, mais de temps en temps, me donne de ses nouvelles.
   
    Je vous cité ces trois cas pour illustrer la différence entre censure et refoulement d’une part et d’autre part blocage neurologique.
    Mais je ne voudrais pas que l’on généralise en croyant que tous les psys traitent ainsi leurs patients. Il y a de très bons psys qui ont aidé et sorti d’affaire leurs patients. Mais en général c’est plus en écoutant, en cherchant à comprendre, à discuter à partir des faits, avec logique et réalisme, qu’en utilisant des thèses très réductrices sur la psychologie sexuelle de l’enfance.

Mardi 4 août 2009 à 9:45

Notre personnalité

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    Vous m’avez fait quelques commentaires sur mes articles sur Freud et la neurobiologie, mais surtout j’ai reçu de nombreux mails me faisant des remarques diverses, ou me posant quelques questions.
    Certaines d’entre vous ont regretté que je ne donne pas plus de détails, mais d’autres ont trouvé mes articles déjà longs et pas toujours faciles à comprendre. J’ai essayé de simplifier et de résumer le plus possible et ce n’est pas toujours aisé.
    J’avoue avoir une autre difficulté : pour la neurobiologie je possède ou j’ai lu une abondante documentation, cours de neurobiologie, articles de chercheurs. Ce sont des sujets scientifiques et je suis donc à l’aise et j’ai pu lire les publications écrites par les auteurs eux mêmes, européens ou US.
    Pour la psychanalyse et les thèses de Freud, je n’ai jamais lu Freud dans les textes, mais seulement des cours de fac ou de médecine. Ils m’ont paru difficiles à comprendre, rédigés dans un langage assez ésotérique, et plus proche de la philosophie que de la science et donc j’ai davantage de difficultés à en donner une analyse simple, claire et précise.

    Certaines d’entre vous me disent qu’elles ne comprennent pas bien la différence entre “refoulement” et “blocage”.
    C’est effectivement assez subtil et je n’ai pas donné assez d’explications.


     Freud considère que les règles innées (“ça”) ou acquises (“surmoi”) et engendrées par l'éducation, la société et l'expérience, ont pour conséquence la censure, qui est un barrage sélectif qui empêche certaines actions et surtout rejette dans l’inconscient des idées et images provoquant du déplaisir et concernant généralement nos désirs sexuels ou notre vécu dans l’enfance et l’adolescence.
    C’est ce rejet dans l’inconscient de nos désirs, nos regrets, nos remords, qu’il appelle le refoulement.
    Freud considère que les désirs qui vont être refoulés ne sont pas conscients et que le refoulement ne l’est pas non plus. Tout se fait en dehors de la conscience et donc nous ne nous apercevons de rien.
    L’inconscient d’après lui, est essentiellement peuplé de ces refoulements qui le mettent en pression et ils peuvent, indépendamment de notre volonté et de façon en grande partie inconsciente, provoquer des rêves, des fantasmes,des pulsions et donc empêcher ou surtout engendrer des actions incontrolées.
    Le fait de refouler ces désirs permet de se protéger en évitant qu’ils se manifestent par des pulsions violentes. C’est alors un mécanisme de défense.   
    Cependant les désirs refoulés sont pour Freud et les psychanalystes, la cause de l’angoisse et des névroses. Un des buts de la thérapeutique est d’essayer de rendre les refoulements conscients, pour essayer de les maîtriser.
    Pour Freud, la mémoire ne fait pas partie de l’inconscient et il appelle le contenu de la mémoire, le “préconscient”.   
    Les psys freudiens ont tendance  à considérer que le complexe d’OEdipe ou d’Electre dans l’enfance, la puberté dans l’adolescence et plus généralement toutes les contraintes de l’éducation des parents, provoquent des refoulements, interdits qui constituent l’essentiel de l’inconscient, qui transforment le jeune en “cocotte minute”  et qui sont responsables de toutes ses difficultés.
    Ces refoulements moteurs font pour les Freudiens partie de la mémoire.

    Pour les neurobiologistes, le mémoire consciente et inconsciente est faite de souvenirs, issus principalement de nos perceptions,
qui sont des connexions renforcées entre groupes de neurones, ces groupes étant le support d’un souvenir. Mais elle stocke dans ces souvenirs non seulement des images, des sensations autres (sons, odeurs, goût, toucher), mais aussi des émotions, notamment liées aux sentiments ou aux réactions des centres amygdaliens (peur, colère, stress..).
    Les souvenirs ayant une charge émotionelle sont d’ailleurs beaucoup mieux fixés dans la mémoire (connexions entre neurones plus solides) que les souvenirs anodins.
    Ces souvenirs ne sont pas élaborés seulement dans l’enfance et l’adolescence, mais tout le long de la vie, et ce ne sont pas des conséquences de la censure. Ce sont des souvenirs provoqués dans l’ordre chronologique par des événements, des situations, éventuellement des réflexions intérieures.
    Ils peuvent correspondre parfois à des désirs, remords ou regrets, qui sont des émotions particulières, mais ce n’est qu’un cas particulier.
   
    Lorsqu’ensuite nous voulons agir, c’est notre cortex frontal qui donne des ordres à notre cerveau et notre corps. Mais ces ordres, avant d’être transmis, passent par le cerveau émotionnel, qui peut les bloquer, voire les transformer, ou engendrer des émotions. En général ces ordres font appel à des mécanismes qui mettent en jeu la mémoire.
    Les groupes de neurones qui constituent certains souvenirs inconscients peuvent participer à ces mécanismes et donc influer sur nos comportements en provoquant des blocages intempestifs, voire des réactions émotionelles, dont l’origine peut donc être inconsciente et incomprise.
    Notre cortex frontal qui est logique, n’aime pas ces “actions inconnues” et il a tendance à nous donner des “raisons” de ces actes, lesquelles peuvent évidemment être fausses, voire parfois farfelues, puisqu’il ne comprend pas ce qui se passe dans notre inconscient.

    Dans certains cas le résultat des “refoulements “ ou des “blocages” peuvent être voisins lorsqu’il s’agit d’une part, au sens de Freud, de blocages provoqués par les “refoulements”, et d’autre part de blocages neurobiologiques provoqués par exemple par des traumatismes d’origine sexuelle.

    Pour que ce soit plus clair, je vous donne quelques exemples, aujourd’hui celui de “Crevette” et demain ceux de Langoustine et Lotte (ne cherchez pas, ces jeunes n'ont plus de blog et ce ne sont pas des correspondants de cowblog).

    Crevette avait 14 ans. C’était une gentille ado qui avait de bons résultats scolaires, mais son moral s’était peu à peu détérioré depuis 3 ans. Elle était en conflit avec ses parents, surtout son père. Elle avait eu un petit ami mais cela n’avait duré que deux mois, au premier baiser,  puis elle avait une amie, camarade de classe, très grande amitié toute platonique comme on en a à cet âge où on manque de tendresse. Son père, pas très tolérant, n’approuvait pas bien à tort cette amitié, avait traité sa fille de “gouine” et l’avait sommée de ne plus voir cette amie.
    C’était la crise, Crevette avait  commencé à se scarifier et ses parents horrifiés, l’avaient envoyée chez le psy.
    Ce psy avait d’abord cherché des causes dans les refoulements de désirs de petit ami, contrariés par la sévérité de ses parents qui ne toléraient que quelques sorties le soir et  en général accompagnée par une cousine plus âgée, (Crevette n’avait que 14 ans!) puis il lui avait dit qu’elle n’avait pas réussi à éliminer son complexe d’Electre, qu’elle avait refoulé ses désirs incestueux pour son père, qu’elle avait essayé de les reporter sans succès sur son petit ami, et que la censure et le refoulement de ces désirs inconscients l’avait fait s’orienter vers une personne du même sexe et que le seul moyen de briser ces refoulements, était d’avoir à nouveau un petit ami et d’aller avec lui plus loin qu’un baiser.
    La pauvre Crevette n’y comprenait rien, n’ayant jamais eu conscience d’avoir souhaité avoir des désirs incestueux vis à vis de son père, et n’ayant pas, à juste titre, de culpabilité de son amitié pour cette camarade, et par ailleurs n’ayant pas envie d’un nouveau petit ami.
    Elle a obtenu de sa mère de ne pas retourner chez le psy, contre la promesse de ne plus se scarifier.

    Elle lisait mon blog et est venue pleurer sur mon épaule virtuelle.
    On a longuement discuté de son enfance heureuse, de ses souhaits de vie, de son mal être. On a alors constaté que son père avait adoré sa fille et s’occupait beaucoup d’elle jusqu’à ce qu’elle ait huit ans et que son frère naisse. Son père peu à peu, ne s’est plus occupé que du garçon et sa fille s’est sentie abandonnée, sa mère étant par ailleurs très occupée par son travail Peu à peu le stress l’a gagnée et cela a été la crise.
    Je lui ai expliqué que le traumatisme dû à cette sensation d’abandon par son père - dont tout enfant a besoin, d’aimer et d’être aimé - l’avait tellement affectée que cela l’avait bloquée vis à vis de son petit ami, trop désinvolte avec elle et dont elle craignait aussi inconsciemment l’abandon (avec d’ailleurs une probabilité très grande qu’elle ait raison.).
    Ayant besoin de tendresse, elle avait trouvé un certain réconfort auprès de son amie, quand la réprimande de son père l’a poussée à bout et cela associé à quelques autres problèmes mineurs et à des résultats scolaires moins bons, l’a menée à une mini-dépression.
    Elle a pu expliquer clairement la situation à sa mère, qui ensuite a réussi à convaincre son père de revenir sur ses jugements.
    La situation s’est améliorée durant l’année suivante et maintenant Crevette a passé son bac, est en prépa d’ingénieur, a un petit ami avec lequel elle a l’air de s’entendre, ayant surmonté son blocage.

    Demain je vous raconterai les histoires de Langoustine et de Lotte.



Lundi 3 août 2009 à 9:51

Oiseaux

    Mes articles sur Freud étant terminés, du moins provisoirement car je reçois des mails auxquels je vais répondre sur ce blog, une petite pause “oiseaux en Bretagne” : des cormorans très noirs bien sûr, mais ils ne sont pourtant pas gothiques !

    J’ai pris ces photos au barrage d’Arzal à l’embouchure de la Vilaine à coté de La Roche Bernard.

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Les cormorans aiment se faire sécher au soleil, sur des bouées.


















Pour cela on écarte ses ailes face au soleil.





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Mais cela n’empêche pas de s’engueuler parfois.







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Et si on n’est pas content on en vient “aux ailes” !   

Dimanche 2 août 2009 à 9:14

Notre personnalité

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    Certain(e)s d’entre vous m’ont reproché d’être sévère vis à vis de Freud. Je pense que je n’ai pas été assez clair.
    Je ne critique nullement Freud. Il a apporté des concepts très importants pour la psychologie, notamment l’inconscient et la structure du psychisme.
    Mais d’une part à son époque les connaissances sur le cerveau étaient minimes, et d’autre part la population particulière qu’il soignait n’était pas représentative au plan statistique, ce qui lui a fait exagérer l’importance des problèmes sexuels.

    Par contre j’ai une opinion plus réservée sur la psychanalyse et sur la formation et l’exercice de leur art par les psychologues..
    Je pense que la psychanalyse est un bon outil pour que des médecins psychiatres soignent les maladies mentales.
    Mais la plupart des personnes, notamment les jeunes , vont chez le psy alors qu’elles ne sont pas “malades”, mais seulement parce qu’elles sont perturbées, stressées par des événements divers, dont elles n’ont pas supporté l’accumulation, par des événement traumatisants comme la mésentente et le divorce des parents, qui souvent les oblige à choisir l’un deux alors qu’elles auraient voulu conserver l’intégrité de la cellule familiale.
    Certaines ont aussi subi une agression, un viol, qui est alors un traumatisme plus brutal et éprouvant sur le moment.
    Certes celles qui sont vraiment en dépression ont besoin d’un traitement provisoire médical, mais la plupart des autres jeunes que j’ai connues n’en étaient pas à un tel stade.
    Si certaines ont eu la chance d’avoir un “bon psy” qui les a écoutées, a recherché des causes simples et pragmatiques, et a fini par apaiser en partie leurs douleurs, je constate par contre que ceux qui ont utilisé la psychanalyse et ses outils ont presque toujours échoué, du moins sur les jeunes qui se sont confiées à moi (une bonne centaine qui ont eu recours à un psy).
    Je n’ai pas toujours réussi moi non plus à les tirer d’affaire, mais pour celles dont j’ai pu atténuer la souffrance de façon importante, ce n’est qu’avec une écoute amicale, mais rationnelle, par une discusion permanente en essayant d’être un observateur objectif face à l’acteur forcément subjectif puisque concerné, et en essayant de comprendre les situations beaucoup plus avec du bon sens et de la logique.
    Les seules théories dont je me sers, sont les connaissances que j’ai pu acquérir sur le fonctionnement du cerveau, quelques connaissances générales de psychologie, les “préférences céréblales” de Jung et de mesdames Myers et Briggs, et quelques conceptions plus récentes de la personnalité (par exemple le big-five).
    Mais ce qui me sert le plus, c’est d’écouter, de ne pas juger, d’essayer de comprendre, et les comparaisons que je peux faire entre tous les situations et les confidences que j’ai pu connaître parmi mes collaborateurs, mes amis, ma famille et depuis 5 ans les jeunes des blogs.
    C’est très loin de la démarche psychanalytique, c’est plus proche du management d’une équipe et des méthodes d’un chercheur, mais c’est aussi un peu la mise en oeuvre de la tendresse qu’un grand-père peut éprouver pour ses petits-enfants.
    La psychanalyse est trop, à mon goût, proche de l’instrumentation de la médecine, qui certes est une bonne chose quand elle permet des mesures physiologiques, mais qui ne doit pas exclure l’altruisme vis à vis du patient.
    On ne traite pas la tristesse et le désespoir ou même le stress comme une jambe cassée ou une opération de la cataracte.
    Comme le disait Maud à la lecture de mes articles :
    “Mais les psys restent malheureusement souvent les seuls médecins qui s'astreignent à l'écoute du malade. Beaucoup d'autres n'écoutent que leurs instruments.”
    Certes il ne faut pas généraliser, il y a aussi de bons médecins qui font cas de leurs malades, mais je suis bien d’accord avec elle, la médecine actuelle, sans doute débordée de travail dans les hôpitaux, n’a plus le temps d’écouter ses patients et en perd peu à peu le goût et la faculté. Et même les psys perdent peu à peu cette habitude.   
    Plusieurs correspondantes m’ont dit que mes propos sur le refoulement et le blocage n’étaient pas très clairs.
    Je referai donc un article sur ce sujet 

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