Mercredi 30 septembre 2009 à 8:20

Biologie, santé.

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Quelques mots d’abord du vaccin anti-grippe, qu’il s’agisse de la grippe saisonnière ou de la grippe mexicaine.

    De quoi est il composé. ? Comment le fabrique t’on ?

    On parle de virus morts, ce qui est idiot puisqu’un virus n’est pas vivant.
    En fait il s’agit de souches d’un virus (spécifique du vaccin qui ne protège pas ou peu contre un autre virus de grippe), qu’on cultive dans des embryons de poulet - des oeufs - . Ensuite on “casse “ le virus et on isole des protéines NA et HA , ainsi qu’une partie de l’ARN, insuffisante pour que le virus se multiplie, et suffisante pour faire fabriquer des anticorps par les lymphocytes B de notre corps.
     Donc le vaccin ne peut en aucun cas donner la grippe à quelqu’un qui n’a pas déjà été contaminé par le virus.
    Les vaccins contre la grippe “mexicaine” sont fabriqués exactement de la même façon que les vaccins contre la grippe “saisonnière” si ce n’est que l’ARN correspondant est différent.Ils contiennent des virions fragmentés ou des antigènes de surface, et, à priori, leur efficacité et leur tolérance sont comparables.
    Dans la grippe saisonnière, chaque année au mois de février, l’OMS sélectionne 3 souches ( de de type A et une de type B), qui semblent devoir être les principales responsables des grippes de la saison à venir (novembre à mars dans l’hémisphère nord ).
    Les virus de la grippe saisonnière sont collectés par 110 sites de surveillance répartis dans le monde entier.
Les souches pour l’hémisphère sud sont choisies en septembre.
    Dans le cas de la grippe mexicaine, la souche est unique et a été prélevée sur des malades avérés de cette grippe.
,    Certains vaccins reçoivent en outre des “adjuvants” qui sont des produits destinés à exciter nos défenses immunitaires ou pour le conserver quand l’utilisation estn’est pas à court terme. Certains de ces produits ont déclenché une polémique et j’en parlerai plus loin.
    Le vaccin Pasteur-Sanofi français ne contient pas d’adjuvant.

    On a maintenant un recul de plus de 20 ans sur la vaccination anti grippe “saisonnière”. Le vaccin reste le meilleur moyen d’éviter la grippe.
    On a pu ainsi réduire sensiblement le nombre de décès dus à la grippe (2500 décès contre 18 à 33 000 avant la vaccination).
Parmi les plus de 65 ans, 65% sont vaccinés, mais les personnes vulnérables restent insuffisamment vaccinées (moins de 40%) ;
ainsi que les professionnels de santé (Seulement 2 à 25%).
    L’efficacité est de 70 à 90% chez des adultes en bon état général lorsque le vaccin est bien adapté aux souches circulantes.
Chez les sujets plus âgés, il est moins efficace, mais il réduit significativement les complications, les hospitalisations, et la mortalité.
    Les contre-indications absolues sont l’hypersensibilité à l’œuf, aux protéines de poulet ou à l’un des composants du vaccin, les infections aiguës et la fièvre.On ne recommande pas officiellement la vaccination chez la femme enceinte contrairement aux USA.
On peut vacciner la femme qui allaite. Les recommandations chez les patients séropositifs sont les mêmes que pour la population générale.
    Le vaccin ne procure une protection que 15 jours après l’injection.
    A priori le vaccin contre la grippe mexicaine devrait être aussi efficace que les autres, mais ce n’est pas une certitude absolue (sur le mécanisme de coupure de l’ARN en éléments efficaces pour produire des antuicorps), et c’est pour cela que l’on ne savait pas avant essais s’il y aurait une ou deux injections. Des essais d'efficacité sont en cours.
Il semble que pour le vaccin Sanofi, une seule injection suffira.
   
    Des rumeurs diverses ont circulé sur les effets secondaires des vaccins, rumeurs infondées pour la plupart, et dans d’autres cas reposant sur d’autres vaccins notamment fabriqués avant 1980 avec des méthodes de purification beaucoup moins performantes qu’aujourd’hui.
    En ce qui concerne le vaccin saisonniers, on n’a pas contaté de’effet secondaires importants. Les chinois qui ont pratiqué une vaccination de masse font état d’un cas important pour un million de vaccinés, mais par contre un peu moins de 1/10 000 petites réactions de légère inflammation locale au niveau de l’injection qui disparait en quelques heures.   
    Personnellement je me fais vacciner contre la grippe depuis 15 ans et  je me porte bien, sans grippe saisonnière !

    La critique la plus importante porte sur les adjuvants : et notamment  les sels de mercure, le squalène et l’hydroxyde d’alumine.
    Une remarque générale d’abord qui ne concerne pas que ce vaccin, mais de nombreuses rumeurs, notamment concernant des produits cancérigènes.
    Tous les produits sans exception sont nocifs (on faisait mourir les gens au Moyen Age en leur ingurgitant 40 litres d’eau ! ) Mais ces toxicités dépendent de la quantité présente (en général par rapport au poids de la personne, donc en mg ou μg par kg). Mais lorsque les quantités présentes sont infimes par rapport aux doses dangereuses, il n’y a pas danger.
    On utilise régulièrement en médecine des poisons à des doses très inférieures aux doses dangereuses (morphine, digitaline...)

    C’est ce qui se passe pour le thiomersal, (désinfectant et conservateur), qui comporte un éthyl-mercure-thiosalicylate de sodium. Or il est connu que les dérivés du mercure sont dangereux. (des exposition au méthylmercure en milieu industriel ont provoqué des atteintes neurologiques au Japon). Oui mais tout dépend de la dose.
    Les études ont montré qu’il fallait des doses alimentaires de l’ordre du mg par kg de poids et par semaine pour aboutir à ces maladies, et  la norme OMS est fixée, beaucoup plus bas,  à une dose inférieure à 200 μg par semaine.
    La quantité unique dans un vaccin est de 30 μg de thiomersal environ, ce qui est sans danger, le seul effet secondaire pouvant être une réaction cutanée inflammatoire au point d'injection dans les 48-72 h après une vaccination  et persistant quelques jours,
    Le thiomersal est d’ailleurs utilisé depuis des années notamment dans des gouttes ophtalmiques et dans de nombreux autres vaccins.

    Le squalène est utilisé couramment aux Etats Unis.  
C’est un produit présent dans notre corps, que l’on trouve dans l’huile d’olive et dans certains poissons et il semble avoir une action bénéfique comme anti-oxydan, mais il semblerait qu'à la suite de l’injection de squalène, le système immunitaire risque de supprimer dans notre organisme ce “bon” squalène.
    Ce produit présent dans les vaccins anti-charbon injectés aux GI dans la guerre du Golfe a été accusé d’être en partie à l’origine des syndromes constatés chez certains soldats, mais la lecture des raports laisse perplexe car il y a certes des corrélation, mais pas d’explication de cause à effet, et nombreuses sont les causes possibles de ces syndromes. La nocivité du squalène n'est pas avérée.
    Difficile d’avoir une idée précise sur l’action de ce produit et dans le doute, il vaut mieux choisir d’autres vaccins, ne contenant pas de squalène, notamment chez les personnes atteintes d’une maladie auto-immune.

    L’hydroxyde d’aluminium est un adjuvant de vaccins destiné à stimuler la réponse immunitaire. L’aluminium est présent dans 25 vaccins couramment utilisés en France, dont les vaccins diphtérie, tétanos, polio, ainsi hépatites A et B
    Une nouvelle maladie, la myofasciite à macrophages (MFM) liée à l’aluminium vaccinal, a été isolée en 1998. Se manifestant essentiellement par des douleurs articulaires et neuro-musculaires ainsi que de la fatigue chronique. Le Comité Consultatif pour la Sécurité des vaccins de l’OMS ' a conclu un lien de causalité très probable entre l’administration d’un vaccin contenant de l’hydroxyde d’aluminium et la présence de cette maladie. En outre l’hydroxyde d’aluminium est soupçonné, à des doses lpus imporatnates, d’engendrerdes troubles neurologiue
    Il y a près de 20 ans, alors que l’on connaissait déjà la toxicité de l’aluminium, les chercheurs de Pasteur-Vaccins avaient mis au point un adjuvant au point à base de phosphate de calcium qui pourrait remplacer l’hydroxyde d’aluminium, qui apparaît comme un produit néfaste dans les vaccins.
    Il est donc prudent de ne pas utiliser des vaccins contenant de l’hydroxyde d’aluminium et du squalène, mais la question ne se posera sans doute pas en France puisque le vaccin Sanofi est dépourvu d’adjuvant de même que les vaccins contre la grippe mexicaine, fabriqués aux USA.   

    Certains articles font état du risque de syndrome de Guillain-Barré, maladie neurologique assez rare. qui aurait un lien avec des ADN à double brins comme ceux du virus de grippe.
    En France, 2,8 cas sont diagnostiqués chaque année sur 100.000 personnes. Dans plus de deux tiers des cas, elle est contractée à la suite d'infection par un virus, tel qu'un rhume ou une grippe. Lors d'une épidémie de grippe dans les années 1970 aux États-Unis, où 45 millions de personnes avaient été vaccinées, 500 cas de ce syndrome avaient été diagnostiqués. Mais le lien avec le vaccin en question n'a jamais été prouvé et il semble que le risque de contracter ce syndrome est plus lié à la grippe elle-même qu'aux vaccins". Selon l'OMS, il y aurait 4 à 7 cas sur 100.000 grippés. Et s'il existe un risque lié au vaccin, il serait proche d'un cas sur un million de vaccinés.

    J’espère que ces deux articles répondent aux questions qui m’ont été posées sauf celle-ci : faut il se faire vacciner.?
    Je pense que c’est une question personnelle d’appréciation du risque.
    En ce qui me concerne, je me fais vacciner la semaine prochaine, comme tous les ans contre la grippe saisonnière et je pense que dans un mois, si les personnes prioritaires ont été vaccinées, je me ferai aussi vacciner contre la grippe mexicaine, car je pense que le risque d’effets secondaires est minime vis à vis du risues de maladie, le vaccin étant en outre le meilleur moyen pour que a grippe ne se propage pas.
    Et j’avoue que cela ne me panique pas du tout   lool

     Deux mots des anti-virus contre la grippe, et notamment le Tamiflu dont on parle beaucoup.
     Ce produit bloque l'action de la neuromidase et empêche donc la contamination des cellules par le virus. Il ne paraît pas avoir d'effet secondaire significatif (sauf allergies).
     Par contre son efficacité est limitée car il est peu efficace en prévention (pendant quelques jours seulement) et ne peut donc servir que de façon très temporaire pour éviter la contamination par un malade, mais celle-ci a de fortes chances d'avoiir déjà eu lieu, puisqu'on est contagieux environ 24 heures avant les symptômes de grippe. A titre thérapeutique, il faut l'utiliser aavnt la multiplication des virus et donc dans les 24 à 48 heures qui suivent l'apparition des symptômes.
     Ceci est vrai pour tous les anti-virus grippaux.

Mardi 29 septembre 2009 à 8:17

Biologie, santé.

     Depuis qe l’on nous bassine avec la grippe AH1N1 à la télé, je reçois de nombreux mails qui me demandent mon avis sur lea, maladie, la prévention (n’en fait on pas trop ?) et les vaccins (comment sont ils fabriqués, sont ils dangereux, faut il se faire vacciner, différence entre le “saisonnier” et le nouveau vaccin....).
    J’ai hésité à faire des articles car je ne suis pas médecin. J’ai demandé quelques tuyaux à des chercheurs et médecins ou pharmaciens que je connais et finalement je me résouds à écrire, mais considérez cela comme un avis personnel, suite à mes contacts.

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                                          Neuramidase  î
                                                               
     <------  Hématogglutinine 


       

   Je l’ai déjà dit : c’est idiot d’appeler la grippe actuelle “grippe AH1N1” ou encore plus “grippe porcine”. Cela entraîne des tas de confusions.
    Presque toutes les grippes saisonnières sont de type A qui est une catégorie particulière de Myxovirus Influenzae et les types B et C sont rares. La plupart des grippes sont des AH1N1, (a grippe espagnole de 1918-1920, qui avait fait 20 millions de morts et un milliard de malades dans le monde), mais il y a parfois des grippes A H2N2 (la grippe asiatique de 1957 - 98 000 morts aux USA), et également des A H3N2 (la grippe de Hong Kong de 1968. - 18 000 morts en France) - il y a actuellement en Alsace autant de H3N2 que des H1N1  -.
    La grippe aviaire la plus dangereuse est  A H5N1 et peut se transmettre à un homme qui manipule les plumes des oiseaux infectés.
    Quant à la grippe porcine c’est une absurdité, car lors de l’apparirtion d’un nouveau virus qui peut se transmettre à l’homme, le virus provient des oiseaux et en général passe par un mammifère et le plus souvent par le porc avant de pouvaoir contaminer l’homme.
   
    Je ne parlerai donc que de “grippe mexicaine” et “grippe annuelle saisonnière”.
   

    Vous pouvez vous reporter aux articles que j’ai déjà écrits sur les virus.
    Un virus ne peut se reproduire qu’à l’intérieur des cellules du corps et il y injecte son matériel génétique (ADN ou ARN) qui est dupliqué et  la cellule infectée “fabrique” ainsi de nouveaux virus, d’où l’infection et la maladie.
    Dans le cas de la grippe, les virus A et B possèdent 8 segments d’ARN enfermé dans une capsule, hérissée de “spicules” qui sont des protéines.
    Celles ci sont de deux types l'hémagglutinine (protéine HA dont on connaît 19 sortes 1 à 19) et la neuraminidase (protéine NA dont on connaît 12 sortes N1 à N12. L'hémagglutinine permet au virus de s’attacher à une cellule et de pénétrer à travers sa membrane, après que la neuraminidase ait fait des “trous chimiques” dans cette membrane. La neuraminidase diminue, en outre, la viscosité du mucus respiratoire et contribue ainsi à la diffusion du virus dans l’organisme
    Un virus, et notamment le A peut “muter” c’est à dire que son ARN se transforme légèrement, mais notre immunité acquise reste partiellement valable, l’ARN n’ayant sui que des madifications mineures..
    Par contre une modification très importante de l’ARN, aussi appelée "saut antigénique", peut-être plus grave car elle est à l'origine des pandémies donnant naissance à un nouveau virus très différent de ce qui existait déjà. Il s'agit en général de changements radicaux de la structure d'un ou des deux antigènes de surface (hémagglutinine et/ou neuraminidase). L'immunité pré-existante et le vaccin préparé avec les souches précédentes ne protègent plus contre ce virus.

    Je rappelle que la transmission est surtout due aux goutelettes d'eau que notre corps expulse sous forme d'aérosols pendant la respiration, l'éternuement, la toux, l'écoulement nasal.... , ou à la contamination de nos mains par des surfaces infectées par ces goutelettes qui s’y sont déposées et ont séché (appelées “fomites”), mains que nous portons ensuite à notre bouche, notre nez ou nos yeux.
    Pour être infecté, il faut en respirer ou avaler une dose suffisante, et offrir un terrain favorable.
     Les consignes qu'on nous donne à la télé sont donc pertinentes et valables pour d'autres maladies, même si c'est un peu agaçant de les entendre aussi souvent.

    La période d'incubation du virus de la grippe dure de 24 à 48 heures. Après cette période d'incubation, les premières manifestations physiques provoquées par la maladie se font ressentir et une personne est contagieuse pendant environ 6 jours, y compris le jour qui précède le début des symptômes.
Les symptômes traduisent en fait la réaction immunitaire de notre organisme :
    - asthénie (affaiblissement, fatigue)
    - maux de tête
    - frissons
    - douleurs musculaires et articulaires
    - fièvre parfois intense (39-40°C)
et peuvent être accompagnés de congestion nasale, pharyngite, toux.
    C'est à ce moment là que les complications peuvent survenir car l'épithélium des organes respiratoires est irrité, les cellules affaiblies ou mortes. De ce fait, des agents pathogènes peuvent profiter de la brèche ouverte par le virus de la grippe pour pénétrer notre organisme et s'y développer à leur tour.
    Les cas mortels de grippes proviennent le plus généralement de déficiences respiratoires dues à des congestions pulmonaires dues à des bactéries.Dans ce cas seulement des antibiotiques peuvent être indiqués.
    Le rétablissement est complet chez la plupart des sujets en une à deux semaines.

    Dans le cas de la “grippe mexicaine”,  on a affaire à un virus A H1N1, mais dont les caractéristiques sont très différentes des virus A H1N1 saisonniers.
    Nos défenses immunitaires acquises au cours des années ne nous protègent donc pas. Les personnes âgées qui ont connu davantage de sortes de virus sont paradoxalement et contrairement mieux protégées que les personnes jeunes, encore qu’on ne sache pas encore, vu le faible nombre de cas, si cette affirmation est avérée. (elles ont peut être été moins contaminées parce qu’elles ne travaillent plus, sortent moins et sont donc moins confrontées aux autres personnes !!).
    Habituellement face à la grippe saisonnière on considérait que les personnes les plus sensibles étaient :
        • les nouveau-nés
        • les personnes âgées de plus de 75 ans
     et les personnes souffrant de :
        • immunodépression
        • insuffisance cardiaque
        • insuffisance respiratoire
        • bronchite chronique
        • asthme
        • diabète
        • malformation cardiaque
        • mucoviscidose
        • myopathie
        • maladies dégénératives neuromusculaires ...
    Les complications sont plus fréquentes chez les personnes fragiles et les fumeurs.    ....

    Actuellement ce virus ne paraît pas plus contaminant que les virus habituels et il ne serait guère plus virulent.
    Mais il faut bien voir que la pandémie est actuellement minime.

AU 1er août l’OMS annonçait 134 500 personnes contaminées et 816 morts, à comparer tous les ans à 2500 morts en France, (contre 33 000 avant la vaccination des personnes âgées il y a 20 ans), 36 000 aux USA et plus de 300 000 dans le monde pour la grippe saisonnière et plus de 50 millions de malades.
    De plus il n’est évident déjà de savoir s’il s’agit d’une grippe ou d’une grosse rhinopharyngite, mais savoir quelle est la souche de virus nécessite une analyse d’ARN longue et coûteuse qu’on pratique rarement, donc impossible la plupart du temps de différencier virus de grippe “méxicaine”  et “saisonnière”.
    Cela dit certes la grippe mexicaine est actuellement une “toute petite gripette” dont on nous rebats les oreilles, ce qui nous fait penser à autre chose qu’a la crise et au chômage, mais il est vrai que si sa propagation devient importante, elle est tout à coup exponentielle et donc il faut effectivement prendre des précautions pour éviter une pandémie qui pourrait se produire, mais heureusement elle n’est pas là actuellement.
    Se laver les mains souvent, éviter d’éternuer ou de tousser à la figure des gens, aller consulter le médecins si on a des symptômes douteux sont des précautions sages et utiles (d’ailleurs valables pour toute infection microbienne, virale ou bactérienne).

    Mais à force d’en parler, on inquiète exagérément les gens - ou au contraire on les démotive comme dans la fable du berger et du loup -, on déclenche des polémiques inutiles et les chiffres et les informations les plus.farfelues circulent.

 
   Demain je parlerai des vaccins et des anti-virus.

Lundi 28 septembre 2009 à 8:23

Animaux

     Je n’aime pas les corridas, je trouve que c'est cruel de tuer ainsi des taureaux qui n'ont aucune chance dans l'arène, et je touve idiot de risquer des accidents en allant défier des vaches affolées qu’on a lâchées dans les rues d’une ville.

    Mais j’ai tout de même souri en regardant ces photos de corridas sur internet :

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“Idiot, tu crois que je ne vois pas !!”








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L’art de décider une vache à se baigner







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Attention aux coupures d’électricité, EDF ne sera pas contente !

Dimanche 27 septembre 2009 à 8:23

Ecologie, Changement climatique

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                Un transport vraiment écologique



    J’avais dit que je considérais que la ”taxe carbone” était une solution de facilité de gens sans imagination et qui n’avait pour but que de faire rentrer de l’argent sous couvert d’une mesure dite écologique plutôt qu’un impôt impopulaire,  ainsi que d’attirer les votes d’écologistes peu réfléchis, et qu’elle ne serait d’aucune utilité  en matière de réduction de nos émissions de CO2.
    Quant au dispositif de remboursement, hâtivement annoncé par suite de l’impopularité de la taxe, il est d’une telle complication et tellement arbitraire, qu’on se rend compte qu’il n’a jamais été étudié sérieusement, bien que venant à point nommé en période pré-électorale, et il sera complexe à mettre en oeuvre.
    Je confirme mon opinion à ce sujet.

    Mais que pourrait on faire de plus efficace?

    Au niveau de la production électrique nous sommes les plus écologiques dans le monde avec 95% de nucléaire et d’hydraulique.. Encore faudrait il le rester.
    Au lieu de perdre son temps à faire des éoliennes hors de prix et au mauvais rendement qui nécessiteraient des centrales fossiles pour suppléer à leur arrêt en cas de calme atmosphérioque, le gouvernement actuel aurait mieux fait de faire contruire 5 réacteurs EPR au lieu d’un et de relancer Superphénix dont l’arrêt par le gouvernement Jospin a fait perdre les 15 ans d’avance que la France avait en matière d’étude de réacteurs surgénérateurs.

    Au niveau du bâtiment il faut certes laisser les architectes faire des études de maisons à “consommation zéro”, mais ce ne sont pas les quelques réalisation hors de prix qui feront gagner grand chose au plan global.
    Au lieu de subventionner avec l’argent de nos impôts ces réalisations pour riches (qui n’ont pas besoin d’être aidés) on ferait mieux par contre, de subventionner  davantage la rénovation au plan isolation des logements anciens (changement des fenêtres et isolation des murs et des toits).
    Au lieu de subventionner l’installation de photovoltaïque dans l’industrie, horriblement cher et de mauvais rendement, en remboursant le kw de coût prohibitif, il vaudrait beaucoup mieux aider l’installation dans les maisons individuelles et dans certains immeubles de capteurs solaires thermiques (des tuyaux dans lesquels le soleil chauffe l’eau d’un ballon classique de chauffe eau) et celle de pompes à chaleur ou de réseaux de récupération de la chaleur du sol.

    Au niveau des transports,  au lieu de finacer la production de biocarburants, et donner de l’argent aux industries automobiles sans contrepartie, (et aux banques qui mettent cet argent dans leurs bénéfices), il serait bien plus utile de les aider à mettre en circulation rapidement des automobiles, camions, bus électriques, utilisables dans les villes où le kilométrage effectué journellement est faible, et de constituer progressivement un réseau de bornes de recharge rapide dans les stations services de routes et autoroutes. (avec une autonomie de 250 km et une recharge en 20 minutes, l’auto électrique serait utilisable partout. On peut espérer cette performance en quelques années si on y met les moyens en matière de recherche technique).
    Améliorer davantage les transports en commun et surtout le frêt ferroviaire serait  également nécessaire.

    Enfin on ne peut résoudre ce problème de l’énergie que par un effort important de recherches et c’est un des rôles de l’Etat de prévoir et financer dans ce domaine. Même si la France n'est pas concernée, on peut coopérer à la recherche sur le stockage du CO2 des centrales à combustible fossile.

    Au plan politique j’ai déjà dit seul un accord ambitieux entre les USA, la Chine, l’Inde, la Russie et l’Europe peut sauver le climat, en faisant des efforts communs de réduction d’émission de CO2, puis en négociant ensuite avec les autres pays. (on ne peut négocier avec eux si on ne montre pas l’exemple !).
   

    Mais je suis d’accord vec Paskale et Maud, il y a des problèmes autres tout aussi important pour la planète notamment l’eau et la nourriture, la pauvreté  ou certains problèmes de santé (sida par exemple) qui nécessitent qu’on se mette d’accord sur les actions à mener.
    Sans être aussi pessimiste que Maud sur les conséquences de l’augmentation de population car j’ai une certaine confiance dans l’imagination des chercheurs, je partage quand même en grande partie l’avis donné dans un de ses commentaires :
    “....Je pense que la seule "réorientation" des sources d'énergie vers des sources moins "polluantes" n'est qu'un palliatif aux problèmes que posera la surpopulation dans 2 ou 3 générations.
    Je pense qu'on n'échappera pas :
- à des projets visant à limiter drastiquement l'augmentation de la population mondiale (ce que seule la Chine a eu le courage de faire)
- à une baisse obligatoire de la production humaine et donc du besoin effréné de vouloir cumuler toujours plus...
... malheureusement, ce sont là 2 objectifs qui vont contre la conception humaine du bonheur.
    ....Il y a actuellement au bas mot 1/3 de la population mondiale qui vit déjà cette "sobriété" sous forme de misère et malnutrition et meurt par manque de soin. Avant la sobriété (qui s'imposera de toute manière), sans doute faudrait-il parler d'abord de partage....”

   
    Je suis d’accord sauf sur le mot “production” que je remplacerais par “consommation” et je conclurais en disant que seules une meilleure vision politique et un important effort de recherche peut sortir le monde d’affaire.

Samedi 26 septembre 2009 à 10:43

Ecologie, Changement climatique

     Après des exposés que j’ai essayé de faire, le plus impartialement possible, en fournissant des chiffres, je voudrais aujourd’hui résumer mon opinion personnelle sur la lutte contre le changement climatique.
    Demain je contuinuerai en indiquant les mesures que je trouverais plus utiles que la “taxe carbone “ et pourquoi.


    D’abord vous l’avez vu dans mes articles sur le climat, je suis persuadé  que les émisssions de gaz à effet de serre dues à l’homme, sont nocives pour le climat et, même s’il n’y a pas un grand bouleversement pour la France, qu’elles sont catastrophiques pour les pôles et certains pays, d’Asie notamment, dans lesquels il y a beaucoup de terres à quelques mètres seulement au dessus du niveau des mers.

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    En 2007, les quatre plus gros responsables d’émissions de CO2 dans le monde étaient déjà les USA, la Chine, la Russie et l’Inde.
La Chine a dépassé aujourd’hui les USA et l’Inde augmente beaucoup ses émissions.


La France au contraire est un des pays les moins pollueurs, notamment comme le montre le deuxième graphique, en matière de production d’électricité. les trois meilleurs dans ce domaine étant la France, la Suède et le Canada.
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    Certes ce n’est pas une raison pour ne pas montrer l’exemple et faire nous mêmes un effort, mais il ne faut pas que les médias fassent croire que l’effort de la France sauvera le monde.
    Seul un accord ambitieux entre les USA, la Chine, l’Inde, la Russie et l’Europe peut sauver le climat, et pour le moment on ne voit pas encore cette issue purement d’ordre politique.

    Je vous ai par ailleurs montré que les ressources de pétrole s’épuisent à l’horizon 2050, celles de gaz à l’horizon 2100 et celles de charbon vers 2200, alors que l’uranium 235 peut être fertilisé et peut donc, avec le thorium 232, servir de combustible nucléaire pendant des milliers d’années.
    Il est donc temps que la science et la technique fassent preuve d’imagination pour nous sortir de cette situation de pénurie.

    Actuellement la production d’énergie est dans le monde, due à 70% à la combustion des combustibles fossiles carbonés et donc génératrice de CO2.
    Les énergies dites renouvelables, hors nucléaire et hydraulique ne représentent que 2%.
    Il est certain qu’il faut diminuer la part de l’utilisation des combustibles fossiles, à la fois pour des raisons d’émission de CO2 et de tarissement des ressources, mais vu les besoins en énergie, qui de plus, vont doubler d’ici la fin du siècle, cela ne pourra se faire que lentement grâce à un gros effort utilisant toutes les méthodes de production d’énergie.

    Cela dit, les méthodes doivent être différentes selon les pays car leur situation n’est pas comparable, tant au plan des ressources que de la production d'énergie actuelle et de la géographie et les mêmes méthodes ne sont pas efficaces partout.

    En ce qui concerne la production d’électricité et sa distribution à tous les usagers, seule l’énergie nucléaire et l’hydraulique peuvent remplacer les combustibles fossiles sans production de CO2 pour assurer une production suffisante en quantité.
    La sureté actuelle des réacteurs occidentaux rend impossible tout accident grave (type Tchernobyl) et le nucléaire est actuellement l’industrie la plus sûre en occident. Le problème des déchets, très peu abondants, est bien maîtrisé, beaucoup mieux que celui de l’industrie chimique, et une partie des déchets pourra être transformée dans les réacteurs de quatrième génération.
     L’éolien et le solaire photovoltaïque demandent un stockage de l’énergie cher et qu’on ne sait pas faire, car vent et soleil sont intermittents et sont actuellement des énergie très onéreuses. Pour remplacer une seule centrale nucléaire future, il faut plusieurs centaines d’éoliennes et des milliers d’hectares de photovoltaÏque.
    L’éolien n’est rentable qu’en mer et dans des îles et le photovoltaïque dans les déserts ou à titre transitoire dans quelques pays comme le Danemark qui ne disposent que de centrales thermiques carbonées et ont un régime de vents relativement stable..
    La géothermie et l’énergie des océans devraient être étudiées pour le long terme
    L’énergie nucléaire de fusion de l’hydrogène est certainement une énergie d’avenir, mais la maîtrise de cette énergie à très haute température (des millions de degrés) n’est pas envisageable dans notre siècle actuel.

    Par contre au niveau du logement individuel et collectif, la solution non polluante du chauffage électrique peut être considérablement aidé par le solaire thermique au niveau de la production d’eau chaude. Le photovoltaïque sera peut être moins cher avec une nouvelle génération de cellules, mais pas avant 2030.
    Des pays ayant des forêts en grande quantité peuvent à titre transitoire utiliser le bois, mais la déforestation prive d’une source précieuse d’absorption du CO2.
    Mais surtout une quantité notable d’énergie pourrait être économisée par une meilleure isolation des logements anciens déjà existants et évidemment de ceux que l’on construit.
    La géothermie peut être localement une solution très rentable.

    En ce qui concerne le transport, le remplacement du pétrole est urgent et les biocarburants ne peuvent être qu’une solution de transition, peu intéressante qui entre en compétition avec la production alimentaire.
    La seule solution des transports terrestres est la voiture électrique,
mais elle se heurte au problème des batteries qui a toutefois fait de grands progrès. La voiture à hydrogène se heurte au problème de la production en grandeas quantités, de la sécurité et du poids du stockage de ce combustible explosif et à la mise au point des piles à combustibles. Une solution rentable n’est guère possible avant 2050.

    Enfin il faut attirer l’attention sur les possibilités d’économies, notamment en évitant de conserver en fonctionnement ou en veille, des appareils inutilisés et plus généralement en récupérant et en utilisant ou recyclant nos déchets dans des conditions relativement écologiques.

 
    Demain je vous donnerai mon opinion sur la taxe carbone et les mesures que j'aurais trouvées preférables
   

Vendredi 25 septembre 2009 à 8:18

Actualité


    Dans le contexte actuel de matraquage médiatique sur la grippe mexicaine (dénommée de façon absurde AH1N1), j’ai trouvé reposante l’information suivante parue dans le journal suisse Le Temps, mais que je me suis permis de modifier légèrement.
  
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/japonica.jpg      La Suisse doit faire face à un nouvel envahisseur, le moustique asiatique “Aedes japonicus”.
    Fin août dernier, près de Lenzburg, des gens se sont plaints de moustiques particulièrement agressifs, et une recherche systématique a permis de trouver des spécimens dans 51 cantons suisses et même en Allemagne.
    Originaire du Japon, de Chine et de Corée, l'insecte s'est déjà
répandu aux Etats-Unis et au Canada, ainsi qu'en France et en Belgique.
    En France, il a été éradiqué.
    Les moustiques aiment voyager avec les pneus, chauds, humides et stockés à l'extérieur, comme ceux des avions ou des camions. Mais ce ne serait pas le cas cette fois-ci. Après examen des environs des aéroports, il ne semble pas non plus qu'il soit arrivé par les airs. En fait, il peut être venu avec n'importe quel container de marchandises".

    Ce moustique très beau mais qui n’a pas les yeux bridés, ressemble, comme vous pouvez le voir sur cette photo,  à l’Aedès Eyptus, vecteur du paludisme et du chikungunya. et les scientifiques s'inquiètent, car l'animal pourrait devenir un nouveau vecteur de virus
    L'Aedes japonicus présente la particularité de piquer aussi bien les êtres humains que les oiseaux, alors que ses congénères ne mangent en général qu'à l'un des deux râteliers, Il est, entre autres, susceptible de transmettre à l'homme le virus du Nil occidental, fièvre dont le virus est apparenté à ceux de la fièvre jaune, de la dengue et de la fièvre japonaise.
    En France, il y a eu des oiseaux infectés par ce virus en Camargue, ce qui explique la prompte réaction des autorités.françaises, qui étaient préoccupées par une possibilité de transmission de la grippe aviaire.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/aedesalbopictus.jpg    
Les autorités fédérales soutiennent un programme d'élimination de ce virus et d'une autre espèce, l'Aedes albopictus, ou moustique-tigre, présent dans le canton du Tessin et dans le nord de l'Italie, où il a transmis le virus du chikungunya en 2007.
    Ils vont peut être entraîner de jeunes Guillaume Tell pour les chasser avec des arcs et des flèches : c’est silencieux et écologique.
    Les gouvernements qui veulent lutter contre les transferts illégaux d’argent et les paradis fiscaux devraient enfermer quelques moustiques dans les coffres des banques suisses !
   


Jeudi 24 septembre 2009 à 18:22

Animaux

Je lis pas mal d’articles médicaux, notamment sur le fonctionnement du cerveau. Mais mon anglais est loin d’être bon et si je comprneds à peu près les articles techniques, les subtilités et les détails précis ne sont pas toujours perçus.
    Alors je préfère évidemment les documents français, belges et canadiens , car il y a toujours un exemplaire du compte-rendu de recherche en français que je lis plutôt que celui en anglais.
    Les canadiens et notamment l’université Mc’Gill,  chère au coeur de Maud, font de remarquables études sur le cerveau.

    L’université de Laval au Canada a élevé un perroquet du doux nom d'Aristote pour étudier s’il y avait un lien entre ce que disent ces volatiles et la signification du mot et de ce qu’il représente d’action et de pensée.
    D'abord, le chercheur, maitre d'Aristote, lui a appris la signification de certains mots, tels que “gratte” ou “cacahuète”. Le perroquet a ensuite appris à associer le verbe “donner” à ces mots, pour obtenir les gratifications correspondantes
    Le perroquet avait donc appris à obtenir des cacahuettes ou à se faire gratter (caresser serait plus mignon !) en disant :“Donne gratte” ou “Donne cacahuète”.
    Puis un jour, le maître, pendant qu'il le grattait, lui dit : “Bon”. Dès lors, Aristote associa le fait d'être gratté au mot bon, et déclara : “Gratte bon”.
Mais on pouvait  penser qu'il avait appris cette expression par simple association, du fait que son maître avait prononcé le mot “bon” au moment où il le grattait.
http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/majongh0.jpg
     Mais un jour Arisiote, goûtant pour la première fois une cuillerée de yaourt, (avec bifidus ? le compte-rendu de recherche ne le dit pas !) annonça de lui-même : “Yaourt bon”.
    Révolution dans l’université : le perroquet Aristote avait associé le qualificatif “bon” à un nouvel aliment qui lui procurait du plaisir. C'était la preuve qu'il avait compris que le terme “bon” sert à exprimer le plaisir, indépendamment de sa cause. C’était un perroquet philosophe, et bien que n’étant pas grec, il méritait son patronyme.

Donc les animaux peuvent ressentir du plaisir, mais aussi en avoir conscience. Wouah !!!

    Personnellement je n’en doutais pas : j’ai eu un chien York qui venait gratter mes jambes pour avoir un petit bout de foie gras et qui aimait les pétoncles farcis en Bretagne. Mais il ne parlait pas hélas !
    Les recherches en psychologie montrent que la capacité d'exprimer ses émotions positives est une des clés pour vivre plus heureux.
    Dommage que les humains comprennent cela moins bien que les perroquets tel Aristote. !


     L’étude et ses résultats que je viens de vous rapporter sont véridiques. Mon commentaire est peut être  un peu irrévérencieux.
Maud voudra bien, peut être, présenter toutes mes excuses à l’université de Laval
du Canada.

Mercredi 23 septembre 2009 à 6:34

Ecologie, Changement climatique


    Aujourd’hui je vais parler de l’habitat et des économies d’énergie car c’est un sujet dont les médias parlent de façon désordonnée, préférant le sensationnel et n’attirant pas l’attention sur les mesures utiles, qui sont plus simples et banales.

    En France, le bâtiment utilise 43% de l’énergie primaire et contribue à hauteur de 21% aux  émissions de gaz à effet de serre. Environ 1/3 concerne le secteur industriel et tertiaire et 2/3 le résidentiel (1/3 en immeubles collectifs et 2/3 en maisons individuelles).
    Il y a en France environ 30 millions de logements et chaque année il s’en construit de 300 000 à 400 000, et donc la durée du renouvellement duparc immobilier est de l’ordre du siècle. Il est  donc  très  important  de  le rénover au plan de la consommation d’énergie.
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/depense3.png
    Le graphique ci contre montre la répartition des dépenses d’énergies entre les différents postes et à titre d’exemple on a estimé en jaune la proportion qui pourrait être prise en charge par un chauffe eau solaire qui chaufferait de l’eau dans des tuyaux couvrant un peu moins de la moitié du toit

    Le chauffage est un poste très important qui dépend évidemment de l’isolation thermique du logement
    Les bâtiments construits avant 1975, consomment  en  moyenne  330  kWh/m2/an.  Ceux construits  en  respectant  la  règlementation  thermique  de l’an 2000 consomment entre 80 et 100 kWh/m2/an. On sait maintenant  construire  des bâtiments consommant  50 kWh/m2/an. 
    En ce qui concerne l’eau chaude sanitaire, la consommation est actuellement de l’ordre de 40 kw/m2/an et on sait comment réduire cette consommation à 10 dans des bâtiments neufs. Ces progrès augmentent sensiblement les coûts de l’ordre de 5 à 10%.
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/maison.jpg
    Les médias nous présentent les études certes méritoires d’architectes qui réalisent des bâtiments à “énergie nulle” qui avec des isolations très performantes, une étanchéité accrue assortie d’une aération à double flux pour que l’air sortant réchauffe l’air entrant, et des capteurs solaires sur les toitures. Les coûts supplémentaires sont actuellement de 10 à 20 %, et il existe des aides importantes financées par le contribuable.
    En fait il est bien plus important  d’améliorer  un  peu  un  grand  nombre  de  logements car  gagner  20%  en énergie sur des millions de logements  est plus efficace que de construire quelques bâtiments  à  énergie  nulle ou positive et de le faire par des méthodes n’obligeant pas les habitants à déménager pendant les travaux..

  Habitat et transports sont intimement liés. Il ne faut pas que ce que l’on gagne sur l’habitat soit annulé par des transports plus consommateurs d’énergie.  Un gain de 80 kWh/m2/an sur la consommation de l’habitat, peut être annulé si l’on doit faire 20 km de plus en voiture pour aller à son travail.
    De même le mode de transport dépend de la structure de l’habitat.
Dans un habitat de lmaisons individuelles dispersées, le véhicule individuel est moins polluant qu’un transport en commun, souvent  vide en journée car la densié de la population est trop faible. Il vaut mieux utiliser sa voiture pour aller à la gare la plus proche et prendre letrain ou le RER. On constate que c’est souvent difficile car il n’y a pas de possibilité de se garer facilement et gratuitement. La conséquence est que souvent on prend sa voiture pour parcourir l’intégralité du parcours jusqu’au lieu du travail.


    La consommation des appareilsdomestiques a subi une grande évolution  ces dernières années.
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/TICConsommationFrance2.jpg
La consommation d'électricité des ménages en France due aux appareils électroniques dédiés à l'audiovisuel (essentiellement les téléviseurs) a quasiment doublé en une décennie (zone bleue). L'informatique (en orange) a fait une brutale apparition. Au total, la consommation a très peu bougé grâce à une réduction de la consommation des lampes d'éclairage et des appareils électroménagers.    

    Le  kWh le moins cher à économiser est celui qui n’est pas productif. 
    Il  existe  des  sources  de  gaspillage  très nombreuses dans les bureaux et les ménages.
Certains appareils comme les ordinateurs ne sont pas arrêtés et de nombreux appareils  électroniques en veille, consomment  de l’énergie sans apporter aucun service. On  atteint  des  valeurs  correspondant  à  la consommation annuelle d’un réfrigérateur. Une “box internet” qui reste en permanence allumée consomme environ 8 € d’électricité par an.
    Des études sont en cours oour utiliser des composants dont la consommation en veille serait négligeable.
    Le gaspillage d’énergie dans les villes et les maisons dû à l’éclairage est également important. Une rationalisation des éclairages et l’utilisation de lampes à basse consommation devait permettre des économies considérables.

    Le  stockage  de  l’énergie  est  le  point  faible  de  la  filière énergétique. 
    A titre d’exemple, pour produire  1 kwh, il faut  70g  d’essence,  environ 25kg de batterie au plomb et faire passer sur des turbines 3 600 litres d’eau d’une hauteur de 100m .
    On sait stocker de grandes quantités d’électricité mais c’est encore très cher, volumineux et pondéreux. Le stockage de l’électricité permettrait de garder la production presque constante en s’adaptant à la consommation et d’avoir ainsi besoin de moins de moyens  de  production. 
    Le  stockage est  indispensable  pour  exploiter  convenablement  les  énergies renouvelables intermittentes, que ce soit pour le solaire photovoltaïque ou l’éolien.
    Le  stockage  de  la  chaleur  est  aussi  un  objectif important, notamment le  stockage  intersaisonnier.  Il s’agit de  stocker la chaleur l’été pour l’utiliser l’hiver. Malheureusement c’est encore très coûteux et demande des volumes considérables de stockage. Par contre le stockage de la chaleur est utilisé tous les jours dans les locaux ayant un ballon d’eau chaude où l’eau est chauffée aux heures creuses et utilisée ensuite.
    La diminution des coûts et des poids du stockage d’énergie (électrique ou chaleur) sera un grand progrès dans la maîtrise de l’énergie.

   
Après une pause demain, je concluerai sur ce problème de l’énergie et des émissions de CO2 et je donnerai mon opinion personnelle sur certaines mesures actuelles.

Mardi 22 septembre 2009 à 6:18

Ecologie, Changement climatique

     Je voudrais aujourd’hui parler des "ménages" (au sens économique du terme, chacun d’entre nous en fait partie) et des transports, puis demain de l’habitat et des économies d’énergie.
     L’ Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) estime que les émissions de CO2 d’un ménage français (en moyenne environ 16,4 tonnes de CO2 par an)  sont dues (voir camembert) :

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/menages.jpg

    - pour moitié à ses consommation propres en matière de transport et de chauffage du logement et de l’eau sanitaire (y compris les machines ménagères), qui représentent chacune 25 % environ.
    Le ménage dispose d’une réelle marge de manoeuvre pour réduire dans ses gestes quotidiens, ses consommations d’énergie et donc ses émissions de CO2 que ce soit au niveau des choix d’investissement ou au niveau des comportements d’utilisation des équipements.

    - pour moitié à des services rendus par la communauté et les entreprises  : fabrication, transport et activités liés aux produits et services
    Il est bien sûr plus difficile pour un ménage, dans ses gestes quotidiens, d’agir pour réduire les consommations d’énergie et les émissions de CO2 liées à la fabrication des produits et au transport de marchandises. Il a la possibilité cependant pour satisfaire un besoin donné, d’orienter ses choix de consommateur vers les produits les moins intensifs en énergie (du point de vue de la fabrication et du transport)


           Les Transports

    Ils ne contribuent dans le monde qu’à environ 15% des émissions de CO2 provenant des véhicules (autos et camions) utilisant essence et gazoil, des avions et des transports maritimes.
   
    En France ce pourcentage est plus important du fait que notre production d’électricité est écolugique à 95% nucléaire et hydraulique.: environ 27 % des rejets de CO2 dus aux transports.
    L a puissance installée du parc automobile est 20 fois supérieure à celle installée des centrales électriques, mais elle n’est  utilisée que 5% du temps, de telle sorte que les transports terrestres dépensent autant d’énergie que l’on consomme d’énergie électrique !!
    Les transports aériens représentent environ 12% par rapport aux transports terrestres et les transports maritimes 5%.

    Réduire les émissions des véhicules est donc un défi important pour la France, mais je ne pense pas que ce soit la taxe carbone qui le résoudra.
    Par quoi remplacer essence et diesel. ?

    Les biocarburants actuels émettent moins de CO2, mais le gain n’est pas spectaculaire et ils ont l’inconvénient d’entrer en compétition avec la biomasse alimentaire.
    C’est  la  raison  pour  laquelle  il  faut  développer  les  carburants  de  deuxième  génération  utilisant  la biomasse lignocellulosique (bois, déchets de bois, taillis, paille, etc.). En apportant de l’hydrogène, on peut doubler ou tripler le rendement à l’hectare par rapport aux biocarburants de première génération.
    Dans les pays où l’énergie électrique est produite par des centrales à combustibles fossiles, comme l’Allemagne, on réduira davantage les émissions de CO2 en utilisant des biocarburants plutôt que des voitures électriques.
    En France au contraire où notre électricité est produite sans émission de CO2, la voiture électrique est une solution très intéressante.
    Les constructeurs savent faire une voiture électrique qui est dotée de 2 à 4 moteurs électriques directement sur les axes des roues.
    J’ai conduit une telle voiture pendant un quart d'heure et c’est très facile et agréable, avec un silence étonnant.
    Mais le problème est le stockage de l’électricité : le poids, la longévité et le prix des batteries.
    Jusqu’à présent le poids de ces batteries était prohibitif (300kg) et l’autonomie de l’ordre de 100 km maximum avec des temps de recharge de plusieurs heures.
    Actuellement les nouvelles batteries Lithium-ion vont permettre des autonomies de 200 km (dans ces batteries, l’anode est en graphite et la cathode un mélange d’oxydes métalliques contenant notamment du lithium, le plus léger des métaux. L’électrolyte est un sel de lithium). La batterie se recharge en 6 heures à une prise 250V ordinaire et en 30 minutes à une borne spéciale haut débit.
      Ces batteries sont au point pour des puissances faibles;
Vous en utilisez de toutes petites dans les appareils photo-numériques et les téléphones portables. Celles des voitures posent problème car le litium s'enflamme au contact de l'eau et il faut donc des batteries parfaitement étanches pour éviter les incendies. Leur destruction pose des problèmes difficiles de sécurité; leur prix surtout est pour le moment très élevé si on recherche des autonomies importantes.
    Les constructeurs envisagent une voiture à peine plus chère que les voitures actuelles, mais les batteries seraient en location. Ils espèrent que le prix de cette location plus celui de l’électricité, serait comparable à celui actuel de l’essence consommée pour des parcours supérieurs à 1000 km/ mois.
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/250x188IMG7454.jpg
    Peugeot pense lancer une voiture du doux nom de  “Ion” en 2011, qui serait de la taille d’une 206, d’une vitesse de pointe de 130 km/h et d’une autonomie de 120 km. Le prix n’est pas connu mais les estimations semblent très chères 30 000 €.
    Ces prix baisseront mais dans un premier temps ces voitures seront réservées aux flottes d’entreprise et administrations pour des usages urbains. De toutes façon l’autonomie limite pour le moment l’usage de ces voitures à la ville.
 
    Un autre problème dont on ne parle pas : les ressources en lithium seront elles suffisantes.?
    Mais des batteries “zinc-air” sont à l’étude, mais plus lourdes.

 
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/Toyotaprius.jpg
   La voiture “hybride” est une voiture qui possède à la fois un moteur électrique et une batterie, plus un moteur classique à essence qui lié à un alternateur peut alimenter le moteur électrique et recharger la betterie.
    La voiture peut rouler en mode électrique en ville et en mode essence sur route. Ce sera sans doute une voiture de transition pour ceux qui font de la route, mais les prix annoncés sont prohibitifs.
    D’autres modèles utilisent les deux énergies et les deux moteurs en parallèle, la batterie étant chargée lors des décélérations et freinages.
    La consommation est diminuée de 10 à 50% selon les parcours.
Toyota commercialise déjà une telle voiture la “Prius” dont le prix est de l’ordre de 28 000 €.

    Les véhicules à hydrogène sont sûrement les véhicules de l’avenir, mais pour le milieu du siècle.
Consommant de l’hydrogène, ils ne produisent pas de CO2 mais de la vapeur d’eau, mais il y a encore beaucoup de points à étudier.
    L’hydrogène pèse mille fois moins que l’essence. Des réservoirs sous haute pression sont difficiles à mettre au point sur le plan de la sécurité et restent lourds et volumineux. Il faut environ 1 kg de H2 pour parcourir 100 km avec une voiture à pile à combustible. Embarquer
5 kg de H2 pour avoir une autonomie de 500km nécessite un réservoir de forme géométrique simple, pour  résister  aux  contraintes, d’environ  80 litres  si  l’hydrog…ène  est  comprimé  à  800  bars. Des études de stockage sous forme d’hydrures sont en cours
    Il faudrait alors pour alimenter tout les transports, une énorme quantité d’hydrogène qu’on ne sait pas produire. La meilleure solution qui serait l’électrolyse de l’eau, exigerait pour cette seule production 60 réacteurs nucléaires ou 120 000 éoliennes !! (ceci montre au passage que l'éolienne n'est une solution intéressante que dans un nombre de cas très restreints et pas en France métropolitaine).
    Les moteurs actuels peuvent utiliser l’hydrogène, mais devraient être réétudiés. On pense utiliser des piles à combustibles qui fourniraient de l’électricité à deux moteurs électriques sur les roues. Mais les piles à combustible ne sont pas au point et sont hors de prix pour le moment.
    La voiture à hydrogène ne verra pas le jour avant 2050 !
    L’hydrogène aura d’ailleurs beaucoup d’autres usages chimiques.

      Demain je vous parlerai de l’habitat et des économies d’énergie.



   

Lundi 21 septembre 2009 à 8:21

Divers

     Il me faut un peu de temps pour écrire mes articles suivants sur l’énergie, alors aujourd’hui,  je “me fais aider”.
    J’ai lu dans “Courrier International” cet article, qui m’a beaucoup plu et que je vous transcris intégralement :

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux1/pigeon-copie-1.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/internet.jpg



















    “...Dépassé l’ADSL !. Rien ne vaut un pigeon voyageur. !
    Lassé de la lenteur de l'opérateur national, une société sud-africaine a     comparé le transfert de données par Internet et par volatile :
    Winston le pigeon, une carte mémoire de 4 Go fixée à la patte, a mis une heure et 8 minutes pour parcourir les 67 kilomètres séparant deux filiales de l'entreprise, auxquelles il faut rajouter 2 minutes de chargement.. Dans le même temps, seulement 4 % des données avaient été transmises par Internet, rapporte le “Mail Guardian”.
    Téléchargement compris, le transfert des données a pris 2 heures, 6 minutes et 57 secondes.
    Sur des distances pouvant être couvertes par un pigeon, le messager aîlé est toujours gagnant, calcule Boirig Boing, puisqu'il peut porter jusqu'à 48 grammes, soit le poids de 23 cartes SD de 64 Gb soit 6 Go.
    Mais le pigeon le plus performant serait bien en peine de transférer fût- ce un seul bit d'information entre Le Cap et NewYork. Le débit devrait s'amélîorer lorsque le nouveau câble sous-,marin en fibre optique, long de 17.000 kilomètres, reliant l'Afrique du Sud et de l'Est à d'autres réseaux, sera opérationnel. “


    Heureusement on est mieux équipé en France. Mon ADSL aurait mis à peu près le même temps que le pigeon !

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