Samedi 31 octobre 2009 à 8:35

Notre cerveau : émotions

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    Je suppose que vous avez identifié la nature de vos émotions et que vous en avez compris les causes et les conséquences.
    Il faut alors les exprimer, car cela permet de mieux les contrôler ensuite.

     Mais ce n’est pas facile de rendre compte de ce que l'on ressent, sans que ces mêmes émotions ne troublent votre discours.
    On peut exprimer ses émotions oralement ou par écrit mais souvent la présence d’une tierce personne que l’on connaît (et dont on a peur du jugement), vous empêche de le faire de façon exacte et complète, car les émotions sont parfois difficiles à exprimer d'une manière socialement acceptable.
    Il est donc plus facile de le faire par écrit soit dans un journal intime ou dans un blog, soit comme cela se passe entre mes correspondant(e)s et moi, parce que je ne rencontrerai pas leur famille ou leurs amis, et que je ne les juge jamais et que je les écoute sans critiquer.
    Lorsqu’il s’agit d’émotions provoquées par une personne, il arrive qu’on ne parvienne pas à expliciter ce que l’on ressent pour autrui, ou qu’on le fasse d'une façon inadaptée. C’est souvent ce qui arrive en amour lors de problèmes avec celui qu’on aime et le plus souvent de malentendus, parce qu’on n’a pas réussi à se parler.

    Dans la plupart des cas exprimer ses émotions est un exercice bénéfique.
    Lorsqu'il s'agit d'émotions négatives, telles la peur ou la colère, l'expression peut être un moyen de réduire l'impact négatif de ces pensées et de leurs manifestations 
    Matthew Lieberman, de l'Université de Californie, a montré en 2007, que le fait d’exprimer une émotion calmement diminue l'activité des centres amygdaliens, (à l’origine de la peur, la colère et l'anxiété
.    L’expression de l'émotion peut servir à clarifier des situations conflictuelles ou ambiguës.
    Si votre petit ami a trop regardé d’autres filles lors d'une soirée, et que vous sous sentez bafouée et la colère monter en vous, si, lorsque vous êtes de nouveau seule avec lui, vous exprimez vos sentiments en analysant les choses posément, en choisissant des mots précis, le plus souvent, cette mise à plat désamorce les tensions et permet à l'autre de s'expliquer, voire de s'excuser.
    Dans des cas simples de rupture ou de chagrin d’amour, souvent le seul fait que mes “guenons” me confient leur malheur et que l’on discute posément et logiquement, en essayant de se débarasser des émotions pour faire place à la raison, suffit à ce que ma correspondante se sente déjà mieux et commence à tourner la page.
    Dasn des cas plus graves de gros traumatisme, faire l’effort douloureux de le raconter  soulage l’inconscient et je peux alors aborder avec ma correspondante, un examen rationnel de sa situation de ses causes et par là une analyse de ses émotions.

    Autre point positif de l'expression des émotions : le partage social des émotions.
    Selon le psychologue Bernard Rimé, de l'Université belge de Louvain, 80 % des personnes vivant un épisode émotionnel fort, éprouvent le besoin presque irrépressible de s'en confier à autrui, ce qui resserre les liens sociaux entre le narrateur et l'auditeur. L'émotion confiée suscite une émotion analogue chez l'auditeur : la communication est facilitée, les personnes se soutiennent et s'apprécient davantage.
    L'expression des émotions agit favorablement sur les relations sociales, au point que les personnes livrant des informations intimes les concernant, sont plus appréciées que celles qui s'en tiennent à des informations classiques.comme l’a montré une étude de l'Université de Buffalo en 1994.
    Je ne sais pas si c’est vrai pour les blogs et je me méfierais aussi d’un certain “voyeurisme”. C’est pour cela que je recommande à mes correspondantes de mettre un mot de passe sur les articles les plus intimes.

    On constate à contrario des inconvénients dans le cas des personnes qui n'arrivent pas à exprimer correctement leurs émotions, soit qu'elles n'en aient pas l'habitude, soit qu'elles cherchent délibérément à masquer ce qu'elles ressentent par pudeur excessive.        
    De plus, les normes sociales de de nos familles, et de notre société ou les usages des milieux dans lesquels nous évoluons (études, amis, profession, religion...) interdisent souvent de faire partager ses émotions.
    La rétention pour soi des émotions a généralement des effets nocifs.
    L'université Stanford a étudié les paramètres physiologiques (fréquence cardiaque, transpiration....) de personnes à qui l'on projetait un film suscitant du dégoût, et qui devaient masquer leur émotion. et elle a constaté que le simple fait de dissimuler l'émotion ressentie entraînait une augmentation des paramètres physiologiques associés, comme si les effets masqués de l'émotion se trou- vaient renforcés chez le sujet.
    Les psychologues ont constaté que les personnes ayant tendance à dissimuler leurs émotions vivent moins d'émotions positives et font état de plus d'expériences émotionnellement négatives lors d'un échange verbal avec autrui.         D'autres études ont montré que le fait de cacher sa colère entraîne des troubles du sommeil chez les personnes souffrant de maladies coronariennes, et que cette « inhibition émotionnelle » prolongée peut altérer le fonctionnement du système immunitaire.
    J’ai souvent constaté que le simple fait pour certaines de mes correspondantes de m’avoir confié leurs ennuis et leurs conséquences émotionnelles et d’en avoir discuté objectivemnt pour déterminer causes et conséquence, diminuait ces émotions et le stress qu’elles entraînaient.

    Savoir mettre des mots sur ce que l'on sent, en parler à ses proches, partager autour de soi le monde intérieur de ses émotions, les exprimer par écrit pour soi s’il est trop difficile de les partager, sont des compétences émotionnelles qui rendent la vie plus facile, mieux adaptée au monde social, tout en améliorant la santé physiologique de notre corps..

Vendredi 30 octobre 2009 à 8:34

Notre cerveau : émotions

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    Dans le précédent article je vous ai montré qu’il fallait identifier ses émotions.
    Lorsque l’on a identifié ses émotions, il s'agit d'en comprendre les causes et les conséquences. Cette compréhension est indispensable pour pouvoir ensuite réguler ses émotions.
   

    La compréhension des émotions amène à se poser la question de ses désirs et de ses besoins.
    En effet, les émotions s'enracinent dans des désirs et des besoins qui sont ou ne sont pas satisfaits, et sont déclenchées par des événements qui ont un lien plus ou moins éloigné de ces aspirations.

    Par exemple, la tristesse peut provenir d'un besoin de partage et d'échange, de désirs d’amour ou de tendresse non satisfaits.
    Mes correspondantes se sentent souvent tristes parce qu'elles ont l’impression d’être seules, qu’elles n’ont pas trouvé l’ami ou le petit ami dont elles rêvent, ou parce qu’elles croient que les parents ne les comprennent pas et ne font pas assez attention à elles.
    Toutefois. l'événement qui déclenche l'émotion en elle- même, celle qui va faire sourdre les larmes, peut être d'une tout autre nature. Cela peut être un film, un morceau de musique, une lecture, une parole malencontreuse d’une autre personne. Tout à coup, on éclate en sanglots pour une raison apparemment anodine. La cause de cette tristesse est autre : ce ne sont que des déclencheurs d'une émotion qui a une autre cause profonde.

    Comprendre le sens des émotions, c'est évaluer ses besoins, ses désirs et dans quelle mesure ils sont satisfaits.
    Lorsque, pour une raison ou une autre, une explosion émotive se produit, il faut éviter de l'attribuer au déclencheur le plus proche, le plus évident, mais s'interroger sur les causes profondes de cette manifestation.
    Cela n’est pas vrai que pour la tristesse, mais aussi avec la colère. Quand vous accumulez trop de frustrations que ce soit avec vos parents, vos amis, votre petit ami ou dans vos études, vous vous énervez pour un rien.
    C'est aussi le cas de la joie : lorsqu'un chant d'oiseau vous rend heureuse, c'est souvent parce qu'il concrétise un état sous-jacent d'épanouissement, une réussite, une satisfaction, une victoire.
    Si vous avez beaucoup d’amitié pour quelqu’un et que cette personne a pour vous un geste de confiance et de tendresse, même anodin, ce geste peut beaucoup vous émouvoir et vous causer de la joie. C’est la constatation de cette amitié que vous souhaitez qui en est la cause profonde; le geste de votre ami(e) n’est que le déclencheur.

    Les  besoins et désirs sont les causes les plus fréquentes, mais se limiter à ceux-ci est trop restrictif. Il est évident qu’il peut y avoir aussi des événements graves qui déclenchent des émotions : une rupture, la mort d’un être cher, un accident.
    Mais derrière ces événements qui sont en partie la cause de votre émotion, c’est l’amour que vous aviez pour votre petit ami qui a rompu, l’amitié pour l’être cher qui est mort, ou la peur de la blessure ou de la mort par accident, qui sont également les causes plus profondes et inconscientes de vos émotions;
    Comprendre ses émotions, c'est comprendre en quelque sorte, sa relation au monde.

Jeudi 29 octobre 2009 à 7:56

Histoires drôles

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J’ai trouvé sur internet quelques mots d’enfants qui m’ont amusé.
Cela fera une pause entre deux articles sérieux sur les émotions!


4 ans : les interrogations

- Maman, quand tu étais petite et que papa était petit, c'étaient qui mes parents ?

Dis maman, quand on meurt, est que c'est pour la vie ?

Un chauve, ça a les cheveux de quelle couleur ?

A la plage, j'ai mis un “pantalon à manches courtes"


Julien appelle au travail de sa maman, il tombe sur l'accueil et pour se présenter, il dit :
- Allo c'est Julien, je suis le fils de ma maman.


http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/Petitfrere.jpg6 ans : pas encore la puberté, mais....


Dans un coin sombre, deux amoureux s'embrassent.
Des gamins les regardent. L'un dit à l'autre:
- Vise un peu, il essaie de lui piquer son chewing-gum!

- Maman, tu sais, j'ai une copine garçon.

8 ans : découverte de la vie

“Moi, ce que je préfère, ce sont les films érotiques....!.
- Les films érotiques, vraiment ?
- Ben oui ! Rambo, Indiana Jones, les films avec des héros, quoi !”

Dans une classe lors d'une dictée, le professeur demande:
- “Dans la phrase "Le voleur a volé les pommes", où est le sujet ?
Réponse d'un élève:
- “En prison”.

Mercredi 28 octobre 2009 à 8:31

Notre cerveau : émotions

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    La plupart de mes correspondantes distinguent aisément si elles sont tristes, déçues, en colère ou culpabilisées, mais certaines ne parviennent pas à distinguer ces différents états et se sentent simplement « bien » ou « mal ».
    Il est pourtant essentiel de savoir identifier ce que l'on ressent, pour pouvoir gérer ses émotions et ne pas simplement les subir.
    Souvent mes correspondantes ressentent une angoisse , des palpitations, une transpiration soudaine, le “coeur qui se serre” (c’est le plus souvent l’estomac !) et une envie de fuir ou au contraire de rester terrée sous sa couette.
    Si ces symptômes ne sont pas identifiés par la personne concernée, comme ceux de l'anxiété, et que celle-ci n’ait pas d’explication valable, ils peuvent laisser celle qui les ressent encore plus désemparée que si la peur avait été identifiée.
    Il faut apprendre à connaître ses centres amygdaliens !! lol

    Comment reconnaître ses émotions ?
    Selon la psychologue du travail Lisa Bellinghausen, de l'Université René Descartes, à Paris, il existe au moins trois voies d'identification :

    - d’abord la prise de conscience de ses pensées et de leurs orientations qui consiste à examiner quelles pensées dominent actuellement notre conscience (au sens avoir conscience de et pas au sens moral du terme).
    Prenons l'exemple d’une jeune ado en colère qui en veut à son petit ami qui regarde trop les autres filles. Cela peut être : « La vie est injuste, je ne suis pas respectée» Mais c’est là trop général. Il faut arriver à préciser que c’est dû à l’attitude désinvolte de son chéri et que donc à la colère se mêle de la jalousie.
    Et même est ce que cela ne va pas jusqu’à de la rancoeur (pas encore la haine heureusement), mais qui est la conséquence de l’amour.
    Par contre la colère l’empêche d’être triste.
    Une analyse de ses sentiments est donc indispensable.

    - Ensuite l'identification des modifications physiologiques de son propre corps : « Est-ce que mon cœur bat plus vite, est-ce que je transpire, est-ce que ma gorge se noue que mon estomac se serre? »
    Le psychologue américain Paul Ekman a montré que la peur, la tristesse et la colère se traduisent par une augmentation du rythme cardiaque, par opposition au dégoût, à la joie ou à la surprise.
    Mais tandis que peur et colère s'accompagnent d'une augmentation de la sudation, ce n'est pas le cas de la tristesse. La gorge se noue plus spécifiquement dans le cas de la peur.
    Le dégoût soulève l’estomac et donne envie de fuir.
    La joie vous rend léger, mais peut amener des larmes aux yeux qui ne viennent pas de la tristesse. La surprise est voisine de la peur mais l’émotion passe vite, sauf si elle est due à une nouvelle traumatisante qui vous stresse alors (le chagrin de la nouvelle, pas la surprise !).

     Enfin, si l'on réussit à prendre un peu de recul par rapport à soi-même pour observer ses réactions sous le coup de l'émotion (tendance à devenir agressif quand on est en colère, par exemple), il est utile de mettre par écrit le contenu de ses pensées, de ses émotions,  car cela réduit l'impact négatif qu'elles peuvent avoir et cela empêche des blocages ultérieurs inconscients.
    C’est une des utilités des blogs et je recommande souvent à mes correspondantes de faire cette “rédaction écrite”  de leurs émotions, quitte à mettre un mot de passe sur l’article en cause ou ne pas le publier. C’était autrefois le rôle des journaux intimes. J’en reparlerai.

    La capacité d'identifier ses émotions est un avantage également lorsqu'il s'agit de détecter le sens des émotions d'autrui.
    Les neuropsychologues qui ont étudié les “neurones miroirs” ont montré  que la compréhension des émotions d'autrui suppose une reproduction interne de l'état émotionnel chez l'observateur. On identifie l'émotion de l'autre en la reproduisant en miroir, en imaginant ce que l’on ressentirait si on était à sa place.
    Toutefois n’ayant pas la même personnalité, les mêmes préférences cérébrales, on peut se tromper et il faut effectivement apporter des corrections à ce que l’on ressent en fonction de la connaissance de la personne que l’on a en face de soi.
    Cela explique sans doute pourquoi les individus qui savent bien apprécier le contenu de leur propre expérience émotionnelle réussissent mieux dans leur vie sociale ou en famille : ils savent mieux se contrôler, mais aussi mieux détecter les réactions des autres.
    Comment adapter ses décisions si l'on ne perçoit pas l'inquiétude, la déception la colère, mais aussi la joie et la surprise dans le regard d’autrui.
    Ceux qui en ont l’habitude et qui connaissent la personne en face d’eux  arrivent à en percevoir les nuances, informations précieuses pour guider au mieux leur propre comportement.


Mardi 27 octobre 2009 à 9:42

Notre cerveau : émotions

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Emotions primaires et secondaires selon Plutchik


    La plupart des jeunes qui correspondent avec moi et m’exposent leurs problèmes, sont très sensibles et souvent des émotions trop violentes les stressent.
    Alors j’essaie de les aider en discutant avec eux sur leurs problèmes et je voudrais aujourd’hui réfléchir avec vous à nos comportements dans ce domaine des émotions et à la façon de les contrôler.
    Nos émotions ont en effet un grand rôle dans notre vie : elles nous font faire face aux dangers en nous préparant à la lutte, mais aussi au contraire nous stressent et nous abattent, et nous font parfois adopter des comportements dangereux.
    Beaucoup de nos décisions de la vie quotidienne se prennent de façon non rationnelle, et cela d’autant plus que nos préférences cérébrales sont tournées vers les valeurs et les goûts et non vers la logique.
    Nos émotions accélèrent et guident nos décisions, mais elles peuvent aussi les entraver et les biaiser.

    Les émotions ont également une grande influence sur nos relations sociales.
    Elles peuvent aider aux relations par les informations qu’elles apportent sur nos correspondants, nos interlocuteurs. Elles conditionnent souvent nos relations, notamment amour et amitié.
    Ceux ou celles qui sont sensibles et ont une préférence cérébrale importante de sensibilité émotionnelle immédiate, ont sûrement éprouvé un jour, l’impression d’être avec un(e) ami(e), isolé(e)s dans une petite bulle de bonheur au milieu de la foule, émotion de l’amitié provoquée parfois par un tout petit fait, une toute petite action, une simple attention, qui réveille en vous l’émotion de la tendresse, un "déclencheur".
    Les émotions guident donc notre vie et il est aussi important d’avoir une “intelligence des émotions” qu’une ”intelligence intellectuelle” correspondant aux tests classiques d’intelligence.

     Beaucoup de neuropsychologues ont étudié les émotions et le cerveau émotionnel. J’ai déjà fait à ce sujet des articles auxquels je vous renvoie.
    Comme j’ai maintenant trop d’articles sur le cerveau dans mon blog(une soixantaine), je vais diviser cette catégorie en plusieurs autres dont les émotions.
    La classification en émotions primaires et secondaires est en général admise. Plutchik considère (voir schéma ci-dessus) que les émotions secondaires sont des combinaisons des émotions de base et qu’il y a plusieurs niveaux d’intensité. On peut y associer des réactions corporelles. D’autres psychologues les examinent à partir de critères successifs comme la nouveauté de l’événement, la pertinence par rapport aux besoins et aux désirs, le contrôle ou non de la situation, et la conformité aux archétypes, normes sociétales et règles morales (et donc au “surmoi” cher à Freud).

    Je vais donc essayer de faire quatre articles pour réfléchir sur nos actions possibles face à nos émotions :
    - Identifier ses émotions.
    - les comprendre.
    - exprimer et évacuer ses émotions
    - les réguler et utiliser nos émotions quand c’est possible.

    Une partie des informations “techniques” que je donnerai se réfèrent à des travaux de Moïra Mikolajczak, chargée de recherches à l’université belge de Louvain.

Lundi 26 octobre 2009 à 7:56

Curiosités de la nature, évolution.

     Si vous avez lu les commentaires de mon article d'hier vous avez pu voir que Maud était fort documentée sur les poissons "antennarius" et elle m'a donné l'adresse d'un article aux photos magnifiques http://scienceray.com/biology/marine-biology/the-weird-and-odd-looking-frogfish/

    Je suis allé aussitôt le voir et je n'ai pu résister au plaisir de vous en montrer les photos que voici :


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Ces "frog-fishs", ce sont vraiment des poissons curieux et de belles photos à voir. J'aurais envie d'en agrandir !

Merci Maud !

Dimanche 25 octobre 2009 à 7:07

Divers

    J’ai lu récemment dans la revue “Pour la Science” un article qui m’a intrigué et j’ai cherché quelques informations supplémentaires.
    Des scientifiques de l'Université de Washington ont découvert au large de l’île d'Ambon, en Indonésie, en janvier 2008, un nouveau poisson et il a fallu plus d'un an de recherches pour établir qu'il était une espèce unique et ils lk’ont appelé Histiophryne Psychedelica en raison de ses rayures oranges et marrons.
    Il fait partie avec une douzaine d'autres de la famille des “poissons-grenouilles”, mais les autres poissons de cette famille n’ont pas ses couleurs extraordinaires comme vous pouvez en juger sur ces photos :

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    Le psychedelica se déplace par rebonds le long des récifs coralliens où il vit, utilisant ses nageoires pour pousser sur la surface des coraux, ce qui fait jaillir l’eau de ses branchies.. Avec sa queue courbée sur le côté, il semble être instable dans ses
mouvements, comme s'il rebondissait de façon hasardeuse, protégé des coraux coupants par les replis épais et gélatineux de sa peau.
    Timide, préférant vivre caché, ce poisson zébré à la tête plate, fendue d’une large bouche, a également les yeux positionnés sur une même face, ce qui permet de supposer qu'il pourrait avoir une vision binoculaire proche de l'être humain.

    D'autres types de poissons grenouilles ont été observés s’élançant du fond de l’océan avant de nager, mais aucun d'entre eux ne rebondit.
    J’avoue que je ne connaissais pas les “poissons grenouilles”, alors j’ai cherché et trouvé ces renseignements sur les “Antennariidae” :
    Les poissons grenouille, sont souvent petits mais certaines espèces atteignent 20 cm.
    Ils ont une peau très verruqueuse, de couleur très variable avec souvent de grandes taches contrastées, une forme globulaire, un corps extensible et une grande bouche prognathe qui leur permet d'avaler des proies aussi grosses qu'eux.
    Les ouies sont petites et arrondies situées derrière la nageoire pectorale .Elles permettent une propulsion par réaction extrêmement rapide.
    Les nageoires pectorales ressemblent à des pattes et l'articulation à un coude. Ils s'en servent pour “marcher"
    La première épine dorsale est modifiée pour donner un appendice “canne à pêche " qui se termine par un leurre que le poisson agite pour attirer des proies qu'il attrape en un temps record ( 6 millisecondes )
    Ce sont des poissons solitaires difficiles à voir, timides, tout en étant des prédateurs très vorace.s Ils ne nagent pas ou très mal. On les rencontre souvent dans des sols couverts d’éponges de la même couleur.


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Samedi 24 octobre 2009 à 8:17

Curiosités de la nature, évolution.

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J’ai lu il y a quelques jours un article sur des recherches menées par R.Thompson et ses collègues, de l'Université de Manchester, qui m’a étonné, car j’ignorais ces informations. Ce sont des recherches sur les neurotransmetteurs et leur influence sur nos humeurs, par exemple la colère.



    La vasopressine, neuromédiateur libéré par l’hypothalamus, qui dans notre cerveau central contrôle tout le fonctionnement inconscient de notre corps, rend les hommes hostiles aux hommes, et les femmes... amicales vis-à-vis des autres femmes!
Cette molécule expliquerait pourquoi les hommes ont  tendance à se battre entre eux, et les femmes à s'entraider.




    Comment une même molécule peut-elle entraîner des effets inverses chez l'homme et chez la femme?
    La vasopressine est habituellement libérée dans le cerveau en deux circonstances: lors de l’acte sexuel et lorsqu'on est en situation de stress.
    Pendant l'acte sexuel, elle renforce les liens affectifs entre les partenaires et, chez l'homme, stimule l'agressivité envers les rivaux potentiels. Elle joue ainsi un rôle ambivalent.
    Les expériences ont montré que les femmes à qui on vaporisait de la vasopressine se montraient plus détendues lorsqu’elles voyaient des visages féminins inconnus

    Les chercheurs pensent que la cause doit être recherchée dans  notre passé préhistorique : pendant des centaines de milliers d'années, les principales menaces ayant pesé sur les communautés humaines étaient représentées par d'autres communautés, dans un contexte de guerre ethnique.
    Dans ce contexte, les hommes étaient plus dangereux que les femmes, ce qui explique que les hommes voient des ennemis dans les autres hommes. À l'inverse, les femmes voyaient dans les autres femmes des alliées pouvant les aider à protéger leur progéniture au sein de ce contexte hostile.

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    On dit souvent que les femmes sont plus sociables que les hommes: la vasopressine apporte-t-elle de l'eau au moulin de cette théorie ?
    Il va falloir que je trouve un vaporisateur de vasopressine, que je l’utilise au nez de deux hommes dont je voudrais qu’ils se disputent et au contraire en faire usage quand je vois deux femmes en colère que je n’arrive pas à calmer.

    Et puis j'ai parfois à calmer un chat en colère, vite, mon vaporisateur de vasopressine !! lool

Vendredi 23 octobre 2009 à 8:17

Photos, photos comiques

Un peu de repos après mes articles ardus sur le cannabis. Mais ceux ou celles qui ont un CPE sur le sujet, auront des éléments lol

Avec le temps affreux d'hiver qu'il y a en ce moment en région parisienne, je me rappelle la mer avec nostalgie.

J'ai trouvé sur internet quelques images d'incidents ou de situationss insolites à la mer et je vous les fait partager.

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     Eh bien ça c'est arrivé à un de mes petits enfants, mais je n'avais pas d'appareil photo hélas sous la main (je n'aime pas l'emmener à la plage à cause du sable).





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     Les chiens n'aiment pas toujours l'eau, mais heureusement celui-là a un bon maître (nageur) !











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     Il y a de méchantes vagues et des navigateurs imprudents !
    Où diable est il passé ce conducteur ? Etait ce le chat ?








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    Que pensez vous de cette rencontre bébé poisson.?

    Je la trouve adorable !

Jeudi 22 octobre 2009 à 8:14

Drogue, alcool, addictions

    J’ai parlé de l’usage médical des cannabinoïdes dans mon dernier article. Je voudrais maintenat parler de son usage “récréatif” comme l’appellent certains, l’usage habituel qui consiste seul ou en groupe à “fumer un joint”.
    J’ai déjà écrit en janvier 2007 des articles sur les diverses sortes de cannabis utilisées et les effets de cette drogue eyt je vous y renvoie pour plus dedétails.
    Je vais me contenter de résumer ici les effets et les dangers.
   
    On me demande souvent de donner des doses en “nombre de joints” : ce n’est pas possible pourplusieurs raisons :

    D’abord les effets ne sont pas connus “à un joint près”. En effet ils sont variables d’une personnes à l’autre, du fait que nous avons des cerveaux tous différents et donc certaions des effets sont plus marqués pour certaines personnes et moins pour d’autres. En outre l’état physique et mental de la personne peut influer beaucoup sur ses réactions au cannabis.
    Enfin les “joints” eux même sont très différents selon le cas, car la quantité de THC contenue dans les produits sur le marché peut varier d’un facteur 3 au moins et de plus la dose de THC reçue dépend de la façon dont on le fume..

    On me demande aussi de comparer alcool, tabac et cannabis. et quel est le plus dangereux.
    Ce n’est pas aussi simple, car on ne peut comparer globalement ainsi des produits qui ont des effets multiples et complexes. Il faut comparer les divers effets entre eux.. J’essaierai de le faire au fur et à mesure.

    L’avantage du cannabis par rapport aux drogues dures (et c’est ce qui fait croire aux jeunes qu’il est inoffensif), c’est qu’on n’a jamais vu d’overdose.
    La dose létale de THC est plusieurs dizaines de milliers de fois supérieuer à celle utilisée occasionnellement., alors que pour les drogues dures ce facteur est de l’ordre de dix.. On peut avoir une overdose en cas de dose très imporatnte, et de personne sensible;mais elle n’est pas mortelle.
    Il n’y a donc pas de danger de mort à court terme résultant du produit lui même, mais certains de ses effets peuvent entrainer une mort accidentelle.
    Il faut se rappeler qu’il y a un renforcement très important des actions si on mélange cannabis et alcool, ce qui est souvent le cas dans des soirées.
   
    Un deuxième avantage est qu’il n’y a pas ou peu de dépendance physiologique (comme avec la nicotine du tabac) : la très grande majorité des consommateurs de Cannabis qui n'utilise ce produit qu'occasionnellement,t peut cesser définitivement son utilisation sans grande difficulté.
    Mais les expériences sur le rat montrent une dépendance et les fumeurs réguliers peuvent ressentir une dépendance physiologique qui leur rendra difficile l’arrêt de leur habitude.
    Par contre il y a une dépendance psychologique due à deux raisons :
        - le THC agit sur les centres de la récompense et provoque donc une libération de dopamine.
        - le cannabis a un effet euphorisant et il est donc majoritairement utilisé par des gens “mal dans leur peau” pour oublier leurs ennuis. Mais lorsque l’effet est terminé, on se sent alors plus mal (les problèmes sont toujours là!) et le stress augmentant, on reprend donc plus facilement de la drogue pour oublier à nouveau.

    Pour quelqu’un qui ne fume qu’occasionnelement les effets du cannabis semblent minime à condition qu’il s’abstienne de conduire et ceci avec encore plus de méfiance que pour “l’alcool au volant”.
    Les effets se limitent à :
        - une augmentation du rythme cardiaque;
        - une diminution de la salivation (bouche sèche);
        - un gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges);
        - une stimulation de l’appétit, mais aussi parfois une sensation de nausée;
        - une sensation d’euphorie, de bien être;
        - une baisse de l'attention et de la concentration;
        - une certaine décontraction musculaire.
ces trois derniers effets font que l’aptitude à conduire un véhicule ou une machine est très fortement diminuée en même temps que l’appréciation de ses propres performances et du danger.
    La perception du monde est modifiée, la personne n'existe plus que dans l'immédiat et peut perdre une partie de ses facultés de raisonner et de se référer au passé ou à l'avenir. On observe différents effets, tels que satisfaction, sensation de bien-être, euphorie, discours et rire faciles. Une dose importante peut même provoquer des hallucinations.
    Cette modification de l'humeur et du comportement s'accompagne d'une certaine stimulation intellectuelle (apparente car on raisonne moins bien), d'une impression de calme et de relaxation, mais aussi une certaine insouciance et une incapacité accrue à ne pas imaginer les conséquences de ses actes.
    Il en résulte que le danger du cannabis au volant est bien plus imporatnt que celui de l’alcool, car on se rend moins compte de son état et de son inaptitude à conduire. Le mélange alcool-cannabis est extrèsmement dangereux pour un conducteur.
    Je connais des personnes qui se croyaient “peu sensibles au cannabis” et qui ont eu eu des accidents à répétition, parce qu’ils conduisaient ayant simplement pris un verre d’alcool et fumé un ou deux joints.
    Il faut aussi savoir que, même à de faibles doses, les personnes qui ne sont pas en bonne santé, peuvent avoir des manifestations respiratoires ou cardiaques plus ou moins graves, certains ayant entraîné la mort par arrêt cardiaque..

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    L’absorption régulière de cannabis par des gens qui fument beaucoup et régulièrement, outre l’addiction qu’elle finit par entraîner, est dangereuse pour la santé.
    Une telle personne perd peu à peu le sens des réalités, n'a plus de bon sens et devient apathique, perd sa capacité de se projeter dans l'avenir, son élan vital, et se désintéresse de tout. Ses capacités intellectuelles et de communication diminuent et des difficultés se manifestent en général dans le monde du travail ou à l'école, le risque à terme étant une désinsertion sociale progressive. Cet état de passivité est en général réversible à l'arrêt de la prise de drogue.
    En cas d'usage important de drogue pendant une longue période, les neurobiologistes constatent une perte de la mémoire à court terme, probablement par une action nocive sur l'hippocampe (qui est le “professeur” de la mémoire), et sur les mémoires tampons qui se trouvent dans le cortex intermédiaire et nous permettent de stocker et de traiter provisoirement des informations. On ne sait pas si ces dégats sont réversibles;
    Les effets cancérigènes pulmonaires sont plus importants que dans le cas du tabac (davantage de goudrons) et il est admis que fumer 3 joints par jour présentait un risque cancérigène supérieur à celui d'un paquet de tabac par jour. Toutefois, cette conclusion résulte toutefois d'extrapolations statistiques dont certaines hypothèses ne sont pas sûres.
    On constate également des anomalies respiratoires, immunologiques et hormonales. L'administration régulière de THC à des rats provoque une diminution du taux de testostérone et une atrophie des testicules. Il n’est donc pas exclu qu’un usage important du cannabis diminue la fertilité masculine.
    selon des études récentes on soupçonne le cannabis d’être responsable de certaines modifications épigénétiques, notamment au niveau des neurones de l’hippocampe.
    Chez les personnes prédisposées à la schyzophrénie, l'abus de cannabis favorisait l'apparition de la maladie.
     Enfin fumer du cannabis lors d'une grossesse est dangereux pour le foetus dont le cerveau est en pleine formation et des anomalies peuvent être constatées; le THC franchit en effet la barrière placentaire, de la même façon qu'il franchit la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau.

     On peut donc dire qu'une prise peu fréquente de cannabis pour quelqu'un en bonne santé, qui n'est pas particulièrement sensible ou allergique à ce produit, est relativement sans danger important, à condition de s'abstenir absolument de conduire un véhicule ou de se servir d'une machine dangereuse.
    Par contre, si l'usage régulier de cannabis n'entraîne pas de maladie spectaculaire et mortelle, il est néanmoins nocif pour le cerveau, et cela d'autant plus que l'individu est jeune.

    Il entraîne des anomalies de la mémoire, un manque de capacités de réflexion, de motivation et d'efficacité. Il favorise l'échec scolaire et la désinsertion sociale.
    Il favorise le cancer bien plus encore que le tabac, agit sur l’immunologie et l’épigénétique et semble avoir des actions stérilisantes sur les hormones mâles.
    Par ailleurs, chez un individu en mauvaise santé des doses importantes ou régulières de THC peuvent avoir des conséquences graves, voire mortelles.
     C'est donc pour protéger les individus et notamment les jeunes que la consommation du cannabis est interdite en France, au même titre que celle des autres drogues.
     Mais le meilleur moyen d'éviter une telle consommation est d'informer sur les dangers qu'elle présente.

 
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