Mercredi 21 octobre 2009 à 8:26

Drogue, alcool, addictions

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Nous avons donc dans notre corps des endocannabinoïdes qui existent et qui ont une action sur notre mémoire, sur notre système immunitaire avec des vertus antiinflammatoires, sur le mécanisme de transmission de la douleur et  qui sans doute ont des propriétés sédatives et relaxantes.

    Il est donc normal que des produits analogues puissent servir de médicaments dans ces divers domaines.


    Je rappelle que le principe actif du cannabis est le THC (tétrahydrocannabinol) qui se dégrade lentement dans notre organisme en deux produits le cannabidiol et le cannabinol. Mais cette dégradation demande plusieurs heures (voire plusieurs jours) et d’autre part le cannabis et les produits de dégradation sont stockés dans les graisses où on peut retrouver des traces pendant plusieurs jours, voire des semaines.

    Le premier médicament antidouleur à base de cannabis a été utilisé au Canada et est composé de tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol. Homologué en 2005, le “Sativex” est est destiné aux 50.000 personnes souffrant de sclérose en plaque (SEP) au Canada. Dans 80% des cas, la maladie provoque d’intenses douleurs. Or le Sativex® a prouvé son efficacité dans la diminution de la douleur chez la majorité des malades et le médicament est reconnu par la communauté scientifique.
    Ce médicament aurait aussi une action antispasmodiue pour ces malades
    Cela dit il existe aussi dans ce cas, d’autres médicaments utilisant d’autres principes actifs
    Du cannabis en tisane aurait également été prescrit comme antidouleur, relaxant et somnifère  dans des phases terminales de cancer.

    Deux médicaments (le Marinol et le Cesamet) qui sont à base de cannabinoïdes de synthèse (et non le THC) sont prescrits pour leurs propriétés relaxantes et antispasmodiques et sont utilisés pour les traitements des nausées et des vomissements liés à la chimiothérapie.

    Des dérivés du cannabis ont également été utilisés dans la lutte contre l’anorexie (refus de nourriture) et la maigreur extrème (cachexie), car ils stimuleraient l’appétit et le plaisir de manger.

    De nombreuses études - plus ou moins significatives - existent ou sont en cours sur les qualités thérapeutiques des cannabinoïdes notamment comme vasodilatateur ou bronchodilatateur (traitement de l’asthme), ou dans la lutte contre les perturbations du tonus musculaire et les maladies neurovégétatives, telle la maladie de Parkinson.    .

    Mais il est très important de savoir que les doses en cause dans ces traitements sont moindres par rapport à celles utilisées dans l’usage du cannabis comme stupéfiant et par ailleurs cette utilisation chronique a révélé des effets secondaires génant notamment au plan de la mémoire, de telle sorte que les laboratoires pharmaceutiques essaient des composés de synthèse autres que le THC.
    Certains des effets secondaires ne sont pas prohibitifs :
         - baisse de l'attention et de la concentration, …
         - modification de la motricité et de la coordination,
         - difficultés d'appréciation de situations gênantes.
         - augmentation du rythme du pouls (palpitations);
         - diminution de la salivation (bouche sèche);
         - gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges).
    Mais l’utilisation prolongée peut entraîner des effets beaucoup plus importants qui sont relativement prohibitifs avec le THC :
         - chez certaines personnes plus fragiles, des hallucinations ou des modifications de perception et de prise de conscience d'elles-mêmes : dédoublement de la personnalité, sentiment de persécution. Ces effets peuvent se traduire par une forte anxiété.
         - des pertes de mémoire.
    Examinant les raisons de ces effets une étude récente rapporte des modifications de l'expression (augmentation ou diminution) de nombreux gènes impliqués dans la structure du neurone, ou dans la conduction du signal, dans l'hippocampe de rat après trois semaines d'exposition au THC. Cette étude préliminaire doit être approfondie, et la neuro-imagerie devrait permettre de visualiser les réels désordres causés par la drogue. Mais elle inspire une certaine méfiance dans l'emploi de ces médicaments qui doivent donc être prescrits avec précaution.
   
Quoiqu'il en soit l’utilisation à des fins médicales  ne constituera jamais un débouché intéressant pour la culture du cannabis dont certains pays comme le Maroc tirent des ressources importantes. Cet argument pour la libéralisation de l'achat de cannabis  est donc fallacieux.

Mardi 20 octobre 2009 à 9:05

Divers

     Pour que vous n'ayez pas une overdose de cannabis (dans la pratique c'est impossible, mais intellectuellement parlant et en cours SVT, cela ne m'étonnerait pas), je remets à demain la suite des articles sur cette drogue.

    Aujourd'hui, petite anecdote :
    Je suis allé la semaine dernière à l'Ecole Normale Supérieure, rue d'Ulm, berceau de nos grands professeurs et chercheurs.
    Je n'y étais pas allé depuis presque 40 ans, mais les bâtiments autour de la grande cour n'ont pas changé, mais ont été remis à neuf et cette cour est fort belle et agréable, comme vous pouvez en juger sur la photo ci-dessous.

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Cette cour s'appelle la "cour des Ernests" et il semble qu'officiellement ce soit en l'honneur d'un ancien directeur de l'Ecole, Ernest Bersot, nommé en 1871. Mais alors, pourquoi ce pluriel.?

    Au milieu de la cour, il y a un bassin et un jet d'eau et dans ce bassin des poissons rouges (en fait ce sont des cyprinidés rouges et jaunes
) et les élèves de l'école les ont appelés les "Ernests". lool

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    Et le grand hall voisin de l'école, avec ses grandes portes vitrées donnant sur l'extérieur et sur la cour, a reçu évidemment le nom "d'aquarium" !

   Et pour terminer, je livre à votre sagacité une expérience pratique d'une recherche de laboratoire faite par les élèves sur un projet de propulsion des aéronefs par de l'eau. Le résultat est spectaculaire !!

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Lundi 19 octobre 2009 à 8:59

Drogue, alcool, addictions

    Aujourd’hui je vais vous parler non pas du cannabis, mais des endocannabinoïdes qui sont des produits présents naturellement dans notre sysstème nerveux et qui ont un rôle normal de régulation de notre corps.
    On appelle par le nom de “cananbinoïde” tous les produits qui agissent sur les mêmes récepteurs que le THC, principe actif du cannabis, dans l’interface d’une synapse entre l’axone d’un neurone et les dendrites du suivant, permettant ensuite au second neurone de transmettre (ou de bloquer) l’influx nerveux transmis par les neurones reliés à ses dendrites.
    Les endo-cannabinoïdes” sont, parmi eux ceux qui sont naturellement présents dans notre organisme (endogènes).

    Il existe 5 ou 6 endocannabinoides, mais on ne les connaît sûrement pas tous et il doit y en avoir une dizaine.
    Le plus connu est l’anadamide, car le chocolat (plus exactement le cacao) en contient. Mais rassurez vous, pour faire le même effet qu’un joint, il faudrait manger 30 kgs de chocolat noir !!!

    Les endocannabinoïdes ne sont pas des neurotransmetteurs habituels :            
        - d’une part ils sont synthétisés en tant que de besoin par les neurones et ne sont pas stockés dans des vésicules synaptiques (voir le précédent article).
        - d’autre part ce ne sont pas à proprement parler des neurotransmetteurs qui permettent la transmission de l’influx nerveux, mais des “neuromédiateurs” qui interviennet sur l’action des neurotransmetteurs classiques et influent donc sur le fonctionnement des synapses.
    Leur action au niveau des synapses, se fait selon le schéma simplifié ci dessous :
    A droite un canalionique sur lequel se fixe le neuromédiateur et qui alors laisse passer des ions. A gauche le récepteur de cannabinoïde, qui active une protéine spéciale (G) qui envoie des messager chimiques au canal ionique et en modifient la perméabilité et donc l’action des neurotransmetteurs.

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    Dans la pratique ils agissent le plus souvent en
        - inhibant la libération de neurotransmetteurs classiques.
        - en inhibant la recapture du neurotransmetteur GABA, qui engendre l’entrée d’ions Chlore négatifs et donc empêche la transmission de l’influx nerveux.
        - en modifiant la “plasticité neuronale” qui engendre la création de nouvelles ramifications dendritiques et de nouvelles synapses.

    Au niveau macroscopiques ils ont des actions assez complexes sur :
        - la mémoire :  Leur action diminue en général la mémorisation, notamment parce qu'ils modulent la plasticité synaptique et inhibent la formation de nouvelles synapses, les cannabinoïdes sont impliqués dans la mise en mémoire des informations (à court ou à long terme).
        - les cannabinoîdes ont des propriétés analgésiques,
En effet les nerfs qui conduisent le signal de la douleur ont un relais neuronal au niveau de la moelle épinière et quand la douleur devient intense, l’hypothalamus fait sécréter des neurotransmetteurs (qu’on appelle des endorphine et qui sont des produits chimiques analogues à la morphine) qui atténuent le signal de douleur remontant au cerveau. Les endocannabinoïdes facilitent l’action des endorphines pour effectuer ce blocage et donc sont analgésiques.
        - les endocannabinoïdes ont une action au niveau de la motricité car ils agissent au niveau des centres du cortex moteur, (qui commandent les mouvements) et du cervelet (qui gère les automatismes) ainsi que des relais du cerveau central. Ils ont en général une action de relaxation et décontraction.
        - Enfin les  endocannabinoïdes ont une action au niveau de la balance énergétique et de l’appétit  car ils agissent sur les zônes de l’hypothalamus qui contrôlent la prise alimentaire et ils stimulent la faim.

    Dans mon prochain article, je partirai de ces connaissances pour vous parler des médicaments cannabinoïdes.

Nota : si vous voulez connaître en détail l’action de ces cannabinoïdes, il existe un excellent article de l’Institut des sciences et industries du vivant et de l'environnement (INAPG), mais qui n’est compréhensible qu’à des personnes ayant des notions en chimie biologique. Je peux vous en envoyer une version PDF si vous me le demandez sur mon blog.

Dimanche 18 octobre 2009 à 10:16

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

Donc premier article sur les cannabinoïde,mais qui restera très général  :
Voyons d’abord comment fonctionne une synapse.?


    Notre système nerveux est constitué d'environ 300 milliards de cellules nerveuses, les “neurones”, dont plus de 100 milliards sont dans notre cerveau.
    Chaque neurone est constitué d'un corps de cellule comportant un noyau, des prolongements nombreux que l'on appelle “dendrites”, qui le relient à de très nombreux autres neurones et lui amènent des informations en provenance de ceux ci, et enfin d'un prolongement unique appelé “axone” qui va lui permettre de transmettre un influx nerveux vers un autre neurone (soit du cerveau, soit dans le reste du corps) ou vers des muscles (et même dans des cas particuliers vers des glandes hormonales).
    Chaque neurone peut ainsi être connecté à en moyenne 1000 à 100.000 autres neurones ce qui (si vous êtes fort(e)s en maths), représente un nombre colossal d'environ 10 puissance 15 connexions.
    Ce sont ces connexions qui sont la base de tout le fonctionnement de notre cerveau et de notre système nerveux.

Dans les axones et les dendrites se propage un signal électrique : l'influx nerveux. Ce n'est pas tout à fait un signal comme dans les fils électriques de votre maison (il ne correspond pas à des déplacements d'électrons), mais c'est un signal qui provient de variations des concentrations d'ions particuliers tels que (pour les fort(e)s en chimie), Na+, K+, Ca++, Mg++, Cl- etc... 
    Toute anomalie dans notre corps des concentrations de ces ions peut avoir donc une influence sur le comportement de notre cerveau et donc sur notre pensée, nos sentiments et nos actions.
    Les axones des neurones propagent ce signal vers les dendrites d'autres neurones, en passant par de petits “boutons” que l'on appelle “synapses”.
    Un neurone reçoit donc des autres neurones des “potentiels électriques” positifs ou négatifs, que son noyau additionne et si le signal total dépasse une certaine valeur positive, le noyau va, à son tour émettre un influx nerveux à travers son axone, vers un autre neurone ou vers un muscle auquel il est relié et qu'il commande.

    Pour compliquer un peu les choses, mais c'est ce qui fait la richesse de notre cerveau, la transmission dans les synapses n'est pas en général électrique mais chimique. Il existe au niveau des synapses des petites vésicules qui contiennent des produits chimiques spécifiques appelés “neurotransmetteurs”. Dans d'autres cas c'est le corps du neurone qui produit ces neurotransmetteurs et des protéines vont les transporter dans tout l'axone, (comme si c'était la SNCF pour les marchandises).
    Au niveau de la synapse, l'influx nerveux fait entrer par un canal ionique (une grosse protéine roulée en spirale qui forme une sorte de tube) des ions calcium (Ca++)  et ceux-ci font exploser, au contact de la membrane du neurone séparant celui ci de la synapse, les vésicules contenant les molécules du neurotransmetteur qui traversent la discontinuité entre l'axone et la dendrite du neurone suivant (fente synaptique, voir figure ci dessous),

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    Ces molécules de neurotransmetteurs entrent dans des récepteurs spécifiques et favorisent alors le passage à travers des “canaux ioniques”, d'ions positifs ou négatifs (en général Na+, K+, Ca++ et Cl-) lesquels propagent un signal positif ou négatif dans la dendrite, vers le corps du neurone suivant.

    Les connexions entre les neurones évoluent dans le temps, ainsi que leur fonctionnement.
    Lorsque deux neurones communiquent souvent entre eux, leur relation se trouve renforcée.
Les quantités de neurotransmetteurs et donc le signal nerveux sont renforcés et même le nombre de connexions augmente : des prolongements de l'axone du premier neurone se multiplient et viennent former de nouvelles synapses sur des épines dendritiques vacantes des dendrite du second neurone.
    C’est ce renforcement des connexions qui est à la base de notre mémoire et de notre pensée.

    Sur la plupart des neurones il existe des récepteurs spécifiques de tel ou tel neurotransmetteur.
    Souvent plusieurs sortes de récepteurs existent et le neurone peut alors être “déclenché” par plusieurs neurotransmetteurs.
    En principe ces récepteurs sont réservés à un neurotransmetteur existant dans notre système nerveux, mais dans certain cas un produit chimique différent et externe à notre corps peut aussi activer ces récepteurs s’il est introduit dans notre circulation sanguine, par injection ou par inhalation.
   
Venons en maintenant au cannabis dont le principe actif est le THC (tétrahydrocannabinol ).
    Il existe dans notre système nerveux  des neurotransmetteurs qui activent deux types de récepteurs (peut être trois),  qui sont aussi activés par le THC. En fait on a suivi la démarche inverse, on a trouvé quels récepteurs étaient activés par le cannabis, puis on a cherché ces neurotransmetteurs naturels et on les a appelés des “cannabinoïdes”
   
    
Un premier récepteur du THC a été trouvé en 1990 (CB1) et il est situé dans le cerveau et plus particulièrement dans les neurones de l'hippocampe, (le “professeur de la mémoire”), le cortex associatif (qui associe toutes nos sensations pour identifier les objets), le cervelet (à la base de tout ce qui est comportement automatique inconscient après apprentissage) et l’hypotahalamus les ganglions de la base (qui règlent notre vie et notamment des comportements inconscients tels l’appétit ou le sommeil).
    Un deuxième récepteur du THC a été trouvé en 1993 (CB2) et il est situé dans des neurones du corps, notamment de la rate et du système immunitaire.
    Il semblerait qu’il y ait peut être une troisième sorte de récepteur, mais il n’a pas été vraiment encore identifié et qualifié.

    Maintenant que vous savez comment fonctionne un récepteur de synapse et notamment les récepteurs cannabinoïde, quelques mots sur les endocannabinoïdes, substances qui sont synthétisées dans notre corps pour y avoir certaines fonctions.
    Les endocannabinoïdes sont des neurotransmetteurs particuliers. On en connait cinq, mais il y en a sans doute davantage, une dizaine.
   
Je décrirai leur action dans le prochain article, car elle est un peu plus complexe que ce que j’ai décris plus haut : ce sont en fait des “neuromodulateurs” qui agissent sur l’action des autres neurotransmetteurs.

 
   

Samedi 17 octobre 2009 à 8:40

Drogue, alcool, addictions

    http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/cannabis.jpg


   J’avais dit que je ferai un article sur l’usage médicamenteux du cannabis, mais qu’il me fallait un peu de temps libre pour le rédiger.
    Mais je me suis vite rendu compte que je ne pourrai pas vous expliquer cela clairement dans un seul article car si je me contente de vous citer des emplois de médicaments, je sais que j’aurai beaucoup de mails qui me demanderont des explications diverses : j’ai la chance d’avoir des lecteurs et lectrices à l’esprit curieux.
    Donc il faut que je vous explique un peu plus
    Je vais donc faire plusieurs articles :

    - d’abord vous expliquer succinctement à nouveau le fonctionnement d’une synapse. Je vous parlerai d’un récepteur particulier des produits dits cannabinoïdes, dont le THC (tétrahydrocannabinol) cannabinoïde spécifique du cannabis.

    - puis vous dire quelques mots sur des produits qui existent dans notre corps et y ont un rôle important  et qui ont des actions chimiques voisines de celles du cannabis, car ces substances activent les mêmes récepteurs chimiques sur les synapses : les endo-cannabinoïdes (endo parce qu’ils sont dans notre corps).
    Ces endocannabinoïdes sont impliqués dans nombreuses fonctions
accomplies par le cerveau comme la mémoire, la perception de la douleur,
l'activité motrice et la régulation du poids corporel.
    L'effet des endocannabinoïdes est cependant sans comparaison avec celui du cannabis. En effet, les endocannabinoïdes sont libérés en très petites quantités dans des endroits bien définis, et sont rapidement éliminés. A l'inverse, la consommation de cannabis induit une concentration massive de THC,  et même si le THC se fixe sur les mêmes récepteurs, sa concentration ne permet pas une élimination rapide et ses effets sont très notablement plus importants.

    - je vous parlerai ensuite des médicaments à base de cannabinoïdes et de leur emploi en médecine.

    - enfin je rappellerai et j’expliquerai les actions du cannabis en tant que drogue.

    Pour ne pas trop vous fatiguer, je publierai quelques articles moins sérieux au milieu de ces articles plus “SVT”.

  
 

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Et pour ne pas vous laisser sur cette impression trop sérieuse et scolaire, je vous montre une photo de la couverture d'un opuscule publié par le "Courrier International" : le "chat mamamouchi" :

Vendredi 16 octobre 2009 à 8:43

Histoires drôles

  Dernière lecture aujourd’hui des petites annonces du Daily Telegraph.
  Cela me permettra de rédiger un article plus sérieux pour demain. 
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Cherche quelqu'un pour cacher des œufs de Pâques dans mon appart en mon absence
    J'ai besoin de quelqu'un pour cacher des œufs de Pâques dans mon appartement en mon absence! Ils sont petits et remplis de bonbons ! J'aimerais les chercher moi-même dimanche!
    Je suis prêt à payer!  Pas sérieux s'abstenir!



Exemplaire dédicacé de La République de Platon
    Première édition de La République dédicacée par l'auteur. Evidement, l'ouvrage est usé (surlignage, soulignage, pages cornées, manque le dos, etc.), mais d'un bon état général vu son âge.

http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/sms.jpgRecherche assistant personnel textos.
    Je reçois 40-50 textos par heure, et je ne peux pas gérer à la fois ma charge de travail et mes responsabilités SMS.
    Ma boîte est vite pleine et il faut la vider toutes les deux heures.
    C'est un job à plein temps, et il faudra me suivre partout, car j'ai toujours mon portable sur moi. Pas sérieux s'abstenir.



     Que mes correspondantes se rassurent, je préfère leur répondre en retard mais personnellement et pas par personne interposée ! Donc je continuerai à écrire mes articles et mes mails moi-même !!

Jeudi 15 octobre 2009 à 8:22

Relations avec nos parents, famille

  J’ai reçu la semaine dernière un mail d’une nouvelle jeune lectrice qui commence ses études de psycho à la fac, qui était scandalisée que j’ai osé m’attaquer au monument de la psychanalyse qu’était Freud, mais qui ensuite me demande des informations sur Lacan, Madame Dolto  et sur le “fusionnemlent mère - enfant.”
    Je vais lui répondre plus en détail personnellement, mais j’ai pensé que cela pouvait aussi intéresser certain(e)s d’entre vous.

    Je regrette pour ma correspondante, mais ni les Etats Unis ni les pays européens ne considèrent plus les théories de Freud comme actuelles, car les connaissances en neuropsychologie ont montré qu’il fallait les modifier, et seuls les psys français sont élevés dans le culte de Freud, et ils sont malheureusement souvent beaucoup moins bons que leurs homologues étrangers.
    Les anglo-saxons font, pour la même époque autour de 1900, référence à un autre grand psychiatre beaucoup plus généraliste, Jung, qui est d’ailleurs en partie à l’origine des “préférences cérébrales”.

    Freud considère que tous les ennuis que nous avons adulte, viennent des pulsions sexuelles que nous avons eues, étant enfant , envers nos parents notamment (c’est le complexe d’Oedipe ), et que toute notre vie est commandée par notre libido sexuelle. C’est très exagéré !
    Freud était certainement quelqu’un de très intelligent notamment quand il a inventé l’inconscient. Par contre il n’avait qu’une expérience limitée car il ne soignait que des bourgeoises de Vienne qui avaient des ennuis sexuels, et cette population très limitée lui a fait faire des théories, certes originales, mais de portée assez limitée.
    Le complexe d’Oedipe est considéré aujourd’hui comme inexistant, car l'enfant n'a pas de poussées sexuelles avant la puberté, mais certaines idées de Freud sont toujours vraies, dans le domaine du "moi" notamment

    Des psychiatres français connus, comme Lacan et madame Dolto, ont repris ces théories, en nuançant l’aspect sexuel, mais en ramenant de nouveau tout à l’enfance et aux contraintes que font subir les parents aux enfants en les élevant  et en leur imposant des règles.
    Cela dit, contrairement à ce que croient la plupart des gens et la légende issue de 1968, madame Dolto estime que des règles doivent être imposées aux jeunes enfants et n’a jamais dit qu’il fallait aller vers le laxisme le plus complet.
    Jacques Lacan est un psychiatre, spécialiste des enfants,  qui a vécu entre 1900 et 1980, et qui est très incompréhensible : j’ai essayé autrefois, de lire un de ses bouquins qui s’appelle “Le stade du miroir comme formateur de la fonction du “Je” et je n’ai pas tout compris!!!!! Je ne sais pas si j’en aurais encore le courage aujourd’hui et sûrement pas le temps !!!

http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/c7502c55f8db540625b59d9a426385202.jpg    La théorie du “fusionnement” vient de cette filière. Elle n’est pas fausse, mais elle est trop réductrice et il faut considérer qu’il n’y a pas que cela, heureusement.
    Voilà ce que c’est :

    Quand une femme accouche, il y a un énorme lien “mère - enfant”; pour la mère, c’est un morceau d’elle même et les psys comme les neurologues considèrent qu’il est important pour elle et pour l’enfant qu’on lui mette son enfant dans les bras et qu’ils restent ainsi pendant quelques temps “en osmose”, à se reconnaître et à s’aimer. L’enfant reconnait ainsi sa mère à la voix, à l’odeur, à la façon dont elle le prend dans ses bras, et plus tard, à sa silhouette (il ne voit pas distinctement). Cela c’est une constatation scientifique de “formation du cerveau”.


    Les psy y voient ensuite un autre phénomène, un peu analogue qu’ils appellent le “fusionnement” qu’ils qualifient du terme barbare “d’identification projective”. La mère s’identifie sentimentalement à son enfant et l’enfant à sa mère : c’est ce qu’ils appellent une “projection”. Elle consiste à prendre une part de l’autre et à la mettre en soi, lien très fort sensoriel et émotionnel.
    Le mécanisme fusionnel, c’est en résumé: “on est dans l ’autre et l’autre est dans soi”. (cela peut être vrai en amour)
    C’est vrai aussi pour le père, mais de façon moindre car le père a - (disent les psy et cela me parait moins vrai aujourd’hui !)  - l’image de l’éducateur, du redresseur de torts.
    Les relations mère-enfant et père-enfant les amènent (mère et père) à “régresser” ainsi (en partie par le souvenir et de façon inconsciente) à l’état de nourrisson eux aussi. (personnellement je n’ai jamais ressenti cela, cela devait être inconscient chez moi !^^ mais peut être retomberai-je en enfance d’ici quelques années : je ne désespère pas !)
    L’enfant se construit dans le regard de ses parents.
    L’enfant pour se sentir exister voit son reflet dans le regard de sa mère et y voit ce que la mère, elle même reçoit et renvoie. (A mon avis très impertinent, les miroirs devraient beaucoup réfléchir avant de renvoyer une image !! lol)
    Il y  un va et vient entre la construction progressive psychique de l’enfant et des régressions, des mécanismes fusionnels successifs. On peut régresser mais il faut ensuite repartir , se séparer pour explorer le monde et que l’enfant devienne peu à peu un individu autonome.
    Ainsi l’adolescent qui au cours de l’enfance a pris ses parents pour modèle, s’en éloigne peu à peu, (quelquefois avec fracas !) mais leur avis et leur approbation restent quand même des éléments essentiels pour son développement psychique. (enfin, si les parents essaient quand même de comprendre leur ado!).
 
    Cette dernière idée me paraît importante, et par exemple, quand les parents constatent que leurs enfants ont des initiatives, ce qui est méritoire, et qu’elles ne leur plaisent pas, ils ne devraient pas les critiquer et encore moins les contrer, mais essayer de les encourager dans une direction un peu différente, pour profiter de la motivation, en expliquant bien posément et sans critique les problèmes que peuvent poser certains excès ou des interprétations erronées.

   
Je connais un certain nombre de parents qui croient qu’il ne faut pas brimer un adolescent et que donc il faut lui faire confiance et le laisser faire tout ce qu’il veut, sans le surveiller, pour qu’il acquière de l’expérience.
    Les résultats d’une telle méthode d’éducation sont en général assez catastrophiques et l’ado en question se croit mal aimé(e) et abandonné(e) et il lui arrive souvent les pires ennuis qu'il reproche ensuite à ses parents alors que ceux ci croient avoir fait cela pour son bien.
Errare humanum est !

Mercredi 14 octobre 2009 à 8:29

Drogue, alcool, addictions

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     J’ai entendu samedi au journal télévisé une information qui m’a fait bondir : l’état de Californie aux USA, qui est presque en dépôt de bilan financier, envisage de renflouer ses finances, en faisant la culture de la marijuana (le cannabis).
    J’ai lu aussi sur le “Courrier International” que dans cet état, la loi permet d’ouvrir une officine (sans être pharmacien) pour vendre du cannabis théoriquement à des malades comme médicament, mais on ne demande aucune ordonnance. Certains de ces magasins ont été fermés parce qu’ils vendaient d’autres drogues et on y a trouvé des armes (ce qui n’est guère étonnant aux USA).

    Cela m’agace car beaucoup de gens sont assez naïfs pour croire que parce que c’est aussi un médicament, un produit chimique est sans danger, et des gens mal intentionnés en profitent pour faire croire que le cannabis est inoffensif.
En fait aucun produit n’est sans danger !! C'est une question de quantité !


    Au moyen âge, on torturait et tuait des prisonniers en leur faisant ingurgiter 40 litres d’eau !
    Si vous avalez beaucoup de comprimés d’aspirine, vous aurez une grave hémorragie, la digitaline, la morphine sont des médicaments très utiles, mais qui peuvent tuer (les auteurs de romans policiers s’en donnent à coeur joie !).
    Tous les médicaments sont nocifs, tout dépend de la dose et de l’effet concerné.
    Le cannabis a un avantage par rapport aux drogues dures, c’est que la dose mortelle est 1000 fois la dose utilisable comme médicament alors que pour les drogues dites dures elle sest de l’ordre de 10.
    Mais ce n’est pas parce qu’on ne risque pas d’overdose que le cannabis est sans danger, et c’est justement dans une utilisation à des fins thérapeutiques que l’on a montré ses effets nocifs sur la mémoire. L’emploi d’autres médicaments psychotropes de façon prolongée peut d’ailleurs créer des effets analogues.
    Et si le cannabis crée peu de dépendance physiologique (moins que le tabac), il crée par contre chez les gens stressés ou mal dans leur peau, une dépendance psychologique et par ailleurs un “joint” est dix fois plus cancérigène qu’une cigarette de tabac.
    Il est beaucoup plus dangereux que l’alcool au volant, car non seulement il trouble nos sens et diminue nos réflexes et il diminue notre sens du danger, mais il a une action excitante et euphorisante et on se rend beaucoup moins compte que nos capacités de conduite sont fortement diminuées, alors qu’au contraire on prend plus de risques. Actuellement le nombre d’accidents dû au cannabis est presque aussi important que celui dû à l’alcool.

    J’avais fait quelques articles sur les effets du cannabis et je ne vais pas les réécrire (voir drogue, alcool), mais je vais revenir cependant dans de prochains articles sur son utilisation comme médicament, et sur son action sur le cerveau.

    L’utilisation comme médicament est une fausse raison pour la libéralisation de la vente du cannabis. Un médicament est vendu en pharmacie sur ordonnance et ceux utilisant les dérivés du cannabis peuvent l’être de la même façon après agrément.
    Un argument plus sérieux est de dire que cela supprimerait le trafic et les dealers. Je crains que ceux-ci ne se reconvertissent guère et se mettent à vendre davantage de drogues dures.
    Quant au débouché qu’auraient des pays comme le Maroc l’Afghanistan ou la Colombie vers un usage médicamenteux, c’est une illusion car d’une part les quantités nécessaires sont très faibles et d’autre part les produits utilisés sont des dérivés du THC qui peuvent être synthétisés chimiquement.

Mardi 13 octobre 2009 à 8:32

Histoires drôles

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     Je n’ai pas beaucoup de temps aujourd’hui, j’ai beaucoup de mails à faire, alors je vous livre deux autres annonces du Daily Telegraph.
    Des rendez-vous manqués !










Rendez vous pour boire un verre

     J'ai volé votre sac à main et j'ai senti un feeling réciproque
     Mardi soir, vers 23 h 30, sur la 53e rue, entre la 11 et la 21ème avenue, vous sortiez du métro je vous ai suivie. Vous regardiez par dessus votre épaule, vous m'avez vu et vous avez pressé le pas. J'ai couru pour vous rejoindre, je vous ai attrapé le bras, j'ai pris votre sac et je me suis enfui.

     J'ai tiré une flopée de sacs, mais personne ne m'a jamais fait une telle impression. Pendant un court instant, nos regards se sont croisés et j'ai senti un truc fort. Vous aussi, je pense.
     Si je n'étais pas aussi timide (ou en train de commettre un délit), je vous aurais demandé votre prénom. Evidemment, je l'ai trouvé ensuite sur votre permis de conduire.

     Donc Jennifer, si vous avez envie qu'on boive un verre un de ces quatre, contactez-moi.

Où sont mes dents ?

     J'ai oublié mon dentier dans votre pick-up Silverado hier soir. Je vous ai donné mon numéro de téléphone mais je n'ai pas le vôtre. Rappelez- moi au plus vite.
     J'ai besoin de mes dents. Nous nous sommes rencontrés sur le parking du restaurant Margarita -Jones.
     Contactez- moi le plus vite possible. Merci.

Lundi 12 octobre 2009 à 9:25

Inné et acquis

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Dessins copiés sur internet et crées par Pierre Botherel, illustrateur à Nantes
http://www.pierrebotherel.fr




    Cela m’arrive souvent d’aider une de mes correspondantes dans un lycée a faire un devoir de maths, de physique-chimie ou de philo. Quelquefois aussi après le bac, mais là mes études sont un peu anciennes et j’ai davantage de difficultés ! lol
   

    Et souvent l’une d’elle me dit “Les filles ne sont pas douées en maths !” , ce qui est parfaitement ridicule.

    D’abord
, à l’origine, personne n’est plus ou moins doué en maths, pas plus une fille qu’un garçon.
    Selon nos préférences cérébrales innées nous avons un mode de décision logique ou bien qui procède à partir des valeurs, des goûts. Les personnes ayant un cortex frontal prépondérant sur le cerveau émotionnel lorsqu’il fait un choix, et donc une préférence pour les raisonnements logiques, apprendra plus facilement certaines parties des mathématiques.
    De même quelqu’un qui a une meilleure représentation spatiale se représentera plus facilement les figures géométriques.
    Une personne dont les préférences de perceptions seront plutôt sensorielles et factorielles sera moins rebutée et plus précise dans les calculs longs d’algèbre, alors que la personne globale et imaginative résoudra plus facilement les problèmes de géométrie ou ceux pour lesquels il faut “créer”.
    Mais ce ne sont que des préférences innées de départ et l’éducation, l’instruction et l’expérience de la vie ont une grande influence sur le développement de nos préférences cérébrales, de même que notre capacité mémorielle, que nous pouvons grandement développer est une part importante de l’intelligence.
    C’est une question de travail et d’entraînement.

    C’est vrai que le cerveau se développe un peu différemment chez les filles et chez les garçons dans l’enfance et l’adolescence.
    Au départ l’hémisphère gauche se développe plus vite chez les filles qui s’expriment mieux en moyenne que les garçons, dont l’hémisphère droit est plus efficace en moyenne, pour les représentation spatiales. Mais les différences sont très atténuées à l’entrée au lycée et diparaissent complètement à l’âge adulte.
    La formation du cerveau de chacun est beaucoup plus dépendante de l’entraînement et du travail fourni notamment avant 25 ans environ, et du vécu de toute la vie, que des “dons innés”.
    Et les filles qui travaillent plus que les garçons en maths, sont plus “doués” qu’eux dans cette matière !
    J’ai eu presque autant de collaboratrices ingénieurs femems que d’hommes et elles étaient aussi efficaces et performantes. C’était le plus souvent le plus travailleur qui était le meilleur !
    Je vous ai dit un jour dans un article que j’avais une “petite fille virtuelle”  que je connais depuis le déburt de mes blogs, qui était aussi forte en sciences qu’en lettres, qui a réussi son bac avec plus de 18 de moyenne et qui vient d’être reçue brillamment à l’Ecole Normale supérieure de la rue d’Ulm et à l’X. Mais pour arriver à cela elle a abattu une quantité énorme de travail. Il n’y a pas de miracle.
    Et si elle est très intelligente, elle le doit plus à son travail qu’à ses dons innés et sans ce travail, je suis sûr qu’elle n’aurait eu que des résultats médiocres.
    Pour réussir en maths comme dans la vie, bien sûr il faut une part de chance, celle notamment d’avoir des parents ou un contexte qui vous permette de faire des étude, mais la motivation, la volonté et le travail sont beucoup plus efficaces que les dons innés.

    Pour en revenir à la légende de la  “bosse des maths”, j'avais lu un article assez curieux sur des études faites par une psychologue de l'Université de San Francisco, Talia Ben-Zeev, qui s’élevait contre l’idée que les carrières scientifiques sont dominées par les garçons, et qu'il est notablement plus difficile à une fille d'y réussir, idée reçue, mais plus dangereuse qu'il n'y paraît car ce stéréotype s'auto-entretient en complexant les filles, et il les inhibe et les conduit effectivement à moins bien réussir.

    Il y a quelques années, T. Ben-Zeev avait réalisé une expérience aussi simple qu'édifiante : elle avait demandé à des étudiantes de résoudre des exercices de mathématiques, d'une part, dons des classes composées exclusivement de filles et, d'autre part, dans des classes composées de filles et de garçons. Elle avait constaté que les notes étaient nettement inférieures dans le second cas.
    Aujourd'hui, elle pense avoir élucidé le mode d'action des stéréotypes. Elle a ajouté un détail à ses expériences: les jeunes filles étaient réunies avec des garçons dons une salle où étaient diffusées, (leur disait-on, mais c’était faux) des ondes ultrasonores inaudibles qui pouvaient avoir une incidence sur le rythme cardiaque et la transpiration. Curieusement, les filles ont alors obtenu de très bonnes notes.
    T. Ben-Zeev interprète ainsi cette observation  : dès qu'une fille entre dans une salle d'examen où se trouvent des garçons, sans même qu'elle en ait conscience, le stéréotype,  selon lequel les filles réussissent moins bien en mathématiques, provoque chez elle une anxiété inconsciente. Si elle pense que les garçons sont meilleurs en maths, le trac aura un impact néfaste sur sa prestation. Au contraire, si elle pense qu’elle transpire et que son cœur est accéléré à cause de l’émission d’ondes ultrasonores, le stéréotype est balayé et elle pourra réfléchir à  ses problèmes de maths librement, et révéler sa vraie valeur. C'est effectivement ce qui s'est produit.

    Suffit-il, mesdemoiselles, de diffuser de fausses ondes acoustiques dans les salles d'examen pour que vous soyez performantes en maths ?
Moi je vous conseillerai plutôt de travailler beaucoup et d’apprendre vos formules et la façon dont on s’en sert !


     C’est vrai qu’aujourd’hui, avec toutes les tentations médiatiques et multimédia, il est plus difficile de travailler. Mais internet est aussi un fabuleux outil pour trouver des renseignements tant scientifiques que littéraires

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lancien

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