Vendredi 20 novembre 2009 à 11:10

Notre cerveau : intelligence; langage

    Sans doute vous êtes vous trouvé souvent devant des choix à faire, pas forcément très importants, mais qui nécessitaient cependant une décision, et dans des circonstances où vous n’étiez pas au calme, mais soit avec d’autres personnes qui vous parlaient, soit pris par un appel téléphonique et que vous deviez à la fois décider et écouter votre interlocuteur.
    C’est souvent le cas au travail, mais de façon plus banale, on a aussi ce problème souvent lorsque l’on doit choisir les plats souhaités dans le menu d’un restaurant.

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    Certes vous avez éliminé déjà divers plats, mais vous avez encore, après cette première sélection, le choix entre des tomates au thon et du foie gras comme entrée et entre des ravioles de fruits de mer, de l’espadon thermidor et  des brochettes de Saint Jacques, comme plat et vous hésitez beaucoup, tandis que votre voisin vous raconte ses dernières vacances en Espagne.
    Obligé d’écouter vous n’avez pas le temps de bien peser les choix : comment lui faire comprendre sans le vexer, que vous êtes confronté à une tâche qui requiert une intense concentration et vous vous décidez brusquement pour le foie gras et l’espadon.
    Vous pensez alors pouvoir prêter une oreille sereine à votre interlocuteur, mais une petite voix vous murmure: « Et la raviole de fruits de mer, est- ce que ce ne serait pas mieux? »
    Vous n'écoutez déjà plus votre voisin, et rouvrez le menu. La raviole ? La brochette de Saint Jacques? Et l’espadon qui reste aussi un bon choix possible.
    Vous décidez de vous en tenir à l’espadon thermidor, alors, pourquoi tant d'agitation pour conserver finalement le choix que vous aviez fait dès le début?

    Des neurologues ont levé une partie du voile sur ce processus. Ils se sont intéressés aux choix qui comportent plusieurs étapes. C'est votre cas lorsque, pressé par le temps, vous décidez dans un premier temps de commander l’espadon. Cela vous permet de libérer votre esprit pour penser à autre chose.Vous prenez une « option mentale », en différant votre décision finale.
    Par chance, les circonstances vous laissent plus de temps: votre cerveau met alors ce délai à profit pour réexaminer le choix, que ce soit pour le conforter ou l'invalider. Il reprend les données du problème, les confronte à votre décision, au cas où cette dernière ne serait pas optimale. Il se peut qu'il aboutisse à la même conclusion, ou qu'il change d'avis au dernier moment.
    Des neurones particuliers sont responsables de ce phénomène: situés dans une zone de l'avant du cerveau : le cortex préfrontal médian, ils ont été étudiés sur des primates par une équipe de chercheurs neurologues de l'Université de Mexico.
    Ils ont appris à un singe à mémoriser plusieurs options; ils ont constaté que chacune des options était enregistrée par un groupe de neurones particulier dans le cortex préfrontal. Lorsqu'ils ont demandé au singe de faire un choix entre ces options, ils ont observé ququ’un groupe supplémentaire de neurones est intervenu, qui correspondait à un choix provisoire.
    Si on demande au singe d'attendre avant d'ex- primer son choix (comme lorsque vous devez attendre le serveur pour commander le menu), on constate que les neurones retrouvent l'activité initiale qui correspond, pour chaque groupe de neurones, à l'activité de l’option correspondante possible et. chaque groupe de neurones effectue  des allers- retours entre l'option initiale qu'il a enregistrée et le choix provisoire effectué. Le cerveau garde en mémoire son choix, mais réexamine en permanence les données du problème.
    Ainsi, vous pouvez sans crainte prendre une première décision au restaurant, votre cerveau continuera à examiner les données du problème, et même à en intégrer de nouvelles (« Désolé, nous n'avons plus de plat du jour »). Ces hésitations semblent ennuyeuses, mais sont censées optimiser nos choix.
   
Et lorsque viendra la minute de la décision définitive, vous pourrez ainsi prendre celle-ci plus rapidement avec moins de risques d’erreur.

Jeudi 19 novembre 2009 à 10:01

Animaux

Quelques images car aujourd’hui je n’ai pas le temps de faire un article.

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Les bêtes comme les hommes ont besoin de tendresse et aiment les caresses et même les massages.

Ce chien aime qu’on lui caresse le front,






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et ce chat aime qu’on lui masse  aussi son front







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Quand à cette scène de massage, c’est un petit clin d’oeil à Kaa !

Toi qui sais, est ce que cela fait froid dans le dos?

Mercredi 18 novembre 2009 à 8:24

Libertés et règles

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    Je suis toujours étonné de voir combien mes correspondantes, d’une part ont souvent une mauvaise opinion d’elles mêmes et donc une confiance très limitée en elles, et d’autre part, attachent surtout une importance éxagérée à l’opinion des autres, de leurs camarades mais aussi de personnes qu’elles ne connaissent pas.
    Il en résulte souvent que leur comportement et l’image qu’elles veulent donner d’elles, ne sont pas conformes à la réalité, mais au personnage qu’elles voudraient que les autres voient en elle. C’est ce que C.G. Jung appelait la “personna”.

    Bien sûr, il existe une certaine correspondance entre l’opinion que nous croyons que les autres ont de nous et ce qu’ils pensent réellement de nous, mais nous nous trompons parfois complètement à ce sujet.        
    Or souvent la manière dont nous nous présentons aux autres dans nos relations dépend directement de la perception que nous croyons que les autres ont de nous.
    Il en résulte que notre “personna”, le rôle que nous jouons en société, correspond peut être à ce que nous voudrions que les autres voient et pensent de nous, mais pas forcément à ce qu’ils voient et pensent réellement.
    J’ai remarqué que souvent mes correspondantes se trompent quant à l’opinion des autres et c’’est d’ailleurs ce qui nuit à leur estime de soi !
    Elles croient en général que les autres les jugent mal et que les autres ne les aiment pas, ce qui a une influence négative sur leur vision d’elles-mêmes.        
    Cette conviction se retrouve d’ailleurs à la base de la timidité : plus nous croyons que les autres ne peuvent s’intéresser à nous, plus nous paralysons notre comportement de manière à susciter le moins de réactions (négatives) possibles de la part des autres.
    Et une personne qui croirait que les autres l’apprécient, alors que ce n'est pas vrai, risque de se plonger dans une situation humiliante.

    Je suis toujours  surpris chaque fois que j’entends une personne m’expliquer les efforts qu’elle a dû fournir pour bien paraître à une occasion particulière et cela peut tourner à l’obsession lorsqu’elle se sent constamment jugée et dirige tous ses actes en fonction de l’opinion d’autrui.
    J’ai déjà fait des articles sur la “personna”, mais je voudrais revenir un peu sur nos comportements sous  l’influence des personnes que nous fréquentons et sur la manière dont nous désirons que les autres nous perçoivent, .
    Le sociologue Erving Goffman a déjà parlé de ce qu’il appelle la “présentation de soi” en comparant la vie humaine à un théâtre : nous y jouons tous différents rôles, nous suivons des règles et sommes évalués par les autres selon nos performances.
    Mais nous adoptons surtout un comportement différent lorsque nous sommes seuls ou devant un auditoire. Nous possédons plusieurs “nous-mêmes” que nous présentons à différentes occasions en société selon nos intentions et selon les situations.
    De nombreux problèmes viennent de la manière dont nous croyons que les autres nous perçoiventet notamment lorsque la manière dont nous nous percevons ne correspond pas à la manière dont nous pensons que les autres nous perçoivent.

    J’ai eu une quinzaine de correspondantes qui avaient une mauvaise image de leur corps et qui étaient plus ou moins anorexiques.
    Il y a un grand écart entre la perception qu’elles ont d’elles-mêmes de leur corps, et la vision qu’elles croient que les autres ont d’elles.
Même si leur poids est parfaitement normal, parce qu’elles se croient trop grosses, elles sont persuadées que les autres les voient aussi de la même façon, alors que cela est faux.
    Cette perception qu’elles croient que les autres ont d’elles-mêmes, même si elle n’est qu’imaginée, suscite des émotions négatives, diminue l’estime de soi et devient la source de grandes souffrances. Leurs décisions et leurs réactions visent alors à régler ce faux problème au lieu de s’attaquer à la vision erronée qu’elles ont de leur poids. D’où de régimes draconiens, voire des restrictions prohibitives, qui nuisent à leur santé.

    Une fausse vision de nous-mêmes peut donc nous faire courir des risques importants, surtout lorsque cette vision se combine au regard que les autres nous portent.
    Certes, il ne nous est guère facile de modifier les stéréotypes sociaux dont les médias nous bombardent chaque jour et qui contribuent à former nos goûts et nos valeurs (par exemple les “canons de beauté squelettiques” !). Il est alors important de prendre l’avis de plusieurs personnes et de les comparer à nos idées sur nous mêmes.
    Plusieurs sociologues ont démontré que les problèmes reliés à l’alimentation, tels que la boulimie ou l’anorexie, étaient virtuellement inexistants dans les sociétés qui associent les rondeurs à la beauté.
    Nous avons généralement tendance à fréquenter des personnes qui nous ressemblent, à nous maintenir dans un environnement social qui correspond à notre personnalité, à notre éducaton, à nos goûts, à nos valeurs, à nos projets.... Cela tient à ce que nous préférons nous attendre à ce que les autres aiment les mêmes choses que nous, partagent nos valeurs et nos intérêts.
    Le fait de fréquenter des personnes qui nous ressemblent, nous donne une image positive de nous-mêmes. Mais cela conforte nos idées y compris les tabous, les stéréotypes et les opinions dévavorables.
    Il est toujours intéressant d’avoir l’opinion de personnes qui ne pensent pas comme nous.

    Je suis toujours embarrassé quand je suis face à quelqu’un qui a une mauvaise image d’elle même parce qu’elle attache trop d’importance à l’opinion des autres. Il n’y a pas de recettes universelles dans ce domaine et chaque cas est particulier.
    J’essaie de montrer à mes correspondantes qu’on ne devrait jamais être obnubilé par le regard des autres, ni se fier à l'opinion des autres pour avancer dans la vie. Une opinion est un ensemble d'idées que l'on se fait sur quelque chose ou sur quelqu'un - un jugement donc - et une opinion peut être influencée par le milieu social, les médias et les préjugés...
    Alors, pourquoi se fier sur les idées ou les préjugés de certains pour s'empêcher de vivre librement sa vie ?
    Je me souviens d’une dissertation que j’avais faite en philosophie, il y a plus de 60 ans
“Le jugement d'autrui ne peut-il pas constituer une entrave à ma liberté ?”
    La liberté exige également un être conscient de soi. Or, cette conscience de soi ne se fait que par l'intermédiaire d'autrui. Doit-on en conclure que le jugement d'autrui est nécessaire à notre liberté ? Le problème est ici de savoir si le jugement d'autrui est un obstacle à notre liberté ou bien si au contraire il est une condition d'accès à celle-ci. Ne serait-il alors pas possible d'être à la fois ouvert au jugement d'autrui et libre ?
    Les autres se manifestent souvent à moi par le regard , souvent critique, qu’ils portent sur ce que je fais ou ce que je suis. Ce regard qui est le seul moyen pour les autres de jouer un rôle dans mes actions, semble faire jouer à autrui le seul rôle de juge. Ce jugement est-il toujours légitime, et surtout, dois-je l’écouter lorsqu’il s’oppose à ce que je crois savoir de moi-même, et qui doit l’emporter, entre ma propre conscience et le jugement d’autrui ?
    Mais si je conteste ainsi le point de vue des autres, il faut aussi que j’aie une certaine méfiance vis à vis de mes propres opinions, sur moi même comme  sur les autres, opinions qui ont aussi un caractère très relatif.
    Qui peut prétendre se faire juge de la position d’autrui ?
    Des jugements outranciers, péremptoires, absolus, sont toujours déplacés vis-à-vis de quiconque.


    J'écoute les opinions des autres, ce qui ne veut pas dire que je les partage forcément.
    Je n'ai pas un comportement très influençable, mais j'accorde de l'importance à ce que les gens disent : j'essaie de comprendre qui le dit, ce qu’il dit, quand il le dit, où il le dit, de la manière dont il le dit et pourquoi il le dit.
    Cela m'a permis d'éviter certaines erreurs, même si j'avais du mal à admettre parfois ces opinions d’autrui.
    Mais ce que les gens pensent de moi est une chose, et ensuite, ma vie je la fais comme je l'entends : et si ça plait pas à certains, tant pis, mais je ne vais pas me paralyser pour cela.
    J’essaie juste d’expliquer à ceux qui ont de l’importance à mes yeux pourquoi j’agis ainsi et pas ciomme ils voudraient que je le fasse..

   
   

Mardi 17 novembre 2009 à 8:57

Actualité

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    Le journal télévisé m’apporte souvent des informations qui me scandalisent et me font me demander si le bon sens n’a pas quitté certaines personnes.
    Avant hier il relatait des incidents au centre de Paris, parce qu’une société informatique avait fait connaître sur internet qu’elle distribuerait de l’argent à partir d’un bus, en billets de 5 à 50 €.
    Les pouvoirs publics ont appelé son attention sur d’une part l’interdiction par la loi d’une telle distribution de fonds sur la voie publique et d’autre part sur les dangers qui pouvaient en résulter de bagarres entre des personnes.
    La société n’est donc pas venue, mais n’a pas prévenu à temps.
    Des milliers de personnes se seraient rassemblées et certains furieux ont caillassé cars et bus qui passaient et ont cassé quelques vitrines.
    Les images nous montraient ces exactions et les dégats correspondants et le journaliste posait la question “qui paiera?”
    J’espère bien que la justice fera payer cette société qui a des idées irresponsables et dangereuses, indignes de dirigeants intelligents.
    Je ne donne pas raison aux casseurs : ils n’ont pas d’excuses non plus.

    Mais le journaliste interviewait quelques personnees qui elles étaient calmes, et c’était surtout des gens au chômage proches de la pauvreté, des étudiants qui n’arrivaient pas à financer leurs études et à vivre, des femmes qui devaient élever seules des enfants.
    Certes le journaliste avait sans doute écrémé ses discussions et donc choisi ses interlocuteurs et on ne savait pas si c’était quelques uns ou une majorité.
    Je trouve ces gens là crédules car il est rare d’avoir des opérations de ce genre par philanthropie, mais je les excuse volontiers, car ils sont tellement à court d’argent que la moindre occasion est à saisir.
    Et je trouve que faire une telle opération publicitaire, c’est se montrer méprisant vis à vis de ces malheureux et manquer de respect vis à vis de ses semblables.
    Et que serait il arrivé si la société avait véritablement lancé des poignées de billet à partir d’un bus. On imagine les bagarres possibles et les blessés qu’il y aurait pu avoir. Prévoir cela est il au dessus de l’intelligence d’un dirigeant d’entreprise, fusse t’elle informatique?

    J’espère bien que la société en cause paiera tous les dégâts et qu’elle sera en outre condamnée à payer une amende, prix de sa bêtise et de son inconscience !
    Et pour une fois je défends le Ministère de l’Intérieur que l’on accuse de ne pas avoir su maintenir l’ordre public. La plupart des gens dans la foule étaient calmes et résignés, et il ne pouvait être question de les évacuer par la force.
    Il y a malheureusement toujours quelques excités, quelques provocateurs, habitués à faire des dégâts puis à s’enfuir rapidement, et on n’arrive en général à en arrêter que quelques uns car il faut que les forces de l’ordre soient au bon endroit et au bon moment pour les prendre en flagrant délit et évidemment  ils ne vont pas faire des exactions à coté des CRS.
    Il y a déjà bien assez d’occasions de trouble public, sans que des publicistes irresponsables en rajoutent ! J’espère qu’ils seront sanctionnés.


Lundi 16 novembre 2009 à 8:10

Animaux

Avez vous remarqué combien les animaux ont parfois des réactions humaines !


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      " Mon Dieu, qu'ai je fait ?, "
se dit cet ours blanc







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     "Ma petite soeur écoute du hard-métal !
     Mes pauvres oreilles !!"















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     "Moi aussi j'ai mon doudou !"







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     Et ce chien a vraiment des remords qu'il exprime !
         "Désolé ! "






Dimanche 15 novembre 2009 à 8:55

Amour et peines de coeur

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    L’article que j’avais fait sur le sujet des ruptures “je t’aime ou je te hais” m’a valu une trentaine de mails ou commentaires que j’ai retrouvés à mon retour de Bretagne.
    Excusez moi de ne traiter ce sujet qu’aujourd’hui et d’avoir tardé à envoyer une réponse personnelle à ceux qui me parlaient de problèmes privés, mais j’ai été un peu surchargé à mon retour. J’espère que cet article répondra aux questions de ceux à qui je n’ai pas répondu personnellement.
    Deux sujets principaux auxquels je dois répondre :
    Certaines correspondantes me demandent quelles sont les caractéristiques des personnes qui ont des chagrins d’amour et si ceux-ci sont liés à leur personnalité.
    Bien évidemment toute réaction humaine est liée à la personnalité de chacun d’entre nous, mais aussi à celle des autres et à l'environnement. C’est donc un sujet difficile à traiter.
    Je vais préparer des “portraits”, qui ne seront pas ceux de personnes précises, mais des synthèses de ce que j’ai pu observer comme réactions face à l’amour. Cela constituera les sujets de plusieurs articles, mais il me faut un peu de temps pour les écrire.
   
    Aujourd’hui, je vais traiter un autre sujet, celui des garçons.
    Plusieurs d’entre eux me disent en effet, “tu n’as traité que le problème des filles et les garçons y ont toujours le rôle des “méchants”. Il y a aussi des garçons qui sont victimes des filles et ont des peines de coeur et tu n’en parles pas”
    Dans cet article c’est exact mais dans d’autres articles j’avais aussi traité le problème de garçons; (14/7/2009; 20/10/2007; 8 et 14/10/2006)
   Et il ne faut pas considérer mon blog comme un traité de psychologie ni comme un reflet de notre société. Il ne faut pas généraliser mes propos.
    Mon blog n’est que le reflet des sujets et questions que me posent mes correspondant(e)s et des réflexions personnelles que ces questions m’inspirent, soit en fonction de ce que j’ai pu voir au cours de ma vie, soit selon ce que j’ai pu lire dans la littérature, scientifique en général.
    Les sujets que je traite dépendent donc surtout de ceux ou celles qui m’écrivent et que j’essaie parfois d’aider à résoudre leurs problèmes.
    Effectivement mes correspondants sont à 90% des correspondantes et donc mes blog refètent plutôt les problèmes des filles que des garçons et si je prends les problèmes de rupture dont j’ai discuté, je n’en ai pas fait le compte mais il doit être de près de 95%.!!
    De plus si c'est la fille qui rompt, elle n'est pas très malheureuse en général. Si le garçon qui rompt est gentil, a fait cela avec tact et que la rupture se passe bien, le chagrin de la fille n'est pas trop grand non plus et elle n'a pas besoin des consolations du vieux singe. Donc j'ai surtout des "demandes de consolation" dans le cas où la rupture se passe mal parce que le garçon est "méchant". (CQFD, savez vous encore ce que cela veut dire ?)
    Une autre différence, alors que parmi mes correspondantes de moins de 25 ans, j’ai environ la moitié de lycéennes et l’autre moitié de jeunes en fac, au contrairemes correspondants “mâles” ont tous au moins 20 ans. Je ne connais les garçons “ados” que par les dires de mes correspondantes.

    Alors pourquoi les garçons ne parlent ils pas ou peu de leurs problèmes et notamment de leurs ruptures.?
    Je ne pense pas que ce soit :
        - ni parce qu’ils sont incapables d’aimer : ils ont des sentiments comme tous le monde.
        - ni parce qu’il ne connaissent pas des ruptures et n’en souffrent pas car cela doit leur arriver aussi d’être “plaqués” et d’être malheureux (j’en ai connu quelques uns quand même).
    Quelles explications donner alors ?

    D’abord je crois que les garçons n’aiment pas exposer leurs problèmes en général. Je le constate sur ceux que je connais réellement hors internet, et il n’y a pas de raison qu’il n’en soit pas de même pour les autres. Vous trouverez peu de blogs de garçons (surtout des ados) sur cow et ils ne  traitent pas de sujets intimes. Ils préfèrent des relations plus “communicatives” et directe (surtout s’ils sont extravertis), genre Facebook ou MSN. D’ailleurs en général ils n’aiment pas écrire, alors que parmi les filles certaines ont vraiment un certain talent littéraire.

    Je crois que tant qu’ils sont ado ou jeunes avant le bac, les garçons ne prennent que rarement l’amour au sérieux. Ils sont souvent coureurs de jupons et même s’ils aiment bien leur petite amie, ils ne considèrent pas que cette liaison sera durable et d’ailleurs n’aiment pas faire des projets d’avenir.
    Cela dit il y a des exceptions : je connais un garçon qui a été sept ans avec sa petite amie qu'il avait connue au lycée et qui a été très malheureux quand, au moment de vivre  avec elle, elle l’a quitté. J'ai écrit aussi en début 2006 un article "Elle et Lui" sur un véritable amour entre ados.

    Je pense que plus tard les garçons pensent davantage à un amour sérieux, mais ils “s’emballent” en moyenne moins vite que les filles, qui croient trop vite au grand amour qui durera longtemps. Ce que je ne sais pas c’est pourquoi? Sont ils blasés, est ce dû au fait qu’ils ont eu plus d’aventures amoureuses que les filles, ont ils moins confiance en eux au plan sentimental, sont ils plus méfiants ?
    Mais ce qui est sûr c’est que s’ils sont sincèrement très amoureux, ils souffrent autant d’une rupture.

    Il est certain que l’homme et la femme n’ont pas la même attitude face à l’amour. Cela est dû certainement à la selection darwinienne depuis la préhistoire, mais je crains que les médias modernes ne rendent plus grande cette différence.
    Il est certain que l’homme est plus orienté vers l’extérieur, autrefois vers la chasse et la protection contre les prédateurs, et qu’il n’est pas fidèle par nature.
    J’ai l’impression que l'influence actuelle des médias a aggravé cette disposition et de plus, favorisant la dispersion des occupations ont retiré à beaucoup de garçons l’envie de réussir leurs études et ils papillonnent.
    La femme est plus orientée vers la famille par l’instinct maternel et donc vers la recherche d’un amour durable et aux temps anciens d’une protection par un homme. Certes cette tendance s’amenuise, mais les médias ont aiguisé le besoin de tendresse que ressent l’ado, sous forme d’amour et les jeunes filles ados ont tendance à prendre une amourette pour un amour sérieux et donc souffrent plus jeunes et plus nombreuses des ruptures.
    Par contre je trouve que les filles ont en moyenne plus envie de travailler que les garçons (ce qui ne les empêche pas de perdre beaucoup de temps sur internet, MSN et le portable !)

    Mais tout ceci n’est que mon avis qui doit être trop lié à la population de cowblog que je fréquente. J’aimerais avoir le vôtre.

Samedi 14 novembre 2009 à 8:36

Contraception, condition féminine

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    Je suis toujours étonné des comportements parfois irrationnels de nos dirigeants.
    Je ne suis pas particulièrement un fan de Ségolène Royal, mais elle avait , en tant que présidente de Poitou-Charentes, alloué des subventions aux lycées pour que les infirmières et assistantes sociales disposent de plaques de pilules contraceptives et puissent en donner aux élèves filles qui viendraient les voir, en même temps que des conseils de contraception.
    Cela me paraissait une heureuse initiative utile.
    J’ai été amené à donner de tels conseils à certaines de mes correspondantes, et surtout à aider quelques ados en détresse après un avortement, qui certes avait été peu de chose au plan physiologique (fait avant 7 semaines par voie médicamenteuse), mais qui par contre, est un traumatisme douloureux au plan psychique, beaucoup plus éprouvant qu’on ne le croît.
   

    Alors j’ai été étonné de voir le ministre de l’Education Nationale, désapprouver cette initiative (je pense que c’est parce qu’elle venait de l’opposition) et dire que ce n’était pas le rôle de l’Education Nationale de faire cela.
    Mais on vaccine bien de la grippe dans les écoles !
    Et si les parents ne savent pas aider leurs enfants au plan de la contraception, qui le fera ? On ne demande pas cela aux profs, mais aux infirmières et assistantes sociales. N’est ce pas leur rôle, entre autres?
    Les avortements chez les jeunes ados ont augmenté de 25% en deux ans. N’est ce pas préoccupant et le gouvernement doit il s’en désintéresser. Il se préoccupe souvent à mon avis de choses bien moins importantes et plus futiles dans le seul but de faire de la mousse.

    Une chose m’agace au plus haut point concernant nos politiciens, c’est leur horizon borné qui fait que droite comme gauche, tout ce que fait l’autre est mauvais par principe.
    Chacun pourtant peut avoir de bonnes idées, alors dans ce cas, lorsqu’on trouve que ce que l’autre propose est utile, pourquoi le combattre pourquoi ne pas s’unir pour faire oeuvre utile?
    En fait nos politiciens ne pensent qu’à leur réélection prochaine et donc il faut en toute occasion critiquer l’adversaire et faire croire que ce que l’on a fait est génial, même s’il s’agit d’une broutille sans aucun mérite ni imagination, voire même une ânerie.
    La politique devient en France l’art de se croire une montagne et d’accoucher d’une souris.
    Quand nos politiciens penseront ils au bien du pays et de ses habitants. ?
    Il faut être réaliste n’en déplaise au Pape et aux Imams. Prêcher la vertu et l’abstinence sexuelle est certes louable, mais tout à fait illusoire dans le monde actuel et la détresse de jeunes ados qui se sont fait prendre aux pièges de l’amour est immense. Si le ministre avait eu une fille ado qui se retrouve enceinte et qui ait avorté, ou s’il avait lu certains des mails que j’ai reçus, il ne profèrerait pas de telles paroles irresponsables.
    Une bonne contraception vaut mieux qu’un avortement quelles que soient les idées éthiques ou religieuses qu’on puisse avoir.
    C’est physiologiquement et psychologiquement évident.

    Je finis par me demander s’il faut être intelligent pour être ministre et s'il leur arrive de réfléchir vraiment avant de dire n'importe quoi !

Vendredi 13 novembre 2009 à 9:08

Photos, photos comiques

    Parti récemment en Bretagne pour mettre en sommeil la maison pour l'hiver, j'ai fait 1000 kms d'autoroute et donc je suis encore sous le coup du voyage et de l'élagage des arbres.
    D'où mon attrait pour les images suivantes trouvées sur internet :


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     Vers 13h, pour se reposer et se revigorer, on a été aussi au resto, mais ce n'était pas un "Mac Do" Dieu merci !








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     Ma voiture est toujours très chargée quand nous allons en Bretagne, mais quand même pas à ce point !










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     Il y a beaucoup de touristes en Bretagne l'été, mais je n'ai jamais rencontré de tels badauds sur les passages cloutés.













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    Je rencontre des marmottes à Carnac, mais pas des castors.

    Mais s'il existe des castors bretons, je pense qu'ils sont plus intelligents que celui là.

     Je ferai très attention quand je taillerai mes pins !!  lool

Jeudi 12 novembre 2009 à 9:05

Adolescence

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    J’ai eu souvent parmi mes correspondantes, des jeunes qui avaient des problèmes assez sérieux de stress et dans le passé de dépression, suite à des ennuis très divers.
    Mais ce qui m’a toujours frappé, c’est que la plupart de ces jeunes qui m’ont confié leur problèmes et donc avec lesquelles j’ai discuté de leur environnement au cours de leur enfance et de leur jeunesse, ont à une époque été la “tête de turc” de leurs camarades de classe.

    Dans presque toutes les classes, il y a une tête de turc.
    Cible des quolibets, parfois molesté par ses camarades, le “canard boiteux” souffre le martyre. Comment éviter cet ostracisme ?


http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/LivreFaireuneerreur.jpg    Une enquête menée par des chercheurs en psychologie dans une école américaine, auprès de 600 lycéens âgés de 13 à 15 ans a révélé que la vindicte populaire s'abat sur celui ou celle qui a initialement la plus piètre estime de lui-même.
    Des questionnaires distribués au début de l'année ont révélé que certains adolescents se voient initialement comme peu intéressants et incapables. Au fil des mois, ils attirent moqueries et agressions. C'est le début d'une spirale infernale. La victime perd peu à peu toute estime de soi, et attire encore plus la haine des autres.

    Quand un innocent subit les attaques d'un groupe, on lui attribue des crimes fictifs, ce qu'explique le psychologue américain Melvin Lerner par une « croyance en un monde juste ». Chacun a, de façon innée, la conviction que si l'on est puni, c'est que l'on a fait quelque chose de mal. (un proverbe arabe dit “tu peux battre ta femme, tu ne sais pas pourquoi, mais elle, elle le sait” - et il est notoire que les femmes sont des victimes dans beaucoup des civilisations arabes actuelles).
    On ne peut imaginer une victime innocente, et l'on modifie inconsciemment sa vision de la réalité en accablant le souffre-douleur de crimes qu'il n'a pas commis.

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    Attention, par conséquent, à la baisse d'estime de soi chez un adolescent. C'est la première brèche par où peut s'engouffrer l'hostilité de ses camarades.
    Un jeune persuadé de sa propre valeur; est généralement respecté. S'il est hésitant sur ce point, il faut lui donner des signes qui le rassurent sur ce qu'il vaut pour qu'il ne se dévalorise pas à ses propres yeux..
    C’est une leçon que j’ai tirée de mes nombreux entretiens avec mes jeunes correspondant(e)s.
La première chose que j’essaie de faire en cas de problème, c’est de leur montrer qu’ils ou elles ont une valeur, des qualités, de quoi réussir certaines choses, que je les estime et qu’ils ou elles doivent s’estimer eux aussi.
    Cela dit, c’est moins vrai pour les adultes, mais dans ma vie professionnelle j’avais remarqué que ce problème était aussi en partie présent, leurs collègues ayant peu d’estime pour ceux qui n’en n’ont pas pour eux mêmes.

  
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Donc je vous en prie, cessez de détester votre image et de vous croire incapable d’arriver à vos fins.

    En fait on ne réussit que ce qu’on a la volonté de faire et si on a bien réfléchi aux situations, on arrive à réussir plus des 3/4 de ce qu’on entreprend.

  Il faudra que nous en reparlions quand j'aurais un peu plus de temps pour examiner comment faire pour avoir davantage de confiance en soi

Mercredi 11 novembre 2009 à 9:05

Sexualité, Homosexualité

Rentré de Bretagne, j'écoutais le journal télévisé et j'ai appris que le tribunal administratif avait donné à deux jeunes femmes l'autorisation d'adopter un enfant, alors que cela leur avait été refusé jusque là par le Conseil Général, parce qu'elles vivaient ensemble et qu'il n'y a avait pas de présence d'homme au foyer (!!), alors qu'une femme seule peut obtenir cette autorisation d'doption.

    Il m’arrive de discuter parfois de l’homosexualité et de l’homophobie, notamment avec des personnes musulmanes, du fait que, dans leur culture, c’est considéré comme une maladie, voire comme un crime. Mais le Pape n'a pas l'air d'être beaucoup plus moderne sur ce problème.
    C’est intéressant de se poser des questions sur l’origine de l’homophobie de certaines personnes et sur les archétypes et normes sociétales qui influent sur ces opinions (je rappelle que les archétypes nommés ainsi par C-G Jung, sont les règles inconscientes, les tabous, les représentations à priori et les modèles que nous apporte de façon innée notre civilisation et les us et coutumes ancestraux, acquis au cours des âges.)
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    Michelle Davies,de l'Université du Lancashire en Angleterre, a distribué des questionnaires à quelque 600 personnes des environs de Londres, et a montré que les réactions de rejet sont teintées de dégoût ou de crainte, mais par contre ne contestaient pas les des droits civiques des homosexuels.
    Les hommes ou femmes homophobes disent souvent des phrases telles que « Les homosexuels me dégoûtent » ou encore « Les homosexuels sont une menace pour les enfants ».

    Madame. Davies a recherché les stéréotypes liés au sexe des personnes, homme ou femme.


    Chacun a une vision de ce qu'est une femme et de ce qu'est un homme.    
    Pour une partie de la gent masculine, généralement qualifiée de « machiste », l'homme doit cultiver des vertus telles que la force, le courage, l'endurance, la domination au sein des rapports sexuels. Il doit aussi chérir et protéger sa femme.
    Au contraire, la femme est douceur, compréhension, conciliation, faculté d'analyse des personnalités.
    Autant de stéréotypes. Selon madame Davies, chez une personne ayant intégré de telles idées, la présence d'attributs classiquement féminins chez un homme constitue une menace pour sa conception de l'homme et de la femme, et, par là même, pour sa conception globale de l'organisation de la société.

    Cette hypothèse a été testée par des questionnaires d'une part d'homophobie affective, et d'autre part évaluant les stéréotypes masculins, ( par exemple un homme ne doit pas extérioriser sa souffrance; personne ne respecte un homme qui fait partager ses soucis ou ses peurs; la violence est parfois le seul moyen de résoudre une situation problématique; un homme doit toujours être en mesure d'avoir un rapport sexuel et doit prendre l'initiative...etc)
    Madame Davies a constaté que les personnes obtenant le plus haut score au questionnaire des stéréotypes sont aussi les plus homophobes.
    Les homophobes sont des personnes qui ont beaucoup de stéréotypes concernant les hommes !

    Y a t’il un lien avec les stéréotypes concernant les femmes ?

    Le psychologue Bernard Whitley, de l'Université de l'Indiana, a souligné un lien entre l'homophobie et le « sexisme bienveillant », c'est-à-dire des stéréotypes féminins, (les femmes ont une meilleure compréhension des émotions; les femmes doivent être protégées par les hommes; un homme, même s'il a tout réussi dans sa carrière, est incomplet sans une femme....etc).

    Un tel ensemble de stéréotypes vise à attribuer un rôle précis aux hommes et aux femmes, et à les confiner dans des territoires qui n'empiètent pas l’un sur l’autre.
    De ces études, on déduit que l'homophobie serait une réaction de défense face à des comportements qui remettent en question la distinction entre féminité et masculinité. Elle revêt par conséquent une dimension culturelle.
    Les stéréotypes sexuels sont des entités culturelles implantées préférentiellement dans des milieux  “conservateurs autoritaristes”. De tels milieux sont caractérisés par une soumission à l'autorité établie, une adhésion aux conventions sociales et une acceptation implicite de la violence exercée à l'encontre des minorités. D'après le psychologue B. Altemeyer, de telles caractéristiques se transmettraient de parents à enfants, et l'homophobie obéirait à la même logique.

    Le cerveau humain est un terrain idéal pour l'implantation des stéréotypes. Il contient des structures neuronales qui favorisent l'association de qualités propres au sexe masculin et au sexe féminin. En 2001, les neurologues Elizabeth Milne et Jordan Grafman, de l'Université de Bethesda, ont étudié des patients présentant des lésions dans le cortex préfrontal ventromédian, et chez qui les stéréotypes sexuels avaient disparu : ils n'associaient plus aucune qualité « préconçue et caricaturale » aux hommes ni aux femmes.

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    Cette zone du cerveau serait le point d'ancrage des conventions sociales souvent inconscientes, qui déterminent nos comportements et l’homophobie serait parmi elles.

    Cela dit heureusement, l’éducation, la tolérance et un peu de réflexion peuvent changer nos façons de voir.

    A nous de réfléchir utilement sur certains sujets, car, comme disaient les shadoks,

“il vaut mieux mobiliser son intelligence sur la connerie (humaine) que de mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes”. !! lool

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lancien

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