Lundi 21 décembre 2009 à 8:05

Ecologie, Changement climatique

Je vous ai dit hier que le seul accord efficace en matière de limitation du changement climatique serait d’imposer une limitation de l’augmentation des rejets de CO2 pour les grands pays. émergents et une diminution pour les pays industrialisés tels que les USA, la Russie et l’Europe.
    Ce problème de rejets de CO2 est étroitement lié à celui de la consommation d’énergie et c’est pourquoi il était également question d’une aide dans ce domaine aux pays africains.

    Le pétrole étant le combustible le plus utilisé, les économistes choisissent comme unité de référence pour comparer entre elles les différentes sources d’énergie, la “tonne équivalent pétrole” ou “tep”. (1ktep = 1000 tep, 1 Mtep = 106 tep, 1Gtep = 109 tep et 1 Tératep = 1012 tep).
    Cela permet d’évaluer la consommation énergétique “primaire”, toutes sources confondues.
    Les équivalences en “tonne équivalent pétrole” des principales énergies sont les suivantes :
        - gaz : 1 tonne = 1tep par convention.
        - pétrole : 1 tep = 7,33 barils de pétrole
        - essence 1 t = 1,05
        - fioul  : 1 tonne = 0,952 tep
        - Coke de pétrole : 1 tonne = 0,762 tep
        - Houille : 1 tonne = 0,619 tep
        -Lignite : 1 tonne = 0,405 tep
        -Bois : 1 stère = 0,147 tep
     Le Mwh électrique (en incluant les rendements de production) :
        - d’origine fossile : 0,086 tep  ( 1 tep = 11,6 Mwh)
        - d’origine nucléaire (rendement 33%) : 0,26 tep
        - d’origine géothermique (rendement 10%) : 860 tep

    Le niveau de vie des populations, leur longévité (espérance de vie) sont liées à la disposition d’énergie et la consommation totale d’énergie est évidemment liée à la population (au nombre d’habitants).
    En 1800 pour une population d'un milliard, le monde consommait, en matière d'énergie environ 0,2 Gtep par an et ceci principalement grâce à la biomasse (notamment chauffage au bois). L'espérance de vie en France était de l'ordre de 30 ans.
    En 1900 la consommation était passée à 1Gtep pour 1,7 milliards d'habitants. Les pays industrialisés consommaient beaucoup plus que les autres, avaient recours au charbon et l'élévation du niveau de vie était une des conséquences de cette augmentation de mise à disposition d'énergie. L'espérance de vie était alors en France de 50 ans environ
    Le phénomène est exponentiel, puisqu'aujourd'hui (en 2000) la population est de 6 milliards d'habitants avec une consommation totale d'environ 10 Gtep par an. Mais les différences se sont accrues entre pays riches, pays émergents et pays pauvres.
L'espérance de vie en France est de l'ordre de 80 ans alors qu'elle reste de l'ordre de 40 ans dans les pays pauvres qui n'ont pas accès à l'énergie.
    Non seulement la population mondiale augmente (200 000 par jour), mais la consommation des pays émergents augmente rapidement de telle sorte que le poids de la Chine et de l'Inde (4 milliards d'habitants) est prépondérant dans cette augmentation. (électricité, chauffage, industrie, transports ....)
    La production d'énergie primaire est aujourd'hui essentiellement liée aux énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz ; voir la figure ci dessous), d’où l’augmentation des rejets de CO2.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/Energieprimaire2006.jpg

    Si maintenant on examine les graphiques ci-dessous de production de CO2 globale et par habitant, on s’aperçoit de l’importance des USA, de la Chine puis de l’Inde et de l’Europe au plan des émissions globales, mais si on prend les émissions par habitant elles sont faibles en Chine et en Inde, dont les populations sont très nombreuses. Ces pays souhaitent évidemment se développer et l’augmentation de leur production de CO2 va augmenter et risque de peser lourd à terme dans le bilan global.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/EmissionCO2monde-copie-1.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/EMISSIONCO2PARHABITANTMONDE.jpg

    Limiter leur augmentation c’est limiter leur développement d’où la difficulté d’un accord avec la Chine. Pour les USA, une diminution importante devrait être faite pour les ramener au niveau des autres pays et c’est donc tout aussi difficile.
    D'où les désaccords entre ces deux pays et entre eux et les autres participants.
    En outre le problème de l'aide aux pays notamment africains, d'une part à se développer, mais aussi à le faire avec des énergies renouvelables, n'a malheureusement pas suscité l'effort nécessaire dans ce domaine.

    Ces niveaux d’émissions sont essentiellement dus surtout à la production d’électricité par des centrales à charbon et gaz, au chauffage par le fioul et le bois, et au transport utilisant le pétrole.

Dimanche 20 décembre 2009 à 8:37

Ecologie, Changement climatique

   Plusieurs de mes correspondant(e)s me parlent du sommet de Copenhague qui finalement s’est très mal terminé avant-hier soir.
    La situation n’est pas très bien expliquée par les médias, alors je vais essayer de clarifier un peu.


    Sur les aspects climatiques, je vous renvoie à mes anciens articles, (voir "changement climatique" sur ce blog), mais je résume en quelques phrases ce qu’on sait :

    Tous les scientifiques sont maintenant d’accord pour constater que l’activité de l’homme fait augmenter de façon exponentielle les gaz à effet de serre depuis une cinquantaine d'années, notamment le gaz carbonique CO2, et que cela entraine un réchauffement moyen de l’atmosphère terrestre qui retient davantage d’énergie solaire.
    Ils ont aussi d’accord sur le fait que, même si l’on réduit ces émissions de façon importante, cet effet est à long terme et  le maximum de concentration de CO2 ne se produira que vers 2200 et qu’il faut donc agir au plus vite.
    Il est possible que la montée du niveau des océans se poursuive pendant plusieurs centaines d’années.

http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/augCO21980.jpg

    Les conséquences chiffrées sont plus difficiles à prévoir car elles résultent de modèles mathématiques dont l’exactitude n’est pas certaine. De plus elles dépendent fortement des mesures qui seront prises, comme le montre les résultats ci dessous de l’un de ces modèles.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/augmtemphypoth.jpg

    L’accord de Copenhague qui décide de limiter l’augmentation de température à 2 d° est un leurre, car c’est un chiffre qui est le résultat de calculs, mais selon le modèle utilisé on n’impose pas les mêmes contraintes en matière de réduction de CO2, qui est le seul paramètre mesurable, sur lequel on puisse agir et qui puisse faire l'objet d'un accord ayant vraiment des suites.
Le modèle mathématique chinois peut très bien dire qu’un rejet donné de CO2 limitera l’augmentation de température à 2 d° tandis que les USA diront que ce même rejet la porte à 3 d° et que le modèle européen aboutisse au chiffre de 4 d°.
    En fait, ils ont abouti à cet accord parce qu’ils savent que cela ne signifie rien et que donc on n’a pas imposé de contraintes réelles sur lesquelles ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord;
    Le seul accord valable aurait dû limiter les rejets de CO2 pour chaque grand pays. (limiter l’augmentation pour certains, diminuer les rejets pour d’autres) . Ce problème de rejets de CO2 est étroitement lié à celui de la consommation d’énergie.

    C’est encore plus vague quand on regarde les conséquences sur le climat. Pour 4 d° d’augmentation les chiffres d’augmentation du niveau des océans varient entre 30 et 70 cm. Et on ne sait pas les conséquences sur le climat d’une augmentation moyenne de 2 ou 4 d°.
    Ce qu’on sait c’est que 50 cm d’augmentation du niveau des mers en Asie peut supprimer les terres cultivables de millions de personnes, et que l’augmentation de température sera catastrophique en Afrique, par l’avancée du désert. Ce sont les pays et les gens pauvres qui seront les plus touchés.
   
   
Je vous expliquerai demain pourquoi dans ce contexte, les problèmes opposent USA et Chine, ce qui a empêché d’aboutir à un accord.
  

Samedi 19 décembre 2009 à 12:19

Amour et peines de coeur

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1/P1010165.jpg

    Mes correspondantes ont connu souvent des garçons sérieux, mais ausi des “don Juan” coureurs de jupons.
    Elle me demandent souvent : “quelle est la motivation de ces garçons” ?

     Il est certain qu’au départ c’est pour un un peu comme un jeu de séduire celle sur laquelle ils jettent leur dévolu. C’est aussi une satisfaction d’amour propre que de savoir qu’on possède une certaine attirance, un certatin pouvoir, une habileté à plaire. Cela permet aussi de se vanter et d’alimenter les conversation machos avec les copains et d’essayer de leur faire envie, ou sûrement de se vanter de ses succès;
    Mais derrière cette façade, au fond d’eux mêmes que se cache t’il ?

    Les Don Juan sont malheureux. Et c'est pour cela qu'ils cherchent toujours de nouvelles conquêtes.    
    Deux psychologues, Julie Hall et Frank, Fincham, qui ont mesuré l’état psychologique de 284 étudiants et observé leur comportement de séducteur.. Ils ont constaté que plus un étudiant est en détresse psychologique, plus il cherche à séduire des partenaires et à tromper celle qui était sa petite amie du moment..
    Qu’est-ce que la détresse psychologique ?
    Ce sont, des problèmes d'anxiété, des pensées dépressives, un manque d’estime de soi, des conduites d’évitement (ne pas avoir le courage de s'attaquer aux problémes liés à ses études, à ses difficultés financières, etc.)
     Ces difficultés psychiques entraînent des conduites de conquêtes successives et d'infidélités.

    Comment l'expliquer ?
    L’étude a montré que ces don Juan tirent un bénéfice ponctuel et temporaire des conquêtes et d'une relation hors leur couple, en termes d'estime de soi : ils ont soudain l'impression de « valoir quelque chose ».
    Soit que leur relation officielle les ait déçus, soit qu'ils aient un problème plus profond d'estime et de confiance en eux mêmes.
    En outre, se jeter à corps perdu dans des relations parallèles les occupe : cela demande du temps, suscite de l'émotion, nécesssite des mensonges et des inventions, autant d'efforts qui peuvent alimenter chez certains la conduite d'évitement. En somme, cette activité les aide à ne pas penser aux problèmes concrets qu'ils ont à régler.
    On dit souvent d'un séducteur invétéré qu'il cherche les conquêtes pour oublier un problème plus profond.
    Mais l'étude de J. Hall et F Fincham révèle que les conquêtes ne font que masquer temporairement les problèmes : cela ne va mieux après qu'avant...

Vendredi 18 décembre 2009 à 8:41

Histoires drôles

http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/images-copie-3.jpg


    Je fais assez peu de politique car cela ne m'intéresse guère, si ce n'est que je vais voter, car j'estime que si on ne le fait pas, il ne faut pas ensuite se plaindre que l'on n'est pas d'accord avec ce qui est fait !
    Mais je suis donc un minimum de choses dans ce domaine et je suis parfois étonné des mots des hommes politiques qui sont relatés sur les sites d'internet qui s'y intéressent.
    J'en ai sélectionné quelques uns, parmi ceux cités par "la blague du matin".

- Luc Chatel, porte-parole du gouvernement : « Le Chef de l’Etat appelle parfois Brice Hortefeux pour ne rien lui dire. C’est la preuve de la qualité de leurs relations ». (Si encore ils réfléchissaient pendant qu'ils se taisent !)

- Jean-Christophe Cambadélis, Député PS de Paris : « Si Ségolène Royal s’excuse chaque fois que Sarkozy fait une boulette, elle va passer sa vie à genoux ».( Il faut un miracle de Dieu pour être élue la prochaine fois !)

- Martine Aubry, Première secrétaire du PS : « Ségolène Royal aura la place qu’elle souhaite dans le PS, même si la plupart sont déjà occupées ». (Vive le jeu des chaises musicales !)

- Guillaume Bachelet , Secrétaire National à l’Industrie du PS : « La présidentielle, Hollande y pense en nous rasant ».

- Nadine Morano, Secrétaire d’Etat chargée de la famille : « Je suis Sarkoziste jusqu’au bout des globules ». (elle veut avoir la prochaine fois le ministère de la santé !)

- Najat Belkacem, conseillère régionale PS et adjointe au maire de Lyon : « Il ne faut pas que le PS se laisse électrocuter par ses courants ». (Il ne faudrait pas en conclure qu'il faut s'isoler complètement !)

- Ségolène Royal, de retour des Etats-Unis : « J’ai inspiré Obama et ses équipes m’ont copiée ». (faut faire un procès pour plagiât !)

- Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication : « Mes cheveux raccourcissent au fur et à mesure que mon expérience croît ». (Ce qui prouve qu'il y aura rapidement une limite à son expérience acquise !).

- Jean-François Copé, Président du Groupe UMP à l’Assemblée Nationale, s’adressant au Président Nicolas Sarkozy : « Tu as prévu de filer les clés de l’UMP à Xavier Bertrand ; tu devrais en garder un double ». (Louis XVI était fort en serrurerie, faut s'adresser à lui !)

- Le sénateur sortant François Gerbault : « Le système des quotas a été inventé par un Sénateur romain : Numerus Clausus ». (il a trouvé cela sur Google ?)

- Bertrand Delanoë, Maire de Paris : « Le vrai changement au PS, ce serait de gagner ». (C'est vrai, mais pour cela il faut des hommes et femmes et un programme nouveaux. On l'oublie trop !)

Vous voyez, mes correspondantes qui me le demandez, je fais aussi parfois de la politique dans mes articles !
Mais en ce moment ce qui m'intéresse c'est le sommet de Copenhague.



Jeudi 17 décembre 2009 à 8:15

Amour et peines de coeur

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1/P1010170.jpg


    Aimer fait il souffrir?
    A la suite de mes articles, on me pose cette question qui m’embarrasse un peu, car on ne parle pas des ruptures, mais bien du temps pendant lequel on aime et on est aimée.
    J’avoue que jusqu’à présent je voyais les gens heureux d’aimer et même trop heureux au point de perdre un peu le sens de la réalité.
    Alors cela m’oblige à réfléchir  : par ce temps de froidure c’est laborieux !

    Je me suis rappelé mes lointaines études au lycée, en français et en allemand.
    “Aimer fait souffrir”, écrivait Stendhal dans “Le rouge et le noir” et mon prof de français vicieux nous avait donner cela à commenter à nous enfants bien inexpérimentés et personne n’avait guère brillé dans cette dissertation.
Mais c’est vrai que les affres de l’amour font particulièrement faire des noeuds au cerveau de Julien Sorel.
    En allemand nous traduisions beaucoup Goethe et bien sûr Werther a été un gros morceau un peu indigeste.
    Le héros romantique traverse des souffrances existentielles qui peignent son monde en noir, lui donnent la nausée et lui font souhaiter la mort. Sa première rencontre avec Charlotte est radieuse, insouciante, rien en lui ne laisse craindre la chute vers les abimes du désespoir. Peu à peu,son humeur se dégrade, et il sembleque l'amour ait été le déclic de cette évolution.
    Cela dit ni Werther, ni Julien Sorel ne sont des ados !

    Je me souviens avoir lu un article qui relatait une étude américaine sur ce sujet de relation entre l’amour et la dépression mais chez des jeunes de 12/13 ans, faite par madame Davila de l’Université de New York.
    Selon elle, les très jeunes adolescents qui s'engagent dans une relation amoureuse ne sont pas des dépressifs en quête de passions, mais plutôt des personnalités inquiètes qui, commençant une relation, deviennent dépressives. L'effet déprimant de l'amour résulterait alors d'une situation socialement « décalée »: à 12 ou 13 ans, à peine un adolescent sur dix est engagé dans une relation romantique. Ces jeunes se distinguent de la moyenne et occupent de ce fait une situation marginale, difficile à assumer, qui aggrave sans doute la dépression.

    Madame Davila et son équipe ont examiné (à partir de questionnaires et d’entretiens), un paramètre important de la personnalité des 200 adolescents : leur style relationnel, qualifié selon les cas d'inquiet ou de sécurisé. Certains adolescents redoutent en permanence que leur interlocuteur ne les sous-estiment, ou qu'il ne prenne pas leurs propos avec sérieux: ils ont un style relationnel dit “inquiet”. Lors d'une relation privilégiée, ils attendent intensité et émotion, et craignent que l'autre ne les aime pas assez et finisse par les abandonner : ils ont peurd'être rejetés.
    Une telle attitude affective trouve vraisemblablement ses racines dans l'enfance : des enfants n'ayant pas pris l'habitude de faire confiance à leurs parents dès leur plus jeune âge, porteraient en eux le ferment de ce doute.
(enfin c’est ce que disent les psys, je ne le crois qu’à moitié).
    Madame Davila a également “mesuré” l’inquiétude et la propension dépressive de ces jeunes (mal-être, manque d'énergie face aux actions quotidiennes, idées noires, voire suicidaires), au début d'une relation amoureuse et six mois après. Elle a constaté que les symptômes dépressifs se sont développés préférentiellement chez les adolescents ayant un mode relationnel inquiet vis-à-vis d'autrui.
    Chez de telles personnes, la relation amoureuse est le déclic de la dépression, de la souffrance. Ce n'est guère le cas de ceux qui ne se remettent pas en question dans leur relation à autrui.
   
    Les souffrances du jeune Werther et celles de Julien Sorel résultent également d'un mélange d'inquiétude envers les sentiments de l'autre et de décalage face à leur entourage. La marginalisation sociale est un ingrédient des plus grands récits d'amour, de Tristan et Iseut à Roméo et Juliette. Depuis longtemps, les écrivains réalisaient par intuition et observation, ce que les psychologues établissent aujourd'hui par des statistiques !

Mercredi 16 décembre 2009 à 8:18

Biologie, santé.

 Ai je la grippe AH5N1 ? Je vais me faire vacciner, mais je n'enlèverai pas mon cache bec, mon bonnet et mon écharpe !

http://lancien.cowblog.fr/images/oiseaux/grippeaviaire003.jpg

    Je reçois encore des mails qui me posent des questions sur la vaccination contre la grippe et qui me demandent si je vais me faire vacciner et où.

    Mon opinion est que certes des précautions sont utiles, telles que protéger l’environnement quand on tousse, quand on éternue, ou quand on se mouche, et se laver fréquemment les mains surtout si on a touché des surfaces pouvant être contaminées, mais la seule action de prévention vraiment efficace est la vaccination.

    Quant aux risques liés à cette vaccination, ils sont minimes. On n’a constaté que des manifestations consécutives à toute piqûre ou injection : rougeur locale, induration ou légère douleur parce qu’on a touché un nerf et c’est rare.
C’est dû d’ailleurs non pas au vaccin, mais à celui qui vous vaccine !
    Le battage fait pas les médias autour d’un cas prétendu de maladie de Guilin Baret était ridicule : les symptômes ne correspondaient pas.

    Par contre j’ai été surpris de la mauvaise organisation de la vaccination. Il est anormal de faire attendre des milliers de personnes dehors dans le froid, ce qui risque bien plus de les rendre malades que le vaccin, notamment les femmes enceintes et les enfants.
    Je pense aussi que les internes que l’on a mobilisés seraient plus utiles dans l’hôpital et je ne comprends pas qu’on n’ait pas demandé aux généralistes de vacciner leurs patients habituels.
    Le coût ne me paraît pas une raison valable, car soit on le faisait à l’occasion d’une visite normale, soit si la consultation était exceptionnelle et réservée à cette seule vaccination, c’était alors de courte durée et il était alors possible de la tarifer moins cher que 22 €. Par ailleurs cela économisait dans les centres le temps passé par le médecin à vous interroger sur vos antécédents, ce qui n’est pas nécessaire avec un médecin qui vous connaît.

    Je ne sais aps si je me ferai vacciner. Je l’aurais fait certainement quand on m’aurait envoyé la convocation, mais je crois que j'ai bien eu cette grippe il y a quinze jours, mais très atténuée. J’étais vacciné contre la grippe saisonnière et je crois que, même si ce n’est pas le même ARN, les adjuvants excitent nos défenses immunitaires et le vaccin a une certaine action sur la neuramidase (le N1) et donc l’infection.par le virus doit être moindre.
    Il est possible aussi que les personnes âgées comme moi, aient déjà rencontré un virus voisin, avant 1958 et soient donc en partie immunisées. J'en parlerai à mon médecin à laprochaine visite, et si ma "grippe" n'était qu'un simple rhume, je me ferai vacciner. 
Mais en ce moment où il gèle, le gymnase non chauffé où ont lieu les vaccinations ne me tente guère, car je n'ai pas envie d'attraper la crève, non par le vaccin, mais à cause de cette organisation inepte.
    Mais je conseille fortement aux jeunes de se faire vacciner, après avoir demandé l’avis de leur médecin et en choisiaant son jour pour ne pas attendre dans le froid..

Mardi 15 décembre 2009 à 8:33

Animaux

Pour vous reposer des articles précédent et me donner un peu de temps pour en rédiger d'autres, quelques images d'animaux venant d'internet.


http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/moun.jpg
D'abord ce mouton qui  a enlevé son "pull" et qui enlèvera peut être son "pantalon" avant de se coucher ce soir (s'il fait chaud dans don étable, car dehors, en ce moment, on gèle.



http://lancien.cowblog.fr/images/oiseaux/oiseaubouledeneige.jpg










Cette poule "boule de neige"









http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/autruches.jpg











Ces autruches qui ont l'air de s'intéresser au foot,    





















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/girafehublot.jpg












et cette girafe qui voudrait un baptème de l'air !








Lundi 14 décembre 2009 à 8:05

Amour et peines de coeur

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1/P6290003.jpg


     A la suite de la parution de mes portraits, j’ai reçu de nombreux mails où mes correspondantes s’identifient plus ou moins à l’une ou l’autre de mes héroïnes.
    Je voudrais rappeler que celles-ci sont imaginaires, faites d’un mélange de personnalités et d’attitudes que j’ai rencontrées.
    Ce sont des portraits, des caricatures, mais pas une classification des amoureuses, car chaque cas est particulier.

    Un psychologue, John Alan LEE, avait distingué six catégories d’amour (j’ai déjà fait un article sur ce sujet) :

        - L’amour romantique :  recherche d’une harmonie, d’une communion intellectuelle, sentimentale et physique, d’une complicité, d’un plaisir commun.

        - L’amour altruiste, dans lequel on préfère souffrir soi même plutôt que voir souffrir son partenaire, et on est prêt à faire passer ses propres désirs après les siens.

        - L’amour possessif : des hauts et des bas émaillent la relation, la hantise de l’infidélité, l’obsession du mensonge et de l’amour perdu sont omniprésentes.

        - L’amour coopératif ou l’amour amitié est le résultat d’habitudes partagées par les deux partenaires, il nait souvent d’une amitié ancienne et profonde. Les deux partenaires se disputent rarement, la relation est centrée sur une communauté de goûts, d’opinions, d’activités et sur la confiance.

       -  L’amour utile, ou l’amour de raison, pragmatique, où les sentiments ont moins d’importance. Les amoureux pragmatiques ont une idée précise de leur avenir et le couple doit servir ce dessein. Les projets d’avenir et de planificaton de la vie des deux partenaires doivent concorder ou s’accorder.

        - L’amour ludique qui voit dans chaque nouvelle conquête une confirmation de son pouvoir de séduction. C’est le jeu de l’amour, qui comporte une part importante de narcissisme ou de frime.

    Je crois que ma conçeption personnelle de l’amour est à la fois un mélange d’amour romantique et d’amour altruiste.

    Pour conclure ces articles, je voudrais vous redonner mon point de vue sur l’amour que j’ai d’ailleurs déjà développé à plusieurs reprises :

    - aimer c’est d’abord avoir besoin de l’autre, l’attendre, être heureux de le voir, souffrir en silence du vide de son absence, attendre impatiemment ses coups de fil, ses lettres, et trouver agréable de lui répondre.

     - aimer c’est partager ses goûts, ses convictions, mais c’est aussi les respecter si elles sont différentes des siennes, c’est surtout ne pas partager uniquement ses joies mais aussi ses peines.
“c’est dans l’adversité qu’on reconnait les vrais amis” dit le proverbe.

    - aimer c’est estimer, admirer l’autre. C’est aussi le vouloir encore plus parfait et donc vouloir le faire devenir encore meilleur. Mais c’est aussi souvent ne pas voir ses défauts “l’amour est aveugle” dit le proverbe

    - aimer c’est vouloir le bonheur de celui qu’on aime avant le sien; la plus grande preuve d’amour que j’ai constatée, c’est une jeune ado qui a sacrifié son amour, parce que son amie la plus chère était amoureuse de celui qui avait touché son coeur. Vous me direz que si les deux filles avaient été aussi altruistes l'une que l'autre, le pauvre garçon se retrouvait alors tout seul !!!

    - aimer c’est donner sans rien demander, sans attendre en retour de recevoir, mais à l’inverse c’est reconnaître ce que l’autre vous apporte, et le lui dire.

    -  et pour certains (ou certaines, mais surtout pour les garçons), aimer c'est surtout l'amour physique et on a tendance à croire qu'il remplace le sentiment. Je pense que c'est une grande erreur car sur une bonne centaine de cas de ce type que j'ai connus, aucun n'a duré beaucoup plus qu'un an, et en général beaucoup moins.

    Et puis pour vous faire sourire, les problèmes d’amour d’une très jeune ado que dévoile une chanson :

   
“...En amour il y a aussi des histoires de maîtresses.
    Ce que papa appelle de simples histoires de fesses.
    Mais maman dit que ça la blesse.
    Papa lui dit qu'il l'aime et les larmes disparaissent...

    Moi avec ma maîtresse,
    quand j’étais en CM2, ma seule histoire de fesse,
    c’est une grosse fessée pour cause d'impolitesse.
    Enfin, tout ça me semble bien complexe.
    Finalement je n'sais pas si l'amour m'intéresse?...”

Dimanche 13 décembre 2009 à 9:13

Amour et peines de coeur

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1/P6180244.jpg

    Et pour clôre ces articles, le portrait d’ISIS, arriviste et insensible, qui est une brillante jeune femme de 24 ans, qui de plus est jolie et bien faite..

    Parents “bourgeois” ayant père comme mère, de bonnes stuations, habituée au confort mais aussi au travail dès son enfance.
    Bac S à 16 ans avec mention TB, classe de prépa des écoles de commerce, comme papa, rentre à HEC et en sort major.
    Elle a été embauchée par une grosse société. On lui a donné un premier poste, mais au bout d’un an, elle a été très appréciée et on lui a donné deux collaborateurs et depuis la rentrée elle a une équipe plus importante et des responsabilités appréciables.
    Elle a un salaire intéressant et a pu s’acheter à crédit un deux pièces une chambre et une salle de séjour-bureau.
    Ce qui compte pour elle : son travail, sa carrière. Elle espère bien d’ici quelques années être responsable du marketing, puis devenir adjointe puis directeur commercial. Elle est ambitieuse et si on l’écoute, rien ne l’arrêtera.
    Elle se tue donc au travail, le soir et le week-end, et fait un peu de sports pour se changer les idées et garder la forme, mais des “sports à relations” : golf, tennis, arts martiaux.

    Les hommes sont ses concurrents dans l’entreprise, car c’est difficile pour une femme de les surclasser. Alors pas de quartier et pas de place pour l’amitié, encore moins pour l’amour. Des relations mais si cela doit servir à sa carrière.
Elle a des mots durs :
    “Pourquoi nous, les filles belles, intelligentes, bourrées de charme et de qualités, ayant un bel avenir craquerions nous pour des mecs narcissiques, dingues, frimeurs, et sans la moindre consistance : en bref des tordus qui vont nous pourrir la vie et ruiner notre carrière.!”
    Tout de même elle se sent un peu seule parfois et puis il ne faut pas qu’on la croit frigide. Alors de temps en temps elle a une petite aventure, mais qui ne tire pas à conséquence, sans amour, juste pour faire de l’exercice et avoir un peu d’expérience. Cela ne dure parfois qu’un soir, ou le temps d’un week-end. Une fois où le gars étaient particulièrement intéressant (et dans une société concurrente), cela a duré 3 semaines !!

    Je précise que je ne connais pas d’ISIS sur cow, mais j’en ai connu plusieurs dans mon travail autrefois. C’étaient d’excellentes collaboratrices, mais je n’aurais pas aimé être ni leur petit ami, ni leur mari.
    Je ne sais pas ce que sera Isis dans 15 ans. Cela ne m’étonnerait pas qu’elle devienne le PDG de sa société, et je ne la vois pas mariée (sauf peut pêtre à un autre PDG !) et encore moins s’embarrasser d’enfants à élever.

    Mis on ne sait jamais. il y a peut être des “princes charmants enchanteurs”, avec leur baguette magique.

Samedi 12 décembre 2009 à 8:45

Amour et peines de coeur

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1/P6180245.jpg

    Nous allons connaître dans cet article LYSAE qui, en amour,  se comporte comme un garçon coureur de jupons.
    Mes petits enfants appellent cela une “coureuse de pantalons”, mais c’est peu précis car les filles ont presque toutes des pantalons aussi, alors je préfère l’appeler une “mante religieuse”. C’est un très bel insecte, mais qui a la particularité, après l’accouplement, de dévorer son partenaire, car elle a alors une petite fringale (et peut être qu’elle est jalouse aussi et évidemment c’est radical pour qu’il ne la trompe pas ! Essayez pour voir si vous êtes jalouse IooI)
    Lysae ne fait quand même pas cela !!

    Lysae a la soif de plaire aux garçons. C’est pour elle un jeu, un sport.
    Elle ne cherche pas le grand amour. Pour elle cela n’existe pas :
    “A quoi bon marcher dans une impasse et de suivre un amour qui nous fera souffrir ? A moins que l’on soit masochiste ! Les temps ont changés et celui qui veut vivre en paix doit tout calculer, même les sentiments. Je crois à l’adage qui dit que “l’amour a ses raisons que la raison ne comprend pas”. C’est une preuve que l’amour peut pousser les uns à commettre des folies et à risquer gros.     Puisque je sais cela d’avance, comment pourrais-je me laisser emporter par mes sentiments ? Ce serait comme si je faisais une opération-suicide. L’amour aveugle qui naît sans raison est voué à l’échec, voire peut mener au désarroi total. L’amour est comme une maladie incurable qui s’introduit dans notre corps. Il est vrai que la raison peut représenter l’unique antidote, mais généralement l’emprise des sentiments est parfois si accablante qu’elle bloque la raison et l’empêche de fonctionner normalement. Non merci, je préfère m’abstenir. L’amour n’est pas du tout rentable de nos jours ! “

    Alors Lysae, quand elle voit un garçon qui lui plaît, essaie de le conquérir. Elle lui fait des avances sans complexe, et elle examine comment il se comporte. S’il n’est pas à son goût, elle se dirige ailleurs. Sinon elle poursuit son entreprise de séduction.
    Elle a comme cela des petits amis successifs, mais ils ne durent guère plus de trois mois. Elle se lasse vite et là qu’il l’aime ou ne l’aime pas, qu’il soit ou non malheureux, peu importe, elle le “jette”.
    Certains s’étaient épris d’elle et ont eu beaucoup de peine. (eh oui, cela arrive aussi aux garçons !)
    Et elle a un petit carnet méchant où elle note les qualités et défauts de ses amoureux.

    Et Lysae a aussi des camarades filles. C’est un petit groupe qui s’amuse des prouesses de Lysae et de la notation de ses chéris et elle aime bien se vanter auprès d’elles de ses aventures et de ses succès.

    Mais peut être qu’un jour elle trouvera un garçon qui lui plaira vraiment et qu’elle aimera. Que fera t’elle alors, je ne sais pas, mais à mon avis, si ce garçon ne l’aime pas, elle sera malheureuse.

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast