Vendredi 11 décembre 2009 à 8:30

Amour et peines de coeur

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   Parlons aujourd’hui de Caillebottine qui a presque 15 ans et  est une fille joyeuse, enjouée qui a de nombreux et nombreuses camarades et néanmoins réussit assez bien ses études, bien qu’elle n’en soit qu’en troisième.
    Elle n’a pas de petit ami encore, mais elle aimerait bien en avoir un.
Elle ne sait pas très bien pourquoi.!
    Il y a bien sûr la pression de la mode, des copines devant lesquelles il ne faut pas paraître idiote, voire qu’on aimerait bien épater avec un petit ami sexy et rigolo.
    Il y a aussi l’envie de tendresse d’avoir quelqu’un qui s’occupe de vous, qui soit gentil aux petits soins.
    Peut être un certain zeste de pouvoir : dresser un gentil toutou humain qui fasse vos quatre volontés par attachement et fidélité. Mais hum !, la fidélité cela existe t’il de nos jours ailleurs que chez les chiens ?
    Le grand amour, non elle n’y croit guère à son âge. Elle a deux grandes soeurs. Elles ont eu cinq ou six petits copains successifs. C’était chaque fois le grand amour du siècle, puis le désenchantement et la rupture, tantôt de l’un, tantôt de l’autre.

    Mais les autres sont assez avares de détails sur ce type de sujet et finalement l’amour c’est mystérieux, comment cela se passe t’il.? Comment choisir le garçon? Comment le “maîtriser”.
    Et puis son corps a changé; elle est “pas mal du tout” paraît il (c’est ce que lui ont dit ses soeurs du moins). Elle se rends compte qu’elle a un certain pouvoir sur les garçons, qu’ils la regardent.
    Et les hormones cela vous travaille.
    Elle aurait finalement envie de “faire des expériences”, mais ce n’est pas sans risques. La pilule est ce sûr.? Et puis c’est pas évident d’aller chez le pharmacien la demander. Et pas moyen de demander à maman d’aller chez son gynéco. Le sexe à la maison c’est tabou ! On lui dirait qu’elle n’est qu’une enfant et a bien le temps et ferait mieux de penser à ses études.
    On en parle avec les copines qui en sont au même point, mais l’une d’elle qui venait d’avoir un petit ami a “sauté de pas” et cela ne s’est pas bien passé. Elle en garde un très mauvais souvenir et c’est assez inquiétant.
    Bref c’est le désarroi. Il y a bien deux ou trois garçons qui lui tournent autour, mais ils ont la réputation de coureurs de jupons et se vantent de leurs conquêtes. alors vaudrait mieux pas essayer, courir au devant des ennuis.

    Caillebottine a une amie très chère qu’elle connaît depuis la maternelle. Elles sont tout le temps ensemble et elles partagent les mêmes envies les mêmes craintes.
    Caillebottine se demande “qu’est ce que c’est ressentir de l’amour pour quelqu’un?”
    Avoir besoin de l’autre, l’attendre, être heureuse d’être avec lui, ne pas voir le temps passer, c’est vrai avec son amie Ikéa.
    Partager ses goûts, ses convictions, depuis le temps qu’elles se connaissent, elles les ont forgés ensemble.
    Avoir de la tendresse, vouloir le bonheur de l’autre c’est réciproque entre elles.
    Aimer c’est donner et recevoir, c’est communier avec l’autre et toutes deux elles sont comme les deux doigts de la main.
    Alors tout à coup elles se demandent si après-tout elles n’ont pas plutôt un faible pour les filles plutôt que pour les garçons, qui ont bien des inconvénients.
Pourquoi ne pas essayer pour “voir ce que cela fait”.
    Voilà maintenant, Caillebottine a une petite amie Ikéa. Mon Dieu, si ses parents savaient cela !!!

    Mais cela se gâte. Des copines les ont vu s’embrasser un jour dans un coin sombre et c’est le calvaire des ados sans pitié. On les traite de lesbiennes, de gouines, on fait des plaisanteries salaces, les garçons se moquent d’elles et la rumeur va jusque chez les profs et c’est la convocation chez la principale., qui menace d’en parler aux parents.
    Pourtant elles n’ont pas l’impression d’avoir fait mal. Une amourette entre fille est ce si scandaleux.? Décidément l’amour c’est bien difficile. Ce serait mieux si les autres ne s’en mêlaient pas. Après tout en quoi cela les regarde t’il ?
    Mais les vacances arrivent. Un peu de repos et adieu les copains mal intentionnés. L’année prochaine c’est le lycée, un nouveau départ, mais dommage les deux amies vont dans des lycées différents.

    Finalement son aventure a mûri Caillebottine. Elle a acquis une certaine expérience et se sent plus sûre d’elle même. Après tout les garçons ce n’est pas mal non plus. Il y a deux tables plus loin un mignon petit blond qui a l’air sérieux.
    Ils sont maintenant copains, puis amis et travaillent souvent ensemble. Ils se découvrent peu à peu et s’aperçoivent qu’ils ont bien des points communs.
     Puis un jour, à la rentrée suivante, ils ont souffert de ne pas se voir pendant les vacances et c’est le premier baiser.
    Maintenant Caillebottine a un petit ami, et elle l’aime bien et cela a l’air réciproque. Mais comment va t’elle en parler un jour chez elle? Comment vont ils prendre cela? J’en parle à papa ou à maman. Après tout ce sera plus facile avec les grands parents (sans doute, regrettent  ils davantage leur jeunesse !!).

   

 
  
    Nota : Il y avait une Garance sur Cow (décidément je n’ai pas de chance !) alors j’ai remplacé Garance par Caillebottine; là je crois que je ne risque rien : elle n’est pas rouge mais en bois IoI

Jeudi 10 décembre 2009 à 8:04

Amour et peines de coeur

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    Aujourd’hui nous allons faire la connaissance de THELIA, qui avait peur des hommes.
    Elle avait 15 ans et était une jeune et jolie ado. Elle avait des bons résultats scolaires, s’entendait bien avec ses parents, même s’il y a toujours quelques difficultés à l’adolescence, surtout en matière de communication
    Elle n’avait pas de petit ami, mais des camarades, garçons et filles, avec lesquels elle s’entendait bien. Elle faisait du sport, allait au cinéma, quelquefois au concert si ce n’était pas trop loin et tardif et ses parents venaient la rechercher.
    Quelques petites fêtes pour ses anniversaires
   
    Et puis Thélia a eu un grand malheur.
Elle était invitée à une surprise partie chez une copine de longue date et comme c’était assez loin, ses parents l’avaient  autorisée à dormir chez elle.
    Ce qu’elle ne savait pas, c’est que les parents de la copine étaient absents et que dans les jus de fruits il y avait de la vodka.
    Au début Thélia s’amusait bien, c’était sympa. Un grand d’une vingtaine d’années s’intéressait à elle la “petite”; il était beau, drôle et dansait très bien.
    Puis l’alcool a fait peu à peu de l’effet; la cigarette qu’on lui a donné avait un goût bien âcre; était-ce du tabac ou du cannabis ? Après cette cigarette et le verre qui a suivi, Thélia ne savait  guère plus ce qu’elle faisait. D’ailleurs elle ne se souvient plus bien. Simplement que le garçon l’a emmenée dans une chambre et qu’elle s’est à peine défendue, parce qu’elle n’avait plus ni motivation, ni force.
    Elle ne sait plus bien ce qui s’est passé et s’est réveillée le lendemain, sans vêtements et horrifiée avec la peur du sida et d’être enceinte.
    Elle n’avait pas entendu parler de la pilule du lendemain.
    Ses amis n’étaient plus là et l’amie chez qui elle était ne lui a rien dit, car elle la croyait consentante !

    Alors a commencé un long calvaire. L’image de cette soirée ne la quittait pas. Qu’avait elle donc été y faire. Pourquoi elle, pourquoi ce garçon.?
    En parler à ses parents impossible : parler de sexe avec eux c’était tabou !
    Et puis elle avait honte, se sentait sale, se dégoûtait elle-même.
    Elle en a parlé à son amie, mais celle-ci n’a trouvé à lui dire que il fallait bien que cela arrive à une fille un jour ou l’autre de perdre sa virginité et qu’il ne fallait pas en faire toute une histoire.
    Au bout de quelques semaines de calvaire, elle a été un peu rassurée, au moins elle n’était pas enceinte, mais le traumatisme était toujours là.
    Elle n’osait plus sortir avec des garçons, n’allait plus dans les fêtes organisées par ses copines.
    Cela a duré deux ans. Elle a cependant rassemblé quelques amis pour son anniversaire et elle avait invité une amie et son frère. Celui ci était gentil et ils se sont revus. Le garçon la trouvait à son goût et ne la brusquait pas. Il était patient et attentionné
Un jour il l’a même embrassée et cela ne lui a pas été trop pénible.
    Une des amies de Thélia à qui elle s’était confiée lui a dit qu’elle devrait essayer de faire l’amour avec ce garçon, que cela ferait passer ses problèmes.
    Elle a essayé et là catastrophe, blocage complet; l’amour physique lui était insupportable.
    Elle a rompu et s’est enfermée dans son coin, ruminant de nouveau son agression et  dégoûtée à tout jamais des garçons. Maintenant ils ne pouvaient même plus l’éffleurer ou l’embrasser sur les joues. Pas question de danser, c’était la répulsion totale.  Elle était au bord de la dépression. Seul son bac à passer lui permettait de tenir et d’être motivée.
    Elle a réussi son bac avec mention et s’ennuyait au début juillet sans travail et allait sur internet pour se distraire, essayer de ne pas penser à son sort, et parcourait les blogs et c’est ainsi que nous avons correspondu.
    Nous avons discuté deux ans et peu à peu son mal a reculé. Elle n’a pas oublié mais le traumatisme est parti. Peu a peu elle a pu renouer avec des garçons. Elle vient d’avoir un petit ami l’été dernier auquel elle a tout raconté, qui a été suffisamment patient, doux et attentif et tout s’est bien passé.
    Thélia est heureuse maintenant, mais quelle épreuve !

Mercredi 9 décembre 2009 à 9:35

Amour et peines de coeur

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    Je vous parlerai aujourd’hui de Calligraphy la sage.
    Ses parents sont très sévères et très religieux. Pas question d’avoir un petit ami avant le mariage. Dès qu’elle sort avec un garçon, on la surveille et son téléphone portable retentit sans cesse des appels de ses parents.
    Pourtant elle est très sage : elle attend de rencontrer un jour, l’homme de sa vie et, en attendant, se consacre à son travail et à quelques amies.

    Certains ne s’aiment pas mutuellement. Les uns flashent pour les autres alors que ces derniers ne se rendent même pas compte.
    Mais, pour elle, les sentiments peuvent naître au fur et à mesure que la relation évolue et l’amour demeure un sentiment noble et une valeur positive et constructive.
    Roméo et Juliette, Cupidon et de Psyché symbolisent le triomphe de l’amour contre les adversités et les épreuves. La raison n’a pas su dissuader ces amoureux mythiques. Seuls les sentiments les mobilisaient et ils n’avaient pour “raison” que leur passion mutuelle.
    Toutefois, nous sommes très loin de cette époque de romantisme idéaliste où la sensibilité, le rêve et l’imagination sont les principaux ingrédients. Nous évoluons dans un contexte où la matière prime. Le calcul, l’opportunisme et les intérêts mobiliseraient la majorité des êtres humains dont les jeunes et spécialement la gent masculine.
    Selon certains dires, seules quelques jeunes filles comme elle, seraient adeptes du sentimentalisme. Alors autant s’abstenir pour le moment!.

    Bien sûr on se moque d’elle, parce qu’elle n’a pas de petit ami, alors elle a décidé une fois pour toute et elle clame son opinion : “les garçons sont tous des cons!”. Et effectivement cette assertion un peu brutale, ne les attire pas.   
    Au lycée ce n’était pas bien grave. elle s’était persuadée de sa maxime ! Et au fond elle a échappé à tous les chagrins d’amour et supporté sans trop rechigner la surveillance des parents.
    Puis cela a été la fac. Elle est plus libre, est devenue majeure, et les parents, bon gré, mal gré, doivent lui faire confiance. Elle ne peut rentrer chez eux tous les soirs et a un petit appartement à la ville de la fac, en colocation avec une camarade qui suit les mêmes cours.
    Sa coloc a un petit copain. Au début cela agace Calligraphy , mais peu à peu cela fait place à l’envie, au souhait d’être aussi aimée qui devient grandissant, lancinant.
    Alors certes elle avait du travail et sort et s’amuse avec des amies. mais elle a commencé à se poser la question de la solitude vis à vis des garçons. Elle voit ses amies en couple et se dit qu’il serait peut être temps d’y penser, mais comment trouver l’homme de son coeur? Et puis l’amour maternel sommeille en tout coeur de femme et les bébés c’est mignon. Un de ses frères vient d’en avoir un et elle l’envie. Elle se sent tout à coup très seule !

    Alors Calligraphy  essaie de se forcer à parler à des garçons. Comme elle est jolie, elle a un certain succès tout à fait inattendu, nouveau pour elle. C’est agréable, mais comment choisir, jusqu’où aller?
    L’ennuyeux c’est que pour les garçons d’aujourd’hui, le sexe est une chose normale, sans grande importance et conséquence même si on n’aime pas vraiment. Cela Calligraphy  ne l’admet pas, c’est contraire à sa morale, à sa religion,  et donc elle les éconduit dès qu’il se montrent trop entreprenants.
    Le vide se fait de nouveau autour d’elle, mais elle tient bon : c’est une question d’éthique, de respect de soi !
   
    Heureusement il y a quelques fidèles. un garçon gentil avec lequel elle travaille souvent, qui pense surtout à ses études, mais elle a l’air de compter pour lui. A force de travailler ensemble, ils se confient l’un a l’autre et s’aperçoivent qu’ils ont beaucoup de points communs. C’est vraiment un très bon ami.
    Aux vacances dernières ils ont été séparés, ils se sont beaucoup manqués, ils se sont beaucoup écrits et quand ils avaient internet, se voyaient sur MSN.
Le garçon timide, est plus à l’aise sur MSN et il lui a dit combien il tenait à elle.
    Au retour ils se sont revus avec joie et elle a échangé son premier baiser.
Maintenant elle se sent folle d’amour et elle m’a écrit récemment que finalement la virginité, ce n’était pas si important que cela de la conserver pour de simples principes à partir du moment où l’on s’aimait.
    Je sais que je ne suis pas comme les parents, moi je peux tout entendre sans juger, heureusement !



Nota : Le prénom de Calligraphy  a remplacé celui d'Isaure. Il paraît qu’il y a une Isaure sur Cow.! C’est bien la première que je connais en 70 ans. Excuse moi, Isaure, je ne savais pas et ce n’est certes pas toi que je voulais décrire, mais une correspondante imaginaire !

Mardi 8 décembre 2009 à 8:15

Amour et peines de coeur

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    Je connais depuis 5 ans, alors qu’elle était en terminale, Harmony la fidèle, qui me fait penser aux jeunes filles d’autrefois (mais elle n’étaient pas toutes comme cela; il y en avait seulement  davantage car le petit ami n’avait pas encore été inventé ! ).

    Comme Myosotis et Canelle, c’est une romantique, mais elle croit  (presque) au prince charmant. Elle “veut” trouver le grand amour et lui seul. Elle veut un petit ami mais qu’il soit l’homme de sa vie.
    Alors elle n’est pas pressée. Elle sait que pour que l’amour soit durable il faut des conditions minimales, des goûts et des valeurs communes, des caractères pas trop différents, des vues d’avenir qui se rejoignent.
    Pendant longtemps elle m’a parlé de ses amis qu’elle aimait tous bien, et qu’elle découvrait peu à peu. Certains avaient cependant sa préférence, car ils étaient plus proches de ses désirs, de son idéal.
    Elle m’avait demandé de découvrir ses “préférences cérébrales”, puis on “devinait” celle de ses amis, pour voir si les chances d’entente étaient bonnes. C’est certes un jeu au départ, mais on évite quelquefois ainsi des bêtises.

    Avec ses amis elle discutait avenir, métier, comment ils voyaient leur vie future. Et là, le tri se faisaient car les jeunes garçons ne sont en général pas prêts à parler de cela.
    Un jour elle m’a dit : j’hésite entre deux qui me plaisent mais à qui je semble plaire aussi : Périféric et Académic.
. Comment se sortir de ce duel homérique?
    Elle n’a pas tiré à pile ou face. Elle a un peu flirté avec les deux et a choisi le plus gentil, le plus calin, le plus timide, mais qui semblait l’aimer davantage : Périféric.
    Et cela a été le grand amour réciproque. De temps en temps un petit mail me disait qu’ils étaient heureux et elle me parlait surtout de ses études futures.
    Ils faisaient des projets sur leur avenir, sur leurs métiers, sur les enfants qu’ils auraient, la maison qu’ils habiteraient....
    L’un vivait pour l’autre et réciproquement, et ils étaient fidèles à leur premier amour.
    Deux ans de prépa et ils sont entrés tous les deux l’un a HEC et l’autre à Normale sup lettres et ce souci des concours passé ils ont décidé d’habiter et de vivre ensemble.
    Au début c’était merveilleux, puis j’ai senti un ange passer  et Canelle a recommencé à m’écrire plus souvent. Périféric ne l’aidait pas beaucoup dans les travaux ménagers; ils n’avaient pas beaucoup d’argent et il était devenu d’une économie spartiate, car il voulait se conserver un peu d’argent de poche.
Lui, si gentil, si timide était souvent indifférent, parfois aggressif et elle semblait être devenue pour lui un objet.
    Tout n’était pas en fait la faute de Périphéric. Harmony avait aussi son caractère et il aurait fallu le supporter
    Périphéric allait souvent faire du sport avec les copains laissant la pauvre Harmony travailler seule à la maison. Elle aimait regarder la télé, mais lui, en dehors des matchs de foot et du tour de France, ce n’était pas sa tasse de thé et il lisait seul dans son coin toute la soirée sans dire un mot....
    Harmony a beaucoup pleuré sur son couple, mais elle essayait de lutter de s’accomoder du caractère de son copain. Mais coup de théâtre Périféric a rencontré une fille dont il est tombé amoureux et elle, presqu’en même temps a retrouvé le challenger, Académic, celui qui l’avait aimé et qu’elle n’avait pas choisi. Il avait connu deux expariences amoureuses qui lui avaient montré qu’Harmony était la femme de sa vie et il revenait faire sa conquête.

    Alors Périphéric et Harmony se sont séparés, en restant amis, et chacun a rejoint l’élu(e) de son coeur, tournant tranquillement la page et tirant les leçons de leur expérience passée.
    Harmony vit depuis l’été dernier avec Académic. J’espère qu’elle sera heureuse avec lui !

   

Lundi 7 décembre 2009 à 9:19

Amour et peines de coeur

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    Aujourd'hui, je ferai le portrait de Canelle, romantique, mais sans illusions.

   Elle ressemble beaucoup à Myosotis et rêve d’un amour romantique mais la différence c’est qu’elle n’y croit pas.
    Comme Myosotis , elle cherche la tendresse et m’expliquait un jour pourquoi :
“Selon moi, il y a vraiment un déficit dans les familles actuelles, c'est un peu “Indifférence City” à la maison et on ne reste dans la même pièce que pour les fêtes (et encore) ou pour la télé... Cela réduit énormément les échanges, surtout physiques...
    Et si papa et maman ne font plus de calins, tans pis, on va les chercher auprès des amis, auprès d'inconnus d'un soir.
    Avec les amis, on peut avoir des relations de couple stable sans avoir tous les ennuis, en gros on ne prend que le bon du couple et on laisse le difficile de côté (comme la fidélité). .....


    Canelle va donc aussi à la chasse au petit ami, et ses critères sont proches de ceux de Myosotis , mais elle ne s’emballe pas. Son petit ami a des qualités et des défauts; elle profite des premiers et supporte les seconds s’ils ne la gênent pas trop. Elle l’aime bien son petit ami, finalement, mais ne se fait pas d’illusion : cela ne durera qu’un temps et il faut donc être heureux de cette amourette tant qu’elle est vivante.

    Et puis un jour l’intensité de l’amour baisse. On retourne à l’amitié ou on regarde ailleurs et on va doucement vers un éloignement sans trop savoir quel est celui qui l’a voulu le premier. La pièce est jouée, le rideau va tomber, et on tourne la page.
    Mais quand même, elle l’aimait un peu après tout ce petit ami; il n’était pas si mal que cela. Un petit pincement au coeur et je reçois une lettre triste.
    C’est de courte durée : il faut en trouver un autre qui aura l’attrait de la nouveauté !

    Et après tout, peut être qu’un jour on trouvera le bon !


Dimanche 6 décembre 2009 à 14:19

Amour et peines de coeur

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     Je vais donc commencer mes “caricatures” par celle-ci qui est celle qui ressemble le plus à beaucoup de mes correspondantes : celle de Myosotis, artichaut romantique, qui tous les ans croit à un nouvel amour.

    Myosotis pourrait m’écrire, comme une de mes correspondantes :
“...Je crois qu'on est plus une génération qui rêve au prince charmant qu'une génération qui le cherche. De toute façon le prince charmant est devenu un baiseur, et il maitrise plus le kamasutra que l'épée...”
    Je ne pense pas que les jeunes filles d'autrefois comme d'aujourd'hui, aient cru au “prince charmant” plus qu'au “père Noël”.
    C'est simplement un idéal, un rêve, la quête du Graal.
    Mais je pense que, il y a trente ans et à fortiori 60 ans, les jeunes filles recherchaient celui qui s'approchait le plus possible de leur rêve, de leurs souhaits, et avaient donc une certaine patience et une certaine obstination, et commençaient souvent par un essai d'amitié avant une tentative d'amour.
    Aujourd'hui on est très pressée (comme les parents) et on brûle les étapes. Certes on rêve toujours du prince charmant, mais, chose contradictoire, on se croit amoureuse du premier garçon qui vous attire , pouvu qu'il ait une “belle gueule” et un bon baratin et tout de même un soupçon de tendresse.
    Et certains de ces “don Juan” , comme le dit ma correspondante, ne pensent guère à l'amour et malheureusement d’après les récits de certaines, je ne crois pas non plus qu’ils maîtrisent tellement le kamasutra, vu le peu de douceur dont ils font preuve à l’égard de leurs partenaires dans leurs ébats amoureux.

    Myosotis est une élève attentive et travailleuse dans son lycée. Elle aime lire des romans d’amour et elle s’imagine dans le rôle des héroïnes et rêve de faire la conquête de tous les jeunes acteurs du cinéma ou des groupes de musique des concerts qu’elle va écouter.
    Mais vivre de rêve n’est pas suffisant et elle me disait :
“Je suis romantique, je cherche le grand amour, et certes je suis trop jeune et je sais que je ne le trouverai pas tout de suite. Mais j'avais envie d'un petit ami pour faire comme tous autour de moi. Pour pouvoir sortir aussi. Seule, tu es mal admise et les parents ont peur pour toi. Parce que je voulais avoir un ami à qui parler, qui s'occupe un peu de moi et, après tout j'avais envie de savoir ce qu'était un baiser, d’avoir quelqu’un qui me donne de la tendresse..”.

    Alors Myosotis regarde les garçons autour d’elle. Elle remarque tous ceux qui ont une “belle gueule” Pour elle la beauté est importante, ou du moins l’allure et une tête qui vous fasse remarquer. Elle discute avec eux et certains sont gentils et surtout ont un bon baratin, sont amusants, et on ne s’ennuie pas avec eux.
    Alors l’un deux lui plaît, il semble aussi qu’elle l’attire, alors la voilà repartie dans son rêve de prince charmant : c’est à coup sûr l’élu de son coeur : elle l’aime. Et le garçon tout content, sincère ou non, peut être ému de cet amour, ou cherchant seulement une conquête (on ne le sais hélas qu’après !), devient son petit ami.
    Et c’est pour elle le grand amour, ce garçon est parfait (l’amour est aveugle) et on ne voit que ses qualités que l’on me décrit avec des termes dithyrambiques et des défauts pour le moment, il n’en a pas.

    Quelques semaines, voire quelques mois passent, et cela devient moins extraordinaire. Myosotis m’écrit à nouveau. Son copain n’est plus aussi sensationnel. Il semble s’être lassé d’elle, il regarde les autres filles. Mais elle l’aime encore, elle se bat, elle s’accroche. Cela dure encore un peu, puis c’est la rupture, tantôt en douceur car le garçon est prévenant, tantôt brutale car il culpabilise ou au contraire est devenu indifférent..
    Alors Myosotis est malheureuse et il faut que je l’aide à reprendre ses esprits, mais finalement cela va assez vite et quelques semaines après (quelquefois c’est plus long), elle n’a presque plus de chagrin et est résignée.
    Elle n’a plus besoin de moi et je n’ai plus que quelques nouvelles par des commentaires sur mon blog, et puis, quelques mois plus tard, elle me réécrit : elle a un nouveau petit ami.
    Incorrigible, et le cycle recommence , avec ce fol espoir vis à vis du nouvel élu
Surtout cette fois ci “ne m’oublie pas”.!

Nota : j’ai changé Fleur en Myosotis parce que, m’as ton dit, il existait des “Fleurs” sur Cow et mon propos doit être le plus possible anonyme.

Samedi 5 décembre 2009 à 14:53

Oiseaux

Aujourd'hui je suis pris par une réunion de famille et je n'ai guère le temps de faire un article.

Les portraits ce sera donc pour demain et je vais poster des photos d'animaux trouvées sur internet :

Aujourd'hui ce sera de grands oiseaux :

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Certains sont empaillés,  pour jouer de la musique,







http://lancien.cowblog.fr/images/oiseaux/maestro.jpg























mais d'autres se croient chef d'orchestre





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Certains se la coulent douce à la pêche,      

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alors que d'autres se prennent pour un jet !








Vendredi 4 décembre 2009 à 9:40

Amour et peines de coeur

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    Je vous avais dit que j’allais me poser des questions sur la façon dont nous exprimions nos sentiments d’amour.
    Vu le nombre de petit(e)s ami(e)s, on pourrait penser que vous parlez tous d’amour, vous les jeunes, et cela bien plus qu’autrefois où l’on n’affichait pas ainsi ces relations.
    Paradoxalement aujourd'hui on parle plus facilement de sexe que d'amour chez les jeunes que je connais et cette absence de communication sur l'amour a des conséquences graves. La pudeur sur ce sujet est grande, et les gens n'osent pas parler d'amour.
    Pourquoi l'amour est il plus tabou que le sexe?

    Peut être parce que le mot amour a été tellement utilisé et galvaudé que les gens ont perdu le sens du mot et qu'il s'emploie à toutes les sauces : "j'aime ma petite amie", "j'aime le cinéma", “j’aime les chocolats” : cela n'a rien à voir mais c'est le même mot. Peut être faudrait différencier le verbe aimer, comme en anglais: I like et I love.
    Et cette peur de parler d’amour est plus forte encore chez les hommes que chez les femmes.
    Souvent c'est très difficile pour les garçons qui sont particulièrement pudiques au niveau des sentiments.
    Une difficulté, une souffrance peuvent être amplifiées en raison de l'impossibilité de verbaliser la dimension affective.
    Parler sentiments peut paraître à certains garçons "dévirilisant" et donc c'est encore plus tabou chez eux que chez les jeunes filles. Les garçons masquent alors leur gène derrière un discours plus provocateur sur la sexualité.
    Les filles (du moins parmi mes correspondantes), disent qu'elles sont plus "fleur bleue", encore romantiques et qu'elles ont une dimension sentimentale qui prime peut être pour beaucoup sur l'acte sexuel. Il y a aussi une norme sociale qui veut que pour les filles, ce soit plus "naturel" de s'exprimer et de partager les sentiments affectifs.
    Plus de 60 % des filles font l'amour par amour contre près de 40 % des garçons. (d'a^près des études de psychologie).
    La différence est grande en matière de sentiments entre filles et garçons, quoiqu’en pense certain(e)s.

    Je crois que les jeunes n'ont jamais été aussi seuls qu'aujourd'hui et que la pudeur des sentiments qui est nécessaire et utile dans une certaine mesure devient trop importante de nos jours.
    La vie moderne trépidante des parents en est la première cause.
    L'amour commence à la naissance. L'amour que l'on donne et que l'on reçoit dans sa famille, des parents, des grands-parents, des frères et soeurs de son entourage.
    Encore faut-il arriver à décrypter les formes d'amour dans une société tellement sentimentalement pudique et égoïste, où ce que l’on ressent ne s'exprime pas devant les autres. Peut être par peur du jugement d’autrui.
    Je suis étonné que beaucoup d'adolescents avec qui je discute, pensent qu'ils vivent dans un monde sans amour, ou que leurs parents ne s'aiment pas, ou que leurs parents ne les aiment pas, souvent parce qu'ils ne savent pas décrypter l'amour à travers des gestes ou des actions, parce que les gens ne verbalisent pas leurs sentiments.
    D’où chez eux une immense soif de tendresse, encore plus chez les filles que chez les garçons.
    Beaucoup d’entre eux ont le sentiment d'être incompris, et ne savent pas comment exprimer leurs sentiments.
    Très souvent on me pose les questions : “Comment être pris au sérieux? Comment comprendre que ce que l'on vit est fort et très dur? Comment partager ses sentiments avec les êtres aimés ou avec d'autres?
 
    Les adultes ont tendance, à tort, à minimiser les conséquences des relations affectives amoureuses chez les adolescents.
Comme la sexualité, le sentiment amoureux est souvent très précoce de nos jours, beaucoup plus que ne l'admettent généralement. les parents        
    L'adolescence est une période difficile où on se cherche, où on a besoin de trouver une identité sociale, mais où l’on a encore besoin de la sécurité du nid familial et de la tendresse des parents.
    Les jeunes sont enclins à n’écouter que la voix des sentiments. L’âge, il faut le dire, est propice aux rêveries, à l’émotion et à la passion. Il semble dans ce cadre que nombre d’entre eux sont prêts à vivre d’amour et d’eau fraîche. Les sentiments semblent être un composant essentiel pour l’équilibre des jeunes dont spécifiquement la gent féminine (enfin si j’en crois la plupart de mes guenons!).
    La relation amoureuse est particulièrement vive a ce moment là et ses conséquences peuvent être dramatiques : ce sont les malentendus, les séparations, les drames, la dépression, quelquesfois l’envie de suicide, etc... pour des gens qui pensent qu'ils ne sont pas aimés ou que leur amour n'est pas compris.



Jeudi 3 décembre 2009 à 9:06

Amour et peines de coeur

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1/P6140222.jpg


    J’ai reçu il y a quelques semaines des mails de mes correspondantes qui me demandaient de “classer” les attitudes des jeunes filles face à l’amour et j’avais promis que je ferai quelques portraits, des sortes.de caricatures.

    Puis ma “philosophe” (et je l’en remercie), m’a envoyé quelques pages de Nietzsche sur la différence homme-femme, face à l’amour, écrits que je ne connaissais pas, certes qui datent d’une époque différente de la nôtre, mais qui ont cependant gardé une part de réalisme.
    Alors avant de faire ces portraits, un peu caricaturaux, je voudrais réfléchir sur un plan plus général d’abord à l’attitude des garcons et des filles d’aujourd’hui et notamment des ados, face au sentiment d’amour et à leur façon d’en parler.
    Je voudrais aussi me poser la question : pourquoi les ados ont ils autant soif de tendresse? et donc d’amour. Et pourquoi croient ils que leurs parents ne les aiment pas assez.?
    Ce sera donc l’objet de mon prochain article.
   
    J’essaierai ensuite de faire huit portraits de jeunes filles :
- FLEUR, artichaut romantique qui croit à chaque fois à l’amour
- CANELLE, qui recherche tendresse mais n’a pas d’illusion
- HARMONY, la fidèle, qui n’aime qu’une fois.
- ISAURE, la sage, qui hélas est très solitaire.
- THELIA, qui a peur des hommes
- GARANCE, qui recherche des expériences d’amour
- LYSAE qui se comporte comme un garçon
- ISIS, arriviste et insensible.

    Je voudrais appeler votre attention sur le fait que ces “portraits” ne sont pas des descriptions de mes correspondantes de cow, mais des caricatures générales, certes élaborées d’après mes rapports épistolaires avec des jeunes de cowblog ou de tchatcheblog, mais c’est un mélange impersonnel, et même si certaines d’entre vous y voient des ressemblances, elles sont fortuites.
    Ces prénoms existent au calendrier, mais cela m’étonnerait qu’on en trouve beaucoup sur Cow, car je pris ceux qui me semblaient insolites !
    Je pense d’ailleurs que certaines vont m’écrire qu’elles sont outrées de l’exagération de mes caricatures.
    Mais si je fais des articles à l’eau de rose, les lirez vous?
    Enfin je voudrais dire qu’il ne faut pas généraliser et que ces portraits ne sont que quelques constatations, mais je suis d’accord avec Axel lorsqu’il écrit :
“Je ne pense pas qu'on doive généraliser les sentiments, c'est à prendre au cas par cas. L'amour est un océan immense, personne ne peut tenter de trier les vagues par leurs tailles.”

(enfin je suis d'accord avec lui en ce qui concerne l'amour, parce que pour les vagues, l'étude de leur taille a été faite par avion, laser et ordinateur.

    Pour terminer je vous rappelle la légende grecque, celle d'Eros, le dieu de l’amour, un beau jeune homme souvent à l’allure d’un ange ailé, les yeux bandés pour indiquer l’aveuglement de l’amour. qui porte un arc avec lequel il décoche des flèches en direction du coeur de deux personnes.
    Une fois leurs coeurs touchés, ces êtres ressentent un amour soudain et irrésistible dès le premier regard : le coup de foudre et tombent aussitôt amoureux et ils restent à partir de ce « foudroiement » sous l’emprise totale de leurs sentiments.
    Je ne suis pas sûr que cette légende soit une explication très fiable de l’amour, surtout auourd’hui lol.

Nota : j'ai reçu quelques mails et commentaires qui m disent que des jeunes filles de leur connaissance, ont certains des noms choisis. Pour ne gêner personne, je vais changer ces prénoms.

Mercredi 2 décembre 2009 à 8:55

Animaux

Aujourd'hui, je n'ai pas le temps d'écrire, alors quelques photos amusantes prises sur internet et je me sens une âme de crocodile.

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     Ce jeune homme est très courageux (un vétérinaire dentiste ?), mais je me demande si son croco est en chair et en os ? Je trouve que sa peau de crocodile a une allure de plastique et son oeil a l'air bien glauque !



http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/12264.jpg













   Ces petites bêtes sont parfois de très bon humeur; voyez la joie de celui-ci, vraiment démonstrative.





http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/sitcrocodile.jpg












     Et le législateur n'a pu s'empêcher de passer par là, pour édicter des règles de sécurité :

     Ne prenez surtout pas un crocodile pou un fauteuil pour faire la sieste !





http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/bathing.jpg










    Et puis vous êtes prévenu, les assurance ne couvrent pas les risques de morsures de crocodiles !




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lancien

sortir de la tristesse

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