Dimanche 31 janvier 2010 à 8:43

Histoires drôles

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     J'ai toujours aimé les histoires de fous , sans doute parce que j'ai un esprit très rationnel et logique et que  leur illogisme me surprend toujours et donc me fait rire, lorsque la conclusion ou la chute est inattendue, contraste qui est en général l'origine du rire.

     Voici donc quelques histoires sélectionnées parmi celles que j'ai pu lire sur internet
:


     C'est un personne qui entre dans un magasin pour animaux.
     A l'entrée, elle voit un perroquet qui coûte 3 000 euros.
     Toute étonnée, elle demande au vendeur :
- “Pourquoi ce perroquet est-il aussi cher ? “
Le vendeur répond :
- “Parce qu'il sait parler deux langues: si on lui tire la patte droite, il parle français et si on lui tire la patte gauche, il parle anglais. “
    La personne, stupéfaite, demande :
- “Et si on lui tire les deux pattes à la fois ? “
-  Le perroquet répond :
“Je tombe imbécile !!”

     Deux jeunes femmes se promènent à vélo et soudain l'une d'entre elle descend de son vélo et crève un pneu avec un couteau.         L'autre lui demande pourquoi elle fait ça? Elle lui répond:
- Je suis trop haute sur mon vélo donc comme cela, je le serai moins!
    Alors l'autre jeune femme ne comprenant pas son geste descend du sien et prend le guidon pour le mettre à la place de la selle et la selle à la place du guidon...
    La première, très surprise, lui demande qu'est ce qu'elle comptait faire?
    L’autre lui répond :
- Je rentre chez moi; t'es vraiment trop bête!

     Ce sont deux fous qui sont dans un hôpital: Virginie et Éric.
     Un jour, Virginie décide de sauter dans la piscine avec son ami Éric. Ne voulant pas plonger il lui dit de nager toute seule. Elle saute sans se rappeler qu'elle ne sait pas nager... donc elle se noie.
    Éric, la voyant couler, plonge et la sauve.
    Le lendemain, Éric est convoqué chez le directeur du centre psychiatrique:
- "Éric, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne c'est que comme vous avez sauvé Virginie, nous avons décidé de vous laisser sortir. La mauvaise nouvelle c'est que votre amie Virginie c'est suicidée: elle s'est pendue dans le grenier."
- "Oh non, elle ne s'est pas pendue. c'est que, comme elle était trempée, je suis allé la mettre à sécher dans le grenier."

     Bush fait une visite dans un asile psychiatrique et pose une question au directeur :
- Comment vous pouvez juger si un patient est guéri.
- On remplit une baignoire et on lui donne une cuillère et une tasse et on lui demande de la vider.
- Alors il prend la tasse qui contient plus que la cuillère.
- Non, Monsieur le Président, une personne normale tire le bouchon de vidange de la baignoire.

     Un adjudant explique aux soldats la théorie de la gravitation:
- Par exemple, vous jetez une pierre en l'air. Elle va retomber sur terre
et bien c'est ça la gravitation.
- Et si la pierre tombe dans l'eau, demande un soldat
- Dans ce cas ce n'est plus de notre compétence, répond l'adjudant, c'est du ressort de la marine.

     Pour ses 10 ans de mariage, un couple veut acheter un manoir. Pendant la visite, l'homme dit à sa femme :
- Tu sais il parait qu'il y a des fantômes dans ce manoir.
     Mais le guide, qui a entendu, intervient :
- Écoutez, je n'en ai jamais vu un seul depuis 3000 ans que je vis ici.

     Dans un hôpital psychiatrique, le médecin fait passer un test aux malades : dans la salle de repos, il dessine une porte sur un mur et demande aux malades d'essayer de l'ouvrir.
    Chaque malade y va à sa façon : à coups de pieds, en se jetant dessus... sans succès.
    Un seul reste assis à l'écart sur une chaise et regarde le spectacle. Le médecin se dit alors qu'il est guéri et se dirige vers lui et
lui demande:
"Pourquoi ne va tu pas essayer d'ouvrir la porte?"
    Le malade lui répond :
"Chuuuttt... c'est moi qui ai la clé!"

     Un homme rentre chez un marchand d'animaux.
- Bonjour! Je voudrais acheter 38 rats, 45 souris et 8 araignées noires, s'il vous plaît.
- C'est pour une expérience scientifique.
- Non, c'est que je déménage, et mon propriétaire m'a demandé de lui rendre l'appartement dans l'état où je l'ai trouvé en arrivant!

    Un jeune père, en rentrant du bureau, est accueilli par son épouse enthousiaste :
- Chéri ! Chéri ! Bébé vient de dire son premier mot !
- Oh, formidable, chérie ..
- Et tu sais ce qu'il a dit ? Il a dit " papa " !
- Oh, formidable chérie ... Ça c'est passé quand ?
- Au zoo, devant la cage aux singes.

     Et cette définition assez horrible mais assez vraie hélas de nos jours  (voir le salaire d'Henri Proglio !):
Quelle est la différence un PDG et un SDF
L'un change de ferrari tous les ans et l'autre change de porche tous les jours

Samedi 30 janvier 2010 à 12:37

Divers

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages1/400026396.jpgJuste un tout petit mot pour si vous vous ennuyez ce week-end.

J'ai trouvé des articles que je trouve intéressants et qui paraissent le vendredi sur le blog :

http://22h47.cowblog.fr/


C'est une étudiante en archéologie qui les écrit.

Alors si le passé vous inspire, il s'agit en ce moment de Delphes
J'espère qu'elle va nous parler prochainement de la Pithie.

Samedi 30 janvier 2010 à 8:46

Notre cerveau; nos sens; système nerveux


    En 1771 le médecin italien Galvani découvrit que les contractions des muscles de grenouille étaient engendrées par un courant électrique et cela inspira Volta qui en 1800 réalisa la première pile.
    Depuis 1952, on sait grâce aux expériences de Alan Hodgkin et Andrew Huxley, que le courant électrique qui se déplace le long des neurones comme dans des fils conducteurs  constitue le fondement de nos réflexions, de nos pensées et de nos émotions, comme il nous permet de connaître tout ce qui nous entoure, paysages comme êtres vivants.
    Pourtant, en mesurant dès 1850 la vitesse de cet "influx nerveux" et la trouvant égale à quelques mètres par seconde, le physicien et physiologiste allemand H. von Helmholtz démontrait que la propagation de l'influx nerveux dans les nerfs ne pouvait être assimilée à un simple courant électrique parcourant un fil conducteur.
    Dans mes articles sur le système nerveux et le cerveau, j’ai assimilé l’influx nerveux à un courant électrique, car c’était très suffisant pour ce que je voulais vous décrire, mais comme me le font remarquer deux de mes correspondantes étudiantes en médecine, c’est inexact.....
    Je n’avais pas cru bon de vous compliquer les choses sans nécessité.
Mais puisque mes apprenties toubib voudraient que je sois plus rigoureux, je vais essayer de vous expliquer ce qu’est l’influx nerveux, mais ce n’est pas si facile que cela de le faire en termes simples


    Quand vous vous piquez la main avec une aiguille, vous ressentez une douleur avec un léger retard correspondant au temps nécessaire à la propagation d'un signal électrique de la main au cerveau.
    Ce temps est perceptible, alors que lorsque vous branchez une lampe sur une prise de courant, l’allumage est instantané
    Dans un fil électrique métallique et conducteur, les charges électriques (des électrons) se déplacent aisément dans le sens longitudinal (le long du fil).
    Au contraire, dans un axone de neurone, la membrane est isolante, et les charges se déplacent perpendiculairement à la membrane du neurone et de l’axone; c'est ce courant transversal qui engendre une différence de potentiel nommée “potentiel d'action”, transmise de proche en proche, grâce à des phénomènes physico-chimiques, très lents par rapport au déplacement des électrons dans un fil concucteur.

    Comment ces potentiels d'action sont-ils créés dans le neurone ?
    C’est un processus assez extraordinaire.

    De part et d'autre de la membrane d'un neurone que ce soit le corps du neurone, mais aussi tout le long de l’axone règnent des concentrations d'ions sodium Na+ et d'ions potassium K+, la concentration de ces ions dans l’organisme étant régulée de façon précise. Ces ions provenant en général de chlorures ( notamment le sel ClNa), il y a aussi des ions négatifs Cl- .Par ailleurs d’autres ions (par exemple le magnésium) interviennent aussi, mais à moindre titre et nous les négligerons.
    Sur la membrane du neurone tout au long de l’axone ou des dendrites les membranes comportent de nombreuses protéines qui sont ce que l’on appelle des “canaux ioniques” ou des “pompes à ions” (voir le schéma ci dessous)..

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    La pompe à ion utilise une molécule qui, dans tous les organismes vivants, fournit lors de son hydrolyse, l'énergie nécessaire aux réactions chimiques des cellules : l’adénosine triphosphate (ATP). 
    Cette protéine-pompe à ions se sert de cette énergie pour sortir de l’intérieur du neurone les ions sodiums et faire entrer des ions potassium, ceci en permanence et en faible quantité. Il en résulte une différence de concentration les ions K+ étant plus nombreux à l’intérieur et les ions Na+ beaucoup plus nombreux à l’extérieur de la membrane cellulaire.
    Cette différence de concentration entre l’extérieur et l’intérieur du neurone ou de l’axone, entraîne donc une inégalité des charges électriques de part et d’autre et une différence de potentiel négative , appelé “potentiel de repos”, qui est de l’ordre de de l'ordre de -70 mV environ, entre la face intracellulaire de la membrane du neurone et sa face extracellulaire.
    Compte tenu du fait que cette membrane est très fine (quelques nanomètres) le champ électrique engendré par cette différence de charges est très fort et les ions sodium s’ils le pouvaient entreraient rapidement dans la cellule.
    Les canaux ioniques sont des protéines qui laissent passer une certaine sorte d’ion dans un sens. Ce sont en général des molécules en forme de ressort spiralé qui changent de structure dans certaines conditions (en général des phosphatations), et le ressort s’écarte, laissant passer les ions, le champ électrique favorisant le passage de la concentration la plus forte vers la plus faible. Il existe des canaux ioniques spécifiques des ions Na+, K+, Ca++, Mg+ Cl-....qui ne laissent passer que des ions du type approprié.

    Une aiguille qui “appuie” sur la membrane du neurone excite un canal moléculaire moléculaires qui laisse pénétrer sélectivement les ions sodium. Cette entrée  va agir sur les canaux voisins qui s’ouvrent également et il y aura donc une entrée massive d'ions Na+ chargés positivement  (voir schéma ci dessous).

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    Du fait de cette entrée de charges positives, le potentiel monte brusquement de 100 mv environ, passant localement de -70 à + 30 mv
    Ces ions sodium provoquent une répulsion électrostatique des ions K+ chargés aussi positivement et qui sont en bas du canal ionique potassium, provoquant son ouverture, comme en agissant sur deux leviers.
    L'excès de charges positives provoqué par l'entrée d'ions sodium est compensé par une fuite de charges positives due à la sortie d'ions potassium, ce  qui rééquilibre les charges positives de part et d'autre de la membrane du neurone et la tension retrouve son niveau initial, voire même un niveau un peu inférieur puis remonte à la normale sous l’effet de la pompe à ions.
    Il en résulte localement une impulsion de tension représentée sur la figure ci-dessous : c’est ce que l’on appelle une “dépolarisation”.

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    Le signal se propage parce que les canaux s'ouvrent de proche en proche du fait des augmentations de concentration et donc de charges positives. Cette dépolarisation se produit donc successivement tout le long de la dendrite ou de l’axone, avec un petit retard et tout se passe comme di cette impulsion se propageait le long de l’axone, mais à vitesse beaucoup plus réduite que s’il s’agissait d’électrons, comme dans le cas de la conduction électrique.

    Certains produits chimiques peuvent perturber le fonctionnement de ces canaux ioniques. Le venin de tarentule,par exemple, bloque l'ouverture des canaux potasium, provoque une paralysie générale des sensations et des mouvements,qui s'étendrait, au cerveau s’il n'était entouré d'un filtre efficace retenant de telles toxines, et donc empêcherait nos pensées elles-mêmes.
    La présence des canaux ioniques, moteurs du mouvement de l’influx nerveux, est déterminée génétiquement. Hommes, rats, vers de terre, tous possèdent les séquences d'ADN qui garantissent leur présence. Si l'une d'elles ne fonctionnait pas correctement, l'effet serait désastreux.

   
J’espère que ce “cours de SVT” vous a permis de comprendre comment se propageait l’influx nerveux et que cela n’a pas trop fatigué votre cerveau !!
    Demain pour vous reposer je publierai des histoires drôles.

Vendredi 29 janvier 2010 à 9:12

Eveil, sommeil, rêves

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    Plusieurs mails ou coms me montrent que mes explications sur les rêves étaient nettement insuffisantes; je vais donc les compléter.

    Freud connaissait peu le fonctionnement du cerveau car la neurobiologie était balbutiante.
    Il ne faisait donc que des observations psychologiques sur la population de ses clients de Vienne, population particulière essentiellement atteinte de troubles sexuels.
    Ses hypothèses étaient forcément très aléatoires et il a eu beaucoup de mérite à trouver certaines explications qui soient encore vraies aujourd'hui : le caractère inconscient du rêve, la condensation et le déplacement, son caractère non prédictif.
    Ce qui est étonnant c’est que les psys continuent aujourd’hui à utiliser celles qui sont manifestement erronées : la symbolique des rêves !!
    Concernant les rêves, ses hypothèses de condensation, déplacement et non prémonition semblent toujours vraies, mais par contre la symbolique n’a pas de réalité générale et physiologique (à la rigueur une personne pourrait avoir une symbolique qui lui soit propre, en relation avec ses souvenirs)

    Le mécanisme neurobiologique permet de connaître comment se forme le rêve. Ensuite il faut voir avec chaque rêve et chaque personne comment en fonction de ce processus, son rêve a pu se former. On peut alors en partie l’expliquer, mais pas avec une certitude absolue bien sûr.
    Je reviens sur le processus pour essayer de répondre aux questions posées.


    Le cerveau a des souvenirs conservés mais sans grande importance, ou qui font double emploi ou sont trop nombreux. Ils correspondent à des liaisons entre groupes de neurones peu renforcées, que le cerveau va essayer d’affaiblir encore ou de faire disparaître pendant le sommeil et ce faisant, les souvenirs correspondants excitents les centres responsables des sensations (vue, ouïe, odorat, toucher, goüt, kinesthésie).
    De même le cerveau cherche à éliminer des souvenirs qu’il juge néfastes ayant trait à des sensations ou précccupations présentes consciemment, voire inconsciemment au moment de s’endormir.
    Nous avons en outre des préoccupations et problèmes conscients ou inconscients qui sont lancinants. Les connexions entre groupes de neurones sont alors fortes et le cerveau revient assez souvent de façon inconsciente sur ces “bassins attracteurs" et là aussi, des images et autres sensations sont transmises  aux centres de perception pendant le sommeil.
    Les centres de perception reçoivent donc tout ce fatras d’informations dans un ordre plus ou moins aléatoire.
    Des sensations extérieures peuvent également être enregistrées pendant le sommeil : bruits, sons, odeurs essentiellement
    De même des “états intéreiurs sont ressentis : kinestésie, sensations digestives, respiratoires, cardiaques, douleur ....
    Tous ces éléments peuvent en outre créer dans la mémoire des liens avec des bassins attracteurs qui ne sont pas les bons : (par exemple une porte qui grince et le miaulement d’un chat,  personnage associé à une figure et un nom erronés, ....)

    Tant que l’on dort, ces perceptions et sensations ne sont jamais conscientes et sont donc ignorées.
    Si l’on se réveille, alors que le cortex frontal commence à fonctionner mais que toutes les fonctions de critique et  de raisonnement logique ne sont pas encore actives, certaines de ces perceptions sont transmises aux cortex frontal et préfrontal et ceux ci les prennent pour des perceptions réelles.
    Ils vont donc chercher à en trouver des explications cohérentes de ces informations partiellement fausses et incohérentes.
    Ils “inventent” donc en partie ces explications et c’est normal qu’elles soient incohérentes et farfelues, puisqu’ils veulent faire une histoire réelle de ce qui n’est qu’une succession de données aléatoires de notre mémoire.


Nota : kinesthésie (ou prioception) est la perception, consciente ou non, de la position relative des parties du corps et de la tension des muscles qui les commandent.

Jeudi 28 janvier 2010 à 10:31

Chats

Aujourd'hui repos avec des images.... de chats puisque je les aime bien :

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    Ce chat a la même réaction que mes correspondantes quand elles voient une araignée.

    Mais mon chat il les mangeait, surtout celles qui avaient du poil aux pattes.
    Il les prenait pour du homard !

 
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    Celui là aime bien sa souris !


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Un chat équilibriste. Bon pour le cirque !



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    Chats en camping, c'est mignon!
    Mais il faut bien cela par ces temps de froidure.



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Et enfin cette photo prise sur le vif en noir et blanc

    Directement de la productrice au consommateur.

 Ils ont l'air d'apprécier vu la file derrière, mais il faut une certaine habitude et de l'adresse de part et d'autre.



Mercredi 27 janvier 2010 à 8:27

Eveil, sommeil, rêves

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    Comme je vous l’ai dit hier, le rêve se forme à partir des données en notre mémoire, qu’elles soient conscientes ou non, que notre cerveau “évacue” pendant le sommeil en mode analogique. Toutes les sensations et  notamment images ainsi renvoyées de façon automatique et inconsciente de notre mémoire dans les centres de traitement des sensations pendant notre sommeil ne viendront pour la plupart jamais à notre conscience et nous ne connaitrons pas leur existence.
    Nous n’aurons conscience d’un rêve que si nous nous réveillons ne serait ce que quelques secondes.
    Ces sensations qui proviennent de ce que j’ai appelé dans mes précédents articles, des “bassins attracteurs”  qui sont des groupes de neurones enregistrant en analogique des événements inconscients, vont être prises pour des sensations réelles par notre cortex frontal qui commence lui aussi à se réveiller, et il va chercher à interpréter comme il peut ce flot d’informations, mélange de réeel et d’irréel, de conscient et d’inconscient, qui arrivent de façon désordonnée et dans un mélange complet et incohérent.

    Je vais vous donner un exemple, inventé en partie, car je ne veux pas prendre des rêves qui m’ont été racontés par discrétion vis à vis de mes correspondantes, mais il ressemble à certaines parties de rêves réels que l’on m’a raconté et dont j’ai fait un “mix” en inventant quelques raccords.

    Hier votre père était en voyage. tous les matins votre mère part à son travail à sept heures et si vous êtes réveillée vous entendez la porte qu’elle referme derrière elle. Ce matin vous serez seule pour prendre votre petit déjeuner avant d’aller au lycée.
    Vous deviez  réviser votre code avant la leçon de demain soir à l’auto-école, mais vous avez préféré voir un film policier dans lequel les gendarmes traquent un pédophile qui a violé une jeune ado.
    Vous avez regagné votre chambre et vous avez pesté en rangeant vos habits, contre la porte de l’armoire qui ne ferme plus et que vous avez eu la flemme de réparer.
    Vous avez une dissertation à faire pour la semaine prochaine et vous aviez fait de la documentation que vous aviez consignée sur quatre pages, mais vous ne savez plus où vous avez mis cette feuille et cela vous a tracassé toute la journée.. Vous l’avez cherchée et vous y avez encore pensé avant de dormir.
    Vous vous êtes enfin endormie en écoutant la sonate “Pour Elise” de Beethoven sur votre réveil-radio.

    Vous devez aller au lycée et votre réveil radio se met en route à 7 heures et vous entendez encore endormie, la voix du journaliste qui présente le journal de 7 heures.
    Vous l’entendez dire “mademoiselle Falbala a retrouvé son dossier de littérature dans l’armoire”. Vous “croyez avoir entendu cela” car Falbala c’est vous ! Etonnant aux nouvelles du matin !
    Puis vous vous retrouvez dans la voiture de l’auto-école,  et votre auto-radio diffuse une sonate jouée au piano.
    Mais arrivé à un carrefour, vous vous trouvez devant des des gendarmes qui vous arrêtent. Un gros gendarme barbu arrive et dit “je suis le gendarme Elise”, montrez moi vos papiers s’il vous plaît ! “
    Vous n’avez pas encore votre permis et le moniteur a tout à coup disparu : vous êtes seule et sans permis : ils vont vous mettre en tôle, votre père est absent et votre mère ne le saura pas et sera très inquiète !
    Vous vous retournez brusquement et vous heurtez bruyamment le bois du lit et ce son ressemble au bruit de la porte que votre mère referme chaque matin.
    Vous vous rendormez quelques secondes et là vous tremblez de peur.Cette porte qui a claqué, c’était peut être le pédophile qui entrait, il va monter l’escalier et vous surprendre dans votre lit.
    Vous vous réveillez alors en sursaut le coeur serré de peur. Et vous vous rendez compte que tout cela n’était qu’un rêve.
    Et vous vous reppelez tout à coup que la feuille de documentation que vous cherchez depuis avant hier, est dans une poche de votre pantalon, rangé dans l’armoire !

    Je pense que vous avez compris ce qui s’est passé et que vous n’avez pas besoin de beaucoup d’explications.
    La voix du journaliste a commencé à vous réveiller, mais votre cortex frontal frontal lui, ne l’est pas encore et donc le mode de fonctionnement des centres de votre cerveau et de votre mémoire est donc encore analogique.
    Les centres qui étaient le plus sollicités ces jours derniers et notamment la veille, renvoient des perceptions et notamment des images qui interfèrent avec ce que vous entendez réellement et votre cortex frontal, pas encore réveillé totalement ne fait pas la différence.
    Votre inconscient a enregistré que vous avez mis la feuille de documentation dans une poche de votre pantalon, et que vous l’avez rangé dans l’armoire, mais votre cortex frontal ne se le rappelle pas, c’est à dire ne sait pas accéder à cette information concernant un geste machinal.
    En mode analogique l’information
que la feuille tant cherchée est dans l'armoire, remonte au moment ou vous entendez la voix du journaliste  et votre cortex frontal qui ne peut pas ne pas donner d’explication logique, fait le lien entre ces deux événements.
    Vous n’avez pas révisé votre code et cela vous réoccupe inconsciemment, d’où l’auto-école et les gendarmes, qui représentent la peur de ne pas réussir votre permis et avoir ce petit document  “sauf conduit”.
    La musique de l’auto-radio  appelle le mot Elise, mais la musique que diffuse maintenant votre réveil matin et que vous entendez à demi-réveillée, n'est pas la sonate "Pour Elise" d'hier soir, et votre cortex frontal se demande ce que vient faire ce prénom et comme il n’y a que vous et le gendarme, il lui attribue ce prénom (ce qui évidemment est ridicule, mais il n'y a pas d'autre explication logique disponible !).
    Pusi vous avez peur de ce qui va se passer car l’absence de votre père et de votre mère vous inquiète un peu : vous n’aimez pas être seule.
    La liaison analogique se fait alors dans votre mémoire avec les images du film vu la veille. L’image du pédophile vient à votre conscience en même temps que le bruit du choc de votre bras sur le bois du lit et l’impression de crainte due à l’absence de vos parents.
    Votre cortex frontal qui cherche des explications logiques attribue ce bruit à la porte qui claque habituellement à cette heure là et suggère que quelqu’un a pu s’introduire, comme le pédophile du film. Il envoie cela à vos centres amygdaliens pour préparer votre défense et donc vous vous réveillez en sursaut.
    Là votre cortex frontal est tout à fait réveillé et il se rend compte que tout cela était irréel. Un rêve et ses incohérences !
   
    Certaines de mes correspondantes me parlent de rêves répétitifs, même à des intervalles de temps importants.
     Cela s’explique car nos préoccupations si elles sont importantes, ne s’effacent pas du jour au lendemain et nous poursuivent pendant un certain temps. Encore plus pour nos regrets et nos remord, surtout au plan inconscient.
    Nous avons donc ce que j’ai appelé comme les neurobiologistes du nom barbare de  “bassins attracteurs”, des groupes de neurones qui correspondent aux liens de certains souvenirs ou préoccupations et qui correspondant à des soucis qui veulent davantage se faire connaître ou que le cerveau veut éliminer; ces souvenirs remontent plus facilement à la surface dans les centres de traitement des perceptions (vue, ouïe, toucher, kinestésie...) et donc ont davantage de chance de coïncider avec une période de réveil. Mais cette coïncidence ne se fait que de temps à autre, d’où des répétitions plus ou moins éloignées, avec des variantes d’ailleurs car les images ne sont pas évacuées forcément dans le même ordre, le cerveau ne se réveille pas forcément au même moment et le cortex frontal trouvera donc peut être des explications “logiques”  (comme il peut) différentes à ces données légèrement différentes.

   
J’espère que maintenant vous vous rendez compte du mécanisme des rêves qui n’a rien de mystérieux, mais simplement vous donne accès à vos préoccupations conscientes et inconscientes et aux mémorisations correspondantes.

Mardi 26 janvier 2010 à 8:31

Eveil, sommeil, rêves

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    Dans toutes les cultures, le rêve alimente les relations sociales : on parle du rêve, autour du rêve, élément de la pensée important mais mystérieux.  A travers son interprétation, on travaille sur sa pensée, on imagine des événements, tristes ou gais, on met en place les réseaux de sens. Le rêve a longtemps eu une fonction prémonitoire. Les morts ou les lieux étaient supposés envoyer des signes de l’extérieur, pour prévenir, pendant le sommeil, de quelque danger ou de quelques événements imprévus.

    Le premier à expliquer de façon relativement logique et scientifiue le rêve, bien qu’il n’ait que très peu de données neurobiologiques a été Freud au début du 20ème siècle. Il a notamment récusé la fonction prémonitoire qui lui était jusqu'alors attribuée, pour lui en conférer une autre : le rêve  est pour lui, un événement psychique propre au rêveur.
    Pour Freud, la formation du rêve dépend de deux mécanismes fondamentaux: la condensation et le déplacement.
     La condensation consiste à rassembler, à fusionner plusieurs idées qui n'ont pas de liens logico-déductifs pour créer un nouvel objet , voire un mot nouveau, une conception nouvelle. Ces associations de termes sans lien logique aboutissent parfois à des créations surprenantes, comiques ou angoissantes, qui rendent le rêve incohérent.
    Au contraire, le déplacement consiste à garder, dans une nouvelle idée, un lien avec celle qui précède: on passe ainsi d'une voile à un bateau, à la mer, aux vacances, certes sans raison valable, mais en gardant une certaine logique.
    Ce sont des constatations psychologiques mais pas des mécanismes explicatifs du processus des rêves.
    D’après Freud, les rêves, qui résultent de ces processus qui échappent à notre pensée organisée, nous rapprochent d'une partie de nous-même à laquelle nous n'avons pas accès d'ordinaire : l’inconscient.
    Le rêveur, quand il s'endort, “laisse son moi sur la table de chevet”. Le moi, c'est l'ensemble unitaire et maitrisé, qui est représentation personnelle et sociale cohérente. Quand le moi est « endormi », il ne fonctionne plus comme une unité, mais comme des morceaux mal reliés entre eux.. Le moi n'étant plus rassemblé, on a accès à ce qui est derrière le moi : l’inconscient.
    Par contre Freud a ensuite utilisé cette théorie avec des outils inexacts, comme ceux qu’il avait imaginés pour la sexualité de l’enfant, les refoulements à caractères presque uniquement sexuels, et le pouvoir exagéré des désirs.
    Lui et ses disciples utilisent souvent (et beaucoup de psys encore de nos jours), une symbolique qui n’a aucune base scientifique, ni même expérimentale.

    Le rêve n’a pas de valeur prémonitoire, au sens où on l’entend habituellement : ce n’est pas un message de l’extérieur mais de l’intérieur de nous mêmes.
    Les circonstances peuvent nous paraîtrent prémonitoires. Par exemple j’ai rrêvé la mort de mon grand père, deux jours avant son décès. Mais je l’aimais beaucoup, il avait eu un infarctus et était très mal et faible. Donc mon cerveau préoccupé par cela l’a imaginé mort. Cela n’avait rien de prémonitoire, maisc'était  le réflexe d’une adolescent qui ne voulait pas perdre son grand père !!

       Nous savons que le sommeil est une succession de plusieurs phases: l'endormissement, le sommeil lent et le sommeil paradoxal. Ce sommeil est entrecoupé de micro- éveils qui surviennent de façon aléatoire. (voir mes articles sur ce blog).
    Durant le sommeil, le cerveau évacue tous les souvenirs qui ne lui paraissent pas utiles, notamment la plupart des sensations enregistrées dans la journée de façon non consciente, de même que des souvenirs qui lui paraîtraient néfastes et ainsi des réseaux de neurones, sont activés, correspondant à des données “analogiques brutes et inconscientes”.
    Sont activés également des groupes de neurones correspondant à nos préoccupations majeures, afin d’évacuer les données superflues, ou certaines données peu mémorisées de sujets auxquels on a pensé avant le sommeil.
     Le micro-éveil active les neuromédiateurs, messagers chimiques indispensables à la conscience, mais inhibés pendant le sommeil, ce qui correspond au passage d'un traitement analogique à un traitement cognitif. (voir mon précédent article).
    Si le micro-éveil est de courte durée, le traitement cognitif ne s’établit pas entièrement et n'est pas mémorisé : le dormeur n'aura pas de rêve à raconter.
    Si le micro-éveil est plus long et, a fortiori, si le réveil est complet, le traitement cognitif des images activées juste avant le micro-éveil pourra donner lieu à un rêve car les neuromédiateurs ont fait passer le traitement du mode analogique au mode cognitif.
    Le rêve est une « prise de conscience» des images, sensations ou émotions activées durant les quelques centaines de millisecondes qui ont précédé l'éveil.
    Quand un micro-éveil est dû à un stimulus extérieur (un bruit, une lumière, le froid, une respiration moins facile - nez bouché- par exemple), les images correspondant aux bassins attracteurs analogiques activés, sont associées à ce stimulus, mais ce ne sont pas forcément ceux correspondant au bruit réel, mais à quelque chose d'approchant. Par exemple le grincement d'une porte pourra évoquer le miaulement d'un chat, et l'image d'un chat apparaîtra dans le rêve.
    Ainsi, la formation d'un rêve suit un mode analogique; en revanche, le vécu du rêve c’est à dire la prise de conscience des images, et l'élaboration du “scénario”, c’est à dire l'assemblage des images et des sensations, suivent le mode cognitif, plus logique, car le cerveau ne « supporte » pas l'absence de sens.    
     Le rêve est néanmoins plus ou moins incohérent, car ce passage de l'analogique au cognitif est très rapide et empêche certains mécanismes, tels que la censure ou la critique, d'intervenir. Les cortex frontal et préfrontal ont cru qu’il sagissait de “vraies sensations réelles” et n’ont pu les analyser dans un contexte cohérent, et ils cherchent à en donner des explications, qui forcément sont en général fausses et souvent farfelues. Ils font ce qu’ils peuvent avec des éléments incohérents et sans contexte valable, et dans un temps trop court pour pouvoir raisonner logiquement et alors ils inventent les liens qui n'existent pas réellement !!

   
Cet article étant déjà long, je vous donnerai un exemple de rêve (que j'inventerai en partie, car je ne veux pas utiliser ce que me disent mes correspondantes) et de ses explications, dans l’article de demain.

Lundi 25 janvier 2010 à 16:00

Eveil, sommeil, rêves

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    En ce moment beaucoup de mes correspondantes me parlent de leurs rêves. Elles essaient de les interpréter et leur attribuent des propriétés qu’ils n’ont pas.
    J’avais déjà fait des articles à ce sujet (voir la rubrique “Eveil, sommeil, rêves sur ce blog). et je vous y renvoie pour les explication sur les sommeils profond et paradoxal et la formation des rêves.
    Mais je vais refaire quelques articles spécifiques d’explications sur l’interprétation des rêves (en prenant bien sûr d’autres exemples que ces cas réels), surtout pour vous éviter de vous inquiéter inutilement, en faisant des interprétations erronées, car les rêves n’ont aucune valeur prédictive, et la “symbolique des rêves n’existe pas.

    Ce sont des phénomènes naturels de notre cerveau qui s’expliquent très bien et qui reflètent cependant certaines préoccupations inconscientes, ce qui leur donne un certain intérêt.
    Les rêves peuvent donc renseigner sur les problèmes qui nous préoccupent, mais il faut les interpréter avec une logique très terre à terre et non avec la symbolique parfois farfelue de certains psys (par exemple ce psy qui prétendait que les abeilles dont rêvait une de mes correspondantes représentaient le symbole de phallus, d’où l’ahurissement de la jeune ado, qui devait seulement avoir eu peur d’un nid de guèpes dans son jardin !.)

    Les rêves ont donc un sens mais n’ont rien de mystérieux et ne présagent en rien de l’avenir.

    Pour que vous compreniez mieux mon prochain article, il faut qu’aujourd’hui, je résume en quelques lignes mes articles sur la formation des rêves et que je vous parle à nouveau, de la mémorisation des souvenirs.

    Le sommeil commence par une phase d'endormissement qui dure quelques minutes.
    Lui succède une phase de sommeil dit lent ou profond, durant un peu moins d'une heure et demie. Puis survient une phase de sommeil dit paradoxal qui se prolonge environ un quart d'heure. Ce cycle se reproduit toutes les 90 minutes, entrecoupé de micro-éveils.
    À ces phases correspondent des activités électriques cérébrales différentes. Pendant le sommeil profond, les ondes cérébrales enregistrées par électroencéphalographie sont lentes. Durant les phases de sommeil paradoxal, le tonus musculaire disparaît totalement, mais on enregistre une activité cérébrale intense responsable, notamment, de mouvements oculaires rapides, et les ondes qu’on enregistre sont proches de celles d’une personne éveillée, à peine un peu plus lentes.
    Quand on éveille quelqu’un en train de dormir, il peut raconter un rêve. Quand on le tire de son sommeil paradoxal, le rêve est souvent irrationnel. Inversement, quand on J'éveille alors qu'il est en sommeil lent, le rêve est plus cohérent.
    En fait on ne se souvient que des rêves qui se produisent pendant des micro-réveils pendant lesquels on est mi endormi, mi réveillé, et donc où le cerveau ne fonctionne pas encore de façon normale.

    Dans mes articles sur l’inconscient, j’ai expliqué que toutes les données de nos sens étaient enregistrées au fur et à mesure de façon inconsciente. Nous emmagasinons ainsi des quantités phénoménales d’images et de sensations, ainsi que des réactions de notre corps, physiologiques ou émotionnelles.
    La plupart de ces données ne viennent à la conscience, c’est à dire ne sont transmises au cortex frontal, que si nous en avons besoin.
    Sinon elles restent inconscientes et sauf si elles ont une “valeur émotionnelle”, ces données sont ensuite éliminées pendant notre sommeil et servent justement de matériaux pour nos rêves;

    Lorsque nous percevons des données de nos sens ou lorsque nous ressentons des émotions ou des réactions de notre corps, il existe deux modes de stockage des informations dans le cerveau.
    Un mode global, automatique et rapide, dit analogique, et un mode lent, dit cognitif

   
    Examinons le mode analogique. Chaque stimulus active un sous-ensemble de neurones, entre lesquels des connexions s'établissent; chaque nouvelle présentation de ce stimulus renforce les connexions établies, et cette configuration spécifique de connexions, associée à un objet particulier, correspond à un souvenir (les neurophysiologistes appellent cela du nom barbare de “ bassin attracteur”.
    Imaginons que le stimulus soit un livre à couverture rouge.. Pour schématiser, certaines connexions correspondent à la forme du livre, d’autres à ses dimensions, d'autres à sa couleur, d'autres à sa fonction, d'autres à la notion de lecture, d'autres encore à la notion de lecture, d'autres enfin au plaisir de lire.
    Rien par contre sur le contenu du livre car cela est intellectuel, suppose réflexion et n’est donc pas analogique.
    Le souvenir ou “bassin attracteur livre rouge” est activé par tous les livres rouges de dimensions voisines: le système de mémorisation analogique permet de reconnaître instantanément un stimulus, sans qu'il soit nécessaire de l'analyser. Le système est efficace, mais il n'est pas parfaitement fiable.
    Le “bassin attracteur livre rouge peut être activé, de façon spontanée (analogique), par n'importe quel objet rectangulaire et rouge ressemblant à un livre. Si deux événements ou deux objets ont des caractéristiques communes, ils peuvent activer le même bassin attracteur.
    Ce type d'activation erronée est autorisé pendant les rêves, donnant des associations sans logique apparente: un chat qui miaule peut prendre la place d'une porte qui grince.

    Au contraire le mode lent cognitif suppose que les données transitent d’abord par des mémoires tampons, l’une ayant trait aux sensations et l’autre au vocabulaire, qui servent de relais vers les cortex préfrontal et frontal, qui les consultent. Les données sont alors conscientes  et raisonnées , pourvues de codages lexicaux (des mots, des idées...). Ce sera le cas du contenu du livre, de l’histoire qu’il raconte et de nos réactions conscientes face à cette histoire.
    Là encore des groupes de neurones vont être mis en connexion et plus leurs connexions seront renforcées, plus la mémorisation sera forte.
    Ces groupes de neurones seront également reliés aux bassins attracteurs analogiques inconscients correspondants, la mémorisation cognitive ne faisant pas double emploi avec celle analogique.
    Toutefois certains souvenirs ainsi formés et qui ne sont pas bénéfiques seront parfois plus ou moins volontairement peu renforcés (car on ne voudrait pas s’en souvenir), mais leur caractère émotionnel fait qu’ils restent dans notre inconscient, comme des souvenirs analogiques.
    De même si nous pensons avant de nous endormir à un problème particulier, le souvenir n’en sera que léger car il n’aura pas eu le temps de former des connexions répétées et donc il sera mis au niveau des souvenirs analogiques.
    Enfin si une préoccupation à l’état éveillé est lancinante, elle produit en nous tellement de données que notre cerveau en juge certaines superflues et il cherchera à s’en débarrasser pendant notre sommeil.

   
Ces diverses explications nous permettrons, dans mon prochain article, de comprendre le processus des rêves et donc les méthodes qui nous permettraient de les expliquer.

Dimanche 24 janvier 2010 à 9:30

Divers

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    J’ai trouvé cette semaine sur le” Courrier International, un article original et je n’ai pu résister au plaisir d’en parler sur ce blog.

   
    Cela dit j’espère que cette recherche n’était pas le principal travail des mathématiciens en question et qu’ils avaient d’autres problèmes à résoudre plus importants.

    Quand vous avez des ami(e)s à diner, cela doit vous arriver parfois de commander des pizzas. Mais ensuite sauf si vous avez assez d’appétit pour manger un grand format, il faut la couper en deux parts égales si possible.
    C’est ce que je fais parfois quand mes petits enfants viennent dîner à l’improviste à la maison et il ne faut pas défavoriser l’un ou l’autre ! IooI

    En général on coupe la grande pizza en traçant  des droites qui se croisent
un même point. mais ce point est rarement le centre exact de la pizza (en admettant qu’elle soit un cercle parfait, ce qui n’est pas le cas de mes pizzas).
    Peut on alors répartir équitablement les parts entre les deux personnes ou à défaut savoir qui on va favoriser ? (c’est à dire celle qui en aura le plus). ?

http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/partagepizza.jpg

    Les mathématiciens L.J. Upton  en 1967 puis de 1994 à 2005, Rick Mabry et Paul Deiermann se sont attelés à ce problème.
    Comme pour de nombreuses énigmes mathématiques, la solution a été obtenue par étapes, en étudiant les diverses possibilités et en faisant des calculs algébriques complexes.

    Les résultats, résumés sur la figure ci-dessus, sont assez étonnants :

    - Si une des droites de coupe passe par le centre, si les deux personnes prennent alternativement un morceau de la pizza découpée quelque soit le nombre de droites n utilisées (et il y a donc 2n parts), alors les surfaces de pizza qu’elles auront reçues seront égales.

    Le problème est plus compliqué si aucune droite de coupe ne passe par le centre.
    - Si le nombre de droites utilisées est pair, (2n droites et 4 n parts), la même règle reste valable
    - Par contre si le nombre de droites est impair, les deux personnes ne pourront pas avoir une quantité égale de pizza
        • si le nombre de droites de coupe est  3,7,11,15....celui qui prend le premier la part où se trouve le centre aura davantage de pizza que l’autre;
        • si le nombre de droites est 5, 9, 13, 17....celui qui prend le premier la part où se trouve le centre aura moins de pizza que l’autre.       

    J’ai regardé la documentation qu’ils signalaient. Ces démonstrations sont horribles et je n’ai pas tout compris (et je ne vais pas y perdre mon temps !!), mais je comprends qu’ils aient mis 11 ans à démontrer cela.

    Donc si vous voulez couper une pizza entre deux personnes de façon équitable, coupez la en quatre et alternez les parts entre les personnes.

    Pour l’instant ce théorème n’a guère d’application plus importante, mais qui sait, les notions de mathématiques inventées pour cet usage, pourraient peut être un jour s’appliquer à autre chose que des pizzas

    Et comme je ne veux pas vous laisser sur cet article aride, je vous invite à regarder ces deux photos
trouvées sur internet, de sauts spectaculaires


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Samedi 23 janvier 2010 à 8:36

Enseignement, école, fac

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   Aujourd’hui je vais essayer comme hier de résumer et commenter vos avis, mais sur l’après bac.

    Tout d'abord, il y a aujourd'hui autour de 85% des élèves reçus au bac contre 25% autrefois. Je crains d'une part que le niveau de l'examen n'ait baissé et manifestement beaucoup d'élèves continuent dans le supérieur après le bac. Cela pose des problèmes d'organisation pour faire face à cet afflux et, par ailleurs, si le niveau de la fac et des prépas est conservé, la difficulté devient donc plus grande pour les élèves les moins doués (ou les moins travailleurs)

     Vous êtes tous ou presque d’accord pour dire que l’après bac est difficile, que ce soit la fac ou les prépas et cela parce qu’il y a un changement de rythme, de connaissances et aussi de suivi par les profs.
    De plus le faible nombre d’heures de cours et
ensuite, la nécessité de travailler seul et sans directives, n’incite pas au travail , et ces heures nombreuses de “liberté” ne sont pas toujours utilisées à bon escient.

“Je pense que le plus dur c'est vraiment de passer d'une méthode de travail parfois un peu trop relax au lycée à un autre type de méthode à la fac, où là quand on est pas habituée à du par coeur et qu'on arrive en première année avec certaines matières qui nécessitent ce genre d'apprentissage, ça fait un sacré changement....”

“... L'emploi du temps est considérablement moins lourd qu'au lycée, les étudiants sont une catégorie socio-professionnelle (faute d'un autre mot) très communautaire qui adore se regrouper régulièrement et faire la fête....”



    Contrairement aux études avant le bac, vous critiquez beaucoup plus les cours.
    Pas forcément le professeur, mais le fait de cours dans un grand amphi dépersonnalisé où l’on est nombreux, et où beaucoup n’écoutent pas et font du bruit. On m’a même dit que dans une fac de médecine, le professeur est remplacé pour certains cours, par un grand écran où est projeté le film de son cours. Alors autant travailler chez soi !!
    Souvent le contenu du cours ne vous intéresse pas beaucoup, mais on peut aussi se poser la question “avez vous été bien orienté(e)s au départ.?"
    Vous avez du mal à savoir quels vont être les métiers et les emplois que vous pourrez obtenir, suite à cet enseignement.

   
“...Je suis en fac de Lettres, en deuxième année de licence. Et sérieusement, ça me gonfle. Pourquoi ? Parce que plus le temps passe, moins j'arrive à me mettre à travailler. Les cours m'ennuient, il y a des choses que j'ai l'impression d'avoir entendu mille fois et j'ai l'impression que ça ne me mènera à rien. Et je suis loin d'être la seule. Je ne sais pas si c'est la filière, ou la fac en général, mais la très grande majorité des étudiants sont des glandeurs. Il y a pire que moi, évidemment, mais je pense que c'est une structure propice à la flemme...”

    Certaines ont le courage de rechercher des stages pour essayer de connaître un peu la vie professionnelle, mais vous avez énormément de mal et la fac ne vous est d’aucun secours dans ce domaine.

    Certaines s’en sortent mieux, dans ces études supérieurs mais au prix d’un gros effort :

“J'ai fait toutes mes études universitaires en travaillant en parallèle, j'ai régulièrement travaillé, j'ai eu de bons résultats, j'ai même cartonné dans quelques matières. En fac je me suis éclatée, en maitrise et en Dea, je suivais les cours, le travail à rendre ne me posait pas de problème. Des dossiers suffisaient pour valider mon semestre.
    J’ai poursuivi en doctorat et la quantité de travail est pire. ...J'arrive à tout assumer. Le travail avance, j'ai une chance immense de connaitre les bonnes personnes, dont une disponible à toutes mes questions...
Question de maturité aussi....”


“ J’ai fait des études dans un lycée de province très performant où on nous faisait beaucoup travailler et j’avais une certaine facilité. J’étais la première de ma classe sans trop me tuer à la tâche, et j’ai eu la mention TB à mon bac S. J’ai été admise sur dossier dans un lycée parisien en prépa de maths-physique-chimie.
    Là horreur, les élèves étaient au moins aussi doués que moi et je me suis retrouvée dans la deuxième moitié de la classe, avec des cours complexes faits très rapidement, plus vite que je ne pouvais comprendre.
    Le prof était sympa et il m’a aidé en me donnant des méthodes, des conseils et peu à peu j’ai remonté le courant mais au prix de plus de 12 heures de travail par jour.
    L’année de taupe a été plus agréable, toujours autant de travail, mais j’avais pris l’habitude et puis j’étais motivée : les concours en fin d’année.
    J’ai eu la chance d’être reçue dans une grande école d’ingénieur et aujourd’hui, je ne regertte pas ces deux années de travail acharné. J’ai ma récompense.  “

(Ce n’est pas un com, mais l’auteur du mail ma autorisé à publier ce texte)

    Je ferai peu de commentaires, car les vôtres se suffisent à eux mêmes.
    Simplement trois points :

    - L’orientation professionnelle est en général mal faite et beaucoup d’entre vous ont choisi leurs études sans beaucoup de raisons. Les personnes chargées de cette orientation sont souvent mal formées, mal documentées, pas suffisamment en rapport avec les employeurs et l’ANPE. Elles font ce qu’elles peuvent, mais manifestement ne sont pas efficaces pour la plupart. Et je les ai rarement vu analyser vos goûts et vos capacités et en faire la comparaison. C’est pourtant l’abc du métier, mais on ne leur a pas appris à le faire !
    Mais vous mêmes avez vous fait un effort dans ce sens ?
    - Les stages sont extrêmement utiles; il faut essayer d’en faire si vous avez le temps. Mais c’est difficile à trouver et il faut s’y prendre longtemps à l’avance.
    - La plupart de ceux ou celles qui préparent un BTS ou un DUT et qui m’ont écrit, sont relativement contents, mais l’enseignement est plus pratique et concret et les effectifs sont en général beaucoup plus réduits. C’est souvent d’ailleurs un lycée technique qui est le lieu fréquenté.

     Bref vous êtes beaucoup plus critique vis à vis de la fac que du lycée, mais les défauts de l'enseignement au lycée ont des conséquence sur la réussite à la fac.. Le ministre devrait vous écouter pour essayer de comprendre.

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lancien

sortir de la tristesse

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