Vendredi 22 janvier 2010 à 10:53

Enseignement, école, fac

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    Lorsque j’ai fait l’article sur le bac et l’après bac et notamment la fac et les prépas, je ne m’attendais pas à recevoir autant de commentaires et surtout autant de mails.
    Cela m’a fait très plaisir d’avoir ainsi votre avis.
    Je suis d’accord avec tout ce que vous me dites, qui est très varié et complète mes propos.
    Je vais donc essayer de résumer ce dont vous m’avez fait part, en citant aussi quelques phrases que vous retrouverez dans les commentaires.:(pour des raisons de discrétion, je préfère faire la citation prise dans un commentaire plutôt que dans un mail, puisqu’elle est déjà lisible par tous et qu’on en connaît l’auteur).
    Je remercie tous ceux qui m’ont ainsi écrit et ont eu le courage de se critiquer eux mêmes, car ce n’est pas évident de savoir reconnaître ses erreurs (cela aussi fait partie de l’intelligence !)

    En premier, beaucoup d’entre vous sont d’accord pour dire que le problème vient d’abord des études avant le bac, au cours desquelles on ne retient pas assez les notions dont on aura besoin ensuite, on n’acquiert pas assez la pratique correspondante, ni des méthodes de travail, et par ailleurs pour des raisons complexes, ni l’ardeur au travail ni la motivation.
    Pourquoi cela.
    Certes il y a toujours quelques mauvais profs, comme il y a partout des personnes mal adaptées à leur emploi, mais vous ne critiquez que peu vos profs et j’en ai été agréablement surpris.
    Vous mettez davantage en cause les méthodes actuelles, et le fait que certaines connaissances ne sont pas acquises, ne sont pas assimilées, qu’on ne fait pas faire d’exercices pratiques, le fait que l’on ne vous donne pas de méthodes pour travailler et que vous ne voyez pas l’utilité de ce que vous apprenez.
    Finalement vous estimez que avant le bac, vous manquiez de motivation, vous avez pu réussir sans travailler beaucoup, vous avez  pris l’habitude d’avoir de nombreuses autres activités et finalement vous êtes très mal préparés à l’effort qu’il va falloir faire dans le supérieur.
    Beaucoup d’entre vous disent aussi, que bien que vos parents soient instruits, ils ne vous ont que peu aidé(e)s dans vos études et même vous ont en général peu surveillé(e)s, ce qui a facilité votre dispersion d’activité au détriment du travail.
    Je cite quelques lignes qui m’ont frappées :

“ Le problème ne se situe pas à mon avis en fac mais bien en amont.
Il suffit de demander aux professeurs de collège : le nombre de devoirs faits est de plus en plus faible, les leçons ne sont plus apprises. Et l'abandon des devoirs en primaire n'a, je pense, pas arrangé les choses.
De plus, que fait un écolier maintenant quand il rentre de l'école ? : c'est l'ordinateur, c'est msn, ... et parfois les devoirs, vite faits pour dire qu'ils sont faits (quand ils le sont). “

“' Jai eu mon bac S avec mention AB (13,78/20) et ce, sans réellement bosser
 J'avais énormément de facilités, et du coup, vraiment inutile pour moi de bosser pour avoir de bonnes notes au lycée.
La suite... je me suis planté en première année de fac (médecine justement) au bout de 3-4 mois, pas l'habitude de bosser dur et régulièrement et beaucoup de mal à tenir plus de 3h à étudier mes cours......”

“ On ne nous a jamais appris le travail personnel. Jusqu'ici, les cours suffisaient, et on a aucune envie de faire plus d'efforts après le bac qu'avant.
Nous sommes une génération de dillétantes. Sans doute parce qu'il y a tellement "mieux" à faire qu'étudier : sortir, surfer sur le net, faire de la musique... Et que le travail scolaire reste une contrainte. Tant que personne ne nous force à travailler, on ne le fait pas.....”

“Pour ma part, si on ne me disais pas concrètement le pourquoi du comment d'une formule en maths ou un exercice en physique, je décrochais car je n'en voyais pas l'utilité. Balancer des formules à tout va sans nous expliquer, je n'en vois pas l'intérêt et malheureusement peu de prof prennent le temps de nous démontrer l'utilité d'une formule.
    Je sais que la culture générale ne se base pas que sur des trucs utiles, cependant je pense que les programmes sont mal fait dans le sens où on ne met pas l'accent sur les choses qui vont vraiment servir pour le "commun" des mortels de se qui est superflu.”



    Je voudrais essayer de réfléchir plus avant sur ce que vous me dites des études pré-bac, en pensant à ce que j’ai connu pour moi, puis pour mes enfants et en cherchant qu’elle a été l’évolution.
    Je crois que plusieurs phénomènes y contribuent :

    - d’abord la situation économique et le chômage. Autrefois on trouvait facilement du travail si on faisait des études sérieusement et donc les diplômes étaient plus cotés. Et nos parents et nos professeurs nous avaient fait comprendre que nous travaillions pour préparer notre vie future, notamment professionnelle, mais également sociale et de loisirs par la culture générale que l’on allait acquérir.
    - nos parents et nos prof nous avaient convaincus que nous n’avions au départ qu’un "potentiel" d’intelligence, mais qu’il nous fallait le développer, acquérir cette promesse, car seule l’instruction et les exercices de l’esprit que l’on nous faisait faire, les lectures qu’on nous conseillait, étaient capables de la développer, cette intelligence potentielle.
    - les professeurs avaient beaucoup plus de latitude dans leur enseignement et cherchaient à nous intéresser. Dans le primaires tous les exercices avaient des applications pratiques de tous les jours et mon grand -père en CM2 m’avait appris les triangles semblables (aujourd’hui on préfère les appeler savamment “isométriques”) et les proportions en utilisant une baguette en bois de 1,50 mètres pour mesurer à distance la hauteur de tous les arbres du jardin.
    Dans le secondaire ils essayaient de nous montrer des expériences, ou des “travaux pratiques” montrant l’application des cours. Le latin était difficile au début, mais on nous faisait traduire des descriptions de la vie romaine et notre prof amenait des illustrations, des livres de musées qui l’illustraient.
    - nous avions beaucoup d’exercices de devoirs à faire. C’était contraignant mais on prenait l’habitude de travailler et cela aidait à retenir et comprendre les applications des cours. Maman vérifiait tous les jours mon “cahier de textes” sur lequel on copiait devoirs à faire et leçons à apprendre et  si j’avais fait mon travail suffisamment en avance et cela jusqu’en seconde (mais je n’avais que 13 ans).
    - pas d’ordinateur, pas de télé, pas de CD ni DVD, pas de chaîne stéréo ni d’instrument de musique autre que le piano ou le violon pour les plus aisés,
Donc pas de MSN ni de Facebook.  Donc pas de tentations; nos occupations c’étaient le sport, les études et les discussions avec les copains.
    Nous étions donc attentifs en classe et heureux d’apprendre, ce qui pour les professeurs (que par ailleurs nous respections et que nos parents soutenaient), facilite grandement leur tâche.
    - les programmes étaient plus importants, notamment en français et auteurs classiques, mais cela nous formait aussi l’esprit. On nous faisait apprendre beaucoup presque par coeur, mais cela formait la mémoire et  j’ai encore beaucoup de souvenirs de ce que j’ai appris entre 6 et 15 ans.
    - il y avait peu d’élèves dans le secondaire et à peine 20% des élèves arrivaient jusqu’au bac général. Les autres poursuivaient dans des études pratiques ou en apprentissage après 16 ans. Le niveau était donc meilleur et de plus on répartissait les élèves dans les diverses mêmes classes par niveau de leurs notes. C’était certes élitiste, mais cela permettait de mieux enseigner aux plus doués et pour ceux qui l’était moins, d’aller à leur rythme et d’avoir des cours collectifs de rattrapage par petis groupes.
    Cela favorisait la concurrence entre élèves de niveaux voisins et personne ne pouvait se permettre de réussir sans travailler, parce qu’il avait des facilités. Par contre on aidait ceux qui en avaient moins pour qu'ils réussissent quand même.
    Je crois que mélanger les élèves de niveau différents est certes louable, au plan idéologique pour éviter une ségrégation, mais je pense que c’est une mauvaise chose, car cela fait que les plus doués n’ont rien à faire pour suivre, et les moins doués ne suivent pas non plus, ce qui est une ségrégation pire encore. En plus on veut absolument avoir plus de 80% de reçus au bac quelque soit le niveau moyen, ce qui risque de faire baisser le niveau de l'examen et par ailleurs on manque d'ouvriers qualifiés ou de professionnels dans certains métiers.

L’article est assez long pour aujourd’hui, et je poursuivrai demain en parlant de vos idées sur les études après bac, en fac ou en prépa.



Jeudi 21 janvier 2010 à 9:20

Histoires drôles

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J'ai besoin d'un peu de temps pour rédiger la suite des "articles sérieux".

Alors comme vous avez apprécié le dictionnaire humoristique, voici quelques réflexions trouvées sur internet, concernant les micro-ordinateurs, que nous utilisons tous, énormément, tous les jours :












    Un ingénieur Linux, un ingénieur Mac et un ingénieur Microsoft sont en voiture et le pneu d'une roue crève.
L'ingénieur Mac dit : "Il faut changer le pneu pour pouvoir continuer"
L'ingénieur Linux dit : "Il faut d'abord trouver pourquoi le pneu à crevé pour que ça ne reproduise pas"
L'ingénieur Microsoft dit : "On a qu'à continuer comme ça et on verra bien si ça se répare tout seul"

    A quoi sert Internet Explorer ?
- A télécharger Mozilla Firefox.

    Dans Mac OSX il y a un noyau, dans Windows des pépins...

    Comment fait un anthropophage quand il en a marre d'être sur MSN ?
Il se met en statut "Parti manger"

    Les jeux vidéo sur ordinateur et internet peuvent être considérés comme l'un des contraceptifs les plus sûrs de notre génération.

   Le vrai fana de micro-informatique, c'est celui qui croit que dans 1km il y a 1024 mètres.

    Bush et Blair sont en grande discussion lorsque Chirac arrive.
- Vous semblez très occupés, chers collègues...
- On est en train de préparer la troisième guerre mondiale.
- On n'a pas encore décidé les détails, mais le but est d'exterminer 14 millions de musulmans et un informaticien.
- Un informaticien ? Pourquoi voulez-vous exterminer un informaticien ?
Blair regarde Bush :
- Tu vois ce que je disais? Personne ne nous posera de questions sur les 14 millions de musulmans!!


    Une enseignante francophone au Canada expliquait à sa classe que dans la langue française, les noms, contrairement à l'anglais, sont désignés au masculin et au féminin.
Par exemple : maison est féminin... une maison ; crayon par contre, est masculin...un crayon.
Un élève demanda à l'enseignante de quel genre est donc le nom micro-ordinateur.
Au lieu de donner la réponse, l'enseignante a séparé la classe en deux groupes, garçons et filles, leur demandant de décider d'eux-mêmes si ordinateur est masculin ou féminin.
Elle a demandé à chaque groupe de donner 4 bonnes raisons pour appuyer sa recommandation.

Les garçons ont décidé à l'unanimité que "ordinateur" est effectivement du genre féminin (une ordinateur) parce que :
1. Personne d'autre que son créateur ne comprend sa logique intérieure;
2. Le langage de base que les ordinateurs utilisent avec d'autres ordinateurs est incompréhensible pour quiconque;
3. Même la plus petite erreur est conservée en mémoire à long terme pour être ramenée à la surface plus tard;
4. Aussitôt que vous utilisez régulièrement une ordinateur, vous vous exposez à dépenser la moitié d'une paie pour acheter des accessoires pour elle.

Le groupe de filles, toutefois, a conclu que l'ordinateur est de genre masculin parce que :
1. Afin d'accomplir quoi que ce soit avec lui, tu dois l'allumer;
2. Il est bourré de matériel de base, mais ne peut penser par lui même;
3. Il est sensé régler beaucoup de problèmes, mais la moitié du temps, il est le problème lui-même;
4. Aussitôt que tu en utilises un régulièrement, tu te rends compte que si tu avais attendu un peu, tu aurais obtenu un meilleur modèle.

Les filles ont gagné ! bien sûr !
Et je dédie cette histoire à la chevrette canadienne de cowblog




Mercredi 20 janvier 2010 à 8:38

Enseignement, école, fac

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    La semaine dernière la télé a beaucoup parlé de l’intention du président Sarkozy de spécifier “'pour obtenir une plus grande diversité sociale, que chaque grande école doit accueillir 30 % de boursiers. Cet objectif doit être le même dans les études de droit et de médecine, secteurs où la reproduction sociale est tout aussi importante». (sic; voir les journaux)

    J’avoue que cette démarche me laisse perplexe.
    Que l’on constate que les élèves des grandes écoles sont davantage issus des classes aisées. Je suis d’accord. C’est même malheureusement davantage vrai aujourd’hui qu’il y a 60 ans quand je faisais mes études.
    Par contre fixer ainsi un quota me paraît absurde et dangereux. Pire encore quand on ne veut pas effaroucher avec les quotas et que, sans plus de précision, Nicolas Sarkozy avance donc une solution plus consensuelle. en suggèrant que “ les grandes écoles multiplient les admissions parallèles pour les élèves «non issus de classes prépas» et augmentent le nombre de places pour les bacheliers technologiques.”
   
    Un quota risque de dévaloriser le diplôme si cela correspond à une baisse de niveau moyen des élèves et une “admission parallèle” c’est en général un diplôme différent qui spécifie qu’on a suivi une voie différente et cela peut devenir un “sous-diplôme”.
    Quand j’étais élève à Polytechnique, nous avions des camarades boursiers, des camarades fils d’ouvriers, de petits commerçants, de paysans. Ils avaient fait les mêmes études, réussi les mêmes concours que nous et ils étaient fiers de l’avoir fait  sans être des “fils à papa” et avec des quotas je crains que cette fierté pourrait devenir la crainte d'avoir pris la place de quelqu'un de plus méritant qui n'aurait pas bénéficié de la discrimination positive !.
   
    Certes il serait souhaitable de permettre l’accès en plus grand nombre à des personnes d’origine modeste. Mais si l’on réfléchit, la solution est elle au niveau des concours des grandes écoles? Personnellement je ne le crois pas.
    D’abord je n’aime pas cette dénomination de “grande école” et je ne parlerai que des “écoles d’ingénieurs”, étant entendu qu’il y a aussi les écoles dans le domaine des lettres et dans celui du commerce. Le processus doit être voisin, mais je le connais moins bien.
    Parmi les écoles d’ingénieurs, certaines recrutent sur dossier plus examen après le bac, mais elles font alors faire deux ans de formation générale maths-physique-chimie préalable, avant de faire les 3 ans de cours spécialisés.

    Les autres écoles recrutent sur concours après deux ou trois ans de “prépa” où l’on suit des cours généraux analogues (on les appelle hypotaupe et taupe, appellation à l’origine, parce qu’on bossait même la nuit !).
    En général pour être admis à suivre ces cours,
du moins dans les meilleurs lycées, il faut une mention B ou TB au bac S,
    A l’issue de l’hypotaupe, les élèves sont reclassés dans les taupes en fonction de leurs résultats; les élèves les meilleurs sont réunis dans des “taupes * ” recevant un enseignement plus poussé pour leur permettre de réussir les concours les plus difficiles.
    Les élèves des autres taupes peuvent se présenter à tous les concours, et, s’ils ont moins de chances à ces concours les plus difficiles, ils sont pratiquement tous reçus dans une école d’ingénieur, mais de réputation un peu moindre.
    L’enseignement y est toujours aussi difficile dans les taupes actuelles, que lorsque je l’ai suivi il y a 60 ans. On travaille plus de 12h par jour, car il faut savoir le cours et faire beaucoup d’exercices, deux interrogations analogues aux oraux de concours toutes les semaines, un examen blanc tous les mois. Juste le temps de se reposer un peu le dimanche ! Si l’on n’est pas du bon niveau on n’arrive pas à suivre, mais on réussira en général le concours d’une école un peu moins cotée.
    Il est certain que l’on n’a pas le temps de travailler à coté pour gagner de quoi payer ses études, donc si les parents ne peuvent pas vous payer ces études, il faut disposer d’une bourse suffisante. Mais en général dans beaucoup de ces lycées, il y a un internat qui reçoit les boursiers et souvent les prof s'occupent d'eux le soir pour les aider.
    Le concours récompense donc si l’on est reçu, un travail intensif et une acquisition de connaissances générales scientifiques.
    Passer par un recrutement hors prépas, par un concours de moindre niveau car on n'aurait pas alors acquit ces connaissances, serait forcément dévalorisant.

    Pour ces écoles d’ingénieurs, le problème n’est donc pas de recevoir 30% de boursiers au concours, , ce qui est absurde, car rien ne garantirait alors leur niveau, mais de permettre d’abord à des élèves modestes de suivre des études correctes au collège, puis au lycée grâce à des bourses suffisantes et au besoin avec une aide des professeurs lorsqu’ils sont doués et travailleurs, de façon à ce qu’ils réussissent leur bac S avec une mention B ou TB.
    A partir de là, s’ils gardent la même motivation, et si leur bourse est d’un montant suffisant, ils réussiront leur taupe et leur concours au même titre que les autres élèves.

   
    Un problème s’est déjà posé il y a une vingtaine d’années.
    Quand j’ai fait mes études il n’y avait qu’une seule sorte de taupe et donc un concours unique pour tous. Avec la multiplication des écoles d’ingénieurs et l’augmentation très importante du nombre d’élèves, on a fait des spécialisations en trois ou quatre sortes de taupes, avec des cours de maths, de physique, de chimie et de sciences de l’ingénieur un peu différents, et donc des concours distincts, mais qui sont du même niveau, en ce qui concerne les épreuves.
    C’est meilleur pour la motivation des candidats qui peuvent choisir en fonction de leurs goûts et aptitudes, mais cela pose un problème car il faut alors répartir le nombre total de places du concours entre ces spécialités sous forme de quotas, et si les épreuves garantissent des niveaux égaux, rien ne prouve que les groupes de candidats soient  d’un niveau moyen identique et il y a donc une certaine injustice pour les premiers collés de chaque groupe, certains ayant peut être de meilleures notes que le dernier reçu d’un autre groupe de spécialité.
   
    Je pense qu’il faudrait envoyer M. Sarkozy suivre pendant quelques mois les cours de taupe. Il comprendrait peut être alors que ses idées sur la question sont totalement erronées.

    Mais puisqu’on parle statistique, je suggèrerai volontiers à Monsieur Sarkozy, quelques autres pistes de réflexion :

    Je constate que de nombreux problèmes existent entre communautés religieuses parce que dans divers pays, certaines (pas les mêmes d’ailleurs) sont minoritaires ou majoritaires et qu’on ne comprend pas toujours le principe républicain de laïcité.
    Alors une solution : faire des “écoles spécialisées en religion” et  ne pas donner aux enfants la religion des parents forcément : tirer au sort à chaque naissance au moment de la déclaration d’état civil et prescrire qu’il y aura 25% de catholiques, 25% de musulmans, 25% d’israélites et 25 % d’athées.!

    Il est certain que diverses communautés se mélangent beaucoup moins qu’autrefois ce qui crée une ségrégation. Il faut donc prescrire aux maires des quotas : 20% de mariages entre blancs, 20% entre blanc et maghrébin, 20% entre blanc et noir, 20% entre noir et maghrébins et 20 % entre homosexuels (10% entre hommes et 10% entre femmes)
    Pour maintenir à égalité ces mélanges, on spécifiera 2 enfants par ménage, sauf pour les femmes lesbiennes qui en feront deux chacune et en cèderont deux aux couples d’hommes homosexuels.

    J’ai suivi en 2008 à la télé les jeux olympiques et j’ai constaté que parmi les championnes de course à pied, beaucoup de femmes étaient noires et toutes blanches comme noires, et même les asiatiques étaient grandes, élancées et longilignes. C’est de la ségrégation.
    Désormais il faudrait admettre parmi les championnes 25% de naines, 25% d’obèses (cela les ferait maigrir!) et 25% de femmes ayant des mensurations du type Marilyn Monroë ou Gina Lolobrigida et cela avec 1/3 de blanches, de noires, et de jaunes.

    Je constate que beaucoup de députés ou hommes politiques provenant du suffrage universel, sont issus de classes sociales aisées et qu’en outre beaucoup d’éléphants politiques sortent de l’ENA.
    Il faut une plus grande mixité sociale, et pour économiser le budget de l’Etat et les financements des campagnes électiorales par des pots de vin, que l’on ne fasse plus campagne, mais que l’on tire au sort parmi les candidats ceux qui seront élus.

    Enfin je trouve qu’il y a beaucoup d’inégalités dans les rémunérations et que souvent ceux qui gagnent énormément n’ont plus la mesure des problèmes de ceux qui gagnent peu.
    Alors je suggère aussi que tous les 2 ans, ces personnes à gros salaires soient envoyées à un stage d’un mois, d’un travail subalterne et que pendant ce mois, elles n’auront pas accès à leur compte en banque, ni à leurs privilèges et devront vivre dans un petit logement qu’on leur louera, avec un salaire de 1500 € (ce qui est déjà supérieur nettement au salaire minimum). Peut être après auraient elles des vues plus réalistes !!

  
  Je ne suis évidemment pas très sérieux quand je fais ces suggestions, mais elles ne sont pas tellement plus absurdes que celles du gouvernement, la différence étant que moi, je me rend compte qu’elles sont idiotes!

   Je vais refaire quelques articles sur le bac et l'enseignement supérieur, et je reparlerai de "quotas".

Mardi 19 janvier 2010 à 8:03

Notre cerveau : intelligence; langage

Vous savez que je m’intéresse au cerveau et à son fonctionnement chez l’homme.
    Que peut on dire sur les rapports entre l’intelligence et la physiologie des êtres humains.


    Un premier point : naît on intelligent ?
    Des chercheurs ont essayé de trouver des corrélations entre gènes et intelligence du type QI. C’est une étude tellement complexe que les résultats sont maigres.
    Ils ont trouvé que quelques gênes, quelques séquences de notre ADN semblaient plus fréquents chez les personnes à fort QI, mais sans que l’on puisse faire des relations de cause à effet et le résultat n’est pas exhaustif.
    Chose curieuse, ces gênes sont portés par le chromosome X et donc ce seraient peut être par les gamètes féminines que se transmettraient l’intelligence !.  (Minute, je n'ai pas dit que les hommes étaient c....!)

    Ce qui est certain c’est que l’instruction et l’éducation font souvent plus pour l’intelligence que l’hérédité.
   
    Le poids du cerveau est certes important car un tout petit cerveau a moins de neurones, mais ce n’est vrai que dans des comparaisons d’espèces ou de générations (entre préhistoire et maintenant), mais ce n’est pas vrai dans une population humaine actuelle.
    Par contre ce sont les neurones du cortex qui semblent permettre le développement de l’intelligence et celui-ci est plus développé chez l’homme que chez les animaux.
    Les régions cérébrales associées à l'intelligence dans les expériences d'imagerie sont celles du cortex, notamment frontal et préfrontal; elles sont impliquées dans divers processus tels que la mémoire (1), le langage (2) et l'intégration sensorielle (3). De plus, certains faisceaux de substance blanche reliant les aires cérébrales sont plus organisés chez les sujets très intelligents, ce qui indique que la transmission de l'information joue aussi un rôle important


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    Le nombre de neurones du cortex est donc un facteur important, mais la puissance de traitement est plutôt liée au nombres de connexions (donc de synapses) qu’au nombre de neurones.
    En fait ce n’est pas aussi simple.
    Chez l'enfant, on constate une mise en service progressive des synapses et une augmentation de  l'activité métabolique du cerveau pendant les cinq premières années de la vie puis une diminution du nombre des synapses à partir de l'âge de cinq ans, l’activité métabolique diminuant aussi., la consommation d'énergie dans le cerveau d'un adulte étant environ la moitié de celle d'un enfant de cinq ans.
     Au début, il y aurait un excès de synapses, et le cerveau choisirait les plus pertinentes selon les tâches à accomplir.
    Lorsqu'on étudie le métabolisme cérébral ou le nombre de synapses des personnes présentant des déficits cognitifs, on constate que ces deux paramètres sont plus élevés que la moyenne! Par exemple, les trisomiques ou les autistes auraient trop de synapses, car les synapses inutiles ne seraient pas éliminées.        
    L'excès de synapses entraînerait une surconsommation globale d'énergie, ce qui réduirait l'apport d'énergie nécessaire dans les zones spécifiques indispensables au traitement des tâches cognitives.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/schemanbsynapses.jpg    La vitesse de transmission des influx semble aussi être un facteur important et donc la myélinisation des dendrites et axones (cette substance graisseuse et isolante, la myéline qui les recouvre et accroit énormément la vitesse de transmission de l’influx nerveux.)
    La substance grise (neurones) assurerait la puissance de traitement et la substance blanche (prolongements myélinisés) la vitesse de transmission entre centre éloignés. En outre la myéline améliorerait la qualité de transmission et il y aurait moins d’erreurs.
    Le degré de myélinisation et intelligence varient de façon concomitante au cours de la vie: chez le jeune enfant, : l'intelligence se développe à mesure que les neurones s'entourent de myéline. Puis, au fil des années, la vitesse de traitement de l'information augmente jusqu'à l'adolescence. Ensuite, elle se stabilise et ne commence à diminuer qu'avec la vieillesse: les neurones perdent alors leur myéline. Les tests psychologiques montrent que l'intelligence se développe jusque vers 15 ou 20 ans, puis qu'elle se maintient jusqu'à 65 ou 70 ans. Ensuite, elle décline, à mesure que la gaine protectrice de iiiyéline se dégrade. Les deux phénomènes suivent ainsi des évolutions parallèles.

    Le psychiatre Philip Shaw et ses collègues de l'Institut américain pour la santé mentale ont examiné les scanners cérébraux d'enfants d'âge scolaire. Les chercheurs ont enregistré des images de leur cerveau en développement, année après année.
     Le cortex continue de changer de forme et de structure jusqu'à l'âge de 20-25 ans, et P. Shaw a découvert que des différences de scores aux tests d'intelligence sont liées à la façon dont le cerveau se développe.
    Chez tous les enfants, l'épaisseur du cortex augmente à mesure que les neurones se différencient et émettent de nouveaux prolongements. Ensuite, au cours de la phase d'élagage des branches inutiles, la couche corticale s'amincit.    
    Mais dans certaines régions,  le développement suit un cours différent selon le niveau d'intelligence des enfants.  Les enfants très intelligents (au sens QI), commencent par avoir un cortex très mince, qui s'épaissit progressivement, pour s'amincir à nouveau très rapidement à l'adolescence.
      De façon analogue, chez des cerveaux adultes, les personnes qui ont des scores d'intelligence élevés ont certaines régions corticales plus épaisses que la moyenne. P. Shaw suppose que ces différences d'épaisseur dépendent en partie de l'environnement.
    Par ailleurs, ces régions ont la même épaisseur chez les jumeaux, ce qui semble montrer que les gènes ont une certaine importance.

    L'hypothèse de la myéline et celle de l'élagage synaptique ne sont pas validées. Les méthodes neurobiologiques disponibles aujourd'hui ne permettent pas de mesurer de façon fiable chez l'homme le degré de myélinisation ni le nombre de synapses ; seules les dissections post mortem livrent de telles informations. Le développement de nouvelles techniques autorisera peut-être un jour une vérification directe de ces hypothèses.
    Si, un jour, on montrait que la myélinisation des neurones est l'une des nombreuses clés de l'intelligence, on pourrait en tirer des conséquences sur la façon de l'améliorer, par exemple par l'alimentation. Ainsi, le lait maternel contient tous les acides gras nécessaires à la synthèse de la myéline par l'enfant, ce qui n'est pas le cas du lait artificiel.
  
  La myéline et le nombre de synapses ne sont que deux des paramètres qui participent au fonctionnement du cerveau. Il serait illusoire de vouloir réduire le phénomène de l'intelligence à un petit nombre de causes.
   

Lundi 18 janvier 2010 à 8:04

Histoires drôles

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Pause dans mes articles sur l'intelligence.

Après un dimanche on est fatigué IoI

Reposons nous un peu avec la suite du dictionnaire humoristique
que j'ai trouvé sur internet (aujourd'hui extraits de E à Z) :







ÉCONOMISTE
Expert qui saura demain pourquoi ce qu'il a prédit hier n'est pas arrivé aujourd'hui.

EXAMEN ORAL
Épreuve d'admission de stagiaires à la Maison - Blanche.

FACILE
Se dit d'une femme qui a la même morale sexuelle que les hommes.

GARDE-ROBES
Endroit où pendent ses vêtements quand il n'y a plus de poignées de porte disponibles.
(Cela je l'ai souvent vérifié)

JURY
Groupe de douze personnes, réunies par tirage au sort, pour décider qui, de l'accusé ou de la victime, a le meilleur avocat.

MISÈRE
Situation économique qui a l'avantage de supprimer la crainte des voleurs. (Alphonse Allais)

MARIAGE
Union qui permet à deux personnes de supporter des choses qu'elles n'auraient pas eu besoin de supporter si elles étaient restées seules.

PARENTS
Deux personnes qui montrent à un enfant à parler et à marcher, pour ensuite lui dire de s'asseoir et de fermer sa gueule.

POISSON
Animal dont la croissance est excessivement rapide entre le moment où il est pris et le moment où le pêcheur en fait la description à ses amis.

PROGRAMMEUR
Celui qui résout un problème que vous n'aviez pas, d'une façon que vous ne comprenez pas.

PSYCHIATRE
Homme intelligent qui aide les gens à devenir cinglés.
(hélas, c'est souvent vrai !!)

RICHESSE
Seul moyen d'échapper à la misère. (Voir ce mot)

SANG-FROID
Chose facile à avoir au mois de décembre.

TOURISME
Activité consistant à transporter des gens qui seraient mieux chez eux, dans des endroits qui seraient mieux sans eux

Dimanche 17 janvier 2010 à 9:41

Notre cerveau : intelligence; langage

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    Mon article aujourd’hui, portera sur l’intelligence relationnelle.

    Dans le vocable d’Howard Gardner, il s’agit des intelligences interpersonnelle et intrapersonnelle.

 L’intelligence intrapersonnelle :
    Celui ou celle qui la possède n’a pas peur de la solitude, aime réfléchir, a une bonne compréhension de ses forces et de ses faiblesses, sait aussi analyser celles d’autrui et sait définir et atteindre des objectifs.
Pistes pour en favoriser l’expression : écrire un journal, se relaxer, apprendre sur soi-même, pratiquer des exercices de concentration, réfléchir, méditer, se réserver des temps de solitude.

L’intelligence interpersonnelle
Celui ou celle qui la possède aime la relation avec les autres, sait parler et influencer, est souvent leader d'un groupe ou l'organisateur, communique bien, est habile en résolution de conflits, a une bonne écoute, est habile à négocier et est persuasif.
Pistes pour en favoriser l’expression : se faire des amis facilement, préférer les situations gagnant/gagnant, mener les discussions, pratiquer l’enseignement et la collaboration, diriger les projets, conseiller les amis, comprendre les préoccupations des autres, manifester de l’empathie.

    Les psychologues parlent souvent “d’intelligence émotionnelle” , qui est la capacité d'une personne à réagir aux sentiments d'autrui.
    Les psychologues considèrent que les émotions sont apparues au cours de l'évolution pour permettre aux animaux de réagir rapidement en cas de danger.        
    On qualifie quelqu'un d'émotionnellement intelligent s'il se tient à l'écoute de ses propres émotions, et de celles des autres.
    Une telle personne sait exprimer ses propres sentiments, les maitriser et les utiliser pour résoudre des problèmes concrets. L'intelligence émotionnelle consiste donc d’abord à savoir déchiffrer ses propres sentiments, et à bien les utiliser. Ainsi, plutôt que de vouloir masquer tel ou tel sentiment, une personne intelligente saura le communiquer aux autres et faire en sorte que ceux-ci adoptent une attitude appropriée (mais pas forcément la sienne !).

    Peut-on mesurer l'«intelligence émotionnelle» (un quotient émotionnel QE?).
     À la différence de l'intelligence mesurée dans les tests de QI, ce critère est évalué en référence à un contexte culturel lequel a une influence primordiale : par exemple une personne exprimant ouvertement ses émotions peut devenir une personnalité charismatique et respectée en Europe ou aux États-Unis, mais vraisemblablement pas dans les pays asiatiques. Dès lors, comment définir un comportement émotionnellement intelligent, sans faire référence à l'environnement culturel?
    Certains tests d'intelligence émotionnelle se concentrent sur des aspects précis, telle la capacité de déchiffrer les sentiments.

    L’intelligence classique et intelligence émotionnelle sont-elles liées?
    Le lien entre intelligence émotionnelle et intelligence abstraite, quoique faible, existe. Un QI élevé traduit souvent une grande capacité d'apprentissage, avantage indéniable pour s'imprégner de règles sociales et acquérir un savoir émotionnel.        
    L'intelligence émotionnelle s'acquiert-elle encore à l'âge adulte?
    Pour ce qui est de la plasticité de l'intelligence émotionnelle, les adultes peuvent changer de comportement et en acquérir un nouveau, même si c'est plus difficile que pour les jeunes. On peut s'entraîner à gérer son stress ou apprendre à mieux communiquer. De tels exercices étaient pratiqués bien avant que l'on commence à parler d'intelligence émotionnelle ! (par exemple quand j'étais jeune).

    Certains psychologues pensent que contrairement à l’enfant et à l’école, durant les études universitaires ou dans la vie professionnelle, moins de la moitié de la réussite serait expliquée par la mesure du QI classique, et ils recherchent donc un critère susceptible d'évaluer les 50 pour cent restants. Ils espèrent quantifier les intelligences émotionnelles et sociales notamment et les autres aussi.
     Y parviendront-ils ? Je crains qu’il ne soit pas possible d'évaluer toutes les facettes du comportement d'un individu, ni de savoir précisément de quelle façon il est capable de réagir, parce que certaines qualités ne se révèlent que dans des situations exceptionnelles et imprévisibles. Et aussi parce que notre personnalité est faite d'antagonismes, les "préférences cérébrales" et que selon le cas nous utilisons l'attitude préférée ou au contraire l'antagoniste, de la même façon qu'un droitier utilise aussi sa main gauche, mais moins souvent.
    Personnellement j'aimerais bien des tests "sérieux" qui permettent d'évaluer la mémoire et la capacité à mémoriser (cela existe un peu), et d'autres pour évaluer le "bon sens" (je n'en ai jamais entendu parler.).


Samedi 16 janvier 2010 à 8:27

Notre cerveau : intelligence; langage

                                                                   
http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/howardgardner.jpg  Howard Gardner


    Aujourd’hui je voudrais vous parler de l’intelligence spatiale, de l’intelligence logico-mathématique et de l’intelligence verbale, en partant de ce que l’on appelle le “quotient intellectuel” (QI) que vous connaissez certainement, au moins de nom et peut être pour avoir passé des tests.
   

    C’est à l’origine le cousin de Darwin, Sir Galton qui a pensé le premier à quantifier l’intelligence, mais le précurseur en matière de tests a été l’anglais Spearmann qui a lors d’études statistiques en 1904 sur des tests psychométriques montre qu’il esxiste un lien entre les divers résultats (par exemple verbaux et  numériques) et il considère qu’il y a un “socle” commun qu’il appelle intelligence générale ou “facteur g”.
    En 1905 les français Alfred Binet et Théodore Simon à qui le ministère de l’Education Nationale a demandé d’imaginer un moyen de détecter d’avance les élèves faibles scolairement, mettent au point le premier test utilisable, “l'Échelle métrique de l'intelligence.”, qui est le premier test de QI.
    Binet  lorsqu’on lui demandait ce qu’était l’intelligence, disait avec humour :
« Je nomme intelligence ce que mesurent mes tests »
    Ces tests concernent essentiellement les capacités logiques, de calcul et de maniement de la langue ainsi que certaines aptitudes de représentation spatiale donc, par rapport à ce que nous avons déjà dit, l’intelligence logico-mathématique, l’intelligence verbo-linguistique et l’intelligence spatiale.
    Par ailleurs ces tests étaient faits pour des enfants d’une dizaine d’années et calculaient un âge mental, la base étant 100 pour un enfant moyen de 10 ans. Si un enfant de 10 ans avait un QI de 120, il était réputé avoir un âge mental de 12 ans.

    Depuis Binet, de nombreuses variantes ont été imaginées; les journaux (ou internet) publient aussi des tests pour adultes, qui en fait n’ont en général pas été étalonnés et n’ont donc aucune valeur statistique.
    Quelques tests plus sérieux et étalonnés comparent les QI d’une personne, aux valeurs statistiques de la population, sans distinction d’âge (test de Stern par exemple)
    Le test suppose que la répartition de QI dans la population est une courbe de Gauss (la courbe “en cloche” symétrique), d’écart type 15 ( ce qui veut dire que 50% de la population des enfants de 10 ans a un QI compris entre 90 et 110, 68% entre 85 et 115, 95% de la population entre 70 et 130 et 99,7 % entre 55 et 145 - voir courbe ci dessous ).
En fait il semble que des facteurs héréditaires font que cette loi n’est pas tout à fait respectée, l’étalement étant légèrement plus grand aux extrémités.

http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/QIgauss.jpg
   
    Howard Gardener ne réduit donc pas l’intelligence à un résultat de test, mais voit en elle :
        - la capacité de résoudre les problèmes que chacun rencontre dans la vraie vie;
        - la capacité de générer de nouveaux problèmes et de les résoudre;
        - la capacité de réaliser quelque chose ou d’offrir un service qui en vaut la peine pour celui qui le fait.


    Il définit des modes de reconnaissances des diverses intelligence et des pistes pour les développer. Par exemple pour les 3 intelligences de cet article
Howard Gardner indique les points suivants :

    L’intelligence logico-mathématique :

    La personne est douée en résolution de problèmes et en mathématiques. Elle sait  poser les questions «pourquoi» et «comment», raisonne logiquement sur les choses, veut savoir «ce qui arrivera ensuite» et pense souvent de façon «séquentielle».
Pistes pour en favoriser l’expression : travailler à l’ordinateur, programmer, classer des objets, pratiquer les sciences et la lecture, aimer les discussions et l'exploration, résoudre des problèmes, jouer avec des mots, déchiffrer des codes, visiter des musées, résoudre des énigmes, proposer des problèmes qui nécessitent la réflexion et des activités de calcul.

    L’intelligence spatiale :

    La personne a une puissante imagination, aime : concevoir, dessiner, lire des graphiques, se représenter les objets dans l’espace en les changeant d’orientation, faire des casse-têtes représentant des images ainsi que des labyrinthes, organiser l’espace, les objets et les surfaces. Il/elle a besoin d’images pour comprendre.
Pistes pour en favoriser l’expression : pratiquer l’art et les sports, créer des diagrammes d’organisation d’idées, monter des vidéos et des films, construire des cartes et des chartes, faire du théâtre, pratiquer la voile, la sculpture, le patin à roulettes, la danse, la bicyclette, la conduite et la peinture.

    L’intelligence verbo-linguistique :

    La personne a l’amour du langage et de la parole, parle facilement, a une bonne mémoire des dates et des noms, aime écouter et raconter des histoires, et se les rappelle. Elle sait rédiger et exprimer oralement et par écrit ses idées.
Pistes pour en favoriser l’expression : faire des présentations, aimer argumenter et persuader, faire des discours, jouer des rôles, dialoguer, écrire, faire des comptes-rendus, amorcer la conversation, écouter des enregistrements, lire des livres notamment dans lesquels il y a des dialogues.

    Ces deux approches sont complémentaires, mais il ne faut pas attacher trop d’importance au QI, surtout pour un adulte.
    Par contre, vers l’âge de 9/11 ans (en CM2), c’est un bon indicateur pour  avoir une idée de ce qu’un enfant pourrait faire comme études, dans la mesure où il voudrait bien travailler.


    J’ai connu au Sahara un enfant d’une dizaine d’années, totalement ignare (c’était un esclave de nomades) et nous l’avions pris en charge, nous lui avions appris rapidement à lire, à écrire et à compter et, à notre grand étonnement il avait un QI de 125. On l’a aidé à rattraper son retard et il a passé avec succès 8 ans plus tard, un BTS de mécanique automobile et de conduite d’engins de travaux publics.

    Pendant des décennies, les psychologues ont voulu absolument relier l'intelligence et les performance dans un domaine précis, celui défini par Binet et mesuré grâce au QI.
    Des chercheurs ont étudié l'influence du savoir et de l'expertise par exemple les psychologues William Chase (années 70/80) et Herbert Simon (années 1980/2000) pour déterminer si les performances extraordinaires, par exemple aux échecs ou en mathématiques, dépendent d'une intelligence supérieure (très fort QI) ou au contraire de connaissances spécialisées.
    Le résultat n’est guère étonnant : les personnes d'intelligence supérieure et les experts résolvent les problèmes mieux que des novices, (c'est-à-dire les personnes ayant peu de connaissances dans le domaine en question).
     Parfois, une grande expertise compense une faible intelligence : des experts moins intelligents obtiennent des performances similaires à celles de novices très intelligents.
    En revanche, une grande intelligence est bénéfique même aux experts : les experts intelligents obtiennent généralement les meilleures performances (il semble exister une synergie entre expertise et intelligence, c’est à dire que des gens intelligents acquièrent plus facilement une expertise).
Vous auriez pu imaginer ces résultats vous mêmesans connaître ces recherches : ils sont simplement logiques !
     Cela dit il y a des gens qui ont un QI très élevé et qui sont très mauvais en relations humaines !! (hélas j'en connais !!)

Vendredi 15 janvier 2010 à 7:58

Notre cerveau : intelligence; langage

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J’ai maintenant à faire le dangereux exercice de vous parler de l’intelligence.
    Pourquoi être aussi pessimiste : parce que l’intelligence, on ne sait pas ce que c’est et on ne sait pas la définir exactement, et encore moins la mesurer.
    Il y a le tests de QI me direz vous : ce n’est qu’une faible partie de l’intelligence et en outre, ce n’est même pas représentatif de cette partie.

    Je vais faire plusieurs articles en partant des réflexions assez récentes d’un professeur de l’université de Hadward aux Etats Unis, Howard Gardner, qui a imaginé en 1983 une théorie sur les “formes multiples de l’intelligence”, livre publié en France en 1997, dans lequel il présente huit catégories d’intelligence.

    Voici ces diverses catégorie et j’en parlerai davantage dans mes prochains articles :

    - L’intelligence logico-mathématique :
    C’est elle qui nous permet de déduire logiquement les rapports entre phénomènes, notamment de cause à effet, de faire des calculs, de résoudre des problèmes abstraits de logique ou de mathématique, de quantifier les choses.

    - L’intelligence spatiale :
    Elle correspond à la capacité de voir les objets dans l’espace, de les imaginer dans diverses positions différentes, de se repérer dans l’espace, d’interpréter des images.

    - L’intelligence verbo-linguistique :
    C’est la faculté de comprendre et de bien manier le langage, de se faire comprendre avec précision, d’avoir la mémoire des histoires.

    - L’intelligence naturaliste :
    L’habileté à organiser, sélectionner, regrouper, lister, à structurer les idées à poser les question, bref la curiosité intellectuelle et le moyen de la satisfaire

    - L’intelligence interpersonnelle :
    Elle permet les relations et la communication entre les personnes, les relations dans un groupe, l’écoute, la persuasion, la négociation...
    C’est en partie les qualités des extravertis.

    - L’intelligence corporelle-kinesthésique :
    C’est la tendance à bouger, à être en mouvement avec son corps, à se servir de ses membres, à s’exprimer par gestes et mimiques ....

    - L’intelligence intrapersonnelle :
    C’est la capacité de réflexion, la compréhension de soi, des personnalités, la définition d’objectifs. Ce sont en général les qualités des introvertis

    - L’intelligence musicale-rythmique :
Le plaisir de faire de la musique, des sons ou des rythmes. et le don pour faire de la musique et chanter.

    Il y ajoute par la suite :
    - L’intelligence existentielle ou spirituelle et qui se définit par l’aptitude à se questionner sur le sens  et l’origine des choses.

    Déjà en 1939, l'Américain Louis Léon Thurstone avait préconisé sept facteurs principaux influant sur l’intelligence :
    - Facteur Spatial (Représentation des configurations)
    - Facteur Perception (Saisie de détails dans une configuration)
    - Facteur Verbal (Compréhension des données)
    - Facteur Lexical (Mobilisation du vocabulaire)
    - Facteur Mémoire (Faculté de mémorisation)
    - Facteur Numérique (Réalisation de calculs)
    - Facteur Raisonnement (Définir et trouver des liens entre des éléments)

    Les chercheurs en psychologie estiment par ailleurs que pour pouvoir  mémoriser (apprendre), analyser (comprendre) et communiquer (partager) les informations, cinq “facultés cognitives” sont nécessaires à l'homme :
        - L’attention ou distinction est une faculté de faire attention et distinguer des choses ou actes existants dans l’environnement.
        - La concentration est une faculté permettant d’évaluer les distances, de se représenter volumes et mouvements par représentation mentale.
        - La conscience ou compréhension est une faculté de comprendre les problèmes et les actes généralement.
        - Le raisonnement ou pensée est la faculté de planifier. Elle est aussi appelée créativité (ce qui à mon avis, est très différent, mais enfin...).
        - L’ humour est une preuve que l'on s'adapte facilement socialement.

    Enfin  trois définitions de l’intelligence trouvées sur Wikipédia :
        - "L'intelligence, est l'art, face à un problème neuf, de trouver une solution appropriée. "
        - “L'intelligence est l'anticipation utile. Elle se mesure a posteriori par la satisfaction des besoins de l'entité qui l'emploie”
        - “L'intelligence est la faculté d'adapter des moyens à des fins. C'est la faculté de comprendre, de saisir des rapports et d'organiser. “

    J’ajouterai volontiers une considération personnelle parce que je trouve qu’on l’oublie trop aujourd’hui, alors que c’était une qualité très développée du temps de mes grands parents, où la culture et le savoir étaient moindres : mes grands parents appelaient cela “le bon sens” , c’est à dire le sens des réalités, avoir les pieds sur terre, ne pas croire n’importe quoi, ne pas se laisser manipuler et raconter le moins possible de bêtises.
    Et par ailleurs la mémoire prend une grande part dans notre intelligence car elle représente toute notre expérience et raisonnements, émotions et sentiments ne peuvent se faire sans elle.

   
Maintenant à vous de vous faire votre idée personnelle de l’intelligence !
    Aujourd'hui , le débat reste ouvert et on attend beaucoup de la neurologie et des sciences cognitives pour le faire avancer. Je vous en reparlerai.

Jeudi 14 janvier 2010 à 7:58

Histoires drôles

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    Un petit intermède entre deux articles sérieux pour vous reposer (et pour me donner le temps d'écrire la suite).
   
    J'aime bien les dictionnaires et je fais souvent appel aux lumières de mon petit ami Robert ou de ma petite amie La rousse

    Aujourd'hui, je vous donnerai des extraits d'un dictionnaire humoristique, trouvé sur internet.
(lettres A, B, C, D pour le moment)
évidemment ces définitions sont de l'humour noir et ne croyez pas que je les prends au sérieux !


AIDE AU TIERS MONDE
Aide payée par les pauvres des pays riches pour aider les riches des pays pauvres. (Robert Burron)

AMI - AMIE
Se dit d'une personne du sexe opposé qui a ce "Je ne sais quoi" qui élimine toute envie de coucher avec elle.

AMOUR
Mot en 5 lettres, trois voyelles, deux consonnes et deux idiots.

AUTO-STOPPEUSE
Jeune femme généralement jolie et court vêtue qui se trouve sur votre route quand vous êtes avec votre copine.

AVOCAT
Seule personne qui écrit un document de 10.000 mots et l'intitule 'Sommaire'. ( Franz Kafka)

BABY SITTER
Adolescents tenus de se conduire comme des adultes, de manière à ce que les adultes qui sortent puissent se comporter comme des adolescents.

BAGNOLE
Vieille auto dont toutes les pièces font du bruit, sauf la radio.

BANQUIER
Homme qui te prête un parapluie par beau temps et qui te le reprend lorsqu'il commence à pleuvoir. (Mark Twain)


CONFIANCE
Liberté que l'on accorde à une personne pour qu'elle fasse des bêtises.

CONSULTANT
Celui qui retire la montre de ton poignet, te donne l'heure et te fait payer le service.

DANSE
Expression verticale d'un désir horizontal.

DÉMOCRATIE
Régime où tout le monde a le droit de dire que l'on est en dictature. (Georges Hahn)

DICTATURE
Régime où tout le monde est obligé de dire que l'on est en démocratie. (Georges Hahn)

DÉSILLUSION
Sentiment ressenti lorsque le superbe postérieur ne coïncide pas avec le visage qui se retourne.

DIPLOMATE
Celui qui te dit d'aller te faire foutre d'une telle façon que tu as très envie de commencer le voyage.

Mercredi 13 janvier 2010 à 8:23

Notre cerveau : intelligence; langage

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1/P1130049.jpg

    J’ai toujours des demandes de mes correspondant(e)s sur l’intelligence et sur le développement de l’intelligence des enfants.
    Je vais essayer de faire quelques articles sur l’intelligence et aujourd’hui, je vous parlerai du développement des capacités intellectuelles des enfants, en me référant notamment aux travaux du biologiste et psychologue suisse Piaget, qui y a consacré 60 ans de sa vie à des recherches jusqu’en 1980.
    Jean Piaget a été l’élève a Paris d’Alfred Binet, qui a été le premier à mettre au point les “tests de QI” sur les jeunes.
    Il a étudié le développement de ses propres enfants de la naissance au langage, et sur d’autres enfants à l’université de Genève et s’est intéressé à la génétique, avec les moyens pourtants assez réduits de l’époque.
    Professeur de psychologie, sociologie et philosophie des sciences à Genève il enseignait aussi à la Sorbonne, et ses études, basées sur l’observation et l’expérimental, continuent à faire autorité aujourd’hui notamment en matière de développement des facultés des jeunes et d’éducation.

    Piaget cherchait à montrer comment se développent la construction et l’apprentissage des capacités et des connaissances des enfants et des adolescents et il a montré qu’elles se construisent progressivement, évoluent tout au long de la jeunesse en passant par différentes étapes caractéristiques avant d'atteindre le niveau de l'adulte.
    Il a montré que l'enfant a des modes de pensée spécifiques qui le distinguent entièrement de l'adulte, qu’il construit ses premiers raisonnements en agissant sur son environnement matériel et humain (sa famille, puis ses camarades). Ses schémas de pensée, au départ  complètement différents de ceux de l’adulte, deviennent progressivement de plus en plus abstraits.

    Piaget distingue quatre  structures cognitives primaires qui correspondent à des stades de développement,  lesquels se  subdivisent ensuite en périodes distinctes où émergent des capacités cognitives particulières.

    Le premier stade, qui s’étend  de la naissance à environ 2 ans, est le stade qu’il appelle “sensori-moteur”. 
    Durant cette période, le contact qu’entretient  l’enfant avec le monde qui l’entoure dépend  entièrement des mouvements qu’il fait et des sensations  qu’il éprouve. Chaque nouvel objet est pris, lancé,  mis dans la bouche.... pour en comprendre progressivement les caractéristiques par essais et erreurs.
    C’est au milieu de ce stade, vers  la fin de sa première année, que l’enfant  saisit la notion de permanence de l’objet, c’est-à-dire le fait que les objets continuent d’exister quand ils sortent de son champ de vision.
    Les biologistes ont montré depuis que ce sont les centres d’apprentissage (que l’on dénomme ensuite centres de récompense et qui utilisent la dopamine comme neuro transmetteur : voir mes précédents articles à ce sujet), qui permettent peu à peu d’assimiler le monde extérieur par ces essais successifs.
    Plusieurs  régions du cortex et du cervelet deviennent fonctionnelles. Des progrès concomitants dans la posture, le mouvement des yeux et la capacité d'atteindre et de prendre des objets apparaissent  alors.
 
    Le deuxième stade  est celui de la période dite “pré-opératoire” qui débute vers 2 ans et se termine vers 6 - 8 ans.   
    Durant  cette période qui se caractérise entre autres  par l’avènement du langage, puis de la lecture et de l’écriture, de la numération et du calcul, ’enfant devient  capable de penser en termes symboliques, de se représenter  des choses à partir de mots ou de symboles, saisit aussi des notions de quantité, d'espace, ainsi que la distinction entre passé et futur. Mais il demeure  beaucoup orienté vers le présent et les situations physiques concrètes, ayant de la difficulté à manipuler des concepts abstraits.
    Sa pensée  est aussi très égocentrique en ce sens qu’il  pense souvent que les autres voient les situations de son  point de vue à lui.
    Au plan “moral” l’enfant cherche surtout à éviter la punition que les  détenteurs de l’autorité (les parents, les éducateurs, l’institt...) peuvent lui donner.
    Par ailleurs, les enfants  sont capables d'imaginer la réaction d'une  personne face à une situation en s'imaginant à sa place, ce qui constitue les prémisses de l'empathie. Mais il imagine en fait sa réaction à lui et ne sait pas encore se mettre à la place de l’autre, autrement que par appel à sa mémoire.
    C’est une période où se développent le cortex frontal et les centres de la parole de l’hémisphère gauche.
 
     Entre 6 - 7 ans et 11-12  ans, c’est le stade des opérations concrètes. 
    Avec l’expérience du monde qui s’accumule  en lui, l’enfant devient capable d’envisager des événements qui surviennent en dehors de sa propre vie. Il commence aussi à conceptualiser et à créer des raisonnements logiques qui nécessitent  cependant encore un rapport direct au concret.
    Un certain degré d’abstraction permet aussi d’aborder des disciplines  enseignées à l’école primaire, où il devient possible pour l’enfant de résoudre des problèmes  avec des nombres, de faire des raisonnements réversibles, mais toujours au  sujet de phénomènes observables. Résoudre  des problèmes où interviennet des facteurs multiples en le décortiquant  de façon systématique demeure exceptionnel à ce  stade.
    Au plan “moral”, l’enfant apprend  qu’il est dans son intérêt de “bien” agir  parce qu’il reçoit alors des récompenses, puis après 7 ans environ il ressent  le besoin de satisfaire aux attentes des membres de son groupe d’appartenance. (principalement la famille et les copains). Ce faisant, il cherche à préserver  des règles qui lui permettent de prévoir les comportements et les événements.
    Durant ce stade, le cerveau émotionnel évolue fortement et par contre les centres d’apprentissage perdent environ 30% de leurs connexions.
 
    Dans le quatrième stade, à partir de 11-12 ans se développe ce que Piaget a appelé les “opérations  formelles”.
    Les  nouvelles capacités de ce stade,  comme celle de faire des raisonnements hypothético-déductifs  et d’établir des relations abstraites, sont généralement  maîtrisées autour de l’âge de 15 ans.
    À la  fin de ce stade, (qui correspond à peu près à l’enseignement au collège), l’adolescent peut donc, comme l’adulte,  utiliser une logique formelle et abstraite. Il peut aussi se  mettre à réfléchir sur des probabilités  et sur des  questions morales.  Les conventions qui orientent son comportement  s’étendent à celles de la société dans  laquelle il évolue. En réfléchissant  au bien-fondé d’une action, l’ado se demande si elle est  conforme aux normes et aux lois de la société qu’il a acceptées (le “surmoi” de Freud, qui a commencé à se former).
    Au cours de cette période,s'effectue la maturation du cortex préfrontal et l'apparition progressive de la capacité à planifier, à contrôler et à inhiber  ses propres comportements. Cette maturation durera jusqu’à 20 à 25 ans.

    Pour Piaget, l’apprentissage est une adaptation de nos schémas de pensée à de  nouvelles données du réel, qui peut se faire de deux façons : par assimilation  ou par accommodation.

    L’assimilation consiste à interpréter les nouveaux événements à la lumière des schémas de pensée  déjà existants dans notre mémoire. Par exemple un bébé  sait comment saisir son hochet avec les doigts d’une main et le secouer pour qu’il  fasse du bruit. Quand il tombe sur un nouvel objet,  il utilise sans  problème ce schéma moteur connu au nouvel objet  et s’étonne que la recette ne fonctionne pas.
    L’accommodation est le processus inverse,  c’est-à-dire changer sa structure cognitive pour intégrer un nouvel objet ou un nouveau phénomène.  Si le même enfant tombe maintenant sur un ballon de plage,  il va essayer de le saisir comme il le fait pour son hochet  avec une seule main. Mais très vite, il va se rendre  compte que ça ne fonctionne pas et découvrira éventuellement comment tenir le ballon entre ses deux  mains.
    On passe constamment de l’assimilation à  l’accommodation durant les processus de compréhension  du monde qui nous entoure.  

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