Mardi 12 janvier 2010 à 9:05

Notre cerveau : intelligence; langage

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    Certaines de mes correspondantes, ayant été reçues au bac en juin 2009 avec mention AB ou sans mention, et qui sont en fac maintenant, se lamentent sur la dificulté des cours et la quantité de travail à fournir pour arriver à suivre et elles voient arriver avec terreur les prochains partiels..
    Elles me demandent, “suis-je assez intelligente pour réussir à la fac ?”.

 
    J’aurais tendance à poser la question autrement, car si vous avez obtenu votre bac, vous n’êtes quand même pas “demeurée” et vous avez un “minimum d’intelligence”, même si on ne sait pas très bien, ni ce que cela veut dire, ni encore moins la quantifier. (je vais faire deux ou trois articles sur ce sujet)
    Par contre vous avez des aptitudes différentes dans divers domaines et donc vous n’aurez pas les mêmes facilités dans n’importe quels types d’études.
   
    Pour avoir observé nombre d’entre vous, ainsi que mes petits enfants et leurs camarades, je ne suis pas convaincu que votre résultat moyen au bac soit le résultat d’une intelligence moyenne.
    Il me semble qu’il y a d’abord une question de quantité de travail. Beaucoup d’entre vous me semblent sollicitées par de nombreuses activités autres que les études et je pense que l’effort pour obtenir de meilleurs résultats n’a pas été suffisant. Je trouve que de nos jours, la “culture de la flemme” se porte bien.
    Un certain nombre de mes correspondantes ont eu des mentions bien et très bien au bac, certes elles étaient intelligentes, mais il n’y a pas de miracle, elles travaillaient beaucoup.
    Je constate en particulier que le nombre d’exercices faits à la maison est actuellement tout à fait insuffisant et que, par conséquent, l’entraînement à faire des épreuves analogues à celles du bac (ou ce la fac) est faible et ne permet pas de faire face aux diverses questions qui peuvent être posées.
    Le travail de mémoire n’est  pas toujours fait convenablement. Un certain nombre de connaissances doivent être acquises même si elles correspondent à des classes antérieures à la première et la terminale, et certaines règles, certaines formules doivent être apprises par coeur, pour ne pas perdre inutilement du temps à les reconstituer. Il faut évidement aussi savoir s’en servir. (par exemple savoir reconnaître dans une formule la présence d’un carré d’un polynome simple; cela doit devenir un “réflexe” ! ).
    Je ne suis pas sûr non plus qu’on vous ait donné des méthodes précises pour faire votre travail.
    Autrefois on nous donnait des “trucs et astuces” pour résoudre certains problèmes de mathématiques ou de physique, mais surtout des méthodes pour lire et comprendre un énoncé, pour faire introduction, plan et conclusion d’une dissertation. (par exemple toujours analyser la signification en français de chacun des mots de l’énoncé de la dissertation et ensuite les assembler pour comprendre les diverses significations possibles du texte ; souvent cela permet d’élaborer un plan de ce que l’on va discuter).

    Aller en fac, voire en prépa, ne demande pas une intelligence supérieure.
Par contre il ne faut pas vous faire d’illusion : comme les études seront plus spécialisées, vous aurez beaucoup plus de connaissances à emmagasiner, à mémoriser, et une quantité de travail à fournir très supérieure à celle nécessaire aux classes de terminale.

    Si vous n’êtes pas décidée à fournir cet effort, ne comptez pas trop réussir.
    Et dans les classes de prépa qu’elles soient de lettres  ou de sciences, le travail demandé est encore plus important.   
   J’ai l’exemple d’une de mes correspondantes que je connais depuis 5 ans qui a été reçue en juillet dernier à l’X et à Normale Sup et je peux vous dire que pendant ses années de préparation, elle travaillait plus de 12 heures par jour et la plupart des week-ends. Je connais aussi la quantité de travail de celles qui sont en fac de médecine et je vous assure qu’elles n’ont pas le temps d’avoir beaucoup d’activités en dehors de leurs études, sauf aux grandes vacances (et encore il y a des stages!).

   
Dans mes prochains articles, je vous parlerai de l’intelligence.

Lundi 11 janvier 2010 à 8:04

Histoires drôles



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Après ces quelques articles sur nos parents, un peu de repos et quelques histoires drôles, trouvées sur internet ou dans des revues.

Elle viennent de nos gentils enfants :

















    Une petite fille va voir sa maman et lui demande :
-"Dis maman, comment ils sont arrivés les premiers humains ?"
-"Eh bien ma chérie, en fait, c'est Dieu qui a créé les deux premiers humains : Adam et Eve !
    La petite fille va voir ensuite son papa pour lui poser la même question. Son père lui répond :
-"Eh bien ma chérie, avant il y avait des gros singes et à force de vivre sur la terre ils ont évolué !"
    La petite fille fille perplexe retourne voir sa mère et lui dit :
-"Dis maman comment se fait il que toi tu me dises que c'est Dieu qui a créé les humains et que papa me dise que ce sont des singes qui ont évolué ?"
-"C'est simple ma chérie, moi je t'ai parlé de ma famille et ton père de la sienne !"

    Dans le bureau du directeur, trois élèves sont convoqués pour avoir fait quelques bêtises. Le directeur les interroge tour à tour.
- Toi, Lucas, Qu'as tu fait?
- Moi, j'ai fait des graffiti sur les murs de la classe.
- Tu vas tout de suite nettoyer ces saletés et tu auras une retenue samedi après-midi. Et toi, Théo, qu'est-ce que tu as fait?
- Moi, j'ai mis trois punaises sur la chaise du maître.
- Tu vas immédiatement présenter tes excuses au maître et tu auras deux samedis de punition. Et toi, Kevin qu'est-ce que tu as fait?
- Moi,j'ai jeté du carton par la fenêtre.
- Bon, ça, comparé à ce qu'ont fait tes deux camarades, ce n'est pas bien grave; tu ne seras pas puni. Allez, filez, et que je ne vous revoie plus.
    Les trois élèves quittent le bureau, quand un quatrième arrive, couvert de pansements.
- Mais que t'est-il arrivé, à toi? Comment t'appelles-tu?
- Je m'appelle Ducarton, monsieur.

    Cher Papa Noël,
Cette année tu as pris mon chanteur favori: Michael JACKSON, Mon acteur préféré : Partick SWAYSE, et mon actrice favorite Farrah FAWCETT.
Je voudrais te rappeler que mon homme politique préféré est Nicolas SARKOSY.
Ne l'oublie pas, Merci.

    Toto rentre à la maison où l'attend sa maman, après sa première journée à l'école primaire.
- Alors Toto, tu as appris beaucoup de choses aujourd'hui?
- Pas assez en tout cas, ils veulent que j'y retourne demain.

    C'est Toto qui dit à sa maîtresse en lui rendant son carnet de notes:
- Je ne voudrais pas vous tracasser, mais ce week-end, papa m'a dit que si je n'ai pas des meilleures notes sur mon bulletin le mois prochain,
"Y a quelqu'un qui va se prendre un bon coup de pied quelque part..."

     Quand j'étais plus jeune, je détestais aller aux mariages parce que mes vieilles tantes et mes grands-parents venaient près de moi, me donnaient une grande claque amicale dans le dos en lançant un joyeux : "T'es l'prochain !".
    Ils ont arrêté cette stupide blague quand j'ai commencé à leur dire la même chose aux enterrements.


    Pour terminer je voudrais dire que j'ai répondu à presque tous ceux ou celles qui m'ont écrit ces temps ci, mais que je n'ai pas pu répondre à deux de mes fidèles lectrices Pascale et Madi, dont je ne trouve pas les blogs. Alors je leur souhaite à toutes deux une bonne année et que je les remercie de venir sur mon blog et de leurs coms qui me font toujours plaisir.

Dimanche 10 janvier 2010 à 8:20

Politique, économie, religion.

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      On croit trop souvent que le budget de l'Etat peut alimenter beaucoup d'achats et de subventions et qu'il est inépuisable, un trésor qui préexiste. En fait c'est notre argent car c'est nous qui l'alimentons, par les impôts, les cotisations diverses et surtout la TVA.
Il est donc normal qu'on se pose des questions sur son emploi.
    
J'ai eu plusieurs mails qui me demandaient ce que je pensais du problème des vaccins et des dépenses exagérées de l'Etat dans ce domaine.

     C'est difficile de donner ainsi un avais à distance sans avoir le dossier entre les mains, car on risque de se tromper.
Je ne peux me baser que sur ce que j'ai entendu dire par les médias et elles ne sont pas toujours fiables.

     D'abord je crois qu'il y a eu une erreur des représentant de l'Organisation Mondiale de la Santé qui ont dit qu'il faudrait deux doses pour vacciner les gens en deux fois. Ils ont aussi maximisé les risques Les médias racontent que certains parmi ses experts ont des relations étroites avec des industriels pharmaceutiques mais je ne sais si c'est vrai. Ce serait très regrettable.

    Ensuite le gouvernement devait faire quelque chose au cas où la propagation de la grippe serait plus grave que prévu. On ne peut pas lui reprocher à mon avis, d'avoir commandé au départ ces vaccins, car il fallait le faire à temps. Par contre il a commandé beaucoup trop de masques, car ce n'est pas si utile que cela au niveau population (cela ne l'est que dans des professions particulières comme santé, garde-d'enfants...)

    Mais il existe une procédure courante, bien connue et utilisée dans les marchés de l'Etat, quand on n'est pas sur des quantités à commander, qui s'appelle les "marchés à tranches conditionnelles". Cela consiste à dire que l'on commande une première tranche tout de suite, mais que la deuxième ne sera confirmée qu'à telle date, la troisième à une date ultérieure et ainsi de suite. Les tarifs sont dégressifs pour tenir compte des qauntités, mais on peut ne pas passer les tranches ultérieures si cela s'avère inutile de commander plus.
     Je ne comprends pas qu'on n'ait pas utilisé cette procédure.
     Ce qui me gêne également c'est qu'on ait attendu que les médias et l'opinion publique grogne pour annuler des commandes et que cela n'ai pas été prévu et fait plus tôt.

     Bref j'ai bien peur qu'il n'y ait un gâchis d'argent parce qu'on s'est trop pressé.
     Puis comme je l'ai déjà dit, la campagne était très alarmiste et certains murmurent que les industriels de la pharmacie, y seraient pour quelque chose, mais je ne sais si cela est vrai.
     Cependant on a eu raison d'attirer l'attention sur le risque pour les jeunes, beaucoup plus fort que pour la grippe saisonnière.
     Par ailleurs les gens se laveront peut être plus souvent les mains !!!
    
     De plus la vaccination a été très mal organisée et j'avais fait un article à ce sujet.
     L'autorisation vient enfin d'être donnée aux médecins généralistes de vacciner leurs patients.

     Pour terminer, je voudrais citer des réflexions que m'a envoyées une de mes correspondantes, que je remercie car elles me paraissent fort pertinentes.

     "     * 90 personnes attrapent la grippe H1N1 et tout le monde veut porter un masque.
           * 5 millions de personnes ont le SIDA et personne ne veut porter de capote !!!

           * 1000 personnes meurent de la grippe A dans un pays riche, c'est une pandémie.
           * Des millions meurent du paludisme en Afrique, c'est leur problème..."


     et la grippe AH1N1 saisonnière fait entre 2000 et 3000 morts par an en France et personne n'en parle !!

Samedi 9 janvier 2010 à 9:01

Relations avec nos parents, famille

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   Ma terrasse sous la neige, avant hier.
Aujourd'hui c'est pire car il ne fait pas beau et il neige encore



    Une chose qui m’attriste toujours, c’est de voir que la plupart d’entre vous qui ont  des problèmes réels et dont le souffrance n’est pas imaginaire ou simulée, pensent très souvent que leurs parents ne les aiment pas beaucoup.

 

    Je suis persuadé du contraire et  je pense que c’est vraiment une des caractéristiques des jeunes d’aujourd’hui de croire cela.

 

    Il y a peut être de très rares cas où cela est vrai, et où certains parents actuels ont un enfant comme ils auraient un petit chien et ne s’en occupent pas beaucoup plus. 

    Il y a aussi heureusement des cas où tout va bien, où vous vous savez aimé(e)s et vous le rendez bien. 

    Alors pourquoi souvent croire que l’on n’est pas aimé(e), alors que bien des choses prouvent le contraire.

 

    Il y a d’abord des problèmes de personnalités. Certaines personnes ne sont pas très expansives, ne savent pas montrer qu’elles vous aiment.

Quand j’étais enfant, la mère d’une de mes camarades ne l’embrassait jamais, ne lui disait jamais qu’elle l’aimait, et pourtant, quand surgissait un gros problème, on voyait qu’elle l’aimait beaucoup. Une amie me racontait récemment la même chose d’une de ses camarades.

 

   Dans un précédent article, je disais aussi que la vie a beaucoup évolué et que souvent le père et la mère, travaillant, voient peu leurs enfants, qui ont des tas d’occupations à droite à gauche, et la vie devient individuelle.. Les parents s’occupent de pourvoir les besoins matériels de leurs enfants, les gâtent même beaucoup, mais ils n’ont pas le temps de leur dire qu’ils les aiment.

 

    Mais de votre coté pensez vous, vous aussi, à le leur dire, ou n’allez vous pas surtout les voir pour leur demander de vous acheter quelque chose, de vous emmener quelque part ou de vous laisser sortir avec vos amis.

    Et peu à peu vous reprochez à vos parents de ne pas vous aimer et vos parents vous font le même reproche !

 

    Il y a également une autre raison : vous vous croyez déja presque adulte même si vous n’avez que 13 ou14 ans, et vos parents vous traitent comme tel, peut être pour vous faire plaisir, peut être par fierté d’avoir un(e) “grand(e) ado”.

    Alors avec un adulte on n’a pas besoin d’être démonstratif, il comprend, il se débrouille seul.

 

    Seulement vous êtes encore jeune, mi adulte, mi enfant. Et comme je le disais dans un précédent article si “l’adulte” aspire à la liberté et à l’autonomie, “l’enfant” a lui, besoin d’amour, de consolation, de soutien, d’encouragements.

   Et j’ai souvent l’impression que c’est cela que vous attendez de moi, alors que ce serait normalement à vos parents de le faire.

 

    Hasards, cas particuliers, effets de notre société actuelle, insuffisance de communication parents-enfants, je ne sais.

    Qu’en pensez vous? 

 

Vendredi 8 janvier 2010 à 8:26

Politique, économie, religion.


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    Avant de continuer mes articles sur les relations parents-enfants, je voudrais consacrer quelques minutes à la mort de Philippe Seguin, qui est survenue hier matin, à la suite d’une crise cardiaque, bien qu’il n’ait que 66 ans.
    Mon blog n’est pas une tribune ni un lieu de polémique, et je suis très prudent, dès qu’il s’agit de politique ou de religion.
    Non pas que je n’aie pas mes opinions ou croyances, mais je respecte celles des autres. et je ne veux pas les choquer,   
    Mais je voudrais lui rendre hommage, car j’ai connu cet homme et j’avais de l’admiration pour lui.

    Il se trouve que, dans ma vie professionnelle d’ingénieur, j’ai occupé un poste qui m’a amené, pendant des années, à avoir des relations fréquentes avec les hommes politiques et les gouvernements en place, qu’ils soient de droite ou de gauche.
    J’ai donc connu tos ceux qu’on appelle aujourd’hui, des “éléphants” qu’ils soient droitiers ou gauchers.
    Je dois dire que cela ne m’a pas donné une très haute opinion de la classe politique car, la plupart du temps, j’ai trouvé des hommes ambitieux et assoiffés de pouvoir, beaucoup plus préoccupés de leur réélection et de leur carrière que du bien du pays et de leurs concitoyens. Ils pratiquaient presque tous la “langue de bois”, la publicité mensongère et la promesse de “raser gratis demain”.
    Lorsque les intérêts du pays ou de leur ministère étaient en contradiction avec leur carrière, c’est l’intérêt de cette dernière qu’ils choississaient sans aucune hésitation et sans aucun scrupule, même s’ils essayaient de le dissimuler.

    Dans des conflits de ce type, je n’ai connu que deux hommes, qui parlaient franc, avaient leur liberté de penser et de parole, prenaient parfois des décisions en opposition avec les ambitions de leur parti, mais parce qu’ils s’étaient rendu compte que c’était la voie à suivre pour le bien du pays, et ils acceptaient alors de desservir leur carrière au profit du bien commun.
    De plus quand on les connaissait un peu, ils avaient une très grande chaleur humaine, ne restaient pas dans leur tour d’ivoire et n’étaient pas drapés dans l’orgueil de leur importance.
    En outre c’étaient des hommes supérieurement intelligents qui comprenaient vite les problèmes et savaient faire le tri des solutions qu’on leur proposait.
    Et Philippe Seguin était particulièrement attachant, même quand parfois, il “piquait une petite colère”.
    Ces deux hommes c’étaient (après de Gaulle), à gauche Jean-Pierre Chevènement et à droite Philippe Seguin.
   
C’est pourquoi j’admirais Philippe Seguin et je considère que c’est un homme politique digne de l’estime de tous, qu’on soit de droite, de gauche ou du centre (ou même qu’on n’ait pas d’opinion du tout !), un grand serviteur de la France, qui avait à coeur de faire les meilleurs (ou parfois les moins mauvais), choix pour le bien de ses concitoyens.

Jeudi 7 janvier 2010 à 8:57

Relations avec nos parents, famille

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    Vous êtes souvent en révolte contre les règles auxquelles vous soumettent vos parents.
    Et pourtant, depuis une quarantaine d’années, la conception de l’autorité au sein de la famille a considérablement évolué.
    Vous trouveriez certainement que mes parents et grands-parents étaient très sévères avec moi et que je l’étais également vis à vis de mes enfants.
    Et pourtant cela ne me traumatisait vraiment pas de leur obéir !

    L’évolution des idées en mai 68 a provoqué un changement considérable de la famille, et a entraîné notamment une plus grande autonomie de chaque individu.
    Même si l’on a conscience que la société ne peut vivre sans règles ni contraintes, il est acquis aujourd’hui, que chaque règle doit être discutée, analysée, critiquée : l’éducation des enfants s’appuie toujours sur des références et des idéaux, mais les parents doivent définir leur modèle d’éducation et l’expliquer à leurs enfants.
    Les croyances religieuses et  les idéologies se sont effritées, les lendemains qui chantent ne sont plus d’actualité avec l’extension du chômage et de la pauvreté, et le respect des traditions s’est envolé; de plus les familles pluri-parentales, suite aux divorces, diluent encore la responsabilité des parents.
    Beaucoup de parents, soucieux du bonheur et de l’épanouissement de leurs enfants,  sont convaincus qu’ils exercent trop de contraintes sur eux et cette croyance introduit une confusion entre la tyrannie, qui empêche et interdit, et l’autorité, qui permet et autorise.
    La plupart des parents sont persuadés que les conflits vont à l’encontre du rapport affectif, et que l’amour ne peut se manifester que de façon positive. Cette conviction, alliée à une admiration sans borne pour les potentialités de leurs enfants, les conduit à se prosterner devant eux, comme s’il n’existait que des individus uniques et parfaits qui n’ont nul besoin d’être éduqués.
    Peut être cela rappelera t’il à certains d’entre vous qui sont au lycée, des lectures de Jean-Jacques Rousseau.! (Si on les fait encore !).

    La mode de la psychanalyse a également déresponsabilisé les parents lesquels refusent de “frustrer” leurs enfants par des interdits, les empêchant par là même, de se frotter à la réalité et de s’y habituer.
    Et s’ils sont tristes, on ne cherche pas à savoir pourquoi, on les confie plutôt à un psy !
    C’est une erreur car  les conflits ne mènent pas à la destruction des liens, mais au contraire, permettent de les construire.
    Nous oublions que si l’enfant est une personne, il n’est pas un adulte pour autant et quand il n’y a plus de règles, la famille rencontre des difficultés.
    
    Je pense donc que les “enfants gâtés tyrans” ne sont pas des ados en crise, mais un produit de notre société actuelle, peu éducative.
    A force d’avoir tout ce qu’ils veulent, ils en désirent toujours plus, voire ne savent plus quoi demander, et le moindre refus les traumatise.
    Louis Roussel (sociologue spécialiste de la famille),constate :
“L’abolition des contraintes était censée nous faire accéder à la liberté; elle nous condamne le plus souvent à l’irrésolution sur la façon de conduire notre vie privée, à l’angoisse terrible de se tromper de chemin “
    Et ceci est probablement une explication au phénomène surprenant de la souffrance de beaucoup d’adolescents, qui sont pourtant des privilégiés de la vie et qui sont obsédés par cette idée : trouver leur voie.

    Cela dit je ne voudrais pas généraliser. La plupart d’entre vous ne sont pas des enfants -tyrans et beaucoup arrivent, avec quelques efforts, à trouver leurs parents encore “supportables” IOI, et peu à peu aussi, à trouver leur voie.

    Par contre je suis également frappé que, à contrario, certains parents ont encore des méthodes d’éducation très rigides, encore plus sévères que celles que j’ai connues enfant, et qui parfois frisent la tyrannie.
    C’est d’autant plus regrettable, que, dans le monde trop permissif d’aujourd’hui, cette attitude apparaît encore plus anormale à leurs enfants, qui comparent leur famille à celle de leurs camarades et ont évidemment tendance à se croire victime et à idéaliser à tort, la famille des autres.

  
  Le manque d’autorité comme son excès, sont finalement aujourd’hui la cause de beaucoup des malaises des jeunes qui m’écrivent.
   

Mercredi 6 janvier 2010 à 9:02

Relations avec nos parents, famille


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    Puisqu’on me fait état de conflits de jeunesse, autant continuer. à en parler.
    Pendant les vacances vous n’allez plus au lycée ou au collège et vous devez “supporter” vos parents, ce qui semble vous agacer (cela dit vos parents doivent aussi vous “supporter” ! )

    Lors de l’adolescence il est normal qu’il y ait des disputes, des confrontations, des oppositions entre parents et enfants; elles sont typiques d’un être qui grandit et s’interroge sur son avenir et essaye de sortit du cocon familial, tout en se demandant ce que lui apporte ce milieu protecteur et en regrettant cette protection. De tels conflits de générations sont nécessaires et participent à l’évolution de l’homme en général.
    Les parents eux certes sont en général sortis de l’adolescence, mais ils travaillent beaucoup, sont fatigués et parfois s’énervent facilement.

    Mais je constate chez quelques un(e)s de mes correspondant(e)s ou de leurs amis, une intolérance aux frustrations, un refus de la réalité, des contraintes de la vie et de la vie en société. Il est effectivement plus simple de nier les adversités quotidiennes et de rester dans un monde imaginaire et narcissique. Leur attitude rejaillit malheureusement sur la famille, voire par contagion sur les jeunes qui les côtoient.

    Je ne parle pas ici de jeunes qui ont souffert d’un milieu familial particulièrement difficile. Cela malheureusement existe aussi et il m’est arrivé d’essayer de les aider.
    Non, ceux ou celles qui ont appelé mon attention, ont connu un amour parental constant, ne souffrent pas de problèmes affectifs importants, sont en général dans des familles aisées, qui non seulement pourvoient à leurs besoins normaux, mais acceptent de leur fournir un large superflu : on trouve dans leur chambre radio, chaîne hi-fi, de nombreux CD, un ordinateur avec l’ADSL, voire une télévision.
    Ils vont au cinéma, en vacances au moins une fois par an, souvent au ski, sortent avec les copains et disposent d’argent de poche.
    Et pourtant plus ils sont ainsi gâtés, plus ils désirent de nouvelles choses et se révoltent si cela ne leur est pas accordé.
    Plus grave, ils refusent les contraintes de temps, quelquefois les contraintes scolaires, tous les interdits de sorties ou autres (même s’ils les ont mérité), n’acceptent pas les contradictions de la vie et les petites frustrations quotidiennes, ni évidemment les contraintes financières.
    Ils considèrent que leurs avis sont infaillibles, que leurs goûts sont sans failles et les meilleurs, et n’admettent pas que les autres aient des idées et des goûts différents. Ils sont devenus, autoritaires, capricieux, intransigeants, non seulement avec leurs camarades, mais également vis à vis de leurs parents et plus généralement des adultes.
    Ils interprètent le monde à partir de leurs sensations et de leurs idées, sans même en vérifier la véracité et c’est forcément une source de conflits tant avec leurs parents que leurs camarades.

     Ce sont non seulement des enfants gâtés, mais des enfants tyrans.
    C’est à mon avis un phénomène de société et cela m’a rien à voir avec les “crises de l’adolescence”.   
    Comme j’ai peut être un peu forcé la note, je pense que je vais avoir des commentaires assez vigoureux. Rassurez vous, je pense que la plupart des ados ne sont pas ainsi et d’ailleurs j’ai peu de correspondant(e)s qui ont une telle attitude. Mon article est une caricature un peu forcée.
     Vous n’êtes sans toute pas aussi affreux que ma description le laisse supposer, mais n’y a t’il pas un peu de cela en vous par moment ?

    On peut évidemment se demander : pourquoi cela et que peut on faire?

Mardi 5 janvier 2010 à 8:57

Amis et camarades

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    A chaque vacances, et notamment celles d’hiver où on ne peut aller autant au grand air, je reçois des mails de plaintes du comportement de vos amis et copains.
    Certaines me paraissent futiles, d’autres par contre justifiées, émanant de jeunes dans la peine pour des raisons diverses et qui comptaient sur l’appui de leurs amis, et qui se sont alors aperçues que ce n’étaient pas de “vrais amis”.
    Je ne peux citer d’exemple car ce sont ce que je considère comme des confidences, mais je voudrais cependant aborder ce sujet de l’amitié.

    il y a souvent des brouilles dans vos groupes : dispute à propos de broutilles, chapardage d’un ou d’une petit(e) ami(e), médisances ou racontars divers sur les faits et gestes de chacun, jalousie sur ce que possède l’autre et que l’on n’a pas, ou même quelquefois un  peu de méchanceté.
    Je crois que, de même que vous appelez amour ce qui n’est qu’une amourette, vous appelez ami(e) ce qui n’est qu’un ou une camarade.
   
    Les copains c’est appréciable; c’est une compagnie, on peut s’amuser, délirer ensemble, discuter de choses et d’autres et organiser des distractions, échanger des livres, des disques, des films .....
    Au sein d’une bande de copains on ne se sent plus seul(e).

    Mais il ne faut pas trop leur demander et les brouilles proviennent du fait que vous leur attribuez les qualités que vous demandez à l’amitié.

    Cela dit je trouve que même entre simples camarades, vous pourriez être plus charitables les uns envers les autres, moins jaloux et essayer d’aider celui qui est dans la peine au lieu de l’enfoncer un peu plus.

Le véritable ami n’est pas un copain, il est bien plus.

    Une véritable, une grande amitié, les symptômes peuvent être voisins de ceux de l’amour, les manifestations également.
         On a envie de se voir, de s’écrire, de se téléphoner, l’absent (e) vous manque, on partage des joies, des peines, des confidences, des émotions et des peurs, des sourires et des rires, quelquefois (le moins possible) des pleurs, des travaux et des loisirs, quelquefois aussi des disputes.
         Un ami peut vous aimer, vous défendre, vous aider, vous complimenter, vous choyer autant qu’un petit ami, s’il est aussi gentil, attentionné et délicat, et si son amitié est grande et sincère.

    Bien sûr l’amitié n’est pas l’amour, elle a ses limites : vous n’aurez pas la joie de faire des projets d’avenir, de choisir la couleur des rideaux de votre futur appartement ou le prénom de vos futurs enfants; mais faites vous vraiment de tels projets à votre âge ? Et l’amour à votre âge est il durable au point de faire de tels projets?

    L’amitié a aussi quelques avantages :

     - vous pouvez avoir plusieurs amis, pas trop, mais trois ou quatre, sans problèmes et ils ne sont pas trop jaloux entre eux . Essayez donc d’avoir quatre petits-amis ! Je ne vous le recommande pas, sauf si vous êtes une menteuse à la logique sans faille, et si vos sentiments ne vous étouffent pas !!
     - l’amitié est reposante, il n’y a pas de scène de ménage, pas de jalousie, parce qu’on a regardé quelqu’un d’autre. L’amitié est en principe, plus tolérante que l’amour.
     - l’amitié est en général plus fidèle et plus constante que l’amour. Une grande amitié partagée vraiment, rompt rarement sauf si l’un des deux manque vraiment de tolérance. Elle excuse plus facilement les malentendus et les mensonges.
    - vous pouvez ne pas trop vous engager, attendre de mieux connaître vos amis, que votre personnalité et la leur s’affirment, que vous puissiez choisir avec moins de risque de courir à la rupture au bout de quelques temps. L’amitié épargne un chagrin d’amour.
    L’amitié peut un jour se transformer en amour.

Lundi 4 janvier 2010 à 14:38

Histoires drôles


    J'ai reçu beaucoup de mail ces derniers jours et certains me laissent un peu étonné.

    Il faut que je rédige plusieurs articles à ce sujet et cela ne se fait pas en cinq minutes.

    Alors aujourd'hui, ce sera un intermède entre des articles plus sérieux : des histoires humoristiques trouvées sur internet ou dans des bouquins.

    Quelques histoires d'animaux :

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    Deux mites se rencontrent sur un pull:
- tu vas où en vacances cette année?
- j'ai trouvé un refuge près du col et toi?
- moi je vais dans la manche!!!



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Deux oeufs sont dans un frigo.
L'un dit à l'autre:
- Pourquoi t'es tout vert et tout poilu
L'autre  répond :
- Parce que je suis un KIWI , imbécile !!!








     Souvent mes correspondantes se plaignent du fait que leurs copines s'occupent de ce qui ne les regardent pas.
Cette histoire va les venger !


A la ferme, le cheval est malade.
Le vétérinaire dit au paysan :
"Je lui injecte un remède, si dans 3 jours il n'est pas remis, il faudra l'abattre".

Le cochon qui a tout entendu, dit au cheval :
http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/vxo6j9zn.jpg
"Lève toi !"
Mais le cheval est trop fatigué.
Le deuxième jour le cochon dit :
"Lève toi vite !"
Le cheval est toujours aussi fatigué et ne se lève pas.
Le troisième jour le cochon dit :
"Lève toi sinon ils vont t'abattre !"
Alors dans un dernier effort, le cheval se lève.

Heureux le paysan dit :
"Faut fêter ça : on tue le cochon !"



http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/IMFACCROCHEGWEBCHEMIN10541225961945.jpgUne femme arrive dans la cuisine et voit son mari avec une tapette à mouche...
- Que fais-tu ?
Il répond :
- Je chasse les mouches...
- En as-tu tué ?
- Oui, 3 mâles, 2 femelles
Intriguée, elle lui demande :
- Comment fais-tu la différence entre les femelles et les mâles ?
Il répond :
- 3 étaient sur la cannette de bière, 2 sur le téléphone.



 

Dimanche 3 janvier 2010 à 11:55

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/Viande.jpg

    Depuis la fin du 19ème siècle, les chercheurs ont essayé de cultiver des tissus humains in vitro, à des fins médicales, notamment de greffe tissus de peau, cardiaquas, de la cornée etc...
    Puis l’idée est venue de chercher à produire des protéines pour se nourrir (et donc principalement de la viande !).
   
    Des études ont notamment été menées pour nourrir sous des formes “condensées” les astronautes, en particulier au College de Bay Shore, dans l'Etat de NewYork, a débouché sur la fabrication de minuscules échantillons de muscle de poisson rouge. Vu les maigres résultats obtenus, la NASA a décidé qu'il valait mieux que les astronautes cultivent leur jardin. Peut être pourra t’on, un jour sur la Lune et sur Mars, faire pousser salades, tomates, carottes, poivrons et fraises ou du blé qpour la préparation de pâtes.
    Le plus simple serait que le monde entier devienne végétarien: c'est un régime plus sain, plus économique et plus doux pour l'environnement mais le cerveau a besoin de protéines et selon les régions de la terre, les organismes ne sont pas habitués à digérer les mêmes.
    Un tiers de la population indienne ne mange pas de viande, les végétariens ne sont que 3 % aux Etats-Unis, et les organismes occidentaux ont des problèmes s’ils absorbent trop de soja.

    Les chercheur essaient dons de fabriquer de la viande synthétique de bœuf mais d’après un aticle du “Courrier International”, cela reste très problématique, surtout en termes de coût et de goût. (sans compter des problèmes d’éthique !);
    Le prix de revient des protéines nécessaires à la fabrication d'un steak haché se chiffte en milliers de dollars.
    Il faut utiliser des f”acteurs de croissance” produits commercialement pour cultiver des cellules musculaires de dinde et de poulet. Ces facteurs de croissance peuvent provenir de sang animal, ce qui indigne les défenseurs des droits des animaux, ou bien être fabriqués grâce à des techniques de génie moléculaire, ce qui les rend très chers.
    La viande de laboratoire doit par ailleurs “faire de l'exercice” avant de pouvoir passer dans nos assiettes. La texture particulière de la viande de boucherie habituelle que nous mangeons, est en effet due aux mouvements de contraction et d'étirement des fibres musculaires lorsque l'animal bouge.
    C’est d’ailleurs pour cela que la viande d’animaux élevés en plein air est en général meilleure que celle de ceux élevés à l’intérieur de bâtiments.
    Toujours d’après ce journal, des chercheurs de l’université de technologie d'Eindhoven, aux Pays-Bas, essaient de concevoir des bio-réacteurs chimiques qui  feraient évoluer les cellules de façon analogue à ce qui se passe quand l’animal prend de l’exercice physique.des sortes d'haltères pour cellules.
    Ils espèrent obtenir d'ici cinq ans un produit semblable à la viande hachée utilisable pour les pizzas et les sauces.

    Quand bien même la viande de laboratoire pourrait à court terme être produite en abondance, encore faut-il qu'elle ait bon goût. Et c'est sans doute là la plus grande difficulté. Rares sont ceux qui ont goûté de la chair artificielle, mais des chercheurs australiens qui ont cultivé in vitro des steaks de grenouille , des disques de muscle de la taille d'une pièce de monnaie sur une ossature en polymère; ils les ont ensuite fait revenir dans une sauce au miel et à l'ail, découpés et servis en huit parts lors d'un diner qui n'avait rien de gastronomique.
    Il paraît que le polymère ne s'était pas suffisamment dégradé, cette viande avait une texture de colle et les convives n’ont rien pu avaler.
    Certains prétendent même que depuis, ils sont devenus végétariens IooI

    Les boeufs et les vaches ont plus de chance que les humains, ce n’est pas encore le chômage pour eux !!





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lancien

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