Dimanche 28 février 2010 à 8:32

Préférences cérébrales

Aujourd’hui , nous commençons notre examen de chaque “paire” de préférences cérébréles antagonistes et je vous parlerai d’une préférence cérébrale que vous connaissez presque tous : nous sommes en général “extravertis” ou “introvertis”.
    De quoi s’agit Il ?



    Dans notre vie de tous les jours, que ce soit à la maison, au collège, au lycée à la fac ou au bureau, nous avons besoin de motivations à nos actions et cette motivation nous la tirons selon le cas, de notre environnement, du monde extérieur et notamment des contacts avec les autres, soit dans notre monde intérieur, celui de la pensée et de la réflexion.
Nous devons naviguer dans les deux mondes, mais l'un d'entre eux nous est plus familier : nous sommes plus doués soit pour les relations, soit pour la réflexion; le monde préféré est évidemment le plus stimulant pour nous.
Nous préférons donc exercer nos facultés de perception et de choix,  qui sont à la base de tous nos actes :
    - soit dans le monde extérieur des relations et nous tirons notre énergie de la rencontre avec les autres : nous sommes alors “extravertis” (E).
    - soit dans le monde intérieur des idées et de la pensée; nous tirons notre énergie de nous mêmes : nous sommes alors “introvertis” (I).


    Les caractéristiques d'une personne “E” seront la dépense d'énergie, l'activité, la sociabilité, l'expansion, l'exubérance, l'interaction; il sera à l'aise avec les gens, aura de nombreuses relations, de l'intérêt pour les évènements extérieurs et aura tendance à agir ou à parler vite, (et parfois à réfléchir ensuite).

        Les caractéristiques d'une personne “I”  seront l'économie d'énergie, la réflexion, l'intimité, la réserve, la tranquillité, la concentration; il sera à l'aise avec les idées, la pensée, aura moins de relations mais plus profondes, de l'intérêt pour les concepts et les réactions intérieures, et aura tendance à réfléchir, quitte à retarder son action ou à ne parler que plus tard (ou pas du tout).

    On peut donner quelques exemples généraux de comportement de personnes extravertie ou introvertie.

     Comportement d'une personne extravertie :

- Elle tire son énergie de l'extérieur
- Elle est sociable, active et dépense son énergie.
- Elle ne peut se passer de la compagnie des autres personnes.
- Elle a de nombreuses relations souvent superficielles. (voir facebook)
- Elle est à l'aise en public et son mode est l'interaction, la communication.   
- On ne la dérange pas et elle est toujours disponible pour les autres.
- Elle a tendance à s'ennuyer quand elle est seule.
- Elle aime recevoir, discuter, faire le boute en train.
- Elle est très sensible à l'opinion des autres.
- Elle préfère le travail en équipe et la diriger.
- Elle aime la variété et l'action, et est impatiente lors de tâches longues.
- Elle est plus intéressé par les résultats de son travail et la façon dont les autres le perçoivent, que par le processus lui même
- Elle improvise facilement, parle de tout et de rien
- Elle parle ou agit d'abord et réfléchit ensuite.
- Elle aime raconter sa vie et se livre facilement.
-- Elle s'intéresse surtout aux événements extérieurs.

     Comportement d'une personne introvertie :

- Elle tire son énergie de l'intérieur.
- Elle est réservée, réfléchie et économise son énergie.
- Elle peut se passer de la compagnie des autres personnes.
- Elle a peu de relations mais approfondies avec des gens qu'elle connaît.
- Elle n'aime pas la foule et souhaite être tranquille pour se concentrer.
- Elle n'aime pas être dérangé par des visiteurs ou le téléphone.
- Elle sait se trouver des occupations et ne s'ennuie pas.
- Elle n'aime pas les réceptions dans un milieu inconnu.
- Elle est sensible à l'opinion de ceux qui sont importants pour elle.
- Elle préfère le travail solitaire et ne recherche pas la direction d'une équipe.
- Elle ne voit pas d'inconvénient à travailler sur une même activité pendant une longue période.
- Elle est intéressée par les idées sous-jacentes et les processus liés à son travail.
- Elle est à l'aise avec les pensées et les idées, mais peut avoir quelques problèmes de communication.
- Elle parle peu, surtout de problèmes sérieux et réfléchit longuement avant de parler. (et quelquefois les autres expriment la même idée avant elle)
- Elle est souvent timide et n'aime pas parler d'elle-même ou se confier.
- Elle s'intéresse surtout aux réactions intérieures.

    On considère qu'en France il y a environ moitié/moitié de personnes ayant la préférence E ou I
    Aux Etats Unis par contre, la proportion d'extravertis dépasse 65%.
Ceci est probablement dû  d'une part à l'origine de la population (colons venus d'Europe à une époque difficile et ayant donc besoin pour réussir de qualités relationnelles), et d'autre part à l'éducation et au mode de vie.

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     II existe des aspects différents des préférences “E” ou “I”.
    Ces divers aspects sont classés en “sous-préférences”

    Comme nous utilisons nos deux fonctions antagonistes suivant les circonstances, mais que la préférée est simplement celle que nous utilisons le plus souvent, il est possible que certaines de nos sous-préférences se rapportent à notre fonction préférée, (par exemple “E”) mais que d'autres se rapportent à l'autre fonction.(par exemple “I” ).
    Ceci permet d'affiner la connaissance de cette préférence et ses nuances selon les circonstances..

    Il est possible également que l'attitude que l'on a, soit différente selon l'environnement dans lequel on se trouve.
    Pour les jeunes, il est courant qu'une personne introvertie, se comporte  presque en extravertie quand elle se trouve en présence de quelques amis qu'elle connaît bien et avec lesquels elle se sent très à l'aise.
    De même alors que je suis sans conteste introverti, ls personnes de mon équipe sur le lieu de mon travail me considéraient comme un extraverti.

   
Alors réfléchissez, êtes vous “E” ou “I”  ?
    Si vous avez des doutes écrivez moi et expliquez moi vos hésitations.

Samedi 27 février 2010 à 8:16

Préférences cérébrales

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    Notre cerveau lorsque nous pensons, a des préférences naturelles innées de fonctionnement.
    Nous allons faire un bref examen de certaines d'entre elles. Puis je reviendrai sur chacune d’elles dans les articles suivants, afin de bien comprendre la signification de chacune et que vous puissiez réfléchir à vos propres préférences.


    1 - Nous vivons dans un environnement au milieu d'autres hommes. Et pour vivre, il nous faut une motivation, un moteur de nos actes.
    Pour certains, ce sera plutôt le "milieu extérieur" des relations, et ils tirent leur énergie de la rencontre avec les autres personnes, et pour d'autres, ce sera plus souvent le "milieu intérieur" de leur pensée, de leur intelligence et ils tirent alors leur énergie d'eux mêmes.
         Si nous préférons le milieu extérieur, nous sommes “extraverti” (E).
         Si nous préférons le milieu intérieur, celui de notre pensée, nous sommes “introverti” (I).


          2 - Mais ce milieu extérieur, les personnes que nous côtoyons, les soucis, tous nos problèmes, nous traumatisent plus ou moins car nous avons chacun un sensibilité plus ou moins grande au stress.
        Nous sommes naturellement  “optimiste” ou “pessimiste”, et cette préférence cérébrale réagit fortement sur notre humeur de tous les jours et sur notre état psychologique.
   
          3 - La première réaction initiale de notre cerveau devant un événement, une image, une conversation, un son, une sensation, est une “réaction émotionnelle immédiate, sentimentale,  altruiste”, qui intervient en moins d'une seconde.
          Nous y sommes plus ou moins sensibles et cette préférence agit aussi sur notre moral.

      4/5 -  Dans notre vie courante, notre cerveau fonctionne et à chaque instant  :

         4 - Il prend des informations dans le monde extérieur et en nous même. En particulier des “perceptions” grâce à nos cinq sens.
    Il le fait selon deux processus bien distincts dont il utilise l'un préférentiellement et l'autre moins souvent :
             - un mode global et intuitif (G) : celui de la synthèse, des ensembles, de l'abstrait, des schémas, théories et modèles, du futur, de la prévision et de l'anticipation, de l'imagination, du changement, de l'invention et du flair, de la spéculation, de la variété, de l'aléatoire et de la démarche par bonds.
             - un mode sensitif et factuel (S) : celui de l'analyse, des détails, du concret, de l'observation, des faits, de l'assemblage pas à pas, du présent dont on sait profiter, du pragmatisme, du réalisme, de la pratique et de l'expérience, du conservatisme, des lignes de conduite, des procédures, des répétitions, du séquentiel, de la démarche continue.

         5 - Il prend des “décisions”, fait des choix, qui conditionnent ensuite nos actes, selon deux types de processus différents, tous deux étant rationnels, mais différant par les critères de choix utilisés.
    Comme dans le cas précédent, nous avons une nette préférence pour l'un des modes, et nous sommes plus ou moins doués pour l'autre mode.
             - les critères sont ceux d'une logique impersonnelle (L) : ce sont des principes objectifs, des lois, des règles, une analyse critique et logique; on se pose en juge et on décide “avec la tête”, plutôt en “spectateur”.
             - les critères sont ceux de valeurs altruistes (V) : la décision est plus subjective et humanitaire; c'est le monde de l'empathie, de l'intimité, de la chaleur humaine et de la persuasion; on se pose en avocat, et on décide “avec le coeur”, plutôt en “participant”.

    6 - Dans notre environnement nous sommes au contact des autres, qui interviennent aussi dans notre vie, et nous admettons plus ou moins cette intervention, nous "tolérons" plus ou moins les idées et les réactions d'autrui.        
     Selon le cas notre cerveau peut être “tolérant” ou “intolérant”.


    7 - Notre cerveau émotionnel et notamment nos centres de la récompense, sont sensibles à de nombreux “désirs”.
     L'un d'entre eux est notamment de plaire aux autres (même pour un introverti) et donc d'être plus ou moins sensible à l'opinion des autres.
    Mais les médias, la comparaison avec la situation et les possessions des autres, nos propres envies, suscitent de nombreux désirs auxquels nous cédons plus ou moins, avec plus ou moins d'impatience, et dont la réalisation, si elle a lieu nous lasse plus ou moins vite.
    Nous sommes donc plus ou moins influençables.

         8 - Enfin nous agissons dans notre vie de tous les jours et là une nouvelle préférence intervient dans notre attitude :
              - soit nous voulons agir sur les événements, les prévoir, prévoir notre conduite et essayer de "forcer le destin", en limitant la phase d'information au strict minimum, pour réserver le temps disponible à des hypothèses et des décisions par avance.(Cette préférence sera repérée par la lettre (J) : comme priorité au Jugement, c'est à dire au choix.)
              - soit au contraire nous ne somme pas pressé(e)s d'agir et de décider, et nous essaierons de nous adapter aux événements au dernier moment plutôt que d'essayer de les forcer : ces personnes vont donc accumuler les informations, et repousser la décision à l'extrême limite. Cette préférence sera repérée par la lettre (P) : comme priorité à la Perception.

    Chacun de ces 8 domaines donne lieu à deux modes d'action antagonistes dont l'un est préférentiel pour chacun d'entre nous.
    Si on veut pousser plus loin l'analyse, on peut décomposer chaque mode d'action en plusieurs “sous-comportements”et voir pour chacun d'eux quelles sont nos “sous-préférences”.
    On aboutit alors à un profil de préférences de la personne qui explique assez bien son comportement dans la vie de tous les jours.
    Pour caractériser chaque profil, on peut d'une part procéder par induction en examinant les assemblages de préférences et les synergies et renforcements produits par certains d'entre eux; on peut aussi procéder de façon déductive et expérimentale en constatant les personnalités des personnes ayant un type donné.
    Ces deux procédés permettent d'aboutir à une description spécifique de chaque type, donnant un schéma général de la personnalité correspondante, et également les outrances auxquelles on peut aboutir en cas de préférence presque unilatérale, la préférence opposée n'étant alors pas développée (attitudes aux limites).
    On s'est aperçu notamment que, en ce qui concerne les préférences de perception et de décision appelées “fonctions” du cerveau, il existait une hiérarchie et qu'elle influençait le développement de ces préférences au cours de la vie, et la nature consciente ou inconsciente de leur fonctionnement.
    Mais en fait ces considérations restent générales et connaître la personnalité d'une personne particulière à l'aide de ces préférences ne peut résulter que d'un examen et d'un dialogue avec elle, qui nécessite un temps certain.

    Demain je vous décrirai l'extraversion et l'introversion et après demain, je vous décrirai le comportement de trois personnes extraverties ou introverties.

Vendredi 26 février 2010 à 8:27

Animaux

En cherchant des noms de rues pittoresques je suis tombé sur "la sente de la chevrette qui baille" et évidemment j'ai tout de suite pensé à notre Maud cowblogienne et d'humeur facétieuse, j'ai voulu faire un article sur les chevrettes.

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Au départ je me suis trompé de chemin, berné par ce panneau indicateur :








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J'ai eu du mal à repérer une chevrette car elles sont timides et se cachent bien :






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Certaines me regardaient passer, l'air goguenard :






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Mais d'autres semblaient construire leurs nids :







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Et puis j'ai trouvé une chevrette chasseresse avec son trophée de chasse.










    Mais chez ma soeur, l'été en Dordogne, les biches et les faons, des chevreuils et des chevrettes sauvages viennent manger dans le grand jardin, à coté de nous quand on dîne dehors le soir.


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Et puis maintenant pour vous épater, une chevrette c'est aussi cela : une crevette géante, la Macrobrachium Rosenbergii, mais on n'en trouve pas dans le golfe du Morbihan !

Jeudi 25 février 2010 à 8:09

Informatique, médias, internet

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    Pour ne pas assomer ceux ou celles qui ne s'intéressent pas aux préférences cérébrales, un article d'actualité aujourd'hui.

    Je continuerai après-demain l'exposé de nos préférences


    J’ai reçu plusieurs mails qui me demandent mon opinion sur la grève des ouvriers de Total, qui a gêné effectivement certains vvoyageurs, encore que les pompes sans essence aient été rares et que donc la gêne etait minime.


    Je tiens à préciser pour mes lecteurs que j’ai été le “patron” d’établissements de fabrication avec de nombreux ouvriers, que je considérais que la grêve était si possible, à éviter et que pendant une quinzaine d’années j’ai passé un temps certain à discuter avec les syndicats, pour essayer de résoudre nos problèmes communs.
    Dans la cas présent, bien que je ne connaisse pas le détail de la situation et que donc, je puisse me tromper, je donnerais plutôt raison aux ouvriers de Total.

    Les entreprises étaient autrefois dirigées par des ingénieurs, qui certes devaient en conserver la rentabilité (on ne peut pas longtemps perdre de l’argent), mais qui considéraient que le personnel était constitué d’hommes et de femmes et qui les respectaient et prenaient en considération les problèmes que posait le travail.
    Ils estimaient que si l’entreprise devait rémunérer le capital investi, elle devait aussi fournir du travail, c’est à dire un salaire, aux personnes et que sous réserve d’un minimum de rentabilité, c’était l’un des rôles principaux de l’entreprise que de maintenir l’emploi, en même temps que de rendre des services ou de fabriquer des objets pour les clients.
    Aujourd’hui, les entreprises sont menées par des financiers, pour qui le seul objectif est de faire le plus possible de bénéfices, et qui n’ont plus le respect et le souci, ni du personnel ni du client. C’est devenu une jungle où tous les coups sont permis et le vieil ancien patron que je suis, voit cela avec une profonde tristesse et une certaine indignation.

    Je sais que le rôle d’un dirigeant est de préparer l’avenir et que donc il faut en permanence adapter l’entreprise au marché et donc d’y mener des changements et des réorganisations dans ce but.
    Mais il est indispensable de le faire dans un minimum d’information et de dialogue et d’obtenir si possible un accord et même une collaboration du personnel sur ces évolutions et donc de lui expliquer la situation avec un minimum de clarté et de transparence.
    Total semble avoir décidé du sort de Dunkerque sans aucune concertation, et il est très choquant d’entendre parler de licenciements ou de fermeture d’usine quand on annonce 8 milliards de bénéfices annuels.
    Je ne connais pas suffisamment le dossier pour dire quelle devrait être à long terme l’évolution de l’usine de Dunkerque, mais j’estime que de telles évolutions doivent être lentes quand il n’y a pas crise (et 8 milliards de bénéfices ce n’est pas la crise !!) et elles doivent être soigneusement préparées et discutées.
    Je peux dire cela en toute connaissance de cause.
J’ai mené autrefois des changements plus importants, dans des situations financières bien moins confortables, et cela en concertation et sans grèves.
    Je pense donc que les personnels de Total, pour obtenir de leur direction un minimum de discussion et d’informations à moyen terme, n’avaient pas d’autre solution dans l’immédiat que cette grève.

    Même si le conflit est en partie résolu, sur la suite, je ne me prononcerai pas, car il faudrait être plus au fait des négociations en cours.
    Mais je pense que c’est un très mauvais calcul des dirigeants actuels de négliger ainsi leur personnel, car ce sont eux qui font le travail dans l’entreprise et la motivation des personnes est indispensable pour obtenir un travail de qualité.
    En méprisant ainsi les hommes, on n’obtiendra d’eux ni rendement ni qualité. On leur enlève leur motivation et on tue peu à peu leur conscience professionnelle.
    Je me demande si notre gouvernement se rend compte que la plupart de nos problèmes actuels dans tous les domaines proviennent du chômage et de la conduite des dirigeants d’entreprise qui n’ont qu’une politique à court terme de maximisation des profits, au détriment de l’emploi et de la pérennité de leur entreprise.
    C’est le comportement “après moi le déluge”..

Mercredi 24 février 2010 à 7:54

Préférences cérébrales

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    Il est possible de décrire nos préférences cérébrales en termes simples, à la portée de toute personne ayant une formation secondaire, et cela sans l'emploi d'un vocabulaire de médecine ou de psychologie, toujours ésotérique pour les non-spécialistes.
    A condition que l’on vous explique ce que sont les principales préférences, avec un peu de réflexion, on peut arriver à savoir quelles sont ses propres préférences et dans une certaine mesure, à déterminer approximativement celles de personnes que nous connaissons bien.
    Au besoin je peux vous y aider, car j’en ai davantage l’habitude, surtout pour interpréter l’influence réciproque des préférences en cause

Nous avons intérêt à connaître ces préférences, car c'est lorsque nous utilisons ces mécanismes préférés que nous sommes le plus à l'aise et donc le plus performant. Nous sommes au contraire “maladroits” sur les autres mécanismes.
    Malheureusement les situations que nous rencontrons peuvent ne pas correspondre à l'exercice des mécanismes préférés de notre cerveau, et nous avons intérêt à nous entraîner à le faire fonctionner aussi selon les modes moins habituels, à devenir, si l'on peut dire, “ambidextres cérébraux”.

    Lorsque nous voulons communiquer, rassembler des données ou faire des choix, résoudre des problèmes ensemble au sein d'une « équipe », (avec nos parents, nos amis, notre compagnon ou notre compagne) chacun d'entre nous a tendance à utiliser ses mécanismes cérébraux favoris, (comme un droitier concevrait plutôt un objet mieux utilisable de la main droite, et un gaucher de la main gauche); il n'y a alors plus communication et interopérabilité entre personnes de préférences trop différentes.!
    Si nous avons les mêmes préférences, la communication, le travail commun sera facile. Plus nous aurons des préférences dissemblables, plus nous aurons de problèmes de compréhension, sauf si chacun d'entre nous, connaissant les préférences de chaque interlocuteur, essaie d'y adapter  son comportement.
    D'où la relative quiétude dans une équipe composée de personnes de formation commune, qu'ils ont choisie et réussie parce qu'ils avaient les préférences adaptées : ils se ressemblent donc quant à ces préférences cérébrales.

    Par contre, si nous avons tous la même façon de recueillir l'information et de choisir, certes nous nous entendrons mieux, mais nous percevrons tous les choses sous les mêmes aspects et nous serons tous aveugles à d'autres, nous serons tous insensibles à certains critères de choix, nous serons tous “malhabiles” et mal adaptés face aux mêmes situations. C'est le revers de la médaille!

    Notons enfin qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise préférence; chacune a ses avantages et ses inconvénients selon les situations dans lesquelles on se trouve.
    Il n'y a donc pas lieu de vouloir cacher ses préférences cérébrales, de même qu'il serait ridicule de vouloir garder confidentielle sa préférence de droitier ou gaucher.
    Il n'y a aucun jugement de valeur dans cette typologie et aucune honte à avoir telle ou telle préférence
    Ce qu'il faut c'est être conscient des forces et des faiblesses de chacune d'elles.

    Certaines de ces préférences cérébrales ont été étudiées au début du 20ème siècle par le psychiatre suisse Carl-Gustave JUNG (1921), puis dans les années 50 à 80 par deux psycho-sociologues américaines mesdames MYERS et BRIGGS (1942), relayées par d'autres chercheurs et médecins et, en France, depuis 1985, par Pierre CAUVIN et Geneviève CAILLOUX, sous le nom de MBTI (Myers-Briggs Types Indicator), qui a été utilisé aux USA sur plusieurs millions de personnes, par les conseillers matrimoniaux  et dans les entreprises pour faire de l'orientation professionnelle et de la cohésion d'équipe.
    Pour l'utiliser moi-même en entreprise et avec des chômeurs, j'ai francisé le MBTI qui se sert de notations américaines, j'ai simplifié les notions pour les rendre compréhensibles aux personnes qui n'ont pas encore l'expérience d'un métier ou qui n'ont pas une culture suffisante, et je lui ai adapté la notion de perception immédiate émotionnelle, développée par un psychologue américain Plutchik.
    Puis pour l'utiliser avec des adolescents j'ai rajouté des notions issues d'une théorie américaine Big five d'Allport et Cattel qui décrit la personnalité en 5 traits principaux, et d'autres qui découlent des recherches sur le fonctionnement de nos centres de récompense dont je vous ai déjà parlé et de travaux de psychologie sociale. J'ai donc ajouté les notions d'optimisme/pessimisme, de tolérance et de sensibilité aux influences externes.
    Ces notions m'ont souvent permis de montrer à mes correspondant(e)s les raisons de leurs problèmes avec leurs parents, petit(e) ami(e) ou camarades ou de certains de leurs comportements dans des situations difficiles.

    Des cabinets de recrutement utilisent ces théories dans des batteries tests très complexes, dont les premiers ont été le GORDON américain et le 16PF, les plus connus en France étant maintenant SOSIE, GOLDEN et PAPI.
    J'ai eu l'occasion lorsque je travaillais en entreprise, d'utiliser certains de ces tests, mais cet emploi est complexe, d'une interprétation difficile et assez tournée vers le recrutement ou l'orientation professionnelle.
    Personnellement je ne l'utilise pas ces notions de préférences cérébrales sous forme de tests, mais dans une réflexion avec mon interlocuteur quant à sa personnalité ou celle de ses proches.
    Par ailleurs il faut souligner qu'il n'y a pas dans les préférences cérébrales, de classement dans une population comme il y en a dans les autres tests, et qu'il n'y a pas de bonne et de mauvaise préférence, chacune ayant avantages et inconvénients, comme je l'ai dit plus haut.
    Il n'y a donc pas de « jugement de valeur », mais une simple clarification de sa personnalité et de son comportement dans certaines situations.

Mardi 23 février 2010 à 8:14

Préférences cérébrales

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   Plusieurs de mes correspondantes me posent des questions sur les “préférences cérébrales” car c’est un excellent moyen de mieux comprendre sa personnalité. J’expliquerai ce que c’est et comment on peut s’en servir.
    Mais c’est assez long à expliquer et donc je vais y consacrer une quinzaine d’articles, mais pour ne pas trop vous fatiguer, j’intercalerai d’autres sujets, certains sérieux, certains humoristiques.
    Aujourd’hui ce sera plutôt un préambule, pour que vous compreniez mieux la suite des articles.


    Lorsque nous utilisons nos mains pour mener une action, (c'est à dire nos muscles et tout le mécanisme de commande neuro-cérébral), nous avons une préférence innée : à notre naissance, l'organisation de notre cerveau fait que nous sommes “droitier” ou “gaucher”. C'est une préférence de notre cerveau qui commande nos gestes des mains, les centres correspondants (sur le dessus du crâne) de l'hémisphère gauche étant davantage utilisés chez un droitier et ceux de l'hémisphère droit chez un gaucher (et/ou la transmission se faisant mieux entre ces centres et les autres centres et le système nerveux associés).
    Personne n'ignore sa préférence manuelle naturelle et nous utilisons tous cette préférence, de façon quasi automatique, c'est à dire la main la plus adroite.
    Cette préférence n'est pas une tare! Un droitier et un gaucher peuvent être aussi adroits l'un que l'autre, sauf si les objets à saisir ont été spécialement conçus pour être pris de la main droite ou gauche, car cela restera toujours plus difficile de manier un outil, conçu pour l'usage exclusif d'une de nos mains, (paire de ciseaux ou écriture), avec celle pour laquelle cet outil n'a pas été fait..
    Par ailleurs un droitier peut améliorer l'adresse (ou diminuer la maladresse!) de sa main gauche (et vice versa pour le gaucher). Le barreur d'un voilier doit impérativement savoir barrer de chacune de ses mains selon l'amure sous laquelle il se trouve. Il y a des personnes presque ambidextres.
    Nous avons cependant besoin le plus souvent de nos deux mains (essayez donc d'applaudir ou de tenir fermement un gros colis d'une seule main!).
    Essayez aussi de croiser vos bras : en général le droitier met le bras droit par dessus le gauche et le gaucher l'inverse. Essayez si vous êtes droitier de faire l'inverse, comme un gaucher. Vous verrez que cela n'est pas si facile, mais plus lent et il faut faire attention car l'automatisme n'est pas acquit.
    Vous constatez bien là ce qu'est une préférence et la préférence inverse : on peut se servir des deux, mais l'une est plus naturelle que l'autre.
    Il est moins connu que nous avons une préférence pour l'un de nos deux pieds pour tirer un ballon dans un but, ou prendre appel pour un saut, et que nous ne pouvons bien viser que d'un oeil, le droit ou le gauche selon les personnes. Ce sont d'autres préférences innées.

    Notre cerveau lorsque nous pensons, a aussi ses préférences naturelles innées de fonctionnement, notamment en matière de prise d'information, de prise de décision, de l'importance relative que nous attachons à chacune de ces deux types d'actions, et quant au milieu qui focalise notre intérêt : le milieu extérieur ou celui de nos pensées, mais aussi en ce qui concerne notre sensibilité émotionnelle, notre sensibilité au stress, l'importance que nous accordons à nos désirs et la tolérance que nous avons des pensées des autres..
    Ces préférences sont innées, (mais pas forcément héréditaires), et sont liées à la formation initiale de notre cerveau. Mais l'éducation et un effort personnel, peuvent permettre de développer les domaines non préférentiels. L'expérience que nous apporte la vie influe également sur elles.
    Il n'est pas possible de donner une correspondance entre ces préférences et le fonctionnement du cerveau, car elles correspondent à un “comportement” de l'individu, qui met donc en jeu tout le cerveau, mais je donnerai par la suite quelques pistes à ce sujet.

    Pour chaque catégorie de préférences que nous allons étudier, nous aurons affaire à deux préférences “antagonistes” (comme être droitier ou gaucher) correspondant à des modes d'action (se servir de la main droite ou gauche), dont l'un sera préférentiel (la main droite pour le droitier), c'est à dire que nous nous en servons plus souvent, plus facilement et en général avec un meilleur résultat.
Mais nous nous servons aussi, mais moins souvent et moins bien, du mode d'action opposé (le droitier se sert aussi de sa main gauche).
    L'autre mode non préférentiel, est peu ou relativement assez développé et donc plus ou moins utilisé, selon les individus, leur formation, leur environnement et l'entraînement qu'ils ont pu acquérir au cours de leur vie, (et donc leur âge), mais il reste moins naturel, plus laborieux et moins performant que le mode préféré.
    Ces préférences sont donc moins nettes chez un adolescent que chez un adulte, car l'adolescent n'a pas eu le temps encore de se perfectionner dans l'usage de son mode d'action préféré et encore moins le temps de s'entraîner à utiliser le mode antagoniste.

    Il est possible de décrire ces préférences en termes simples, à la portée de toute personne ayant une formation secondaire, et cela sans l'emploi d'un vocabulaire de médecine ou de psychologie, toujours ésotérique pour les non-spécialistes.

  
  C'est ce que je ferai dans de prochains articles, mais dans celui de demain je vous donnerai un premier aperçu de l'utilisation de ces préférences cérébrales

Lundi 22 février 2010 à 8:38

Photos, photos comiques

Les noms de rues ou de lieux-dits, sont très divers, quelques fois poétiques. 
Près de chez moi, au Plessis Robinson, je trouve la "rue du loup pendu" et la "rue de l'étang de l'écoute s'il pleut".

Voici quelques plaques originales :

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Je me demande de quand date celle-ci :




http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/appelationcontrolee463354.jpg














D'autres sont énigmatiques




http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/voiemuet463350.jpg











L'orthographe est parfois incertaine :






http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/liberte242331.jpg






Les affichages un peu contradictoires   




http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/nomrueose467403.jpg









ou même un nom de rue pas très poli !




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et je vous garantis que celle ci existe près de la petite ville d'Arnac, avant d'arriver à Limoges !
Ce n'est pas très engageant; je n'ai pas osé y aller !




Dimanche 21 février 2010 à 8:27

Biologie, santé.

    J’ai eu l’occasion d’écouter une conférence du docteur Yves Juillet, dont l’activité est très importante au niveau du contrôle de l’industrie pharmaceutique et de l'autorisation de mise sur le marché des médicaments.

    Parmi les planches qu’il nous a projetées, certaines m’ont frappé, car elles montrent combien notre monde est injuste et qu’il y a encore beaucoup à faire au niveau des organisations mondiales pour avoir plus d’égalité.

    Je vous montre ces deux planches car ces informations sont peu connues et les médias se gardent bien de les montrer (origine OMS).
    La première montre les causes de 58 millions de décès en 2005.
On voit en rouge ceux dûs en partie aux mauvais soins et à la malnutrition dans les pays pauvres, et sinon l’énorme part du cancer et des maladies cardiovasculaires dans tous les pays.

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    La seconde planche montre les causes de décès, hors accidents, guerres, cancer, malnutrition, maladies cardiovasculaires, et diabète. Ce sont les principales autres maladies.
    On voit sur la planche la différence entre pays riches et pays pauvres.
    On se dit que d’une part les maladies respiratoires devraient être mieux soignées, mais que surtout si on faisait un plus grand effort dans le domaine des médicaments et des soins pour les pays pauvres, on devrait peu à peu ramener cette mortalité au niveau de celle des pays riches.
   
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    Mais il faudrait faire parallèlement un effort pour nourrir ces personnes que l’on aura sauvées.
    Il reste bien du travail utile à faire sur cette terre dominée par les financiers.
   

Samedi 20 février 2010 à 8:36

Actualité

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     Je demande à Maud de m'excuser; je ne voulais pas copier sur elle. J'avais écrit cet article hier matin, (car j'aime bien écrire mes articles la veille de leur parution) et en allant voir hier après midi son blog, je me suis aperçu qu'elle avait traité de ce sujet. Mais je n'ai pas renoncé à donner quand même mon opinion et je le publie donc, bien qu'il dise en partie la même chose que Maud.

    Je suis indigné de ce que les journalistes ont dit au journal télévisé  à propos du voyage de notre président à Haïti et si ce qu’ils disent est vrai, quant aux propositions que Nicolas Sarkozy a faites au président haîtien.
    Lorsqu’il subventionne à l’étranger des opérations, il ne faudrait pas oublier que ce n’est pas avec son argent personnel, mais avec celui des contribuables français.

    Que l’on aide les haïtiens dans leur malheur immense, j’en suis tout à fait d’accord. C'est une solidarité normale et nécessaire.
    Qu’on les aide à reconstruire leur pays, d’accord aussi; ils en ont bien besoin.
    J’admets aussi que l’on fasse comme les américains, puisque ce sont les finances françaises qui payent cette aide, que les travaux correspondants soient alors attribués à des entreprises françaises utilisant de la main d’oeuvre locale et n'aille pas enrichir les entreprises anglo-saxones.
   
    Par contre j’ai été choqué que l’aide de la France soit  destinée à reconstruire le palais présidentiel, alors qu’il y a plusieurs centaines de milliers de sans-abris. Cela me paraît indécent et je ne comprends pas qu'on ose proposer cela.
  

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    Je comprends qu’à la rigueur, on ait des difficultés à financer la reconstruction de simples maisons individuelles, mais par contre il y aurait des travaux plus urgents que le palais présidentiel de prestige, ne serait ce que la reconstruction d’écoles ou de l’hôpital Fleury ou d’hôpitaux plus petits. (ces deux photos)

  
  Le “bon sens”  de nos grands parents, pourtant souvent bien moins instruits, n’existe plus, même parmi nos dirigeants !

Vendredi 19 février 2010 à 8:24

Notre cerveau : intelligence; langage

Aujourd’hui je vais un peu exciter la susceptibilité de mes correspondants, toujours en parlant du domaine de l’intelligence.IoI
    Savez vous que ce sont les femmes qui sont les “vestales biologiques” de l’intelligence.?
    Cela mérite quelques explications quand même !
    Ces explications sont principalement tirées des études de Horst Hameister, professeur de génétique et chercheur à l’université d’Ulm.

    Un petit rappel préalable de génétique très simple :
    Les femmes et les hommes ont, dans chacune de leurs cellules, 23 paires de chromosomes dont deux chromosomes dits “sexuels” car ils déterminent le sexe de l’enfant.
    Les femmes ont deux chromosomes X, tandis que les hommes    un seul chromosome X et un chromosome Y.       
    Le chromosome Y, de petite taille, intervient principalement dans la régulation du développement sexuel de l'homme. Il ne contient qu'une quarantaine de gènes.    
    Le chromosome X, au contraire, est un chromosome de longueur presque normale, portant environ 1 200 gènes.
    Au moment de la production des gamètes, chacune d’entre elle ne contient plus qu’un chromosome de chaque paire et l’oeuf fécondé reçoit donc à nouveau 46 chromosomes, 23 provenant du père et 23 de la mère.
    Si l’homme a transmis à l’enfant son chromosome X, c’est une fille et s’il a transmis son chromosome Y, c’est un garçon.
    Pour ceux et celles qui ont été au lycée, cela n’est qu’un petit rappel de SVT   

    Les facultés intellectuelles dépendent d'une multitude de facteurs, dont l'environnement familial, l'éducation reçue et le patrimoine génétique.
    Ce dernier aspect est encore mal connu, mais on sait que certains gènes sont indispensables au développement intellectuel normal. Si de tels gènes subissent une mutation dans l'ovule fécondé, l'enfant risque de souffrir d'une déficience intellectuelle.
    Par ailleurs, les gènes de l'intelligence sont répartis différemment chez les femmes et chez les hommes.
    De tels gènes sont localisés sur le chromosome X, le chromosome sexuel féminin. Ces gènes sont effectivement environ quatre fois plus fréquents sur le chromosome X que sur les 44 autres chromosomes de l’être humain.

    Une femme a deux copies du chromosome X, un homme une seule, ce qui explique une observation établie depuis des siècles : il y a bien plus d'hommes que de femmes atteints de déficiences intellectuelles. Rien d'étonnant à cela, dans la mesure où les femmes ont deux chromosomes X : même si des gènes portés par l'un des deux chromosomes sont défectueux, l'anomalie peut être compensée, totalement ou en partie, par les gènes homologues portés par le chromosome sain.
  http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/QIHomfem.jpg  Si les gènes présents sur le chromosome X déterminent réellement certains traits de l'intelligence, alors une combinaison très favorable de ces gènes sur l'unique chromosome~, de l'homme devrait lui conférer une intelligence supérieure. Au contraire, chez une femme, la supercombinaison, pour être efficace, devrait être reproduite sur ses deux chromosomes, ce qui est moins probable. Il devrait y avoir plus d'hommes intellectuellement déficients,. mais également plus d'hommes supérieurement intelligents.
    Effectivement la répartition des QI des hommes (en bleu) et des femmes (en rouge) montrent que la courbe de Gauss correspondant aux hommes est plus étalée: on trouve plus de valeurs extrêmes (très supérieures à la moyenne ou très inférieures) que chez les femmes.   

    Il est intéressant d’examiner les liens entre l’évolution et cette prédominance du chromosome X en matière d’intelligence.
    Pourquoi le chromosome X contient-il tant  de gènes responsables des capacités cognitives?
    Horst Hameister pense qu'il aurait accéléré l'évolution de l'espèce humaine. L'évolution de l'homme à partir des anciennes lignées de singes, résulte en grande partie de son intelligence, et elle a été très rapide au cours des deux derniers millions d'années.
    Cette rapidité peut s'expliquer si l'on considère que les gènes responsables du développement du cerveau sont concentrés sur le chromosome X : dès qu'une combinaison favorable de gènes de l'intelligence est présente sur un exemplaire du chromosome X, l'individu mâle qui en est doté jouit de cet avantage, et est sélectionné. L'espèce conserve ainsi cet acquis et le transmet aux générations ultérieures.
    Ce schéma simple est séduisant, mais il demande cependant une condition : que la femme choisisse son partenaire en fonction de son intelligence et non de sa force et de sa beauté.
    J’avoue qu’en écoutant les chagrins d’amour de certaines de mes guenons, je suis assez sceptique sur ce point, mais après tout ce ne sont que des amourettes (je sens que je vais recevoir pleins de mails furieux !! IoI)
    Il semblerait donc que nous devions notre intelligence à des femmes ayant peuplé l'Afrique il y a plusieurs millions d'années, et qui ont commencé à choisir leur partenaire partiellement en fonction de leurs capacités intellectuelles.

    Pour compléter maintenant ce que je vous ai dit initialement en matière de SVT, sur l’héritage par chaque gamète d’un seul jeu de chromosomes (23) et ses conséquences en matière d'intelligence.
    Avant de se séparer pour être attribués à des ovules, les chromosomes féminins X se croisent et s'échangent des fragments d'ADN Des «gènes d'intelligence», initialement répartis sur deux chromosomes, peuvent ainsi se retrouver, après recombinaison, localisés sur un même chromosome X.
. La mère peut alors transmettre une « super-combinaison » particulièrement avantageuse à sa descendance, ce qui confère une intelligence supérieure à son fils. En revanche, sa fille, même si elle reçoit la supercombinaison, aura un second chromosome X, issu du père, qui sera probablement « normal» : l'effet de la super-combinaison en sera atténué.
    À la génération suivante, le fils à l'intelligence supérieure transmettra la supercombinaison de son chromosome X exclusivement à ses filles, mais jamais à son fils. (voir schéma ci dessous)

    Voilà pourquoi les femmes sont les vestales de notre intelligence !


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