Lundi 8 février 2010 à 9:09

Contraception, condition féminine

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    J’ai commencé hier des articles sur la contraception et l’IVG et cela m’a valu déjà plus d’une dizaine de mails. Je n’y répondrai pas tout de suite, je vais finir mes articles et attendre d’autres éventuels mails ou commentaires à leur sujet.

    Je disais d’abord que je trouvais que les connaissances sur la physiologie sexuelle et hormonale et sur la contraception étaient relativement sommaires.
    J’ai l’impression que les cours qui devaient être faits au collège et au lycée sont souvent tombés en désuétude.
Ce n'est pas général, mais c'est assez fréquent.
    Le pire c’est que lorsqu’on discute avec les parents, ils n’ont pas l’air beaucoup plus calés que leurs enfants. Pas étonnant qu’ils n’en fassent pas l’éducation.
    Je ne vais pas recommencer un article à ce sujet et je renvoie aux trois articles que j’ai faits en juillet 2008 dans la catégorie “contraception”.
    Simplement quelques remarques :
    - on peut expliquer très simplement la physiologie et les réactions hormonales; cela n’a rien de gênant ni de honteux, pas plus que d’expliquer le processus de digestion : c’est du SVT et je ne vois pas pourquoi cela choque certains parents. Ce n'est pas parce que ces cours auront lieu que vos enfants "sauteront plus vite le pas" et par contre votre fille risquera moins de tomber enceinte.
    L'attitude qui consiste à dire qu'il faut rester chaste est arrièrée. Lorsque les moeurs ont évolué, il faut s'y adapter en essayant que cela se passe le mieux possible, mais il est illusoire de rester en arrière : vous passeriez vous aujourd'hui d'électricité, de télévision, de CD et DVD, d'ordinateur et de téléphone, ou de matières plastique ? Quand j'étais gosse, seule l'électricité existait et pas partout.
    - il faut expliquer aux garçons également le cycle féminin. Cela éviterait de proférer des âneries indignes d’un jeune intelligent de 15 ans, du genre : “une fille ne risque pas d’être enceinte à son premier rapport”. Il faut aussi leur expliquer le plaisir féminin. Cela leur éviteraient, à eux qui souvent ne voient cela qu'à travers les films pornos, dese conduire comme un hussard et une brute, et de s'étonner que sa partenaire n'éprouve pas de plaisir.
    - il faut expliquer aux filles les risques d’oublis de la prise de pilule et ce qu’il faut faire. La pilule du lendemain est totalement méconnue et pourtant cela vaut mieux qu’une IVG.
    - quand j’étais jeune il n’y avait pas de pilule, et pour avoir des préservatifs il fallait une ordonnance médicale et l’autorisation des parents si on n’avait pas 21 ans, âge de la majorité. Cependant nos parents donnaient souvent à leurs enfants une certaine éducation certes réduite, en matière de sexe et de précautions.
Les médecins militaires le faisaient aussi au service militaire.
    Paradoxalement aujourd’hui où les moeurs sont beaucoup plus libres, j’ai l’impression qu’il y a une grosse lacune dans ce domaine.
    - Il n’est pas toujours facile, pour des raisons de timidité, de finances et parfois de comportement des pharmaciens, d’obtenir une contraception. C’est là où les parents sont fautifs. Ils devraient systématiquement envoyer leurs ados filles chez le gynéco pour un “entretien”, même et surtout si elles n’ont pas encore de petit ami. Le médecin peut l’informer et voir avec elle quel serait , lorsqu’elle en aura besoin, le meilleur mode de contraception.
    - Il n’est pas normal que l’on n’apprenne pas aux jeunes à se servir d’un préservatif et des problèmes que peut soulever son emploi. Cela devrait faire partie des cours. Bien sûr je ne prône pas des travaux pratiques
    Je connais une de mes jeunes “guenons” qui se dévoue pour cela auprès de ses copine et utilise comme “mannequin” un gros poireau du supermarché !
    - si on a des problèmes, se rappeler que dans beaucoup de lycées il y a une infirmière et que dans les villes il y a un planning familial ou un organisme associatif analogue, qui ne juge pas et  conseille.
    - je déplore l’attitude peu responsables de certains garçons qui disent à leur petite amie de se débrouiller pour prendre la pilule et ne veulent pas utiliser de préservatif.
    Je constate aussi que l’attitude des gens vis à vis d’une jeune qui se retrouve enceinte n’est pas normale et même souvent cruelle.
    - c’est vrai que la jeune ado a souvent peur d’en parler à ses parents.
    - mais ceux ci devraient penser qu’il y a urgence et que le moment n’est pas venu de lui faire la leçon et des reproches; Il faut la tirer d’affaires de cette situation. On pourra toujours lui en reparler ensuite, mais elle a plus ensuite besoins de conseils que de reproches.
    - le petit ami ou le compagnon n’est guère raisonnable non plus. Dans la plupart des cas que je connais il a dit à son amie de se débrouiller pour “faire passer cela”. Dans d’autres cas au contraire il était heureux de la situation mais complètement immature, ne pensant à cet  enfant  que comme à un jouet et ne se préoccupant pas des problèmes que cela poserait notamment à son amie, tant sur le plan études que financier.
    Et je ne parle pas de cas que j’ai connus où le petit copain a tout simplement laissé tomber sa petit ami
    - et ce qui m’a le plus exaspéré, c’est l’attitude de certaines femmes qui ont été dire à l’ado enceinte que c’était une punition pour avoir couché avec son petit ami avant le mariage, que c’était bien fait pour elle et qu’elle n’avait qu’à en subir les conséquences.!

    Enfin je trouve qu’actuellement il n’y a pas grand chose de fait pour aider les jeunes qui se retrouvent dans cette situation pour les aider à prendre très rapidement une décision et pour ensuite l’aider à pouvoir la mettre en oeuvre. Trop souvent les gens voudraient que l’ado prenne la décision qui est la leur à eux et pas celle de la personne en cause.
    Je sais que l’ado est à ce moment très perturbée et souvent ne sait pas quoi faire. Mais il faut l’aider à trouver de façon raisonnable et logique les conséquences des deux décisions possibles (IVG ou garder l’enfant) et en rester le plus possible aux faits, aux conséquences pratiques, et quand on est bien obligé de parler de sentiment ou de morale, ne jamais juger et ne pas exposer les arguments par rapport à sa propre morale, mais essayer de faire dire à l’ado comment elle voit cet aspect moral et respecter alors ses convictions.
    Le problème c’est finalement de s’assurer qu’elle a pu rapidement envisager presque toutes les conséquences de son acte et donc ne pas prendre une décision en ayant négligé beaucoup de points, ce qu’elle regrettera ensuite.

    Par contre il faut expliquer aux jeunes que l'IVG n'est qu'un dernier recours et ne remplace pas la contraception.

    Un dernier conseil à celles qui, par désespoir parce qu’elles aimaient leur petit ami et que celui ci se lassaient d’elles, arrêtent exprès la pilule pour tomber enceinte. Cela ne retiendra jamais votre petit ami, au contraire.
    Il vaudrait mieux lui faire croire que vous êtes enceinte sans que vous le soyez réellement, mais je n’ai jamais vu cette manoeuvre réussir non plus.

Dimanche 7 février 2010 à 9:56

Contraception, condition féminine

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    J’écoutais à la télé et je lisais sur internet des commentaires du rapport sur la contraception et les IVG.
    Ses conclusions ne m’étonnent pas et il serait temps de réagir.


    Il m’arrive assez souvent qu’on me demande des explications en matière de contraception et j’avais fini par faire quelques articles simples sur mon blog, à l'été 2008.
    J’ai aussi essayé d’aider quelques jeunes qui n’avaient pas pris de précautions suffisantes et qui se trouvaient soit face à la décision de faire ou non une IVG, soit qui, après l’IVG, (qui prise très tôt au plan physiologique n’est pas très pénible), se trouvaient face à un grand traumatisme psychologique, car c’est souvent l’une des conséquences que l’on sous-estime ou même que les gens qui ne savent pas, nient. Les hommes ne savent pas ce qu’est ce choc psychologique, et les femmes adultes le ressentent le plus souvent beaucoup moins qu’une adolescente ou qu’une jeune d’une vingtaine d’années.

    Mon opinion personnelle est que jusqu'à une douzaine de semaines le cerveau de l’embryon n’est pas vraiment formé (c'est la limite légale de délai de l'IVG : 14 semaines
après les dernières règles) et que avant 5 mois, le foetus ne peut vivre et que donc ce n’est pas encore un enfant . Et que par ailleurs si la personne ne veut pas ou ne peut pas garder cet embryon, il vaut mieux faire l’IVG dans les six premières semaines car ce n’est alors physiologiquement  pas trop pénible car c’est une pilule chimique qui le déclenche et la conséquence est analogue à des règles importantes. Après 5 semaines (7 semaines après les dernières règles), par contre il faut une intervention chirurgicale, certes bénigne, mais qui nécessite une surveillance plus grande et une hospitalisation.
    Mais cela c’est l’aspect physiologique, et le problème psychologique est tout autre et n’a guère de rapport et très différent d’une personne à l’autre. D'autre part ce ne sont pas mes opinions qui comptent mais celles des personnes que j'essaie d'aider.

    Dans ce domaine psychologique chacune de mes correspondantes peut avoir des raisons différentes que je respecte, et qui peuvent influer sur sa décision et surtout sur ses conséquences.
    Il y a d’abord évidemment les circonstances qui l'a faite tomber enceinte, et notamment l’attitude et la réaction de son petit ami ou de celui avec lequel elle vit.
    Il y ensuite, son âge, ses relations avec ses parents, avec la famille.
    Et puis bien évidemment les problèmes matériels : finances, études, conditions de vie.
    Pour certaines ce sont des raisons morales et/ou religieuses que je respecte tout à fait, mais qui évidémment, les font se sentir coupables si elles ne peuvent vraiment pas garder l’enfant.
    Mais même lorsque pour certaines ces raisons n’interviennent pas et qu’elle n’ont absolument pas l’impression de détruire une vie, il ne faut pas croire qu’il n’y a pas de traumatisme. Toute femme même très jeune a l’amour maternel ancré en elle et l’envie d’un enfant, le sentiment que c’est une partie d’elle, que c’est elle qui le fabrique, qui lui donnera vie, et lors d’un IVG, cela entraîne forcément une blessure au plan sentimental profond.
    Et puis si ce n’est pas un incident de parcours, mais qu’elle aimait vraiment celui avec qui c’est arrivé, elle a l’impression qu’elle détruit un lien entre eux deux, que c’est quelque chose qui n’aboutit pas.

    Ma première conclusion c’est qu’il vaut mieux une bonne contraception qu’un IVG, et que celui-ci n’est que le recours ultime à éviter le plus possible.
    Ce n’est pas dans mon propos un jugement de valeur, mais une simple constatation des faits.
    Une bonne contraception vaut mieux qu’un avortement quelles que soient les idées éthiques ou religieuses qu’on puisse avoir.
    C’est physiologiquement et psychologiquement évident.

   
Ce que je constate et dont je reparlerai dans mon article de demain c’est :
    - d’abord que les connaissances des jeunes en matière de physiologie et de contraception sont très insuffisantes. Les parents et le lycée sont le plus souvent très déficients dans ce domaine.
    - que les moyens de pouvoir se procurer des moyens de contraception sont insuffisants et difficiles parfois et que les garçons n’ont pas toujours une attitude raisonnable dans ce domaine, vis à vis de l'emploi des préserbatifs.
    - que le petit ami ou le compagnon a souvent une attitude très irresponsable vis à vis de sa compagne enceinte et que le manque de soutien et d’aide est souvent flagrant et très traumatisant.
    - que malheuresement l’aide que devraient apporter les parents n’est souvent guère meilleure, mais la jeune en cause a souvent peur de leur en parler.
    - qu’il n’est pas facile de trouver les bonnes portes pour pouvoir pratiquer l’IVG avant les 7 semaines. Si certains médecins (surtout des femmes) font très bien leur travail de médecin, quelles que soient leurs propres opinions morales, d’autres médecins veulent imposer aux jeunes en détresse leurs propres convictions et refusent l’IVG ou mettent en jeu tous les obstacles possibles et je trouve cela indigne du serment d’Hippocrate et que c'est de l’intolérance pure et pour certains de l’intégrisme religieux.
    Dans un domaine aussi délicat et sensible, se permettre de juger la conduite d’autrui est intolérable, d’autant plus que cette personne est en détresse et a besoin d’aide. De quel droit croire que l’on détient la vérité au point de l’imposer à l’autre au mépris de sa liberté ?
    En fait on devrait leur reprocher un manque d’assistance à personne en danger, exactement comme s’ils refusaient de secourir un accidenté.

Samedi 6 février 2010 à 8:47

Photos, photos comiques

Aujourd'hui, quelques photos insolites sans thème particulier, juste pour le plaisir :


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Ce défilé digne du 14 juillet sur les Champs Elysées.

Les troupeaux d'oies et de canards de Dordogne sont toujours impressionnants.

Je me souviens quand j'étais petit, avoir fait face à plusieurs dizaines d'oies hurlantes et menaçantes et les coups de bec, voire les pincements cela fait mal.

J'avais dix ou onze ans et je prenais un bâton pour me défendre!



























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    Voici un petit chien qui fait un concours d'obstacles !

    Enfin on m'a dit que c'était un chien, mais je ne connais pas sa race.
Il vit dans un village où il n'y a pas de coiffeurs


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    Par contre ce chat en a trouvé un, un coiffeur, mais cela n'a pas l'air de le réjouir !







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    Et pour terminer ce sac à dos que je recommande à mes correspondantes qui ont peur des insectes.
Cela les aguerrira !
    Cela me rappelle aussi mon enfance, quand j'élevais ces vraies bestioles : les lucanes ou cerfs-volants. Cela fait un bruit extraordinaire en volant.
Et c'est excitant quand cela va se poser sur le bureau de l'institutrice.!

Vendredi 5 février 2010 à 8:19

Vue, ouïe, toucher...

    Je viens de lire sur une revue de médecine un article qui pourrait aussi intéresser ceux ou celles d’entre vous qui aiment la biologie.
    C’est une étude faite en 2002 par l’équipe de Daniel Cook à l’Université de Washington.
    Il s’agit d’expliquer comment notre cerveau permet de savoir d’où vient un bruit, un son, perçu par nos oreilles.

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    Si un son vient par exemple, de la gauche du visage (onde bleue), l'oreille gauche envoie un signal nerveux au cerveau une fraction de milliseconde avant l'oreille droite.
    Si le son vient de face (onde rouge), les signaux, partant au même instant des deux oreilles
   
Ces signaux vont être interprétés par une série de centres successifs qui sont décrits dans les schémas ci-dessous que j'ai pris dans un autre article.
    Et je vais vous parler en particulier des "neurones sentinelles"




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  Les centres primaires sont au niveau du tronc cérébral. Ils font une première interprétation des sons, et modulent en partie la réponse en fréquence de la cochlée (voir mon article sur l’oreille et l’ouïe). Ils font une analyse physique des signaux en temps, amplitude et fréquence.
    Le centre secondaire du cortex fait ensuite l’interprétation “intelligente" des sons et leur reconnaissance.





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      Nous allons examiner ce qui se passe au niveau du “noyau olivaire” du tronc cérébral, dans lequel certains neurones particuliers sont chargés du repérage en direction du son : nous les appelerons des “neurones sentinelles”

    Ces neurones mesurent l'écart temporel qui sépare la réception du son par les deux oreilles. Cet écart est très faible, inférieur à une milliseconde, mais plus important pour un son venant de côté que pour un son venant de face.
    Pour évaluer cet écart, dans tous les cas il faut des neurones sachant évaluer la coîncidence de deux signaux électriques ;: ce sont les “neurones sentinelles” du noyau olivaire.
    Quand un son retentit de côté, une oreille, par exemple la gauche, le reçoit avant l'autre. Cette oreille envoie un signal électrique avec un temps d'avance, vers le noyau olivaire. Ce signal se propage le long millions de fibres nerveuses.
    Une fraction de milliseconde plus tard, le son touche l'oreille droite et provoque un autre signal électrique, venant de la droite, qui se propage aussi se propage le long de millions de fibres nerveuses, vers le même centre.

  http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscaricaturesimages1/Photoscaricaturesimages1/Photoscaricaturesimages1/Photoscaricaturesimages1/Cerveau1/sentinelles.jpg  Les deux signaux se rencontrent  en des milliers de points sur des neurones sur le parcours des fibres nerveuses, mais en général ils n’arrivent pas en même temps.
    Mais les longueur des fibres n’étant pas les mêmes selon chacun de ces neurones sentinelles, les temps de propagatioins sont différents d’un neurone à l’autre selon sa position, et il y aura un neurone pour lequel la différence de longueur des fibres où circulent les deux signaux est telle qu’elle compense exactement l'avance prise par le premier signal au départ de l'oreille gauche et le retard pris par le signal à l’oreille droite.
    Les deux signaux arrivent en même temps et, à cet endroit, le neurone s'active pour signaler qu'un événemeni en coïnincidence a eu lieu. Ce neurone est toujours activé par un son venant de la même direction.  C'est un neurone sentinelle !
     Sur la figure, on montre que c’est le neurone “bleu” qui détecte un signal venu de gauche, le neurone “rouge” un signal venue de droite, et le neurone “jaune” un signal venu de face.

    Ce fonctionnement pourrait être perturbé si un signal sonore perçu par une seule des deux oreilles était suffisamment intense pour activer le neurone sentinelle à lui tout seul. Tous les neurones sentinelles s'activeraient, et il serait impossible de dire de quelle direction provienait le son.
    Mais  le signal nerveux est transmis de façon imparfaite d'un neurone à l'autre  et  l’intensité du signal est réduite  par ce transport (de la même façon que les signaux internet s’atténuent dans un cable électrique coaxial; les neurobiologistes appellent cela la “dépression synaptique)
    Au bout de quelques millisecondes de transport même un signal très puissant se trouve réduit de façon importante et il faut que les deux signaux des deux oreilles se conjuguent  pour activer le neurone sentinelle.

   La nature est bien faite n'est ce pas !

Jeudi 4 février 2010 à 8:05

Biologie, santé.

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    J’ai eu le "malheur" dans un précédent article, d’écrire que le cerveau utilisait de l’énergie apportée par l’ATP : “l’adénosine triphosphate”. Alors évidemment on me demande quel est ce processus.
    Je vais essayer de vous l’expliquer simplement, presque sans faire de chimie.




    Que se passe-t-il quand on pense ?
    Des neurones s'activent et consomment de l'énergie.
    L’énergie consommée par le cerveau représente 20% de l’apport    calorique quotidien chez l'adulte, et 60% chez le nourrisson. Elle est dépensée là où les neurones “dialoguent” entre eux.
    On visualise l'activité cérébrale en repérant les zones les plus irriguées dans le cerveau, le sang véhiculant l’oxygène et le glucose, nécessaires à cette consommation d’énergie et le débit sanguin augmentant en fonction des besoins d’échanges entre neurones.

http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscaricaturesimages1/Photoscaricaturesimages1/Photoscaricaturesimages1/Photoscaricaturesimages1/Cerveau1/ATP1.jpg    En fait les cellules des animaux (et de l’homme et pas seulement les neurones) utilisent un mécanisme chimique analogue assez complexe mais que je vais résumer fortement sans examiner le mécanisme détaillé intermédiaire.
    Elles utilisent ce fameux ATP dont la structure est donnée sur ce schéma et pour simplifier nous appelerons “adénosine” l’ensemble adénine + ribose. Celle ci est liée, soit à deux phosphates (P) par des liaisons fortes et il s’agit alors d’ADP (adénosine di-phosphate), soit à trois phosphate mais la troisième liaison est faible : c’est l’adénosine triphosphate ATP.

    Grâce à des enzymes spécifiques présentes dans les cellules, celles-ci transforment en permanence l’ADP en ATP en utilisant glucose et oxygène :
glucose (C6H12O6) + 6 oxygènes (O2) + 36 ADP + 36 phosphates donne 6 CO2 + 6 H2O + 36 ATP
    Le gaz carbonique et l’eau produits sont évacués par le sang. qui amène glucose et oxygène (fixé sur l’hémoglobine);
    Ce mécanisme s’appelle la “respiration cellulaire”

    A l’inverse l’ATP va ensuite se retransformer en ADP en libérant de l’énergie que la cellule va utiliser pour des réactions chimiques diverses, et notamment pour les neurones celles qui permettent de réguler les échanges d’ions qui créent l’influx nerveux, et de synthétiser les neurotransmetteurs.
    Ce processus est schématisé ci dessous.

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    Vous savez maintenant ce qu’est l’ATP, mais qui régule cette transformation, autrement dit, qui relie la pensée à la circulation sanguine ?

http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscaricaturesimages1/Photoscaricaturesimages1/Photoscaricaturesimages1/Photoscaricaturesimages1/Cerveau1/250pxAstrozyt.jpg    Des cellules “étoilées” particulières, les “astrocytes”
, situées entre les neurones et les artères, en contact avec les capillaires sanguins grâce à leurs “pieds astrocytaires” transmettent les besoins des neurones.
    Les astrocytes sont des plaques tournantes des ect%anges métaboliques du système nerveux. Ils repknt les flux d'ions entre les neurones et le màëp-u ambiant, éliminent les surplus de messagers chamiques, interviennent dans les réactions immuni- taires. Ils sont notamment remplis de réserves de prostaglandines, hormones qui déclenchent la dilatation des artères.
    Sous l’effet de molécules messagères émises par les neurones que les astrocytes reconnaissent, de petits pores s'ouvrentdans leur membrane cellulaire et les astrocytes se rerplissent de calcium et relâchent alors l'hormone vasodilatatrice

    L'ATP ne peut être stockée à l'état brut (excepté au sein des vésicules synaptiques), seuls des intermédiaires de la chaîne de production de l'ATP peuvent être stockés.
    Sa synthèse est donc permanente dans nos cellules. Les stocks d'ATP de l'organisme ne dépassent pas quelques secondes de consommation.
En principe, l'ATP est produite en permanence, et tout processus qui bloque sa production (des poisons, comme le cyanure, qui bloque la chaîne respiratoire, ou l'arsenic qui remplace le phosphore et rend inutilisables les molécules phosphorées) provoque en conséquence une mort rapide de l'organisme contaminé.

Mercredi 3 février 2010 à 8:23

Animaux

Petit intermède pour me pemettre de rédiger le prochain article.

Alors aujourd'hui je vais publier des photos d'internet sur les poussins, ces mignonnes petites bêtes jaunes que beaucoup de nos petits enfants n'ont jamais vus !


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C'est vrai mes petits enfants connaissent mieux les smarties

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ou les balles de tennis.





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     Voilà une photo digne de celles de mon enfance, prise à l'école, avec mes camarades de classe et deux professeurs.

    Ils ont du avoir du mal à la faire, cette photo, pour que tous restent tranquilles !
    Ne bougeons plus !!

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    Et pour terminer cette photo en noir et blanc, que je trouve assez extraordinaire : les mystères de la vie, de la naissance !

Mardi 2 février 2010 à 8:39

Eveil, sommeil, rêves

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     La question difficile à laquelle je vais essayer de répondre aujourd’hui est la suivante :

    “ La notion de "bassin attracteur" que je découvre pour la 2de fois dans les articles sur les rêves ici implique des regroupements de synergies "non-conscientes", entre groupes de neurones et zones cérébrales. Il y a donc comme une aimantation, spécifique à chacun, du mode dont l'interprétation du rêve, au réveil, se constitue... Au moins, c'est ainsi que j'interprète ton texte. Tout n'est pas seulement "aléatoire", en fonction des entrechocs de sensations ou d'événements au moment du réveil. “

    Maud me pose toujours des questions intéressantes, (et cela me plaît), mais ce n’est pas toujours facile de répondre simplement, car elles sont souvent proches de la limite de nos connaissances relativement sures. 
    Je vais essayer de répondre à la question : "qu'est ce qui est aléatoire et spécifique de la personne dans le rêve ?"sans utiliser la terminologie des chercheurs et celle de bassin attracteur et il faut que je retourne aux aspects de mémoire.

    Dans notre mémoire nous avons de très nombreux groupes de neurones qui correspondent à des notions élémentaires acquises, la plupart du temps liées au langage, et qui sont si je puis m’exprimer ainsi “multitâches”.
    Par exemple les couleurs : un groupe de neurones associe le nom de la couleur et sa nuance, à la sensation procurée par les neurones de la vision qui  définissent cette couleur en interprétant le mélange en proportions définies d’influx nerveux rouge, vert, bleu des cônes de la rétine.
    Les formes élémentaires ou plus compliquées dont nous avons dans l’hémisphère droit, une représentation spatiale.
    Des objets courants pour lesquels des groupes de neurones sont de façon privilégiée associés par des connexions plus fortes et qui  vont nous permettre de connaître le nom de l’objet, son image approximative, son usage et divers détails qui se rapportent à cet objet.
    Chose remarquable, le positionnement dans le cerveau des centres mémoriels correspondant à des objets, assez confus chez le jeune enfant (cela correspond à des images et des souvenirs de préhension), se réorganise entièrement lorsque l’enfant a appris à parler. Les notions d’animaux sont toutes situées à coté les unes des autres, celles des outils également, bref une classification par nature, sans doute pour permettre des recherches plus facile dans notre mémoire.
    Des notions abstraites comme la lecture ou l’écriture, c’est à dire l’action de lire ou d’écrire.
    Tout cela est donc très structuré et les connexions entre groupes de neurones (ce sont les “bassins attracteurs”) qui se font inconsciemment ne sont pas aléatoires .
    Je suppose que vous voyez une personne qui prend des notes  sur un livre taille A5 dont la couverture est bleue.
    Aussitôt de façon inconsciente, (les neurologues diront analogique), notre cerveau va connecter ensemble, le visage de la personne, les notions abstraites de lecture et d’écriture, la forme, la taille du livre, la couleur bleue, le nom “livre”, le nom de l’outil “crayon à bille” sa forme, sa couleur.
    De plus notre mémoire associative va aller aussi chercher des informations sur cette personne son nom, le lien qui nous unit, où elle habite, son métier, bref diverses informations qui sont connectées sans que nous en ayons conscience et qui seront prêtes à être envoyées au cortex frontal s’il en avait besoin.
    Et le cerveau émotionnel va rajouter quelques “impressions sentimentales” concernant la personne, les émotions qu'elle nous procure.
    A cela le cortex frontal va ensuite mettre son “grain de sel logique et explicatif”  : “Falbala, que j'aime bien, étudie ce qui est écrit dans le livrebleu et note en marge avec un crayon à bille, des idées, des réflexions qui vont lui servir à la fac”.
    Et le cortex frontal met aussi un peu d’ordre dans les connexions en appelant certaines et en rectifiant la connexion s’il a l’impression que c’est une erreur.   

    Cela c’est ce qui se passe lors d’une sensation réelle quand nous sommes éveillés.
    Dans le sommeil, les connexions se feront de façon analogue, sauf celle au cortex frontal qui n’est pas en éveil, et d’autre part les connexions se feront moins rigoureusement et des erreurs seront plus fréquentes : le bruit de la porte qui grince sera confondu par les centres de mémoire auditive avec celui du miaulement et sera associé au mot et à l’image d’un chat. Et comme le cortex ne sera pas là pour orienter vers un chat donné, cela pourra être n’importe quel chat, y compris une peluche. (le cortex frontal n’est plus là pour dire : “une peluche ne miaule pas! “).

    Donc éveillé une rigueur certaine dans les associations de neurones, et endormi sans le contrôle du cortex frontal, une certaine part d’erreurs plus importante.   

    Que va faire le cerveau pendant le sommeil : il va évacuer des “souvenirs” et là encore pas n’importe lesquels.
    - Ceux correspondant aux sensations récentes et inutiles, ceux correspondant à nos réflexions avant de nous endormir, ... donc des notions reliées à notre vie et au temps, à notre mémoire chronologique (que les neurobiologistes appellent “épisodique”).
    - Ceux correspondant à des préoccupations lancinantes du moment  et ceux là ont tendance à être évoqués souvent et donc le cerveau va les écarter chaque fois qu’ils se présentent dans le sommeil
    - Des souvenirs traumatisants qui sont peu présents consciemment mais correspondent à des zones du cerveau  qui restent inconscientes et sont considérées comme nocifs. Le cerveau peut y accéder plus facilement pendant le sommeil car les inhibitions sont fortement diminuées et il va essayer de rendre moins nocives ces zones (enfin cela n’est qu’une hypothèse).
    Ce sont donc des souvenirs spécifiques du vécu de la personne qui rêve (y compris les histoires qu’elle a lues ou entendues au cinéma ou à la télé)

    Donc le cerveau va évoquer des souvenirs qui à l’origine sont donc cohérents et de ce fait leurs notions vont apparaîtrent dans les centres d’interprétation des perceptions, comme s’il s’agissait de perceptions réelles externes, alors que ce ne sont que des perceptions virtuelles de provenance interne.
    Mais au départ la cohérence est celle que j’ai décrite ci dessus, avec absence de contrôle du cortex frontal.
    On ne peut pas dire jusqu’à présent que ce soit aléatoire, et cela a une certaine cohérence en relation avec la personnalité de l’individu et ses préoccupations ou sa vie, son vécu.

    Mais là où cela se complique, c’est que le cerveau envoie en même temps des souvenirs différents et que ces sensations relatives à des souvenirs différents, se mélangent dans les centres d’interprétation des perception

    Quand nous nous réveillons et que le cortex frontal commence à refonctionner et à recevoir des perceptions du rêve, il reçoit donc un mélange aléatoire de rêves assez cohérents au départ quand ils étaient séparés, mais il s’agit alors d’un mélange assez incohérent, que les cortex frontal et préfrontal, prenant cela pour des sensations réelles, cherchent à interpréter, comme ils le peuvent et donc de façon forcément erronée et farfelue.
   
    On peut donc essayer d’interpréter des rêves qui au départ avaient une certaine cohérence propre à la personne, mais ils ont,  à l’arrivée, une incohérence notoire, due au mélange dans les centres de perception, et aux interprétations erronées du cortex.
    Cela dit ils peuvent nous renseigner cependant sur certaines pensées présentes dans l’inconscient de celui qui rêve et sur ses préoccupations.


Lundi 1er février 2010 à 8:07

Eveil, sommeil, rêves

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/PaletteRVB.jpg

     Je reviens sur le problème des rêves pour répondre à deux questions qui me sont posées :  " rêve t’on en couleur" et "les images (plus généralement les sensations) du rêve sont elles aléatoires ou préprogrammées" pour chacun de nous ?
    Je répondrai aujourd’hui à la première sur la “couleur” des rêves.
 et demain à la notion de la nature des images du rêve




    Rêve-t’on en couleurs ? Oui, pour la majorité de personnes questionnées. Cependant, cela n'est toujours  le cas.



    Cela me rappelle la lecture d’une étude d’Eric Schwitzgebel, de l'Université de Riverside, qui avait étudié les témoignages répertoriés depuis l'Antiquité :
    Du temps d'Aristote, les personnes interrogées sur le contenu de leurs rêves affirmaient déjà rêver en couleurs. Descartes fit la même constatation au XVIlème siècle. Puis Freud et ses contemporains confirmèrent cette tendance universelle deux siècles plus tard.
    Pourtant au XXème siècle, la situation a changé. De nombreux psychologues ont rapporté les cas de patients décrivant leurs rêves uniquement en noir et blanc, d'ombres, de lumières et de formes délavées.
     Le cinéma, la télévision et la photographie en noir et blanc de cette époque auraient influencé le contenu des rêves.
    Puis dans les années 1960, lorsque la télévision et le cinéma deviennent en couleurs, tout semble rentrer dans l’ordre : les gens rêvent à nouveau en couleurs. Soumis à un même questionnaire, 18 pour cent des personnes aux États-Unis déclaraient en 1942 faire des rêves en couleurs, et 71 pour cent en 2002.

    Comment expliquer l'influence des médias sur les rêves? Sans doute les images répétitives et simples les alimentent-elles. Une image cinématographique est plus facile à interpréter et à assimiler par le cerveau qu'une image réelle. Le réalisateur l'a dépouillée de détails inutiles. Dès lors, elle s'imprime plus facilement dans le cerveau et influe sur la perception des autres images.
    De plus les histoires simplifiées, idéalisées et correspondant à nos désirs alimentent plus facilement nos rêves d’où l’influence du cinéma de la télévision, d’internet et des bd, qui maintenant les traduisent par des images en couleur.

    Je rappellerai par ailleurs ce que j’ai déjà expliqué dans des articles de mon blog : les couleurs cela n’existe pas ; ce sont de pures inventions, des reconstitutions de notre cortex.
    Ce qui se propage dans notre environnement ce sont des photons d’énergies diverses. Ils sont plus ou moins absorbés et réfléchis par les objets qui nous entourent.
    Notre oeil reçoit les photons réfléchis sélectivement par un objet. Ils déclenchent un signal nerveux particulier dans trois sortes de cellules de notre rétine qui sont des “cônes”, sensibles à trois énergies particulières.
    Ensuite des cellules situées à l’arrière de notre cerveau interprètent ces signaux et notamment le mélange de ces trois composantes issues de ces trois sortes de cônes et le cerveau mémorise ce signal que nous appelons “couleur de l’objet” en question. Nous lui associons un nom dans notre langage. (les couleurs ce sont nos parents qui nous les apprennent !!)
    Les trois “couleurs” correspondant à chaque sorte de cônes sont mémorisées sous le nom de rouge, vert et bleu.
    Toute proportion de signal correspondant à un mélange donné correspond à une couleur caractéristique. C’est exactement comme la palette RVB de votre ordinateur.

   
Il n’est donc pas étonnant que nous rêvions en couleur car le mécanisme qui sert à définir les couleurs d’un objet réel est le même qui intervient dans le fonctionnement des mêmes neurones lorsqu’une image leur est envoyée pendant le sommeil. Encore faut il que l’image ait été mémorisée en couleur.
    Une image en noir et blanc mémorisée en noir et blanc sera par contre rêvée en noir et blanc.

    Suite à un com de Maud, je rajoute que nous rêvons aussi en 3D, car les centres d'interprétation élaborés de la vision que l'on appelle le "où", sont activés pendant le sommeil et le rêve au même titre que les autres centres d'interprétation des sensations. Ces centres nous indiquent où nous nous trouvons, reconstituant en permanence une cartographie de notre environnement et bien sûr en mémorisant les diverses "cartes". C'est une vision 3D puisqu'elle place les objets, à droite ou à gauche, devant ou derrière  les uns des autres. (et ceci sans lunettes !!)



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