Mercredi 31 mars 2010 à 8:07

Vivre sa vie

J'aurais bien mis des chrysanthèmes, mais je n'en ai pas dans mon jardin !!


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    L’autre jour une nouvelle lectrice, sans doute impressionnée par mon âge, m’a demandé si j’avais l’intention de mourir bientôt et quand, et si j’avertirai à l’avance mes correspondant(e)s de cow.
    En plus, bien que toute jeune, elle semblait avoir peur de la mort et y penser beaucoup.
    Cela m’a surpris un peu, (mais pas refroidi encore !).
    Je lui ai écrit d’ailleurs pour la rassurer.

    C'est vrai qu'on ne choisit pas l'heure de sa mort, encore que si l'on ne joue pas à l’andouille et qu'on se soigne un peu, physiologiquement et psychologiquement, on a plus de chances de vivre vieux.
    Il vaut mieux évidemment ne pas boire beaucoup d’alcool et fumer le moins possible de cannabis et surtout ne pas conduire après !
    Et fumer du tabac n’est guère meilleur pour la santé, cela coûte cher et et c’est ensuite difficile de s’arrêter.
    Moi qui fumait quand j’étais jeune, à peu près une cigarette par an, j’ai eu beaucoup de mal à me débarrasser de ce vice !

    Mais mourir est une chose naturelle, comme de naître, boire et manger ou respirer et je ne vois pas pourquoi on s'en préoccuperait plus et pourquoi cela devrait nous tracasser., tant qu’on n’est pas très malade (et encore, dans ce cas on ferait mieux de lutter de toutes ses forces pour guérir).
    Personnellement je n'y pense guère (d'ailleurs je n'en ai pas le temps) et je ne suis pas pressé. J’espère que ce sera le plus tard possible car j’ai plein de choses à faire encore et que je ne souffrirai pas trop.
    Quant à savoir quand, je ne vois pas en quoi cela m’intéresserait. Cela viendra bien assez tôt.
    Le mieux serait un jour d’oublier de se réveiller, juste avant de risquer de devenir gâteux, ou très malade et sans espoir de guérison.
    Mon père est mort à 94 ans, je ne vois pas pourquoi je ne vivrai pas encore 20 ans, histoire de faire un peu mieux !.

   Cela m'est arrivé aussi de croire que mon heure était arrivée, alors cela ne m'impressionne plus :
           - quand j'étais petit, la foudre est tombée sur la maison, une boule de feu (un "plasma ionisé") a traversé la pièce a fait un trou carbonisé dans le buffet et a cassé une assiette sur deux dans une pile (effet condensateur).
           - adolescent dans les Pyrénées, la foudre est tombée à dix mètres de nous et on a reçu des éclats de rochers. Cela fait un bruit horrible; on est sourd pendant deux minutes après, et juste avant, les cheveux électrisés se dressent sur votre tête et on entend un bruit comme une armée de mouches (mes micro-décharges dans l'air ionisé).
          - plus tard, j'ai reçu deux fois la foudre sur mon avion : la carlingue fait cage de Faraday et l'électronique est protégée, mais ce n'est pas drôle. On a l'impression d'exploser dans une boule de feu, plus d'élecrticité pendant quelques secondes, les moteurs s'arrêtent, plus d'instruments de contrôle et de navigation. Tout revient au bout de deux secondes, le temps que les batteries prennent la relève, on modifie le pas de l'hélice qui fait repartir les moteurs, puis on essuie la sueur sur son front lol
         - au Sahara, par une tempête de sable, dans un petit avion, on n'y voyait goutte et les terrains ne sont pas équipés d'aides à l'atterrissage sans visibilité; un rafale m'a presque fait passer sur la tranche et je ne sais pas trop comment on s'est retrouvé sur la piste en bon état.
         - quand j'avais 16 ans, je suis rentré
à un croisement en bas  d'une descente, avec mon vélo, dans la remorque d'un camion de déménagement. Le vélo est mort sur le coup. Moi je n'ai passé qu'une journée à l'hôpital.
         - en allant en Bretagne,  en haut
d'une côte, un abruti complètement à gauche en face de moi. On a évité de justesse la collision.     
         - là bas aussi après un dessalage en catamaran, je me suis retrouvé sous l'eau, sous la voileet quand on ressort à bou de souffle en buvant la tasse, on respire !
       - sans compter quelques chutes d'arbres ou d'échelle.
....et vous voyez je suis toujours vivant, alors, pourquoi s'en faire !!

    Quand à  informer les cobloggeurs, j’ai parmi les correspondantes avec lesquelles j’échange de nombreux mails depuis 5 ans, quelques unes que je considère et qui me considèrent comme leur “papy virtuel”, je leur donnerai accès à l’écriture sur mon blog.
    Le jour où je mourrai, elles mettront un petit mot sur mon blog, et mes cendres seront dispersées dans la mer de Bretagne.
   

    Mais toi qui est jeune, tu as la vie devant toi et bien le temps de penser à la mort.
    Penser à vivre et à faire tout ce qu’on voudrait faire, est déjà assez difficile comme cela !

Nota : Pour répondre à quelques coms ou mails, ce n'est pas parce qu'on ne pense pas à la mort ni à sa date, qu'on ne peut préparer l'avenir, sa succession, mettre en ordre ses affaires et dire à sea afmille ce qu'on aimerait qu'elle fasse quand on ne sera plus là. Le mieux est d'ailleurs que ses affaires soient en ordre en permanence, si on peut.

Mardi 30 mars 2010 à 8:41

Divers

Mon mimosa est enfin en fleurs !
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Je ne sais pas trop ce qui se passe en ce moment sur cow, mais il y a des problèmes. Beaucoup de mes correspondant(e)s râlent car ils ont eu des soucis divers.
    Moi même j’en ai eu quelques uns mais limités car je n’écris jamais un article directement sur cow, mais toujours sur un traitement de textes et il est donc sauvegardé sur mon mac. je fais ensuite un copier coller et je mets en place les images.
    Mais j’ai souvent des problèmes en ce moment : je n’arrive pas à ouvrir le site de gestion, passer rur “écrire un article prend deux minutes (alors que j’ai un débit de 60 MO sur numéricable, et que habituellement c’est instantané !),  je n’arrive pas à ouvrir une boite “commentaire”, le commentaire que j’ai écrit refuse de se mettre en place et disparaît (je vais si cela continue les faire sur un petit postit dans le coin de mon écran et je ferai un copier coller.
    Plus grave, un article a un jour disparu sauf la première ligne.
    J’avais fini un article, je le poste et en apparence tout se passe bien, et une correspondante me signale peu après qu’il manque toute la fin !
    Plusieurs images ont disparu de certains articles avec la mention “retirée par l’auteur. Or je suis sûr de ne pas encore avoir de trous de mémoire !!!

    C’est vrai que le courrier des lecteurs à droite de l’écran quand on charge l’écran de gestion ne sert guère et il y a peu de nouvelle de l’équipe cowblog.

    Par contre j’aime bien l’éditeur, même si la touche de tabulation ne marche pas et si l’implantation texte / images n’est absolument pas ce que l’on a ensuite sur le blog et qu’il faut corriger après avoir visualisé ce qui est assez laborieux.
    Surtout je trouve génial le classemnt encatégorie quand on veut parcourir un blog et y retriouver quelque chose
    Mais au contraire je trouve catastrophique l’annuaire. Pas moyen de trouver un blog si on ne connait pas le nom exact y compris les espaces ou tirets, et on ne peut pas trouver un blog à partir du pseudo d’un commentaire.
    C’est extrèsment mauvais pour la communication entre cowbloggeurs lorsqu’une nouvelkle personne laisse un commentaire et qu’on veut répondre.

    Je proposerais volontiers qu’on se groupe pour faire des suggestions constructives à l’équipe de cow pour améliorer le fonctionnement car sinon je trouve l’ambiance de cowblog plus agréable que celle d’autres blogs que j’ai connus.

    Que pensez vous de tout cela ?

    Je rajoute quelques lignes à la suite de commentaires :
    Je ne veux pas que cet article suscite des critiques acerbes et des discussions aigres douces. Je souhaitais seulement voir si d'autres personnes avaient eu des ennuis, lesquels, afin ensuite d'écrire à l'équipe de cow pour lui en faire part et lui proposer éventuellement des améliorations.
   J'ai eu plusieurs fois affaire à cette équipe qui est pleine de bonne volonté et je pense qu'elle sait en général remédier aux défauts constatés.

Lundi 29 mars 2010 à 8:03

Photos, photos comiques

Un peu de repos entre articles sérieux.
     Quelques panneaux curieux trouvés sur internet :

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     En voyant celui-ci, je me suis gratté la tête, comment interpréter le panneau du bas ?


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     Pour ceux qui, n'ayant pas été en Bretagne, ne savent pas, un "slip" est en français une "cale de halage"; c'est une rampe souvent en béton, qui permet de tirer un bateau hors de l'eau sur un chariot. A ne pas confondre avec les "slips petit bateau".

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Ces distances laissent perplexe : celles des embarquements probablement.


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Ce panneau, quand je suis en Bretagne l'été, je passe presque tous les jours devant : c'est l'enseigne d'un charcutier sur la route de Plouharnel à Carnac.
Il y a aussi une grande affiche de réclame pour un garage avec écrit en énormes lettres "Vous pouvez tous crever ! ".... (réparation de pneus...)


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     Puisqu'on est dans la charcuterie, voici une autre réclame !





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Et enfin le "clou" des panneaux. Il m'a été envoyé par une correspondante de longue date, "monochrome dream", que je remercie de cette trouvaille. 
Et je donne la palme à la mairie de Paris pour avoir osé ce rapprochement.

Vendredi 26 mars 2010 à 15:06

Préférences cérébrales

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     J’avais promis à mes correspondant(e)s de parler du caractère inné ou acquis des préférences cérébrales et de leur évolution avec l’âge (et donc l’expérience acquise et le vécu).
On ne peut pas faire correspondre les diverses préférences à des zones particulières du cerveau. Il s’agit de comportements et dès lors, tout le cerveau est concerné. Je pourrai par la suite, donner quelques pistes, mais elles seront sommaires.

     J’ai décrit dans des articles des 6 et 7 mars 2008 (catégorie “inné ou acquis”) le développement du cerveau,chez l’embryon, l’enfant puis l’adolescent.
Je vous renvoie à ces deux articles pour éviter de trop longues répétitions.


     Vous pourrez y lire que le patrimoine génétique joue d’abord son rôle au début de la formation du cerveau. Il y a dans les 3 premiers mois du développement de l’embryon, une différenciation et une migration des neurones vers les sites fonctionnels et cela, en étant guidés par des marqueurs chimiques d’origine génétique (les facteurs de croissance). Les dendrites et les axones poussent comme les bourgeons et les tiges d’une plante, et les axones vont être également guidés jusqu'à une très faible distance de leur cible (quelques centièmes de millimètre), c'est à dire dans une population de neurones ayant des fonctions précises, mais à partir de là, les connexions se font “au hasard” et donc sans contrôle génétique.
    Il y a donc une part d'hérédité dans la formation de notre cerveau, puisque nos gènes proviennent de nos parents, mais ce processus chimique d'expression des gènes a une certaine autonomie et donc il y a aussi une part d'influence génétique qui est autre que l'hérédité (les facteurs de croissance) et même une part de hasard : deux cerveaux, même de jumeaux homozygotes, ne sont donc jamais identiques.
    Ce processus donne naissance à des centres qui, bien qu'ayant la même fonction, ne sont pas identiques d'un individu à l'autre. Cela se traduit par des qualités et des déficiences différentes de fonctionnement et surtout par des possibilités différentes : c'est la partie innée de nos “préférences cérébrales”.

     Cela dit ce ne sont que des préférences potentielles, (qui correspondent à des connexions entre neurones et  au nombre de neurones de divers centres utilisant des neuromédiateurs particuliers), mais il est évident que le nourrisson n’a pas à la naissance des capacités de décision, de jugement, de tolérance ou d’optimisme/pessimisme réelles. Il ne les développera qu’au cours de son enfance et de son adolescence et même à l’âge adulte.
     L’éducation, l’instruction, la culture, et le vécu (l’expérience) auront une influence notable sur les préférences cérébrales. Les préférences innées ne changeront pas, et se développeront, mais la personne apprendra aussi à se servir des fonctions et attitudes qui ne sont pas préférées, de la même façon qu’un droitier peut apprendre à se servir mieux de sa main droite et en partie de sa main gauche et certains arrivent à être presque ambidextres.

     L’une des capacités les plus innées est certainement l’extraversion  / introversion.
     Très vite on voit si un bébé est introverti ou extraverti.
     L’introverti s’intéresse plus à son environnement, peut faire des expériences seul, s’ennuie moins, alors que l’extraverti a besoin de compagnie, que l’on s’occupe davantage de lui, qu’on l’accompagne davantage dans son apprentissage, qu’on parle avec lui.
    C’est encore plus visible chez l’enfant vers 3/4 ans : l’extraverti parle beaucoup plus, a besoin de s’exprimer (et de dire n’importe quoi), veut jouer avec d’autres, alors que l’introverti se crée ses jeux et par contre pose des questions suite à ses réflexions intérieures.
    Mais bien entendu le milieu intervient : c’est à dire les parents (et grand parents) et les frères et soeurs, dans la mesure où ils participent à l’apprentissage de l’enfant.
    Des parents qui parlent énormément à leur enfant introverti, diminueront son introversion et sa propension à la solitude. S’ils guident l’extraverti pour qu’il observe son environnement autre qu’humain, le font réfléchir, il sera moins extraverti.
 Il sera très rare d’arriver à “l’ambidextre” dans ce domaine, mais on peut atténuer l’excès d’une des préférences et arriver à un bon compromis entre l’extraverti et l’introverti, l’une de ces deux attitudes étant évidemment préférentielle.

    La capacité sur laquelle on peut agir le plus si on s’y prends très tôt est la capacité de perception S/G, car elle dépend beaucoup de l’apprentissage de l’usage des sens que fait l’enfant très jeune et de son apprentissage de la prise d’information dans les premières années de sa vie et dans les classes primaires.
    Le nourrisson apprend peu à peu, à entendre, puis à voir, puis à coordonner vue et membres et à se servvir de ses mains, puis à marcher. La formation de l’odorat et du goût est plus tardive, plus longue et plus subtile.
Mais vous l’avez compris les fonctions S/G sont des comportements beaucoup plus complexes qui vont surtout se développer dans les dix premières années.
     Un enfant très”G” n’est pas un bon observateur. Il rêve et se concentre plus difficilement. Il n’est pas méticuleux, n’aime pas les tâches répétitives.
     Si on l’entraîne (en l’amusant), à observer les choses, à se concentrer sur des travaux qui demandent soin et concentration, on diminuera ces inconvénients.
     A l’inverse un enfant S n’a pas d’imagination, ne fait pas de projet, reste terre à terre, comprend mal abstraction et schémas. Le faire jouer à des jeux qui stimulent l’imagination, lui faire faire des projets d’avenir (sur les week-end ou les vacances par exemple), essayer de l’habituer à des schémas, lui apportera un précieux complément.
     Je peux vous donner un exemple précis.
     Je suis personnellement fortement G. Mais mon grand père qui était S, me trouvait trop rêveur et tout en me faisant développer abstraction et schémas (il était ingénieur), il m’a fait faire de nombreuses tâches répétitives, demandant attention et soin, et il m’emmenait dans la nature observer l’environnement et me faisait lister ce que j’avais vu; il me faisait aussi beaucoup bricoler avec lui.
    Arrivé à l’âge adulte j’étais presque autant S que G et cela m’a beaucoup servi d’être ainsi presque ambidextre en perception.
Malgré tout je suis resté davantage G sur deux points : .je serais un mauvais témoin (je ne remarque pas les visages) et je dessine mal (quand je dessine un cheval, on croit que c’est une vache et réciproquement lol !). Je n’aime pas les tâches très fastidieuses et répétitives..
    En tant que G, Je préfère de loin créer, j’aime mieux une carte avec un itinéraire ou un schéma de montage indiquant comment fonctionne ce que je vais monter, à une succession d’indications que l’on suit pas à pas sans comprendre, type notice US.
    Par contre je fais aussi bien de l’analyse (S) que de la synthèse (G),

     A l’inverse une des préférences sur laquelle on a moins d’action est “pessimisme / optimisme”, probablement parce qu’elle correspond en grande partie à un fonctionnement de notre cerveau émotionnel et notamment des centres amygdaliens.
On peut par l’éducation apprendre à un enfant à voir plutôt le verre à moitié plein, à limiter ses remords et ses regrets, mais on n’arrivera pas à l’empêcher de stresser  ou d'être inquiet, plus souvent que l’optimiste.

     Demain je vous parlerai de l’adolescence et de l’âge adulte et du “chemin du serpent” de C.G Jung.

Jeudi 25 mars 2010 à 7:59

Anecdotes

La terre, le soleil, la lune sont apparus, puis les végétaux sur la terre. Que va t'il se passer maintenant ?

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La troupe d'élite de la Barbie sacrée traquait la moindre déviation de pensée. Il y avait même une loi qui obligeait tous les habitants de ce monde au nom de paradis, à penser au moins une fois par heure « La Barbie Sacrée est ma déesse, je la vénère et me plie à ses lois et ses désirs. ». Les lois se multipliaient et les révolutionnaires avec. Un jour la haine éclata, un des habitants du paradis démoniaque lança une pensée tellement forte que même les occupants de la surface l'entendirent.

    Ce cris télépathique était plein de rage et de désespoir, celui qui le poussa reste inconnu, il fut reprit par une foule d'ornithorynques en colère, et toutes les haines ravalées jusque là furent scandées haut et fort par le peuple du paradis barbesque. Seuls les fanatiques de la Barbie Sacrée ne reprirent pas la phrase qui résonnait comme un chant de guerre. Cette phrase unique telle une lame s'enfonça dans l'esprit de la Barbie Sacrée. Son peuple criait « À mort la Barbie Sacrée », que penser de cet affront, tout dans son esprit était confus, qu'allait-elle faire de tous ces traîtres?

    Dans une vague de rage, mêlée à une terreur sans nom, elle expédia presque les trois quarts de son peuple à la surface. Mais elle ne les envoya pas sous forme de végétaux, elle était dans une telle rage qu'elle créa des créatures, il y en avait des milliers de sorte, mais toutes tuaient pour se nourrir, certaines des plantes, d'autre les autres créatures, parfois même celles de leur propre espèce. Toutes étaient violentes et impitoyables. Elles avaient perdu leurs pouvoirs télépathiques, elles communiquaient par des grognements, des cris, des odeurs ou des gestes, elles ne réfléchissaient plus, elle agissaient selon leur instinct. Elle ne voulaient pas vivre mais survivre.

    C'est alors que la paix du paradis slan fut brisée, les animaux débarquèrent.

    La Terre plongea alors dans une période de violence, où la loi du plus fort était la seule en vigueur. Mais les slans étaient toujours présents, ils agirent. Ils apprirent aux animaux à se contenter du minimum, à être raisonnables, mais cela pris du temps, car les anciens ornithorynques avaient perdus leur intelligence. Mais les rangs des slans doublèrent, car dans sa précipitation et sa colère aveugle, la Barbie Sacrée avait oublié une centaine de révolutionnaires. Ainsi l'équilibre fut conservé, malgré les actes de violence perpétrés partout dans ce monde.

    Cet équilibre précaire dura cinq millénaires, durant lesquels les slans avaient beaucoup à faire pour gérer le nombre d'individus par espèces. C'était un énorme travail pour les slans, qui se répartirent à travers le monde pour accomplir leur tâche. Gob voyagea tout autour du monde durant cette période; ainsi il pouvait aider tous ses disciples. C'est ainsi qu'il découvrit parmi les créatures arrivé sur cette Terre des ornithorynques animaux. Ils étaient deux fois plus petits que les slans et donc les ornithorynques du paradis barbesque, ils mesuraient entre quarante et soixante centimètres, alors que les slans, rappelons le, mesurent entre un mètre vingt et un mètre soixante.

    Pendant ce temps là dans l'enfer de la Barbie Sacrée tout allait bien. Il ne restait que les fanatiques qui adulaient la déesse, ils récupéraient les âmes des animaux morts, dont certaines se réincarnaient en ornithorynques qui devenaient eux aussi des adeptes de l'idéologie de la divinité. En effet ces êtres n'ayant rien connut d'autre ne pouvaient se rebeller, ils pensaient que c'était le seul système au monde (est ce qu'ils le pensaient, j'en doute, mais en tout cas on leur disaient de penser ça donc ils obéissaient) et ne connaissaient même pas le mot liberté, ni l'existence du monde extérieur.

    Elle avait donc la dictature parfaite, personne n'avait de personnalité, d'envie, de rêve, le seul but de tous était de servir leur déesse. Pas un seul n'avait de désir personnel, tous étaient unis autour de leur idole. La Barbie comblée par sa réussite, ne changea plus les lois de son paradis. Pendant ces cinq millénaires elle se contenta de son bonheur, sans chercher à compliquer les choses. Puis un jour alors qu'elle s'ennuyait, elle décida d'aller faire un tour à la surface. Elle débarqua en terre slan, mais tous étaient occupés au quatre coins du monde, seul Gob qui était revenu pour voir comment se portait leur quartier général, l'aperçut. Il se déroba à son regard et l'observa.

    La Barbie n'en revenait pas, malgré l'absence totale de lois et de règles, le monde de Gob était dans une harmonie totale. Elle n'aurait jamais pu imaginer que le monde soit comme ça, elle le trouvait presque beau, la mélodie qui se dégageait de chaque élément collait pleinement avec le rythme de la vie de chaque habitant. Elle ne pouvait laisser faire cela.
    C'est alors que Gob lui apparut et d'une voix grave et puissante il laissa échapper ces quelques mots:
    « Alors, grande Barbie Sacrée, reine des ornithorynques et du paradis inférieur, voyez ce que nous avons fait de l'enfer au quel vous nous avez condamné. Ici tout le monde est à sa place, chaque brin d'herbe, chaque insecte, chaque élément se sent chez lui.
    - Vous ne pouvez pas être heureux ici, répliqua la Barbie Sacrée, votre peuple n'est constitué que de lâches, de rebelles, de traîtres et d'infidèles.
    - Aucun de nous n'est infidèle, objecta Gob, nous prions chaque jours votre image dans l'espoir d'être acceptés et reconnus comme innocents. Nous ne sommes pas des traîtres, nous sommes juste libres et chacun de nous possède à présent un libre arbitre qui manquait cruellement dans votre royaume. Nous ne sommes pas des rebelles, ici personne ne se plaint, chaque slan oeuvre du mieux qu'il peut pour que tout le monde soit égal, ainsi personne n'a besoin de se rebeller. Surtout, aucun de nous n'est lâche, notre sort nous l'acceptons, notre paradis fut détruit par les animaux qui apportèrent la violence et la peur, mais nous ne nourrissons aucune rancune envers eux, nous acceptons notre sort et affrontons chaque épreuves.
    - Le bonheur est impossible ici, les slans sont immortels et télépathes, les végétaux sont télépathes aussi, alors que les animaux n'ont rien. La jalousie doit régner, les pouvoirs sont mal répartis.
    - Ce n'est aucunement le cas. Les slans restent discrets aux yeux des animaux, ils ont su persuader les végétaux que la mortalité était une chance. Les animaux, eux, ne pensent pas, ils ne font que ressentir, ils ne sont que sentiments purs et vivent l'instant présent. Il se fichent de savoir s'il y a des êtres plus heureux, ils cherchent juste à construire son propre bonheur sans se soucier des autres. Les seuls qui peuvent être jaloux sont les slans, surtout jaloux des animaux, car l'inconscience est tellement apaisante que lorsqu'un dur labeur nous attend, on souhaiterait être un simple animal.
    - Je ne laisserais pas cette paix durer! Cet exil est votre punition, vous n'avez pas le droit d'être aussi heureux. »

    La Barbie disparut alors dans les ténèbres des sous-sols. Elle commença à ourdir son plan machiavélique dans cet enfer autocratique. Elle devait leur envoyer non pas des brutes violentes et sans cervelle, mais des espions qui empoisonneraient leur fragile équilibre et le détruiraient sans même y penser. Elle décida d'envoyer les membres de sa troupe d'élite, ainsi elle déversa sur terre ses ornithorynques diaboliques. Mais il leurs fallait quelque chose de mieux pour vaincre les slans. Elle leurs donna son l'apparence. Ainsi des être supérieurs, télépathes, immortels et d'une force inégalée s'apprêtaient à dévaster la Terre.

    Les slans avaient été réunis par le grand ornithorynque bleu, l'invasion était imminente. Une bataille d'immortels, à l'issue déjà tracée pour les slans allait faire rage. Quand l'armée des profondeurs arriva, elle sorti à la frontière des terres slans. La bataille eut lieu dans des landes desséchées où il régnait autrefois le calme, où la sérénité était  maîtresse des lieux. Ici les slans ainsi que les animaux les plus sages se recueillaient, au milieu des rares arbres et d'un tapis d'herbes sèches, de buissons et  des menhirs qui sortaient de ce sol qui se préparait à être piétiné par les guerriers déterminés.

    Avant même que les ornithorynques se rendent compte de quoi que ce soit, le brouillard tomba, les slans avaient l'habitude de ce phénomène, c'était une chose courante ici. Les guerriers des profondeurs ne voyaient plus le bout de leur lance. C'est alors que les slans, désarmés, concentrèrent leur esprit dans celui du grand ornithorynque bleu qui usa de ses pouvoirs pour endormir les envahisseurs, il leur administra une forte amnésie grâce aux savoir qu'il avait accumulé tout au long de ses voyages. Il avait préparé un  puissant poison gazeux qui bloqua leur cerveau et empêcha leurs esprits d'utiliser leurs pouvoirs. Il dispersa ensuite les légions partout sur Terre, puis utilisa ses dernières forces pour leur ôter leur immortalité.

    Ainsi furent créés les premiers humains.

    Lorsque la Barbie Sacrée s'aperçut de son échec elle se rendit elle même sur Terre. Elle comptait apporter la dévastation, des nuages se réunirent sur la terre des slans, là où le combat avait été livré et où seul le gob restait, épuisé; les autres slans étaient repartis autour du monde pour accomplir leur tache devenue impossible. La Barbie s'approcha de l'ornithorynque au pelage sombre qui se distinguait à peine dans la nuit. L'air se refroidi, les nuages s'émiettaient, la terre blanchit autour d'eux et pas une âme ne passa dans ce lieux. L'ornithorynque tenta de calmer la Barbie, il ne la supplia pas, il n'inspirait aucune pitié, la Barbie alors folle de rage n'était qu'à quelque mètres de lui, lorsqu'il pleura. Son discours pourtant montrait sa confiance, mais une larme s'échappa pendant sa tirade.

    Lorsque la goutte pure glissa sur le bord de son bec, l'eau qui étincelait brisa l'air d'un éclaire, la larme éclata sur le sol dans une lumière jaillissante, l'œil de son opposante fut alors traversé par un court questionnement. Son ennemi était à terre, à sa merci, ses partisans dispersés au quatre coins du monde, plus rien ne s'opposait à sa réussite. Dans une vague d'honneur elle tendit la main à son ennemi, la neige s'arrêta alors de tomber. Les nuages se dispersèrent et le ciel étoilé se dévoila au regard des deux divinités. La lune se refléta sur le pelage bleuté du slan et transperça le cœur de la Barbie. Alors dans cette nuit sombre ils marchèrent seuls dans le silence et la quiétude des ténèbres bienfaiteurs jusqu'à un bosquet recouvert d'un léger manteau blanc où, pour une nuit, ils s'aimèrent, comme la lune aime le soleil et les ténèbres la lumière. Ils s'aimèrent d'une passion aussi paradoxale qu'éphémère.

    Gob décida ensuite d'hiberner pour 3 million d'années, il s'installa en terre slan, au fond d'un étang dans ce bosquet qui devint une forêt. Pendant ce temps là, la Barbie resta au paradis et géra celui-ci d'une main de fer, sans s'occuper du monde supérieur. Il ne restait plus que les slans pour s'occuper des habitants sur Terre. Le temps passa, les histoires s'empilèrent, les guerres s'accumulèrent, les civilisations tombèrent, d'autres se créèrent. Et le temps se répéta, l'histoire s'écrivit, les guerres en première ligne, les civilisations s'oublièrent puis furent remplacées. Le temps continuait, l'histoire s'apprenait, les civilisations mouraient et d'autre les détruisaient.

    Dans ce monde répétitif, les slans à bout de souffle, les trois dernier millénaires, partirent tour à tour, ils se mêlèrent aux humains pour tenter, dans un dernier acte, de changer le monde. Les esprit géniaux se succédèrent sur Terre, mais sans jamais réussir à sauver ce qu'il restait de leur paradis. Tous devenaient artistes, philosophes, écrivains, mais aucun n'était de ces politiques qui voulaient la paix en semant la guerre, certains s'engageaient tout de même dans cette voie en échouant, leurs esprits libres et créateurs de slans ne convenaient pas, mais même s'ils changèrent tout de même les mentalités, finalement aucun ne réussi. Mais tous passèrent en laissant une trace. Cette trace aidait les autres slans à accomplir leur destinée.

    Ainsi sur l'ancien paradis passèrent des slans plus connus sous le nom de, Jean de La Fontaine, Mozart, Beethoven, Edgar Alan Poe, Gandhi, Hector Berlioz, Martin Luther King, Freddy Mercury, Kurt Cobain et encore beaucoup d'autres.

    Le paradis maléfique ne changea pas lui. Mais un jour la Barbie accoucha, de l'amour presque oublié entre les deux êtres divins sont nés deux enfants, des jumeaux, des slans, un garçon d'abord, puis une fille tout deux sous la forme d'humains mais avec un esprit slan, tout deux étaient à jamais liés, tout deux devaient changer le monde.

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  Cette caricature de Geluck est un clin d'oeil à trois de mes correspondantes "apprenties archéologues" à la fac.
    Elles se reconnaîtront j'en suis sûr !

Mercredi 24 mars 2010 à 8:32

Anecdotes

Gob, le grand ornithorynque au pelage bleu a osé parler et contester l'autorité de la Barbie Sacrée, souveraine toute puissante de ce paradis.
Que va t'il advenir de lui ? Vous allez le savoir :


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    Malgré l'étroitesse d'esprit de près de 99% des ornithorynques, les quelques uns qui s'étaient ralliés à Gob étaient convaincus et déterminés. La Barbie Sacrée les fit isoler, elle créa une cellule pour la centaine de rebelles. Ils y restèrent deux ans, ce qui est très peu pour ces immortels. Ensuite la Barbie décida de les expédier dans un nouvel endroit, car elle craignait qu'ils contaminent la population avec leurs idées réfractaires.
    Elle créa une terre rocheuse, hostile et inhospitalière. Pour le faire elle conçut une couche de roche tout au tour de la bulle : ainsi les révolutionnaires ne pourraient pas revenir au paradis.
    C'est ainsi que la croûte terrestre surgit de l'esprit machiavélique de la Barbie Sacrée. Les prisonniers furent ainsi exilés, seuls, dans un nouveau monde. Le peuple des déportés fut appelé par Gob « les Slans », c'était un néologisme; il donna pour seule explication un rêve qu'il avait fait dans lequel des êtres se nommant ainsi, étaient pourchassés par leurs contemporains à cause d'une légère différence, d'un pouvoir plus grand que celui de la majorité des habitants de leur planète. Il compara ses partisans aux slans car ils possédaient un pouvoir bien plus grand que celui de tous les ornithorynques réunis, ils avaient de l'imagination.!

    Gob, heureux de l'opportunité que donnait en fin de compte cet exil, voulu partir à la découverte des terres allouées aux slans. Les autres membres de son peuple restaient anéantis, ils aimaient leur vie calme dans le paradis souterrain de la Barbie. Gob partit seul découvrir l'étendue du nouveau monde qui s'offrait à lui. Alors que les autres slans restèrent sur les lieux où ils avaient été déposés.

    Ainsi le périple de Gob commença. Tandis qu'il arpentait le nouveau monde, en chantonnant une nouvelle symphonie, ses disciples nostalgiques pleurèrent. Malgré leur détermination apparente, ils ne s'étaient pas résolus à quitter leur paradis natal. Et durant deux siècles, jours et nuits, heure après heure, minute après minute, seconde après seconde, dans un flot ininterrompu, les cent trente huit slans versèrent de grosses larmes salées. Une tempête de larmes déferla sur Terre, d'abord il y eut un léger fil d'eau, bientôt il augmenta en intensité, en grosseur et en débit, ensuite un immense lac de larmes salées s'étala rapidement devant eux, d'immenses vagues se mangeaient entre elles.

    Deux siècle après l'exil, ils s'arrêtèrent enfin leurs pleurs perpétuels, Gob arriva au même moment de la direction opposée à celle de son départ. Quand ils revirent leur ami, tous furent heureux, plus de larmes ne coulaient, sauf quelques larmes de joie. C'est alors que tous s'aperçurent que leur lamentation avait créé l'océan et les mers, des cours d'eau étaient en ébullition dans plusieurs contrées alentours, eux même étaient sur un bras de mer avancé dans l'étendue d'eau.

    Mais lorsqu'ils revinrent à la raison, ils se rendirent compte que leurs vue s'était énormément affaiblie, leurs yeux brûlés par les larmes acides étaient incapable de voir à plus de deux ou trois mètres. Gob leurs arracha les yeux : tous ressentirent une douleur atroce, comme s'ils étaient sur le point de mourir. Leur médecin improvisé était entouré de 276 yeux et 138 slans souffrant le martyr, il calma leur torture grâce aux pouvoirs qu'il avait acquis en méditant tout au long de son voyage.  Les slans alors apaisés décidèrent de dormir, pour reposer leurs corps et leurs esprits après tant d'épreuves.

    Gob profita de leur sommeil pour soigner délicatement leurs organes visuels. Ils étaient usés, la partie supérieur était complètement brûlée. Le soigneur à l'aide de ses habiles pattes amputa la couche lésée, il récupéra une matière organique instable qu'il conserva. Les slans aveugles hibernèrent pendant 72 jours, puis, après leur long sommeil, Gob leur rendit la vue.

    Ils discernaient à nouveau les formes, mais ils ne voyaient pas comme avant, il n'y avait plus de couleurs, tout était gris et noir. Gob eut alors une idée pour rendre le monde à la vue de ses amis. Il prit le tas de matière organique qu'il avait extraite des yeux des pauvres slans, ensuite grâce à sa force, développée lors de son périple, il l'envoya le plus haut possible, tellement haut que la boule compacte qui était carrément instable génétiquement, se heurta à la paroi de l'univers. Alors elle s'embrasa dans un immense éclair.

     Les Slans allaient pouvoir ressentir encore une fois la joie des couleurs, la beauté des autres. Mais ils restaient dans un univers gris, marron, noir et orangé, tout était terne. Malgré tout le feu qui brillait dans le ciel redonnait un éclat neuf à leur existence.
    Ils l'appelèrent le "soleil", ce mot rayonnait dans leur bouche comme ce nouvel élément dans ce ciel d'azur. Tout cela les inspira, ils s'étaient fait à l'idée de vivre ici et chantèrent leur nouvelle vie pendant un siècle. Durant ces trois siècles dans le paradis barbiesque les mentalités changeaient.
    Peu avant la fin du troisième siècle d'exil des slans, un mouvement de pensée se répandit parmi les ornithorynques du paradis où régnait toujours la Barbie Sacrée. En effet, on avait évité de débattre par télépathie sur le sujet de la révolte des slans durant les deux premiers siècles d'exil. C'est à l'aube du troisième siècle après la déportation slan que le sujet revînt. Avec du recul certains adhéraient à l'idée de Gob, d'autres trouvaient ses idées stupides, mais pensaient que leur punition était trop sévère.

    Tous ces réfractaires à la pensé imposée furent pourchassés, traqués et enfermés par la troupe d'élite créée spécialement par la Barbie Sacrée. Elle ne tolérait aucunement des pensées critiques face à ses ordres. Au bout d'un demi siècle, les prisons devenaient surpeuplées, il était impossible d'accueillir plus de détenus, la Barbie dut prendre une décision importante. Elle ne voyait qu'une solution, il fallait envoyer les rebelles sur Terre. Elle décida pour montrer l'exemple de les priver de leur corps original. Ils seraient donc dans l'incapacité de se déplacer, ils vivraient comme des choses immobiles. Ils garderaient tout de même leurs pouvoirs télépathiques, mais ne pourraient même pas parler. Et surtout ils ne seraient plus immortels.

    Ainsi apparurent les végétaux vers la fin du troisième siècle après l'exil slan.

    L'opinion pro-slan s'était tellement répandue que les végétaux recouvrirent rapidement une grande partie de la planète, autant dans les océans, les lacs et les rivières que dans les terres émergées. Il y avait un nombre incalculable d'espèces différentes, certaines n'atteignaient pas plus de quelques millimètres, d'autres atteignaient pas loin de 100 mètres. Ces végétaux étaient de couleurs extrêmement variées, leurs formes étaient plus étranges les unes que les autres, leurs odeurs se mélangeaient à celle de l'océan sur le littoral, celle des lacs dans les montagnes et emplissaient totalement l'air dans les régions sans points d'eaux.

    Les slans émerveillés par tant de beauté continuèrent de chanter, et leurs mélopées prenaient un timbre clair et coloré pour les plantes qui assistaient à cette explosion d'art et d'innovations musicales. Le monde ainsi se para de couleurs, de sons et d'odeurs inconnues jusque là, qu'aucun n'aurait pu imaginer dans ses rêves les plus fous, pas même le grand ornithorynque bleu.

    L'apparition des végétaux créa un changement dans le poids de la couche, son équilibre changea et la couche terrestre se mit à tourner lentement. Ainsi peu de temps après la venue de ces nouveaux êtres, sur la pointe où les slans avaient établis leur territoire, le soleil donna l'impression de plonger dans l'océan, son éclat diminua petit à petit. L'océan changea lentement de couleur. Les slans, postés sur les falaises qui bordaient l'océan, assistèrent à cette métamorphose presque irréelle.

    Ils observèrent, incrédules et muets cette étendue d'eau, initialement d'une teinte entre le vert et le bleu, qui se colora d'or tel un océan métallique, puis il prit un teinte orangée qui faisait penser à la rouille qui habillait certaines montagnes dénudées, ensuite le vieil océan vira lentement au rouge, la couleur était si forte qu'on eut cru à un lac de lave, puis il devint légèrement rosé, comme une fleur sous la pluie matinale, avant de retourner à une couleur sombre et bleutée, presque noire qui n'avait d'égal que le pelage du grand ornithorynque bleu. Après ce long silence, les slans revinrent à la réalité et s'aperçurent que tout était sombre autour d'eux et qu'ils étaient à nouveaux comme des aveugles.
    Le ciel, à la nuit n'est pas tout à fait noir, il est entre le bleu et le noir comme le pelage de Gob.
    Gob prit donc la décision de créer un miroir dans le ciel qui refléterait la lumière du soleil, ainsi ses partisans pourraient voir même lorsque le ciel deviendrait comme son pelage. Pour créer une telle chose il récupéra des parties de chaque élément qui composait son monde. Pour la terre il prit le minerait d'argent le plus pur qu'il trouva lors de son voyage, sa clarté était telle qu'il suffisait d'un minuscule rayon de lumière pour éclairer une immense grotte. Pour l'eau il récupéra un peu de liquide dans une source au sommet d'une montagne habillée de sapins et d'épicéas plus verdoyants que n'importe quel brin d'herbe. Pour l'eau il préleva l'écume d'une minuscule vague qui léchait une falaise rugueuse des terres slans. Et lorsqu'il réunit ses trois éléments à l'intérieur s'enferma un courent d'air qui provenait d'une terre reculée et qui avait transporté le parfum d'une fleure de vanille.

    Il plaça ensuite délicatement le miroir dans le ciel et ainsi apparut la lune.

    Sur Terre la paix était partout, il n'y avait pas de haine, tous les végétaux préféraient leur statut actuel, ils avaient moins de contraintes, malgré la mort qui planait sur eux ils était heureux, ils avaient enfin un but, faire perdurer leur espèce en se reproduisant. Les slans aussi se rendaient utiles, ils soignaient les maladies, évitaient les épidémies, ils ne communiquaient plus que oralement pour entendre la sonorité de chaque mot et à chaque occasion chanter une chanson à chaque fois plus belle. Tout le monde avait sa place, chaque place avait son utilité, tout n'était qu'une pure harmonie. Cette quiétude ne dura qu'un demi millénaire, car sous le paradis de Gob, le paradis de la Barbie Sacrée se transformait progressivement en enfer.


Alors qu'allait il se passer ? : la suite et fin demain.

Mardi 23 mars 2010 à 8:00

Anecdotes

    J’ai entrepris une série d’articles sur les préférences cérébrales, mais ce sont des articles difficiles et je crains de rebuter certain(e)s d’entre vous, même si ces préférences permettent de connaître notre personnalité et celle des personnes qui nous entourent.
    Alors entre ces articles, je glisse des photos humoristiques ou des articles sur des sujets autres, par exemple d’actualité.
    Aujourd’hui le sujet sera très différent : ce sera le début d’une nouvelle écrite par une de mes correspondantes.
    Parmi celles ci, la majorité ont entre 17 et 20 ans, mais j’ai aussi quelques “vieilles” ( 23 ou 24 ans IooI) et puis aussi quelques jeunes de 14 à 16 ans.
    L’une de ces dernières me tient particulièrement à coeur. A la fois ado et personne très mure pour son âge, elle aime discuter de choses sérieuses, voire de philosophie.
    Elle aime à la fois la musique classique et joue de la basse dans un orchestre de rock.
    Elle n’a pas encore 15 ans, est en seconde, travaille relativement bien, et est d’une grande curiosité.
    Mais surtout elle a un humour féroce, et ses remarques ironiques et quelquefois un peu irrévérencieuses m’amusent beaucoup.
   
    Elle m’a envoyé une petite nouvelle qu’elle a écrite, qui est une parodie de la genèse, qui certes n’est pas un grand morceau de littérature, mais il y a dans ce texte, beaucoup d’humour, beau coup d’imagination et parfois de la poésie, parfois une peinture désabusée de notre humanité.
    Alors comme elle n’osait pas le publier sur son blog, je me suis dit que j’allais le faire en trois épisodes.
    J’avoue que je trouve ce texte bien plus amusant que la vieille légende d’Adam et Eve, chère aux “créationnistes” malgré Darwin et toutes les études de paléontologie et de préhistoire.
    En voici le tout début.

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    Dans un univers plat et vide, sans un signe de vie, une forme en relief est apparue, suite à la collision de trois météorites qui venaient des trois coins de l'univers (qui est un triangle isocèle, comme tout le monde le sait). Cette forme vous est familière, elle vous ressemble, elle me ressemble aussi, en réalité c'est la représentation de l'idéal physique de notre société. Nous en avons même des petites statuettes que nous en donnons aux jeunes générations. En effet, la première forme qui apparut est une Barbie. C'était la Barbie Sacrée.

    Ce choc de météorites avait alors créé un bouleversement dans l'univers, une bulle s'était formée, personne ne s'en étonna, car il n'y avait alors aucun être vivant ici. Comment puis-je le savoir alors, moi, simple mortel, me demanderez vous.? Je vous raconterais cette histoire bien plus tard si vous m'accordez votre confiance jusqu'à ce passage. J'ai réellement besoin que vous me croyez jusqu'au moment propice pour vous le révéler.

    L'Histoire peut alors commencer, je dis « l'Histoire » avec un grand 'H' car je ne vous raconte pas une histoire mais l'Histoire de notre monde. Cette Histoire commence donc au moment de l'apparition de la Barbie Sacrée. La collision qui précède l'Histoire (donc la préhistoire) créa une sorte de bulle dans l'univers bidimensionnel où nous nous trouvions. Le paradis de la Barbie vit ainsi le jour. La bulle était gigantesque et la Barbie s'y sentait extrêmement seule, c'est alors qu'elle donna naissance à la première race de cet univers : les ornithorynques.

    Les ornithorynques du paradis barbesque ressemblent trait pour trait à ceux que l'on peut trouver en Nouvelle-Zélande. Ils étaient juste à peu près deux fois plus grand, ils mesuraient entre un mètre quarante et un mètre soixante. Comme les ornithorynques que nous connaissons ils disposent d'un bec plat, tel un canard, même si en réalité c'est le canard qui a imité le bec de l'ornithorynque et pas l'inverse. Il a aussi une longue queue , comme celle d'un castor, qui peut parfois atteindre un demi mètre. Mais contrairement aux ornithorynques que nous connaissons, ils ont deux petites cornes dorées qui pointaient sur leur tête et qui leur donnait le pouvoir de la télépathie.

    Ainsi par la force de sa pensé, dans une folie génialement créatrice, la Barbie sacrée fit apparaître des milliards de spécimens de cette espèce, et créa les ornithorynques divins.

    Aucune parole n'était prononcée dans la bulle, tous communiquaient par la pensée. Mais un jour, un évènement changea les deux faces de l'univers. C'était un mardi, ou peut être un jeudi, certains disent que c'était un lundi et d'autres un mercredi, on a aussi entendu dire que c'était un dimanche et beaucoup on affirmé que c'était un vendredi, une minorité a aussi donné des preuves que c'était un samedi. En tout cas il est interdit de trop travailler ce jour de la semaine, mais comme on a un doute sur le jour précis, il est conseillé de ne pas faire trop d'efforts tous les jours cités ci-dessus.

    Pendant deux siècles après la création des ornithorynques, il ne se passa pas grand chose, puis un jour fameux, se produisit l'incident qui bouleversa le monde de la bulle : un ornithorynque parmi les autres se fit remarquer. En effet, il était plus grand que ses congénères et avait un pelage bleuté comme une nuit d'été, avec quelques taches blanches, comme de pâles étoiles dans ce ciel sombre. C'est en toute logique qu'on l'appela le grand ornithorynque bleu, mais comme c'était assez long à dire on lui donna le surnom de ''Gob''.
    Gob était né deux siècles plus tôt, comme tout les autres, et avait vite exploré tous les recoins du paradis, si bien qu'il ne trouvait plus aucun intérêt à y vivre. Il voulait découvrir un nouveau monde. Il alla alors se présenter devant la Barbie Sacrée, pour lui faire une requête : il lui demanda de l'envoyer autre part.
    Au début la Barbie ne comprenait pas : il y avait tout ici, pourquoi quelqu'un voudrait il partir, ce n'était pas logique. Mais il insistait, la Barbie lui fit comprendre qu'elle n'avait rien à faire de ses envies de découvertes, mais à ce moment il fit une chose que personne n'avait jamais osé faire avant, il brisa une règle établie par la Barbie Sacrée.
    En effet il ne voyait qu'un moyen de se faire comprendre par ses contemporains, et ce jour restera gravé dans toutes les mémoires immortelles des spectateurs. A la stupéfaction générale, tous le virent ouvrir son bec plat et pour la première fois un son raisonna dans le paradis de la Barbie. C'était même mieux qu'un son, une voix, une mélodie, un chant, une mélopée, une vibration dans l'air qui pris la forme d'une symphonie fantastique.

    La voix vibrait sans former de suite logique dans ses paroles, il disait juste des mots qu'il aimait entendre dans sa tête. Malgré l'absence de sens dans son apophtegme, les plus sensibles de son auditoire comprirent à quel point c'était beau de créer, ils comprirent que ce qui est nouveau n'est pas forcément mauvais, une centaine d'ornithorynques parmi les milliards qui se trouvaient dans cette bulle créèrent l'évolution. La voix raisonna plusieurs minutes, il tapait du pied pour s'accompagner et certains de ses auditeurs se joignirent à lui en laissant échapper des sons, pas même des mots, juste des sons, graves, aigus, rythmés, mélodiques mais tous s'accordaient parfaitement dans cette symphonie.
    Lorsque lentement, dans un decrescendo à peine perceptible la voix et les instruments corporels qui s'étaient ajoutés s'arrêtèrent, pendant quelques secondes, pas une pensée ne circula, puis une pensée suivie par tous les esprits: « Il a créé quelque chose! »
    Ensuite un flot de milliards d'avis déferlèrent. Presque tous pensèrent qu'il fallait l'enfermer, le disséquer, le tuer, ou pire, l'isoler. Seule une centaine d'individu parmi cette foule en furie l'approuvait. D'ailleurs les autres étaient ils seulement des individus? Ils ne faisaient après tout que suivre un unique courant de pensée, aucun n'avait de personnalité réelle, ils se contentaient d'adhérer à l'idéologie rudimentaire de la Barbie sacrée, sans jamais espérer un changement infime, sans jamais différer des autres.


Qu'allait il donc advenir ? , nous le saurons dans le prochain épisode de demain







Lundi 22 mars 2010 à 8:31

Divers


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     Merci à tous ceux et celles qui m'ont souhaité un bon anniversaire, par mail ou sur facebook.
    J'ai été pas mal occupé aujourd'hui et je vous réponds personnellement demain.

     Eh oui j'ai 78 ans aujourd'hui et mon plus grand souci, c'est de ne plus être autorisé à lire Tintin
     Il ne me reste plus qu'Astérix et Lucky Luke pour lesquels il n'y a pas de limite d'âge ! lol



      Rajouté à postériori : certains très observateurs (des S sans doute ou des mathématiciens), se sont demandés comment compter les bougies pour que cela fasse 78. Il n'y a pas de solution. Ne possédant pas encore de photo de mon gâteau avec bougie, qui n'existera que dimanche prochain, j'ai utilisé une photo de l'anniversaire d'un de mes petits fils.
C'était un test me direz vous ? Pourquoi pas, pour trouver les bons détectives !
    

Lundi 22 mars 2010 à 8:09

Chevaux, âne, (gi) vache

    Pendant quelques jours je vais ne pas parler de préférences cérébrales, afin de changer un peu et de préparer mes futurs articles.
    Et si nous parlions chevaux (animaux, pas vapeur !)
    J’ai plusieurs correspondantes qui sont fana d’équitation et qui aiment les chevaux en tant qu’animal.. Alors cela m’a donné envie de faire un article sur les chevaux   

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    Ce n’est pas moi qui ai pris cette photo d’un de mes petits-fils, mais on ne le reconnaît pas et c’est pour cela que je la publie, parce que je trouve cette photo de forêt assez belle.
    Quant aux photos suivantes, je les ai prises au haras de’Hennebont, dans le Morbihan. J’aurais voulu publier des photos des chevaux de mon oncle, mais il y a 40 ans, l’appareil que j’avais était minable et les photos en noir et blanc, mauvaises. Elmles ne passent guère l’épreuve du scan;

    Mon oncle élevait des chevaux et les dressait pour les concours hippiques. C’était un excellent cavalier qui avait gagné lui même des concours.
    Les chevaux qu’il élevait pour les concours devaient être debourrés et au début c’étaient des bêtes presque sauvages qui avaient un tempérament de feu.
    Bien sûr je n’aurais pas tenu en selle plus de quelques dizaines de secondes, mais j’aimais le voir dresser les chevaux et notamment un jeune étalon qui par la suite a gagné des concours et qui s’appelait “ETNA”, et était aussi infernal que ce volcan.
    Le dressage relevait en début de séance du rodéo, puis quand ETNA avait compris qu’il n’était pas le maître, il fonçait au grand galop dans un immense pré et en faisait dix fois le tour pour se calmer les nerfs puis mon oncle le reprenait en main et là le faisait obéir et sauter deux petites haies, puis le ramenait tout écumant, mais calme, à l’écurie pour le soigner. J’étais fasciné.

    Il avait un gros cheval pour la monte (se promener en forêt), qui s’appelait Ricard, avec un énorme postérieur et si un adulte s’en accomodait, les petits enfants devaient faire presque le grand écart sur la selle.
    Au manège à la longe, avec un enfant, il obéissait et se tenait tranquille.
    En promenade il était en apparence placide, mais c’était un cheval assez vicieux. Quand il voyait une belle touffe d’herbe en bordure d’allée, il s’en approchait et baissait très brusquement la tête pour la manger et si son cavalier se laissait surprendre, il passait par dessus bord. Par contre si on le retenait fortement sur son mors, il savait ensuite qu’il n’était pas le patron et se tenait tranquille. Il testait ainsi tout nouveau cavalier. Un de mes ni§ces en a fait la cuisante expérience et s’est retrouvée dans l’herbe verte.

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Accompagnant un jour mes petits enfants au club où ils prenaient des leçons, après que tous les cavaliers et montures soient partis en forêt, j’entends comme une plainte dans un box. C’était une jument superbe qui avait l’air triste d’être ainsi seule et abandonnée. On m’expliqua qu’elle s’était un peu blessée la veille et que donc elle était au repos.
    Elle semblait fort malheureuse d’être seule. Après tout les chevaux extravertis, cela existe peut être.?
    Je m’approche, je lui caresse l’encolure pour la calmer, et à ma grande surprise, car c’était la première fois que je la voyais, elle met sa grosse tête sur mon épaule contre ma joue et reste ainsi pendant 30 secondes, puis elle la relève et me donne deux grands coups de langue sur le joue, comme le fait un petit chien.
    J’avoue que cela m’a ému d’avoir ainsi une “petite amie jument” .
    La fois d’après, elle a eu droit (avec l’autorisation du club) à une pomme car semble t’il, elle adorait cela.!

Dimanche 21 mars 2010 à 9:18

Politique, économie, religion.

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    Ce n’est guère mon habitude de discuter politique sur ce blog. Mais parfois cela me démange, et certaines d'entre vous m'ont demandé si j'allais voter !! Rassurez vous, je ne parlerai pas pas des élections régionales.

    J’avoue avoir été un peu offusqué par une déclaration à la télévision d’un homme politique américain qui se plaignait fortement du fait que le nombre de milliardaires américains avait diminué et que maintenant les milliardaires les plus riches étaient en Chine et en Inde.
    J’avoue que mesurer l’importance d’un pays à celle de ses milliardaires me choque.
    Si j’étais un gouvernant il me semble que je me préoccuperais davantage de la part de PIB par habitant (qui n’est qu’un chiffre moyen) et du nombre de personnes au dessous du seuil de pauvreté ou dont le revenu est très bas.
    Quand je vois en France l’augmentation importante de personnes qui ont recours aux restos du coeur ou à des associations analogues, je ne suis pas fier de la politique de notre pays.
    Je pense aussi qu’un pays pourrait être fier des résultats de ses chercheurs. Certes nous en avons de compétents, mais quand on voit  les salaires que l’on donne aux jeunes chercheurs et le peu de moyen qu’ils ont, il ne faut pas s’étonner que les places n’ont pas été toutes prises au concours 2009 de l’Ecole Normale Supérieure. Et je trouve scandaleux que les budget de recherche médicale soit aussi faibles. Depuis les connaissances acquises sur le génome, on pourrait intensifier la recherche sur certaines maladies comme les maladies auto-immunes et on ne compte que sur la générosité populaire pour cela.
    Nous pourrions être assez satisfaits de notre système de santé relativement solidaire, qui met à l’abri les gens de gros coups durs et de la compétence et du dévouement des personnels soignats. Mais alors que nous avons là une chose précieuse, on s’ingénie à le détruire.
    Certes il y a le “trou”de la sécu, mais, même s’il y a des abus en matière de consommation notamment de médicaments, ce déficit est surtout imputable au manque de rentrées en raison du chômage.
    Et dans ce domaine je pense qu’on ne peut guère être contents de l’absence d’initiatives réelles autres que médiatiques, alors que c’est le problème numéro un actuellement.
    On invoquera sûrement la crise, mais quand on voit les bénéfices actuels des banques et de certaines sociétés comme Total, qui licencient cependant, on peut se poser des questions sur la réalité de cette crise.
    Je suis assez d’accord sur le fait que pour pouvoir financer les retraites il faut en reculer le début, mais alors la priorité serait de ne pas licencier les personnes de 55 ans qui pourraient encore travailler une dizaine d’années et rendre de très grands services notamment en transmettant leur expérience aux plus jeunes. Mais on recule l’âge de la retraite sans se préoccuper de ce problème.
    Un autre exemple me choque : on a fait un beau cadeau aux restaurateurs en ramenant l’été dernier la TVA à 5,5 %, mais on leur demandait en échange de créer des emplois et de baisser les prix.
    Je fais mes courses dans une grande galerie commerciale où il y a plusieurs restaurants et évidemment je regarde prix et menus.
    J’ai pu constater qu’ils avaient tous en septembre, barré les prix de repas qui étaient diminués de 2 à 3%, mais les prix barrés étaient en fait 5% plus chers que ceux pratiqués en juin : un attrape nigaud.
    J’aurais de beaucoup préféré que les milliards ainsi donnés en cadeau à partir de nos impôts aux patrons restaurateurs, soit utilisés pour ne pas diminuer les personnels de l’éducation nationale et des hôpitaux.
    Je n’apprécie pas particulièrement les hommes politiques, quel que soient leur bord, mais je crois qu’on pourra facilement trouver moins mauvais qu’actuellement.
   
Alors à mes correspondantes qui me demandent si je vais aller voter, oui je vais voter à chaque élection, car c’est pour moi un devoir de citoyen, et  le seul moyen d’exprimer mon opinion et si je ne votais pas, je n’aurais pas le droit, à mon sens, de râler ensuite contre des actions politiques que je juge inadéquates.

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lancien

sortir de la tristesse

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