Lundi 8 mars 2010 à 8:02

Photos, photos comiques

    Je prie mes lecteurs et lectrices de m'excuser. Hier dans la soirée, mon article a disparu de cowblog, sauf la première ligne. Je vais demander quelques explications.
    Merci à ma muse philosophe de m'avoir prévenu.
    Je le reconstitue donc ce matin et je publierai le suivant plus tard.
    Voici donc l'article d'hier :

    Après deux jours de préférences cérébrales et en attendant de reprendre demain mes articles sur les préférence cérébrales, quelques photos de signalisation routière qui m'ont laissé perplexe :



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Je ne sais pas ce que vous feriez devant ce croisement ?
   
Un vrai casse tête pour examen de code !

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     Que doit on faire du parapluie? 
    Le mettre sur la voiture pour l'empêcher de glisser ?
















Ce parking est il souvent vacant ?







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Est ce un chemin destiné aux cirques ou comme me le suggère Tonin de Jardin, la signalisation d'un double cassis sur la route ?




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Je me demande s'il y a des "vélocimètres" pour oiseaux et comment les flics vont ils les arrêter pour dresser procès verbal?

Dimanche 7 mars 2010 à 8:19

Préférences cérébrales


              1 - Les temps de réaction cérébrale.

    Le cerveau a des temps de réaction très variables.
    On remarquera sur le graphique ci dessous qu'un signal émotionnel inconscient est transmis par nos sens via une plaque tournante que l'on appelle le « thalamus », à des centres nerveux particuliers du cerveau (les centres amygdaliens) qui sont responsables des réactions de peur, de colère et de déclenchement d'émotions, et des réactions physiologiques correspondantes notamment de sauvegarde de l'individu.
    Au contraire une réaction logique et sensée de la pensée n'est possible qu'au bout de quelques secondes, par transmission au cortex préfrontal et frontal.

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    Il est donc normal qu'en matière de perception notre cerveau ait d'abord une perception immédiate instantanée d'ordre affectif, et que ce ne soit qu'ensuite, qu'il puisse analyser  et interpréter logiquement les sensations.
    Toutefois cette sensibilité de perception instantanée émotive est variable en durée et en intensité selon les individus et constitue donc une préférence cérébrale.
    On notera « A » la tendance à une grande sensibilité de longue durée, (A comme affective) et « O » la tendance à une faible sensibilité émotive et de courte durée, qui cèdera le pas à la perception  (O comme orientée par notre cerveau frontal, qui réfléchit et pense).



           2 - Cycle "perception, décision, action" de Plutchik

    La première réaction que nous avons face à une perception (image, son, toucher, discours, lecture), est émotionnelle et affective (inconsciente?).
    C'est seulement dans un deuxième temps que l'on commence à réfléchir, à avoir un comportement rationnel et à prendre une décision d'actio
n.

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    Le déroulement courant du cycle est celui représenté par les grandes flèches (C). Mais on peut obliger un individu ou un groupe à passer directement de la perception affective à l'action. On obtient alors des comportements violents ou émeutiers (V). Un individu peut, dans certaines circonstances, inverser lui même le sens du cycle et donc commettre des actes de violence non prémédités.
    Des meneurs peuvent recevoir une formation spéciale pour leur enseigner à inverser le sens du cycle et donc du comportement d'un groupe, en le "gavant d'affectif" et en l'empêchant de réfléchir, afin de créer des incidents violents.
    On peut ainsi faire passer directement une personne ou un groupe, de la perception affective à l'action sans passer par un stade de décision raisonnée.

            3 - Lien entre le cycle de Plutchik et les préférences cérébrales :

    Le schéma ci-dessous représente le cycle de Plutchik, complété par le processus des préférences cérébrales de perception et de décision
    Nous avons chacun une sensibilité A ou O, plus ou moins grande : on ressent plus ou moins l'émotion initiale et on passe plus ou moins vite à la perception orientée.
La perception orientée O (faits, causes) dépend non seulement de notre sensibilité, mais aussi de notre préférence S ou G quant à la “méthode” de perception (globale ou pas à pas).
La durée du stade 'perception orientée” par rapport à celui de “décision” dépend de notre préférence J ou P qui privilégie perception ou décision..
Les critères de décision dépendent de notre préférence L ou V.

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           4 - Conséquences de la préférence de sensibilité émotionnelle immédiate.

    Quelqu'un qui possède une grande sensibilité émotionnelle immédiate va avoir des réactions émotionnelles quasi instantanées aux événements qui se présentent, même anodins.
    Cette personne va être très émue par des images, une musique, un texte, allant éventuellement jusqu'aux larmes et sans avoir de raison rationnelle (les neurologues appellent cela « l'émotion pure », qui est particulièrement contrôlée par le cortex insulaire et le cortex cingulaire antérieur du cerveau émotionnel.
    Elle est sensible aux problèmes d'autrui, ressent une émotion et a une première réponse de même nature avant de voir les aspects factuels.
    Devant une scène mettant en jeu des personnes, elle sera plus préoccupée par les personnes et leur devenir que par l'action elle-même et par le souci de leur venir en aide.
    Lorsque quelqu'un vient vous parler, la première impression que vous avez d'elle est l'impression émotionnelle immédiate, et son récit peut vous émouvoir surtout si vous êtres de préférence A.
    Vous ne l'envisagerez rationnellement que lorsque cette émotion sera passée et que vous serez arrivé au stade de la perception objective.

    En elles-mêmes ces réactions ont peu d'importance, mais leur durée est beaucoup plus longue et violente chez une personne qui a une préférence A d'émotion immédiate importante.
    D'une part les conséquences peuvent être beaucoup plus importantes selon que la personne est optimiste ou pessimiste., et d'autre part la perception émotionnelle retarde alors la perception normale des sensations, des informations, des faits et de l'environnement, pouvant même aller jusqu'à masquer une perception objective.
    Pendant la durée de la phase de perception émotive, la personne n'a que des réactions émotionnelles, sentimentales et subjectives. Le rationnel vient après.

    Chez la personne pessimiste cette sensibilité immédiate l'oriente vers l'émotionnel et le subjectif dont l'incertitude est un terrain favorable pour voir les choses de façon défavorable et pour entretenir la circulation des idées tristes dans le cerveau émotionnel. Elle minimise également l'intervention rationnelle des cortex frontal (qui réfléchit et organise), et préfrontal (qui prévoit et juge).

    Une personne optimiste et très sensible conserve son optimisme, mais ressent davantage d'émotion.
    Une personne pessimiste et très sensible est beaucoup plus torturée par son pessimisme, voit la vie encore plus en noir, a souvent des angoisses et des crises de larmes et maîtrise mal ses émotions.


    Alors êtes vous A ou O ? Avez vous une perception immédiate plutôt affective ou rapidement orientée vers le rationnel.?

Samedi 6 mars 2010 à 13:39

Préférences cérébrales

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    Aujourd'hui nous allons voir les préférences que l'on nomme "fonctions cérébrales" et que nous utilisons à chaque instant :
     Nous prenons autour de nous des informations à l'aide de nos sens : ce sont des "perceptions", que notre cerveau reçoit, analyse et interprète.
     Ces informations nous les traitons dans notre cerveau et nous prenons ensuite des décisions, nous faisons des choix, élémentaires ou complexes, selon des « critères de décision ».
     Ces fonctions ont été décrites pour la première fois par CG Jung en 1913 dans un livre "Psychologiche Typen", qui est intéressant mais assez difficile à lire, même dans l'excellente traduction française d'Yves Le Lay.
     Aujourd'hui nous allons voir des généralités et je reviendrai par la suite plus en détail sur ces préférences.

               1. - En matière de perception, notre cerveau peut avoir deux types de préférences

        - soit il gère nos perceptions de façon analytique, séquentielle (pas à pas successivement ), répétitive, dans les détails, de façon concrète et expérimentale. Il est davantage orienté sur le présent et le passé. Il appréhende les faits au moyen d'énumération des données ou de procédures.
     Nous appellerons cette préférence  « perception sensitive et factuelle S. »
   
        - soit il gère nos perceptions de façon synthétique, globale, dans les grandes lignes, de façon aléatoire et par bonds, plus abstraite et imaginative Il est davantage orienté vers le futur et la prévision. Il appréhende les faits au moyen de schémas et de modèles.
     Nous appellerons cette préférence  « perception globale et intuitive G. »

               2. - Perception immédiate et perception orientée :

     Cette fonction n'a pas été décrite par Jung, mais par un chercheur américain Plutchik, qui est un spécialiste des émotions.
     La fonction cérébrale de perception n'intervient qu'au bout de quelques secondes lorsque nos centres cérébraux du cortex, qui gèrent la logique et les idées entrent en fonctionnement.
C'est une perception « orientée volontairement ».
     Elle est précédée par une perception immédiate, qui ne met en jeu que des centres du cerveau émotionnel, qui est essentiellement affective, et plus ou moins développée chez les individus, qui peuvent donc être relativement « sensibles « ou « insensibles ».
     Cette perception ne doit pas être confondue avec les mécanismes de décision qui sont décrits ci-après.
Je développerai dans le prochain article cette préférence « sensibilité émotionnelle affective  A »/ « sensibilité organisée O »

               3. - En matière de décision, notre cerveau peut avoir deux types de préférences

        - soit les critères de décision sont ceux d'une logique impersonnelle (L) :
ce sont des principes objectifs, des lois, des règles, une analyse critique et logique; on se pose en juge et on décide “avec la tête”, plutôt en “spectateur”.

        - soit les critères de décision sont ceux de valeurs altruistes (V) :
la décision est plus subjective et humanitaire; c'est le monde de l'empathie, de l'intimité, de la chaleur humaine et de la persuasion; on se pose en avocat, et on décide “avec le coeur”, plutôt en “participant”. Toutefois ce type de décision est plus large que le sens que l'on accorde en général au valeurs (morales). Il se fait aussi selon nos goûts et en partie nos désirs.

               4. - Que ce soit en matière de perception ou en matière de décision,

        - notre cerveau pratique les deux modes selon les circonstances, mais l'un d'entre eux est préférentiel, pour lequel nous sommes plus “doués”, et que nous pratiquons d'instinct (comme le droitier avec sa main droite).
        - l'autre mode non préférentiel, est peu ou relativement assez développé selon les individus, leur formation, leur environnement et l'entraînement qu'ils ont pu acquérir au cours de leur vie, (et donc leur âge), mais il reste moins naturel, plus laborieux et moins performant.

     On peut représenter les fonctions d'un individu sur le graphique ci dessous, le polygone représentant la fréquence d'utilisation de ces quatre modes, selon les circonstances.
On voit que sur ce schéma, la personne utilise plus fréquemment la perception globale et intuitive G et des critères de décision sont ceux de valeurs altruistes (V), qui sont ses préférences innées
    On qualifiera cette personne de « G V »

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      Je rajoute quelques lignes car Maud me fait une remarque judicieuse, je n'ai pas défini des ordonnées !!
      Le graphique concerne une personne qui utilise en perception sa préférence G, avec une fréquence de 75% environ et l'antagoniste S, 25% et sa préférence de décision V 80% et l'antagoniste 20%. Ce sont ces valeurs que l'on a portées à partir de l'origine : la fréquence d'emploi de la fonction correspondante et le quadrilatère représente donc un comportement approximatif de la personne vis à vis de ses fonctions de perceptio et de décision. C'est une représentation commode car elle done une "image" du comportement.
     On verra plus tard qu'une représentation analogue est très utile quand il s'agit de définir la capacité d'un groupe de personnes que l'on fait vivre ou travailler ensemble.


Je détaillerai les diverses fonctions S,G,L,V dans les prochains articles.

Vendredi 5 mars 2010 à 7:52

Chats

Un petit intermède aujourd'hui.

      Vous savez que j'aime les chats, et puis j'ai pensé à Darkriketz qui aime le show-cow-chat !

      Certains gros matous ne sont guère aimables et en voici quelques exemples de races diverses
(j'en ai connu un qui a tenu les pompiers en respect, pendant 20 minutes,
toute griffes dehors en haut d'un arbre, avant d'être ramené sur terre dans un sac à patates, sur la "grande échelle" du village, à la grande joie des gamins du coin : c'était le chat de l'institutrice  !! ).

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D'ailleurs la bagarre de termine par une victoire et donc un trophée de chasse
(j'aimais quand même mieux ma chevrette chasseresse qui mangeait du sanglier comme Astérix ! LooL)




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Et après Chat rogne, voici Chat rit (vari bien sûr) mdr !!!

Jeudi 4 mars 2010 à 8:01

Préférences cérébrales

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    Deux commentaires et plusieurs mails m’ont posé des questions intéressantes et qui peuvent se résumer ainsi :
“Quels sont les rapports entre les préférences extraverti/introverti (E/I) d’une part, et optimiste/pessimiste d’autre part.?”
“Est ce que l’extraverti est optimiste de nature et l’introverti pessimiste?”

    A la deuxième question je répondrai non.


    Les préférences E/I et Opt/Pess sont relativement indépendantes.
    Je ne sais pas quelles sont les statistiques sur ces préférences car je ne crois pas que cela ait été étudié et je n’ai jamais trouvé aucun chiffre à ce sujet.
    Je peux effectivement me référer aux quelques centaines de personnes que j’ai connues assez pour savoir leurs tendances, mais ce n’est pas une référence scientifiquement valable, le nombre étant petit et surtout la population trop particulière et pas forcément représentative (je n’en sais rien).
    Mais j’ai connu de nombreux extravertis pessimistes et des introvertis (comme moi) très optimistes.

    Souvent les extravertis sont un peu insouciants, car leur moteur dans la vie étant le contact avec les autres, ils ont une vie très active au plan relationnel, et ont moins le temps de réfléchir et de se pencher sur les problèmes.
    Mais ils ne sont pas idiots pour autant, même s’ils parlent d’abord et réfléchissent après, et cela leur arrive aussi de penser aux difficultés qu’ils rencontrent, même si cela leur arrive moins souvent qu’aux introvertis.
    Et là ils peuvent avoir alors les réactions caractéristiques d’un optimiste ou d’un pessimiste et j’ai connu de nombreux extravertis pessimistes.
    Je dirai même qu’alors ils souffrent presque davantage que les introvertis, car il y a une certaine contradiction entre leur ouverture vers les autres qui est un élan, et leur pessimisme qui leur fait parfois voir cette ouverture sous un jour néfaste.
    C’est vrai que à priori, un extraverti aurait tendance à être davantage serein et gai et à avoir plus confiance en lui qu’un introverti. On pourrait aussi le croire plus rapide et spontané.
    Mais c’est la “face visible” des choses, c’est l’image qu’il donne en société, devant les autres.  Mais quand il n’est pas en relation avec les autres, il pense à ses problèmes comme tout un chacun, et là il peut tout autant voir systématiquement le verre à moitié vide, ne pas savoir tourner la page, avoir de nombreux remords et regrets.
    En fait l’extraverti est même souvent moins rationnel que l’introverti et le retour au rationnel est souvent plus difficile après une crise sentimentale ou émotionnelle, et cela d’autant plus que la crise est d’ordre relationnelle, puisque pour lui, autrui est son moteur psychologique, sa motivation, sa source d’énergie;

    L’introverti est moins expansif, moins porté sur le relationnel et donc paraîtra plus renfermé, moins gai, et aura plus tendance à se replier sur lui même ou à s’isoler.
    Mais il n’est pas pour autant forcément pessimiste. Il peut parfaitement voir plutöt le verre à moitié plein, il peut être serein devant ses problèmes, et comme il a tendance à plus réfléchir, à davantage s’introspecter, il verra peut être ses problèmes avec plus de détachement et d’objectivité, tirant les leçons de ses erreurs, tournant la page et évitant remords et regrets.
    Sa motivation étant dans sa vie intérieure, il sait mieux qui il est, ce dont il est capable, et donc peut parfaitement avoir confiance en lui.
    En cas de problème émotionnel, il se montrera plus facilement objectif et son retour au rationnel en est facilité.

    Donc à priori, il n’y a pas plus de raison qu’on extraverti soit optimiste, qu’il n’y en a d’être pessimiste pour un introverti.
J’ai d’ailleurs connu à peu près autant d’extraverti pessimistes que d’introvertis optimistes.
    En fait je pense au total avoir connu un peu plus de pessimistes aussi bien extravertis, qu’introvertis, mais c’est normal car un certain nombre de jeunes s’adressent à moi parce qu’ils ont des problèmes et ce sont souvent des pessimistes qui voient davantage les difficultés que le bon coté des choses. (mes correspondant(e)s ne sont pas un échantillon représentatif de la population).
    De plus on n’est pas forcément ultraoptimiste (et aveugle aux problèmes) ni ultrapessimiste (et catastrophique). et beaucoup d’entre nous sont tantôt optimistes, tantôt pessimistes, selon l’environnement, les situations et les problèmes.
    Face à un même événement chacun se comporte différemment selon sa personnalité.
    Il est certain qu’un extraverti pessimiste sera plus affecté par ses échecs relationnels, alors que l’introverti le serait plus par des échecs concernant ses réflexions, sa vie intérieure et ses activités propres.
    A l’inverse l’extraverti optimiste verra avec bonheur toutes ses entreprises relationnelles et altruistes, alors que l’introverti, se félicitera de ses succès personnels sur lui même et dans ses réflexions.
   
   Quand je cherche à déterminer avec mes correspondant(e)s leur personnalité et notamment cet aspect optimisme/pessimisme, j’essaie de rechercher un critère dont je n’ai pas parlé, pour ne pas compliquer les explications : ce sont les renforcements qui existent entre les diverses  préférences cérébrales et que je ne pourrai aborder vraiment que lorsque nous les aurons toutes passées en revue.
    Il est certain qu’un pessimiste qui est en plus méticiuleux, sensitif et tourné vers le passé (au plan des perceptions), qui décide selon ses valeurs et ses goûts, aura en général un pessimisme plus marqué, qu’il soit introverti ou extraverti. Et un pessimiste extraverti intolérant souffre en général davantage car son intolérance contrarie sa soif relationnelle.
    A l’inverse quelqu’un de préférence de perception globale, et qui décide selon des critères logiques, sera tourné davantage vers l’avenir et plus rationnel et objectif, ce qui diminuera son pessimisme, et rendra son optimisme moins béat et plus raisonné.

   
Après un intermède demain, je poursuivrai sur les “fonctions cérébrales, c’est à dire les préférences de perception et de décision.   

Mercredi 3 mars 2010 à 8:09

Préférences cérébrales

Notre cerveau tire son énergie psychique du monde extérieur et du contact des autres (nous sommes extraverti) ou du monde intérieur de nos idées (nous sommes introvertis).
      Mais il est aussi influencé par les événement et l'environnement extérieur, qui nous préoccupent plus ou moins et auxquels nous réagissons favorablement (et nous éprouvons de la satisfaction, de la joie) ou défavorablement (et nous éprouvons de la peine et de la tristesse).
      Ces réactions nous stressent plus ou moins, voire nous angoissent ou nous traumatisent en causant une souffrance réelle.
      Les préférences correspondantes sont importantes car elles modifient de façon consciente et inconsciente les données d'entrées des événements et donc les réactions de notre cerveau, rationnelles et surtout émotionnelles.
      Comme pour toutes les préférence nous examinerons deux modes antagonistes « optimiste » et «  pessimiste », qui peuvent se diviser en sous préférences :

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      La première caractéristique est la vison de la vie que l'on voit avec optimisme ou pessimisme :
      Toute chose, tout événement a des conséquences favorables et d'autres défavorables, d'une part de manière générale et d'autre part par rapport à notre propre situation particulière.
      L'optimiste voit le plus souvent le bon coté des choses, ce qui lui est favorable et il minimise les inconvénients : il voit « le verre à moitié plein ».
      Le pessimiste voit le plus souvent le mauvais coté des choses, ce qui lui est défavorable et il est en partie aveugle vis à vis des conséquences heureuses: il voit « le verre à moitié vide ».
      Dans les cas extrêmes, l'optimiste néglige complètement les inconvénients et difficultés éventuelles (il risque d'être imprudent), et le pessimiste les exagère considérablement au point de ne jamais voir de satisfaction dans les situations mêmes relativement bonnes (et il se rend ainsi malheureux).

      La deuxième caractéristique est la réaction qui en résulte : l'optimiste sera serein et gai et exprimera sa joie, alors que le pessimiste sera soucieux et triste et exprimera son mécontentement ou sa souffrance.
      Quelqu'un de préférence modérée sera tantôt gai, tantôt triste, comme nous le sommes tous, quelle que soit notre préférence.
      Mais une personne de sous-préférence très marquée sera si elle est optimiste, toujours sereine, la plupart du temps joyeuse, entrainant les autres dans sa joie et « prenant la vie du bon coté » et au contraire si elle est pessimiste, les soucis l'emporteront et elle sera anxieuse, voire souffrira de véritables angoisses, dès qu'un événement ou même une simple possibilité lui apparaîtra comme défavorable, car elle en négligera les bons cotés.
      Les personnes à tendance dépressives sont en général pessimistes.

      La troisième caractéristique est la tendance de comportement vis à vis du passé.
      L'optimiste tourne la page et le pessimiste est assailli de remords pour ce qu'il a fait et de regrets pour ce qu'il n'a pas su ou osé faire.
      L'optimiste regrette sur le moment ses fautes, et face à un malheur il souffre tout autant. Mais son optimisme reprend le dessus, l'oblige à vivre et en général, il réfléchit aux causes et aux erreurs,  il tire les leçons du passé et sans l'oublier totalement, il tourne néanmoins la page pour aller de l'avant, en essayant de ne pas refaire les mêmes erreurs, et de regarder l'avenir pour essayer de l'optimiser.
      Par contre il donne parfois l'impression à son entourage d'être peu sensible et d'oublier facilement.
      Le pessimiste ressasse au contraire son passé, est assailli constamment de remords et de regrets, et ces remords et ces regrets lui empoisonnent la vie. Il culpabilise sans cesse. il a le culte du souvenir mais a du mal à tirer les leçons du passé et à tourner la page.

      Il résulte de ces attitudes que l'optimiste, après un problème qui l'a atteint émotionnellement revient assez vite à une vision plus rationnelle et objective, alors que pour le pessimiste, les émotions et pensées tristes tournent en rond dans son cerveau émotionnel, sans que son cortex frontal vienne y mettre de la raison.
      Le pessimiste va donc ressasser ses problèmes, ses ennuis, ses défaites et cela risque d'accroître son stress, de l'angoisser, de le mener à l'extrême à la dépression. Ses pensées tournent en rond dans le cerveau émotionnel (ce que l'on appelle le « circuit de Papez », qui est toutefois un schéma très simplifié).
      L'optimiste au contraire aura une période de tristesse et de préoccupation, mais il fera remonter ses préoccupations au cortex frontal, qui les examinera rationnellement et qui essaiera de tempérer ses réactions émotionnelles défavorables.

    Du fait de ces deux attitudes le comportement est différent vis à vis du futur. L'optimiste a une certaine confiance en lui et une certaine assurance, ou du moins une certaine confiance en l'avenir et en la vie, alors que le pessimiste est inquiet et craintif du lendemain.

      Le pessimiste est par nature beaucoup plus stressé que l'optimiste.
      Les effets de ce stress peuvent être différents en fonction d'une autre de nos préférences cérébrales, qui a été étudiée notamment par le psychologue américain d'origine russe, Plutchik : la “perception émotionnelle immédiate”, que j'examinerai par la suite.
La préférence de décision influencera aussi le degré d'optimisme ou de pessimisme, car elle entrainera une réaction soit logique et objective de la pensée soit sentimentale et subjective.

          
Réfléchissez êtes vous optimiste ou pessimiste ?

Mardi 2 mars 2010 à 7:47

Photos, photos comiques

Un article moins sérieux pour changer un peu.
Comme tous je pense à tous ceux qui actuellement sont dans la souffrance en raison des inondations et j'espère qu'on va pouvoir les aider au mieux.
Mais, sans rapport avec ce sujet, j'avais rassemblé avant la tempête quelques phortos insolites, qui n'ont aucun rapport avec cette catastrophe, même s'il y a aussi de l'eau sur certaines photos.


http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/viaducMillau.jpg    D'abord cette photo, prise près du viaduc de Millau.
Au siècle des téléphones portables, cela fait bizarre. Peut être n'y a t'il pas de relais fiable dans ce coin ?
Mais si vous tombez en panne sur le viaduc, faut d'abord monter sur la colline pour téléphoner !!


http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/brechespatiotemporelle291994.jpg

   Cette construction m'a également interloqué. 

Est ce Alice au pays des merveilles qui l'a construite.?

Ou est ce la porte du paradis ou de l'enfer?




http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/cabaneflottante434093.jpg





    La position de cette cabane au milieu du fleuve est aussi assez étonnante, et ce n'était pas un jour de crue.




http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/piquenique.jpg




     Et cette de cette table de pique-nique m'intrigue aussi. C'est peut être pour ceux qui font un tour en barque, mais cette fois sur la mer..







http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/13riviere.jpg






     Et pour terminer cette photo que je trouve très champêtre de ce vieil homme qui navigue avec ses fleurs.

Lundi 1er mars 2010 à 7:58

Préférences cérébrales

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1S/Fleurs4/1000019.jpg

    Maintenant que nous savons ce que sont les préférences “E” et “I”, je vais, pour que vous en compreniez mieux la portée, traiter quelques exemples concrets.

     La meilleure façon de montrer certains traits spécifiques est de faire quelques caricatures.


     Voici Ikéa, une jeune très fortement Extravertie”.
     Aujourd’hui samedi, elle est très malheureuse. Elle a une dissertation à faire et elle ne peut voir ses amies. C’est odieux de rester ainsi seule pour travailler, sans personne à voir, sans quelqu’un à qui parler.
Alors on commence par un mail à une copine lointaine; mais ce n’est guère convivial. Alors elle va voir son site facebook et quelques copines ont écrit sur son mur; on leur répond, puis l’une arrive sur le site et on chatte.
     Il est déjà 11H 30. Elle ne va quand même pas manger seule. Elle téléphone à un de ses copains puis à un second et au troisième, et elle arrive à se faire inviter chez Macdo (pouah !!), et là au moins elle a pu parler jusqu’à 15 h. Le copain lui, n’a pas pu placer un mot, juste répondre parfois aux questions et quand elle ne faisait pas elle-même les réponses.
     15h 30 faudrait peut être travailler. Elle ouvre son livre de philo, réfléchit mais à 16h elle n’en peut plus. Parler à son livre, à une feuille blanche, cela n’apporte pas grand chose : il faut un être humain, il faut du monde autour d’elle.
Idée géniale : faire sa dissert à deux ou à trois. Elle téléphone aux copines de classe. A 17 h elle en a trouvé deux qui veulent bien venir chez elle.
    18h elles sont là : on prend un coca et on papote. 18h 30 faudrait s’y mettre.
    On discute ferme poyur mettre des idées sur le papier. Mais l’une des copines (aussi extravertie) parle trop elle empêche Ikéa de parler. C’est insupportable. Et puis toutes les bonnes idées viennent de la troisième, qui réfléchit. Alors à quoi sert on; ce n’est pas la peine de parler si personne n’écoute !!
On essaye de faire un plan, mais classer les idées ce n’est pas marrant, faudrait se concentrer.
    19h30 les copines partent. Que va t”elle pouvoir faire ? Le dissert attendra demain, elle doit dïner avec un groupe de garçons et elle ne rentrera pas avant 23h
    Demain dimanche, oui; il faut téléphoner à sa tante, puis à ses cousines. Il y a le marché à faire. C’est agréable, cela grouille de monde.
Elle va au stade voir des copains à 11H. Puis elle mange chez ses parents. Elle avait prévu de faire un tour à vélo dans les bois avec ses copines. Il faudra rentrer tôt vers 17h pour faire cette dissert, car le soir, elle a une teuf à 21h, et elle va l’animer, elle a pensé toute la semaine à cela et elle a plein d’idée sur ce qu’elle va proposer et faire faire aux autres !! Etre le bout-en-train, c’est son rêve, son plus grand plaisir.

    A l’inverse, voilà Fraise, très introvertie.
    Elle s'est levée. Ce samedi elle n’a pas cours. On prend son temps, dans un bon bain chaud, en lisant un livre.
    Sa dissert est déjà presque faite. La matinée suffira pour la finir. Puis il faut aller au supermarché pour des courses. C’est indispensable, mais pas amusant : trop de monde.
    Elle y rencontre des copines. Elles sont gentilles, mais elle ne sait guère quoi leur dire. Elle en a déjà évité deux mais la troisième est devant son nez. Faudra bien lui dire bonjour, on n’y coupe pas.
    Déjeuner, puis on sirote un café en lisant un bouquin.
    Ikéa l’appelle pour faire ensemble la dissert. Grand dieux non ! Cette fille qui parle tout le temps est insupportable. Heureusement elle l’a finie et répond que c’est trop tard Ouf !
Un copain veut l’emmener au cinéma. Elle accepte car celui là est gentil; il parle très peu, réfléchit avant de parler.
    Mais c’est rare d’être ainsi invitée; il fallait vraiment qu'Ikéa ait besoin d'elle car elle a horreur des gens qui ne parlent pas et réfléchissent.   
    Fraise n’a pas d’ami(e)s. Elle ne s’ennuie pas. Elle n’a pas besoin de parler et la présence de quelqu’un elle s’en passe. Toujours quelque chose à faire, à lire, à étudier, de la musique à écouter, un peu de sport : athlétisme et judo.
Elle a un blog mais surtout pour mettre ses idées au clair, pour s’exprimer, mais pas pour pas pour discuter de broutilles : aussi ni MSN, ni Facebook, on y perd trop de temps.
    Demain c’est formidable, elle n’a pas cours à la fac (ces amphis pleins de gens c’est odieux). Elle va pouvoir aller consulter des bouquins à la bibliothèque.
    Quand même, parfois, elle aimerait bien avoir un petit ami, parce que la tendresse même pour une introvertie, cela compte !

    Horace est un jeune ingénieur qui dirige une petite équipe. Il est légèrement introverti.
    Les réceptions que donne parfois sa société ou les mariages et autres fêtes ne l’enchantent pas. il y va à contre coeur et aimerait mieux faire des choses plus intéressantes. Parler de la pluie et du beau temps ou des dernières nouvelles de la mode et de la politique ne l’intéresse pas.
    Par contre un barbe cue avec des amis qu’il connaît bien, avec sa compagne et les leurs, cela c’est agréable. Là on peut trouver des sujets de conversation commun. Certes il ne parle pas beaucoup, souvent parce que les autres ont dit avant lui ce qu’il voulait dire, parce qu’il réfléchit peut être trop avant de parler.
    Chose curieuse, dans son équipe tout le monde le croit extraverti. Sa porte est toujours ouverte, il reçoit facilement ses collaborateurs, les écoute, les aide non seulement pour leur travail, mais aussi s’ils lui confient des problèmes personnels, ce qui arrive souvent. Il sait leur expliquer, les convaincre, les diriger, négocier avec les fournisseurs, obtenir ce qui est nécessaire de ses patrons et là il n’hésite pas à parler.
Il a fait des présentations à des clients, que certes il avait soigneusement préparées, mais il s’en sort en apparence aisément.
    Bref c’est assez particulier, il paraît introverti dans la vie courante, extraverti au travail. En fait il arrive à manier les deux préférences quand les circonstances l’exigent. Cependant au plan inné il est introverti, mais il a appris à utiliser aussi l’extraversion.

   J’espère que vous comprendrez mieux ainsi ce que sont un extraverti et un introverti.



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lancien

sortir de la tristesse

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