Vendredi 30 avril 2010 à 8:04

Sciences et techniques

Hier, des physiciens mettaient au point des lasers ( light amplification by stimulated emission of radiation), ces dispositifs émettant un fin rayon lumineux de lumière monochromatique. (voir l’article d’hier)
    Aujourd'hui, d'autres chercheurs cherchent à concevoir des sasers (sound amplification by stimulated emission of radiation), qui, au lieu d'amplifier la lumière, amplifieraient le son!
   
    En 1980, un chercheur américain Douglas Shields, de l'Université du Mississippi, exécutait une expérience sur un long tube de verre rempli d’azote.
Alors que le gaz était soumis à une impulsion sonore, une étincelle fournit de l’énergie initiale et à mesure que les impulsions rebondissaient sur le haut et le bas du tube, le son est devenu de plus en plus fort., mettant en jeu tant d'énergie que le gaz s'est mis à surchauffer et a fait éclater le tube.!
    C’était le premier saser lol.

    Une théorie existe qui confère aux sons une représentation sous forme de pseudo-particules qui peuvent occuper des niveaux d’énergie différents dans un matériaux solide, par exemple un cristal, de façon analogue aux électrons dans l'atome.
    Mais malheureusement l’expériene a montré que les niveaux d’énergie étaient très nombreux et que le son amplifié n’était pas cohérent comme la lumière d’un laser, mais était constitué de phonons d’énergies multiples.
    Il fallait donc trouver un moyen de mettre de l’ordre dans cette émission.

 http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/dewijn.jpg   Au Debye Research Institute de l'Université d'Utrecht (Pays-Bas), l'équipe de recherche dirigée par Harold de Wijn, a conçu en 2000, un prototype de saser à partir d'un cristal de rubis, refroidi dans l’hélium liquide à la température de - 271 d°C (1,8 d° Kelvin).
    Un laser envoie sur ce cristal de l’énergie lumineuse et normalement les électrons devraient émettre de la lumière en revenant au niveau fondamental. Mais  on soumet le cristal à un très fort champ magnétique, ce qui empêche les électrons de libérer, d'un seul coup, toute l'énergie absorbée.
    De petites quantités d'énergie sont dégagées successivement par les électrons, trop faibles pour être expulsées sous forme de photons, mais juste assez grandes pour l'être sous forme de phonons.
    Les phonons formés vibrent d'un bord à l'autre du cristal et entraînent d'autres électrons à produire des phonons en perdant leur énergie. Cette réaction en chaîne cause l'amplification du son d’une façon analogue à ce qui se passe dans un laser.
    Le problème est qu’il est très difficile de faire sortir le son de ce dispositif !

    Des chercheurs de l'Université  de Paris-Sud sous la direction dede Jean-Yves Prieur utilisent un bloc de verre de 2 centimètres de longueur
    Sur ses extrémités deux cristaux piezo-électriques qui transforment de l’électricité en variations de pression et en vibrations
    Le premier envoie des impulsions qui, au fur et à mesure qu'elles traversent le bloc, transmettent leur énergie aux atomes du verre. Le second envoie une impulsion sonore de phonons à haute fréquence qui vont inciter les atomes à céder leur énergie et créer ainsi d’autres phonons. L’amplification du son du cristal photoélectrique est multiplié par 30. C'était un premier résultat intéressant.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/zavtrak.jpg    Sergei Zavtrak, de l'Université d'état du Bélarus à Minsk, utilise une méthode très différente, en créant de minuscules bulles de gaz dans l’eau, en pressant et en relâchant alternativement la paroi du récipient contenant l’eau et en y envoyant un champ électrique : les bulles se contractent et se mettent à vibrer.
    Daprès  Zavtrak, si on injectait une impulsion sonore dans le cylindre, les bulles s'aligneraient alors en plusieurs plans perpendiculaires à la direction de cette onde, et le son s'amplifierait et un faisceau directionnel d'ondes sonores à basse fréquence émergerait au bout du récipient.
    Il va essayer de le vérifier.


http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/saser.jpg

   Des savants anglais et russes de l'université britannique de Nottingham et de l'institut de physique de Lashkarev en Ukraine, espèrent obtenir des sons puissants en injectant des électrons dans des cristaux qui présentent ce qu’on appelle en mécanique ondulatoire un “puits quantique”, c’est à dire un endroit dans un cristal, où les actions exercées sur les particules sont minimales, de telle sorte que les éléctrons ne sont plus aussi contraints dans leurs mouvements, au moins dans certaines directions.
    Le milieu dans lequel l'amplification se produit est constitué d’un empilement de minces couches de semi-conducteurs d’arséniure d’aluminium et d’arséniure de gallium, dans lesquelles les électrons peuvent être excitées par des paquets d’ultrasons



    A quoi pourraient servir ces “saser” que les journalistes appellent des “lasers sonores”.?

    Actuellement les premiers sasers construits en laboratoire émettent à des fréquences de 1MHz et 400 GHz, et 1 THz ( 1012 Hz pour le saser quantique, donc très loin des fréquences audibles
    Les applications sont donc assez particulières.
    Compte tenu des fréquences très élevées les longueurs d’ondes sont très petites et il serait possible de faire un microscope très performant  permettant d’explorer les matériaux, de détecter des micro-défauts, de faire de la détection en médecine ou de faire de la chirurgie, de contrôler des semi-conducteurs, voire de transporter des données en informatique et communication.

  
  L’avenir nous dira si tout cela est possible.
   


Jeudi 29 avril 2010 à 7:52

Sciences et techniques

Un article plus sérieux aujourd'hui, mais qui demandera plus d'attention.

    J'ai lu fin mars un article de Laurent Sacco sur les “sasers”, des lasers pour le son au lieu de la lumière.
    J’ai pensé que cela pourrait intéresser certains d’entre vous de savoir ce que c’était;
    Le problème est de l’expliquer simplement, sans calcul et sans formules.
    Pour cela il faut d’abord que je parle des lasers, car les principes théoriques sont voisins, mais les réalisations différentes.


    Vous avez tous vu des lasers, ne serait ce que dans votre chaîne hi-fi.
Je suis moins certain que vous en connaissiez le principe.
    Un laser est un émetteur de lumière pratiquement monochromatique (un spectre très étroit autour d’une longueur d’onde caractéristique). C’est en même temps un amplificateur, qui produit donc une quantité de lumière (et donc d’énergie),assez importante.
    Par ailleurs sa construction est telle que le rayonnement lumineux est relativement très directif et constitue un faisceau étroit et donc l’énergie est concentrée dans un faible espace.
    Les premiers lasers travaillaient dans le domaine des micro-ondes (on les appelait “masers”), puis on a connu les lasers infra-rouges, puis visibles et ultraviolets. On commence à savoir faire des lasers à rayons X.

Quel est le principe des lasers :
    - un premier principe de physique, d’émission de lumière par les atomes, et
    - un principe de construction qui permet l'amplification de la lumière.


    Vous avez dû apprendre en première, le modèle de l’atome de Bohr, dans lequel un atome d’un élément donné, possède un nombre d’électrons périphériques spécifique qui le caractérise, (ainsi que ses propriétés chimiques), électrons répartis sur des couches successives.
    Sans doute vous a t’on dit que les électrons les moins liés se trouvaient dans l’état normal sur une couche “fondamentale”, mais qu’ils pouvaient aussi, si on leur apportait de l’énergie, se retrouver sur certains “couches” plus éloignées) correspondant à des niveaux d’énergie plus élevés.
    Ces niveaux plus éloignés ne sont pas quelconques : ils correspondent à des énergies bien précises et les transitio,ns ont en général des probabilités différentes de se produire.
    Sur la figure ci-dessous, on voit quatre niveaux possibles avec des différences d’énergie par rapport au niveau fondamental de E1, E2, E3, et E4 et les probabilités des transitions.
    Pour qu’un électron veuille bien passer du niveau fondamental au niveau 1, il faut lui fournir exactement l’énergie E1. Si cette énergie est fournie sous forme d’une énergie lumineuse, il faudra qu’elle ait une longueur d’onde bien précise (donnée par la formule λ1 = hC/E1 où h est la constante de Plank, C la vitesse de la lumière et l’énergie à fournir).
    Si on fournit les quatre lumières correspondant aux quatre énergies E1, E2, E3, E4, les nombres d’électrons qui iront sur ces niveaux seront proportionnels aux probabilités correspondantes. (transitions en rouge sur la schéma ci-dessous).

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/niveauxelectrons.jpg

    Mais les électrons qui sont ainsi passés sur des niveaux plus élevés sont dans un état excité instable et ils ont tendance à revenir à l’état fondamental suivant des transitions bien précises indiquées en bleu sur le schéma.
    En revenant à l’état initial ils perdront l’énergie sous forme de lumière.
    Mais si les transitions 1 et 3 redonneront les photons d’énergie initiale identique à celle fournie au départ, celles des niveaux 2 et 4 se feront en plusieurs transitions (ici deux), et les photons lumineux qui en résulteront  auront des longueurs d’ondes correspondant par exemple pour le photon 2 à E2-E1 et à E1.

    Pour certains cristaux il existe un niveau fondamental et un niveau secondaire à forte probabilité et peu de niveaux proches.
    Si l’on fournit à ces cristaux de la lumière de l’énergie appropriée correspondant à l’énergie permettant de propulser les électrons sur ce niveau excité et que l’on arrive à avoir plus d’électrons sur ce niveau qu’il n’y en a sur le niveau fondamental, la lumière émise par les électrons revenant à leur état fondamental peut participer à faire remonter d’autres électrons dans l’état excité et on a un phénomène d’amplification qui peut s’entretenir pendant une certaine durée.
    On appelle cela le “pompage”.
    Mais les photons lumineux partant dans toutes les directions, ne sont pas tous repiégés et le phénomène a tendance à décroître et s’étouffer.
    Il est donc nécessaire d’augmenter la probabilité de capture et on met le cristal entre deux miroirs qui renvoient les photons lumineux, les enfermant ainsi dans une cavité.
    Bien sur l’amplification ainsi produite a des limites mais elle est concidérable par rapport à la lumière (et à l’énergie, fournies au départ.
    Pour que le lser soit utile il faut pouvoir sortir cette lumière amplifiée par l’un des miroirs qui est partiellement réfléchissant et partiellement transparent.
    Le schéma ci dessous montre l’organisation d’un laser, une lampe autour du cristal de rubis fournissant la lumière d’amorçage du pompage et les deux miroirs réfléchissant les photons réémis, ce qui produit l’amplification.
    On ressort une partie du rayonnement amplifié, monochromatique vers l’avant

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    Vous connaissez certainement un effet analogue sur le plan sonore : l’effet “Larsen”
    Quand un micro audio, lié à un amplificateur, est placé trop près des hauts parleurs, on entend un son strident très fort.
    Le faible son du haut parleur correspondant aux fréquences optimales d’amplification est  repris par le micro et amplifié par l’amplificateur, et le son plus fort qui sort du haut parleur est à nouveau repris et ainsi de suite, jusqu’à un maximum d’amplification qui fournit ce son strident insupportable.
   
  
  Nous verrons demain que l’on pense pouvoir réaliser des “lasers sonores”  que l’on pourrait appeler des “sasers”

Mercredi 28 avril 2010 à 7:52

Chats

J'ai du travail aujourd'hui, le chantier de ravalement à surveiller, des conférences à finaliser, des gens à voir et des mails à faire à mes correspondant(e)s, alors pas le temps d'écrire un article sérieux avant demain matin.

Alors nous allons jouer à chat perché dans les arbres.


Ce petit chat noir me plait lorsqu'il monte cueillir des fruits, on dirait presque un enfant, et ce chat gris et blanc semble se plaire dans cet épicéa.

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La descente est parfois difficile quand on est un gros chat de poids; heureusement on a des griffes pour s'accrocher








et on veut voir la nature de haut, mais c'est parfois acrobatique et il ne faut pas avoir le vertige !

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Mardi 27 avril 2010 à 7:48

Politique, économie, religion.



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Vous m’avez demandé mon avis sur la réforme des retraites.

Ce n’est pas un sujet simple et il faut bien séparer les divers problèmes que posent les retraites dans l’avenir.

      D’abord notre pays a un avantage certain, c’est le mode de conception de retraite basée sur la solidarité : le système par répartition, basé sur un prélèvement sur les salaires, la retraite étant ensuite un certain pourcentage d’un salaire moyen calculé sur un certain nombre d’années.
    Des caisses complémentaires permettent d’avoir un complément de retraite toujours par prélèvement sur les salaires, mais la retarite étant alors proportionnelle à la somme prélevée.
    Dans d’autres pays la retraite est constituée par placements de ses économies, les fameux “fonds de pension”, qui sont gérés par des banques ou des entreprises spécialisées, qui dans certains cas, font des placements hasardeux et mettent en péril ces retraites.
    Je pense donc que notre système par répartition est préférable et qu’il faut le conserver, ce qui n’empêche pas les personnes qui le veulent et le peuvent, de placer de l’argent pour leur avenir.

    Il est certain que la longévité augmentant, les cotisations ne vont plus permettre de verser les retraites comme par le passé. Il faut donc effectivement réformer le système.
    Mais actuellement on parle beaucoup de reculer l’âge de la retraite, et je pense que même si cela est nécessaire, ce n’est pas le plus important.

    Une partie du problème deu déficit des caisses de retarite, comme de celui de la sécurité sociale, c’est le manque de rentrées des cotisations, due principalement au chômage.
    La première action serait de lutter plus efficacement contre celui ci notamment en transférant une partie des charges sociales des salaires sur le chiffre d’affaires de façon à les faire payer également par les entreprises qui décentralisent à l’étranger.
    Un problème voisin est celui de la mise à la retraite à 55 ans des personnels des entreprises, qui cherchent ainsi à faire des économies, avec une vue à très court terme, et sous prétexte de la crise économique.
    A quoi bon reculer l’âge de la retraite dans ces conditions.
    Ces mises à la retraite anticipées sont d’ailleurs mauvaises à moyen terme pour l’entreprise elle même, car elle se prive ainsi d’une expérience et d’une connaissance de l’entreprise, de ses clients et de son environnement, qui à terme, lui feront défaut.

    Reculer l’âge de départ en retraite est peut être une solution, mais elle ne résout  pas tout car les cas personnels sont différents.
     Pour beaucoup l’âge de début de travail a beaucoup reculé, personne ne travaillant plus avant 18 ans et beaucoup avant 23 à 25 ans.
    Ce qui compte plus que l’âge, c’est donc le nombre d’années de cotisation.
    De plus il faut tenir compte de la nature du travail effectué notamment lorsque celui-ci est particulièrement pénible et usant pour la santé. La fatigue d’un pompier, d’une infirmière ou d’un ouvrier du bâtiment n’est sûrement pas la mmême que celle d’un employ” de bureau.

    Enfin un problème qui va forcément être discuté quant au montant futur des retraites et qui pose lalternative : augmentation des cotisations ou diminution des retraites.
    En fait seule une évaluation financière de l’évolution de la situation permettrait de savoir si cette option est nécessaire, mais elle suppose une évaluation aussi de l’évolution du chômage.

    Enfin un dernier point me parait devoir être signalé, car le gouvernement s’ingénie parfois à opposer les situations des personnes qui travaillent dans le privé et celles des fonctionnaires.
    Il me semble normal que les dates de départ en retraite et les durées de cotisation soient les mêmes pour tous.
    Par contre le calcul des retraites n’est pas forcément favorable aux fonctionnaires comme on le dit trop souvent du fait du calcul de la retraite sur le salaire des dernières années.
    J’ai travaillé pendant longtemps avec les deux secteurs et j’avais fait des calculs sur les montants des retraites et, bien qu’elles soient calculées autrement, elles étaient souvent plus favorables dans le secteur privé car les salaires y étaient nettement plus élevés que dans le secteur public.
    En moyenne, à salaire égal, le calcul de la retraite sur le salaire des dernières années avantage les fonctionnaires, et à qualification égale, les personnes du secteur privé sont favorisées car leurs salaires sont plus élevés.
    Mais en fait ce sont des cas d’espèce : les femmes fonctionnaires qui ont élevé 4 enfants sont favorisées car elles ont une bonification de 15% de leur retraite, mais je trouve que c’est méroité et il est anormal qu’il n’en soit pas de même pour les femmes du secteur privé.
    Les cadres du privé ont en général une retraite au moins 30% supérieure à celles des cadres fonctionnaires, due à la différence de salaires
    Par contre les “ouvriers d’état” semblent favorisés car leur retraite est en moyenne nettement supérieure à celees du secteur privé. Mais une moyenne cache beaucoup de choses. Beaucoup d’ouvriers du secteur privé sont rémunérés au Smic et ont de strvaux peu qualifiés.
    Les ouvriers d’état qui existent encore sont de haute qualification (par exemple dans la réparation aéronautique, les laboratoires, les opticiens dans les hôpitaux...) et leurs homologues du privé sont dans des emplois de techniciens et les retraites sont alors comparable, car leurs salaires sont plus élevés que ceux des ouvriers d’état.
    Les fonctionnaires dans les bureaux (les plus nombreux et très souvent des femmes) sont peu payés et leur avancement à l’ancienneté est faible. Leurs retraites sont inférieures aux homologues du secteur privé, mieux payés.
    Ils peuvent voir leur carrière évoluer, mais presque uniquement en passant des concours, ce qui n’est pas évident, et on voit actuellement des postes de secrétaire administratif, relativement peu payés, occupés par des bac + 3 ou 5 (licence ou maîtrise de lettres), qui n’ont pas trouvé de travail dans le privé et ont passé ces concours.

Lundi 26 avril 2010 à 8:00

Libertés et règles

Vous m’avez demandé ce que je pense de la burka et de son interdiction.

    Il me semble d’abord que si j’étais un terroriste, et que je veuille cacher les armes que je porte, je me mettrai une burka. Donc je trouve que au plan de la sécurité, cela devrait être interdit de se vêtir ainsi dans un lieu public, la rue, les magasins, les transports, les bâtiments publics...
    Un témoignage d’un chauffeur de taxi à Casablanca m’a amusé.
Il paraît que des hommes en burka prennent le taxi et s’enfuient ensuite sans payer à l’arrivée.
    Et on ne parle à la télé que de cette femme qui a été verbalisée en France, car elle conduisait une voiture en burka. On ne doit guère voir sur le coté !
    La raison de sécurité me paraît donc essentielle.

    Je pense par ailleurs qu’en France, il est anormal qu’un mari impose ce vêtement à sa femme, d’autant plus qu’il semble bien que le Coran n’ait jamais évoqué cet habit. Cela dit, je crois que actuellement le nombre de femmes concernées est très faible (200 ou 300) et que certaines portent la burka par provocation ou intégrisme, sans que cela leur soit imposé.
    Mais je ne crois pas que ce soit la raison à mettre en avant pour promulguer une loi, car on sera taxé d’intolérance vis à vis des musulmans, parce que pays catholique.

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femme en burka                                                               Belphégor, le fantôme de l’opéra   


    Si je me promenais dans les rue de Paris en caleçon à fleurs, je me ferais tout de suite arrêter pour tenue indécente, même si je revendiquais pour ma liberté au nom d’une religion naturiste !!
    La burka me fait un peu le même effet.
    J’avoue que je ne suis pas à l’aise devant quelq’un qui porte la burka, même si c’est de son plein gré et que cette femme s’y sente à l’aise (ce qui m’étonne !). J’ai l’impression de ne pas être dans mon pays ou de me trouver devant Belphégor, le fantôme de l’Opéra !

    Personnellement je suis donc favorable à l’interdiction de la burka, mais cela dit, je ne pense pas qu’il s’agisse d’une réforme de premier plan à monter en épingle. Et faut il vraiment une loi et un simple décret ne suffirait il pas ?
    C’est une réforme utile, mais on ferait mieux de s’occuper plus de lutter contre le chômage.


    http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/chador.jpg




Et pour vous faire sourire, ce cycliste est il un fantôme ou est il en burka ?
(avec vélo spécial lol)

Dimanche 25 avril 2010 à 8:55

Chats

Aujourd'hui repos : je réponds à des mails.

     Alors quelques images de chats

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Ne trouvez vous pas que cette photo fait penser à Titi et Gros Minet



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Et puisqu'on est dans "l'observation des oiseaux", je trouve cette photo extraordinaire de vérité.





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Les chats sont adroits; celui là jouerait bien au tennis.







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Là c'est trop facile, je ne crois pas qu'il ait eu très peur !






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Les chatières, c'est parfois utile pour regarder dehors !
Hum ! Vu les oreilles au dessus du chien, je crois qu'il y a un trucage !!











Nota : Kaa m'a conseillé d'apprendre à me servir d'un ipad sur le site suivant.
Je me suis bien amusé en regardant la vidéo et je vous en donne l'adresse au cas où vous n'auriez pas lu le com de kaa.
http://www.youtube.com/watch?v=Q9NP-AeKX40&feature=player_embedded
Vous comprendrez alors le lien avec cet article.

Samedi 24 avril 2010 à 7:57

Actualité

    Hier nous avons vu ensemble ce dont dispose en général un pilote d’avion pour le renseigner et lui permettrede se guider.
    Aujourd’hui nous allons décrire comment se passe un atterrissage, en fonction de certains équipements spéciaux qui se trouvent à terre sur la tour de contrôle ou sur votre avion et aussi selon l’état de l’atmosphère.


     Si vous naviguez “à vue”, vous ne pouvez le faire que si la visibilité est bonne et si la hauteur minimale des nuages (ce qu’on appelle le “plafond”), n'est pas trop basse, mais l’atterrissage ne pose alors aucune difficulté.
    Cependant vous êtes obligé de demander l’autorisation d’atterrir à la tour de contrôle, (un simple bureau dans les tout petits aérodromes).
    En effet il y aurait risque de collision si plusieurs avions atterrissaient (ou décollaient) en même temps. La tour autorise donc un seul avion à atterrir et elle demande aux autres, s’il y en a plusieurs, de tourner au dessus de l’aéroport à une certaine altitude, et elle décale celle ci d’au moins 100 mètres d’un avion à l’autre. C’est ce qu’on appelle la “pile” par analogie des trajectoires de vol avec une pile d’assiettes.
    Si le temps est mauvais, avec un plafond très bas, vous pouvez ne pas être autorisé à partir en vol à vue, ou, si vous êtes pris en route et que les nuages sont plus bas que de hautes collines, vous ne pourrez pas passer et vous serez obligé de vous dérouter et éventuellement d’atterrir sur un autre terrain.
    Naviguer à vue par mauvais temps demande un pilote très expérimenté (et ce n’est pas agréable car, en plus, on se fait bien secouer par les turbulences de l’atmosphère.
    Seuls les petits monomoteurs de tourismes naviguent à vue et en général par temps assez beau.
    Tous les avions commerciaux naviguent aux instruments au dessus des nuages.

    Quand vous naviguez aux instruments, vous êtes soumis à la tour de contrôle qui vous dit à quelle altitude vous devez voler et elle définit ces altitudes pour que tout avion, qui risque de vous croiser, soit en général 300m au dessus ou au dessous de vous.
    Si vous voulez changer d’altitude (par exemple pour éviter un gros cumulus d’orage), il faut demander l’autorisation.
    C’est elle qui vous donne l’autorisation de descendre par paliers vers l’aéroport de destination.
    C’est la tour de contrôle de cet aérodrome qui vous guide quand vous approchez de ce terrain et qui vous autorise à entamer la procédure d’atterrissage.

    Si c’est un petit aérodrome sans équipement particulier, ni même radar (ce qui est très rare en Europe), vous atterrissez alors à vue et il vous faut un minimum de visibilité.
    Pour un petit avion de tourisme à hélice, qui se pose vers 100km/h, la hauteur minimale
de plafond est de 150 m , et 500m de visibilité horizontale, et pour un avion à réaction, qui se pose au double de vitesse, les chiffres sont plus du double (cela dépend aussi de l’environnement de l’aérodrome (collines avoisinantes en particulier).
    Il y a en général une balise dans l’axe de la piste, quelques kilomètres avant la piste, vous arrivez au dessus de la balise, vous prenez un angle de descente défini par la procédure d’atterrissage sur cet aérodrome, ce qui vous amène au début de la piste. Arrivés à quelques mètres du sol, vous remettez votre avion horizontal en faisant un “arrondi”, vous réduisez le moteur et l’avion perd sa portance progressivement et touche doucement le sol, si vous avez bien manoeuvré.
    C’est quelquefois plus difficile si le vent est de travers, car il faut alors marcher “en crabe”, l’avion un peu tourné contre le vent, et le remettre en ligne au moment de toucher le sol. Pas facile avec un petit avion peu puissant quand le vent est fort. Il faut être bon pilote.

    Quand l’aérodrome a un radar, il vous voit arriver et si la visibilité est limitée, il va vous guider en rectifiant votre trajectoire en vous donnant des indications par radio “ un degré à droite”,... “deux degrés plus haut”....et vous vous servez de votre horizon artificiel (qui est gradué) pour corriger votre trajectoire.
    Cette aide des personnels de la navigation aérienne est précieuse quand plafond et visibilité sont à la limite de ce qui est autorisé (150 m en hauteur  et 500 m à l'horizontale). Cela m'est arrivé plusieurs fois de me trouver dans cette situation, et on est rassuré d'avoir leurs conseils car on ne voit pas encore la piste et on a peur de faire une erreur, alors qu'eux vous "voient" avec leur radar d'approche.
    On finit par voir enfin la piste devant et on atterrit alors à vue. (et on dit ouf !).

    Si l’aérodrome possède un ILS (Instrument Landing System) et que votre avion est équipé d’un récepteur, relié à votre “horizon artificiel), vous allez être beaucoup mieux guidé.
    L’ILS est un émetteur directionnel radio qui envoie un signal directif, son faisceau étant la meilleure trajectoire d’approche d’atterrissage qui vous mène au début de la piste et selon axe.

http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/ILSprincipe.jpg

    Deux antennes radio spéciales donnent un signal radio qui est maximal pour l’une dans un plan vertical de l’axe de la piste d’atterrissage (1), l’autre dans un plan incliné à 3 d° qui intercepte la piste en son début (2). L’intersection de ces deux plans (3) est l’axe de descente de l’avion.
    En outre des balises (4 et 5) avertissent le pilote, lorsqu’il passe à leur verticale, et il sait à quelle distance il est de la piste (et en temps s’il connaît sa vitesse).

    Ce faisceau apparaît sur votre horizon artificiel sous forme d’une croix, alors que le centre de votre horizon est votre avion. Il y a au départ un décalage en hauteur (par rapport à la pente d’approche que vous devriez avoir), et sur le coté (par rapport à l’axe de la piste, si vous n’êtes pas dans l’axe (3) du faisceau, et vous allez agir sur vos commandes de direction et d’altitude (un volant, pour la direction, monté sur une colonne mobile, que vous inclinez vers l’avant pour descendre et vers l’arrière pour monter) pour faire coïncider cette croix du faisceau et le centre de votre “horizon”.
    Sur certains appareils plus simples et moins précis, au lieu d’une croix de petits voyants lumineux indiquent au pilote le décalage de position de son avion.
    Ainsi vous maintenez l’avion sur votre axe de descente, jusqu’à une vingtaine de mètres du sol et là vous y voyez assez pour atterrir à vue.
    Mais vous ne pouvez pas atterrir par brouillard, forte pluie ou neige.


    Maintenant le “fin du fin” l’atterrisseur automatique qui équipe les gros avions commerciaux et les aéroports importants.
    C’est un ILS plus précis qui comporte, non pas un seul faisceau, mais plusieurs, et dont le récepteur sur l’avion est relié au “pilote automatique” qui est un ordinateur de bord pilotant les gouvernes sans intervention du pilote. (c’est cher et donc n’existe que sur des avions d’un certain prix).
    Le système prend en charge le pilotage de l’avion est l’amène à 30 cm du sol en un point précis de la piste et là réduit les moteurs et l’avion atterrit tout seul.
    J’ai atterri un jour par temps de brouillard. Ce n’était pas moi qui pilotais, j’étais le “navigateur” et éventuel pilote de secours, et je n’avais jamais vu cette procédure.
    C’est impressionnant d’être là à ne rien faire et à savoir que le sol arrive et se rapproche (on le voit sur l’altimètre) et qu’on continue à ne rien voir au dehors et on a un petit pincement de coeur en se disant “pourvu que l’appareil soit bien réglé”. Puis on voit tout à coup le noir de la piste qui surgit brusquement tandis que l’avion fait tout seul son “arrondi”, et on est émerveillé de la douceur de l’atterrissage.
    C’est pour cela que si un avion de ligne est autorisé à atterrir par brouillard ou temps bouché, c’est qu’il est muni de ce dispositif et on ne risque rien. (je précise qu'il y a des procédures de contrôle automatiques et aussi par le pilote, pour savoir avant de s'en servir, que l'appareil est bien réglé).


    Alors que s’est il passé avec l’avion du Président de la République de Pologne : un manque d’équipement et la bêtise humaine qu’entraîne un trop grand orgueil et une trop grande confiance en soi (et inconscience) et à mon avis une mauvaise formation des pilotes polonais.
    J’ai souvent cotoyé des pilotes militaires français et aucun n’aurait commis cette imprudence inouïe.
    D’abord l’avion et le terrain étaient mal équipés : ni atterrissage tout temps, ni ILS.
    La tour de contrôle a demandé au pilote de se détourner vers un autre aérodrome, mais cela mettait les officiels en retard pour les cérémonies projetées.
    Le commandant de bord est maître à bord, mais responsable de la sécurité; en France il aurait obéi à la tour de contrôle ou aurait fait une première approche prudente et voyant qu’il y avait encore du brouillard à 150 m d’altitude, il n’aurait pas cherché à atterrir. J’ai connu cette situation une fois au dessus du petit terrain de Roanne et je vous assure qu’après un premier essai très prudent, (on descent jusqu'à 150m et pas plus bas, on sait qu’il ne faut pas en tenter un second si on tient à sa vie.
    Là je pense que le pilote s’est cru déshonoré s’il n’amenait pas à l’heure son président.
    Le pire c’est semble t’il (ce qu'a dit la télé ?) que la tour de contrôle qui avait un radar, l’a averti, lors de sa 4ème tentative, qu’il n’était pas dans l’axe de la piste, mais il a continué à descendre et s’est écrasé dans la forêt à une centaine de mètres de la piste.
   
Il ne faut jamais être présomptueux quand il s’agit de sécurité, et encore moins quand on a la responsabilité de passagers à son bord. C'est vrai en avion, en bateau ou en voiture et qu'on est le pilote, surtout quand les conditions météo sont mauvaises.
    Un exploit c'est rare et le plus souvent cela se termine mal.

Vendredi 23 avril 2010 à 8:17

Actualité

     Certains de mes lecteurs savent que lorsque je travaillais, il m’est arrivé de piloter de petits avions  et que donc je connais les procédures de navigation aérienne.
     Ils m’ont demandé comment l’accident de l’avion du Président de la République de Pologne avait bien pu arriver, et si l’on risquait sa vie dans un avion de ligne qui atterrit par brouillard.
    Je vais donc essayer de vous expliquer (le plus simplement possible, ce qui n’est pas si simple que cela lol), comment se passe un  atterrissage par temps bouché, selon l’équipement dont dispose l’aéroport et l’avion qui va atterrir.
    Je suppose que tous les instruments fonctionnent et qu’il n’y a pas de panne (notamment électrique), ni sur l’aéroport, ni sur l’avion.
    Mais ces instruments, il faut d’abord les connaître ! Ce sera l'article d'aujourd'hui, l'atterrissage ce sera pour demain.

    De quoi dispose t’on sur un avion pour renseigner le pilote. ?

    De certains instruments qui servent tout au long du voyage :
    D’abord, des appareils qui mesurent divers paramètres concernant le fonctionnement de l’avion : divers renseignements sur la marche du moteur, sur la position des gouvernes (sur le bord des ailes et sur l’empennage arrière), du train d’atterrissage (s’il est rentré ou sorti et verrouillé), ou des volets de freinage aérodynamique (de combien sont ils sortis?), le niveau de carburant dans les divers réservoirs etc....

    Puis des éléments quant à la situation de l’avion dans l’air et par rapport au sol : son altitude donné en général par un appareil (un altimètre), qui mesure la différence de pression de l’air par rapport à celle au sol (qu’on a étalonné au départ) ou sur les avions plus importants, par une sonde altimétrique radio.
    Un autre appareil, le badin, indique sa vitesse par rapport à l’air environnant à partir de petits tubes qui mesurent la pression dynamique de l’air sur leur extrémité.

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http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/Badin.jpg




    On dispose souvent également d’un appareil (un variomètre), qui mesure la variation d’altitude, c’est à dire la vitesse du déplacement vertical (en mètres par minute ou le plus souvent en pieds par minute).

Et grâce à un appareil gyroscopique, un cadran que l’on appelle “l’horizon artificiel”, indique la position de la trajectoire l’appareil (dans un “trièdre trirectangle” dont il serait le centre O, comme en maths, le plan Oxy étant horizontal et oz vertical). On sait ainsi si l’avion est en train de virer, qu’elle est alors son inclinaison par rapport à l’horizontale, et s’il est en train de monter ou de descendre et alors quel est son angle de montée ou de descente. Ces données sont indispensables, car il y a des limites à ne pas franchir pour que l’avion continue à voler en sécurité.
    Dans le langage des pilotes, on dit qu’on connait l’inclinaison et l’assiette de l’avion.

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    Enfin des instruments de navigation.
    D’abord un “compas “ qui est une simple boussole magnétique, qui a l’avantage de fonctionner même en cas de panne électrique et elle donne le cap de l’avion par rapport au nord. (photo de gauche)
    Puis des instruments radio qui captent les émissions de “balises radio-émettrices” situées sur le territoire de chaque pays. On dispose d’atlas indiquant les paramètres de ces balises et on règle l’appareil au fur et à mesure qu’on se déplace, sur une balise derrière soi et une devant soi, et l’appareil indique l’angle de votre route par rapport à la droite qui joint la position de l’appareil à la balise, et la distance à celle ci.
    Evidemment en fin de parcours on se règle sur la balise de l’aéroport où l’on veut atterrir et l’angle indiqué doit être nul et on connaît la distance qui reste à parcourir.
    Passer au dessus d’une balise est également intéressant car l’angle bascule très rapidement de zéro (elle est devant) à 180 d° (elle est derrière) et on peut ainsi situer l’instant de passage en un endroit précis où se trouve la balise.

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    On se sert en permanence d’un chronomètre avec des points de repères permettant d’évaluer les distances parcourues (en fonction de sa vitesse) et donc l’endroit où on est, avec toutefois une certaine erreur car la vitesse que l’on connaît est celle par rapport à lair et non par rapport au sol.(il faudrait donc corriger de la vitesse du vent). Un vent de travers, vous fait aussi dériver de voitre route.

    Ceci c’était la façon de naviguer que j’ai connue, il y a 20 ou 30 ans.
    Mais depuis 20 ans la navigation est devenue beaucoup plus simple, grâce aux satellites et à des GPS très précis,
qui vous donnent votre position à quelques mètres près, directement sur la carte ! Plus la peine de se fatiguer et de réfléchir lool.

    Enfin vous êtes en permanence en contact radio avec une tour de contrôle, au départ celle du terrain d’envol, puis des tours le long de votre parcours (qui doit être déclaré à l’avance), et enfin avec celle du terrain d’atterrissage. Ces tours surveillent votre déplacement en permanence.

    Par ailleurs vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez en l’air.
    Quand vous avez déposé votre plan de vol, vous pouvez demander à voler à basse altitude, en vol “à vue”. (on appelle cela VFR : visual flight rule).
    Mais certains couloirs aériens de descente des gros aéroports vous sont interdits, de même que le survol des grandes villes ou de zônes sensibles. Et vous devez alors assurer votre sécurité vis à vis d’autres avions en regardant bien autour de vous, pour ne pas couper la route d’un autre petit avion, navigant aussi à vue.
    Pour savoir où vous êtes, vous pouvez vous servir de vos instruments de navigation, mais aussi reconnaître l’endroit au dessus duquel vous volez, si vous connaissez bien la région et que vous y êtes habitué (ce n’est pas aussi facile que l’on croit, car on n’a pas l’habitude de voir ainsi le sol d’au dessus)
    Mais vous pouvez aussi naviguer en “vol aux instruments” (IFR instruments flight rule)), avec ceux que j’ai décrit précédemment et qui permettent de se repérer même si vous ne voyez pas la terre parce que vous êtes au dessus de nuages.
    Toutefois un petit monomoteur n’a pas le droit, pour des raisons de sécurité en cas de panne, de voler au dessus des nuages. Il faut avoir deux moteurs ou réacteurs pour pouvoir le faire.
    Le point délicat (si les nuages sont bas) est alors de descendre à travers les nuages jusqu’à ce que vous voyez la terre (c’est ce qu’on appelle faire la “percée”), car on ne voit pas au dessus de quoi on est. On descend en général sur un endroit dégagé, par exemple au dessus de la mer si l’aéroport est près des côtes.

    Maintenant vous savez ce dont dispose en général un pilote d’avion pour le renseigner et lui permettre de se guider.
    Demain nous verrons comment se passe un atterrissage, en fonction de certains équipements spéciaux qui se trouvent à terre sur la tour de contrôle ou sur votre avion.



Jeudi 22 avril 2010 à 8:55

Absence et retour

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    Je suis rentré de Bretagne et je vais donc reprendre mes articles en direct.
    La maison et le jardin sont remis en état et peuvent maintenant accueillir la famille.
    Les herbes avaient 60 cm de haut, mais le rouge-gorge était là pour encourager ma tondeuse, venant sur le guidon dès qu’elle s’arrêtait et picorant les insectes dans l’herbe fraîchement coupée.
    L’écureuil et sa famille sont venus voir si la maison était ouverte et ont se sont poursuivis dans les pins et un couple de hérissons a traversé cahin-caha le jardin. Les lapins sauvages, craintifs, ne sortaient qu’à la tombée de la nuit.
    Et qu’on ne me dise pas que les écureuils dorment tout l’hiver. Voilà ce que j’ai ramassé en arrivant : des “os” de pommes de pins toutes rongées.!
    Quant aux mouettes, elles ont gardées leur voix harmonieuse lool.

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Quatre mois de repas de l'écureuil qui jette les "os de pommes de pin sur l'herbe !


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    L’hiver a été rude et beaucoup de plantes sont mortes, sauf les mauvaises herbes et le lierre, qui ne se sont jamais mieux portés et qui ont tout envahi. Le lierre commençait à tuer des branches d'arbres et j'en ai arraché cinq grands sacs de 100 litres, pour leur redonner de l'air.
    Il a fallu désherber et replanter.
    Bonjour les courbatures !!


    Puisque je vais reprendre mes articles en direct, sans programmation préalable, et que je pourrai à nouveau lire vos réactions,je voudrais préciser un point qui me tient à coeur.
    J’essaie de ne pas choquer mes lecteurs et j’évite en général les sujets politiques ou sur la religion, mais il peut arriver que je traite de tels sujets quand on me le demande.
    Je donne mon opinion, mais je respecte celle des autres.
    Tout lecteur de mes articles peut exprimer comme il l’entend, son opinion sur mon blog dans des commentaires, à condition de rester courtois.
    Je suis même content quand il n’est pas d’accord avec moi, car la discussion sur des avis différents est en général enrichissante.
    Par contre, mon blog, comme en général ceux de cowblog, ne sont pas des lieux de polémique où l’on s’affronte avec véhémence et mauvaise foi.
    Ce sont encore moins des lieux où l’on s’envoie, à travers coms, des injures personnelles.
    Je supprimerai donc sans aucune hésitation, tout commentaire injurieux pour un de mes lecteurs ou lectrices ou pour leurs amis ou compagnons.
    Les commentaires ne sont faits, ni pour régler des comptes personnels, ni pour faire de la provocation.

    Et j’espère ne pas être le seul à avoir cet avis.

    Il m’est arrivé parfois que certains correspondant(e)s se plaignent de recevoir des commentaires désagréables, voir presque injurieux,  sur leur blog. Dans ce cas, je leur conseille de supprimer ce commentaire et de le remplacer par un com-avis : “untel (pseudo), ayant écrit un commentaire extrêmement désagréable à mon sujet, je l’ai supprimé.”
    Et puis de ne plus s’en préoccuper et de tourner la page.
    En général une telle attitude, qui prévient les autres lecteurs, met fin aux provocations, car les provocateurs aiment bien être lus et la désertion de lecteurs de leur blog, ne leur est pas agréable et les incite à la prudence.


Nota : J’ai reçu plus de 50 mails et je ne peux répondre à tous à la fois.
    Je vais d’abord répondre à ceux dont l’auteur a un problème et me demande  des conseils.
    Je vais aussi écrire plusieurs articles sur des sujets que vous me demandez de traiter, et qui sont des sujets d’actualité.
    Il me faut plus de temps pour des sujets plus techniques.
    J’essaierai ensuite de répondre à tous ce week-end et au début de la semaine prochaine.

Mercredi 21 avril 2010 à 7:48

Oiseaux

En principe je rentre aujourd'hui, alors je pourrai recommencer à écrire "sérieux" demain !

Aujourd'hui je me contente de photos d'animaux : des oiseaux.

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Des goélands en Bretagne sur un rocher. J'en ai publié l'an dernier prises à Hoedic;






http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/7bis.jpg








Des paons qui se battent au Zoo de Branféré (mais ce n'est pas moi qui ai pris cette photo)










http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/poussinpadou.jpg






Un oiseau bizarre : un poussin Padou,









et cette image qui m'a fait sourire, pauvre petit poussin jaune boudé par ses frères


http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/lespoussinssontracistes.jpg


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