Samedi 10 avril 2010 à 8:46

Photos, photos comiques

Après vous avoir fait lire des choses sérieuses, un petit intermède :
                                                                des pancartes et noms de rues.



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Si un fils, petit-fils, ou frère est insupportable, envoyez le voir les images à Epinal.




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Je vais envoyer cela à mon percepteur pour sa fête






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Les propriétaires ne consacrent sûrement pas leur fortune à entretenir leur maison !





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Là je commence à me demander si cette plaque est vraie







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et sur celle ci, je pense que la seconde plaque a été rajoutée par un facétieux





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Quant à celle ci, c''est l'ouvrage de quelqu'un qui avait de mauvais souvenirs de sa jeunesse ou bien venait d'entendre la chanson de Brel sur Maître Jojo et Maître Pierre

Vendredi 9 avril 2010 à 13:54

Divers

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    C'est juste une demande à " Lolipop" qui m'a fait part de quelque chose, mais a oublié de me donner une adresse de blog ou de mail et je ne peux donc lui répondre. Si elle voit cet article, qu'elle m'envoie un moyen de la joindre sur mon blog en écrivant sur "joignez l'auteur", je lui enverrai également mon adresse mail.
Merci


    De même "Wypapi" qui me demande si "tous les articles sont de la même personne" et voudrait me poser des questions sur les drogues.
    Je ne demande pas mieux que de répondre (j'ai même aidé des correspondantes à faire un TPE sur ce sujet), mais je n'ai aucun moyen de la contacter, ni adresse, ni blog.
    Et c'est bien le vieux oustiti qui écrit tous les articles. Cela lui demande parfois un peu de temps et de travail, mais il aime bien cela. Je n'ai pas encore songé à louer les services d'un "nègre", mais j'y songerai si je deviens gâteux !
    Moi aussi je lui poserai une question : son pseudo est il "pourquoi grand-père" mais il manque un h ?



Vendredi 9 avril 2010 à 7:51

Libertés et règles

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    À la fin de son livre, Milgram écrivait : « Je suis certain que l'obéissance et la désobéissance ont pour origine un aspect complexe de la personnalité, mais je sais que nous ne l'avons pas encore trouvé. »

    Je voudrais enfin vous parler à ce sujet d’une enquête faite en complément de cette expérience par les psychologues qui ont assisté à l’émission de FR2, et notamment Laurent Bègue de l’Université de Grenoble.

    La plupart des participants à l'expérience “Zone extrême”  ont été recontactés pour répondre à un « sondage d'opinion », organisé par l'Université de Grenoble huit mois après leur participation à l’émission de téléréalité, quelque peu “trafiquée”.
    Pour ne pas biaiser les données on n’a révélé le lien entre l’émission télévisée et cette enquête téléphonique qu’après avoir posé les questions concernant leur personnalité et on leur a demandé alors s'fls acceptaient que les données prélevées soient analysées statistiquement et reliées à celles qui avaient été enregistrées lors de leur expérience télévisuelle.

    L’outil utilisé est un questionnaire US de l’université d’Orégon, basé sur les théories simplifiées américaines de personnalité dites du “big five” qui décrivent  cinq grands facteurs (qui ressemblent en plus simple aux préférences cérébrales que je vous ai décrites dans de précédents articles.
    Je vous ai déjà parlé ce dette théorie, dont je vous résume ci après les bases : la personnalité peut être brièvement résumée par cinq “traits” :

    - l’extraversion bien connue qui consiste à tirer son énergie et sa motivation du milieu extérieur et notamment de la présence des autres humains. Ce n’est pas différent de la préférence cérébrale que j’ai expliquée
    - l’agréabilité (traduction littérale) ou amabilité et conscience des autres :
on pourrait décrire la personne comme empathique, altruiste, aimable, coopérative, sentimentale, l’opposée étant exigeant, combattif, intransigeant, assez froid. C’est un peu de la préférence L / V mais aussi tolérant / intolérant.
    - la méticulosité, ou rigueur : la personne étant rigoureuse, fiable, pragmatique, disciplinée ayant le sens de l’analyse critique, et la volonté de réussir; le contraire est impulsif, instinctif, improvisant de façon désordonnée.
    C’est assez voisin du S / G des préférences cérébrales, mais avec un peu du L / V et du J / P.
    - la sensibilité au stress et l’équilibre émotionnel : le lymphatique d’humeur égale, réfléchi et ayant confiance en lui, s’oppose au réactif inconstant, sensible à la critiqueanxieux et stressé. C’est voisin de la préférence optimiste / pessimiste des préférences cérébrales.
    - l’ouverture d’esprit et l’imagination, qui oppose le rêve, la recherche de la nouveauté, la créativité, le non conformisme, au goût de ce qui est habituel, établi, des usages, de repères stables et du conservatisme.
    Ceci s’apparente en partie avec la préférence S / G
 
    Les réponses aux questionnaires ont donné les résultats suivants :
        a) - plus les participants ont un niveau élevé de “méticulosité”, plus le niveau moyen des chocs administrés était élevé. (le tiers des sujets les moins consciencieux administrait en moyenne des chocs de 363 volts, tandis que le tiers des plus consciencieux administrait 460 volts).
        b) - paradoxalement un résultat analogue a été observé chez les sujets ayant un niveau élevé d'amabilité; ls tendaient à électrocuter davantage la victime, probablement pour éviter un conflit désagréable avec l'animatrice.
        c) - on n’a pas trouvé de relation avérée avec 3 les autres traits
        d) - on a constaté une relation entre le bien-être subjectif et la soumission : moins les participants se sentaient heureux, plus ils se rebellaient. En revanche, aucun lien significatif n'a été observé entre l'empathie et la rébellion.         De plus, dans cette expérience, le stéréotype selon lequel les femmes sont plus empathiques que les hommes s'est révélé infondé, tant au niveau de la mesure psychologique que sur le plan des conduites, où hommes et femmes se soumet- taient dans les mêmes proportions, conformé- ment à ce qui a été observé dans d'autres études.
        e) - Deux variables d'attitudes “politiques” ont eu une influence sur la soumission :
    • constatation bizarre être politiquement de gauche conduisait les femmes à administrer en moyenne des décharges moins élevées.
    • les personnes ayant déjà réalisé, ou été disposées à réaliser divers actes de contestation sociale (signer une pétition, participer à un boycott, prendre part à une manifestation, participer à une grève) refusaient plus rapidement de continuer que les autres.

    Laurent Bègue résume ainsi ces constatations :
    « Les sujets identifiés comme"consciencieux" etlou "aimables" se révèlent statistiquement plus enclins à se soumettre à l'autorité de l'animatrice. En revanche, la propension à se rebeller dans la vie réelle se traduit dans La zone extrême, par une plus grande désobéissance - notamment chez les femmes. Les insatisfaits sociaux et individuels semblent plus portés à s'opposer à une situation de soumission potentielle à l'autorité, les sujets très adaptés socialement finissant par être prisonniers du système, de par les qualités qu'ils y ont développées. ».


    A mon avis, ces résultats sont assez sommaires car le modèle “big five” est trop simplifié et que par ailleurs le nombre de participants représente une statistique trop faible.

    Quelques  autres avis sur ces expériences :
    Hegel disait déjà que c'est le serviteur qui accorde au maître sa légitimité.
    Yves Jeanneret pense que la possible nocivité sociale de la téléréalité tient à « la banalisation de ses dispositifs ». Les émissions de téléréalité font appel à des valeurs et des méthodes de compétition à outrance et d'individualisme forcené, que le public intègre peu à peu jusqu'à tolérer des processus qu'il aurait hier jugés inacceptables.
    Roland Barthes complète cet avis en disant qu’aujourd'hui, la notion de pouvoir est devenue tellement invisible et et on a tellement banalisé ses règles et ses injonctions que l'on se croit plus libre qu'autrefois. En réalité, on n'est pas libres du tout!
    Le philosophe Michel Terestchenko pense que les émissions de télé-réalité ne font que refléter et scénariser ce qui existe dans la société, la cruauté du lien social, les logiques de compétition et d'exclusion.
    Réflexions à méditer !

   
Finalement les résultats des expérience de Milgram, comme ce jeu télévisé  montrent que les auteurs d'actes barbares ne sont pas nécessairement des monstres, tandis que le sens commun voudrait que de tels actes ne puissent être conçus que par des personnalités maléfiques.
    Elles nous font prendre conscience de l'importance des situations environnementales et des facteurs individuels constituant notre personnalité et notre vécu.
    Nous devons aussi reconnaître que nous sommes vulnérables et que l'idée que nous nous faisons de notre comportement dans pareilles circonstances, et la croyance en la fidélité à nos principes moraux peuvent être mis en défaut..
    Ce n'est pas à un moment donné dans une exparience, qu'un individu va se découvrir vigilant, résistant, fidèle à ses peincipes. Il faut qu'il ait auparavant adopté dans son existence quotidienne cette attitude de remise en cause de l'ordre, de doute et de discussion vis à vis des règles et des coyances pour ensuite les accepter (c’est le “surmoi” de Freud).
    Ce qui sépare les rebelles des obéissants, c'est la réponse que chacun apporte au conflit intérieur qu'il livre entre ses valeurs et le poids de l'autorité.            
    Ces expériences montrent que les désobéissants résolvent ce conflit en privilégiant la fidélité à leur propre conscience alors que les autres vont s'en remettre à l'autorité : dans “la zone extrême”, les candidats pensent qu'ils sont pris dans un engrenage inéluctable dont ils ne sont pas responsables et  ils se défaussent sur les organisateurs du jeu !
          

 



Jeudi 8 avril 2010 à 7:59

Libertés et règles

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    Je voudrais aujourd’hui parler de critiques qui ont été faites vis à vis de cette émission de télévision et qui sont notamment rapportées par Hélène Marzolf, dans Télérama.

    Bien entendu certains spectateurs ont tout de suite crié à la “tromperie” puisqu’on n’informait pas les “joueurs” des conditions réelles de l’émission.
    C’était vrai aussi pour l’expérience de Milgram, car évidemment la révélation de la vérité avant l’espérience aurait rendu celle-ci impossible et les recherches en psychologie sociale recourent nécessairement à ce type de méthodes.

    D’autres spectateurs ont crié au scandale quant aux tortures que l’on infligeaient, non pas à l’acteur, mais aux participants à l’émission : en obligeant des individus à commettre sciemment des actes de torture, cette expérimentation expose ses sujets à un stress important, d'autant plus qu'il se double d'une tromperie initiale sur la nature de l'épreuve.
    En fait, beaucoup de précautions ont été prises pour éviter tout dommage psychique. Les candidats ont été pris en charge psychologiquement dès leur retour dans les coulisses, et on leur a révélé le caractère fictif de la situation de ce jeu, ce qui abrège leur angoisse.
    Mais les psychologues critiquent cet empressement. car il prive l'expérimentation de précieuses informations comme l’expli- que Laurent Bègue, professeur à l’Université de Grenoble : « Habituellement, avant de tout expliquer aux sujets, on procède à un faux debriefingpour détecter les suspicieux, ceux qui auraient deviné la supercherie et que l'on peut ainsi retirer de l'échantillon puisque leur attitude est alors sujette à caution»., et il regrette que l’on ne soit pas passé, avant l’émission par une commission d'éthique, comme on le fait lorsque les situations expérimentales sont délicates.
    Il semble cependant que le suivi psychologique des sujets ait été efficace, si l'on se fie aux retours positifs de la majorité d'entre eux, qui disent avoir appris de l'expérience et qui ne sont que trois à avoir refusé de figu- rer dans le montage final.

    Un troisième question est posée : Les sujets de "La zone extrême" et ceux de Milgram sont-ils dans des situations équivalentes ?
    Il est certain qu’en transposant l'expérience initiale dans l'univers télévisuel, on modifie la nature des pressions exercées sur les participants.
    Dans le cas de Milgram, les participants craignent que désobéir mette en difficulté une expérience scientifique; dans le cas de la téléréalité, c’est risquer de compromettre une entreprise médiatique, avec ce que cela suppose de travail et d'argent... mais surtout de renoncer au désir personnel d'exposition publique : passer à la télévision ou devant un public.
    Le candidat est fortement encouragé dans ce sens comme danstoute émission de téléréalité : il est escorté en permanence par un preneur de son et un cameraman qui filme ses faits et gestes. Le soi-disant producteur lui expose le principe du jeu et le projette dans un scénario qui le dépasse. Il voit sur des écran sa propre image et celle de de l'animatrice et et il est donc confronté à un dispositif beaucoup plus spectaculaire que celui dans lequel était placé le sujet de Milgram. »
    Le sujet essaie de se conformer à ce qu'ilpense être l'image d'un bon candidat  a tendance à se changer en « personnage » -, ce qui est donc différent de l’influence de l’autorité

    Quatrième question : l’'animatrice incarne t’elle l’autorité?
Elle incarne le pouvoir du système télévisuel, comme la blouse blanche incarne le pouvoir de la science dans l'expérience de Milgram.
    Les psychologues estiment que on rôle est plus incitatif que celui du chercheur de Milgram, qui se contente de demander au questionneur de continuer et qu’elle tient un discours idéologique, quand elle dit au questionneur qu'il ne doit pas empêcher la vis-ctime (présentée comme un autre joueur) d'aller au bout de l’émission et que celle-ci le remerciera d'avoir continué : elle manipule ainsi des valeurs de mérite et d'entrave à la liberté.

    Autre question : Quelle est la fonction du public, absent de l'expérience de Milgram ?
    D’après les psychologues, le public joue un rôle déterminant dans l’expérience télévisuelle.
    A l’incitation de l’animatrice, il exerce sur les candidats une influence décisive. Tout individu apeur de se retrouver seul à défendre une idée, et sous la pression de la majorité, il peut être amené à adopter une position contraire à ses convictions. C’est la mode et l’esprit moutonnier que Kaa illustrait sur son blog, il y a quelques jours par une excellente petite animation.
    Didier Courbet, chercheur en sciences de l'information et de la communication qui a encadré l'expérience, avoue avoir été frappé par l'absence totale de rébellion parmi les téléspectateurs. « Certains étaient gênés, voire horrifiés, mais aucun n'est intervenu.  Plus il y a de monde, moins on réagira individuellement, on dilue dans la masse sa responsabilité. »
    Personnellement cela ne m’étonne pas : j’ai souvent constaté soit l’inertie d’une foule et le peu de personnes réagissant à un évènement insolite ou dangereux pour quelqu’un en particulier, ou au contraire, l’effet entraînant aberrant d’une foule qui fait commettre des actes anormaux à ses participants, actes qu’ils n’auraient jamais commis seuls.

    Mais je poserai personnellement une sixième question  de pur bon sens :
Est ce uniquement l’influence de la télévision qui poussait les candidats à continuer. Etaient ils bien conscient du danger d’une impulsion de 450 volts?
    Je vous pose la question à vous, mes lecteurs et lectrices.
    Savez vous qu’une impulsion de 450 volts, si elle n’est pas en très haute fréquence peut soit vous électrocuter si l’intensité de courant est suffisante ( c’est à dire si l’énergie déposée par effet joule dans votre corps est suffisante, et surtout qu’elle peut, à des intensités beaucoup plus faibles, provoquer un arrêt cardiaque, surtout chez des personnes au coeur ou au système nerveux parasympathique fragiles
?
    Il me semble que pour ne pas introduire un biais, une certaine information des candidats aurait dû être faite avant la séance.

    Je me demande aussi si le caractère ludique de la situation et l’excitation de participer à une émission télévisée en public n’entrainait pas chez les candidats, une excitation telle qu’ils ne se rendaient plus compte du degré de réalité des souffrances qu'ils étaient censés infliger.

Mercredi 7 avril 2010 à 8:37

Libertés et règles

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  Le 7 mars 2010 sur France 2,  le réalisateur Christophe Nick entouré de chercheurs en psychologie de diverses universités (Jean-Léon Beauvois, Didier Courbet et Dominique Oberlé) a essayé de transposer l'expérience de la soumission à l'autorité de Milgram dans une “expérience de télé-réalité" "La zone extrême".

    Les participants, recrutés parmi 13 000 personnes, ont été rémunérés 40 euros pour participer à une « maquette » de jeu télévisé nommé “La zone extrême”.
    Un des objectifs de cette émission était de montrer la fascination qu'exercent les médias sur notre société et que la télévision représente une autorité pouvant conduire des téléspectateurs à réaliser sur un plateau des actes violents vis-à-vis d'autrui, la télévision et la présence du public jouant un rôle analogue à celui d’une autorité.

    Dans un studio de télévision avec des décors du jeu, des effets sonores et des projecteurs, un public d'une centaine de personnes, une équipe technique et la complicité d'une animatrice (Tania Young), on a fait croire à environ 80 personnes qu’elles venaient tester un nouveau jeu  télévisé.
    Après un faux tirage au sort, les vainqueurs devaient faire passer un test de mémoire à un autre candidat (en réalité un comédien Laurent Ledoyen).
    Le sujet sélectionné (tortionnaire), lisait au comédien (victime) une liste de paires de mots et le partenaire-comédien devait reconnaître parmi eux certaines associations. Le faux partenaire-comédien-victime était attaché dans une cabine capitonnée et le participant devait lui administrer un choc électrique à chaque erreur, depuis un choc léger (20 volts), à « XYA » (460 volts).
    Comme dans l'étude de Milgram, ceux qui hésitaient à poursuivre étaient rappelés à l'ordre : « Ne vous laissez pas impressionner, il faut continuer », « Vous devez continuer, c'est la règle », ou encore « La logique du jeu veut que vous continuiez ».
    Bien entendu les chocs électriques étaient fictifs mais ils ne le savaient pas.

    L'expérience avait plusieurs variantes :
        - dans un cas, les participants pensaient participer à un test qui ne passerait pas à la télévision,
        - dans un autre on leur a dit qu'ils passeraient vraiment à la télévision.        
        - dans une troisième variante, une (fausse) assistante du producteur se présentait quand les décharges administrées atteignaient 200 volts, et contestait le principe du jeu, demandant que l'on arrête le « dérapage », puis se retirait après avoir été remise à sa place par l'animatrice.
        - enfin, dans une dernière situation, l'animatrice se retirait après l'administration d'un choc de 80 volts en précisant que le participant était « maître du jeu » et devait continuer.

    A l'exception de cette dernière situation (où seulement 28 % des participants ont administré 460 volts), plus de 70 % des participants ont accepté de continuer à administrer des chocs jusqu'au terme des 460 volts.
    Ce taux de soumission montre que dans une situation de forte pression psychologique de l’environnement, plus des deux tiers des participants administrent des décharges électriques supposées mortelles, poursuivant le jeu, malgré les hurlements de la victime qui implore que l'on arrête puis ne réagit plus.
    La télévision et la présence du public ont donc, comme l’autorité,  le pouvoir de susciter des actes dangereux.
    On pourrait même croire que la télévision est encore plus incitative puisque le pourcentage de personnes allant au terme ultime est supérieur à celui de l’expérience de Milgram.
    Mais en fait d’autres expériences analogues à celles de Milgram on obtenu des scores plus élevés. Les circonstances des épreuves et la différence entre les personnalités des personnes  doit entrainer une certaine dispersion des résultats.

    Cette expérience est elle valable.? Je discuterai dans le prochains article la portée de cette expérience en  me référant à un article de Hélène Marzolf, paru dans Télérama, puis j'examinerai, dans l'article suivant, l'avis de psychologues quand à l'influence de la personnalité des participants sur leur comportement..

Mardi 6 avril 2010 à 8:34

Libertés et règles

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    Je complète mon article d’hier sur les expériences de Stéphen Milgram, qui avaient montré l’influence de l’autorité sur le comportement de “cobayes volontaires”  lorsque les ordres de poursuivre l’essai devenaient aberrants et dangereux pour une personne humaine autre.

    Les premiers résultats ont indiqué que tous les participants, souvent dans un état de stress intense, sont allés jusqu'à administrer l'équivalent de 285 volts, 12,5 pour cent jusqu'à 300 volts, 20 pour cent entre 315 et 360 volts, un sujet a arrêté entre 375 et 420 volts, et les 65 pour cent restants sont allés jusqu’au maximum, 450 volts, susceptibles de tuer l’élève.!
    Lorsque l'expérimentateur n'incitait pas le sujet à poursuivre, 80 pour cent des participants sont restés en deçà de 120 volts.

    Milgram voulut alors déterminer de façon plus précise l’influence de la proximité  du cobaye-élève victime. Il imagina ainsi quatre scénarii :
         - dans le premier, il n'y avait aucun contact entre l’enseigant cobaye et la victime, qui se trouvaient dans deux salles différentes.
         - dans le deuxième protocole, il y avait communication du son : les cobayes-enseignants pouvaient entendre la victime protester selon un scénario préétabli (ses plaintes étaient de plus en plus fortes, puis elle suppliait d’arrêter, pleurait, et enfin on n'entendait plus aucune réaction).
         - dans le troisième cas, élève et professeur se trouvaient dans la même pièce à un  mètre l'un de l'autre et  la victime  se plaignait de la même façon
         - enfin, la dernière condition dite de contact reprenait les caractéristiques précédentes mais de plus, le professeur devait remettre une sangle à l'élève qui était parvenu à libérer son bras en tentant de quitter la chaise pour arrêter l'expérience à 150 volts. Sur ordre de l'expérimentateur, le participant devait se lever et sangler la victime, ayant donc un court contact physique avec elle.

    Les résultats ont été les suivants quant au pourcentage de volontaires ayant appliqué la décharge maximale de 450 volts :
              Sans communication :                        66%
              Avec le son (voix de la victime) :        62%
              Avec voix et  dans la même pièce :    40%
              Rattacher la victime  :                         30%
    Ainsi, les actes de tortures seraient plus fréquents quand le bourreau n’est pas en contact direct avec sa victime.

    Ensuite Milgram a évalué l'importance de la proximité de l'autorité (l'expérimentateur) par rapport au cobaye-enseignant-tortionnaire et les résultats ont été les suivants :
             Expérimentateur physiquement proche :     90 %
             Ordres donnés par téléphone :                    22 %
             Ordres donnés une seule fois au début :     12,5 %
    Ainsi, les sujets obéissent davantage quand l'autorité est physiquement proche.

    D'autres expérimentations ont montré que la soumission diminue si un deuxième expérimentateur-autorité contredit les ordres de poursuivre donnés par le premier, ou encore si d'autres participants spectateurs se rebellent contre I’autorité.

    Tous ces résultats ont démontré l'importance des variables liées à la situation dans la soumission à l'autorité.

    D'autres études ont montré que le niveau de soumission à l'autorité ne changeait pas selon l'année durant laquelle la recherche avait été effectuée : nous ne sommes pas en moyenne ni plus ni moins soumis aujourd'hui qu’hier.

    Dans les trois prochains articles, je vous parlerai de l’expérience menée à la télévision. (France 2) qui transpose dans cet environnement particulier l’expérience de Milgram.

Nota : le commentaire de Maxence sur l'article d'hier m'a paru très intéressant, notamment la loi allemande citée.


Lundi 5 avril 2010 à 8:21

Libertés et règles

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    Obéissons nous sans objection à une autorité supérieure.?
    Cette question est beaucoup moins anodine qu’on ne croit. Elle est à la base de l’action de certains kamikazes.
    Elle a été récemment mise à la mode par des émissions de télévision qui voulaient se servir des expériences faites dans les années 60 par le psychologue Standley Milgram de l’université de Yale.
    Plusieurs correspondant(e)s m’ont demandé d’en parler.
    Je ferai donc deux articles sur les expériences de Milgram, puis deux autres sur l’influence de la télévision et du public.


    Est-il possible que les circonstances puissent transformer une personne ordinaire en un agent de torture et de destruction ?
    Les actes d’extermination, de torture, de sadisme et d’horreur ne manquent malheureusement pas dans notre monde.
    On pense en général à expliquer le comportement des acteurs de ces méfaits par des tendances individuelles anormales ou un fanatisme idéologique avéré, mais dans certains cas, on peut aussi attribuer ces actes à la soumission des individus aux ordres d'une autorité.
    En 1961, le procès d’un tortionnaire nazi Eichman, directement responsable de l'organisation de l'extermination de millions de juifs, gitans, communistes et homosexuels, a suscité certaines polémiques, notamment en raison des propos d’une philosophe allemande naturalisée américaine, Hannah Arendt, pourtant objective vu son appartenance à la communauté juive, qui l’a décrit comme un individu « ordinaire », c'est-à-dire manifestement dénué de toute psychopathie, peu enclin au sadisme, et sans convictions idéologiques susceptibles d'expliquer le caractère horrible de ses actes, et elle voyait en lui  l'incarnation de la « banalité du mal » et ses articles, réunis dans un livre publié en 1963, ont nourri une importante polémique.

    Les recherches initiales de Milgram ont été réalisées il y a plus de 50 ans aux États- Unis, et ont été reproduites depuis auprès d'environ 3000 personnes dans 12 pays différents.
    Son objectif : outre l’influence qu’exerce le contexte, peut on identifier les forces qui poussent ou empêchent de désobéir à un ordre jugé absurde, voire inacceptable ?
    Selon la conception de Standley Milgram, ce qui détermine l'action de l'être humain, c'est moins sa personnalité que le type de situation auquel il est confronté. En se référant de façon explicite à la théorie d'Hannah Arendt - les tortionnaires nazis étaient « comme tout le monde » -, Milgram a cherché à apporter un éclairage nouveau à travers ses expériences sur la soumission à l'autorité.
    Il a mené des expériences au cours desquelles il a montré que des volontaires participant à une expérience présentée comme une recherche sur l'apprentissage, étaient susceptibles d'électrocuter une personne innocente.
    Les données suivantes sont tirés de sa publication en 1974 par Calmann Levy d’une traduction de ses écrits “Soumission à l’autorité”.

    De 1960 à 1963, Standley Milgram a  conçu 18 protocoles expérimentaux et 40 volontaires issus de la population générale, âgés de 20 à 50 ans ont été recrutés et rémunérés 4,5 dollars pour prendre part à une étude présentée comme une recherche scientifique sur la mémoire et l'apprentissage.
    Les volontaires étaient reçus par un “expérimentateur scientifique d’une trentaine d’années qui était censé diriger la recherche expérimentale.
    On leur présentait aussi un autre soi-disant volontaire (en réalité un acteur engagé par Milgram).
    Un tirage au sort truqué avait lieu pour déterminer qui de cet acteur
du volontaire serait “l’élève" ou “l’enseignant” et le tirage désignait toujours le volontaire comme enseignant et l’acteur comme élève.
    L’enseignant devait apprendre des associations de mots à l’élève et à chaque erreur il devait administrer à l’élève une décharge électrique au moyen d’un générateur allant jusqu’à 450 volts par sauts de 15 volts.
    La photo ci-dessous est une reconstitution du tableau de commande de l’expérience.

http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/Telerama3.jpg    
    Le volontaire « enseignant » avait des informations concernant l'intensité du choc électrique délivré : « choc léger », « choc moyen », « choc fort », « choc très fort », « Choc intense », « choc extrêmement intense », « danger », « danger, choc sévère », pour terminer par plusieurs boutons marqués « XXX ».
    On expliquait aux participants comment fonctionnait le générateur de chocs, puis ils recevaient eux-mêmes une décharge de 45 volts afin de se représenter l'effet produit par une telle décharge électrique.
    L’acteur élève était attaché sur une chaise, et une électrode était fixée à son poignet droit. Bien sûr  cet acteur-élève ne recevait aucun choc, mais simulait et faisait croire qu'il avait mal, très mal, puis que la douleur devenait insupportable.....
    Durant l'expérience, lorsque le cobaye-enseignant se tournait vers l'expérimentateur pour savoir ce qu'il devait faire ou manifestait sa réticence à poursuivre, il ne recevait qu'une réponse standardisée l’incitant à poursuivre l'expérience, et l’expérimentateur devait ignorer les réticences et le malaise éventuel des participants.

    Les résultats ont indiqué que tous les participants, souvent dans un état de stress intense, sont allés jusqu'à administrer l'équivalent de 285 volts, 12,5 pour cent jusqu'à 300 volts, 20 pour cent entre 315 et 360 volts, un sujet a arrêté entre 375 et 420 volts, et les 65 pour cent restants sont allés jusqu’au maximum, 450 volts, susceptibles de tuer l’élève.!
    Lorsque l'expérimentateur n'incitait pas le sujet à poursuivre, 80 pour cent des participants sont restés en deçà de 120 volts.

   
Milgram a donc ainsi montré l’influence de l’autorité, puis il a ensuite imaginé plusieurs variantes dont je vous parlerai demain.

    Nota : c’est cette expérience qui a été reprise par la télévision, mais elle avait été montrée dans un film “I comme Icare” d’Henri Verneuil, de 1979 avec Yves Montand, qui a été inspiré par l’assassinat de Kennedy.




Dimanche 4 avril 2010 à 8:24

Photos, photos comiques

Reposons nous un peu, c'est aujourd'hui le dimanche de Pâques et le début des vacances pour certain(e)s.
Je pense que vous n'avez pas envie de réfléchir sur un article sérieux.

    Demain j'écrirai de nouveau un article sérieux sur notre liberté et le pouvoir de l'autorité.

     Comme vous j'aime bien ma liberté et pas beaucoup les interdictions.

     Alors certains panneaux m'irritent un peu et j'en ai cherché quelques uns sur internet.

      Je précise qu'ils ne viennent pas de Bretagne !

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Je me demande si cette photo a été prise chez Maud au Canada. Il a l'air de faire froid.



http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/cavalaitcouppreciser469274.jpg













Cette inscription, c'est de la sollicitude ou de la résigantion devant une mission impossible ?









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Gare à vos fesses si vous vous baignez !






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Celui là, c'est pour que vous ne perdiez pas vos habitudes de travail pendant les vacances !






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"Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée" écrivait Musset en titre d'une de ses pièces.
Ce panneau m'a rendu perplexe. Je n'ai pas compris. Ne valait il pas mieux ne mettre aucun panneau. Je me demande où donne cette porte ?
Peut être sur le bureau de sondages de Sarkozy ?




Samedi 3 avril 2010 à 7:52

Sciences et techniques

J’ai lu récemment un article de Jean Luc Godet qui présentait une étude technique japonaise d’un vélo électrique et j'ai pensé que cela pouvait intéresser mes lecteurs.

    Je ne sais pas si vous savez ce qu’est une “pile à combustible”. Alors je vais vous l'expliquer rapidement :

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/pileahydrogene.jpg

    C’est en quelque sorte un bac à électrolyse qui fonctionne à l’envers.
On injecte de l’hydrogène à l’anode et de l’oxygène à la cathode, et on a l’inverse d’une électrolyse de l’eau : on produit de l’électricité et de l’eau. En quelque sorte on brûle catalytiquement de l'hydrogène, sans flamme bien sûr et il faut évacuer la chaleur produite.
    C’est une vieille invention car elle date de 1840, mais les premières piles vraiment opérationnelles datent de 1960 et ce sont encore des appareillages chers et pas très fiables, la principale difficulté étant la sécurité du stockage d’hydrogène, sous très haute pression pour en avoir suffisamment dans un faible volume, et qui détone à l’air libre s’il est enflammé. Il faut trouver un moyen de le stocker autrement qu'à l'état gazeux dans un réservoir.
    L’électrolyte solide acide ou alcalin est constitué par de fines membranes en polymères, rendus conducteur, séparant les deux électrodes. Ces polymères contiennent du platine (rare, polluant et coûteux) qui sert de catalyseur de la réaction.
    Il semble que des solutions autres aient été mises au point avec des polymères particuliers (polysulfones), avec une cathode (côté oxygène) en argent et une anode (côté hydrogène) en nickel plaquée de chrome

    La société japonaise Iwatani a présenté à l'exposition de Tokio 2010, un prototype de vélo électrique chargé d'une pile à combustible à la place du porte-bagages arrière, d'une puissance de 60 watts, non encore pour le commercialiser mais pour démontrer l'intérêt de cette solution technique.


    La pile conçue par Iwatani, d'un poids de 1,1 kilogramme produit de l’électricité sous 30 à 35 volts et charge une petite batterie au lithium-ion de 4 ampères-heures qui alimente le moteur en 26 volts.
    L'hydrogène est stocké sous la forme d'un hydrure métallique, en l'occurrence un alliage de titane et de zirconium, contenu dans un boîtier en plastique de 750 grammes, d’ un volume d'un quart de litre  Il contient 7 grammes d'hydrogène, soit autant qu'un volume de 80 litres d'hydrogène gazeux à la pression atmosphèrique “normale (0°C).
    Ce petit réservoir prend la forme d'une cartouche aisément détachable, qu'il suffit donc de changer pour repartir , et qui permettrait de produire de l'électricité pendant trois heures.

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    Ce vélo original, de 31 kg, peut ainsi rouler sans l'aide des mollets du cycliste durant 45 kilomètres.
    Pour l'instant, l'utilisation reste très limitée. Les cartouches, introuvables dans le commerce, peuvent seulement être rechargées dansun seul endroit du monde : l'aéroport international de Kansai, dans la baie d'Osaka...
    Le prototype n'est en effet qu'à l'état de démonstration. D'ailleurs, par rapport aux vélos électriques traditionnels, le prototype reste lourd et peu puissant.    
     La société japonaise Iwatani veut surtout montrer que sa pile à combustible  fonctionne bien et qu'elle est suffisamment légère pour s'adapter à toutes sortes d'utilisations.
Mais j'espère quand même un jour voir des vélos électriques fonctionnant sur le même principe et à un prix abordable.



Vendredi 2 avril 2010 à 8:07

Zoologie, botanique, évolution

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    Un groupe de 41 chercheurs en géosciences dont Joanna Morgan de l'Imperial Collège de Londres.  vient de publier dans la revue américaine “Science” un article de synthèse qui confirme que l'explication la plus probable de l'extinction massive ayant frappé la biosphère il y a 65 millions d'années, à la limite des ères crétacé et tertiaire, doit bien être recherchée dans l'impact d'un petit corps céleste, un météorite qui a creusé un cratère d'un diamètre d'environ 180 kilomètres à Chicxulub, au Yucatan.
    La puissance de l'explosion l'ayant creusé devait être de plusieurs milliards de fois celle de la bombe d'Hiroshima. L’onde de choc,  l'onde thermique de l'explosion et l'énorme injection de matière dans l'atmosphère, diminuant nécessairement la lumière du Soleil, ont certainement durement affecté la biosphère. La découverte, partout sur la planète, de quartz choqués et de traces importantes d'iridium dans une couche sédimentaire à la limite Crétacé-Tertiaire confortent cette hypothèse. On note aussi que la taille des quartz diminue au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la région du Yucatan..

    Toutefois, une autre cause était possible : l'intense activité volcanique du plateau du Deccan, en Inde. A cette même époque, en effet, de gigantesques épanchements basaltiques ont à plusieurs reprises et pendant environ un million d'années, recouvert de vastes étendues et pouvant tuer de dinosaures par libération,des gaz susceptibles de modifier lentement mais sûrement le climat...
    Pour ces chercheurs, Les archives géochimiques, sédimentologiques et paléontologiques ne peuvent être interprétées de façon cohérente  qu'avec l'influence majeure de l'impact de la météorite du Yucatan. Les simulations de la chute d'un corps céleste d'environ 10 à 15 kilomètres de diamètre,  et les modèles numériques de l'impact sur le climat des éruptions des Trapps du Deccan, vont dans le même sens.
    La disparition des espèces, notamment dans l'océan, a eu lieu trop rapidement pour être expliquée par les gaz émis lors des épanchements basaltiques. Inversement, on voit maintenant que la biosphère n'a pas été affectée de façon significative durant des centaines de milliers d'années alors que le volcanisme du Deccan était déjà actif.

    Le mécanisme principal responsable de l'extinction des dinosaures et de près de 80% des espèces marines, il y a 65 millions d’années, semble donc bien être, plus que jamais, la diminution importante de la lumière solaire pendant quelques mois partout sur la planète, suite à la grande quantité de matière éjectée par l'impact d'un astéroïde et de la Terre..
    Mais c’est un phénomène très rare et les observations célestes et calculs actuels ne laissent pas prévoir de catastrophe anlogue, quoi qu’en disent quelques mages illuminés.
    Personnellement je ne suis pas étonné de ces résultats. Des ingénieurs de mon laboratoire avaient autrefois fait sur un gros ordinateur, une simulation climatique en cas d’une guerre nucléaire généralisée avec des explosions au sol et on avait montré que la température moyenne risquuait alors, en raison de l’obscurcissement solaire, de provouer un abaissement de température tel que la végétation risquait de disparaître presque totalement. (toujours en raison de l’effet de serre et là c’était l’inverse du réchauffement climatique).

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lancien

sortir de la tristesse

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