Lundi 31 mai 2010 à 7:39

Paysages

Un peu de repos aujourd'hui, avec des images de maisons bizarres, et ce seront des "maisons perchées".

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Une petite cabane de pierre en montagne. On dirait la maison des "trois ours", un conte de mon enfance.










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Ce palais oriental sur ce grand rocher



























Cette maison entre les branches de cet arbre énorme et plusieurs fois centenaire;



























Ou ce palais chinois sur ce rocher à l'équilibre incertain.





























Ou ce petit phare et sa maison aux USA;

Laquelle de ces maisons préférez vous ?

Dimanche 30 mai 2010 à 10:38

Enseignement, école, fac

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    Je constate souvent le même problème dans les études de jeunes avec lesquels je discute.
    Avant le bac
ils travaillent moyennement, ayant des tas d’activités multiples, avec notamment beaucoup de temps sur MSN à discuter de tout et de rien.
    Ils font un effort quelques mois avant l’examen, qui, il faut le dire est moins exigeant qu’autrefois, et ils obtiennent en général leur diplôme, même assez souvent avec la mention AB. (12 à 14 de moyenne).
    Puis ils vont en IUT, en fac ou en prépa et là c’est l’horreur : il faut travailler si l’on veut suivre.
    En prépa c’est simple, ou ils se mettent à travailler et tout va bien, ou ils abandonnent vite, car une fois qu’on n’a pas travaillé suffisamment, au bout de 3 mois c’est trop tard, on est largué.L'année P1 de médecine avec le concours en fin d'année est au moins aussi exigeante en travail.
    En BTS ou IUT, c’est pareil, mais le travail est plus pratique plus concret et on s’y adapte mieux.
    Et puis Prépa ou IUT, ce sont des classes de 30 élèves et on est très suivi par les profs. Donc on ne peut pas bailler aux corneilles.
    En fac c’est très différent. Les profs ne viennent que pour leurs cours, les travaux dirigés sont une aide mais pas une contrainte, on manque de directives et on est livré à soi-même.
    Alors on peut travailler comme ne rien faire, mais évidemment si on veut avoir ses partiels, il faut bosser.
    Et j’entends dire que deux tiers des étudiants seulement réussissent leurs examens; les autres sont des dilettantes. Pourquoi?

    Les discussions que j’ai avec certains jeunes me laissent perplexes.
    D’une part ils ne semblent pas vraiment convaincus qu’en travaillant à leurs études, ils préparent leur vie professionnelle et donc leur capacité à gagner leur vie.
    Je sais que la période actuelle avec le chômage est assez décourageante mais pour moi ce serait une raison de plus de travailler, car les places étant plus rares, il faut avoir davantage d’atouts dans son jeu.
    D’autre part  les tentations de faire autre chose que les études sont effectivement plus fortes qu’autrefois : cinéma, télé, téléphone portable et surtout internet avec les jeux et MSN. Les sorties avec les copains et le (la) petit(e) ami(e) également.
    Mais je connais aussi des jeunes qui, au moment des examens, concours, partiels et rédaction de mémoires, se privent pendant quelques temps d’internet et de sorties, afin de réussir.
    Enfin ce qui m’attriste aussi un peu, c’est que je trouve que vous n’avez pas beaucoup de curiosité intellectuelle, de volonté, d’envie et même de plaisir à apprendre et à vous perfectionner, à mieux connaître votre domaine, voire même celui des autres.
    Je ne sais pas si cela est dû à votre personnalité d’aujourd’hui ou à un manque coté parents ou professeurs, ou encore aux programmes et méthodes d’enseignement de l’Education Nationale.

    Autrefois les études certes demandaient du travail et de ne pas trop se disperser, mais elles donnaient aussi beaucoup de satisfaction, car une partie de ce qu’on apprenait était intéressant, voire passionnant.
    J'ai fait par exemple six anas de latin (5 heures par semaine) et traduire la guerre des Gaules de César ou les textes de Pline sur la vie à Rome ou l'éruption du Vésuve m'intéressait énormément et beaucoup de choses que j'ai vues en Italie plus tard m'ont rappelé ces traductions. 
   Parmi les jeunes que je connais bien peu ont eu le courage de faire du latin et d'être intéressés par cette vie antique, même les littéraires de L, alors que j'étais en S
    Aujourd’hui j’ai l’impression que ce que vous faites en classe ou en fac, n’intéresse qu‘une partie d’entre vous, les autres faisant cela parce qu’il faut bien avoir des diplômes et qu’il faut faire plaisir aux parents !
    Il y a me semble t’il un manque d’information et d’éducation dans ce domaine. Je me demande si c’est particulier à la France?


    Je crois aussi que malheureusement la complexité des métiers, la difficulté de trouver du travail, fait que les professeurs ne cherchent plus tellement à orienter les élèves, tâche confiée maintenant à une psychologue, à qui on n'a donné ni la formation, ni les moyens pour faire ce travail. Il devrait y avoir une documentation très fournie à leur disposition sur les divers métiers, alors qu'elles sont livrées à leurs propres recherche et initiatives.
   Je suis par exemple étonné qu'on ne fasse pas passer à ceux qui vont voir cette orientatrice des tests sur leurs personnalité (genre préférences cérébrales) qui permettent de voir les types de métiers auxquels on s'adapterait plus facilement, et qu'on n'interroge pas ces jeunes sur le genre d'existence qu'ils aimeraient mener, car vie de tous les jours et travail sont liés, notamment par de nombreuses contraintes.
    J'ai souvent l'impression que les jeunes ont choisi leur orientation d'après de vagues idées pas du tout réalistes quant à leur travail futur

    Je crains aussi que la volonté politique (peut être pour limiter le nombre statistique de chômeurs) de faire réussir à presque tous un bac général et de poursuivre des études supérieures, ne soit finalement pas une bonne orientation.
    Je connais beaucoup de jeunes qui ne "mordent" pas aux études générales, mais ils ne sont ni bêtes ni paresseux, et on leur aurait appris un métier concret avec plus de facilité et ils seraient mieux armés pour trouver du travail (à condition de choisir une orientation où l'on cherche de la main d'oeuvre).
   Mais cette volonté politique a marqué les esprits des parents et des jeunes, qui rêvent plus d'être assis dans un bureau devant un ordinateur, que d'être devant une tâche manuelle à accomplir. Il n'y a pourtant rien de déshonorant à travailler de ses mains, et c'est sûrement plus porteur que de faire des études supérieures sans les réussir et de se retrouver sur le marché du travail avec un simple baccalauréat.
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Le psychologue Richard Mc.Nally de l’université de Harvard a étudié le cas de personnes qui prétendent avoir été enlevées par des extraterrestres et prises en otages dans une soucoupe volante, d’avoir servi d'objet d'expérimentation ou de partenaire sexuel pour les petits hommes verts.
    Rêvent-elles ? Mentent- elles sciemment ?


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    On a constaté que ces personnes souffrent de paralysies du sommeil, trouble assez fréquent : au moment de s'éveiller, leur cortex frontal ne prend pas son fonctionnement normal pendant quelques instants. Les images des rêves commencés pendant le sommeil, continuent à défiler.
     Incapable de réagir, soumis à ces visions oniriques dont il est conscient, le rêveur ressent une grande peur et son rêve pourrait alors s'imprimer dans sa mémoire comme un souvenir réel traumatisant.
    Ces « martyrs de l'espace » ont de violentes réactions physiologiques (battements cardiaques, sudation) lorsque ils  racontent leur expérience, avec des des signes de panique, caractéristiques d'un syndrome post-traumatique : ces signes sont décuplés lorsqu'on leur fait ré-écouter leur propre récit enregistré sur bande magnétique.


    Ces symptômes sont également fréquents chez les anciens combattants qui, se remémorant une scène de bataille, en subissent à nouveau les effets, mais là il s’agit alors de souvenirs réels très pénibles et associés à la peur,  gravés dans le cerveau, notamment dans le complexe amygdalien.

    Au contraire les faux souvenirs sont des événements que l'on est (à tort) convaincu d'avoir vécus et, chez les personnes prétendant avoir été enlevées, les hallucinations vécues durant la paralysie du sommeil, et abusivement mémorisées comme souvenirs, déclenchent un syndrome post-traumatique.  

      
Les OVNI sont bien réels pour ceux qui les ont « vus », mais pour eux seulement.


http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/dessinhumoristiquemartien.jpgPanne de batterie ?

    En fait ces faux souvenirs sont plus fréquents que l'on ne pourrait croire, notamment liés à des périodes traumatisantes de la vie.
De nombreuses personnes qui ont subi un choc psychologique (accident, maladie aux moments pénibles même s'il y a eu guérison, mort d'un proche...), ont des souvenirs de ces épisodes douloureux qu'elles croient très réels et qui sont souvent assez loin de la vérité. En général il dramatisent et exagèrent les situations vécues. Je n'ai pas lu d'explication probante de ces phénomènes inconscients.
    En fait le cerveau cherche inconsciemment, par un mécanisme de défense, à sortir de la mémoire (c'est à dire à diminuer la force des connexions), tous ce qui est traumatisant pour lui (d'où les cauchemars).
    Mais d'une part il n'y arrive pas entièrement pour les événement traumatisant qui du fait des émotions fortes, s'ancrent profondément. Et d'autre part, il reçoit des informations sur ces faits (photos, récits, lectures...). La mémoire "reconstitue" alors les événements à partir de ces éléments disparates et de souhaits inconscients, un peu comme le paléontologue reconstitue la vie des dinosaures à partir de vestiges préhistoriques.
    Une partie est vraie, une partie est fausse, car raisonnement et imagination ont coopéré pour reconstituer le puzzle.

Vendredi 28 mai 2010 à 8:17

Notre cerveau : intelligence; langage

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    La mémoire de notre cerveau est toujours une fonction assez mystérieuse que nous connaissons mal, mais aussi très fascinante.

    Je lisais il y a quelques mois, un compte rendu de chercheurs de l'Institut des sciences cognitives de Lyon, qui ont étudié des patients qui avaient eu des accidents vasculaires cérébraux et ne pouvaient plus écrire les “verbes”.
    Ces personnes étaient en parfaite santé, lisaient sans difficulté, conversaient avec des amis.
    Ils écrivent à priori normalement, leur écriture est fluide, les mots s'enchaînent. et tout à coup ils butent sur un verbe, qu’ils connaissent, qu’ils peuvent prononcer, mais impossible de l’écrire. Les autres mots viennent parfaitement sous leur plume, mais tous les verbe non. Certains de ces patients sont capables d’écrire le mot « montre » si ce mot désigne la montre-bracelet, mais non s'il s'agit du verbe montrer à la troisième personne. Seuls les verbes posent cette difficulté.   
    Le cerveau de ces personnes présente la même anomalie : un petit vaisseau a été bouché et une toute petite aire cérébrale n’a pas été alimentée en oxygène.
    Pour certaines de ces personnes, des médicaments augmentant la pression artérielle ont permis de déboucher le vaisseau obstrué. et elles ont aussitôt  retrouvé leur capacité d'écrire les verbes.

    En fait la mémoire stocke les informations sémantiques ou linguistiques de façon assez particulière, suivant la nature des mots ou la façon dont on les a appris.
    Ainsi pour des noms d’objets, il semble que tous les objets de même nature correspondent à des connexions entre neurones localement proches les uns des autres
    Ainsi un groupe de neurones s’occuperait des outils, un autre des ustensiles de cuisine, un troisième des fleurs, un quatrième des animaux à pattes, un autre des oiseaux et ainsi de suite.....
    Chose curieuse si un enfant est bilingue dès sa tendre enfance, les vocabulaires des deux langues sont classées ensemble. Si on apprend une langue étrangère après le français, les vocabulaires sont dans des centres distincts.
     La différence entre la représentation corticale d'un nom et d'un verbe d'action résulterait de la façon dont l'enfant acquiert le langage : l'apprentissage des noms est souvent associé à la présentation de l'objet correspondant à ce nom, tandis que celui des verbes passe par la réalisation des gestes correspondants. Une lésion cérébrale survenant au sein du vaste réseau qui sous-tend le langage, perturberait sélectivement le traitement des noms tout en préservant celui des verbes, et inversement, une lésion survenue dans le voisinage du centre de Broca, (qui préside la prononciation et l'écriture des mots) et de l'aire de préparation des gestes voisine, perturberait l'usage des verbes.

    Les chercheurs ont également trouvé que chez l’enfant qui ne sait pas encore parler, la mémoire est essentiellement associée à des images et donc n’a pas un “classement” logique. Lorsque l’enfant apprend à parler la mémoire se réorganise complètement car elle associe alors les objets aux mots et le classement par nature de mots se fait alors progressivement et se renforce lorsque l’enfant apprend à lire et écrire, car alors la mémoire visuelle des mots vient à l’appui de leur mémoire auditive.


    Une autre particularité curieuse de notre mémoire est notre comportement vis à vis des outils, qu’ont étudié Todd Handy, Michael Gazzaniga et leurs collègues au Centre de neurosciences cognitives de Hanover, aux États-Unis.       
    Lorsque l’on présente à des personnes volontaires, sur un écran d'ordinateur, des couples d'objets comprenant un outil et un autre objet, (par exemple un animal ou un fruit), les chercheurs ont observé que le regard se porte, dès la première fraction de seconde et avant que soient identifiés consciemment les objets, vers l'outil pourvu que celui-ci se situe à droite de l'écran. Si l'outil se situe à gauche, il n'y a pas de préférence particulière.

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    La partie du cerveau qui s'active lors de ces tests, observée par imagerie cérébrale ( IRM ), est une zone où les mouvements sont préparés avant d'être exécutés. (cortex prémoteur de l'hémisphère gauche en bleu clair sur le schéma).
    Plus étroitement associée à la moitié droite du champ visuel, cette zone évaluerait l'intérêt qu'offre un objet : elle repérerait un objet potentiellement intéressant et orienterait vers lui notre attention. Des objets « intéressants » sont ceux qui, dans une situation où il faut réagir avec rapidité, peuvent être saisis et aux temps préhistoriques, servir d'arme., et aujourd’hui des objets qu'on a appris à reconnâitre comme les outils utiles (marteaux, tournevis, pinces...), mais aussi des objets non répertoriés, présentant des caractéristiques géométriques simples : effilées et asymétriques, possédant une partie maniable et une autre pouvant servir à frapper, à frotter ou encore à tourner, par exemple.
    Trouver un outil rapidement est très important. et la « zone de l'outil » a probablement évolué en même temps que la main chez le singe comme chez l’homo habilis, notre ancêtre.

Jeudi 27 mai 2010 à 9:42

Vivre sa vie

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   Il m’arrive souvent de discuter avec des jeunes, le plus souvent adolescentes, qui ont des problèmes psychologiques et qui fréquentent sans succès depuis plusieurs années un ou plusieurs psys et cela me laisse toujours perplexe, car je ne comprends pas pourquoi on les soigne ainsi.
    Depuis la rentrée de septembre 2009, j’ai connus encore quelques problèmes de ce type et j’avais rencontré plusieurs fois des cas très voisins il y a quelques années, qui heureusement s’étaient assez bien terminés à force de discuter et d’essayer d’analyser les situations et les comportements..

    Ce sont de jeunes ados en opposition flagrante avec leurs parents ou parfois avec des amis. Evidemment je ne connais que leur point de vue et malheureusement, je n’ai pas la possibilité d’interviewer les autres intervenants.
    Les faits, ce sont des frittages permanents, assortis de colères mutuelles, parfois semble t’il, de distributions de punitions, claques, voire traitements plus énergiques et regrettables, dans des scènes dont on explique mal l’amplitude et la fréquence.
    L’autre point commun : les parents ont envoyé leur enfant chez un psy.
    Or presqu'aucune de ces jeunes n’a fait ni tentative de suicide, ni scarification, ni dépression nerveuse, et leurs écrits (qui ne sont pas sur cowblog) ne sont particulièrement ni tristes, ni révoltés. Quelques unes ont eu des réactions plus dépressives, mais mineures et elles ont vite repris le dessus.

    Les psys (qui officient dans des cliniques privées) ont diagnostiqué des “troubles du comportement”. En bon disciple de Freud et de Lacan, ils ont exploré toute l’enfance de leur patiente à la recherche de refoulement sexuels, et celle des parents, à la recherche de sévices subis de la part des grands parents et le pauvre Oedipe a dû se retourner dans sa tombe sans trouver le sommeil, tellement on parlait de lui, alors que le complexe d'Oedipe est aux yeux de la neurobiologie moserne, une simple aberration..
    Puis ils ont parfois pris  la jeune ado (mais pas les parents!), dans leur hôpital psychiâtrique, (lequel ne semble pas saturé et est fort cher), en la bourrant de médicaments calmants, somnifères, et anti-dépresseurs.
    L’état des jeunes ados s’est plutôt aggravé. Celui des parents aussi !
    Une de ces jeune ados, se sentant de plus en plus mal, a arrêté brutalement de prendre ces médicaments, ce qu’il n’aurait pas fallu faire, car elle risquait d’aggraver son état vers une dépression passagère, voire des manifestations de manque. Elle a eu la chance d’éviter ces manifestations et son état s’est amélioré.
    Les parents d'une autre ont eu l’intelligence de la confier à leur médecin généraliste, qui a diminué les doses dans les règles jusqu’à l’arrêt,  et le mieux s’est aussi rapidement fait sentir.

    Le terme de “trouble du comportement” me laisse rêveur, car c’est la “tarte à la crème”. Si je me laissais aller à piquer systématiquement des rognes à mon âge, je ferai c’est exact, un trouble du comportement. Mais que dire des jeunes qui brûlent des voitures ou qui rouent de coups une conductrice de bus ? : trouble collectif du comportement ?

    Il n’y a qu’en France où les psys sont ainsi inféodés à Freud et à la psychanalyse. Dans les pays anglo-saxons, si les psys de bas étage sans diplômes sont aussi freudiens, les psychiatres médecins se seraient plutôt référés à des théories autres, telles par exemple, que celles des types psychologiques de Jung et surtout à la neuropsychologie et au fonctionnement du cerveau. Ils utilisent plutôt la psychothérapie comportementale que la psychanalyse et évitent de bourrer leur patients de médicaments (sauf cas de maladies mentales qui nécessitent alors un traitement autre).
    La France est le pays qui consomme de loin le plus de médicaments psychotropes !!

.   Pourquoi les psys, dans les cas où il n’y a manifestement pas de maladie ne se contentent ils pas d’examiner rationnellement les faits et geste et même si on regarde ce que cache l’inconscient, de le faire avec raison et logique au lieu d’invoquer des théories fumeuses et périmées et une symbolique relevant d'une imagination débordante et sans aucun fondement scientifique?
    Qu’auraient ils vu : que les enfants et les parents avaient des personnalités opposées sauf sur un point : ils sont tous introvertis, timides et relativement “soupe-au lait”.
    Les enfants que j'ai connus sont souvent imaginatifs, donc utopiques et crédules, mais essaient d' imaginer leur avenir et de bâtir des plans; ils sont logiques dans leurs décisions, mais donc aussi raisonneurs et ne supportant pas l’injustice. Ils sont très sensibles et donc ont la tristesse et la larme facile. Enfin leur tempérament les pousse à dominer les événements par une anticipation sur les situations, mais évidemment avec un risque d’erreur et un certain stress en cas d’échec.
     Intelligents, ce sont des sujets qui ont tendance à ne pas se laisser faire et a tenir tête en discutant. C’est une “tare” quand on est enfant, disent souvent les parents excédés, (enfin moi, j’aime discuter avec elles!), cela pourra être une force lorsqu’ils seront adultes.
    Quant aux parents, la plupart sont au contraire très pragmatiques, mais peu enclins à imaginer les états d’âme de leurs enfants; ils décident d’après leurs goûts et leurs valeurs, mais pas forcément logiquement. et sont finalement assez influençables et versatiles, mais ont le souci du “facteur humain”.
    Peu sensibles et donc ne comprenant pas la sentimentalité émotive immédiate de leur enfant, ils ne manifestent extérieurement ni amour, ni encouragements.        
     Enfin s’adaptant aux événements plutôt que de chercher à les anticiper, (ce qui peut être aussi un avantage), ils jugent inutiles les efforts d’anticipation de leur progéniture et ont devant les raisonnements et velléités d’indépendance de leur enfant, une attitude très laxiste, jusqu’au moment où ils se sentent dépassés et réagissent avec une certaine violence.    
    Mais au fond d’eux mêmes enfants comme parents s’aiment et culpabilisent de cette situation de non communication et de conflit.

    En définitive, dans les cas que j'ai connus, parents et enfants avaient simplement des personnalités presques opposées, mais ne le savaient pas, et les psys ne s'en sont même pas rendu compte.
    Alors à mon sens, même s’il existe quelques refoulements freudiens dans l’inconscient des uns et des autres, (on ne les appelle pas d’ailleurs refoulement mais “blocages” ce qui est différent), la situation est surtout un dramatique manque de communication dans le présent, qui pourrait s’améliorer avec un peu d’amour et des efforts de part et d’autre dans le futur, pour discuter ensemble de tous les malentendus latents.
    Toute personnalité a ses avantages et ses inconvénients (comme être droitier ou gaucher), et il faut admettre l’autre tel qu’il est.
    

    Mais je me pose trois questions :
    - les jeunes ne sont ils pas finalement assez seuls malgré tous les moyens de communication modernes sur lesquels ils passent beaucoup de temps, et ne sont ils pas trop conditionnés par les médias et l'opinion des autres, tout en manquant de confiance en eux ?
    - les parents n’ont ils pas tendance aujourd’hui à se défausser de l’éducation de leurs enfants sur l’école, les associations sportives ou culturelles et aussi sur les psys?
    - les psys sont certainement indispensables en cas de maladie mentale ou d’une dépression grave. Mais n’ont ils pas tendance à exagérer beaucoup trop leur diagnostic et leur traitement, dans des cas bénins qui relèvent plutôt de l’incompatibilité d’humeur ou des petits stress de l’adolescence ?
    Evidemment il faut qu’ils gagnent leur vie !
    Enfin j’en connais quand même qui ne sont pas ainsi.

Mercredi 26 mai 2010 à 7:43

Photos, photos comiques

Je n'avais jamais pensé à mettre sur mon blog des annonces amusantes ou extraordinaires.
    Celles que je connaissais étaient imaginées de toutes pièces, comme celle très connue de Pierre Dac et Francis Blanche : "Père de famille, ayant de nombreuses bouches à nourrir, échangerait pantalon bouffant, contre pantalon ne bouffant pas".

    Mais Kaa m'a donné l'occasion de lire une véritable annonce extraordinaire, parue sur un journal breton, et je lui ai demandé la permission de la publier.
    Merci Kaa car c'est vraiment une trouvaille!
Il a simplement recopié le texte de l'annonce en bas de la photo pour que cela me donne moins de travail de frappe !

    Je vous laisse apprécier



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    Je me demande pourquoi cette voiture se trouve dans l'île. Je connais des personnes qui habitent une petite île dans le golfe du Morbihan; la voiture est sur l'embarcadère de la terre ferme et pas dans l'île.
    Le gardien de phare serait il cul de jatte ?

    Donnez moi d'autres raisons s'il vous plaît.

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    Cela fait longtemps que je n’ai pas fait des articles sur le cerveau.
Je vais donc essayer de m’y remettre un peu.
    Aujourd’hui, je vous parlerai de la coordination entre certaines de nos sensations, notamment la vue et l’ouïe.


    Comment le cerveau unit-il les sons et les mouvements ?
    Le neuro-biologiste Khalafalla Bushara, à l'Université de Bethesda, aux États-Unis, a soumis des personnes à l’expérience suivante : elles devaient observer un écran blanc où se déplaçaient deux barres noires verticales, partant de cotés opposés de l'écran.
    Les barres animées de mouvements de va et vient horizontaux, se croisaient et les sujets devaient indiquer si elles rebondissaient l'une sur l'autre, repartant en sens inverse ou si, au contraire, elles se croisaient et continuaient leur chemin dans la direction initiale.
    Le spectateur ne sait pas comment choisir entre les deux scénarios, car les barres sont identiques.
    K. Bushara a observé que, dès qu'il ajoutait un son à l'expérience, par exemple le son d'une collision entre deux objets, les personnes étaient persuadées que les barres se heurtaient et rebroussaient chemin.
    Ainsi, le cerveau opère ses choix en fonction de la cohérence entre les diverses perceptions sensorielles.

    Avez-vous déjà assisté à un spectacle de ventriloquie ?
    Vous avez alors eu l’illusion que le son de la voix semble sortir de la bouche du pantin ou de l’animal qu’il tenait.
    Certes ce n’est pas facile de parler sans remuer les lèvres et cela le ventriloque doit apprendre à la faire. Il faut aussi que sa poupée soit suffisamment articulée pour remuer les lèvres de façon réaliste.
    Mais que fait le ventriloque pour projeter sa voix sur la poupée ? Il ne fait rien.!!!
    L’illusion ne se produit pas sur la scène, mais dans le cerveau du spectateur, qui unifie spontanément les perceptions : parole et vision.
    C'est pourquoi il attribue le son à la poupée, car c'est le seul objet proche qui remue les lèvres.
   
    Les zones responsable de cette unification ont été identifiées. Les personnes ont été examinées au scanner: des zones bien particulières du cerveau 'activent. Dans ces zones, des neurones sont sensibles à des stimulus divers : les sons, les images, les contacts, et polyvalents, ils savent réaliser la « fusion des sens ». pour pouvoir percevoir les objets et les êtres de façon unifiée.
    Ces zones que vous trouverez en rouge sur le schéma ci dessous sont :

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        - les zones occipitales où se trouvent les centres d’interprétation de la vision, images et mouvements.
        - les zones du cortex pariétal  (au dessus et sur le coté de l’occipital,) où se trouvent les centres d’interprétation des diverses sensations dont la vue et l’ouïe.
        - le thalamus qui comme je l’ai expliqué dans mes articles sur les sensations, fait un balayage des diverses zones d’interprétation et envoie au cortex des informations sur l’ensemble des sensations et leur interprétation ou plutôt leur “assemblage” permettant l’interprétation.
        - le colliculus au niveau du tronc cérébral qui dirige les mouvements des yeux en fonction de l’intérêt porté sur l’environnement.
        - le cortex insulaire (appelé aussi “insula”), qui fait le lien entre les sensations et les sentiments. Il reçoit des information de l’hypothalamus et du thalamus pour intégrer des données sur l’état du corps (données d’homéostasie, c’est à dire l’équilibre de nos paramètres vitaux : tension, coeur, concentrations sanguines...) et rendre cette information disponible pour des processus cognitifs et émotionnels soit dans d’autres parties du cerveau émotionnel, soit vers le cortex frontal    
    Il est aussi associé aux processus de douleur ainsi qu’à plusieurs émotions de base comme la colère, la peur, le dégoût ou le désir, la joie ou la tristesse.
    Il est donc souvent un “pont” entre nos sensations et nos émotions.
        - et évidemment les cortex frontal et préfrontal qui sont le siège de la réflexion et de l’organisation de nos actes.
    Ce sont eux qui, en dernier ressort décident de ce que nous pensons et qui vont donc dire que c’est la marionnette qui parle (et ils se tromperont !!!).

Lundi 24 mai 2010 à 9:05

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    J’ai reçu aussi divers commentaires et mails à propos de mon dernier article sur l’amour éternel.

    Il ne faut pas prendre ce que j’ai dit pour des “règles” immuables.

    Je suis d’accord avec vous lorsque vous dites que chaque cas est particulier : nous avons chacun notre personnalité, notre vécu et chaque couple a une histoire différente.
    On trouvera maints exemples qui sont différents de ceux que je décris et il ne faut pas généraliser mes paroles à tous les cas.
    J’ai simplement voulu décrire ce que je constate le plus souvent.

    Il est indéniable que les couples se font et se défont beaucoup plus aujourd’hui qu’autrefois, cela simplement parce que les temps les moeurs et les médias ont changé.

    C’est à la fois une réalité et une apparence, car autrefois les couples restaient davantage ensemble, mais cela ne voulait pas dire qu’ils s’entendaient comme aux premiers temps, mais la société d’alors voulait qu’on se marie plus et divorce moins.
    Certains aussi m’ont mal compris : je n’ai pas parlé mariage dans mon article : que l’on soit mariés ou simples amants pour moi c’est la même chose et l’union peut être tout aussi forte et durable (certains cependant croient que le mariage est une garantie de longévité du couple par l’engagement qu’il implique; j’avoue ne pas trop y croire personnellement ! Cela facilite simplement certaines questions administratives et financières et notamment la réversion des retraites, ce qu'oublient les personnes non mariées !).

    Je pense comme Plume que “l'important dans une relation, c'est que chacun garde son identité propre. On peut être très complices et très proches  sans être dans une relation fusionnelle”.
    Mais c’est bien difficile de faire la limite entre une relation extrêmement proche et une relation fusionnelle, et la tendance à dire ou faire la même chose en même temps, peut être une conséquence de l’une ou de l’autre.
    Et ce n’est pas indispensable pour construire un amour durable.
    Mais ce qui est certain c’est que l’on a plus de chance de construire un tel amour durable avec quelqu’un qu’on connaît bien, qui a les mêmes goûts, les mêmes aspirations, la même façon de penser que vous, et je suis d’accord avec Pandorarts quand elle dit  “Pouvoir partager la culture avec son conjoint m'est très important, sans ça, je vais m'éloigner de l'autre. Si mon partenaire réussit à être aussi un très bon ami avec qui je peux faire pleins de choses, c'est un bon point pour lui et pour faire en sorte que la relation dure. “
    Je pense que quand j’aurais un peu plus de temps, je referai des articles sur les préférences cérébrales dans le couple, qui montreront cela.

    C’est vrai que les enfants ne sont pas indispensables pour garder les couples unis, mais il faut qu’ils aient alors une autre préoccupation commune, par exemple le métier.
    C’est par contre un lien car la femme aspire à l’amour maternel et l’homme veut avoir une famille qu’il protège et qu’il aime.  Et je pense que les “vieux couples” comme le mien (je suis marié depuis 56 ans !) ne me démentiront pas quand je dis que le jour où tous les enfants ont quitté le nid familial, il y a un grand vide, que viennent un peu combler les petits enfants, mais qui recommence qaund ceux-ci prennent leur envol à leur tour.

    Je regrette si j’ai donné l’impression de dire que au fil des ans, “l'amour se transforme dans le meilleur des cas en une sorte de cohabitation amicale où chacun supporte l'autre, sans plus.”, comme le fait remarquer Siyah-cicek, la philosophe, car certes cela arrive mais lorsque les deux personnes on vieilli en s’éloignant l’une de l’autre pour des raisons qui peuvent être très diverses.
    Mais si elles ont su se garder un “jardin commun” et des occupations ensemble, il  y a rarement le même amour et le même enthousiasme que quand elles étaient jeunes, simplement parce que la vie se termine et qu’on ne peut plus faire beaucoup de projets d’avenir comme lorsqu’on allait bâtir la vie ensemble, mais il reste une très grande tendresse. Quant à supporter l’autre, on connaît ses défauts (et les siens) par coeur et on n’y fait même plus attention.!     

    En fait je n’ai pas de théorie, je cherche seulement à constater les faits les plus courants, parmi les gens que je connais, à comprendre ce que je vois et je crois que si je t’ai donné cette impression, c’est une question de culture : je raisonne en physicien, discipline dans laquelle on sait qu’il y a beaucoup de faits et une statistique qui ne concerne vraiment que certains d’entre eux, et où le causes ne sont discernables qu’en partie et pour un temps, jusqu’à ce qu’on trouve mieux. Tu as toi, une approche de philosophe  où l’on peut faire des théories et les défendre, car ne pas être d’accord avec le voisin (et même avec les faits) ne veut pas dire que sa théorie soit fausse ou incertaine. Dans les idées tout peut se défendre, car la pratique n’est pas là pour démentir.
   
    Je n’ai pas abordé du tout un sujet très complexe et cela vous me le faites remarquer très justement : ce sont les motivations de départ qui mènent à l’amour entre deux êtres. Très souvent les deux personnes ne le savent même pas.
    Je ne sais pas si je pourrai faire un article sur ce sujet, car il y a trop de facteurs qui interviennent : désirs et idées d’avenir de chacun, personnalité, goûts, vécu, pulsions, famille, éducation, convictions, influence des amis et de l’environnement, des médias, métier .....
    Je vais y réfléchir, mais je ne sais guère par quel bout prendre ce sujet !!


Dimanche 23 mai 2010 à 8:23

Paysages

Repos en photos, c'est dimanche et Pentecôte !

Certains n'ont pas voulu croire que la maison préférée de Maud était une réalité et ils m'ont dit que c'était un montage.

Eh bien non et en voici la preuve : une photo plus complète que la première et celle là ne vient pas d'internet, c'est ma soeur qui l'a prise à marée haute.

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/Sanstitre001.jpg

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/Sanstitre005-copie-1.jpg








Si vous voulez des montages d'internet, je pense qu'en voici un de cette maison aussi entre deux rocher, mais qui me parait moins vraisemblable, avec son toit type immeubles d'Haussmann à Paris.



http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/Sanstitre012.jpg

















et cet immeuble dans les glaces tout à fait irréaliste, mais assez extraordinaire.



http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/Sanstitre009.jpg















Ce phare est sûrement réel, mais les deux maisons sur cette île au ras des flots, n'ont elles pas été rajoutées ?







http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/Sanstitre002-copie-1.jpg








Cette nacelle existe, j'en ai déjà vu des photos dans des revues d'architecture; mais je suis surpris de la minceur de l'accrochage et je ne serais pas très rassuré si on était très nombreux à l'intérieur.

Et si l'arbre se déracine qu'arrive t'il ?





 

Samedi 22 mai 2010 à 8:28

Libertés et règles

http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/1001797.jpg

    Mes derniers articles sur les apéro géants, sur  l’homophobie et sur l’amour éternel m’ont valu quelques coms et plusieurs mails; il faut que je revienne un peu sur ces sujets, pour mieux expliquer mon opinion.

    Une jeune marocaine qui, malheureusement ne me laisse l’adresse ni de son blog, ni de son mail, me reproche en particulier mon incohérence, car j’ai dit que j’étais contre le port de la burka en public, que par contre je ne croyais pas à l’efficacité de l’interdiction des apéros géants et  que je ne comprenais pas qu’on condamne les homosexuels , qui pourtant “étaient une gêne beaucoup plus importante que la burka et une déviance de l’ordre établi par Dieu”
    Elle m’a aussi trouvé indécent de “comparer la burka à un caleçon à fleur”.
    Je l’appelerai “Fleur du désert”, en souvenir du Sahara que j’aime.
    Une jeune fervente catholique me fait aussi remarquer que le pape a condamné l’homosexualité. et que je ne devrais pas ainsi “m’insurger contre les règles religieuses”. Je l’appellerai “Ciel”, car c’est son obsession.
    Alors j’aimerais expliquer ici “l’incohérence ou la cohérence” de ma pensée.

    Je ferai d’abord remarquer que je n’ai fustigé que l’intolérance, fusse t’elle religieuse ou d’une religion contre l’autre, mais je m’abstiens toujours de tout jugement de valeur sur les religions (en considérant l’athéisme comme l’une d’entre elles, fidèle à “l’être” et au “non être” de Kant)), et  également sur ceux qui les pratiquent, car pour moi, “à chacun sa foi, elle vaut bien celle du voisin”.
    J’ai eu des camarade et des amis catholiques ou protestants, musulmans, juifs, et athées, ils m’étaient aussi chers les uns que les autres et les différences de religion, dont nous discutions souvent, n’ont jamais été un obstacle à notre entente; nous les comparions simplement et nous y trouvions bien des points communs, mais aussi bien des exagérations par rapport aux écritures initiales, imaginées par des sociétés intolérantes .   
    Je regertte simplement de ne pas avoir eu d’ami bouddhiste.
    En ce qui concerne le pape, je ne vois pas pourquoi je n’aurais pas le droit de penser différemment que lui. D’ailleurs à ma connaissance il n’a pas condamné les homosexuels, mais “le mariage entre personnes de même sexe” et ce sont des intégristes catholiques qui ont transformé ce qu’il disait.
    Mais je voudrais préciser une chose qui me tient à coeur : j’estime que la pape et les prètres parlent des règles des catholiques, les imams des règles des musulmans et les rabbins de celles des juifs, mais je ne vois pas pourquoi les règles qu’ils édictent s’appliqueraient aux autres religions que la leur et, à mon sens, c’est de l’intolérance que de vouloir que les règles d’une religion s’appliquent à tous les hommes de l’humanité !
    En fait chaque homme, qu’il soit croyant ou pas, se forge l’ensemble des règles qu’il accepte d’appliquer à lui même : c’est le “surmoi” de Freud.
    Je dirai à Ciel que libre à elle d’appliquer les directives du pape, plus ou moins transformées par des personnes plus intégristes, mais je ne vois pas pourquoi elles devraient être suivies par des gens qui ne sont pas d’accord avec elles. Après tout, s’ils n’aspirent pas à aller au paradis, libre à eux !
    Les temps et les moeurs évoluent et je connais beaucoup de jeunes catholiques qui utilisent pilule et préservatifs, malgré leur condamnation apr le pape !
    Je respecte profondément les évangiles, le coran, la bible, mais d’abord on dénature souvent leurs règles, d’autre part ils ont été écrits il y a des centaines d’années dans un contexte de vie très différent d’aujourd’hui, et il est donc normal que certaines règles soient désuettes.
    Personnellement par exemple, je pense que si les prêtres étaient mariés ils comprendraient mieux les problèmes des couples. Mais c’est seulement mon avis personnel.

    Vis à vis de Fleur, mon raisonnement sera différent.
    D’abord je n’ai pas comparé la burka à un caleçon avec des coquelicots dessus (c’est plus gai et printanier !), mais j’ai dit que si je me promenais avec seulement un caleçon à fleurs dans les rues de Paris, on m’emmènerait au poste de police, ce qui est la vérité, parce que je dérangerais les autres personnes par ma tenue. !
    Tu me dis, Fleur,  qu’on devrait alors “interdire aux filles de se promener avec une minijupe taille basse ou de mettre un string”.
    Pour moi le problème n’est pas le même. Je serais le patron d’une agence bancaire et je verrai une personne en burka sonner au sas, je dirais à mes employés d’interdire l’entrée, non que je juge la tenue choquante, mais parce que j’aurais peur que la burka ne dissimule un bandit avec un fusil à pompe.
    Je ne pense pas qu’on puisse dissimuler une mitraillette dans un string sous une minijupe.!
    Pour moi on devrait interdire le port de la burka pour des raisons de sécurité, et ce serait bien si on pouvait aussi aider du même coup les femmes qui n’ont pas envie de la porter mais obéissent seulement à leur mari.

    Quant à l’interdiction des apéros géants ou du port d’une minijupe taille basse, je ne crois pas à son efficacité, car que faire si les gens persistent, comme cela est probable? Cela ne résout pas le problème.
    Je connais une jeune ado qui portait une microjupe taille basse avec un string, malgré la désaprobation de ses parents. Mais à cet âge on aime être provocateur et braver les interdictions : il faut bien  affiirmer sa personnalité !
    Alors quelqu’un de sa famille l’a prise en photo, de dos,  un jour quand elle se baissait pour ramasser un objet sur le sable de la plage, et on lui a donné la photo. Elle s’est alors aperçue que ce qu’elle montrait ainsi n’était pas du plus bel effet, ne cachait pus rien, et qu’on devait se moquer d’elle. Depuis elle porte toujours la même minijupe, mais avec des dessous plus “couvrants”.!
    Je ne suis favorable à une interdiction que lorsque les conséquences sont graves et qu’on ne peut faire autrement. Mais pour moi, l’explication, la réflexion et la prévention doivent précéder l’interdiction.

    Enfin je pense qu’on doit respecter les coutumes de l’instant dans le pays où l’on vit.
    Si j’avais été un ingénieur femme obligé par mon métier à passer des mois en Arabie Saoudite, pendant mon séjour là bas, j’aurais mis un voile sur ma tête (pas la burka, un simple fichu), pour ne pas choquer les personnes de ce pays.
    J’ai eu l’occasion, grâce à un ami musulman de visiter une mosquée, et il m’a semblé normal de lui demander de me dire ce que je ne devais pas faire pour ne pas choquer les fidèles, et d’enlever mes chaussures en entrant.
    Les coutumes évoluent d’ailleurs. Dans une église de Bretagne il y a 50 ans, les bretonnes portaient des habits noirs et les femmes n’auraient pas été admises sans un chapeau ou une veste. Aujourd’hui on peut rentrer l’été les bras et la tête nus, mais ce serait un manque de respect que d’y aller en maillot de bain et je comprends cela. De même que je m’abstiens de visiter une église pendant une cérémonie pour ne pas déranger ceux qui sont venus y prier et j’y parle toujours à voix basse.C’est pour moi, une question de respect.

    A mon avis on doit faire des efforts pour que son attitude ne dérange pas les autres, mais ceux ci ne doivent pas non plus exiger trop et se choquer pour des broutilles.
   

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lancien

sortir de la tristesse

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