Lundi 10 mai 2010 à 8:06

Zoologie, botanique, évolution

Nous avons commencé à voir que les pieuvres étaient fort intelligentes

    Voyons d’abord une activité contrôlée par leur cerveau central : le mimétisme :

    Les pieuvres sont des championnes du camouflage. Leur tégument est recouvert de cellules pigmentaires, les chromatophores, qui en se rétractant ou s’élargissant, font varier les coloris et les aspérités de la peau de l’animal.         Il existe des cellules de différentes couleurs, on leur donne souvent un nom en fonction de leur pigment : mélanophores (noir), leucophores (blanc), ou encore iridophores (propriétés réflectrices).
    Ce qui est extraordinaire, c’est que , si on perturbe la vue de la pieuvre au moyen d’un collyre, elle perd son don de camouflage. C’est donc le cerveau central qui à partir de ce que voit l’animal, réalise ce camouflage pour qu’il passe inaperçu.
    Et c’est terriblement efficace comme le montre les trois photos ci dessous, la première prise à quelques mètres et vous chercherez la pieuvre, la troisième prise au téléobjectif pour montrer les aspérités artificielles de sa peau et les couleurs correspondantes.
    Et quand une pieuvre a peur parce que vous la dérangez et qu’elle n’a pu se cacher, elle vire au blanc transparent et s’enfuit.

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     Les scientifiques se sont amusés à enfermer une pieuvre dans un cube de matière plastique transparente, percé d’un trou et immergé dans un aquarium dans lequel on met un crabe à l’extérieur de la boite-prison.

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    Le trou est de dimension légèrement inférieure au corps de la pieuvre.
    Celle ci va parcourir toute la paroi face au crabe, puis ne trouvant pas d’issue explore les autres faces et trouve le trou. Elle passe une tentacule et explore l’extérieur (mais le crabe est hors de portée).
    Alors elle décide de sortir. Avec précaution elle passe une tentacule, puis une seconde puis une à une les autres, qui se compriment à l’endroit du trou qui les resserre.
    Puis elle prend appui sur l’extérieur de la boite et extrait son corps qui, mou s’étire pour pouvoir passer par l’orifice plus petit que lui. Il faut simplement que ce trou soit assez grand pour laisser passer la pseudo-tête où sont les yeux, qui elle, ne peut guère diminuer de volume.
    La première fois la pieuvre met quelques minutes à sortir. Si on refait l’expérience, elle sort en quelques secondes. Ses neuf cerveaux ont mémorisé les gestes à faire.

   Autre épreuve, au lieu d’un trou, un long couloir en plexiglass, qui présente des sinuosités à angle droit et des carrefours avec des tubes qui ne sont que des culs-de sac. Bref un labyrinthe en tubes cylindriques.
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    La pieuvre explore avec précaution le début du tube qui est à peine de la taille de son corps et y glisse peu à peu ses tentacules, puis son corps.
A chaque croisement elle envoie une tentacule explorer le canal , et si au premier elle envoie une autre tentacule et ne trouve rien qui débouche (un cul-de-sac), elle n’insiste pas et ensuite une seule tentacule suffira.
    Il lui faudra une dizaine de minutes, mais elle trouvera la sortie et le crabe convoité.
    Rebelote : la pieuvre ne mettra que 20 secondes à parcourir le labyrinthe, sans essayer aucun cul-de-sac. Elle a mémorisé le trajet.

    Dernier exploit avec une pieuvre “initiée”, qui a subi un entraînement comme précédemment et à laquelle on présente une boite cubique transparente, munie de quatre orifices sur 4 faces, mais un seul étant ouvert, et dans laquelle il y a un crabe. Elle est dehors cette fois.
    Dans un aquarium contigu, une pieuvre pêchée de la veille et donc “innocente”, qui au départ est calme et peu intéressée.
    Mais quand elle voit la pieuvre savante s’évertuer autour de la boite et du crabe, elle s’approche de la paroi entre les deux aquariums et observe attentive. On croirait voir le film "Fenêtre sur cour" !
    La pieuvre entraînée met une trentaine de secondes à trouver le trou ouvert sur les quatre et à entrer pour manger le crabe.
    On met alors une paroi opaque entre les deux aquariums et on place une boite identique dans celui de la pieuvre “innocente”
    Elle se précipite dessus et en 10 seconde est entrée dedans.
    Elle a appris le processus et sa géométrie en regardant faire sa congénère.
    Les pieuvres arrivent donc à observer et à transmettre leur savoir.

    Dommage que cela ne vive que dans l’eau. J’aimerais bien avoir une petite pieuvre pour la promener en laisse et lui apprendre des tas d’astuces au cours de nos promenades. Peut être en Bretagne pendant les vacances lool Je l'appellerai "octopupuce"

Nota : si vous voulez voir les aptitudes des pieuvres à se camoufler, allez sur le site suivant, vous y trouverez des vidéos : http://www.google.fr/search?q=pieuvres+camouflage&hl=fr&lr=&sa=G&rlz=1G1GGLQ_FRFR314&prmd=v&source=univ&tbs=vid:1&tbo=u&ei=9cDjS9O_CJXCmgOXlMEp&oi=video_result_group&ct=title&resnum=4&ved=0CEEQqwQwAw

Dimanche 9 mai 2010 à 8:17

Zoologie, botanique, évolution

    Nous savons maintenant ce qu’est une pieuvre, mais nous allons décrire plus dans le détail ce que montrait le film de Thalassa : la pieuvre, cet animal venu du fond des âges et du fond des océans, est l’un des animaux les plus intelligents, ce qui évidemment nous surprend.

    C’est ce qu’ont découvert plusieurs chercheurs en observant passionnément le comportement de ce céphalopode. : la pieuvre est capable de réfléchir, de se souvenir, d’anticiper et d’apprendre…Et elle n’a pas fini de nous surprendre car, aujourd’hui encore, elle continue à évoluer.
    Et ce que les chercheurs ont tiré la conclusion suivante :
 “Les pieuvres ont évolué totalement séparément de nous depuis plus de 500 millions d’années. Et pourtant, elles répondent aux problèmes de la même manière que les mammifères supérieurs comme les dauphins, les singes, et bien sûr les hommes. Cela revient à dire que, quelle que soit la forme du vivant, quelle que soit l’organisation des neurones dans un cerveau, la nature produit toujours une seule et même forme d’intelligence.”
    L’arbre de l’évolution montre en effet que les pieuvres ont suivi un chemin d’évolution parallèle à celui qui a conduit des êtres marins, au mammifère, au singe, puis à l’homme.
    Et, fait nouveau dans l’histoire de ces animaux étranges, les recherches de l’université de Naples vont montrer  que les nouvelles générations de pieuvres sauvages de Capri viennent de faire un « bond » dans l’évolution.
    Les « adultes» parviennent désormais à faire “passer” une partie de leur savoir aux jeunes avant de disparaître. Les pieuvres sont en train d’apprendre à apprendre.

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La pieuvre est un animal solitaire qui ne tolère la proximité d’un congénère qu’au moment de la reproduction. Mais elle tolère très bien la présence de l’homme et n’est pas agressive, sauf si on l’effraie ou l’agresse.


    Certes une pieuvre est craintive et ne se laisse approcher que peu à peu : il faut gagner sa confiance. on voit des plongeurs jouer avec elles et les “caresser”.
   Mais celles élevées en laboratoire dans de grands aquariums et qui reçoivent leur nourriture de l’homme, s’apprivoisent et la présence de l’homme leur devient familière.
    Elles observent leur environnement, observent, analysent et comprennent en partie les gestes de l’homme, sans toutefois qu’on puisse évidemment savoir quel est leur processus de pensée (c’est dommage qu’elles n’aient ni ouïe, ni émission de son)



    Le film nous montre un chercheur qui vient dans le laboratoire où se trouve la pieuvre dans un aquarium et il va partir de la pièce.
  
http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/pieuvrecourt.jpg La pieuvre descend de son aquarium, et suit le chercheur en se propulsant sur le sol, sur ses tentacules (on dirait qu’elle marche lol).
    Elle sort de la pièce derrière le chercheur et rentre avec lui dans un autre laboratoire où il y a des aquariums avec des coquillages.
    Alors la pieuvre monte dans l’un d’eux et se sert à déjeuner (elle adore les coquillages qu’elle ouvre très adroitement avec ses tentacules).
    Le chercheur quitte la pièce un peu plus tard. La pieuvre le suit et retourne dans son aquarium, dans l'autre pièce, pour digérer.


    Un test d’intelligence et de mémoire.
    On immerge dans l’aquariul où est la pieuvre un bocal en verre, fermé par un bouchon en liège dans lequel il y a un crabe.
    La pieuvre vient, considère ce met appétissant et touche le bocal avec ses tentacules : problème !
    La pieuvre envoie plusieurs tentacules autour du bocal, puis en haut et en bas. Aucun trou, aucun orifice Perplexité. On a l’impression qu’elle réfléchit : “pourtant le crabe a bien dû rentrer la dedans, comment?
    Ses tentacules explorent à nouveau. Elle repère sans doute que le bouchon n’est pas transparent et n’a pas la même texture. Alors maintenant elle se concentre sur lui.
    Ses tentacules s’enroulent autour de lui alors que les autres tiennet le bocal. Elle semble essayer des efforts dans tous les sens. Cela dure une bonne minute.
    Puis elle a réussi à faire un peu bouger le bouchon et sans doute sent elle la résistance faiblir et tout à coup tire vers le haut et le bouchon bascule.

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    Deux tentacules se précipitent sur le pauvre crabe qui va servir de festin.
    Mais un bouchon, cela ressemble à un cailloux, c’est un problème simple

    Compliquons le. Un bouchon vissé ce n’est pas une chose que l’on trouve dans la nature. Là le poulpe réfléchit plus longtemps. Il essaie ce qui a marché avec le bouchon de liège, mais sans succès.
    Alors il essaie tous les mouvements jusqu'à ce qu’il sente moins de résistance en agissant sur le coté. Alors il a compris, il enroule sa tentacule autour du couvercle, le dévisse et le fait sauter. Miam c’est bon le crabe.! (moi je l'aime mieux cuit !).
   
    L’opération a duré 6 minutes.
    Quelques jours plus tard on recommence l’expérience : la pieuvre regarde le bocal, se précipite dessus et ses gestes sont précis : en 15 secondes le bocal est ouvert.
    La pieuvre a mis en mémoire un processus intelligent.

    Demain nous parlerons du camouflage des pieuvres,  de la faculté d’une pieuvre de se glisser partout et de trouver des solutions ingénieuses pour se faufiler dans des “trous”, de mémoriser un labyrinthe et enfin de l'apprentissage d'une pieuvre à l'autre.
   

Samedi 8 mai 2010 à 8:34

Zoologie, botanique, évolution

     J’ai vu il y a une quinzaine de jours, une émission de Thalassa où l’un des sujets était consacré aux pieuvres géantes. C’était assez extraordinaire et j’ai pensé que vous résumer ce que j’avais appris pouvait vous intéresser.
    Mais comme il y a pas mal de choses à dire, je ferai trois articles.

    Cette émission nous a montré l'île de Vancouver, au Canada, où vivent les pieuvres géantes du Pacifique, l'aquarium de La Corogne en Espagne, l'île de Capri et les laboratoires de recherche à Naples, ou des scientifiques étudient le comportement des pieuvres, animal parmi les plus intelligents.
     Les photos qui agrémenteront  mes articles sont tirées du film de Thalassa, mais j’ai dû les transformer en photos jpeg et leur qualité est moins bonne que dans le film.

    Une pieuvre (ou un poulpe) : un animal repoussant, mou, visqueux et gluant, érigé en monstre des profondeurs dans l’imaginaire des hommes depuis notamment le récit d’un roman de Jules Verne d’une immense pieuvre attaquant et bloquant le sous-marin Nautilus dans les profondeurs de l’océan.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/pieuvrepirate.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/coquillage-copie-1.jpg



    Mais avouez que celle de l’image ci contre, à droite a une tête bien sympathique.! On dirait un bébé dans son berceau !





    Le mot poulpe vient du grec polypous, qui signifie plusieurs pieds.
Le mot pieuvre est d'origine plus récente et est introduit en 1865 dans la langue française par Victor Hugo dans son roman Les Travailleurs de la mer et aurait pour origine un terme utilisé par les pêcheurs de Guernesey.
    Mais c’est un animal solitaire et calme et la réputation de monstre qui lui a été faite est fausse. En plongée, on l’approche en général sans danger.

    On ne connaît pas l’origine de la pieuvre, mais il semble qu’elle était déjà présente sur terre il y a 500 millions d’années : pas étonnant qu’elle soit très intelligente !!
    Il y a plus de deux cents espèces de pieuvres, (octopus), mais seules une dizaine sont étudiées.
    Les mensurations des pieuvres bien qu’impressionnantes sont loin d’être aussi gigantesques que les récits des marins le laissaient supposer.
    Certaines sont même très petites : un corps de l’ordre du centimètre; la plupart pèsent quelques kilogrammes et ont une envergure de l’ordre du mètre, mais il y en a de fort grandes : le record connu semble être une pieuvre de 272 kilos et 20 mètres de bras à bras (des tentacules de 9 mètres) !

    La plupart des pieuvres n’ont une espérance de vie que de quelques mois.
http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/pieuvreoeufs.jpgMais les pieuvres géantes peuvent vivre jusqu’à 5 ans à condition de ne pas se reproduire, pour les femelles.
    En effet une pieuvre femelle peut pondre jusqu’à 100 000 oeufs, qu’elle nettoie et aère pendant 40 à 200 jours selon les espèces, jusqu'à ce qu'ils éclosent. Comme elle ne se nourrit pas pendant cette période de surveillance permanente , elle meurt d’épuisement peu après l’éclosion.
   
    Il faut reconnaître que la pieuvre est un animal peu banal :
2 yeux énormes, 3 cœurs, 8 tentacules, 9 cerveaux,
    Alors voyons d’abord à qui il ressemble anatomiquement.

    Le corps des pieuvres est mou, ne conservant en guise de squelette que deux petits bâtonnets allongés situés dans son enveloppe externe, le “manteau”.
    Grâce à ce corps mou, elle peut fuir avec plus d’agilité et se dissimuler dans des trous. Non seulement, elle peut s’enfouir mais elle est aussi capable de reboucher le trou avec un caillou ou un coquillage.
    Il y a environ 500 millions d’années, la pieuvre était un mollusque à coquille. On pense que c’est pour mieux fuir les prédateurs qu’elle a peu à peu abandonné sa lourde coquille

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    La pieuvre est sourde et muette. Par contre, elle a deux énormes yeux, sa vue est excellente et elle dispose de papilles gustatives jusque sous les ventouses de ses bras.
    Elle ne discerne pas les couleurs mais accommode bien sa vue aux variations de distance et de luminosité.

    Les tentacules sont au nombre de huit. Chez le mâle, le troisième bras dorsal, s’est différencié en organe sexuel copulateur.

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    Les bras ont le pouvoir de se régénérer. Sectionnés, ils cicatrisent et repoussent. Les ventouses sont constituées d’une chambre adhésive entourée d’un anneau strié qui se contracte. Chaque bras porte 240 ventouses qui peuvent être articulées une à une.La force des ventouses a été mesurée en laboratoire. Une pieuvre commune de 1,3 à 2,5 kg peut tracter une proie de 18 kg !


    En temps normal, elle se déplaçe plutôt au ras du sol du fond de la mer, qu'elle effleure à peine de la pointe de ses tentacules. Mais elle nage aussi d’une façon particulière : refoulant l'eau de mer par un siphon, la pieuvre se propulse pour échapper à ses poursuivants comme un avion à réaction. Elle prend la fuite en projetant un nuage d'encre sécrétée dans sa « poche au noir ».Cette encre est un simple leurre et n’est pas toxique.

    La pieuvre a 3 coeurs : Le cœur principal  est aidé par deux petits cœurs branchiaux qui pompent le sang oxygéné par les branchies.
La pieuvre a le sang bleu (mais n’est pas royaliste pour autant !! lol ), et non rouge comme chez les vertébrés à cause de l'absence d'hémoglobine, qui est remplacée par l'hémocyanine.

    Doublant son poids presque tous les trois mois, la pieuvre est dotée d'un féroce appétit. Surtout friande de crabes et de coquillages, elle en rejette les carapaces et coquilles. Mais elle ne déteste pas non plus les poissons.
  
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  La bouche qui s'ouvre entre les tentacules, est armée d'une paire de mandibules cornées normalement invisibles en forme de bec de perroquet.
    Admirez cette pieuvre qui mange un coquillage en le tenant avec une de ses tentacules.
    C’est à l’aide de ce bec qu’elle déchiquette la victime avant de l’avaler.
    Comme le ferait un reptile, elle paralyse sa proie à l’aide d’un poison, le cephalotoxin, et un enzyme aide à la prédigestion.
Il lui faut environ 12 h pour digérer totalement.

    La pieuvre a 9 cerveaux : l’un central qui coordonne et s’occupe notamment des métamorphoses de couleur et d’aspect, et un dans chaque tentacule qui contrôle leur mobilité et leur adresse qui est extraordinaire.
  
  Cette association de cerveaux multiples confère à cet animal des comportement extraordinaires qui nous étonnent.

    Demain nous parlerons de l’intelligence de la pieuvre

Vendredi 7 mai 2010 à 8:10

Photos, photos comiques

Je vous ai déjà montré des panneaux originaux dont j'ai trouvé les photos sur internet.
En voici quelques autres :
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Il y a parfois des coïncidences pour lesquelles on se demande si le hasard est seul responsable



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Il vaut toujours mieux prévenir, on ne sait jamais








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Là celui qui veut entrer est prévenu de ce  qu'il risque !




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Il y des chiens très obéissants




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Je ne crois guère à la psychanalyse, mais il y a des chats freudiens.
S'il y a aussi des psy-chats, c'est plus inquiétant !
Ils vous prescrivent de la valériane !

Jeudi 6 mai 2010 à 8:02

Actualité

   Nous vivons désormais dans une société du "tout juridique" et rien ne sert de faire la politique de l'autruche. C’est la société de la peur de l’incident, de la recherche du risque zéro, qui pourtant n’existe pas, et cela à n’importe quel prix et sans même essayer de réfléchir aux probabilités des événements.
    C’est aussi la société de la sur-agitation et et de la sur-activité où à tous les échelons, on agit dans la précipitation sans se donner le temps de réfléchir.
    Et notre gouvernement en donne l’exemple.
    L’ennui c’est qu’à ce niveau on gaspille ainsi des milliards.
    Il faut dire aussi que la soif du sensationnel des médias, la peur de l’opinion publique pour les gouvernants, et le communication hâtive irréfléchie aggravent ces tendances.

    J’avoue que cela m’agace car je n’ai pas été ni élevé, ni instruit dans cette optique.
    Certes, mes parents, comme mes professeurs, m’ont toujours appris que la vie humaine n’avait pas de prix et donner un coup de couteau à un professeur est pour moi une chose impensable), mais par contre, ils m’ont appris aussi à faire des calculs de risque, des calculs de coût efficacité, d’essayer de rassembler des données les plus sûres possible, de raisonner les phénomènes, et donc de réfléchir à la pertinence des décisions à prendre.
    J’ai eu ainsi la chance, dans mon métier comme au plan familial, de ne pas avoir de catastrophe, mais aussi de faire des dépenses financières raisonnables.
    Et deux actualités récentes me laissent perplexe

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    D’abord la grippe mexicaine du printemps/été dernier, pour laquelle on a commandé des quantités énormes de masques et de vaccins.
    Qu’il faille faire quelque chose “au cas où” est évident. Mais comme la fabrication n’allait pas se faire en un jour, on pouvait commander une dose de vaccin en attendant de savoir s’il en fallait une ou deux par personne, et d’autre part prévoir des marchés à tranches conditionnelles qui permettent d’annuler une partie des commande, clause courante dans les marchés de l’Etat.
    Quant aux masques on aurait pu faire une étude très rapide sur leur utilité réelle pour voir quel nombre en commander, ce que des experts en virologie et épidémiologie savent faire.
    Au lieu de cela on s’est précipité tête baissée et le coût de la vaccination s’est avéré de l’ordre de 2,2 milliards alors que moins de 10% des français se sont fait vacciner !!
    Sur les 94 millions de doses commandées il a fallu négocier dans un situation défavorable l’annulation de commandes de 50 millions de vaccins en janvier 2010.
    Et en 2009, la société SANOFI-AVENTIS annonce 8,4 milliards de bénéfices !! (qui bien sûr ne sont qu’en partie dûs à ces vaccins dont ils ont vendu pour 440 millions d’euros), et l’action Sanofi a gagné 20% en 2009.
    Qui a payé ? : l’Etat et la Sécurité sociale, c’est à dire nous les contribuables et les salariés.

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    Tout récemment l’éruption du volcan d’Islande qui a bloqué huit jours tout le trafic aérien, entraînant une pagaille monstre et un coût certain.. On a annoncé 1,7 milliards de dollards pour les compagnies aériennes du monde, et en France le Ministre a évalué le coût à environ 260 millions d’euros dont 190 pour les compagnies aériennes et 70 millions pour les voyagistes et agences de voyage.
    C’est exact que les cendres des volcans  peuvent endommager les moteurs et surtout réacteurs des avions, réduire la visibilité en rendant les pare-brises opaques, ou entraîner des défauts dans les sondes pitot qui mesurent la vitesse. On a l’expérience d’environ 80 cas de perturbations de ce type.
    On a donc des chiffres qui permettent d’apprécier le danger.
    A l’altitude où volent les avions à réactions et aux très grandes distances où est allé le nuage, les cendres de fort diamètre sont retombées et le nuage est constitué de très gfaibles particules d’un diamètre de l’ordre de quelques microns tout à fait comparables aux poussières d’un nuage radioactif après une explosion nucléaire, mais ces cendres sont composées de silice.
    Ce nuage circule à haute altitude, il n’est donc pas dangereux à terre, et sa densité n’est pas très grande de telle sorte qu’il ne se voit pas.
    Mais pour un avion qui circule à 800 km/h (220 mètres/seconde), l’abrasion sur le pare brise n’est pas négligeable et les poussière s’y incrustent.
    Un réacteur de gros avion de transport avale de l’ordre de 1000 kg d’air par seconde et donc les particules en suspension.

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    L’abrasion (comme un “sablage”), endommage les pales du compresseur des réacteurs, et la silice se vitrifie dans la chambre de combustion, ce qui entraîne des réparations ultérieures. Mais surtout le taux d’oxygène chute brutalement et le réacteur s’éteint , étouffé comme quand on met du sable sur un feu et de plus, lorsque le mélange de cendres, de particules basaltiques et de vapeur d’eau est aspiré par le réacteur, il se retrouve dans le compresseur puis dans la chambre de combustion où il est chauffé à environ 900°C. Les particules fondent puis se refroidissent au contact de la turbine et une pâte vitrifiée de quelques millimètres se forme sur les ailettes et obstrue en partie la sortie de l’air. Un système de sécurité, destiné à éviter une trop forte pression dans le compresseur, fait s’arrêter le réacteur.
    Il me paraît donc tout à fait judicieux que les premiers jours, le pouvoirs publics aient décidé de reporter les vols qui risquaient de traverser le nuage.
    Il était normal qu’on ne prenne pas le risque de panne sur un avion, ni de dégâts coûteux.
    Mais je ne comprends pas qu’on n’ait rien fait ensuite pour évaluer la situations
    Comme je le disais plus haut, ce nuage ressemble à celui de retombées suite à une explosion nucléaire. Or en 196à nous avions mis au point des matériels de prélèvement des poussières grâce à des “aspirateurs” montés sur un petit avion militaire télécommandé, qui allait faire des prélèvements, des méthodes pour en analyser la granulométrie et la teneur, et des logiciels pour prévoir les retombées à condition de connaître un minimum sur la répartition de vitesse des vents, d'autant plus qu'aujourd'hui il existe des "drones".
    Je ne comprends pas qu’on ait tant tardé à faire des prélèvements, à faire ces calculs et qu’on n’ait pas évalué le risque réel. Je suis persuadé qu’on aurait pu reprendre plus tôt le trafic, au moins sur certaines lignes

    Certes la vie humaine est un bien inestimable et il faut absolument la préserver. Mais le risque zéro n’existe pas et vouloir essayer de l’atteindre entraîne une paralysie totale.
    Nous risquons tous un accident de voiture et pourtant nous continuons à l’utiliser. Nous risquons d’absorber des microbes qui peuvent nous rendre malade mais nous continuons à respirer.
    Le problème est de bien évaluer le risque et les conséquences des mesures que nous allons prendre et de faire le meilleur compromis entre ce risque et les contraintes résultant de son élimination partielle ou totale : c’est une sorte de calcul de coût-efficacité.

Mercredi 5 mai 2010 à 10:08

Actualité

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    Vous m’avez demandé aussi mon avis sur les “apéritifs concerts” ou les "free party" qui sont souvent organisés en ce moment, à partir d’internet, par des jeunes.
    Il y en a eu un ces jours derniers à Paris.
    Je ne suis guère qualifié pour vous donner un avis sur de telles manifestations auxquelles je n’ai pas assisté.

    Il m’est arrivé autrefois d’aller voir ce qu’était une “rave-party” en Bretagne, à coté de Carnac où j’étais en vacances. J’avoue que je n’en ai pas un souvenir agréable. Beaucoup de bruit, de la musique à crever les tympans si on était proche des hauts parleurs de la sono, pas moyen de discuter, quelques jeunes qui dansaient et la plupart des autres inertes et qui semblaient avoir pas mal bu ou fumé du cannabis. Certains assez assommés, peut être drogués ou très ivres. Beaucoup de détritus, papiers sales.
    Et puis je suis introverti et les grandes foules ne m’intéressent guère.

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    En définitive je serais assez favorable à de tels rassemblements s’il n’y avait ni alcool ni drogue, et si les gens qui s’y rendent étaient assez disciplinés pour ramasser et emmener tous les papiers, sacs, bouteilles et détritus divers. Mais ce ne semble guère être le cas et c’est le voisinage qui en souffre.
    Et puis finalement, je crois qu’on goûte plus la musique d’un concert dans une salle qu’en plein air.
    Mais je comprends que les jeunes aient envie de communiquer, de faire quelque chose d’original, d’organiser l’inattendu. Mais je regrette qu’il n’y ait pas une meilleure organisation et qu’on ne puisse se passer d’alcool et de drogue.
   

Mardi 4 mai 2010 à 12:56

Divers

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    En ce moment je suis en retard dans mes réponses aux mails que je reçois et mes correspondant(e)s voudront bien m’en excuser.
    La raison est simple : j’ai pas mal de travail  et donc je ne peux pas consacrer à à mes activités “Cow” autant de temps que d'habitude et que je le souhaiterais.

   
    Je n’aime pas parler de moi même parce que cela n’a pas d’intérêt mais là je vous dois une petite explication.

    Je m’occupe à titre bénévole, de diverses associations et en particulier j’organise tous les mois pour des ingénieurs ou universitaires une conférence ou une visite sur des sujets scientifiques ou techniques, voire artistiques, très divers.
    Cela demande du temps car il faut choisir les thèmes, trouver le conférencier et donc rechercher ce qu’on fait plusieurs conférenciers susceptibles d’intervenir sur le sujet, discuter avec lui du contenu de sa conférence et veiller à ce que ce soit compréhensible pour des personnes non spécialistes, puis lancer les invitations, répondre aux demandes, et enfin faire et publier sur des “lettres d’information” ou sur un site internet les compte-rendus de ces conférences et visites. C’est un travail très intéressant mais prenant.

    Par ailleurs je m’occupe de la copropriété où j’habite qui comporte une soixantaine de logements répartis en quatre immeubles, qui datent de 1975, et tout particulièrement de tout ce qui est entretien et travaux, avec heureusement quelques personnes qui m’aident.
    Il faut donc bien connaître les installations assez diverses (gros oeuvre, chauffage, ventilation, automatisme de leurs régulations,  contrôles d’entrées et interphones à base de microprocesseurs, alimentation en eau et électricité, entretien divers..)
    Pour des travaux, Il faut rédiger les cahiers des charges, consulter les entreprises, les recevoir, discuter, choisir le titulaire, 
passer les commandes, et ensuite surveiller que les réalisations sont conformes aux spécifications et résoudre les petits incidents.
    Certains sont amusants, mais d’autres posent des problèmes.

    Cet hiver, le gel prolongé a provoqué des dégâts dans l’étanchéité des terrasses et nous avons eu des fuites sérieuses dans des appartements et donc des réfections importantes qu’il a fallu faire d’urgence.
    Et quand nous sortions enfin de ces travaux fin avril, le ravalement des façades était programmé début mai et c’est une grosse opération qui va durer cinq à six mois
    Les poseurs d’échafaudages ont débarqué en avance le jour de mon retour de Bretagne et la mise en place sur la moitié des immeubles est terminée depuis vendredi dernier.
    Sur les photos, vous verrez que c’est un échafaudage impressionnant et c’est un bon exercice physique que de le parcourir jusqu’en haut.
    Notre immeuble a un habillage artistique : il ressemble au musée Beaubourg lol
    Depuis hier lundi, les “ponceurs”  nettoient et rebouchent la pierre avant de la poncer, et des maçons et des peintres rénovent le dessous des balcons.

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Alors il faut surveiller tout cela et c’est autant de temps que je ne peux consacrer à mon blog et mes correspondant(e)s.
    Mais j’essaierai quand même de vous répondre pas trop en retard en donnant priorité à ceux ou celles qui me demandent de les aider.
      Je rédigerai peut être des articles un peu plus courts et je continuerai, pour vous reposer (et moi aussi), à montrer des photos, tous les 3 ou 4 jours.
   

Lundi 3 mai 2010 à 8:11

Sciences et techniques

Quand j’étais petit gosse, je m’étais passionné pour Jules Vernes et ses romans, qui n'intéressent plus les jeunes aujourd’hui car la science a fait trop de progrès.
    Une aventure m’avait frappée dans un de ses romans Michel Strogoff, qui lorsqu’on lui passe devant les yeux pour le torturer et le mettre hors d’état de remplir sa mission, la lame d’un sabre chauffée au rouge, est sauvé de l’aveuglement grâce aux larmes qui lui viennent en pensant à sa mère… Mon grand père m’avait expliqué que la vaporisation progressive des gouttes de larmes avaient suffisamment fait baisser la température au niveau de la cornée et que c’était peut être possible (à condition qu’on ne laisse que très peu longtemps  le sabre devant les yeux).

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    Comme sans doute vous tous, j’ai mis sur la cuisinière très chaude de ma mère des gouttes d’eau (aujourd’hui sur une plaque électrique). et elle se met à tourner sur elle même et à se promener presque sans frottements, comme un aéroglisseur sur le coussin de vapeur qu’elle produit et si on arrive à la piéger, il est possible d’observer des vibrations dans la goutte, qui lui donnent des formes spectaculaires.
    Et quand deux gouttes se rencontrent, soit elles rebondissent, soit elles fusionnent et la goutte formée entame une ronde sur elle même.
    J’ai même fait la bêtise au lycée de mettre sur une plaque de métal une goutte d’azote liquide, ce qui, compte tenu de la différence de température encore plus grande, est encore plus spectaculaire.
    Ce phénomène, peut être le savez vous, s’appelle la “caléfaction”  (du latin calefacere : chauffer).
    J’avoue que, dans ma jeunesse j’aurais aimé avoir des explications sur ces phénomènes.

    Je pense vous avoir dit, sur ce blog, qu’une de mes “petites filles virtuelles” que je connais depuis plus de cinq ans, après avoir énormément travaillé, est entrée l’an dernier dans un très bon rang, à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm, l’école scientifique la plus difficile à intégrer.
    Et son fiancé y a même été reçu premier !
    Ils me parlent de leurs travaux et j’aime les suivre, même si je ne comprends pas toujours tout, car les sciences ont évolué et mes études datent d’il y a 60 ans !

    Il y a dans cette école des travaux pratiques extraordinaires.
    Vous avez une semaine seulement pour les faire et il vous faut choisir un sujet peu connu et  absolument apporter quelque chose de plus, de nouveau.
    Bien sûr vous choisissez à l’avance, vous réfléchissez à ce que vous allez faire, vous rassemblez le matériel nécessaire, vous pouvez faire des calculs théoriques.
    Mais faire du nouveau sur un sujet pointu en 5 jours, c’est extrêmement difficile.
    Bien sûr on ne trouvera pas des choses révolutionnaires en 5 jours et cela ne servira pas pratiquement beaucoup. Mais ce n’est pas le but : l’objectif est de vous former à la recherche et pas à chercher, mais à trouver.    
    Il faut essayer de faire une théorie, de prévoir les résultats de ses expériences, puis de les réaliser, de critiquer les modes opératoires, les hypothèses et approximations faites, d’apprécier la précision des mesures par des calculs d’erreurs et d’en tirer des conclusions sur l’explication et les lois des phénomènes        
   Et j’ai trouvé cela passionnant.

    Pour l’un de leurs TP ils avaient choisi d’étudier ce phénomène de caléfaction.
       
    Ils filmaient avec une caméra des gouttes de diverses dimensions en mouvement, mesuraient  la décroissance de leur diamètre par évaporation ainsi que l’épaisseur de la couche de vapeur.
    Ils ont étudié le rebond sur des parois ou les chocs des gouttes entre elles et ils les ont même mises sur une plaque vibrante.
    Je ne vais pas vous entraîner dans leurs calculs et leurs expériences rassurez vous.
    Juste quelques photos :

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/goutte.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/crepe.jpg















    Ils ont montré que les petites gouttes étaient presque sphériques, alors que les gouttes plus grosses prenaient la forme aplatie d’une galette presque circulaire, et d’épaisseur presque constante.
    Et sur la plaque vibrante les petites gouttes sphériques prennent la forme d’étoiles dont le nombre de branches est d’autant plus grand que la goutte est plus importante tandis que les grosses gouttes galettes ont des bords dentelés et une surface rugueuse comme sur la figure ci-dessous.

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    J’ai assez bien compris leur étude physique et mathématique et au fond, ils ont réalisé une de mes aspirations d’ado : comprendre la caléfaction des gouttes d’eau que je m’amusais à faire danser sur la cuisinière de maman, qui n’était pas très contente de ce jeu, car elle avait peur que je me brûle !

Dimanche 2 mai 2010 à 8:28

Informatique, médias, internet

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    Hier, comme le veut la tradition, on vendait partout le muguet du premier mai.
    Comme j’en ai qui pousse sous un arbre, dans mon jardin sur les toits, j’en ai cueilli un bouquet ce matin.
    Mais d’où vient cette tradition?

    Le premier mai est est une fête internationale annuelle célébrant les travailleurs.
    A l'origine c’était une journée annuelle de grève pour la réduction du temps de travail, et elle est encore l’occasion d’importantes manifestations
    Elle est célébrée dans de nombreux pays du monde le 1er mai. En Amérique du Nord,  le premier lundi de septembre et au Royaume-Uni et en Irlande, le premier lundi de mai.
    Bien qu’ils la fêtent maintenant un autre jour, ce sont les Américains qui ont initié en 1884 la Fête du Travail le 1er mai. La Fédération américaine du travail promit aux ouvriers, qui travaillaient alors 12 heures par jour si ce n’est plus, que, deux ans plus tard, la journée de travail serait fixée à 8 h. Mais le 1er mai 1886 seulement 200 000 ouvriers bénéficièrent de cette avancée sociale.
    Et pourtant entre temps le Central Labor Union avait institué le "Labor Day", le premier lundi de septembre, mais le Congrès américain ne légalisera cette décision qu’en 1894, après des émeutes pendant lesquelles la troupe tua deux ouvriers à Chicago..
    C’est Lénine en Russie, qui le premier fit du premier mai un jour chômé
    En France le premier mai n’est un jour férié que depuis 1941.


    Mais en fait son origine en France est plus ancienne puisque sous la révolution, en 1793 une fête du Travail est fixée le 1er pluviôse (en janvier), par Fabre d’Églantine.
    C’est en juillet 1889 quela IIe Internationale socialiste  décide le 20 juillet 1889 de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures, soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé à l’époque.
    La première célébration a lieu le 1er mai 1890 et les manifestants arborent
un triangle rouge, pour signifier que la journée devait être découpée en trois parties égales : une pour le travail, une pour le repos et une pour les loisirs.
    Ce symbole fut ensuite remplacé par une fleur d’églantine, symbole de la foi en la Révolution et fleur traditionnelle du nord de la France, puis par le muguet.

    Mais en fait offrir du muguet le premier mai est une tradition très ancienne qui remonte à l’antiquité, car c’était à cette date que les marins reprenaient la mer..
    En France, à la Renaissance, on préta au muguet une réputation de porte-bonheur et on dit que la tradition d’en offrir remonte à Charles IX qui en aurait distribué aux courtisanes en gage de porte-bonheur et pour célébrer l'arrivée du printemps..
    Rien à voir donc avec la Fête du Travail mais depuis, le muguet antique du premier mai est devenue le symbole de cette fête, vers 1907.

    La règlementation : la vente sur la voie publique est en principe interdite sauf autorisation spéciale.
    Le premier mai déroge à la règle mais en principe le muguet ainsi vendu
    •    doit être exclusivement sauvage et non de culture, sans racine ;
    •    doit être sans emballage, ni contenant.
    •    la vente doit se faire à une distance d'au moins 40 m d'une entreprise fleuriste ;
    •    il ne doit y avoir ni banc, ni étal de présentation ;
    •    le vendeur ne doit pas alpaguer le chaland ;
    •    aucune adjonction de fleur ou de feuillage ne doit être effectuée.
et le particulier doit avoir une autorisation préalable.
    Heureusement la tolérance est beaucoup plus large !

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Nota :
    Par allusion au parfum qu'utilisaient les élégants de l'époque, on appelait muguet, à partir du milieu du XVe siècle, un jeune homme qui cherchait à plaire par des raffinements de coquetterie excessive.

    Le muguet est aussi une maladie bénigne du nourrisson  (Candidose une maladie parasitaire due au développement d’une levure microscopique) localisée à la cavité buccale et dont l'enduit blanchâtre qui recouvre ses muqueuses (un semis de taches blanches visibles notamment à l'arrière du palais), lui vaut ce nom

Samedi 1er mai 2010 à 8:12

Photos, photos comiques

  J'ai repéré sur internet quelques photos de véhicules ayant des chargements pour le moins trop importants ou originaux et j'ai pensé que cela pourrait vous faire sourire :

Trois photos qui, paraît il, correspondent à des cas réels verbalisés par la police;
j'avoue être étonné !
Je n'aurais pas osé circuler ainsi pour partir en Bretagne :

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http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/012amusant.jpg






http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/9-copie-1.jpg






























Mais les chargements sont parfois plus originaux :

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http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/12cabane.jpg


























    Et enfin une photo sans transport exceptionnel, mais qui surprend par la différence des tailles :


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