Mercredi 30 juin 2010 à 17:16

Le bonheur

Je suis un peu en retard pour publier aujourd'hui, mais j'ai eu quelques péripéties ce matin (toujours des travaux dans la résidence)

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    Dans les deux derniers articles, je vous avais dit que deux voies pour donner un sens à sa vie étaient relations humaines, l’amitié et l’amour d’une part et d’autre part la culture de l’esprit sous ses multiples formes;
    Enfin, une troisième source essentielle de ,ens se situe dans l'action, qu'elle soit professionnelle ou personnelle, les études supérieures étant de nature intermédiaire entre le professionnel et le privé..

    Un activité occupe votre corps et votre esprit, lui demande effort et empêche de trop penser aux problèmes qui, par ailleurs, engendrent des pensées négatives.

    Elle nécessite un engagement donc un effort positif, même si par ailleurs elle peut aussi générer des soucis.
    De telles activités il y en a beaucoup  qu’elles soient artistiques, sportives, de travail intellectuel ou manuel, organisationnelles ou relationnelles, qu’elles soient rémunérées ou bénévoles.

    L’apport le plus bénéfique se produit quand on s'enoage dans une activité qui représente un défi en raison de la difficulté à la réaliser, lorsque les exigences de la tâche sont légèrement supérieures aux aptitudes de l'individu, ce qui l'incite à se dépasser.

    Mais le sens de notre vie au travers de l'action se manifeste particulièrement lorsque nous nous sentons utiles, lorsque nous apportons notre pierre, même modeste, dans la construction du monde dans lequel nous vivons, par le biais de notre activité.
    Ceci est particulièrement vrai lorsque l’on réalise quelque chose, que ce soit à la suite d’u
n travail manuel ou intellectuel.
    J’ai lu un certain nombre de mémoires toutà fait intéressants, soit de TPE dans le secondaire, soit de licence ou de master dans le supérieur. J’ai souvent lu des thèses scientifiques. Je pense que leurs auteurs, une fois le document imprimé,  peuvent être fiers de ce qu’ils ont fait et qui leur a demandé des mois voire des années de travail, de réflexion et d’efforts.
    J’ai connu aussi des jeunes qui pour obtenir un CAP ou un brevet technique devaient réaliser un objet, un matériel bref une réalisation technique, qu’ils avaient conçue, dessinnée et réalisée eux mêmes. C’était un objet cher à leur coeur comme autrefois le “chef d’oeuvre “ que réalisaient des compagnons.
    Dans le domaine artictique je connais aussi des jeunes qui ont dessiné et réalisé des costumes de théâtre qui ont habillé des acteurs connus sur scène, d’autres qui ont écrit de la musique que joue un groupe, et cowblog montre de nombreux dessins dont certains ont vraiment une belle allure et ont demandé créativité et un bon coup de crayon.
    Et même lorsque la réalisation est immatérielle, la satisfaction n’est pas moindre et certaines de mes correspondantes sont à féliciter pour l’aide qu’elles ont apporté à des personnes en difficuté ou malades.

    Ainsi, il existe un large éventail de stratégies pour donner un sens à sa vie, sans qu'aucune ne soit ni idéale ni universelle. Chacun (ou chacune) construit pas à pas le sens de sa vie, que chacun doit inventer et que nul ne
peut imposer à quiconque.

Mardi 29 juin 2010 à 8:01

Le bonheur

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    Dans un de mes précédents articles, un commentaire de  Mel me rappelait une phrase de Rousseau sur le bonheur que j’ai trouvée très vraie :
 "Malheur à qui n'a plus rien à désirer ! On jouit moins de ce qu'on obtient que de ce qu'on espère, et l'on n'est heureux qu'avant d'être heureux."
    Les philosophes ont parfois des vues encore plus nettes que les psychologues et je pense qu’ils ont raison de mettre plutôt l’espoir à la place du désir.
    Je me souviens de mon professeur de philosophie qui citait des philosophes, (mais ma mémoire ne se rappelle plus lesquels), et qui disait à peu près ceci :  "Si je ne saisis pas encore le sens de ma vie, le seul fait que je veuille me consacrer à sa recherche est en soi une raison de vivre”

    Les processus intellectuels représentent une autre façon importante de donner un sens à sa vie : des valeurs personnelles, une démarche spirituelle, une réflexion philosophique, l'appréciation et la pratique des arts, la recherche de connaissances scientifiques et techniques.

    J’ai souvent connu des personnes pour lesquelles, les règles de conduite qu’elles s’étaient fixées étaient essentielles. Respecter ces impératifs de leur surmoi était impératif et leurs actions avient, en même temps que leur but propre, cet objectif qui donnait un sens à leur vie.
    C’était un ensemble de valeurs morales, mais aussi relationnelles et altruistes, et en définitive une vision globale de la vie et de son environnement.

    J’ai connu aussi des personnes pour lesquelles leur religion (quelle qu’elle soit), était leur raison de vivre et qui pensaient que “la foi est la force de la vie”.
    C’était pour certaines un vrai besoin intellectuel, pour d’autres une consolation dans le malheur ou les difficultés avec l’espoir d’un avenir meilleur, pour d’autres la foi aveugle du charbonnier mais qui souvent, bien que peu réfléchie permet de déplacer des montagnes (je pense en particulier à la construction de toutes nos églises et nos cathédrales, qui sont si belles qu’on soit ou non croyant).

    L’art est également une source d'enrichissement de l'existence pour de nombreuses personnes.
    Certes j’aime la peinture et j’ai visité de nombreux musées dans le monde, j’écoute beaucoup de musique notament classique, mais je ne suis en matière d’art, ni “pratiquant , ni artiste.
    Je pense donc que pour en exprimer les bienfaits, je vais laisser la parole au sculteur bien connu Auguste Rodin.
    « L’art, c'est la contemplation. C'est le plaisir de l'esprit qui pénètre la nature et qui y devine l'esprit dont elle est elle-même animée. C'est la joie de l'intelligence qui voit clair dans l'univers et qui le recrée en l'illuminant de conscience. L’art, c'est la plus sublime mission de l'homme puisque c'est I’exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et à le faire comprendre. »
    La valeur de l'artiste réside précisément, selon Rodin, dans ce qu'il aide l'humanité à s'élever au- dessus des strictes contingences matérielles et facilite l'accès à la contemplation et au sens de l'existence.
 Les œuvres d'art nous arrachent à l'esclavage de la vie pratique et nous ouvrent le monde enchanté de la contemplation et du rêve.
    Ecrire et lire, peindre, sculpter, faire ou écouter de la musique, faire de la photo ou du cinéma, procure des joies certaines et peut donner un certain sens à la vie.

    La réflexion philosophique et la réflexion scientifique, en apparence très différentes, sont en fait proches par nature, même si les sujets et les méthodes diffèrent.
    Pour les personnes qui ont une certaine expertise dans un domaine philosophique ou scientifique, le but est le même : comprendre la nature de ce qui les environne, un monde d’idées soit très abstrait, soit assez concret, rechercher ce que savaient nos anciens et nos prédécessurs dans le domaine qui les intéresse, comprendre et assimiler cette connaissance, puis essayer de la compléter et de la faire connaître à d'autres, mais en leur laissant leur libre arbitre, sans prosélytisme.
    C’est à la fois une démarche personnelle et collective, car la connaissance nous vient à 99% des autres.
    J’ai personnellement peu de connaissances en littérature et en philosophie, mais j’aime bien en discuter avec des personnes beaucoup plus “calées” qui m’apprennent ainsi des tas de choses et me font réfléchir.
    Et dans les domaines scientifiques où j’ai une certaine compétence, j’ai l’occasion de rencontrer des ingénieurs et des chercheurs, de lire beaucoup, et d’apprendre ainsi tous les jours sur les progrès de la science et les explications des phénomènes.
    Et j’essaie dans la mesure de mes moyens de retransmettre une partie de cette connaissance en organisant des conférences ou en écrivant des articles.
    Dire que c’est le sens de ma vie serait exagéré, mais cela m’apporte beaucoup de joies et je m’en passerais difficilement.
    Certain(e)s de mes correspondant(e)s savent que j’ai lu avec plaisir et intérêt leurs TPE, ou leurs mémoires scientifiques, philosophiques ou littéraires, et que j’ai aidé certaines à faire dissertations ou problèmes de maths et de physique.

    Mais je suis conscient que le plaisir de cette réflexion commune (même entre scientifique et littéraire) est dû en général à une éducation commune qui nous a donné malgré nos différences énormes d’âge, la même soif de connaître, le goût du travail personnel, la soif d’apprendre et l’intéret pour le savoir.
    J’ai aussi eu l’occasion de discuter avec des jeunes en échec scolaire auxquels on n’avait jamais appris ces habitudes ni fait découvrir ces joies.
    C’est vrai aussi pour ceux qui ne trouvent pas d’intérêt dans l’art ou de moteur dans les valeurs religieuses ou morales.

    Cultiver son esprit est une habitude que vous donnet parents et enseignants très jeune; c'est plus difficile ensuite de l'acquérir : on est devenu paresseux !
   
Que reste t’il alors à ces personnes pour trouver un sens à leur vie : l’action.
C’est ce que je développerai dans le prochain article.

Lundi 28 juin 2010 à 7:42

Le bonheur

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     Je vous ai parlé dans un article de la pyramide de Maslow (article du 26 mai 2007). Je vous avais montré que, selon lui, une fois que les besoins essentiels à la vie étaient satisfaits (manger, dormir, logement, sécurité de l’environnement...) les besoins qui étaient essentiels étaient alors ceux d’appartenance, de reconnaissance, d’accomplissment, pour aboutir finalement aux valeurs spirituelles de toutes sortes (arts, lettres, religion, sciences,...).
   
    “Qu’est ce qui est important pour moi? Ma vie vaut elle d’être vécue ? Pourquoi?”,  ce sont des questions que je pose souvent avec mes correspondant(e)s qui ont des problèmes.
    Lorsque les besoins élémentaires sont satisfaits, les désirs de l’homme deviennent plus intellectuels et  leur but essentiel semble être de donner un sens à son existence, à notre présence parmi les autres.
    Est ce lié au sentiment de bonheur?

    La réponse à la quête du sens de sa vie peut être très différente d'une personne à l'autre, voire chez la même personne à des moments différents de sa vie.
    Cependant, les recherches de psychologie menées sur le sujet montrent que l'être humain donne du sens essentiellement à travers trois dimensions:
        - une dimension affective et relationnelle : l'amour, l'amitié et la famille ;
        - une dimension cognitive : les pensées, convictions, valeurs et choix philosophiques, appréciation de l'art ou connaissances scientifiques ;
        -  l'engagement dans une activité, professionnelle (y compris bien sûr les études) ou autre.
    Chacun donne du sens à sa vie au travers de son cœur, de son cerveau et de ses mains.

    Pour approcher ce que donner du sens à sa vie peut signifier, iil faut donc examiner ces trois dimensions : les relations affectives, les convictions personnelles et l'action, ce que je vais faire dans le présent article et les deux suivants.

    L’homme est un être de relations.
    De très nombreuses recherches ont mis en évidence que le sentiment d'appartenance et de liens dont parlait Maslow, est nécessaire à l'épanouissement et au sentiment de sa valeur personnelle.
    Plus que le nombre de personnes de l'entourage, c'est la qualité du soutien qui importe. Beaucoup (les introvertis notamment) préfèrent avoir quelques amis ou membres de la famille intimes plutôt que de nombreuses relations superficielles (encore que quand je regarde Facebook, je finis par me demander si c’est vrai.!)
    Il m’est arrivé à plusieurs reprises, dans ma jeunesse, de perdre des personnes qui m’étaient très chères et  je pensais “Le bonheur c’est d’avoir quelqu’un à perdre” (je ne le disais pas ainsi; cette formulation est de l’écrivain Philippe Delerm, le père du compositeur-interprète Vincent Delerm).
    C’étaient les gens que j’aimais qui donnaient surtout un sens à ma vie d’ado, puis de jeune.
    Avoir rencontré ceux que j'aime est évidemment une chance énorme qui rend tout à la fois plus lumineux et plus tragique, puisqu'il y a un risque, à chaque seconde. Si je n'avais pas rencontré ceux que aime, ou si je les perdais, je pourrais trouver la sérénité et même goûter quelques plaisirs, mais rien ne remplacerait vraiment ceux que je n’aurais pas ou plus, sauf de retrouver à nouveau cet amour et cela n’efafcerait pas le souvenir passé..
    Les relations sociales positives jouent un rôle essentiel dans l'équilibre psychologique. Les personnes qui ont cet avantage trouvent leur vie plus satisfaisante et supportent mieux les coups du sort et les ennuis matériels ou psychologiques.
    Ce n’est pas uniquement “recevoir”. Apporter aux autres est tout aussi valorisant. . Les parents, les enseignants le savent bien : aider à grandir nourrir, éduquer, consoler, donner du bonheur, être important pour quelqu’un est une source de joie.

    Les discussions que j’ai avec mes correspondant(e)s sur l’amour me suggèrent aussi quelques réflexions que je voudrais vous faire partager.
    Je connais divers couples qui me semblent plus ou moins heureux.
    Ceux qui me semblent les plus solides ne sont pas les plus favorisés, mais ceux qui au contraire, font face aux difficultés, qui continuent leurs études en faisant des petis boulots pour compléter leurs bourses, qui sont suffisamment courageux et solidaires pour se soutenir mutuellement dans la lutte de tous les jours, et qui petit à petit bâtissent leur avenir, sans vouloir tout posséder rapidement.
     Ils savent saisir les petites joies de tous les jours, profiter de choses simples et trouvent un certain plaisir, dans leur travail d’une part, mais surtout dans leur amour mutuel et dans l’amitié de leurs amis, et souvent dans les liens avec leur famille.

    Une autre réflexion sur l’importance des “relations sociales positives”  m’est inspirée par des jeunes qui ont une certaine mélancolie et une certaine tristesse, car elles ses sont laissées enfermer dans une certaine solitude, pour des raisons diverses.
    Je comprends parfaitement que l’on attende pour avoir un petit ami de trouver quelqu’un qui corresponde à vos goûts et réponde à votre amour. Mais il ne faut pas que l’introversion et la timidité ou le manque de confiance en soi vous entraîne aussi à n’avoir que trèès peu d’amis.

    Ce sont ces constatations issues de mes contacts au cours de ma vie professionnelle et depuis six ans, avec les jeunes des blogs, qui m’ont incité à reparler du bonheur et de ses multiples aspects, en essayant pour ne pas me cantonner à mes seules idées de donner quelques informations sur le point de vue de certains psychologues ou chercheurs.

   
Dans mes deux prochains articles je continuerai cet examen en regardant les deux autres aspects : culture de l'esprit et action.

Dimanche 27 juin 2010 à 10:13

Photos, photos comiques

Repos aujourd'hui et quelques photos.

J'ai mal dormi et j'avais ce matin, l'esprit macabre et ces photos de cimetière m'ont fait rire,

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et j'ai trouvé plaisante au contraire cette annonce dans un zoo, qui montre que la vie continue




Samedi 26 juin 2010 à 10:32

Politique, économie, religion.

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    Ce n'est pas le but de ce blog de traiter de questions politiques, religieuses ou de convictions en général, car j'estime que chacun peut avoir les siennes tant qu'il ne veut pas les imposer ni en faire un usage contre les autres personnes.
    Mais je suis parfois choqué par l'actualité et je ne puis m'empêcher de pousser un coup de gueule.

    Hier j'ai vu sur FR3 une petite séquence filmée par un journaliste de FR3 qui était par ailleurs interrogé en direct.
    Sarkozy s'était rendu dans une banlieue, à la Courneuve,  et il avait parait il été insulté par un jeune sur lequel les policiers se sont rués et qui a reçu de nombreux coups au visage et d'après la presse d'aujourd'hui aurait, après avoir été soigné, deux jours d'arrêt de travail.
    Le journaliste de FR3 a été brutalement jeté à terre, giflé, puis menotté pour avoir filmé la scène et il a fallu que son chef intervienne pour qu'il ne soit pas emmené au commissariat.


   Je n'approuve pas les insultes et encore moins quand elles s'adressent à quelqu'un qui représente le pays : président, gouvernement, député ...
    Que l'on arrête cette personne et qu'elle passe 48 h en garde à vue, qu'on la condamne à des travaux d'intérêt général, pourquoi pas : cela lui apprendra les bonnes manières.
    Mais qu'on la tabasse, je trouve cela totalement abusif et c'est dommage que ce jeune homme n'ait pas porté plainte pour cela.
    C'est tout aussi abusif qu'on ait traité ainsi le journaliste sans même s'assurer de qui il était.
    Cela me rappelle quand j'étais petit les méthodes des nazis et de la milice du gouvernement de Vichy pendant la guerre.
    Le sarkozisme à défaut de pouvoir devenir royauté héréditaire glisserait il vers le fascisme ?
    Et que fera la police si notre Président traite à nouveau quelqu'un de con, comme au salon de l'agriculture.?


  

Vendredi 25 juin 2010 à 8:00

Actualité


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    Vous me demandez mon avis sur les vicissitudes des “bleus”.
    J’avoue que je ne suis pas très football; je préfère le tennis ou le rugby.
    Je regarde quand même sans déplaisir un match à condition qu’il soit très animé et que les joueurs se donnent à fond et qu’ilsprennent sans cesse la balle à l’autre camp en courant très vite, comme le fait l’équipe du Japon.
    Surtout 90 minutes pour moi c’est très long et une mi-temps me suffit bien
    En fait je regarde une autre émission en début de soirée, et comme celle-ci finit en général 10 minutes avant le match de foot, je regarde parfois ces dix denières minutes.

    Pour en revenir aux bleus, j’ai fait moi-même du sport rt je sais qu’on peut ne pas être en forme certains jours. Je ne leur reporocherait pas leur manque de réussite ou leurs maladresses.Mais par contre je trouve qu’ils avaient l’air de s’ennuyer sur le terrain, d’en faire le minimum possible, de ne pas s’intéresser au jeu, et de ne pas vouloir gagner.
    C’était à tel point qu’un de mes voisins pensait qu’ils avaient été payés pour perdre par les vendeurs de télévision, qui avaient promis de rembourser 20% du prix d’achat des postes vendus, si les bleus étaient en 1/8 de finale.
    Je pense que si on fait du sport, il faut s’y donner à fond, d’autant plus qu’on représente un club, ou à fortiori un pays.
    On vous a choisi pour cela et il me semble honnête de répondre à ce choix par son engagement, à la fois pour ceux qui vous ont choisi, pour les camarades de l’équipe et pour les supporters qui regardent le sepctacle.
    Simple amateur non payé, j’aurais personnellement eu honte de jouer avec la désinvolture qu’ils ont affichée.

    Mais évidemment c’est encore plus choquant quand on sait les salaires qu’ils touchent et les conditions de séjour qui leurs sont faites.
    J’ai entendu une femme à la télévision dire que “si on voulait bien lui donner un salaire pareil, ou simplement la loger dans de tels hôtels, elle se serait “défoncée” pour gagner, pour remercier et faire honneur à ceux qui lui accordaient cela”, et je partage son avis.
    Les salaires de millionnaires de ces joueurs leur ont enlevé toute conscience professionnelle.
    Je trouve en particulier scandaleux leurs réactions notamment lorsqu’ils ont refusé de s’entraîner.

    Cependant ce qui m’a le plus choqué, c’est l’attitude du gouvernement qui fait une affaire d’état de ce problème et notre président qui reçoit Thierry Henry dès sa descente d’avion.
    Que l’on ne jette pas un regard sur les centaines de milliers de gréviste qui ont fait la grève pour conserver des retraites décentes, mais que l’on recoit immédiatement un gréviste millionnaire, me laisse très morose quant aux qualités humaines et sociales de notre gouvernement.
    Il ferait mieux de s’occuper d’essayer de réduire le chômage, mais il semble beaucoup plus préoccupé par les riches et par les avantages de ses propres membres. C’est une constatation bien triste car cette emprise de l’argent de notre société occidentale, est un signe de sa décadence.
  
  Il faut espérer que les jeunes générations aient une autre attitude, en foot comme en politique.

Jeudi 24 juin 2010 à 8:22

Zoologie, évolution

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    Aujourd’hui j’ai la flemme et je voudrais “peigner la girafe” , alors pas d’article sérieux.
    Pour ceux ou celles qui ne sauraient pas, “peigner la girafe” signifie ne rien faire ou perdre son temps.



















  Mais au fait d’où vient cette expression ?

  L'origine de cette expression, qui a surtout été utilisée après 1900 est inconnue !

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/peignergirafealexandra432.jpg On raconte qu'un gardien du Jardin des Plantes  accusé d'inactivité chronique, le jour où arriva la fameuse première girafe en 1827, aurait répondu : "Je peignais la girafe", mais cette anecdote semble avoir été inventée à posteriori..
    On sait aussi que lorsqu'une girafe fut offerte à Charles X par le pacha d'Égypte, celle-ci fut présentée à la France dans un grand périple où elle était accompagnée en permanence de quatre soigneurs, dont l'un avait en effet pour charge de la peigner (de l'étriller) chaque jour, travail qui en regard de la condition ouvrière à l'époque, ne devait pas paraître exténuant.
    Certains disent aussi que cette expression évoque à mots convenables, la masturbation, d’où glander, ne rien faire...


    J’ai voulu savoir comment on disait “peigner la girafe” en breton ?
C’est  “spazhañ buzhug”.  Or  “spazhañ” veut dire “castrer”  et “buzhug “ver de terre”.
    Un breton quand il a la flemme, “castre donc les vers de terre”, ce qui n’est pas idiot, car les lombrics n’ont pas d’organe sexuel qu’on puisse couper, et donc cela ne risque pas d’être fatigant.

    Quelques mots sur les vers de terre, car ce sont des être aussi singuliers que les pieuvres, (mais moins intelligents !).
    Le ver de terre mange des bactéries et autres nutriments dont il a besoin dans le sol. Il rejette des excréments argilo-humides qui enrichissent et engraissent naturellement le sol.
    C’est un animal utile qu’il ne faut pas détruire
Les galeries qu’il creuse dans le sol, participent à son aération et à son drainage. Ces petits tunnels facilitent l'installation des racines de nos plantes et leur alimentation en eau.
    Le lombric mange tous les jours environ son poids de terre.   
    Quand il pleut, le lombric doit sortir pour ne pas se noyer et les oiseaux en profitent pour les manger.
    Leur corps va le plus souvent du rose au marron, parfois irisé avec des reflets violets, mais quelques espèces sont très colorées : orange ou turquoise.
    Certains vers de terre d'Amérique centrale et du Sud peuvent atteindre les 3 mètres.
    Pour se déplacer, les lombrics secrètent un mucus, qui lubrifie le sol autour de lui, facilitant leur locomotion par reptation, grâce à des muscles longitudinaux et transversaux. Des poils comme des soies, permettent d’accrocher au sol une partie des anneaux pendant que les autres vont bouger en s’appuyant sur ceux fixés au sol.

    L’anatomie d’un vers de terre est curieuse.
    Je me souviens en cours de SVT, quand j’étais ado, en avoir découpé dans le sens de la longueur avec une lame de rasoir pour examiner leur curieuse anatomie, et c'était très intéressant.
    Il est composé d’un nombre assez grand d’anneaux (appelés métamères) qui sont tous indépendants les uns des autres.
    L’ensemble de ces anneaux est traversé par un tube digestif, des vaisseaux sanguins (l'un dorsal et l'autre ventral) et une musculature longitudinale et ventrale. Tous les métamères sont identiques .
    Les deux extrémités sont différenciées en bouche et anus
    Les deux voies sanguines sont alimentées par 5 à 7 paires de coeurs.
    Le petit cerveau des vers de terre est composé de deux lobes (on les appelle "ganglions cérébroïdes". Il y a aussi une paire de "mini-cerveaux" dans chaque anneau (on les appelle ganglions métamériques), qui aident à la coordination du mouvement.
Ils sont reliés entre eux par une corde nerveuse ventrale double.
    Du fait d'une respiration cutanée (les vers de terre ne possèdent pas de poumons), le corps doit rester humide pour permettre la respiration.

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    Bien que les vers de terre soient hermaphrodites et possèdent donc les deux sexes, il en faut deux pour l'accouplement.
    Les 2 partenaires, accolent l'un contre l'autre leurs clitellums, un renflement circulaire de couleur claire chez les adultes, vers les deux tiers du corps; ils vont ainsi déverser leur semence (ovules et spermatozoïdes) dans une gangue gélatineuse qu'ils laissent traîner sur le sol. La fécondation se fait donc de manière extra-corporelle, et les oeufs éclosent en "bébés vers de terre" dans la gangue laissée au sol. Cette gangue gélatineuse contient tous les éléments nutritifs nécessaires au développement des progénitures, le temps qu'ils soient assez grands pour se nourrir seuls
    Les pauvres bébés vers de terre n'ont donc aucune idée de ce que sont leurs parents (et encore moins leur grand-père).

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Vous savez donc tout maintenant sur l’expression “peigner la girafe”.

    Et ne dites pas “peindre la girafe”, ce n’est pas possible car il n’existe pas de peinture “jaune avec des taches marron”.! lol


    
Et que pensez vous de cette façon de peigner une girafe, transformée en belle princesse !

Mercredi 23 juin 2010 à 9:40

Le bonheur

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    Certaines personnes sont prédisposées à être minces, c'est-à-dire que leur poids est stable, même si elles ne font aucun effort particulier. Au contraire, d'autres doivent faire des efforts pour ne pas grossir.
    Certaines personnes auraient-elles naturellement un niveau de base du bonheur supérieur ? Elles n'auraient pas d'efforts à faire : elles seraient naturellement heureuses.
    Si c'est le cas, ce serait décourageant.
    Je pense que comme le disent certains chercheurs, nous pouvons maintenir notre niveau de bonheur à un niveau moyen acceptable à condition d'être prêt à consentir les efforts néces- saires. Comme pour perdre durablement du poids ou rester en bonne forme physique, être (et rester) heureux demande des efforts quotidiens.

    Les chercheurs pensent actuellement que les déterminants génétiques - héréditaires ou innés imposant un niveau de base élevé, faible ou moyen - sont responsables de la moitié environ des différences de niveau de bonheur entre les personnes.
    Le facteur le moins important (dix pour cent environ des variations interindividuelles) tiendrait aux conditions de vie, c'est-à-dire au fait que l'on est riche ou pauvre, bien portant ou chétif, marié ou divorcé, etc.
    Cela est surprenant car c’est contraire à l’idée les conditions de vie ont une influence notable sur le bonheur.
    Il reste 40 pour cent qui correspondent à la possibilité que nous avons d'agir sur notre niveau de bonheur.
    Cela signifie qu'une personne malheureuse a d'importantes ressources psychologiques pour être plus heureuse, sous réserve d'analyser les comportements et les activités des gens heureux, de rechercher ses propres comportements et notamment tous ceux négatifs qui incitent à la tristesse et au stress, et à essayer d’évoluer dans le sens positif.

    D’après les mêmes chercheurs de l’université de Californie, les gens heureux et posiitifs consacrent beaucoup de temps à leur famille et à leurs amis, entretiennent des relations régulières avec autrui, expriment souvent leur satisfaction pour ce qu'elles ont, sont souvent les premières à offrir leur aide à leurs collègues ou amis, imaginent leur avenir avec optimisme, savourent les plaisirs de la vie et vivent intensément le moment présent. Elles pratiquent un sport régulièrement et ont des objectifs et des ambitions.
    Bien sûr c’est un peu caricatural à mon goût (et très américain), mais il est certain qu’être conscient des avantages que l’on a par rapport à d’autres moins favorisés et découvrir leurs problèmes pour les aider, imaginer ce que l’avenir peut apporter de bien plutôt que de passer son temps à le craindre, se donner des objectif et prendre ses responsabilités, lire, écrire, jouer de la musique, faire su sport, apportent de petites et grandes joies qui donnent un sentiment de bien-être.
    Mais pour cela il faut triompher et vaincre ses démons négatifs, il faut cesser de se plaindre soi-même, il ne faut surtout pas pour conserver un amour, une amitié, une position, se complaire dans une situation défavorable, voire catastrophique, afin que les autres s’intéressent à vous et pour ne pas se sentir  “transparente et inaperçue”.
    Il faut psychologiquement remplir le verre à moitié vide pour qu’il paraisse à moitié plein, avec la même proportion pourtant d’éléments positifs et négatifs..
    C’est en partie une affaire de volonté.


    L’un des obstacle majeurs à un bonheur durable est l’adaptation à l’expérience positive (que les psys appellent l’adaptation hédonique) : on s’habitue à être heureux.
    Il est important de s'adapter aux événements négatifs, c'est- à-dire de récupérer aussi vite que possible après un événement grave. Mais cette faculté de récupération fait en sorte que nous nous habituons également  aux événements positifs.
    Quand mes correspondantes ont découvert un nouveau petit ami, elles nagent dans le bonheur, mais quelques temps après ce bonheur s’émousse et on est ramené au niveau initial et les déceptions guettent le couple.
    C’est souvent la même chose lorsqu’elles commencent un nouveau cycle à la fac, ou la jubilation quand on a, son logement indépendant de celui des parents et une certaine illusion de liberté. Mais les contraintes correspondantes font vite malheureusement reculer ce niveau de bonheur passager. (certains psychologues appellent cela du nom suggestif de l’effet “gueule de bois” lol).
    Pour rester plus longtemps heureux nous devons donc contrecarrer cette adaptation, ce retour vers le niveau initial de bonheur.
    Il faut trouver des idées pour entretenir le suspense dans le couple, pour que le travail réserve de nouvelles surprises, pour ne pas jouir trop rapidement de sa liberté et en faire durer les plaisirs..
   
    Il est certain qu’avoir une famille ou des amis heureux augmente les chances d’âtre heureux, alors que le repli sur soi les diminue.
    Voir la vie en rose est mieux que la voir en noir
    Les discussions que j’ai avec les jeunes m’ont persuadé que la clé du bonheur réside dans la capacité à “positiver” et qu’aider une personne à adopter des modes de pensée et d’action positifs, impliquant en général les autres, finit par lui permettre d’augmenter son bonheur subjectif (ou de diminuer sa tendance à être triste).

Mardi 22 juin 2010 à 10:47

Le bonheur

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    Je vous ai parlé de l’optimisme et du pessimisme en tant que préférences cérébrales.
    On a une tendance innée à être optimiste ou pessimiste et la tendance qui vous est propre est relativement stable.
    Mais l’éducation a une influence certaine.
    Les parents servent de modèle au jeune enfant et en partie à l’ado, car c’est sa vision la plus proche de la société et comme je l’i dit, professeurs et méfdias ont également leur influence.
    Les psychologues et chercheurs  pratiquent  une “thérapie constructive” mise au point par Aaron Beck, qui montre aux pessimistes les distorsions qu’introduit leur préférence cérébrale dans l’interprétations des problèmes et des faits, qui met en lumière les rapports et les liens entre réflexion et émotions, et qui entraine à voir le bon coté des choses et à avoir une meilleure vision du monde.

    Je pense que la première des choses à faire est de lutter contre ses inquiétudes, contre ses phobies, contre son appréhension et son stress, c’est déterminer si vos inquiétudes vont vous aider à trouver des solutions pratiques aux problèmes qui se posent à vous.
    Si la réponse est “oui”, alors elles peuvent être constructives. Écrivez une liste de choses à faire en conséquence, en détaillant les étapes qui vous feront avancer vers la résolution des problèmes.
    Si la réponse est “non”, les inquiétudes ne vous aident pas et il va falloir les éliminer le plus possible
.
    Il faut alors savoir de façon précise quels sont vos soucis : listez par écrit vos soucis et préoccupations qui vous assaillent dans la journée et consacrez un peu de temps en fin de journée pour y réfléchir.
    Il est possible alors, que vous ne considériez plus que ce sont des sujets de préoccupation. Bien des gens découvrent que des sujets qui les préoccupent à un moment donné ne les préoccupent plus quelques heures plus tard. Il suffit que la colère, la jalousie, l’envie aient passé par exemple.

    Recadrez vos inquiétudes, essayez de les raisonner objectivement.
    Que se passerait-il si l'inquiétude devenait réalité ? Quel risque avez vous d’avoir une mauvaise note à votre examen ou que votre petit(e) ami(e) vous quitte ?  Recadrer la facon dont vous évaluez les déceptions peut soulager la brûlure de l'échec ou de la rupture.
    Créez une impulsion positive en vous demandant ce que vous avez tiré de vos expériences malheureuses. Dressez une liste des choses positives de votre vie. Pensez à tourner la page en tirant au préalable les leçons de la mésaventure.

    Mettez vos inquiétudes en perspective.
    Repensez à vos inquiétudes passées. Avez-vous des difficultés à vous les rappeler ? Cela signifie vraisemblablement qu'elles ne se sont jamais réalisées ou que vous avez été capable d'y faire face et de les oublier.
    Comparez aussi vos ennuis à ceux des autres. Il y a en général bien plus malheureux que vous. Cela ne vous console pas certes de vos malheurs, mais vous vous les trouverez peut être moins graves.

    Apprennez à accepter l’incertitude et une certaine frustration.
    Les grands inquiets ont des difficultés à accepter qu'ils ne pourront jamais exercer un contrôle total sur leur vie. Le fait de répéter calmement un souci pendant 20 minutes (« Je pourrai jamais m'endormir » ou « Je pourrais rater mon examen ») réduit son action maléfique. La plupart des gens ne tiennent pas 20 minutes avant de se lasser de leur propre inquiétude !!


    En définitive, dans la plupart des circonstances où il n'y pas de menace imminente, l'optimisme paraît être la meilleure stratégie. Il permet aux individus d'acquérir force et motivation afin de poursuivre leurs objectifs, tout en restant ouverts aux opportunités.
    Cependant, si un danger survient, il peut être vital d'adopter temporairement une attitude pessimiste, toutes les ressources cognitives et les actions étant ainsi concentrées pour réagir à la menace. Le pessimisme permet aussi de relativiser la déception qu'on éprouve quand on doit reconnaître qu’on ne pourra atteindre l'objectif qu'on s'était fixé.
    Le meilleur état d'esprit consisterait peut être en un optimisme tempéré de petites doses de pessimisme, en sachant être pessimiste la durée tout juste nécessaire, c'est-à-dire pouvoir basculer d'une attitude à l'autre plutôt que de s'enfermer dans un pessimisme rigide ou un optimisme béat.
    Être flexible, plutôt que d'essayer d'être optimiste à tout prix, serait la meil- leure stratégie pour concilier la lutte contre les dangers et les ennuis et le bien-être individuel.

Lundi 21 juin 2010 à 9:09

Le bonheur


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    J’ai souvent aidé des jeunes qui étaient pessimistes et n’avaient aucune confiance en elles mêmes
    Elles décrivent souvent en noir foncé leur environnement, leur réalité, leur vie et s'accablent de mille défauts.   

    “Je ne vaux rien; je suis toujours en retard, désorganisée;  je ne travaille pas efficacement. Je suis nulle en communication et personne ne me prend au sérieux et ne m’aime; je suis une incapable, je n'ai aucun succès en amour,r je n’entreprends rien, je rêve de choses impossible; je ne réussirai rien de ma vie.....
    Philippe Fossati, Helen Mayberg et leurs collègues, du CNRSà Paris et à l'Institut de recherche Rotman, à Toronto, ont montré qu'une zone cérébrale s'active lorsque, au lieu de considérer un trait de caractère en général, on se    l'attribue. Cette zone de la « personnalisation » serait hyperactive chez les personnes qui se considèrent ainsi avec des appréciations catastrophiques.
    Dans ces expériences, des sujets volontaires sains doivent donner leur avis sur diverses qualités ou défauts de caractère. On leur demande, par exemple, d'un point de vue général: « Se soucier de l’opinion des autres vous semble être un défaut ou une qualité ? », puis, d'un point de vue strictement personnel: « Vous souciez-vous de l’opinion d’autrui? »
    Ils ont alors constaté qu'une zone cérébrale, nommée cortex préfrontal dorso-médian, s'active spécifiquement quand les sujets se demandent s'ils sont personnellement dotés de telle qualité ou de tel défaut.
    Chez les sujets ayant une certaine confiance en eux et donc une opinion plutôt bonne d’eux mêmmes, cette zone est activée par les qualificatifs tant positifs que négatifs  à condition qu'ils soient envisagés d'un point de vue personnel.
    Chez les sujets n’ayant pas confiance en eux mêmes et à fortiori les déprimés, elle n'est activée que par les qualificatifs négatifs, et ce, quel que soit le type de questions posées, générales (« Que pensez-vous de la jalousie ? ») ou personnelles (« Vous estimez-vous jaloux ? »).
    Ainsi, les personnes dépressives ne se sentent concernées par aucune qualité, mais envisagent tous les défauts d'un point de vue personnel.
    Elles s’attribuent donc beaucoup de défauts, les exagèrent et ne regardent pas leur qualités.
    C’est une forme de pessimisme.

    Pour lutter contre cette tendance il faudrait donc modifier les habitudes du cortex préfrontal .
    Dans ces cas là j’essaie d’examiner avec mes correspondantes les causes de ces affirmations négatives, et j’essaie de leur montrer que ce n'est pas un jugement objectif, mais le résultat d'une tendance à personnaliser les concepts négatifs.
    Puis je leur fait lister leur qualités et on les discute de la même façon.
    Peu à peu, en répétant systématiquement ces examens, on peut tenter de défaire ces schémas de pensée négatifs. Ce changement de point de vue  peut redonner en partie confiance en soi.

    Toute impression qui n’est pas objective vient en grande partie du cerveau émotionnel. Le seul moyen de la modérer est de la raisonner et donc de recourir à la logique et la réflexion donc au cortex frontal.
    Le cortex préfrontal fait très souvent l’intermédiaire entre les deux. Il faut donc le dresser à le faire correctement.
    C’est possible.


    Pour les cas extrêmes, les psychologues utilisentdes thérapies comportementales.
    Mais dans presque tous les cs on n’en n’est pas là.
    Le problème est de s’efforcer à se regarder posit    vement et ne pas voir que ce qui va mal.
    Analyser ses qualités plutôt que ses défauts, lister tout ce qu’on a réussi, tout ce qu’on serait capable de réussir, fréquenter les gens qui vous apprécient, ne pas trop tenir compte de l’avis des autres, essayer de s’entraîner à raisonner sur les situations au lieu de les ressentir émotionellement.
   
    Mais de façon plus générale il faut se forcer à voir les choses comme un optimiste même si on ne l’est pas :
“Comment voir le verre à moitié plein?”, ce sera le sujet de mon prochain article.


Nota : J’avais fait un article analogue le mardi 18 mai
    Pour une raison que j’ignore, cet article a disparu de mon blog (peut être une fausse manoeuvre mais je ne sais pas laquelle).
    Alors je le réintroduis ici en le complétant un peu.

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