Dimanche 20 juin 2010 à 10:56

Divers

    Je n’ai pas beaucoup de temps aujourd’hui et puis je voulais faire une pause dans les articles sur le bonheur.
    Alors je vais vous parler de la "fête des guinguettes" du Plessis Robinson, qui a lieu ce week-end malheureusement pluvieux.

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    En face de mon immeuble, il y a un grand parc sur la colline et une rue qui monte fortement. Quand j’étais jeune, cette rue était dans le parc et mon immeuble et ceux autour n’existaient pas.
    Il y avaient de petites maisons basses qui étaient des cafés où l’on dansait le dimanche : les guinguettes et certains d’entre eux avaient même une terrasse en bois bâtie dans de très grands arbres.
    Sans doute avez vous entendu parler des guinguettes du bord de la Marne où l’on pouvait aussi canoter, apparues vers 1860, et rendues célèbres par les tableaux magnifiques de Renoir.

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    Celles de Robinson à l’époque ressemblaient à celle-ci nommée “Le grand arbre”, à la place de laquelle il y a aujourd’hui de grands immeubles.

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    Il n’y a plus aujourd’hui de guinguettes : il rete juste deux cafés restaurants, dont l’un garde encore les peintures de l’époque sur les murs et l’autre a une petite tonnelle dans une cour où l’on dansait autrefois.
    Mais tous les ans il y a la “fête des guinguettes”, l’avant dernier week-end de juin.

http://lancien.cowblog.fr/images/CarnacPlessis/Telerama4-copie-1.jpg    Le samedi après midi il y a plusieurs concerts de musique genre rock et le soir un chanteur vient donner un récital, cette année, Hugues Aufray. Puis il y a un feux d’artifice, impressionnant car très fourni et les fusées viennent éclater juste au dessus de ma terrasse jardin.

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    Aujourd’hui dimanche matin, un marché costumé, les marchands étant en habits 1900.





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    Puis cet après-midi dans la rue, des fermiers de toute la France viennent présenter leurs produits et des animaux de la ferme à un public composé surtout des enfants et leurs parents, et des charrettes tirées par des chevaux montent en haut de la rue les plus fatigués

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Il y a aussi quelques attractions genre fête foraine.


    Cela se passe en partie sous mes fenêtres et c’est amusant de regarder la foule, mais en revanche, beaucoup de bruit des sonos jusqu’à minuit pendant deux jours, sans compter hier le feux d’artifice ensuite pendant 20 minutes, à regarder le nez en l’air.
    Alors j’ai sommeil ce matin et je suis en retard sur mon blog.
    Mais j'aime encore mieux cela que le bruits des whu-whu.
Quand je pense que jeudi, ils en ont vendu quelques milliers à Auchan !!

   

Samedi 19 juin 2010 à 8:07

Le bonheur

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    Les études des psychologues confirment que les optimistes ont un style explicatif qui leur est propre et qui est le contraire de celui des personnes qui se sentent impuissantes.
    Face à un événement négatif, les optimistes fournissent généralement des explications temporaires (« Les choses vont s'arranger rapidement ») et limitées (« Ça n'affecte qu'un, partie de ma vie »).
    Les optimistes sont tout à fait conscients des problèmes qu'ils rencontrent, mais ils tentent de les résoudre de manière constructive, sans autodépréciation, ni fatalisme, sans sourire béat
    Mais il faut avoir confiance en ses capacités à gérer les situations difficiles, et tenter de les résoudre le mieux et le plus vite possible.
    Les optimistes sont en général plus heureux que la moyenne, même lorsqu>ils sont confrontés à des situations difficiles. Ils font face aux problèmes en utilisant des stratégies indépendantes de leur niveau de base de bonheur.: ils gèrent les situations difficiles en cherchant des moyens pour les résoudre, affrontant les problèmes auxquels ils sont confrontés, sans chercher à les nier.
    Au contraire, les pessimistes utilisent surtout des stratégies d'évitement pour gérer les situations difficiles : ils essaient souvent d'occulter les problèmes car ils n'ont pas confiance en leurs capacités à les résoudre.

    En plus d'être plus heureux, les optimistes sont également en meilleure santé
    Certaines études suggèrent également que les optimistes auraient plus de chances de réussir professionnellement. Cela est surtout vrai dans les métiers où les personnes sont souvent confrontées à des situations d'échec, par exemple dans la vente (les vendeurs les plus optimistes vendaient beaucoup plus de polices d'assurances que leurs collègues pessimistes, et ils démissionnaient deux fois moins que les autres).
    Des études américaines ont également montré que les étudiants ache- vant leur cursus, malgré la difficulté des études et la discipline exigée, avaient tendance à être parmi les plus optimistes, tandis que ceux qui abandonnaient étaient plus pessimistes.
    Enfin, je trouve que l'optimisme est une attitude fréquente chez les personnages politiques élus aux plus hautes fonctions, mais sont ils alors sincères ? lol

    Connait on les origines de l’optimisme.?
    Il est certain qu’il y a une part innée (c’est ce que je vous avais dit quant aux préférences cérébrales), car deux jumeaux homozygotes, (des vrais jumeaux issus de la même ovule) ont la même préférence optimiste ou pessimiste et réagissent de façon analogue.
    Par contre il n’est pas du tout certain que ce soit héréditaire car on n’a pas établi de lien certain avec les préférences des parents.
    L’éducation du jeune enfant est également importante et l’enfant a souvent des réactions voisine de celles de sa mère (ou de son assistante maternelle) qui l’a élevé, voire de certains de ses instituteurs ou professeurs, dans la mesure où ils ont pu avoir une influence sur la façon d’aborder les choses, les événements, les problèmes. (et notamment ceux des études).
    Les médias ont également une influence importante sur l'optimisme.    
    De nombreux programmes télévisés diffusent souvent des images de gens impuissants à résoudre leurs problèmes et qui renoncent, et présentent aux enfants un monde dangereux et leur font croire qu'ils n’ont aucun contrôle sur les événements.
    Il faut certes que les jeunes soient  informés et prudents, mais pas qu’ils se sentent impuissants et menacés. On ne doit pas masquer la réalité il faut, par l'explication, rendre le monde moins imprévisible et moiins catastrophique.
    Les chercheurs pensent que les médias pourraient aider à devenir plus autonome, plus optimiste et à récupérer plus vite après un événement grave, vce qu’ils ne font pas aujourd'hui.

    Il vaut donc mieux être optimiste que pessimiste, c’est certain.
Mais allez vous me dire, “je suis pessimiste alors tout est perdu d’avance”.
     Eh bien non car on peut cultiver son optimisme, même si l’on est pessimiste au départ et faire des progrès certains.

    J’essaierai d’en parler dans mes prochains articles.

Vendredi 18 juin 2010 à 9:39

Le bonheur

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    J’ai remis ci-dessous le schéma des préférences cérébrales correspondant aux deux attitudes antagonistes, “optimisme” et pessimisme”.
    Pour le commun des mortels, l’optimiste est celui qui voit toujours le verre à moitié plein et le pessimiste celui qui voit toujours le verre à moitié vide.   
    Pour beaucoup, les optimistes seraient des naifs, qui croient, comme Candide de Voltaire,que “tout est pour le mieux dans le meilleur des, mondes possible”.  Ils sont souvent caricaturés, tournés en ridicule.
    Au contraire, le pessimiste en raison de sa vision dite réaliste du monde paraît plus fiable et plus rationnel.
    Pourtant, de nombreux travaux de recherche récents ont montré que l'optimisme n'est pas synonyme d'enthousiasme forcé ni de refus de voir la réalité.

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    En 1979, l'anthropologue américain Lionel Tiger a défini l'optimisme comme "une humeur ou une attitude associées à l'attente d'un avenir souhaité".         Les optimistes sont persuadés que leurs actions auront pour conséquence un avenir meilleur.
    Mais avant de s'intéresser à l'optimisme, la psychologie a d'abord essayé de comprendre son contraire : le pessimisme, ou "la conviction qu'aucune décision prise aujourd'hui ne peut avoir d'influence sur l'avenir".

    De nombreuses études ont montré que les êtres humains sont susceptibles comme d’ailleurs les animaux, de se sentir impuissants après avoir été placés dans des situations sur lesquelles ils n'avaient aucune prise et que leurs actions ne servaient parfois à rien.
    Lorsqu'ils n'ont aucune influence sur leur environnement, ils deviennent passifs, ne font plus aucun effort, et sont anxieux ou dépressifs. Ainsi, une étude a montré que des sujets travaillant sur des problèmes insolubles abandonnent, même lorsque, dans la seconde partie de l'expérience, on leur donne à résoudre des problèmes faciles.
    Les chercheurs ont ensuite essayé de comprendre le mécanisme conduisant les personnes exposées à des situations incontrôlables à abandonner toute velléité de changer une situation qu'elles subissent.
    Ils ont trouvé des raisons que je rencontre régulièrement chez mes correspondantes pessimistes.
    Ces personnes ont tendance à considérer que la situation traumatique est stable (« Ça ne s'arrêtera jamais ») et généralisable (« Ma vie entière est catastrophique, à l'image de cet événement »).
    Elles se considèrent également souvent responsables de ce qui leur arrive et culpabilisent.
    En revanche, elles ne se sentent pas responsables des événements positifs qui leur arrivent
(« J'ai eu un coup de chance »), et pensent que la situation agréable est temporaire (« Ça ne va pas durer ») et limitée (« C'est bien la seule chose qui aille en ce moment »).    

    Maintenant que nous avons expliqué pourquoi certaines personnes en viennent à se sentir impuissantes face à tout ce qui leur arrive, nous pouvons essayer de mieux comprendre le phénomène contraire: l'optimisme. Nous le ferons demain.

Nota : je ne savais pas que le bonheur serait un des sujets de philo cette année ! J'espère que j'aurais eu une bonne note ! lol

Jeudi 17 juin 2010 à 8:51

Le bonheur

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    Dans mon dernier article j’ai dit que les psychologues pensaient qu’il y avait essentiellement trois causes principales de l'inquiétude chronique de certaines personnes :
        - le fait de trop réfléchir, et de vouloir trop contrôler les événements,
        - une tendance à fuir les situations angoissantes,
        - le fait d'inhiber en partie ses émotions.

    C’est ce que nous allons développer.

    Directeur du Service “Anxiété et humeur” de l'Université Yale, Douglas Mennin explique que l'inquiétude repose sur une tendance innée des hommes à penser à l'avenir, une tendance étroitement liée au besoin de contrôler ce qui va se passer dans son environnement. Rappelez vous, c’est la préférence cérébrale qui s’appelait “jugement “ “J”, mais qui est là poussée à l’extrême.
    Selon lui, les inquiets chroniques ne se sentent pas en sécurité et veulent lutter contre ce sentiment de malaise.
    Les personnes trop préoccupées ont le sentiment que le fait de s'inquiéter leur redonne le contrôle sur ce qui risque de se produire, et elles ont tendance à éviter les situations qu'elles ne peuvent pas maîtriser et pourtant les situations ou les problèmes qui préoccupaient les participants à cette étude s'étaient en fait rarement réalisés.
    Et, chose curieuse,ces personnes se disaient persuadées que le fait d'avoir beaucoup réfléchi à un événement qu'ils redoutaient, l'avait empêché le se produire ! (Si seulement nous pouvions agir ainsi sur les événements, ce serait trop beau !!)
     A force de trop vouloir contrôler une situation, voire ses propres pensées, on est dépassé par ses peurs. Diverses expériences ont montré que plus une personne ressasse des pensées négatives, plus ces menaces lui semblent réelles et deviennent envahissantes jusqu'à ce que le processus lui échappe et qu'elle perde le sens de la mesure.

    Les plus inquiets présentaient une augmentation de l'activité des régions cérébrales associées aux fonctions exécutives, c'est-à-dire les capacités de planification, de raisonnement et de contrôle des pulsions.
    En 2005, le psychologue Stefan Hofmann, de l'Université de Boston, a évalué 'lactivité du cortex préfrontal d'étudiants avantqu’ils apprennent qu’ils devraient prononcer un discours en public, et après cette annonce. Cette étude a montré que l'activité du cortex frontal gauche augmente chez les personnes anxieusesbeaucoup plus que chez  celles qui ne s'inquiètent pas, ce qui suggère le rôle déterminant de cette aire cérébrale ldans les inquiétudes.
    Selon le psychologue D Wagner de l’université de Harward toute tentative pour se défaire d'une pensée ou d'un souci ne fait que les renforcer.
    Deux mécanismes mentaux y contribueraient. D'abord, le fait qu'en recherchant des idées pour ne pas penser à ce souci, on reste conscient du sujet à éviter. Et un effort inconscient chercherait à nous prendre en « flagrant délit » de pensée interdite, ce qui finirait par susciter précisément cette pensée.
   
    Les émotions interviennent aussi dans ces processus. Deux aires cérébrales de traitement des émotions semblent participer aux ruminations inquiètes : le cortex insulaire antérieur (ou insula) et les centres amygdaliens dont je vous ai déjà parlé.
    En 2008, une étude d'imagerie cérébrale a révélé une augmentation de l'activité du cortex insulaire antérieur chez des sujets anticipant qu'ils allaient perdre une importante somme d'argent. Non seulement l'activité de cette aire augmente, mais la tendance à se faire du souci aussi, parce que les individus pensent que cela les aidera à éviter les pertes ultérieures
    D'autres expériences ont confirmé que- les per- sonnes inquiètes souffrent d'un excès d'anticipation. En 2009, Jack Nitschke, un psychologue clinicien de la faculté de médecine de l'Université du Wisconsin, a montré à des patients souffrant d'anxiété généralisée des photos à connotation négative  ou neutre.
Quelques secondes avant  de montrer l’image, on donnait aux sujets un indice leur indiquant si la photo serait anxiogène ou neutre.
    J. Nitschke n'a pas constaté de différence d'activation de l'amygdale cérébrale chez les patients anxieux lorsqu'on leur montre un type de photo ou l'autre; toutefois, il a constaté que l'amygdale s'active puissamment quand, quelques secondes avant la présentation de la photo, on donnait l'indice qui leur permet d'anticiper ce qu'ils allaient voir. Cela est vrai si l'indice annonce une pnoto anxiogène, mais aussi une photo neutre! C'est donc l'anticipation d'un événement négatif qui mobilise les ressources émotionnelles du sujet, à tel point que l'anticipation devient une attitude qui se généralise même aux événements neutres, cequi pourrait expliquer pourquoi certaines personnes entrent dans des spirales d'inquiétude même pour des questions insignifiantes.

    Les personnes très inquiètes présentent donc une suractivation de certaines aires cérébrales de l'émotion.
    En même temps, elles cherchent à contrôler leurs émotions, ce qui a parfois pour effet de réduire leurs réactions émotionnelles.

    Il est assez bien établi que des lésions du lobe frontal - trop actif chez les personnes anxieuses - sont associées à des émotions atténuées, voire à une absence d'émotions.
    Il n'est donc pas étonnant qu’un dysfonctionnement de cette zone chez les personnes inquiètes perturbe la vie émotionnelle.
    Les chercheurs font l’hypothèse que le cortex frontal, trop sollicité par cette inquiétude permanente et son hyperfonctionnement continuel, perd en partie sa capacité de réagir à des événements graves et que donc  les réactions émotionnelles sont alors réduites.
    On a d’ailleurs montré également que le système sympatiique réagissait moins devant de tels événement et avait perdu une partie de sa capacité à préparer le corps à des événements strssants au plan émotionnel.

  
  Certes on est optimiste ou pessimiste de naissance, mais on peut évoluer dans ses attitudes. J’en parlerai dans mes prochains articles.

Mercredi 16 juin 2010 à 8:39

Le bonheur

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    Il m’arrive souvent de discuter avec des jeunes correspondantes qui sont inquiètes et stressées parce qu’elles ont quelques ennuis, mais ont alors des réactions assez différentes les unes des autres.
    Avant toutefois de ce problème de pessimisme ou d’optimisme, je voudrais examiner ce que les psychologues pensent quant aux raisons de ces angoisses.

    Se faire du mauvais sang, se mettre martel en tête, s'angoisser pour ce qui va advenir, aussi bien pour soi que pour les autres : les psychologues qui se penchent sur la question pensent aujourd'hui que cette attitude est une forme exacerbée des capacités naturelles (et généralement bénéfiques) de l'être humain à anticiper les difficultés et à les résoudre.
   
C'est en général une forme excessive de la préférence cérébrale "J", qui fait anticiper les événements, associée à une préférence cérébrale de "pessimisme". Néanmoins des personnes "P" qui s'adaptent en temps normal aux événements peuvent aussi tomber dans cet excès, lorsqu'elles sont en état de grand stress.
    Normalement, formuler des hypothèses, imaginer ce qui pourrait se passer si les choses tournaient mal, est plutôt un avantage. Mais l'inquiétude excessive fait plus de mal que de bien!
    Les « inquiets chroniques » se cramponnent à l'idée que leurs incessantes réflexions et leurs tentatives pour tout contrôler, leur permettront de résoudre les problèmes auxquels ils pourraient être confrontés et de planifier l'avenir.
    Ils passent leur temps à penser à leurs problèmes et à toutes leurs conséquences néfastes, espérant ainsi trouver toutes les parades : les psychologues appellent cela de la "rumination" (ne prenez pas cela pour une spécialité de vache !! lol)
    Or c'est le contraire qui se produit. Lorsque cette rumination devient presque permanente, non seulement la bonne marche de la pensée est entravée, mais le trop-plein de prévisions catastrophiques stimule de façon excessive les aires cérébrales de traitement des émotions et de la peur. Il en résulte un état d'hyper-vigilance (le sujet a l'esprit aux aguets) qui peut aller jusqu’à provoquer des troubles cardio-vasculaires, ou des manifestations nerveuses voisines de la spasmophilie, ce qui va à l'encontre des résultats escomptés, à savoir que le corps soit mieux préparé à faire face au danger.

    La rumination présente un aspect cognitif - ressasser sans cesse les mêmes pensées - et un autre émotionnel - l'anxiété profonde déclenchée par ces pensées permanentes.
    Une caractéristique très courante (en tout cas chez mes correspondantes), est le problème du sommeil : quand à l'heure du coucher, une activité cognitive vous assaille, fait intrusion dans vos pensées, et que vous ne parvenez à l'en chasser,  elle vous empêche de vous endormir : par exemple, vous ne pouvez vous empêcher de penser à tout ce qui vous reste à faire pour terminer le devoir ou le mémoire que vous devez remettre en fin de semaine, vous pensez à  toutes les conséquences pénibles qui s'enchaînent.

   
T. Borkovec de l’université d’Etat de Pensylvanie, définit trois causes principales de l'inquiétude chronique de certaines personnes :
        -.le fait de trop réfléchir, et de vouloir trop contrôler les événements,
        - une tendance à fuir les situations angoissantes,
        - le fait d'inhiber en partie ses émotions.

Ce sera le sujet de mon prochain article


Mardi 15 juin 2010 à 11:06

Photos, photos comiques

Un peu de repos aujourd'hui et je vous emmène voir des noms de nos petites villes campagnardes sur leurs panneaux indicateurs.

Vatan c'est vraiment une petite ville près de Châteauroux, mais je ne sais pahttp://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/reviendras.jpgs où est l'Anerie.





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Puis deux villages aux noms presque indécents....

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Ce panneau qui fait douter de ce que l'on va visiter









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et enfin ce nom extraordinaire, pour attirer l'envahisseur chinois.

Lundi 14 juin 2010 à 8:12

Le bonheur

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    Je ne crois pas qu’on puisse atteindre un bonheur durable sans le rechercher et je crains par ailleurs que le bonheur ne soit possible qu'épisodiquement, de façon limitée dans le temps et qu’enfin le bonheur ne s'obtient sans doute pas par la simple application de recettes, mais au contraire par une volonté permanente de recherche.

    Certes une conduite sensée, tenant compte des quelques raisons que nous avons déjà citées, peut aider à se sentir mieux, il reste que le bonheur est affaire de tempérament et de personnalité
    Certains individus sont  plus enclins que d'autres aux sentiments de bonheur, se sentent bien dans leur peau et ne souffrent que rarement de sentiments désagréables.
    Inversement, les personnes malheureuses cherchent continuellement des sentiments extrêmes peu accessibles ou stressent en permanence, même en l’absence de difficulté sérieuse..
    Chacun connaît, au cours de sa vie, des périodes de tristesse ou de malheur. Les personnes qui ont connu cette détresse confient souvent qu'il faut éviter de se laisser submerger et essayer d’éviter remords et regrets, essayer de tourner la page, et de ne se rappeler que les instants heureux précédents, qui ont sûrement aussi existés et éviter de trop penser aux périodes de malheurs.
    Je pense aussiqu’il y a cependant une tactique simple : sourire, parler sur un ton enjoué, et s'efforcer d'afficher un air heureux, car les expressions agissent en retour sur la production des émotions dans le cerveau.


    Etre de bonne humeur change la façon dont nous percevons le monde. Nous en avons alors une vision plus globale et plus créative.
        Des psychologues de l'Université de Toronto ont provoqué chez des sujets des émotions positives, en leur montrant des images joyeuses et réconfortantes ou négatives, par exemple des images d'accidents.
        Les sujets avaient ensuite pour consigne, d’observer la photographie d'un visage, surimprimée sur un paysage comportant de nombreux détails : une maison, un jardin,  des arbres, des haies, des volets de couleur, etc.
        Il leur était demandé d'observer rapidement l'image et de déterminer le sexe de la personne dont on voyait le visage au centre de l'image.
        Les chercheurs ont constaté que les personnes étant dans un état émotionnel positif mémorisent inconsciemment plus d'éléments du paysage que ceux étant dans un état émotionnel négatif.
     Ainsi, tout se passe comme si l'horizon s'élargissait lorsqu'on se sent bien émotionnellement. Au contraire, les personnes ressentant des émotions négatives ne voyaient presque rien d'autre que le visage qui était ce qui leur était initialement demandé d’observer.
    Pourquoi cette différence ?
        Lorsque le cerveau a reçu et interprété des images,  il les oriente vers deux groupes de centres : l’un qu’on appellere le “Quoi”  qui identifie ce que l’on voit et l’autre que l’on appellera le “Où” qui fait la cartographie des lieux.
    Ensuite intervient la conscience (au sens être conscient de), et l’attention qui sont commandées par des centres du cerveau émotionnel. Une partie des images perçues reste inconsciente et seules celles qui sont nécessaires sont conscientes, mais toutes peuvent être mémorisées pour des durées diverses (voir mes articles sur la mémoire).
    Quand on passe au niveau des actions, les liaisons avec les cortex frontal et préfrontal qui guident notre réflexion se font par deux types de mémoires tampons différentes (qui elles mêmes séparent langage et images) :  un registre stéréotypé et d'un registre exploratoire.
    Le registre stéréotypé concentre l'attention sur des gestes précis, en rejetant les informations qui ne sont pas essentielles. Par exemple, lorsqu'une voiture freine devant vous qui conduisez, vous n'entendez plus le son de la radio, vous n'observez plus les collines environnantes : vous ne voyez plus que les feux arrières de cette voiture dont vous vous rapprochez trop vite.
    Au contraire le registre exploratoire prend en compte des données qui ne sont pas essentielles à court terme : il s'agit alors de disperser son attention dans toutes les directions, pour tester de nouvelles pistes, glaner de nouvelles informations encore inconnues, sans a priori, sans but fixé
    Pour autoriser cette démarche, il faut évoluer dans un milieu ne présentant pas de danger, et être par conséquent dans un état émotionnel positif.

   
Notre état d’esprit influe donc certainement sur notre recherche du bonheur.
    Mais il faut surtout, dans ses actions, rechercher les instants de bonheur simple au fil des situations quotidiennes, toutes les petites joies qu’on peut accumuler dans tous les instants de la vie.
    Le bonheur presque durable, c’est à mon avis, celui de tous les jours à petite dose.
    Mais c’est vrai qu’il est plus facile de se sentir heureux quand on est optimiste que quand on est pessimiste. C’est ce dont je parlerai dans les prochains articles.



Dimanche 13 juin 2010 à 7:21

Le bonheur

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   L'argent écarté, le bonheur vient-il de l'amour?

    De l'avis des psychologues, les relations sociale l’amitié et l’amour seraient bien plus importants que l'argent pour le bonheur personnel.
    Une personne heureuse est bien intégrée socialement, et un couple solide constituent une source de bien-être. Des liens étroits, soIides et durables, semblent même favoriser une bonne santé, et, par conséquent, le bien-être physique et psychique, mais on en ignore la cause et les effets précis.
    Vous trouverez un article du 19 avril 2009 dans lequel j’expliquais les idées d’un chercheur  Hans-Werner Bierhoff, sur “Les mille façons d’aimer”, qui distinguait l’amour romantique, l’amour altruiste, l’amour possessif, l’amour coopératif ou l’amour amitié, l’amour utile ou l’amour de raison, et l’amour ludique ou de conquête.
    Je reprendrai deux de ces catégories, pour réfléchir au rôle de l'amour passion et de l'amour raison dans le bonheur.

    Le psychologue Steven Reiss, de l'Université de l'Ohio, distingue deux types de bonheur: le plaisir causé par des stimulations externes (gain au loto, aventures sexuelles, euphorie des drogues...), et le bonheur fondé sur des « valeurs » (croire que notre existence a un sens, relations intellectuelles...).
    Le plaisir lié aux stimulations externes qui sont répétées trop souvent, engendre l'accoutumance, car elles ont de moins en moins d'effet.
    Les personnes constamment en quête de sensations de bien-être ont de plus en plus de difficultés à retrouver le plaisir recherché. Les phénomènes d'accoutumance s'accompagnent dans certains cas de l'apparition de dépendances.
    Au contraire, le bonheur fondé sur des valeurs internes est solide et se dégrade peu avec le temps.

    Selon S. Reiss, un bonheur stable résulte de relations étroites et solides avec une ou des personnes, de sentiments religieux ou de buts que l’on s’est fixés et que l’on s’efforce d’accomplir.
    Divers sondages ont montré que les gens heureux sont souvent très croyants. Sont-ils heureux parce qu'ils sont croyants ou croyants parce qu'ils sont heureux?  Selon le psychologue social américain David Myers, le sentiment religieux répond peut-être à un besoin fondamental de croire que notre existence est importante et que notre vie a un sens.

    Le psychologue Mihaly Csikszent, du Département de psychologie de l'Université de Chicago, a constaté des sentiments de bonheur profond chez certaines personnes qui se consacrent assidûment à une tâche. Selon lui, l'individu est alors si profondément plongé dans une activité que cette dernière l'absorbe entièrement. C'est le cas d'un travail créatif, de l'écriture d'un roman, de l'exécution d'un tableau, de la rédaction d'un mémoire ou d'une thèse,  ou de la réalisation de performances qui exigent beaucoup de concentration.
    Ce concept rejoint l'idée de S. Reiss d'un bonheur fondé sur des valeurs, et s'oppose à l'opinion répandue selon laquelle le bonheur dépend de hasards incontrôlables.
    Pour l'atteindre, il faudrait avoir le courage de se lancer des défis, et de renoncer en partie à la sécurité du quotidien et aux routines habituelles.

    Ce ne sont que des explications isolées et je n’ai pas trouvé dans les compte-rendus de recherche, de recette pour trouver le bonheur. Cela d’ailleurs se saurait !!!
    Les sentiments lorsque l’on retrouve quelqu’un que l'on n'a pas vu depuis longtemps, ou le bonheur que ressent une personne amoureuse lorsqu'elle apprend que son amour est partagé, sont des émotions qui échappent aux recherches, notamment parce qu'ils sont variables d'une personne à l'autre, et trop subjectifs pour être quantifiés.
    Pour un grand nombre de personnes, le bonheur est l'apanage de moments très particuliers de la vie, le plus souvent inattendus.
     Pour la psychanalyste austro-américaine et élève de Freud, Helen Deutsch, le sentiment de bonheur présuppose une harmonie de vie, un fonctionnement équilibré de toutes les parties du moi conduisant à un sentiment d'unité que rien ne vient perturber. Ce n'est pas nouveau : les anciens appelaient cela l'ataraxie.
    Mais lorsque le bonheur total est atteint, on ne veut alors plus rien changer et le bonheur mènerait à l'inaction, ce qui risque en fait de le détruire.
    Pour certains, le bonheur se manifeste aussi, par réaction, après des périodes difficiles de la vie, de malheur, de contrainte ou de douleur psychique.
    Le bonheur serait plutôt un processus qu'un état : le chemin vers le bonheur, c'est déjà le bonheur.

    Pour en revenir à l’amour, j’ai toujours constaté que ce soit dans l’environnement de mon travail ou parmi les “guenons du vieux singe” sur mes blogs, que lorsque quelqu’un a la chance d’avoir un amour partagé tout en étant exempt de catastrophes au plan santé ou familial, alors cette personne ressentait une sensation de bien-être dans sa peau, que l’on pourrait appeler bonheur.
    Certaines d’entre vous qui me lisent, ont un couple stable et un amour partagé sincère, bien sûr avec des hauts et des bas comme dans tout couple, mais j’ai vu leur couple venir à bout de difficultés importantes et je pense que cet ensemble de qualités et de possibilités de réalisation et de lutte, était un des chemins qui mène à un bonheur, certes pas permanent et qui n’atteint pas le nirvana, mais qui rend cependant la vie agréable, malgré ses difficultés.

    Mais la question qu’on se pose toujours, c’est évidemment “ce bonheur sera t’il durable?”

Samedi 12 juin 2010 à 8:06

Le bonheur

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    Question inévitable lorsqu'on parle de bonheur: l'argent fait-il le bonheur?

     Selon divers sondages réalisés dans plusieurs pays, les habitants des régions favorisées se déclarent, en moyenne, plus heureux que ceux des pays pauvres.
    À l'échelon individuel, une situation financière favorable va souvent de pair avec un certain bien-être subjectif.
    J’en ai souvent discuté avec mes correspondantes et les réactions que j’ai eues le plus souvent  ne correspondent pas au souhait d’être très riche, mais plutôt à celui d’éviter les soucis financiers, de pouvoir élever leur famille dans un relatif confort et surtout une sécurité et une sérénité de vie.
    Les inquiétudes et les souffrances engendrées par le chômage actuel confortent cette idée.

    Lorsqu’on lit les analyses des résultats des sondages, quelques contradictions apparaissent :  les gens de certains pays pauvres se considèrent plus heureux que ce que leur bien-être matériel laisserait supposer et, inversement, les habitants de nombreux pays riches ne se disent pas vraiment heureux. L'argent n'augmente pas le bien-être indéfiniment, et au-delà d'un certain seuil d'aisance, le sentiment subjectif de contentement n'augmente pas proportionnellement avec la fortune.
    Ainsi, dans les pays riches, malgré une augmentation spectaculaire du bien-être matériel des 50 dernières années, le « bonheur » n'a pas augmenté dans les mêmes proportions.
    La cause est probablement l'habituation rapide au confort et à un certain statut social. Lorsque les conditions de vie s'améliorent, on est d'abord séduit par le changement, puis la lassitude s'installe. On retrouve alors ses exigences initiales, et on oublie que la situation s'est améliorée. I

    J’ai souvent aussi constaté que beaucoup de personnes adultes comme jeunes trouvent que « l'herbe est toujours plus verte dans le pré du voisin », et que le sentiment de bonheur, après s'être brièvement ravivé, retombe à son niveau d'origine.
    Les psychologues désignent cette accoutumance au plaisir sous le terme de « routine hédoniste ».
    J’ai souvent constaté chez les jeunes un peu enfants gâtés, la tendance à vouloir satisfaire très vite leurs envies, notamment d’achats ou de possession et lorsqu’ils ont l’objet convoité, ils s’en désintéressent et passent à un autre désir.
    Cette boulimie de possession va sûrement à l’encontre du bonheur.
    Ceux ou celles qui ont appelé mon attention, ont connu un amour parental constant, ne souffrent pas de problèmes affectifs importants, sont en général dans des familles aisées, qui non seulement pourvoient à leurs besoins normaux, mais acceptent de leur fournir un large superflu : on trouve dans leur chambre radio, chaîne hi-fi, de nombreux CD, un ordinateur avec l’ADSL, voire une télévision.
    Ils vont au cinéma, en vacances au moins une fois par an, souvent au ski, sortent avec les copains et disposent d’argent de poche.
    Et pourtant plus ils sont ainsi gâtés, plus ils désirent de nouvelles choses et se révoltent si cela ne leur est pas accordé.
    Et le pire est que lorsqu’ils ont réclamé à cor et à cri quelque chose et qu’ils l’ont obtenu, ils s’en désintéresse presque tout de suite pour désirer autre chose.
    Cela devient presque une addiction, et cette recherche de possession amène plus la souffrance que le bonheur.

  
  La recherche du bonheur consiste souvent  à maîtriser dans une certaine mesure les plaisirs que nous sommes susceptibles d'éprouver, et d'éviter les déplaisirs, les peines.
    Nous cherchons donc à orienter l'avenir dans ce sens, mais nous oublions souvent que rien ne  garantit que ce qui nous fait plaisir aujourd'hui, nous rendra heureux demain.
    L’argent, la possession évitent certains déplaisirs, certaines difficultés, mais il ne garantissent pas le bonheur pour autant.`   
    Le manque d’argent est sûrement une source de soucis, mais trop d’argent ne rend pas en général heureux, contrairement à ce qu’on pourrait penser.


    Alors la question suivante sera "l'amour fait il le bonheur?"

Vendredi 11 juin 2010 à 8:41

Paysages

    Un peu de repos avant de repartir dans le bonheur.

    Aujourd'hui quelques images sur des aménagements de carrefours sur nos routes
Vous avez sûrement remarqué que nos ingénieurs des Ponts et Chaussées ont l'attrition des ronds-points.
Ils pullulent et les villes et villages s'ingénient à les aménager de façon originale.

    En voici quelques exemples.


    Si vous avez soif, vous avez le choix entre eau et café (ou thé ?) :

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    Pour les enfants, voici des "oeufs de Pâques" et "Maman les petits bateaux".

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    Voilà encore une belle fontaine et pour une fois je trouve ce rond-point assez esthétique :

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Et enfin, pour que vous ayez des cauchemars cette nuit, cette belle sculpture de croqueuse de lecteur ou lectrice de Cow

http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/croqueusedautomobilistes556608.jpg!

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sortir de la tristesse

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