Jeudi 10 juin 2010 à 8:14

Le bonheur


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    Il ne faut pas perdre de vue, si l’on veut parler du plaisir et du bonheur, les aspects biologiques, car la plupart de nos pulsions ont une origine physiologique, même si ensuite la conscience et la réaction raisonnée de notre cortex frontal vient les tempérer.

    Tout plaisir - nourriture, émotion, rapport sexuel, satisfaction scolaire ou professionnelle, prise de drogues etc....- active un groupe de neurones spécialisés, nommé le système de la récompense, découvert en 1954 par les neurologues américains James Olds et Peter Milner.
    Les neurones du système de récompense existent également chez les mammifères et de nombreuses expériences ont été faites sur les rats.
    Chez  l'homme, ce système est principalement constitué  localisés dans trois zones cérébrales: le noyau accumbens,qui fait partie du cerveau émotionnel l'aire tegmentale ventrale (ATV) qui est dans le cerveau central qui régule notre vie et des régions préfrontales du cortex. Mais plusieurs autres aires interviennet, comme le septum, l’amygdale, le cortex préfrontal ainsi que certaines régions du thalamus.
    Ces zones sont repérées sur le schéma ci dessous, mais vous trouverez une description plus détaillée de ce système et de son fonctionnement, dans mon article du 13 janvier 2009 : “les circuits cérébraux du plaisir”.
     Le noyau accumbens est le centre de commande du système de la récompense et ses neurones fonctionnent à l'aide d'un neuromédiateur particulier : la dopamine, responsable de la quête permanente de situations suscitant le plaisir. Ce centre et ce neuromédiateur jouent le rôle d'interrupteur chimique du désir, et chez les toxicomanes ou les gens atteints d’une addiction, il est responsable de l'apparition de la dépendance.
    Les drogues provoquent une augmentation de la libération de dopamine dans le noyau accumbens par des mécanismes que j’ai décrits dans des articles de la catégorie “drogue, alcool, addictions” de ce blog.

    L'organisme synthétise naturellement des substances analogues à la morphine et au cannabis : les opiacés endogènes, ou endorphines, et les cannabinoïdes endogènes.
    Les endorphines se fixent sur les récepteurs des opiacés, dans le noyau accumbens.
    Chez les personnes pratiquant le saut à l'élastique, la concentration cérébrale en bêta-endorphines est 200 fois supérieure à la normale, au moment du saut.
    Les drogues, telle la cocaine, agissent sur les endorphines : elles augmentent d'abord la libération de dopamine, puis, dans un deuxième temps, celle d'endorphines dans le système de la récompense.
    Les cannabinoides endogènes se fixent, de même que lessubstances actives du haschisch et de la marijuana, sur des récepteurs cérébraux spécifiques, et déclenchent la libération de dopamine dans le système de la récompense.
    L'anandamide que l’on trouve en très petite quantité dans le chocolat noir, est un cannabinoide endogène, qui se fixe sur les mêmes récepteurs que le cannabis et joue un rôle décisif dans l'oubli d'événements traumatisants - (du moins chez la souris ! Je n’ai pas essayé de faire manger du chocolat à ma souris d’ordinateur, mais je constate par contre que la plupart de mes correspondantes considèrent le chocolat comme un “médicament” qu’elles apprécient !! lol)
    On ignore encore comment les différents systèmes de neuro- médiateurs interagissent dans le système nerveux central et déclenchent les sentiments de plaisir au plan psychologique.

    Certaines formes de dépendance, par exemple aux jeux de hasard ou à la télévision. naissent sans doute d'une activation du système de la récompense.     Récemment, on a montré que ce circuit est aussi activé lorsqu’on écoute une musique que l'on trouve agréable
    Pourquoi alors devient-on dépendant de la prise de drogues et  pas de notre concerto favori ?
    Les effets euphorisants des drogues sont de courte durée: la prise de drogues finit par habituer et minimiser la réaction des circuits neuronaux de production de dopamine du systême de récompense, entraînant une détérioration de l'humeur et un besoin de doses croissantes, qui pourtant, ne produïsent plus l’eupohorie recherchée. La drogue ne sert plus qu’à éviter les désagrémentse manque douloureux.
     La musique n’entraînerait pas de modifications chimiques durables dans le systeme de récompense et donc peut être “ consommée sans modération”  lol

  
  Le système de récompense est le moteur de la satisfaction du plaisir. Ce n’est pas lui qui crée le bonheur;
    Il n’ya pas de système physiologique du bonheur, qui est un sentiment complexe mettant en jeu le cerveau tout entier.

Mercredi 9 juin 2010 à 7:58

Le bonheur

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    La recherche du bonheur.
    C’est un sujet qui préoccupe en permanence l’homme et peut être encore plus les jeunes et les ados, qui sont  tiraillés entre la vie sécurisante chez les parents et la soif d’avoir une vie de liberté à eux, mais qui entraîne avec l’autonomie, l’usage de la responsabilité.

    Et depuis le temps que j’écris sur des blogs (six ans) mes correspondant(e)s vieillissent comme moi et la proportion en fac a augmenté par rapport au collège et lycée.
    Parmi les correspondantes avec lesquelles je correspond beaucoup, certaines sont scientifiques ou en études médicales, d’autres font des licences ou des mastères de lettres ou de philosophie.
    J’ai donc parfois des discussions d’un bon niveau, surtout que je ne connais pas bien les domaines littéraires, et on me pose parfois des questions difficiles, pour lesquelles j’essaie d’apporter mes connaissances notamment sur le fonctionnement du cerveau.
    A coté de questions existentielles comme “Le bonheur peut il durer” ou “Comment puis-je être heureux”, on me demande toujours des précisions sur le système de récompense (que les journalistes appellent le “circuit  du plaisir”. et sur la participation des drogues ou des addiction au bonheur.
    Je  vais donc refaire une série d’articles à ce sujet.
   


    Je voudrais en préalable dire une chose qui me parait essentielle : la distinction entre plaisir et bonheur.
    Le plaisir peut être une parcelle de bonheur, mais c’est avant tout quelque chose d’éphémère et de passager.
    Rappelez vous la chanson “Plaisir d’amour ne dure qu’un instant”.
    Le plaisir est une sensation agréable passagère, souvent lieé à nos sens, à nos perçeptions, et sanctionnée par la libération de dopamine dans le circuit de récompense.
    Le bonheur est plus un sentiment, une impression psychologique, un état de satisfaction. Il suppose que, pendant une certaine période, la souffrance, les traumatismes, le stress, l’inquiétude sont absents. Il est souvent fait d’une série de plaisirs, mais c’est beaucoup plus intellectuel et moins lié à notre corps.
    Cette distinction en amour est très nette, le plaisir étant plus lié aux sens, aux satisfactions passagères que l’on tire de la présence de l’autre et de ce qu’on fait avec lui, tandis que le bonheur  résulte plus, de l’entente, de la communion, des discussions intellectuelles, des projets et espoirs communs, et des multiples joies de la vie commune de tous les jours.
    J’ai toujours été étonné que certains philosophes (ou religieux) pourtant extraordinaires, mais un peu rigoristes (comme Kant), non seulement condamnent la recherche du plaisir, mais aussi celle du bonheur.
    Je suppose qu’ils faisaient partie de ces pessimistes qui sous-estiment l’influence des états d’âme positifs sur notre vie, car malheureusement beaucoup des émotions que nous avons sont dues à des changements pour la plupart négatifs.
   

    Parmi mes correspondants, et les enquêtes des sociologues le confirment, rares sont ceux qui pensent pouvoir agir sur leur propre bonheur. À les écouter, les sentiments de félicité seraient un cadeau du destin ou le fruit d'un hasard favorable, à la différence de la qualité de vie personnelle, et du plaisir pour satisfaire des désirs, qui seraient maîtrisables.
    Je ne suisi pas d’accord avec eux et je pense qu'il existe des moyens de s'assurer une dose suffisante de bonheur
    C’est vrai que les malheurs, les agressions, le stress, les deuils, les chagrins d’amour, les déboires scolaires ou professionnels ont plus d'influence sur la façon dont nous prenons nos décisions que les instants de félicité.
    Cela n'a rien d’étonnant: les réactions de peur ou de colère, notamment, qui mettent en jeu les centres amygdaliens dont je parle souvent, sont des réflexes permettant de se soustraire à un danger ou à une agression qui assurent la survie de l'individu. Elles sont donc plus fortes que les réactions liées au bonheur.

    Les émotions « négatives » ne sont toutefois pas toujours les plus utiles dans les situations de vie quotidiennes.
    Contrairement à l'agression ou au stress, les sentiments de bonheur ne stimulent pratiquement pas le système nerveux végétatif; ils laissent au repos toute la partie du système nerveux régulant les processus inconscients de l'organisme, telles la respiration, la digestion ou la fonction sexuelle.
     Ainsi, les émotions positives sont sources d'équilibre et permettent à l'organisme de fonctionner selon un « mode d'économie d'énergie ». Au contraire, lorsque des émotions négatives se prolongent, elles endommagent l'organisme.         Peut-être est-ce pour cette raison que chez nos ancètres plus sages et plus réalistes, des fêtes étaient organisées après un enterrement car elles aident les personnes en deuil à retrouver un état émotionnel normal.
    La joie et d'autres sentiments « positifs » influent même sur la santé : le rire et la bonne humeur augmentent le nombre de certaines cellules de défense du système immunitaire,  et stimulent le processus de guérison en cas de maladie.        
    Certes il ne faut pas négliger les sensations de plaisir et de bien-être passager procurées par la gastronomie ou les rapports sexuels.
    Mais le bonheur va plus loin car il sert d'antidote à l'inertie et à la morosité.
    Une personne mue par la quête du bonheur ne se contente pas d'une situation acceptable, elle cherche à atteindre des objectifs plus ambitieux, à vivre de nouvelles expériences. Dès lors, elle se trouve récompensée, en cas de succès, par des sentiments d'accomplissement. L'espoir d'émotions intenses caractérise l'homme, qui se satisfait rarement de sa situation, et cherche sans cesse à l'améliorer.
    Manifestement, les émotions positives facilitent les interactions sociales et favorisent les contacts au sein d'un groupe : on est attiré par les personnes qui ont l'air heureux.

   
Ainsi, on devrait accorder une importance primordiale au sentiment de bonheur, comme si notre santé en dépendait.
Dès lors, comment peut-on s'assurer sa ration quotidienne de bonheur?
    Ce n’est pas une réflexion facile mais il serait peut être utile d’essayer de la mener dans mes prochains articles

Mardi 8 juin 2010 à 8:35

Photos, photos comiques

 Aujourd'hui repos, pour me donner le temps de finir de rédiger des articles sur le bonheur.

Parler de "toilettes" n'est pas en général considéré comme de très bon goût.

Je vais quand même essayer de vous faire sourire mais en images, avec quelques panneaux :

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Comme partout, les interdictions existent, parfois curieuses,
mais aussi la surveillance rigoureuse de la Suisse, ci dessous.


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On peut aussi limiter l'utilisation : une semaine d'attente !

ou faire des recommandations de propreté : "Merci de viser juste et de laisser ces lieux propres, SVP" , lit on sur l'affiche.

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Mais cette affiche me laisse perplexe, et elle existe vraiment sur une plage de Bretagne.

Lundi 7 juin 2010 à 7:31

Actualité

On a prévenu les automobiliste du danger de téléphoner en conduisant, il va falloir le faire pour les cyclistes aussi !
    Nokia a inventé un téléphone pour vélo !!

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    Cette société a inventé un petit dispositif qui charge le téléphone portable à partir de la dynamo d’un vélo, alimentée par les jambes du cycliste. Il faut maintenir une vitesse minimale de 6 km/h pour pouvoir alimenter le téléphone, et enroulant à 10 km/h pendant 10 minute, on pourra téléphoner près d'une demi-heure ou conserver son téléphone en veille pendant 37 heures. Le kit est livré avec un support permettant de fixer le mobile au guidon.

    “Un vélo capable d'alimenter un téléphone transforme l'opportunité de pouvoir communiquer en une garantie de pouvoir le faire”, lit on sur le site Nokia.
    Ce téléphoneest en effet destiné aux marchés émergeants, pour lesquels l'électricité est parfois rare, peu fiable ou onéreuse, mais les utilisateurs des pays développés y verront quant à eux, un moyen on ne peut plus écologique de recharger leur téléphone portable.

    Cela dit la tentation est grande de téléphoner en roulant si l’on vous appelle, et téléphone d’une main et l’autre seule sur le guidon et lattention absorbée par votre conversation, bonjour les dégats !
    Le code de la route s’applique aux vélos comme aux autos et vous risquez donc une amende de 35 €, mais pas de retrait de points de votre permis. Le téléphone peut être confisqué si vous n’obtempérez pas !
        Cependant Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, a déclaré au micro de Europe 1: "On peut utiliser un téléphone main libre, ça a toujours été autorisé, ce n'est pas une nouveauté, mais on ne passe pas une longue conversation..."
    Nos ministres devraient surveiller leurs paroles.

    « Téléphoner en conduisant multiplie par cinq les risques d'accident ». car la conduite nécessite en permanence toute notre l'attention pour parer les dangers éventuels. Téléphoner constitue une source de distraction qui altère la concentration. En cas d'imprévu, selon la Sécurité routière, le temps de réaction pour un conducteur est multiplié par 2 ou 3 et l'utilisation du téléphone portable au volant est responsable de 7 à 8% des accidents.
    Certes un kit “mains libres” laisse les mains libres mais pas l’attention. Quant aux oreillettes, elles empêchent d’entendre un véhicule qui s’approche et c’est aussi une alerte en moins.

   
Quand je suis occupé dans une réunion ou avec d’autres personnes, quand je conduis, les gens qui me téléphonent peuvent laisser un message et je les rappelle dès que je peux.
    Personne n’en n’est encore mort !!

Dimanche 6 juin 2010 à 8:22

Actualité

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   Ce qui est plutôt décevant parfois, c’est de se rendre compte que le fait d’avoir fait des études supérieures n’est pas un gage d’intelligence, et qu'être serviteur de l’Etat n’est pas non plus un gage d’honnêteté.
    Et je suis triste de constater que, parmi les anciens élèves de l’école Polytechnique, nous ayons des camarades qui ne brillent ni par leur bon sens, ni par leur probité.
    Je suis aussi abasourdi devant l’ardeur que mettent nos hommes politiques à imaginer une loi qui portera leur nom, mais qui ne sera jamais appliquée, parce qu’ils n’ont pas réfléchi avant de la proposer et qu’il est plus facile de régler des broutilles que de proposer des réformes utiles et sérieuses, par exemple pour lutter contre le chômage.
    Mais c’est plus facile et puis c’est amusant puisque cela rend de plus en plus complexe la compréhension de nos textes de loi. !!

    D’après Wikipédia, Jean Louis Masson, député RPR depuis 1978, puis UMP, et maintenant sénateur de Moselle depuis 2001 et président d’un parti “Démocratie et République”, aurait des pratiques douteuses pour se faire élire.
    Je cite Wiki : “Durant la campagne aux élections municipales de 1983 à Metz, il fait rédiger des tracts diffamatoires anonymes contre lui-même dans l'optique de jeter le discrédit sur son adversaire Jean-Marie Rausch. La révélation de la vérité le contraint à retirer sa liste.
Constamment élu député à partir de 1978, il est destitué de ses fonctions en 1997 et condamné à un an d'inéligibilité par le Conseil constitutionnel pour avoir financé la campagne d'un concurrent, afin d'affaiblir sa rivale à droite, la centriste Nathalie Griesbeck, soutenue par Jean-Marie Rausch.”

     Ce n’est pas le sujet de mon article : ce n’est pas le premier homme politique douteux et ce ne sera pas le dernier.
    Manœuvre politique hasardeuse ou erreur de communication, il est désormais la risée d'une partie du Web, car ce sénateur estime que le droit de réponse n'est pas appliqué sur Internet et a donc cherché à rendre les blogueurs responsables de leurs écrits, en levant leur anonymat et il propose un  projet de loi dans ce but.
    Il s’est évidemment attiré les foudres des bloggeurs et du monde internet, mais même la sphère politique a commenté défavorablement cette position peu innovante et difficile à mettre en oeuvre. La majorité UMP n'a pas donné son aval et a exposé deux visions contradictoires à savoir « assurer l'identification de l'internaute » tout en cherchant à « protéger son identité ».

    Mais le sénateur Masson a aggravé son cas dans un interviexw à Radio Monte Carlo et s’est fait remarquer par son manque de culture et de bon sens en tenant des propos qui montrent combien il ignore tout du web et des blogs.
     Ainsi il a avoué : « Twitter, je ne connais pas, je ne cherche pas à savoir. Deezer et l'iPad, cela ne m'intéresse pas non plus ». Il va même plus loin : « Je ne me sers, enfin ma secrétaire ne se sert d'Internet que pour envoyer des mails... », puis il a émit cette idée étonnante : " j'estime qu'il n'est pas nécessaire d'être un spécialiste ou un technicien pour avoir un avis sur le sujet".
    C’est vrai, mais mais il y'a une différence entre  être un spécialiste, et être totalement ignare et manquer de bon sens, et celame paraît être assez incompatible avac la rédaction d’une loi et même le mandat de député ou de sénateur.
    Sa proposition de loi aurait peut-être du rester anonyme. lol

    Ce n’est pas que personnellement je tienne à l”anonymat sur mon blog
    Je donne facilement à mes correspondants mon identité et mon adresse internet pour correspondre plus facilement.
    Je comprends aussi qu’il faille empêcher que les blogs puissent servir à n’importe quoi et notamment à la pédophilie ou à l’incitation au racisme et à la violence.
    Alors que l’on prenne l’adresse IP (celle de l’ordinateur) me paraît normal de même que les auteurs soient responsables de leurs écrits et que l’on puisse agir s’ils exagèrent.
    Mais si quelqu’un utilise son blog pour calmer son esprit de ses souffrance, pour raconter sa vie ou pour converser avec des camarades, il me semble normal que tout le monde ne sache pas qui est cette personne et que des parents ou amis ne viennent pas y mettre leur nez, s’ils ne sont pas les bienvenus
    Trouver l’auteur d’un blog en cas d’infraction n’est pas la même chose que publier son nom partout.

    Et monsieur Masson me paraît d’une bien grande ignorance en matière littéraire. L'usage d'un pseudonyme est dans la tradition française en matière de production intellectuelle et  le pseudonyme dans la presse et la littérature est aussi vieux que l'écrit lui même etl n’y a aucune raison retirer ce droit aux gens sous prétexte que c'est internet.
    Pourquoi alors ne pas interdire aussi les pseudonymes aux journalistes et aux écrivains ?

    "Tonin de Jardin" a raison; j'ai oublié ceux qui écrivent ou chantent des chansons et les musiciens !

Samedi 5 juin 2010 à 7:53

Politique, économie, religion.

 
http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/Blackjack.jpgJ’ai entendu à la télé que la loi, qui ouvre à la concurrence les jeux d'argent et de hasard en ligne (poker, paris sportifs et hippiques), allait être votée et promulguée dans un délai record pour ne pas rater les bénéfices attendus de la Coupe du monde de football.
    J’avoue que cela m’a un peu scandalisé, quand on voit en comparaison qu’on ne fait pas grand chose pour enrayer le chômage.
    A mon avis, une telle loi pose de sérieuses questions juridiques, économiques, politiques et morales, notamment en ce qui concerne la légalisation de la publicité pour ces sites.
    Une aubaine pour les médias  dont la plupart ont d'ailleurs noué des partenariats avec les « opérateurs de paris et de jeux ». 

http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/jeu2-copie-1.jpg    Cela m’agace déjà profondément de recevoir presque quotidiennement de la réclame par mail pour des jeux de poker ou pour des paris divers, mais comme j’ai horreur des jeux de hasard, cela ne fait que m’irriter et je mets ces mails à la corbeille.
    Mais un tel matraquage peut devenir un fléau au plan de la santé publique.
    Un documentaire d'Elise Aicardi, diffusé par Public Sénat, et que l’on peut voir sur internet, «Les yeux dans les jeux» 
( http://www.dailymotion.com/video/xd6tpt_les-dessous-de-la-loi-les-yeux-dans_news   et on pourra le revoir le 21 juin à 10h30).
raconte les coulisses de cette loi, et notamment des auditions du Sénat aux débats dans l'hémicycle.     

    Le documentaire montre que, comme le dit le ministre Eric Woerth, voulant préserver les recettes de l’état,  le gouvernement et les industriels du jeu ont un objectif commun : recruter plus de joueurs, et des joueurs qui jouent plus et notamment développer des paris pour la coupe de football. 
    La publicité va avoir pour but d’inciter à jouer les gens qui n’ont jamais joué pour augmenter les rentrées fiscales.
    Plus de joueurs, c'est, inéluctablement, plus de parieurs pathologiques, et surtout davantage d'amateurs qui peuvent mettre en péril leur situation financière et leur vie sociale.
    On revient au vieil adage romain “Panem et Circenses”, mais avec la pauvreté actuelle le gouvernement ne donne même pas de pain à tout le peuple.
Quant aux bons mots de notre Président, ce n’est plus « travailler plus pour gagner plus », mais cela risque d’être « jouer plus pour perdre plus »

    En ce moment, si l’actualité copie vraiment sur la Rome antique, , les jeux du cirque me font penser à Spartacus, et spart-accus au vélo électrique, attribué (peut être à tort) au coureur cycliste Cancellara.
    J’aurai non seulement connu dans ma vie l’électrification de la SNCF, mais aussi celle des pelotons de coureurs cyclistes. Ils copient sur les agents de police parisiens, autrefois “hirondelles”, et maintenant dotés de vélos électriques.

Vendredi 4 juin 2010 à 8:31

Chats

   Il faut se reposer de temps en temps, donc pas d'article mais des photos.
    Vous savez que, si je n'ai pas de chats chez moi, il y en a dans la famille (j'ai déjà publié des photos de Sirga, écaille de tortue et de Vodka, au soyeux pelage gris foncé).
   Finalement j'aime mieux les chiens pour l'affection qu'ils vous donnent, mais je trouve les chats très beaux et les chatons touchants et mignons.
   Alors aujourd'hui, pour faire plaisir à Plume et à son frère, quelques photos d'un chat écaille de tortue, qui ressemble à l'un des leurs.

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   Et puis pour terminer ce chat noir et blanc, mais pas aussi original que le chat "vache bretonne" dont Plume a publié une photo sur son blog.


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Jeudi 3 juin 2010 à 7:58

Notre cerveau : intelligence; langage

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    J’avais autrefois l’habitude, quand j’avais un raseur au téléphone, d’écrire sur mon ordinateur en même temps que je discutais. Mais si j’essayais en plus de répondre à ma secrétaire, je devais arrêter une des tâches.
    Quand je suis (très rarement) sur MSN, j’ai toujours plusieurs personnes qui m’appellent et je peux à la rigueur répondre à deux d’entre elles, mais si j’essaie avec trois, je m’emmêle les pédales !!
    Je suis content car j’en connais aujourd’hui l’explication.
    L’homme ne peut pas faire plus de deux tâches à la fois !

    Etienne Koechlin et Sylvain Charron, du Laboratoire de neurosciences cognitives de l'INSERM, à l'École normale supérieure à Paris, ont montré que le cerveau n'est en mesure de coordonner que deux tâches simultanées au plus.
    Les lobes frontaux, à l'avant du cerveau sont les principaux acteurs de la planification des tâches.

    L’examen du cerveau par résonance magnétique  montre que les deux lobes frontaux droite et gauche, s'activent et coopèrent poru résoudre une tâche unique, se partageant le travail.
    Lorsque l’on poursuit deux tâches à la fois, les deux lobes frontaux s’activent indépendamment l'un de l'autre. Chacun assure une seule tâche, associée à un seul but. La zone préfrontale s'active en même temps dans les deux hémisphères cérébraux: elle assure le passage rapide cl'une tâche à l'autre.
    Et si l'on rajoute une troisième tâche, le cerveau est alors obligé d'abandonner au moins une tâche afin de se consacrer aux deux autres.
    L'être humain est donc incapable de gérer simultanément plus de deux tâches cognitives à la fois!

    Parmi mes collègues de bureau, j’avais un “don Juan” qui disait qu’il ne pouvait pas aimer plus de deux femmes à la fois. Je me demande si c’est lié au même processus ? lol

Mercredi 2 juin 2010 à 8:57

Curiosités de la nature, évolution.

Petit article pas trop long, pour vous reposer, dont les renseignements proviennent de la revue “Pour la science”, qui est une de mes lectures assidues.

    Les mouches sont parfois très agaçantes, mais il faut leur reconnaître un grand talent aéronautique.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/pic2.jpg    L'équipe de Jane Wang, de l'Université Cornell à New York, a étudié leurs manoeuvres et notamment la manière dont elles peuvent pivoter rapidement en vol, en observant des drosophiles volant à l'intérieur d'une boîte transparente à l'aide de trois caméras rapides (8000 images par seconde, soit environ 35 images par battement d'ailes).
    Ils ont étudié les situations où la mouche fait un virage à 120 degrés, c'est-à-dire se retourne presque, en quelque 80 millisecondes et 18 battements d'ailes. Cet exploit est réalisé grâce à de subtiles asymétries dans l'inclinaison des ailes de droite et de gauche.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/moucheverte.jpg    Dans un pivotement à droite, l'aile gauche fait des va-et- vient symétriques de l'avant à l'arrière, avec un même angle moyen d'attaque de 49 degré. En revanche, l'angle d'attaque de l'aile droite est de 49 degrés lors du battement vers l'avant, et seulement de 40 lors du battement vers l'arrière. La traînée (la résistance de l’air à l’”avancement), étant d'autant plus forte que l'angle d'attaque est élevé, il en résulte pour cette aile une force nette dirigée vers l'arrière. L’insecte pivote dans le sens des aiguilles d'une montre.
   
http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/mouche2.png
     Comment l'insecte contrôle- t-il ces mouvements ? D'après les analyses et modélisations des chercheurs de Cornell, l'articula-tion de l'aile avec le corps de la mouche se comporte comme un ressort, dont la direction d'équilibre est d'ordinaire verticale (les ailes oscillant symétriquement par rapport à cette direction).
    Pour pivoter, la drosophile modifie la direction d'équilibre de l'articulation d'une des ailes. Les angles d'attaque vers l'avant et vers l'arrière cessent d'être égaux, d'où une force moyenne de traînée non nulle pour cette aile, ce qui fait pivoter l'insecte.
    Un mécanisme simple, une rotation de quelques degrés du « ressort »  qui demande à la mouche peu d'efforts.
    Je suis en admiration devant les prodiges de la nature.

    Mais moi, je ne suis pas doué. J’ai beau avoir deux “L” à mon nom, je n’ai pas trouvé le ressort nécessaire pour jouer ainsi au derviche tourneur.!
      Rendez vous compte : 225 battements d'ailes par seconde : comment ne se fatiguent elles pas plus vite , Et pas étonnant que cela fasse parfois du bruit !


Mardi 1er juin 2010 à 7:51

Biologie, santé.

   J’ai lu un article bizarre sur le “courrier international”  et je cherche actuellement des renseignements plus scientifiques dans la littérature.
    Mais j’ai pensé que le coté insolite de cette étude pouvait vous intéresser


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    Vous savez que la langue possède des petites papilles spéciales qui décèlent les “saveurs” et notamment le salé, le sucré, l’acide et l’amer et pour les japonais une cinquième “l’umami”.
    Lorsque nous reconnaissons un aliment, c’est d’une part la combinaison particulière de ces saveurs qui nous guide, mais surtout l’odorat, qui complète de façon beaucoup plus analytique et précise.
    L’umami (qui veut dire “savoureus, délicieux”), dû à la stimulation de certains neurones par l’anion glutamate, est le goût que l’on retrouve dans les bouillons, les champignon, certains fromages présents dans la cuisine asiatique.
    Des recherches récentes semblent prouver que langue + odorat peuvent détecter aussi le “goût du gras”.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/sysdigestif.jpg 
  Mais il paraît qu’il y en a aussi dans l’estomac et surtout dans l’intestin
    Les cellules gustatives intestinales auraient la même structure que celles de la langue. Elles interagiraient aussi avec les substances sapides (salé, sucré, acide, amer)    par l'intermédiaire de récepteurs, des protéines spécialisées intégrées dans leur membrane.
    Alors que les papilles gustatives de la langue émettent des jugements rapides sur ce qu'elles peuvent laisser passer ou non dans la bouche, les cellules gustatives intestinales serviraient à prograrnmer le métabolisme, provoquant une série complexe de réactions qui ralerntissent ou accélèrent la digestion et l'absorption des aliments.
    Elles déclencheraient aussi des réactions prévisionnelles de défense de l’organisme (face à une substance potentiellement toxique), ou prépareraient l’organisme à des actions bénéfiques.
    il semble que ces “papilles” soient en partie responsables de la régulation de la sécrétion d'insuline, hormone essentielle qui  signale aux tissus qu’ils doivent utiliser le glucose récemment ingéré ou les graisses stockées dans le corps pour produire de l'énergie (par transformation du glucose en adénosine triphosphate, que les cellules, notamment neurones, utilisent pour disposer d’énergie pour les réactions chimiques locales)
    Si l’organisme ne sait pas qu'il a du glucose à sa disposition, il ne peut pas l'exploiter. On s'est longtemps demandé pourquoi le pancréas d'une personne qui a ingéré du glucose par voie buccale libère plus d'insuline que celui d'une autre à qui l’on en a injecté par intraveineuse. En fait, si l'intestin ne "goûte" pas le glucose, le corps ne se prépare pas bien à le recevoir.


    Les conséquences sont parfois paradoxales :
    Ainsi beaucoup de personnes prennent des édulcorants à la place de sucre, (l’aspartame notamment) pour préserver leur organisme et pourtant ces édulcorants à faible teneur ou sans calories ne contribuent pas à faire perdre du poids, au contraire.
    Aux Etats-Unis, les consommateurs réguliers de boissons sans sucre en absorbent plus d'une tasse par jour.  Si les édulcorants artificiels que contiennent ces boissons stimulent les récepteurs du goût de l'intestin, cela peut avoir des, conséquences. néfastes Trois études récentes ont confirmé le lien existant entre la consommation de sodas sans sucre et le risque de développer des probIèmes de métabolisme et de diabète.

    Des milliers d’années d'évolution nous ont permis d'avoir un système digestif adapté qui reconnaît les aliments qu'il pourra transformer en énergie ou utiliser au mieux.
    Nous croyons simplement tromper nos papilles gustatives, mais ces petites astuces ne sont pas aussi anodines que nous le pensons, à cause des "papilles gustatives" de notre intestin..
    Il faut faire confiance à son organisme.

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lancien

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