Samedi 31 juillet 2010 à 14:57

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    Il y a, à Carnac, un restaurant dont le propriétaire est une dame qui à 90 ans est encore alerte et elle a un couple de perroquets qu’elle a eus en cadeau quand elle avait 8 et 10 ans, et qui ont donc tous deux plus de 80 ans.
    Ils sont assez bavards et on les trouve parfois presque intelligents.
Si on leur montre des objets de couleur et qu’on demande “couleur”, ils répondent sans se tromper, noir, rouge, jaune, bleu, vert.
    Ces perroquets savent ils ce qu’est une couleur?

    J’avais un petit chien York qui a vécu 18 ans avec nous. Il connaissait environ 300 mots, mais quelle signification leur donnait il exactement.?
    Certes il les associait à des objets comme laisse ou chocolat !
    Promener, Promenade, sortir, dehors, s’en aller, on s’en va... donnait lieu à la même réaction : il attendait de sortir devant la porte.
    Quand on parlait de la “toilette à Truffe” il allait devant sa brosse; mais si on lui disait la “toilette à maman”, il devançait ma femme dans la salle de bain. C’est la reconnaissance d’un ensemble de mots associés à une action.

    Quand j’étais jeune ingénieur, j’ai connu des laboratoires américains où les chercheurs apprenaient aux singes (des chimpanzés) le langage des signes des sourds muets (l’Ameslan).
    On arrivait à tenir des conversation avec sujet, verbe, complément et les singes avaient compris que le miroir reflétaiet leur image et ils avaient fini par comprendre le sens de “bon” (nourriture), et de “beau” (des habits qu’on leur mettait).

    Alors je me pose une question que je ne sais pas résoudre et je fais appel à vous, surtout celles férues de philosophie : les animaux sont ils capables de comprendre l’abstrait, d’avoir des “concepts”.
    Mais quand je me pose cette question je m’aperçois que je ne sais pas bien définir un concept et que mon petit ami Robert et ma petite amie la Rousse, ne m’aident pas beaucoup en le définissant comme “une représentation générale et abstraite d'une réalité”.

    Les neurobiologistes considèrent eux que c’est un ensemble de notions associées au langage, qui concernent les perceptions, les qualités, les caractéristiques que l’on peut attribuer à un objet ou à un groupe d’objets
(le canari qui a deux pattes un bec, qui est jaune, a un chant caractéristique, mange des graines, est un oiseau....). Le thalamus et l’hippocampe font un  pré-tri et le cortex frontal organise cela en mémoire.

    Il est certain que distinguer les couleurs et les associer aux mots correspondants ne suffit pas : un robot saurait faire cela.
    Il faut être capable ce classer des objets selon leurs propriétés et donc à l’origine de concevoir ces propriétés, ce qui n’est pas évident.
    Il n’est pas suffisant de distinguer une caractéristique donnée dans une situation particulière, il faut pouvoir la généraliser, car les concepts ne doivent pas seulement être activés par un stimulus défini, ils doivent être applicables dans de nouvelles situations.
    Si je prends la notion très simple de couleur, et un objet défini une balle rouge en caoutchouc.
    Le cerveau doit être capable d’associer la propriété d'être rouge, non seulement a une baIle, mais également a une fleur, une voiture ou tout autre objet;    Bref je reste dans l’inconnu. Peut être pouvez vous m’aider à y voir plus clair ?
il doit reconnaitre l'objet en question par d'autres propriétés - par exemple par le fait d'être rond, de réagir au toucher d’une certaine façon, d'avoir une odeur particulière ou encore de faire du bruit.... Le concept rouge doit pouvoir être activé non seulement par la perception d'un objet rouge, mais également, dans des situations nouvelles, par des stimulus appris, par exemple la prononciation du mot rouge.  Il faut aussi que rouge soit clairement identifié comme une couleur et non comme une autre propriété ou un mot de signification autre. Il faut aussi être capable de regrouper des objets ayant la même propriété.

    Il est certain que les comportements des animaux ne sont pas en général liés à des représentations mentales, mais à des apprentissages plus ou moins conditionnés ou innés et acquis par l’évolution.
    Le chien qui associe plusieurs mots au fait de “sortir se promener” est proche du concept correspondant, mais saurait il généraliser ?
    Par contre les chimpanzés ayant appris l’ameslan sont capables de concept. Ils demandenbt par exemple à manger, et si on leur montre autre chose que des aliments, manifestent leur mécontentement de ne pas avoir été compris.
    Les notions de moi et de beau sont relativement abstraites.
    Ces singes utilisaient à bon escient le mot “pourquoi?”  (why), et la causalité (“because”).

    Bref je reste dans l’inconnu. Peut être pouvez vous m’aider à y voir plus clair ?

Samedi 31 juillet 2010 à 8:41

Relations avec nos parents, famille


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     Plusieurs de mes articles ont déjà été consacrés à la différence de vie entre le ados d'aujourd'hui et ceux d'hier, il y a 60 ans au lendemain de la guerre, et à leurs problèmes avec leurs parents.
     Vous m'en parlez parfois dans vos mails et notamment de l'incompréhension qu'ils ont vis à vis de votre rapport aux multimédias modernes, et vous en concluez que les ados d'aujourd'hui sont très différents de ceux d'hier alors que les parents ont peu évolué.
     Oui et non ! Je pense que c'est plus compliqué que cela.

     A mon avis, les préoccupations, les inquiétudes des ados sont assez semblables. Certes, les études suscitent moins d'intérêt, il y a le chômage qui retarde l'entrée dans la vie active, , et le ou la petit(e) ami(e) qui fait découvrir plus tôt l'amour ou les amourettes, mais ce sont des différences qui ne changent pas la nature des problèmes.
     On retrouve les conflits et les préoccupations classiques de l'adolescence et kles trois questions existencielles :
          - Qu'est ce que je suis ?
          - Qu'est ce que je veux ?
          - Qu'est ce que je vaux ?
     Le conflit entre le besoin de liberté et de prendre son indépendance et celui de la sécurité au sein du nid familial.

     Le besoin de tendresse que l'ado cherche à trouver hors de la famille, car il est persuadé que les parents ne l'aiment pas assez  et qu'ils ne lui accordent pas toute l'attention qu'il attend ou sur les points qu'il souhaite.
     Le problème de trouver la juste distance vis à vis de la famille et plus généralement vis à vis des autres, se pose plus que jamais : ni trop loin car on se sent abandonné, ni trop près car on craint alors de perdre son autonomie.    

     Par contre la vie actuelle et notamment les nouveaux moyens de communication multimédia font aujourd'hui résoudre ces problèmes de façon tout à fait différente. C'est ce qui m'est apparu au contact de mes petis enfants et de leurs camarades ou des correspondants de mes blogs.
    
Il est certain que les nouvelles technologies de la rencontre et de la communication viennet en aide aux ados pour les aider à résoudre ce problème de distance.
     Il est étonnant au début pour un "ancien" de voir des blogs où l'on raconte sa vie à des amis (s'il y a un mot de passe) voire à tous ceux qui viennent lire. Mais c'est d'une part une façon de décompresser de son stress et d'autre part le souhaiot de connaître l'opinion des autres, de profiter de l'expérience de ceux qui ont déjà vécu un problème analogue.
     En fait les moyens et les occasions de discuter sont bien plus nombreuses qu'autrefois où il fallait se déplacer pour voir les copains.
     Par ailleurs la virtualité de l'interlocuteur diminue la crainte d'être jugé (e) et facilite les confidences.

     Je discute parfois avec des parents ou des grands-parents qui voient dans cette plongée dans le monde virtuel un risque de "désocialisation"
    Je pense que c'est une crainte erronée, même si bien sûr on peut rencontrer des anomalies, (l'addiction aux jeux par exemple),  Même la boulimie des jeux est souvent associée à des contacts avec des amis et elle et surtout nuisible au travail scolaire, beaucoup plus qu'à la socialisation.
     Si chez les adultes, dont une partie importante du temps est pris par leur métier, les rencontres virtuelles se font au détriment des rencontres réelles, chez les adolescents, il y a alternance et complémentarité entre les deux et il est courant que se lient ainsi des amitié, virtuelles d'abord mais où les correspondants finissent par se rencontrer.

     Mon prochain article sera consacré au fossé qui sépare parents et enfants bien plus important qu'il n'était de mon temps, et au malentendu qui existe entre eux à propos du Web.

Vendredi 30 juillet 2010 à 8:38

Notre cerveau : mémoire; inconscient; Freud

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     Je vous ai parlé il y a quelques articles, des souvenirs d’enfance.

    “Orchidée” avait dit dans un commentaire, que nos souvenirs se transformaient dans le temps. Elle a raison et je vous l’explique.

    Cette transformation peut se faire de trois façons :


        - par l’oubli de certaines parties du souvenir.
    Un souvenir c’est parfois composé de plusieurs sous-ensembles et de maints détails, images et idées et sentiment qui ont une structure lexicale (on les exprime par des mots), et éventuellement émotionelle émotions ressenties à nouveau).
    Tous ces “morceaux” correspondent à des groupes de neurones reliés entre eux et activés par l’hippocampe. Mais si certaines de ces liaisons sont très solides et durables, d’autres, moins importantes pour nous, le sont moins.
    Si nous pensons souvent à ces souvenirs, les faire resurgir renforce les connexions et entretient donc le souvenir. Mais par contre, si nous ne nous l’utilisons que très peu, les connexions s’affaiblissent dans le temps et le souvenir s'atténue.
    Si pour certaines parties du souvenir cet affaiblissement devient assez important, nous ne pouvons plus les rappeler dans notre mémoire consciente.

        - par l’ajout de morceaux réels ayant trait au souvenir.
    C’est ce que je vous disais dans le précédent article, nous pouvons avoir vu des photos des événements correspondants et des personnages qui y étaient présents, avoir entendu des récits de notre famille ou de tiers, avoir lu des données sur l’endroit où nous étions...
    Ces éléments sont rattachés par l’hippocampe au souvenir initial et finissent par en faire partie comme s’ils étaient “d’époque”.
    J’ai supposé que ces éléments étaient vrais, mais ils peuvent, sans que nous le sachions, se révéler inéxacts.

        - par l’ajout de détails non réels mais imaginés par notre cervau et correspondant en général à des désirs, des souhaits non réalisés ou correspondant à la “persona”, à ce qu’on voudraît être et paraître.
    Au début on sait que ces éléments sont faux, mais à force, on finit par se persuader de leur réalité.
    Parfois aussi, certains détails n’existant pas ou étant oubliés, on ne veut pas qu’il y ait un “trou” dans le souvenir et on le comble par de l’imaginaire que l’on veut rendre vraisemblable..

    Je voudrais aussi évoquer un autre rôle des souvenirs lointains.
    Je suppose qu’en septembre, j’irai fêter I'anniversaire de ma soeur dans sa nouvelle maison de Dordogne. Mais je n’ai jamais encore été dans cette maison.
    Alors, je cherche à l’ imaginer : iI doit y avoir un escalier qui monte a gauche de I'entrée, deux chambres sous les combles pour les petits-enfants, une salle de bains avec un grand miroir.
    Et subitement, je me rends compte que dans mon imagination, l'escalier que je vois, est celui de la maison de mon enfance, la chambre sous les combles est semblable à celle où j’habitais quand j’étais en prépa de maths à Paris, le miroir de la salle de bains est celui que j’ai vu dans un grand magasin...
    Pourquoi, lorsqu'on imagine I'avenir, fait-on appel à des images du passé ?    
    Des neurobiologistes de l'Université de Washington ont montré que l' esprit jongle avec des images du passé, qu'iI organise en les associant à des événements futurs ou à des mouvements fictifs du corps !
    Karl Szpunar et ses collegues ont demandé a des volontaires d'imaginer certaines scènes de leur avenir et ont enregistré leur activité cérébrale et iis ont constaté que les aires activées par cette projection dans I'avenir étaient en partie les memes que celles mises en jeu quand on se souvient de choses connues.
    Dans l' exemple de la maison de ma soeur, mon cerveau recourt à des images déja stockées dans ma mémoire pour créer une scène nouvelle, car c’est le matériau de base que j’ai dans ma mémoire pour constuire {“I'avenir mental”.        
    Si j’essaie d’imaginer le repas d'anniversaire de ma soeur, des images de déjeuners d'anniversaire, les miens, ceux de mes enfants, celui des 40 ans de ma soeur, vont me revenir à l’esprit, des visages familiers surgissent...


    La vision que nous avons du futur ressemble ainsi étonnamment à celle que nous avons du passé.
    Et pourtant, iI doit bien y avoir une différence entre les deux, sinon iI n'y aurait ni passé ni futur.
    Quelle est done cette différence ?
    Les neurologues ont constaté que lorsque nous pensons à l’avenir, d'autres zones du cerveau s'activent, en plus des zones mises en jeu lorsque nous nous remémorons le passé : iI s'agit de modules cérébraux qui entrent en action lorsque nous imaginons des mouvements de nos membres et de notre corps.
    Une telle observation laisse penser que nous nous projetons de façon dynamique dans cet environnement,alors que nous nous projetons de façon plus statique dans le passé.
   
Lorsque nous allons vivre quelque chose, nous y allons physiquement, et le futur suppose presque toujours un déplacement. Se projeter dans le futur, c'est donc mettre son corps en mouvement pour atteindre une image encore improbable, une image que nous sommes réduits a constituer a I'aide du seul matériau dont nous disposons : les images du passé.

Jeudi 29 juillet 2010 à 8:37

Notre personnalité

Ce n'est pas un papier peint, mais des fleurs de bignonne sur le mur blanc de ma maison de Bretagne !

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    Dans un de mes articles sur les préférences cérébrales, j’avais dit que jétais parti pour définir les diverses préférences qui me servaient lorsque j’essayais de comparer entre elles des personnalités, d’une part des études de Jung, un psychiatre contemporain de Freud, complétées par deux psychologues américaines, mesdames Myers et Briggs, d’autre part d’une théorie du chercheur américain Plutchik sur les émotions et la perception émotive immédiate, et enfin de la théorie simplifié du “big five”.
    Plusieurs correspondant(e)s m’ont demandé d’expliquer ce qu’était cette dernière théorie, et je pense qu’un article pourrait intéresser d’autres personnes.

   
    Des études américaines ont montré, après plusieurs dizaines d’années d’études expérimentales sur des individus, que ceux-ci diffèrent par leur attitude et leur façon de penser, sentir et agir, dans plusieurs domaines psychiques, ces derniers pouvant êre regroupés autour de cinq larges dimensions - traits ou facteurs - de la personnalité.
    Il s’agit plus d’un repère que d’une théorie de la personnalité.
    Ces facteurs de la personnalité ont été obtenus en partant de constatations pratiques, en faisant des hypothèses sur ces divers facteurs et en utilisant ensuite une analyse statistique dite “factorielle” qui chiffre la corrélation entre chaque facteur et les divers comportement.
    De très nombreux chercheurs ont collaboré à ces études. Les plus connus dont on trouve de nombreuses publications sont Allport, Cloninger, Goldberg et Mc Crea.
    Voici quels sont ces cinq facteurs de personnalité, qui comme les préférences cérébrales peuvent se décrire, pour chacun par deux attitudes antagonistes, l’une étant utilisée plus souvent que l’autre. :


Extraversion - Introversion :

    Comme pour les préférences cérébrales, l’extraverti tire son énergie du monde environnant et du contact avec les autres personnes et font preuve ouvertement de sociabilité, d’activité et d’émotionnalité positive, dans un rapport dynamique aux autres, en société. Ils ont tendance a se tourner vers les autres, a s'exprimer, à se mettre en avant et à diriger les groupes.
    Au contraire, les introvertis, timides ou discrets, peu tournés vers les autres, prudents, ont le monde des idées et de la réflexion comme moteur. Ils sont plutôt calmes, effacés, et moins dépendants de la vie sociale; l'introverti a besoin de moins de stimulation que l'extraverti et de plus de temps pour réfléchir.


L’Amabilité :

    C’est une attitude prosociale et altruiste dans le cadre des relations a autrui : confiance, chaleur, aptitude au dialogue, empathie.
    Le caractère agréable transparaît dans le désir de coopération et d'harmonie sociale. Les individus agréables portent de l'importance à la cohésion avec autrui et se montrent pleins d'égards, amicaux, serviables, généreux et prêts a transiger pour concilier leurs intérêts avec ceux des autres. Les personnes agréables ont aussi une vision optimiste de la nature humaine. Ils pensent que les gens sont foncièrement honnêtes, fiables, et conciliants..
    Au contraire, un faible niveau d' amabilité implique froideur, distance, égoisme, individualisme. Les individus désagréables mettent leur intérêt personnel avant la cohésion avec autrui. Ils sont généralement insoucieux du bien-être des autres et de ce fait peu enclins à faire un effort pour eux. Parfois leur scepticisme quant aux motivations d'autrui les rend soupçonneux, inamicaux, fermés à toute coopération.
.    Le caractère agréable est à l'évidence un avantage pour devenir et rester populaire. Les personnes agréables sont plus aimées que les personnes désagréables. D'un autre côté, le caractère agréable n'est pas favorable dans des situations qui requièrent des décisions dures ou absolument objectives.


L’ Esprit consciencieux :

    Le caractère consciencieux dit comment nous contrôlons, régulons et dirigeons nos impulsions.
    C’est la capacité a se focaliser sur des tâches et des buts, a les planifier, les hiérarchiser et les exécuter. Contrôle de son impulsivité, résistance a la distraction. Ordre, persévérance, méthode, discipline, ponctualité...
    Au contraire, les personnes ayant de faibles scores d'esprit consciencieux sont impulsives, cèdent aux envies du moment, sont moins soucieuses de I'avenir, moins focalisées sur des buts, moins organisées et planificatrices; elles vivent plus « au iour le iour », sont parfois négligentes,  et remettent les taches au lendemain
    Les avantages d'un fort caractère consciencieux sont évidents. Les individus consciencieux évitent les ennuis et réussissent avec brio en cernant et planifiant leurs objectifs et en maintenant leur ligne de conduite. Ils sont également perçus positivement par autrui, comme intelligents et fiables. Côté négatif, ils peuvent être des perfectionnistes compulsifs et des bourreaux de travail. Des individus extrêmement consciencieux peuvent être considérés comme ternes et ennuyeux.


La stabilité émotionelle :

C’est une capacité a gérer ses émotions et a tempérer les sautes d'humeur, a résister aux « coups de blues », a être peu sujet a I'anxiété. Ce sont des personnes calmes, émotionnellement stables, qui n'éprouvent pas d'humeur négative de manière persistante.
    A l’inverse, ceratines personnes ont des difficulté a atteindre une stabilité émotionnelle, et ont une vulnérabilité face a leurs propres émotions ou affects, sont perméables aux idées anxieuses ou tristes, voire agressives.
    Ces personnes sont émotionnellement réactives : elles s'émeuvent face à des événements qui n'affectent pas la plupart des gens, ou en tout cas beaucoup moins. Elles ont plus tendance à ressentir des situations ordinaires comme menaçantes, et des frustrations mineures comme insurmontables. Leurs réactions négatives durent plus longtemps, au point qu'elles sont souvent de mauvaise humeur. Leurs émotions peuvent entraver leur capacité à raisonner, à prendre des décisions, à faire face aux situations stressantes.


L’ouverture d’esprit :

    C’est la disposition à rechercher l' expérience la víe mentale et pratiquer, étendues, profondes, complexes, variées et originales, la facilité a gérer la confrontation avec des idées et expériences nouvelles., la faculté de « sortir » des sentiers battus.
    L'ouverture à l'expérience distingue les personnes imaginatives et créatives des personnes terre-à-terre et conventionnelles. Une personne « ouverte » est curieuse intellectuellement, apprécie l'art, est sensible à la beauté. Elle est, plus qu'une personne « fermée », consciente de ses sentiments. Elle possède souvent des convictions peu conventionnelles et individualistes, même si ses actions se conforment à l'usage.
Une personne peu « ouverte » a plutôt des intérêts restreints, communs. Elle préfère le simple, le direct, l'évident au complexe, à l'ambigu, au subtil. Elle peut porter aux arts et aux sciences de la suspicion, considérant ces activités comme abstruses ou sans utilité pratique. Elle préfère la familiarité à la nouveauté ; elle est conservatrice et hostile au changement.


    Ces cinq dimensions sont relativement indépendantes. Elles se manifestent de façon assez stable dans des situations différenteset sont également assez stables au cours d'une vie.
    Elles s'observent que ce soit dans les instants de réflexions, les émotions ou les comportements
    Enfin, ces différences interindividuelles sont d'origine tant héréditaire qu'environnementale. les prédispositions génétiques pour telle ou telle dimension fondamentale de la personnalité sont soumises a l'influence de l' environnement, el la combinaison des deux aboutit aux différences d' attitudes, de valeurs, d'identités, de styles cognitifs ou d'idéologies.
 :
    En outre, à I'intérieur de chacune de ces cinq grandes dimensions de la personnalité se regroupent plusieurs sous-composantes plus spécifiques.
Certains auteurs ont ainsi isolé jusqu’à 18 sous-traits de la personnalité, provenant des traits initiaux big-five.

Mercredi 28 juillet 2010 à 9:48

Notre cerveau : mémoire; inconscient; Freud

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    Sans doute avez vous lu au lycée “A la recherche du temps perdu”, de Marcel Proust et donc sa quéte des souvenirs d’enfance et le goût de la  madeleine  dans la maison de sa tante.

    J’ai parfois discuté avec mes correspondantes de leurs souvenirs d’enfances et je pense parfois aux miens, et je m’aperçois que selon les personnes, certains restent très flous mais d’autres vivent encore avec beaucoup de détails, mais que le nombre de souvenirs est très variable d’une personne à l’autre        ;
    Une de mes jeunes correspondantes m’a étonné récemment par la richesse de ses souvenirs de jeune enfant.
    Mais que ce soit chez les autres ou pour moi même, je me rends toujours compte qu’une partie de ces souvenirs vient bien d’images originelles perçues à cette époque, mais que d’autres parties du même souvenir et même beaucoup d’autres souvenirs entiers viennent en réalité de données mémorisées ultérieurement comme des photos prises par notre famille, ou des récits de nos parents, frères ou soeurs.

    Mais la mémoire est une chose mystérieuse car bien souvent nous n’avons aucun souvenir d’un fait précis lointain et tout à coup, il y a une résurrection complète et soudaine, d'un souvenir par pans entiers, lesquels semblent se réajuster et reprendre leur agencement originel.

    Des chercheurs des universités de Caen et de Paris V, Armelle Viard, Pascale Piolino, Francis Eustache et leurs collègues, ont montré qu'une zone cérébrale que I'on croyait seulement impliquée dans le rappel de souvenirs récents, réactive et réassemble les divers éléments d'un instant passé, même très ancien : l'hippocampe.   
    Ces neurobiologistes ont placé des volontaires en situation de revivre des moments semblables à celui de la madeleine de Proust, des femmes agées souvent de plus de 60 ans, et accompagnées de leur conjoint. Tandis qu'elles étaient installées dans le scanner, elles devaient se remémorer des souvenirs à partir d'indices donnés par les conjoints, a propos d'un événement qu'elles avaient vécu iI y a fort longtemps. Les neurologues ont alors observé, en direct, comment le cerveau reconstruit un souvenir à partir de tels fragments, et is ont constaté que l’hippocampe orchestre la reconstruction de ces souvenirs lointains.        
    L'hippocampe est bien connu pour son rôle dans la mémoire, mais on pensait jusqu'à présent, qu'iI ne participait qu'au rappel des souvenirs plutot récents, datant au plus de quelques années. Or cette expérience montre que I'hippocampe est nécessaire pour se remémorer les épisodes du passé, méme ceux de I'enfance.

    Comment cette zone fait elle jaillir de ('oubli tous les détails d'un souvenir ?

    Supposons que, il y a soixante ans, en Bretagne, j’ai été faire une promenade au bord de l'eau; j’y ai entendu le bruit des vagues, les cris des mouettes, et I'odeur des grands pieds de lavande faisait oublier la senteur d’iode des bords de mer.
Les ombres des feuillages se projetaient sur la robe bleu pervenche de ma petite amie.
    Dans mon cerveau, l' odeur de lavande a activé des zones spécifiquesles neurones dans l'aire olfactive et le bruit de la mer et le chant peu harmonieux des mouettes a fait de méme dans I'aire auditive, et les jeux d'ombres et de lumière,ainsi que la couleur de la robe, en ont fait autant dans mes zones visuelles.
    L'hippocampe a établi des liens avec chacune de ces zones. Grâce à ses multiples connexions, iI a conservé les adresses des endroits précis où ont été activées ces diverses traces neuronales, tout comme l’ordinateur stocke celles des photos que vous conservez sur votre disque dur.
    Ces liens étant associés à une émotion et un sentimlent heureux, sont restés relativement solides, mais je n’ai jamais eu l’occasion d’évoquer cette journée et, comme un numéro de téléphone ou un mot que vous n’utilisez plus depuis longtemps, l’accès premier est difficile et quand je cherche parmi mes souvenirs de jeunesse, je ne pense pas à celui là.

    Que se passe-t-iI ensuite ?
    Si, par hasard, je respire aujourd’hui la méme odeur de lavande qu'en ce jour heureux, et que j’entends à nouveau le ressac de l’océan et les cris des mouettes, l'adresse de I'odeur dans la zone olfactive est réactivée, ainsi que celle des bruits pourtant familiers dans la zone de la mémoire auditive, et la simultanéité des deux  amène I'hippocampe à réactiver aussitot les adresses des traces du souvenir dans les autres aires cérébrales.
    C'est comme si vous cherchiez dans votre ordinateur toutes les photos de vos vacances d’il y a 5 ans et que vous les ouvriez toutes sur votre écran.

    Ce schéma explicatif est nommé «théorie des traces mnésiques multiples » et est étayé par cette étude, au contraire de la théorie standard admise jusqu'a présent, selon laquelle I'hippocampe stockerait temporairement les souvenirs, puis les transférerait au cortex frontal qui se chargerait de les stocker en mémoire et que donc l’hippocampe ne serait plus nécessaire au rappel des souvenirs anciens.
    L'hippocampe est en fait un récupérateur de traces mnésiques, nécessaire a leur résurrection et en quelque sorte un coordonnateur, un rassembleur de ces traces pour qu’elles nous soient remémorées comme un événement, une scène.
    La remise en question de la théorie standard constitue une petite révolution dans le champ de la recherche sur la mémoire, et permet de reconsidérer certains cas d'amnésie avec lésion de I'hippocampece qui fait perdre toute capacité de faire resurgir de l'ombre,avec précision et vivacité, les traces mnésiques du passé, a jamais enfermées dans des “cases” inaccessibles.

    Mais ceci nous explique aussi la reconstitution du souvenir à partir d’autres perception. Si j’ai évoqué par la suite ce souvenir avec mes parents, avec des amis qui nous accompagnaient, s’ils avaient pris des photos qu’ils m’ont montrées, s’ils m’ont raconté des complément de cette scène qui sont aussi arrivés ce jour là, mon hippocampe a fait le lien entre ces traces mnésiques et les précédentes, et si j’arrive à faire ressurgir les traces autenthiques personnelles de la scènes, ces traces de souvenirs reconstituées ultérieurement apparaîtront aussi en m
ême temps.
    Voilà donc comment se reconstituent les souvenirs de votre enfance.

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Mardi 27 juillet 2010 à 8:36

Zoologie, évolution


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     C’est vrai que les mouettes et goélands font beaucoup de bruit et ont une voix puissante, destinée à couvrir les bruits des vagues.
    Jacques Roubard s’est plaint de cette sonorité dans un poème connu :

        Vos gueules, vos gueules, les mouettes,
        Cessez de brailler dans l’écume,
        Pressez moi plutôt de vos plumes
        Pour tremper dans l’encre violette,
        Je voulais faire mes oeuvres complètes
        Au bord de la mer, dans les brumes,
        Tout ce que j’ai gagné c’est un rhume,
        et vos cris me cassent la tête.


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    Mais le chant des oiseaux de mer a une particularité vocale, il est “à deux voix” et ils peuvent, en quelque sorte, chanter en stéréo.
    Ils n’ont pas un larynx, mais un “syrinx”. La gorge se divise en deux branches, vers les deux poumons, et chacune des bronches peut émettre des ons séparément l’une de l’autre.
    Ces oiseaux peuvent en particulier créer des “battements” entre les deux voix et émettre ainsi des sons caractéristiques, codes qui permettent de se reconnaître entre eux.,

    Certaines colonies regroupent les oisillons en “crèches mobiles”, surveillées par quelques adultes, tandis que d’autres vont faire les courses et reviennent régurgiter la nourriture aux oisillons.
    Comme la crèche se déplace, c’est grâce à ce chant d’appel et des réponses qu’ils retrouvent la crèche qui s’est déplacée.

    Mouettes et goélands ont un sens extraordinaire de l’orientation et retrouvent les nids grâce à des repères topographiques que l’on n’a pas encore pu identifier.
    Des chercheurs avaient recouvert les nids de sable en l’absence des daultes. Au retour, les mouettes se sont psées près des nids, puis ne les voyant plus, ont creusé des cuvettes dans le sable et se sont remises à couver leurs oeufs comme si rien ne s’était passé.

    Chose curieuse, il existe des mouettes lesbiennes, voire bisexuelles.
    Deux femelles se mettent ensemble pour construire un nid et y pondre deux fois plus d’oeufs que dans une couple mixte. Mais ils sont plus petits car entre femelles, on ne se fait pas de cadeau de nourriture lors de la parade d’amour et donc on est moins bien nourrie qu’avec un mâle amoureux !
    Ces oeufs peuvent cepandant donner naissance à des poussins, car la mouette s’est souvent permis un petit écart de conduite avec un mâle du coin, qui courait le guilledou pendant que sa femelle couvait les oeufs au nid.
    La mouette mâle n’est pas plus vertueuse que l’homme !

Lundi 26 juillet 2010 à 9:46

Zoologie, évolution

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La colonie de goélands ci dessus habite l'île d'Hoedic et le goéland sur ce bateau est à l'île voisine d'Houat
















Quelle différence entre mouette et goéland.?

    En principe il n’y en a pas, tous deux font partie de la famille des “laridés” et les anglo-saxons, peu précis dans leur langue, englobent tous ces oiseaux sous le nom de “gull”
    Mais ne dites pas cela à un Breton !
    Le goéland est plus gros que la mouette et surtout, j’en parlerai dans le prochain article, il a la particularité de chanter “à deux voix”.
     La tête, la poitrine, le ventre et la queue sont blancs. Le dos et les ailes sont gris clair contrastant avec des grandes plumes noires, qui sont les “pennes” ou “rémiges” servant à voler et qui au repos ne dépaaent que vers la queue.. L'extrémité des ailes, noire est marquée de quelques taches blanches.   
    En méditérranée, une espèce particulière, le “goéland railleur”, dont les jeunes quittent le nid quelques jours après leur naissance et sont regroupés en “crèches mobiles”
    Les goéland bretons sont sérieux et ne raillent pas, et ils appartiennet pour la plupart à une espèce “argentée”. Ils ont les pattes couleur “chair”, alors que leurs collègues méditérranéens se payent des bottes jaunes.

    Les goélands sont souvent très entreprenants et effrontés et n’hésitent pas à venir vous piquer votre nourriture dans votre assiette si vous êtes en train de déjeuner sur le pont d’un voilier.
    Un detail caractéristique : une petite tache rouge sur le dessus du bec, que l’on ne peut voir qu’en les approchant sur la plage. Cette marque n’apparaît que sur les adultes en âge d’élever leur peogéniture.
    C’est un point de repère visible pour les oisillons affamés, qui tapent sur cette tâche pour faire ouvrir le bec de l’adulte et récupérer la nourriture. C’est en quelque sorte le bouton pour ouvrir le frigo !
    Cela déclenche en même temps la régurgitation de la nourriture attendue : une bonne soupe de poisson prédigérée !

    Mais en fait les goélands ne mangent pas que du poisson. Ils sont omnivores et se nourrissent de n’importe quoi et on pourrrait les dire “déchettivores” et de plus très goinfres. Il leur arrive même d’être cannibales.
    Leur régime alimentaire est le plus souvent constitué à 90 % de proies animales : petits poissons, têtards, mollusques à la surface de l'eau, lombrics, chenilles, insectes, voire petits rongeurs à terre.

    Certains n’ont jamais connu la mer et sont nés près d’un lac ou d’un étang aupès duquel leurs parents étaient venus un hiver, et qu’ils n’ont pas quittés ensuite. Mes enfant habitent près d’un étang en région parisienne (l’étang Colbert au Plessis Robinson) et il y a plein de goélands installés à demeure et qui se nourissent dans les poubelles.
    Mais dans cet étang il y a aussi un couple de grand hérons cendrés qui passe souvent au ras de ma terrase au cinquième étage quand il va de cet étang au lac de l’arboretum ou au canal du château de Sceaux . Et au passage il pique quelques poissons dans les bassins de quelsues villas ou de la mairie !

Dimanche 25 juillet 2010 à 8:17

Oiseaux

Ce n’est pas toujours facile de trouver tous les jours un sujet d’article pour le blog, surtout qu’en vacances, je dispose d’un ordi plus lent et qu’il faut partager.        
    Par contre j’ai un peu plus de temps pour lire et me documenter, n’ayant pas de travail à faire pour préparer mes conférences et visites, ni pour surveiller les travaux de la copropriété.
    Alors j’ai pensé que je pourrais rechercher des informations pour faire des articles sur ce que l’on trouve en Bretagne, et par exemple les oiseaux de mer que l’on trouve sur nos plages ou les coquillages.

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    D’abord la plus courante, la “mouette rieuse”, dont vous avez sûrement entendu parler, ne serait ce que dans les bandes dessinées de Gaston Lagaffe, écrites par Franquin.
    Mais il lui fait une tête toute noire avec un masque, alors que ce n’est qu’un costume de séduction qu’elle porte à la période des amours. Le restede l’année sa tête est preque toute blanche.
    Pendant la parade nuptiale, les partenaires regardent dans toutes les directions, ce qui est un signe de non agression, alors que montrer son bec, c’est dissuader avec ue arme.
    La femelle tourne autour du mâle, jusqu’à ce qu’il lui offre un petit cadeau : de la nourriture. En quelque sorte, il l’invite au resto !

    En fait la mouette rieuse ne rie pas : elle émet des ricanements rauques et très sonores
   
    La mouette rieuse est un oiseau grégaire, qui se rassemble pour se reposer, pour discuter des derniers potins et des bons restos où l’on trouve poissons et insectes, pour dormir dans un dortoir ou pour rassembler les oisillons dans des pouponnières et crèches et ainsi mieux les protéger contre les prédateurs.
Une colonie de rieuses peut comporter plusieurs dizaines de milliers d’oiseaux et cela fait un bruit affreux.
    Une petite mouette seule ne peut faire peur, mais dans un grand groupe, il y a des guetteurs en permanence et au signal d’alarme, l’escadrille de chsse décolle et harcèle l’ennemi avec des loopings, des cris d’intimidation et des lâchers de fiente très précis.
    Quand un homme la gêne, elle vise les cheveux et en général fait mouche !
    J’ai vu aussi un groupe de mouettes mettre à mal une buse qui s’était avanturée trop près des nids.

Samedi 24 juillet 2010 à 9:59

Chats

Vous savez que j'aime les photos de chats; je montre parfois les chats de la famille, ou bien comme aujourd'hui, je vais chercher des photos sur internet.

    En vacances à la campagne, je me devais de montrer des chats en promenade.


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On se cache un peu

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Tout blanc on se promène,



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mais on peut être noir et blanc comme les vaches bretonnes




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ou même tout gris







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et après la promenade on se repose,









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à condition de ne pas être dérangé.





Vendredi 23 juillet 2010 à 9:40

Biologie, santé.

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    Vous connaissez certainement tous l’acupuncture.
    C’est une méthode thérapeutique traditionnelle chinoise, vieille de plusieurs millénaires, qui consiste à enfoncer de petites aiguilles à des endroits précis du corps notamment le long de conduits appelés méridiens, où d’après la théorie chinoise, l’énergie circulerait et se répandrait dans tout le corps pour insuffler son principe vitalisant (yáng) à l'ensemble des constituants de l'organisme.
    Les méridiens principaux sont parsemés de points qui sont les endroits précis des piqûres, totalement indolores quand on est précisément dans le point, alors quelles sont ressenties un ou deux millimètres plus loin.
    Les méridiens ont un certain rapport avec la circulation sanguine, mais ne se superpoosent pas à celle-ci, pas plus qu’aux circuits nerveux. Le concept de méridien est un concept empirique, établi à une époque où l'on ne connaissait pas ou peu le fonctionnement de l'organisme.

    Du fait des progrès scientifiques, il est assez difficile d'échafauder une théorie moderne rationnelle de cette pratique traditionnelle basée sur des éléments traditionnels irrationnels.
    Des études pratiques d’efficacité ont été faites.
    Cette efficacité est très faible vis à vis des maladies microbiennes et elle est voisine d’un non traitement.
    Pour des maladies plus diffuses, l’efficacité est du même ordre de grandeur que celle d’un placebo, c’est à dire que c’est l’effet psychoilogique du traitement qui intervient.
    Par contre il est avéré que l’acupuncture est efficace contre la douleur.

    On ne savait pas expliquer pourquoi.

    Une étude de l’équipe de N Goldman, publiée par Nature Neurosciences, a tout récemment donné une explication de l’efficacité de l’acupuncture contre la douleur.
    On supposait que les piqûres d’aiguilles entralnaient la libération d'une substance antidouleur naturelle.
    Pour le savoir, des neurologues américains ont pratiqué des séances d'acupuncture sur des souris, afin d'analyser les substances relachées par les cellules situées a proximité du site de stimulation.
    L’implantation d'aiguilles dans les pattes des souris, en des points d'acupuncture traditionnels, a calmé leurs douleurs inflammatoires, consécutives a l'injection de substances irritantes. En utilisant des méthodes de prélevement microscopique, les biologistes ont réalisé de petites biopsies a proximité des sites d'implantation des aiguilles et ont constaté la présence de fortes concentrations d'adénosine, une molécule analgésique produite a partir de la molécule d'adénosine tri-phosphate (ATP), la source d'énergie de I'organisme produite à partir du glucose.
    La pointe des aiguilles endommage la membrane des cellules situées sur leur passage, provoquant une « fuite » d'ATP hors des cellules. Les biologistes ont montré que I'adénosine se fixe sur une classe particuliere de récepteurs présents a la surface des neurones, (les récepteurs de I'adénosine).   
    lis ont par ailleurs mis en évidence que I'acupuncture n'a plus d'effet des que ces récepteurs sont bloqués par des moyens pharmacologiques, ou chez des souris qui en sont génétiquement dépourvues.
    Cette étude explique d’une part l’effet analgésique de l’acupuncture jusqu’à présent inexpliqué, et d’autre part, ouvre la voie a des traitements de la douleur combinant acupuncture et médicaments.
    Par exemple, un principe actif, la déoxycoformycine, favorise la production d'adénosine a partir d'ATP. Injectée aux souris peu avant une séance d'acupuncture, la déoxycoformycine triple la durée de J'effet analgésique. Des substances dérivées de la déoxycoformycine pourraient ainsi étre utilisées chez I'homme en association avec I'acupuncture, dans le traitement des douleurs chroniques. Cela pourrait aussi étre le cas de composés se fixant sur les récepteurs de I'adénosine  et qui restent a découvrir.

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lancien

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