Mardi 31 août 2010 à 9:05

Préférences cérébrales

http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/1001861.jpg

    Introversion dit le plus souvent timidité.
    Par ailleurs même les ados modérément extravertis sont souvent un peu timides
    Et quelques unes de mes correspondantes se plaignent d’une timidité excessive.

    Vous n’êtes pas les seuls, on compte entre 40 et 60% de timides et la proportion d’introverti est un peu supérieure à 50% en France. Par contre, aux USA (peut être parce que ce sont les descendants de colons et d’aventuriers), il y a 60% d’extravertis (enquêtes de P. Zimbardo de l’université de Stanford).
    Il semble toutefois qu’il y ait deux fois plus de filles timides que de garçons.
D’après Murray Stein, de l’université de Califomie à San Diego, qui a réalisé des études sur le trac, environ une personne sur trois évite de parler devant un auditoire, de faire un exposé devant un parterre d'auditeurs, de poser des questions en classe ou devant une assemblée.

    J’ai donc pensé utile de faire suivre ces articles sur les préférences E / I par des articles sur la timidité.

    Etre introverti, est-ce être forcément timide?
    Les réactions d’un introverti peuvent passer pour de la timidité, mais elles sont dues, selon la définition de l’introverti, au désir de rester dans le monde de ses pensées et pas forcément à un manque de confiance en lui.

    Essayons avec le psychiatre Cristophe André, de l’hôpital Saint-Anne à Paris, de définir ce qu’est la timidité.
    Il en distingue cinq grandes classes de timidité, qui se manifestent en fonction des situations les plus redoutées.
Chez une même personne.plusieurs formes de timidité coexistent généralement.

        La timidité d'action :

    C'est la peur de déranger I'autre.l
    Les timides d'action ne souhaitent contredire leur interlocuteur'pour ríen au monde, ils ne veulent surtout pas prendre une initiative qui risquerait de trahir un désaccord de leur part.
    Bien que souvent introvertis, ils ont un contact facile avec les autres car ils ne s' opposent jamais. Ils répugnent a négocier, évitent de demander des précisions lors d'une conversation.
    Leur peur du conflit reflète la crainte d'étre peu estimés.

        La timidité de performance

    C'est I'impression obsédante et paralysante que les autres sont la pour nous juger. Subir un oral, prendre la parole devant d’autres qu’on connaît mal, sont autant de situations éprouvantes.
    Cette forme de timidité commence sur les bancs de l' école, avec la peur de poser des questions en classe.
    Elle provient de la peur de mauvais résultats, d’être mal jugé dans ses propos, de ne pas se montrer à la hauteur de la situation.


        La tlmidité du quotidien :

    Les discussions sur la pluie et le beau temps, les rencontres avec un voisin ou le simple fait de venir :au travail et de discuter avec des collegues, peuvént étre un supplice.
    Les timides du quotidien craignent les regatds, les silences, les situations anodines où un fossé sémble se creuser entre eux et leur interlocuteur, par exemple quand on fait un trajet en voiture ou en train avec une personne qu’on connait peu..
    Impression de paralysie du cerveau et de la parole, transpiration et sentiment de tension Interne reflètent cette peur de ne pas « sayo!r faire la conversation ».

        La timlaité de «parler de soi»  ,

    Cette peur coconcerne les domajnes de la vle personnelle.
    Ces timides sont' plutôt à l'aise dans les conversations quotidiennes, mais éprouvent un blocage quand on aborde le domaine de leur vie personnelle. On les connaît parfois depuis des années, et I'on se rend compte tout à coup que I'on ne sait rien d'eux, de ce qu'ils siont, de leur famille, de leur cadre de vie.
    Leur timidité vient en général de la peur du jugement des autres sur eux mêmes ou sur leur environnement.

        La timidlté de vislbillté

    Cette timidité correspond à l’angoisse de se trouver sous les regards des autres. Le timide de visibilité déteste devoir marcher devant la terrasse d'un café  regagner sa place tout au bout du couloir d’un train ou d’un avion sous le regard des autres passagers.
    «De quoi al-je l'air ? » « Quelle tête ai-je ?» «Comment susi-je habillé ?» ..
    C’est une autre forme de la peur du jugement d’autrui, mais sur l’apparence notamment physique.

   
On voit que l’introversion n’est qu’une cause secondaire de la timidité et que les deux principales raisons sont le manque de confiance en soi et l’importance trop grande que l’on accorde à l’opinion des autres.

Dimanche 29 août 2010 à 8:52

Préférences cérébrales

http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/1001859.jpg

    Vous me demandez ce qui se passe dans la vie quand introvertis et extravertis doivent cohabiter.
    En général, cela pose effectivement problème si les deux préférences sont très fortes chez les personnes en cause.

    Supposons un couple, Nestor est extraverti et Falbala introvertie, tous deux fortement.

     Nestor souhaiterait être tout le temps en compagnie d’autres personnes; il a beaucoup d’amis et les voit souvent, fait de nombreuses randonnées, du sport, mais le reste du temps discute avec eux, et adore déjeuners, sorties au café, ou apéritifs chez les uns ou les autres.
    Il va aux anniversaires, aux mariages de ses copains, à de nombreuses surpp fêtes de toutes sortes. Il adore les concerts où une foule nombreuse trépigne et hurle en rythme et s’enflamme pour le groupe sur scène.

    Falbala a peu d’amies. Elle les voit surtout pour discuter, échager des idées.
Randonnées et sport, elle aime bien mais elle préfèrerait être avec son copain dans la cohorte d’amis   
Les déjeuners et autres soirées où elle se retrouve au milieu de gens peu connus lui font plutôt peur si elle n’y retrouve pas une amie de longue date à qui parler. Elle préfèrerait rester chez elle à lire, à consulter internet ou à se cultiver.
Quant aux concerts, elle a peur de la foule et préfèrerait écouter un CD, tranquille dans son fauteuil.

    Lorsqu’ils sont dans une de ces réceptions qu’un l’un adore et l’autre redoute, leurs attitudes sont opposées.
Nestor oublie Falbala. Il papillonne de personne en personne que ce soit un ami ou un inconnu, il faut qu’il parle, de la pluie du beau temps, de n’importe quoi, qu’il raconte sa vie.
    A la même table dans un déjeuner, Falbala l’écoute gentiment, mais ces paroles la soûlent. Elle répond au minimum de la politesse à son voisin de table, répondant aux questions qui ne sont pas indiscrètes. Pour qu’elle parle vraiment, il faut  qu’on la lance sur un sujet qui la passionne et donc qu’elle connaît parfaitement.
    Dans une soirée, Nestor adore faire le boute en train, l’oragnisateur des activités, le “présentateur” de télé, avec un certain bagoût.
    Au contraire, Falbala n’a qu’une peur, qu’on lui pose une question à laquelle elle doive répondre en public.
    Mais ce qui lui déplaît le plus c’est qu’ils évoluent séparément dans la foule des amis ou des invités, comme s’ils ne se connaissaient pas : est ce là un vrai couple ?

    Dès que quelqu’un lui demande un renseignement, un service, Nestor ne lui refuse pas et l’invite tout de suite à venir chez lui lui exposer son problème. ON voit ainsi défiler plein de personnes et la maison est toujours pleine de gens, la plupart du temps inconnus.
    Falbala en a marre de ce défilé incessant. Elle voudrait être tranquille poucvoir réfléchir, avoir des occupations communes à eux deux seuls, avoiur davantage d’intimité.   
    Finalement ils mênent deux vies presque séparées, bien que souvent l’une suivant l’autre, mais alors, à quoi bon vibvre ensemble.
    Falbala commence à penser qu’elle aurait dû avoir un petit ami introverti.
    Quant à Nestor, il ne s’aperçoit pas que Falbala souffre de la situatiuon. Il lui reproche plutôt de manquer d’entrain et de ne pas savoir s’amuser ou de l’empêcher de voir ses copains. Il s’ennuie tout seul avec elle !

    On m'a parlé aussi du cas des parents extravertis et d'un enfant introverti.
    J'ai été témoin de cela : ces parents étaient tout le temps avec des amis, à des fêtes ou des mariages, à des manifestations de toutes sortes à Paris ou faire du sport ou des sorties en groupe et ils emmenaient le plus souvent leurs enfants. Le garçon, également extraverti trouvait cela tout à fait à son goût, mais la fille introvertie trouvait cela assomant et traînait les pieds. Elle aurait préféré lire un livre, aller faire un tour sur internet, discuter avec quelques copines bien choisies, voire même faire son travail de classe.
    Cela engendrait souvent de beaux fritages avec sa mère qui la trouvait, bien à tort, asociale.!
 
    Difficile donc de cohabiter entre extraverti et introverti, surtout si on ne connaît pas ces différences et si l'on n'admet pas que l'autre peut être différent de vous.

   Après un petit intermède en photos, je vous parlerai de la timidité.Est on timide parce qu'on est introverti ?

Samedi 28 août 2010 à 8:40

Préférences cérébrales

http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/1001858.jpg

    Maintenant que nous savons ce que sont les préférences “E” et “I”, je vais, pour que vous en compreniez mieux la portée, traiter quelques exemples concrets.

    D’abord la meilleure façon de montrer certains traits spécifiques est de faire quelques caricatures.


    Voici Ikéa, une jeune très fortement Extravertie”.

Aujourd’hui samedi, elle est très malheureuse. Elle a ue dissertation à faire et elle ne peut voir ses amies. C’est odieux de rester ainsi seule pour travailler, sans personne à voir, sans qu’elqu’un à qui parler.
Alors on commence par un mail à une copine lointaine; mais ce n’est guère convivial. Alors elle va voir son site facebook et quelques copines ont écrit sur son mur; on leur répond, puis l’une arrive sur le site et on chatte.
Il est déjà 11H 30. Elle ne va quand même pas manger seule. Elle téléphone à un de ses copains puis à un second et au troisième elle arrive à se faire inviter chez Macdo et là au moins elle a pu parler jusqu’à 15 h. Le copain lui, n’a pas pu placer un mot, juste répondre parfois aux questions qand elle ne faisait pas elle-même les réponses.
15h 30 fayuudrait peut être travailler. Elle ouvre son livre de philo, réfléchit mais à 16h elle n’en peut plus. Parler à son livre, à une feuille blanche, cela n’apporte pas grand chose : il faut un être humain, il faut du monde autour d’elle.
Idée géniale : faire sa dissert à deux ou à trois. Elle téléphone aux copines de classe. A 17 h elle en a trouvé deu qui veulent bien venir chez elle.
    18h elles sont là : on prend un coca et on papote. 18h 30 faudrait s’y mettre.
    On discute ferme pour mettre des idées sur le papier. Mais l’une des copines (aussi extravertie) parle trop elle empêche Ikéa de parler. C’est insupportable. Et puis toutes les bonnes idées viennet de la troisième, qui réfléchit. Alors à quoi sert on; ce n’est pas la peine de parler si personne n’écoute !!
On essaye de faire un plan, mais classer les idées ce n’est pas marrant, faudrait se concentrer.
    19h30 les copines partent. Que va t”elle pouvoir faire ? Le dissert attendra demain, elle doit dïner avec un goupr de garçons et elle ne rentrera pas avant 23h
Demain dimanche, oui; il faut téléphoner à sa tante, puis à ses cousines. Il y a le marché à faire. C’est agréable, cela grouille de mondeElle va au stade voir des copains à 11H. Puis elle mange chez ses parents. Elle avait prévu de faire un tour à vélo dans les bois avec ses copines. Il faudra rentrer tôt vers 17h pour faire cette dissert, car le soir, elle a une teuf à 21h, et elle va l’animer, elle a pensé toute la semaine à cela et elle a plein d’idée sur ce qu’elle va proposer et faire faire aux autres !! Etre le bout-en-train, c’est son rêve, son plus grand plaisir.

A l’inverse, voilà Fraise, très introvertie.
Ce samedi elle n’a pas cours. Sa dissert est déjà presque faite. La matinée suffira pour la finir. Puis il faut aller au supermarché pour des courses. C’est indispensable, mais pas amusant : trop de monde.
    Elle y rencontre des copines. Elles sont gentilles, mais elle ne sait guère quoi leur dire. Elle en a déjà évité deux mais la troisième est devant son nez. Faudra bien lui dire bonjour, on n’y coupe pas.
Déjeuner, pusi on sirote un café en lisant un bouquin.
Ikéa l’appelle pour faire ensemble la dissert. Grand dieux non ! Cette fille qui parle tout le temps est insupportable. Heureusement elle l’a finie et répond que c’est trop tard Ouf !
Un copain veut l’emmener au cinéma. Elle accepte car celui là est gentil; il parle très peu, réfléchit avant de parler.
Mais c’est rare d’être ainsi invitée. Fraises n’a pas d’ami(e)s. Elle ne s’ennuie pas. Elle n’a pas besoin de parler et la présence de quelqu’un elle s’en passe.  Elle ne s’ennuie jamais. Toujours quelque chose à faire, à lire, à étudier, de la musique à écouter, un peu de sport : athlétisme et judo.
Elle a un blog mais surtout pour mettreses idées au clair, pour s’exprimer, mais pas pour pas pour discuter de broutilles : aussi ni MSN, ni facebook, on y perd trop de temps.
Demain c’est formidable, elle n’a pas cours à la fac (ces amphis pleins de gens c’est odieux). Elle va pouvoir aller consulter des bouquins à la bibliothèque.
Quand même parfois elle aimerait bien un petit ami, parce que la tendresse même pour une introvertie, cela compte !

Horace est un jeune ingénieur qui dirige une petite équipe. Il est légèrement introverti.
Les réceptions que donne parfois sa société ou les mariages et autres fêtes ne l’enchantent pas. il y va à contre coeur et aimerait mieux faire des choses plus intéressantes. parler de la pluie et du beau temps ou des dernières nouvelles de la mode et e la politique ne l’intéresse pas.
Par contre un barbe cue avec des amis qu’il connaît bien, avec sa compagne et les leurs, cela c’est agréable. Là on peut trouver des sujets de conversation commun. Certes il ne parle pas beaucoup, souvent parce que les autres ont dit avant lui ce qu’il voulait dire, parce qu’il réfléchit peut être trop avant de parler.
Chose curieuse, dans son équipe tout le monde le croit extraverti. Sa porte est touours ouverte, il reçoit facilement ses collaborateurs, les écoute, les aide non seulement pour leur travail, mais aussi s’ils lui confient des problèmes personnels, ce qui arrive souvent. Il sait leur expliquer, les convaincre, les diriger, négocier avec les fournisseurs, obtenir ce qui est nécessaire de ses patrons et là il n’hésite pas à parler.
Il a fait des présentations à des clients, que certes il avait soigneusement préparées, mais il s’en sort en apparence aisément.
    Bref c’est assez particulier, il paraît introverti dans la vie courante, extraverti au travail. En fait il arrive à manier les deux préférences quand les circonstances l’exigent. Cependant au plan inné il est introverti, mais il a appris à utiliser aussi l’extraversion.

J’espère que vous comprendrez mieux ainsi ce que sont un extraverti et un introverti.

Vendredi 27 août 2010 à 8:54

Préférences cérébrales

    http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/SchemaEIsouspref-copie-1.jpg

    Maintenant que vous avez une idée de ce que sont le s préférences cérébrales, d’un point de vue général, nous allons les  examiner une par une.
    J’essaiera de le faire de façon suffisamment pratique pour que vous puissiez déterminer quelles sont les vôtres.
    Nous commencerons aujourd’hui par l’extraversion et l’introversion car c’est le plus facile et vous connaissez déjà probablement en quoi elle consiste.
    Donc êtes vous extravertIi(e) ou introverti(e).?


    Dans notre vie de tous les jours, que ce soit à la maison, au collège, au lycée à la fac ou au bureau, nous avons besoin de motivations à nos actions et cette motivation nous la tirons selon le cas, de notre environnement, du monde extérieur et notamment des contacts avec les autres, soit dans notre monde intérieur, celui de la pensée et de la réflexion.
Nous devons naviguer dans les deux mondes, mais l'un d'entre eux nous est plus familier : nous sommes plus doués soit pour les relations, soit pour la réflexion; le monde préféré est évidemment le plus stimulant pour nous.
Nous préférons donc exercer nos facultés de perception et de choix,  qui sont à la base de tous nos actes :
    - soit dans le monde extérieur des relations et nous tirons notre énergie de la rencontre avec les autres : nous sommes alors “extravertis” (E).
    - soit dans le monde intérieur des idées et de la pensée; nous tirons notre énergie de nous mêmes : nous sommes alors “introvertis” (I).

    Comment reconnaître si vous êtes extraverti(e) ou introverti(e) et quelle est “l’intensité” de votre préférence?
    Pour me faciliter la frappe, je parlerai au féminin (une personne).

    Si vous êtes une personne très extravertie :

    - vous ne pouvez vous passer de la compagnie des autres personnes.
    - vous avez de nombreuses relations souvent superficielles. (voir facebook)
    - vous êtes à l'aise en public et vous aimez lacommunication, vous improvisez facilement, parlez de tout et de rien   
    - vous aimez recevoir, discuter, faire le boute en train.
    - seule, vous ne savez pas vous trouver des occupations et vous avez tendance à vous ennuyer.
    - vous avez tendance à parler ou agird'abord et réfléchir ensuite.
    - vous aimez raconter votre vie et vous vous livrez facilement.
    - vous vous intéressez surtout aux événements extérieurs.
    - vous êtes très sensible à l'opinion des autres.
    - vouspréfèrez le travail en équipe et la diriger   
    - on ne vous dérange pas et vous êtes toujours disponible pour les autres.
    - vous aimez la variété et l'action, et vous êtes impatiente lors de tâches longues.
    - vous êtest plus intéressée par les résultats de votre travail et la façon dont les autres le perçoivent, que par le processus lui même

    Ce sont surtout les 6 premières assertions de cett liste qui sont caractéristiques de l’extraversion.

    Si vous êtes une personne très introvertie :

    - vous êtes réservée, réfléchie et timide.
    - vous pouvez vous passer de la compagnie des autres personnes.
    - vous avez peu de relations mais approfondies avec des gens que vous connaissez et qui vous plaîsent ou pour lesquels vous avez de l’intérêt.
    - vous n'aimez pas la foule ou les réceptions parmi des gens peu connus et vous souhaitez être tranquille pour vous adonner aux activités que vous aimez.
    - seule, vous savez vous trouver des occupations et vous  ne vous ennuyez presque jamais.
    - vous parlez peu, surtout de problèmes sérieux et vous réfléchitssez longuement avant de parler. (et quelquefois les autres expriment la même idée avant vous).
    - vous êtes à l'aise avec les pensées et les idées, mais vous pouvezavoir quelques problèmes de communication avec les autres.
    - vous n'aimez pas parler de vous-même ou vous confier.
    - vous êtes sensible à l'opinion de ceux qui sont importants pour vous.
    - vous vous intéressez surtout aux réactions intérieures de vous même et des autres.
    - vous n’aimez pas être dérangée par des visiteurs ou le téléphone.
    - vous préfèrez le travail solitaire et ne recherchez pas la direction d'une équipe.
    - vous ne voyez pas d'inconvénient à travailler sur une même activité pendant une longue période.
    - vous êtes intéressée par les idées sous-jacentes et les processus de vos travaux.

    Ce sont surtout les 6 premières assertions de cett liste qui sont caractéristiques de l’introversion.

    Vous êtes plus ou moins extravertie ou introvertie de façon innée, mais votre éducation, votre instruction, votre environnement peuvent modifier cette tendance et atténuer au au contraire renforcer votre préférence.


    Les personnes peu extravertie ou introvertie gardent les six premières attitudes dans de nombreuses circonstances, les autres caractéristiques étant atténuées. Elles peuvent plus facilement adopter les attitudes non préférentielles dans certaines circonstances.
    Par exemple une personne introvertie peut l’être en famille et presque extravertie au travail ou au lycée (ou l’inverse). Elle pourra se comporter presque comme une extravertie avec un cercle très restreint d’amis.
    Une personne extravertie peut grâce à ses études, savoir se trouver des occupations lorsque’elle est seule, et réfléchir et étudier sans rechercher forcément la compagnie d’autrui.

    Alors êtes vous extravertie ou introvertie et à quel degré ?
    Plus difficile, en quelles circonstances êtes vous l’un ou l’autre?

Jeudi 26 août 2010 à 9:49

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/Objetsdivers/000pile.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/images/manuelsscolaires2.jpg






















    Il y a des moments où j’ai l’impression que nous marchons sur la tête et que le bon sens n’existe plus en France, même parmi ses dirigeants ou ses hauts fonctionnaires.
    Le ministre de l’Education Nationale me paraît mériter la palme dans ce domaine.
    Mes parents, puis mes professeurs, ensuite mes patrons dans mon métier, m’ont tous appris qu’avant de décider de faire quelque chose, il faut examiner soigneusement si c’est possible, essayer de prévoir la réalisation de sa décision, de ses choix, les obstacles que l’on va rencontrer et les objections que cela risque de soulever. Et plus on a un poste élevé, plus les décisions sont lourdes de conséquences et donc il faut bien en peser les inconvénients.
    Enfin c’est ce que j’ai appris dans ma vie, mais le ministre n’est pas de cet avis.

    Ce que m’ont montré les reportages à la télévision et ce que m’ont rapporté des camarades de mes petits enfants m’ont scandalisé.
    On a vaguement parlé à la fin de la dernière année scolaire des modifications des programmes au lycée, qui devaient s’appliquer en seconde cette année, sans que l’on en sache vraiment le contenu précis et là, à la rentrée, on s’aperçoit que tout serait modifié au point qu’aucun des livres scolaires ne serait plus valable.
    On n’a pas fourni aux profs les spécimens des nouveaux manuels, les éditeurs n’ont pas eu le temps de les éditer, et surtout les familles doivent acheter de nouveaux livres neufs et ne peuvent plus vendre les anciens d’occasion et cela va se répeter les deux années suivantes puisque les programmes de première et de terminale changeront à leur tour, pour les mêmes enfants.
    C’est une charge financière importante.

    Sur la nécessité d’un changement, je ne suis pas forcément contre et de plus n’étant pas prof, je ne suis sans doute pas bon juge.
    Mais j’ai fait moi-même pas mal d’études, j’ai suivi celles de mes enfants, puis de mes huit petits-enfants, et il m’arrive d’aider dans leurs devoirs pas mal de jeunes y compris certains qui fréquentent ce blog.
    Je ne suis donc pas totalement ignare en matière de formation au lycée.
    J’admets volontiers qu’il faille revoir les programmes d’histoire-géographie périodiquement, mais on n’est pas à deux mois près.
    Les sciences certes évoluent, mais là je connais bien ce domaine, et ce n’est pas au niveau des programmes des lycées que cela change grand chose, même en SVT.
    En physique-chimie, rien n’a beaucoup évolué au niveau de ce que l’on peut enseigner au lycée, car les lois élémentaires n’ont guère changé (heureusement !) depuis 60 ans. En mathématiques, c’est encore plus vrai et le niveau enseigné est plutôt moindre, et si quelques noms ont changé (les triangles “isométriques” au lieu de “semblables” par exemple pour mes petits enfants), les théorèmes et les exercices sont restés les mêmes si ce n’est qu’on ne fait plus guère d’exercices et que, donc les élèves ne se rendent plus compte de ce à quoi les maths peuvent servir.
    Quant à la littérature, les auteurs classiques n’ont pas changé et on peut toujours lire un nouvel auteur moderne sans changer tous les manuels et, malgré les SMS, l'orthographe "officiel" est heureusement stable (et on peut faire faire des dictées au lycée sans manuel !!).

    Alors qu’on change les manuels de temps à autres, ce n’est pas plus mal, mais sans se presser et pas tous à la fois
    Quand je vois les conséquences de cette décision, je me dis que, ou notre ministre de l’Education Nationale est nul et inintelligent, ce qui me paraît excessif, ou bien il a une idée derrière la tête, bien éloignée du bien de l’Education Nationale et de ses élèves.
    Je crains qu’un telle décision ne relève du comble de l’hypocrisie, un peu comme les expulsions de Roms, en raison d’une délinquance marginale.
    Je pense qu’il y a plusieurs raisons :
    - d’abord la maladie des réformes et de l’hyperactivité de notre Président qui fait tout ce qui lui passe par la tête sans réfléchir et un ministre ne peut que l’imiter s'il vaut garder sa place.
    - ensuite la volonté de dégrader le service public au détriment du privé. Alors faire une grande réforme c’est montrer qu’il va mal, et faire en sorte qu’elle se réalise mal c’est jeter le discrédit sur lui.
    -et puis électoralement, les lycées dépendent des régions qui sont toutes de gauche. Alors cela va les obliger, ou à  aider en partie les familles qui ne pourront pas payer à financer la dépense, et cela va gréver les finances régionales, ou bien à les amener à refuser cette aide et donc à risquer de mécontenter des électeurs.
    - de plus, il y a peut être quelques amis dans les maisons d’édition et, renouveler tous les livres de tous les lycées, c’est certainement très appréciable au plan financier.

    Nos élus malheureusement n’ont plus aucun bon sens quand leur popularité baisse dans les sondages et beaucoup d’entre eux, président en tête, sont prêts à faire n’importe quoi pour se faire réélire, sans se soucier de l’intérêt des français et du pays.
    Certes cela a toujours été le point faible du suffrage universel, mais depuis quelques années l’inconséquence et l’hypocrisie sont venues s’ajouter à une honnêteté doûteuse, même quand elle reste tout à fait légale. Et j'ai l'impression désagréable qu'on nous prend pour des imbéciles.

Mercredi 25 août 2010 à 8:47

Informatique, médias, internet

Pour vous reposer des préférences cérébrales, quelques photos.


    Aujourd'hui, il pleut en Bretagne et nous avons plutôt froid (20 d° l'après midi au maximum et 13 le matin) et l'eau de la mer est à 17 d°. Brrr !
    Mais il fut un temps, en juillet où il a fait plus chaud, et là, grâce aux nitrates des lisiers de porcs, nous avons vu arriver les algues vertes que les services municipaux enlevaient tous les jours de bon matin, car il ne faut pas qu'elles pourrissent (elles se décomposent en hydrogène sulfuré - SH2 - gaz qui est toxique).
    Mais en fin d'après midi, elles sont de nouveau là et, si ce n'est pas très agréable de se baigner au milieu d'elles, cela peut faire de jolies photos, comme celles prises par ma fille au bord des rochers.


http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/1002173.jpg


http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/1002189.jpg


http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/1002193.jpg



http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/1002195.jpg


http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/1002198.jpg


http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/1002214.jpg

Mardi 24 août 2010 à 8:50

http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/schemaglobalpref09jpg.jpg

    Notre cerveau lorsque nous pensons, a des préférences naturelles innées de fonctionnement. Nous allons faire un bref examen de certaines d'entre elles que nous décrirons de façon plus détaillée dans les articles ultérieurs.

        1 - Nous vivons dans un environnement au milieu d'autres hommes. Et pour vivre, il nous faut une motivation, un moteur de nos actes.
    Pour certains, ce sera plutôt le "milieu extérieur" des relations, et ils tirent leur énergie de la rencontre avec les autres personnes, et pour d'autres, ce sera plus souvent le "milieu intérieur" de leur pensée, de leur intelligence et ils tirent alors leur énergie d'eux mêmes.
         Si nous préférons le milieu extérieur, nous sommes “extraverti” (E).
         Si nous préférons le milieu intérieur, celui de notre pensée, nous sommes “introverti” (I).

          2 - Mais ce milieu extérieur, les personnes que nous côtoyons, les soucis, tous nos problèmes, nous traumatisent plus ou moins car nous avons chacun un sensibilité plus ou moins grande au stress.
        Nous sommes naturellement  “optimiste” ou “pessimiste”, et cette préférence cérébrale réagit fortement sur notre humeur de tous les jours et sur notre état psychologique.
   
          3 - La première réaction initiale de notre cerveau devant un événement, une image, une conversation, un son, une sensation, est une “réaction émotionnelle immédiate, sentimentale,  altruiste”, qui intervient en moins d'une seconde.
          Nous y sommes plus ou moins sensibles et cette préférence agit aussi sur notre moral.

 4/5 -  Dans notre vie courante, notre cerveau fonctionne et à chaque instant  :

         4 - Il prend des informations dans le monde extérieur et en nous même.
En particulier des “perceptions” grâce à nos cinq sens.
    Il le fait selon deux processus bien distincts dont il utilise l'un préférentiellement et l'autre moins souvent :
        - un mode global et intuitif (G) : celui de la synthèse, des ensembles, de l'abstrait, des schémas, théories et modèles, du futur, de la prévision et de l'anticipation, de l'imagination, du changement, de l'invention et du flair, de la spéculation, de la variété, de l'aléatoire et de la démarche par bonds.
        - un mode sensitif et factuel (S) : celui de l'analyse, des détails, du concret, de l'observation, des faits, de l'assemblage pas à pas, du présent dont on sait profiter, du pragmatisme, du réalisme, de la pratique et de l'expérience, du conservatisme, des lignes de conduite, des procédures, des répétitions, du séquentiel, de la démarche continue.

         5 - Il prend des “décisions”, fait des choix, qui conditionnent ensuite nos actes, selon deux types de processus différents, tous deux étant rationnels, mais différant par les critères de choix utilisés.
    Comme dans le cas précédent, nous avons une nette préférence pour l'un des modes, et nous sommes plus ou moins doués pour l'autre mode.
              - les critères sont ceux d'une logique impersonnelle (L) : ce sont des principes objectifs, des lois, des règles, une analyse critique et logique; on se pose en juge et on décide “avec la tête”, plutôt en “spectateur”.
            - les critères sont ceux de valeurs altruistes (V) : la décision est plus subjective et humanitaire; c'est le monde de l'empathie, de l'intimité, de la chaleur humaine et de la persuasion; on se pose en avocat, et on décide “avec le coeur”, plutôt en “participant”

        6 - Dans notre environnement nous sommes au contact des autres, qui interviennent aussi dans notre vie, et nous admettons plus ou moins cette intervention, nous "tolérons" plus ou moins les idées et les réactions d'autrui.        
    Selon le cas notre cerveau peut être “tolérant” ou “intolérant”.

        7 - Notre cerveau émotionnel et notamment nos centres de la récompense, sont sensibles à de nombreux “désirs”.
     L'un d'entre eux est notamment de plaire aux autres (même pour un introverti) et donc d'être plus ou moins sensible à l'opinion des autres et à nos propres désirs et souhaits.
    Mais les médias, la comparaison avec la situation et les possessions des autres, nos propres envies, suscitent de nombreux désirs auxquels nous cédons plus ou moins, avec plus ou moins d'impatience, et dont la réalisation, si elle a lieu nous lasse plus ou moins vite. Nous sommes plus ou moins influençables et moutonniers.
    Nous serons donc “influençables”, ou “indépendants”.

         8 - Enfin nous agissons dans notre vie de tous les jours et là une nouvelle préférence intervient dans notre attitude :
    - soit nous voulons agir sur les événements, les prévoir, prévoir notre conduite et essayer de "forcer le destin", en limitant la phase d'information au strict minimum, pour réserver le temps disponible à des hypothèses et des décisions par avance.(Cette préférence sera repérée par la lettre (J) : comme priorité au Jugement, c'est à dire au choix.)
    - soit au contraire nous ne somme pas pressées d'agir et de décider, et nous essaierons de nous adapter aux événements au dernier moment plutôt que d'essayer de les forcer : ces personnes vont donc accumuler les informations, et repousser la décision à l'extrême limite. Cette préférence sera repérée par la lettre (P) : comme priorité à la Perception..

Lundi 23 août 2010 à 9:07

Préférences cérébrales

http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/1001851-copie-1.jpg


    Il est possible de décrire les préférences cérébrales en termes simples, à la portée de toute personne ayant une formation secondaire, et cela sans l'emploi d'un vocabulaire de médecine ou de psychologie, toujours ésotérique pour les non-spécialistes.

    Nous avons intérêt à connaître ces préférences, car c'est lorsque nous utilisons ces mécanismes préférés que nous sommes le plus à l'aise et donc le plus performant. Nous sommes au contraire “maladroits” sur les autres mécanismes.
    Malheureusement les situations que nous rencontrons peuvent ne pas correspondre à l'exercice des mécanismes préférés de notre cerveau, et nous avons intérêt à nous entraîner à le faire fonctionner aussi selon les modes moins habituels, à devenir, si l'on peut dire, “ambidextres cérébraux”.

    Lorsque nous voulons communiquer, rassembler des données ou faire des choix, résoudre des problèmes ensemble au sein d'un « groupe », (avec nos parents, nos amis, notre compagnon ou notre compagne, ou en entreprise) chacun d'entre nous a tendance à utiliser ses mécanismes cérébraux favoris, (comme un droitier concevrait plutôt un objet mieux utilisable de la main droite, et un gaucher de la main gauche).
    Il est alors utile non seulement de connaître ses propres préférences, mais aussi celles de ses interlocuteurs.
    Si nous avons les mêmes préférences, la communication, le travail commun sera facile. Plus nous aurons des préférences dissemblables, plus nous aurons de problèmes de compréhension, sauf si chacun d'entre nous, connaissant les préférences de chaque interlocuteur, essaie d'y adapter  son comportement.
    D'où la relative quiétude dans une équipe composée de personnes de formation commune, qu'ils ont choisie parce qu'ils avaient les préférences adaptées à cette formation, et qu’ils ont réussie : ils se ressemblent donc quant à ces préférences cérébrales, qui leur sont aussi utiles danbs leur travail et la communication entre eux est plus facile..

    Par contre, si nous avons tous la même façon de recueillir l'information et de choisir, certes nous nous entendrons mieux, mais nous percevrons tous les choses sous les mêmes aspects et nous serons tous aveugles à d'autres, nous serons tous insensibles à certains critères de choix, nous serons tous “malhabiles” et mal adaptés face aux mêmes situations. C'est le revers de la médaille!

    Notons enfin qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise préférence; chacune a ses avantages et ses inconvénients selon les situations dans lesquelles on se trouve.

    Il n'y a donc pas lieu de vouloir cacher ses préférences cérébrales, de même qu'il serait ridicule de vouloir garder confidentielle sa préférence de droitier ou gaucher.

    Il n'y a aucun jugement de valeur dans cette typologie et aucune honte à avoir telle ou telle préférence
    Ce qu'il faut c'est être conscient des forces et des faiblesses de chacune d'elles.

    Certaines de ces préférences cérébrales ont été étudiées au début du 20ème siècle par le psychiatre suisse Carl-Gustave JUNG (1921), puis dans les années 40 à 80 par deux psycho-sociologues américaines mesdames MYERS et BRIGGS (1942), relayées par d'autres chercheurs et médecins et, en France, depuis 1985, par Pierre CAUVIN et Geneviève CAILLOUX, sous le nom de MBTI (Myers-Briggs Types Indicator), qui est utilisé aux USA par les conseillers matrimoniaux  et dans les entreprises pour faire de l'orientation professionnelle et de la cohésion d'équipe.
    Pour l'utiliser moi-même en entreprise et avec des chômeurs, j'ai francisé le MBTI qui utilisait des notations américaines, j'ai simplifié les notions pour les rendre compréhensibles aux personnes qui n'ont pas encore l'expérience d'un métier ou qui n'ont pas une culture suffisante, et j’ai adapté la notion de perception immédiate émotionnelle, développée par un psychologue américain Plutchik.
    Puis pour l'utiliser avec des adolescents, notamment mes correspondantes des blogs, j'ai rajouté des notions issues de la théorie américaine Big five d'Allport et Cattel qui a fait l’objet de deux de mes articles,, et d'autres qui découlent des recherches sur le fonctionnement de nos centres de récompense dont je vous ai déjà parlé et de travaux de psychologie sociale. J'ai donc ajouté les notions d'optimisme/pessimisme, de tolérance et de sensibilité aux influences externes.

    Ces notions m'ont souvent permis de montrer à mes correspondant(e)s les raisons de leurs problèmes avec leurs parents, petit(e) ami(e) ou camarades ou de certains de leurs comportements dans des situations difficiles.
    Des cabinets de recrutement utilisent ces théories dans des batteries de tests très complexes, dont les premiers ont été le GORDON américain et le 16PF, les plus connus en France étant maintenant SOSIE, GOLDEN et PAPI.
    J'ai eu l'occasion lorsque je travaillais en entreprise, d'utiliser certains de ces tests, mais cet emploi est complexe, d'une interprétation difficile et assez tournée vers le recrutement ou l'orientation professionnelle, mais pas pour expliquer une personnalité.
   
Personnellement je n'utilise pas les notions de préférences cérébrales sous forme de tests, mais dans une réflexion avec mon interlocuteur quant à sa personnalité ou celle de ses proches.
    Par ailleurs il faut souligner que pour les préférences cérébrales, il n'y a pas de classement dans une population et qu'il n'y a pas de bonne et de mauvaise préférence, chacune ayant avantages et inconvénients, comme je l'ai dit plus haut.
    Il n'y a donc pas de « jugement de valeur », mais une simple clarification de sa personnalité et de son comportement.
    Non seulement les personnes qui ont des préférences cérébrales opposées ont des personnalités différentes, mais é
galement des personnes ayantdes niveaux très différents dans la même préférence


Dimanche 22 août 2010 à 9:38

Préférences cérébrales

 http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/1001832-copie-1.jpg

    Des correspondantes m’ont demandé de refaire des articles sur les préférences cérébrales afin de mieux cerner leur propre personnalité.
    Certains nouveaux lecteurs ou lectrices , qui ont essayé de lire mes anciens articles à ce sujet, me demandent de faire de nouveaux articles plus simples, plus conviviaux, qui aient moins l’aspect d’un cours, mais plus d’un exercice pratique.
    Après trois articles généraux, destinés à vous expliquer ce que sont ces préférences, j’essaierai de vous présenter chacune des préférences de façon telle que vous puissiez vous situer par rapport à elle.

    Aujourd’hui je vais vous expliquer ce qu’est une préférence cérébrale.


    Lorsque nous utilisons nos mains pour mener une action, (c'est à dire nos muscles et tout le mécanisme de commande neuro-cérébral), nous avons une préférence innée : à notre naissance, l'organisation de notre cerveau fait que nous sommes “droitier” ou “gaucher”. C'est une préférence de notre cerveau qui commande nos gestes des mains, les centres correspondants (sur le dessus du crâne) de l'hémisphère gauche étant davantage utilisés chez un droitier et ceux de l'hémisphère droit chez un gaucher (et/ou la transmission se faisant mieux entre ces centres et les autres centres et le système nerveux associés).

    Personne n'ignore sa préférence manuelle naturelle et nous utilisons tous cette préférence, de façon quasi automatique, c'est à dire la main la plus "adroite".
    Cette préférence n'est pas une tare! Un droitier et un gaucher peuvent être aussi adroits l'un que l'autre, sauf si les objets à saisir ont été spécialement conçus pour être pris de la main droite ou gauche, car cela restera toujours plus difficile de manier un outil, conçu pour l'usage exclusif d'une de nos mains, (paire de ciseaux ou écriture), avec celle pour laquelle cet outil n'a pas été fait..
    Par ailleurs un droitier peut améliorer l'adresse (ou diminuer la maladresse!) de sa main gauche (et vice versa pour le gaucher). Le barreur d'un voilier doit impérativement savoir barrer de chacune de ses mains selon l'amure sous laquelle il se trouve.
    Il y a des personnes presque ambidextres.
    Nous avons cependant besoin le plus souvent de nos deux mains (essayez donc d'applaudir ou de tenir fermement un gros colis d'une seule main!).

    Essayez aussi de croiser vos bras : en général le droitier met le bras droit par dessus le gauche et le gaucher l'inverse. Essayez si vous êtes droitier de faire l'inverse, comme un gaucher. Vous verrez que cela n'est pas si facile, mais plus lent et il faut faire attention car l'automatisme n'est pas acquis. Il faut réfléchir pour le faire (avec notre cortex frontal, alors que pour les automatismes, c'est le cervelet qui commande)
    Vous constatez bien là ce qu'est une préférence et l'attitude inverse : on peut se servir des deux attitudes, mais l'une est plus naturelle que l'autre.
    Il est moins connu que nous avons une préférence pour l'un de nos deux pieds pour tirer un ballon dans un but, ou prendre appel pour un saut, et que nous ne pouvons bien viser que d'un oeil, le droit ou le gauche selon les personnes. Ce sont d'autres préférences innées (qui n’ont pas de rapport avec droitier ou gaucher)..

    Notre cerveau lorsque nous pensons, a aussi ses préférences naturelles innées de fonctionnement, notamment en matière de prise d'information, de prise de décision, de l'importance relative que nous attachons à chacune de ces deux types d'actions, et quant au milieu qui focalise notre intérêt : le milieu extérieur ou celui de nos pensées, mais aussi en ce qui concerne notre sensibilité émotionnelle, notre sensibilité au stress, l'importance que nous accordons à nos désirs, la tolérance que nous avons des pensées des autres, ou l'influence qu'ils peuvent avoir sur nous.

    Ces préférences sont innées, (mais pas forcément héréditaires), et sont liées à la formation initiale de notre cerveau.
Mais l'éducation et un effort personnel, peuvent permettre de développer les domaines non préférentiels. L'expérience que nous apporte la vie influe également sur elles.
    Il n'est pas possible de donner une correspondance entre ces préférences et le fonctionnement du cerveau, car elles correspondent à un “comportement” de l'individu, qui met donc en jeu tout le cerveau, mais je donnerai par la suite quelques pistes à ce sujet.

    Pour chaque catégorie de préférences que nous allons étudier, nous aurons affaire à deux préférences “antagonistes” (comme être droitier ou gaucher) correspondant à des modes d'action (se servir de la main droite ou gauche), dont l'un sera préférentiel (la main droite pour le droitier), c'est à dire que nous nous en servons plus souvent, plus facilement et en général avec un meilleur résultat.
    Mais nous nous servons aussi, mais moins souvent et moins bien, du mode d'action opposé (le droitier se sert aussi de sa main gauche).
    L'autre mode non préférentiel, est peu ou relativement assez développé et donc plus ou moins utilisé, selon les individus, leur formation, leur environnement et l'entraînement qu'ils ont pu acquérir au cours de leur vie, (et donc leur âge), mais il reste moins naturel, plus laborieux et moins performant que le mode préféré.
    Ces préférences sont donc moins nettes chez un adolescent que chez un adulte, car l'adolescent n'a pas eu le temps encore de se perfectionner dans l'usage de son mode d'action préféré et encore moins le temps de s'entraîner à utiliser le mode antagoniste.

   
Il est possible de décrire ces préférences en termes simples, à la portée de toute personne ayant une formation secondaire, et cela sans l'emploi d'un vocabulaire de médecine ou de psychologie, toujours ésotérique pour les non-spécialistes.
    C’est ce que nopus essaierons de faire dans les prochains articles.


Samedi 21 août 2010 à 9:49

Zoologie, évolution

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/caprelle.jpg

    En allant à la pêche aux crevettes avec mes petits enfants, j’ai vu dans l’eau une caprelle accrochée dans une algue par ses pattes crochues.
    C’est un joli petit crustacé d’un cm de long, aux formes bizarres, qui doit son nom à une vague ressemblace avec une chevrette (caprella en latin) et qui se déplace d’algue en algue.
    Alors je fais cet article en pensant à Maud, “chevrette nomade” , mais ce que je vais décrire n’a rien à voir avec elle.

   
Ces crustacés se nourrissent surtout de zooplancton
    Les grandes et les petites antennes de la cabrelle se trouvent sur sa tête et elle a deux pattes-pinces-machoires devant la bouche.
    Le coeur s’étend sur tout le dos de la bête et en regardant bien on voit circuler le sang dans ce corps translucide.
    Les biologistes disent que deux lamelles apparaissent sous le ventre des femelles et que les oeufs descendent entre ces lamelles qui bougent et les agitent sans doute pour les oxygéner.  A l’éclosion, les petites larves sortent en se glissant entre les lamelles.
    .J'avoue ne jamais avoir vu cela, mais je crois qu'il faudrait une grosse loupe et dans la mer, ce n'est pas facile à manier lol.

    Il y a sûrement beaucoup de ces petits crustacés en Bretagne car en faisant très attention, on finit par en voir en examinant les algues. Mais ils sont très petits (quelques millimètres) et transparents alors, on ne les voit pas facilement surtout quand on ne les connaît pas.
    Et puis ce n’est pas comestible comme les crevettes : trop petit et rien à manger. Il vaut mieux d’ailleurs ne pas essayer de les détacher car ils sont bien accrochés aux algues et on les casse et on les tue en les détachant.
    Vous verrez mieux comment est faite une caprelle sur cette photo professionnelle d'un laboratoire d'étude marin.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/caprellasp.jpg

    Evidemment la chasse à courre aux crevettes dans les mares ou sous les tabliers de fer qui supportent les huïtres est beaucoup plus amusante. Il faut pousser doucement sans lui faire peur avec une main, la crevette vers son autre main qu’il faut alors refermer brusquement.
    Cela ne fonctionne pas à tout coup et ce n’est pas très efficace si vous comptez là dessus pour votre hors d’oeuvre. Il vaut mieux alors prendre le filet à crevette et racler le fond.
    Mais c’est bien plus passionnant à la main.!

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast