Jeudi 30 septembre 2010 à 8:18

Sciences et techniques

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    Espèce?: Avidien. Genre?: organisme digital. Habitat?: logiciel Avida. Signe particulier?: ne possède pas d’ADN, mais des lignes de code pour seul génome. Voilà à quoi pourrait ressembler la carte d’identité de l’une de ces créatures étranges, développées au sein du département d’informatique de l’Université du Michigan.
    Elles ne sont pas faites d’eau et d’atomes de carbone d’hydrogène et d’azote, mais peuvent néanmoins vivre, se multiplier et s’adapter à leur environnement comme n’importe quel être vivant. Ces « avidiens » appartiennent en fait à la famille des « organismes digitaux », de petits programmes informatiques pouvant s’auto-répliquer, muter et évoluer à grande vitesse au sein d’ordinateurs multiprocesseurs.
   
    Comme je vous l’ai montré dans l’article d’hier, chaque avidien est logé dans son propre microprocesseur possédant une mémoire minimale et avec au départ une puissance de calcul minimale.
    Au départ, par contre chaque avidien reçoit un “génome” un “ADN informatique" composé de quelques lignes de codes. Ces lignes sont presques identiques, comme pour les humains et vont lui permettre de vivre, de se reproduire, d’évoluer dans leur monde virtuel.
    Chaque avidien a son microprocesseur, indépendant de celui de chaque autre avidien, qui possède sa mémoire et une certaine puissance de calcul.
    Ce processeur constitue en quelque sorte le « cerveau » de la créature, et lui permet d’exécuter les commandes contenues dans son génome, un peu comme l’embryon humain se développe à partir des codes de son ADN et des facteurs de croissances en construisant peu à peu son cerveau et son organisme..
    Quelques minutes suffisent pour faire naître et se reproduire des milliers d’individus avidiens sur une centaine de générations, et donc de parcourir des “pseudo-siècles” de l’espèce humaine.

    Les vrais organismes vivants ont besoin d’énergie pour vivre et se reproduire et ils la puisent dans l’air, la lumière, la température et la nourriture.
    Et en général on leur demande dans le monde moderne de “gagner leur vie” en travaillant pour la communauté.
    Les avidiens vont puiser leur énergie à partir de l’électricité fournie à leur micropossesseur et on leur demande aussi de travailler à faire des calculs mathématiques, prescrits par le programme Avida et les modifications qu’ils lui apportent eux mêmes peu à peu.
    Les chercheur ont imaginé un système voisin du “système de récompense” de notre cerveau que je vous ai déjà décrit, lequel est à la base de l’apprentissage et de l’évolution de l’homme.
    S’ils font un calcul intéressant, le programme Avida les récompense en augmentant la puissance et la mémoire de leur processeur, et plus le processeur est puissant, plus les organismes peuvent effectuer de calculs en un temps réduit. Donc plus ils gagnent de l’énergie supplémentaire, et plus ils peuvent se multiplier et évoluer rapidement.
    Le programme Avida convertit tout simplement la lutte naturelle pour la survie en une lutte digitale pour résoudre des équations .

    Par ailleurs, à chaque génération, des mutations aléatoires se produisent dans le « génome » des avidiens : quelques lignes du programme sont modifiées au hasard.
    Comme dans le règne animal ou végétal, ces mutations peuvent provoquer des dysfonctionnements de l’organisme et entraîner sa mort. Mais à l’inverse, elles peuvent aussi engendrer des progrès, et générer des individus plus efficaces que leurs ancêtres.
    Un organisme ayant de "bons gènes", c’est-à-dire un programme capable d’accomplir une évolution fructueuse et rapide, va surpasser les organismes ayant de “mauvais gènes”.
    Dans cette réalité virtuelle, les chercheurs reproduisent ainsi en accéléré plusieurs milliards d’années d’évolution. Et surtout, ils peuvent retracer la descendance entière de chacun des individus, traquer chaque gène, chaque mutation, sans le moindre chaînon manquant.  
    En fait la situation est plus complexe. Car en intelligence artificielle, l’ordinateur a la capacité de modifier dans certaines conditions le programme qui le gère et donc il s’adapte comme l’être humain le ferait.
    Ce sont donc ces adaptations plus les mutations qui interveinnent et qui, si elles sont en définitive bénéfiques, permettent la survie des avidiens (depuis environ 10 ans d’études).
    Je vous en donnerai quelques exemples dans l’article de demain.

    Les chercheurs ont montré ainsi que Darwin était un être génial car ses conclusions sont confirmées par le comportement des avidiens : les comportements complexes sont bâtis à partir de comportements initiaux plus simples, par un apprentissage et la sélection des comportements bénéfiques pour l’évolution de l’espèce.

Mercredi 29 septembre 2010 à 9:00

Sciences et techniques


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    Avant de vous parler d’avidiens, je dois me mettre d’accord avec vous sur certains termes d’informatique, qui indiquent ce que peut faire un ordinateur : multi-utilisateurs, multi-tâches, multi-processeurs, intelligence artificielle.


    Le PC de votre famille peut servir à plusieurs personnes .
Le système qui le fait fonctionner (par exemple “windows”) et des logiciels (par exemple Word, Powerpoint, Firefox...) sont mis en commun et chacun peut s’en servir. Chaque personne a une session, protégée par un mot de passe, où elle met ses dossiers.
    Mais une seule personne peut se servir à la fois de la machine et pour que l’autre puisse s’en servir aussi, il faut que la première personne ferme sa session et quitte la machine. Votre PC est multi-utilisateurs.

    Quand vous êtes sur votre PC (ou votre Mac), vous pouvez vous servir de plusieurs logiciels “à la fois”, enfin semble t’il !
    Par exemple quand je veux publier un article, j’ouvre firefox et je vais sur “cow-post”, j’ouvre word sur lequel j’ai tapé le texte de l’article et graphic-converter qui va me permettre de transformer une image et de l’enregistrer au format  jpeg, le seul que sait lire cow.. Les trois fenêtres sont à coté l’une de l’autre sur mon écran de 27 pouces et, en apparence j’utilise les trois logiciels à la fois.
    Mais en réalité la machine ne fait fonctionner ces trois logiciels que l’un après l’autre : quand je clique sur la fenêtre de texte, mon système me branche sur word et me permet d’ouvrir mon article et de faire un “copier” du texte.
Puis quand je clique sur l’image, elle me branche sur graphic-converter (ce pourrait être photoshop) et me permet de la manipuler et d’enregistrer ce que je veux publier.
    Puis je clique sur la fenêtre de publication de mon blog, l’ordinateur me branche sur firefox et je peux copier mon texte, copier mon image, compléter et publier mon article.
    L’ordinateur permet de se servir de plusieurs logiciels l’un après l’autre et au besoin en alternance, pour réaliser une publication qui nécessite l’intervention de ces logiciels : on dit qu’il est “multitâches”.

    Certains  ordinateurs permettent à plusieurs personnes de travailler en même temps sur la machine, du moins elles ont cette impression. C’est une forme plus perfectionnée du multi-utilisateurs, qui nécessite un système écrit dans un langage adéquat comme par exemple UNIX.
     En fait la simultanéité n’est qu’une apparence. Le système partage le temps de l’ordinateur entre les divers utilisateurs. Dans la mesure où l’ordinateur est très rapide et où les travaux que vous faites peuvent se découper en petites tâches élémentaires, l’ordinateur alloue à chaque utilisateur une partie de la mémoire centrale et du disque dur en fonction de l’importance de ces petites tâches qu’il exécute en quelques dixièmes de secondes.
    Dans la mesure où il n’y a pas trop d’utilisateurs, chacun est servi à chaque sollicitation en une ou deux secondes pour chaque tâche élémentaire, et il a donc l’impression que l’ordinateur ne travaille que pour lui.
    En réalité la machine travaille successivement en alternance pour chacun des utilisateurs pendant des temps très courts.

    Pour qu’un ordinateur travaille vraiment pour plusieurs utilisateurs en même temps, il faut qu’il soit “multi-processeurs”.
Cela veut dire qu’il est l’assemblage de plusieurs ordinateurs ayant chacun un “processeur”, c’est à dire des “puces” pouvant abriter système, modules de traitements et un minimum de mémoire immédiate.
     On peut ensuite associer à ces ordinateurs indépendants, qui vont travailler “en parallèle”, des puces supplémentaires de mémoire commune ou des disques durs, des imprimantes, des consoles avec écran et clavier etc...
    Bien sûr il faut en outre un autre petit ordinateur pour gérer les interfaces communes. C’est un peu comme la pieuvre qui a un cerveau dans chaque tentacule qui en gère les gestes, et un neuvième cerveau  pour coordonner les mouvements des huit tentacules et de leurs cerveaux. (voir mes articles sur les pieuvres).
    Vous pouvez donc utiliser de telles machines multi processeurs pour leur faire développer différents aspects d’une même questions dans différentes hypothèses ou conditions et ainsi comparer les résultats qu’entraînent ces différences.
   
C’est ce que nous verrons pour les “avidiens” qui sont des développements différents d’un même programme dénommé “AVIDA”.

    Mais un programme “habituel” a été fait et est imposé à la machine
par un programmeur qui seul peut le modifier. La machine est donc “bête et méchante” car elle ne peut qu’exécuter les instructions du programme et même ses erreurs non prévues (les bogues).
    En “intelligence artificielle” il n’en n’est pas ainsi : la machine peut dans certaines conditions, modifier son programme elle même, quand en général elle a “appris quelque chose” en rapport avec son exécution. C’est ainsi que sont conçus les programmes des robots, qui peuvent donc s’adapter seuls à certaines évolutions de leur environnement par apprentissage. (à l’instar de l’homme).

    Avida est un programme “d’intelligence artificielle”, cette science étudiant la modélisation de l’intelligence humaine et notamment les robots.
    Pour découvrir de nouvelles formes de vie intelligentes, inutile de réserver un voyage vers la planète Mars?!
    Dans le laboratoire "Digital Evolution Lab" de Charles Ofria,  de l’Université du Michigan, des milliards “d’êtres digitaux” colonisent tranquillement un vaste réseau d’ordinateurs.    
    Ce sont les “avidiens”. Dérivés des virus informatiques, ils sont capables de se reproduire, d’évoluer par apprentissage ou mutation. Et même de dormir ou de coopérer ! 
    Ils habitent un monde parallèle, fait de disques durs, de processeurs et de lignes de codes,
    On va donc chercher ainsi à étudier un monde virtuel qui ait des similitudes avec le monde humain. Où aboutira t’on, on ne le sait pas encore.

    Le courrier international leur a consacré récemment un article, mais assez ésotérique et peu compréhensible et qui n’a probablement pas été souvent lu.
Voilà pourquoi j’ai pensé utile de vous en parler.
    Par contre j’ai lu sur ce sujet un excellent article de Marianne Cramer dans la revue “Le monde de l’intelligence”. et des articles de l’université de Michigan, mais difficiles à suivre et en anglais..

   
Dans l’article de demain je vous donnerai quelques informations complémentaires sur les avidiens.
    Rassurez vous, ils ne sont pas dangereux et ce ne sont pas de petits hommes verts !



Mardi 28 septembre 2010 à 8:47

Préférences cérébrales

Aujourd'hui la dernière les préférence cérébrale dont je parlerai, avant d'examiner ce que nous pouvons faire de toutes ces préférence dans la vie courante :  la tolérance de l'opinion des autres, qui est une attitude importante dans la vie.

    Dans notre vie de tous les jours nous sommes en présence d'autres personnes avec lesquelles nous confrontons nos idées et nous avons alors deux types d'attitudes différentes :

 - soit nous écoutons et nous admettons les idées des autres, ce qui n'empêche pas de défendre les siennes.
    Nous sommes « tolérants »
Bien entendu nous pouvons ensuite être influen!ables ou au contraire indépendants d'esprit, c'est autre chose.

- soit nous préférons avoir absolument raison quelles que soient les idées de l'autre et nous ne changerons d'opinion à aucun prix, même si l'autre personne a raison.
    Nous sommes « intolérants ».

En général l'intolérant a tendance à être moins influençable (car il n'écoute pas les autres et veut avoir raison), mais ce n'est pas obligatoire.

Je connais des personnes qui sont très influençable et moutonnière, mais qui, une fois qu'elles ont été ainsi "converties" deviennent totalement intolérante. C'est souvent le cas de ce que l'on appelle les "fanatiques".

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En général, une personne tolérante (préférence Tol.) :

- laisse les autres personnes défendre leurs opinions et les écoute avec attention ;
- aime échanger des opinions;
- défend ses idées mais admet celles d'autrui;
- examine les idées des autres avec calme et compréhension;
- prend en compte l'opinion des autres;
- n'hésite pas à approuver une thèse adverse s'il la trouve juste;
- est juste, intellectuellement honnête et objective dans son argumentation.


En général, une personne intolérante ( préférence intol.) :

- n'écoute pas l'autre et l'interrompt lorsqu'il parle;
- reste dans sa tour d'ivoire avec ses concepts;
- soutient ses idées même avec mauvaise foi.;
- n'admet pas d'avoir tort;
- n'examine l'opinion des autres qu'avec réticence;
- prend très rarement en compte l'opinion d'autrui et aime la polémique;
- critique facilement les opinions des autres;
- n'hésite pas à exagérer ses arguments par rapport à la réalité et à sous-estimer ceux des autres personnes.


Ce qui différencie principalement le Tolérant de l'Intolérant :

     La personne très intolérante considère que seules ses idées sont valables et il n'admet pas celles des autres qu'il juge mauvaises et il polémiquera avec mauvaise foi pour démontrer que ce sont ses idées qui sont les bonnes.
    Celle tolérante, tout en défendant ses idées, écoute celle des autres et il en tient compte dans la mesure où elles lui paraissent raisonnables quitte à changer d'avis sur certaines de ses idées s'il les juge moins bonnes


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    Demain, pour vous reposer, je change de sujets : je vous parlerai des avidiens. Je parie que vous ne savez pas ce que c'est. 
De petits hommes verts ??




Lundi 27 septembre 2010 à 9:58

Préférences cérébrales

 J'achève l'inventaire des préférences cérébrales aujourd'hui et demain par deux préférences d'attitude vis à vis des personnes avec lesquelles nous avons des rapports: l'indépendance d'esprit ou son coté influençable d'une part et la tolérance ou l'intolérance à leurs idées.

    Dans notre vie de tous les jours nous sommes en présence d'autres personnes avec lesquelles nous confrontons nos idées, qui agissent sur les nôtres et nous avons alors deux types d'attitudes différentes :
                 - soit nous sommes influençables et les autres ont une grande influence sur nos opinions, soit directement, soit que nous attachions beaucoup d'importance à leur estime et donc à des règles auxquelles nous obéissons.
Un faible contrôle de nos émotions et une appréciation insuffisante de nos limites et de nos qualités et défauts favorise une attitude soumise.
En général cette attitude s'accompagne d'une trop grande importance attachée à l'opinion d'autrui
                 - soit nous sommes indépendants et le jugement des autres et leurs idées ont une influence faible sur nos comportements et les règles de conduites sont raisonnées.
Un bon contrôle de nos émotions et une appréciation de nos limites et de nos possibilités favorise une certaine liberté d'action.

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           En général, une personne influençable (préférence Influ.) :

- se préoccupe en permanence du jugement d'autrui;
- attache une très grande importance à son aspect et à ce qu'elle parait;
- est soucieuse des modes;
- se conforme sans discussion aux règles morales et sociétales;
- est influençable aux opinions et actions des autres;
- suit facilement un meneur ou un conseiller ;
- a du mal à maîtriser ses émotions causées par autrui;
- a une idée floue de ses propres limites et n'a pas confiance en elle.


          En général, une personne indépendante ( préférence Indép.) :

- est plutôt soumise à son propre jugement et ne se préoccupe que faiblement de l'opinion des autres;
- ne se préoccupe que modérément de son image;
- n'admet ses règles de vie qu'après réflexion et choix personnel (ce que Freud appelle le "surmoi");
- n'a pas l'esprit moutonnier et se soucie peu de la mode;
- ne se laisse pas facilement influencer par les discours et les actes;
- a une indépendance d'esprit vis à vis de meneurs ou de conseillers;
- arrive à contrôler les émotions provoquées par autrui;
- a une idée précise de ses limites et une certaine confiance en soi.


           Ce qui différencie principalement 'Influençable de l'Indépendant :

    L'influençable a un souci permanent de l'idée que les autres se font de lui (ou de ce qu'il croit être cette opinion), craint le jugement d'autrui et donc se conforme sans discuter aux règles du groupe ou de la société. Il se laisse influencer et a donc une liberté d'esprit toute relative et un comportement plus ou moins moutonnier.
    L'indépendant, tient compte de l'opinion d'autrui, mais ne craint pas  en permanence ce jugement et sait passer outre s'il le juge nécessaire. Il est donc peu influencé par la mode et n'accepte les règles morales et sociétales qu'après avoir jugé par lui-même de leur opportunité.
Il est indépendant d'esprit et tout en pouvant tenir compte de l'opinion des autres, il ne le fait qu'après discussion et réflexion. Il maîtrise les émotions causées par autrui et a conscience de ses limites, de ses qualités et défauts. Par contre il tient souvent trop à ses opinions


    Alors êtes vous une personne influençable ou indépendante d'esprit ?

Dimanche 26 septembre 2010 à 9:12

Enseignement, école, fac

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    J’ai lu sur “Le Monde”, un article qui m’a fait bouillir. Encore à propos de notre ministre de l’Education Nationale. Mais je trouve aussi que les médias croient tout et réfléchissent peu, pourvu que cela fasse vendre le journal, mais en cela ils donnent l’impression aux lecteurs de les prendre pour des imbéciles.
    Il s’agissait d’un classement des lycées vis à vis de la réussite au bac, publié par l’Education Nationale, un peu comme un tableau d’honneur.

    Le seul chiffre qui me paraît objectif, pour moi, parent d’élèves, c’est la pourcentage d’élèves reçus. Après les autres interprétations c’est de la cuisine.
    Car finalement si celui auquel je souhaite donner la meilleure instruction possible est admis dans le lycée qui a un pourcentage très élevé, il aura plus de chances sans doute de réussir (bien sûr à condition de travailler et les lycées où la réussite est meilleure sont sans doute plus exigeants; il n’y a pas de miracle!)
    Certes ce n’est pas représentatif du mérite des profs, mais comment un simple chiffre pourrrait il permettre un tel jugement qui par ailleurs est individuel et dépend de beaucoup de facteurs.
    Pourquoi ce classement, cette manie de la comparaison, de vouloir opposer les gens entre eux. !

    C’est vrai que le pourcentage de reçus dépend du niveau des élèves plus que du mérite des profs. Alors l’Education Nationale a concocté avec ses ordinateurs un classement qui utilise un algorithme calculant le “niveau moyen des élèves des classes”  et le classement en question est fonction des résultats et de ce niveau calculé (je serais d’ailleurs curieux de savoir en fonction de quoi et comment on le calcule !).
    On arrive alors à des résultats curieux : le lycée Henri IV, qui a presque 100 % de réussite au bac, et l’un des meilleurs pourcentage, est classé 124ème. Mais c’est vrai que HIV ayant des demandes très supérieures aux possibilités d’accueil fait un certain tri, et sauf grande proximité géographique, a tendance à prendre les dossiers les meilleurs.

    Pourquoi vouloir  faire un classement des lycées en fonction des deux chiffres, sans aucun critère valable de choix , sans dire le but de ce classement et sans moyen de chiffrer objectivement le niveau des élèves.?
    Cela me paraît ressembler à une liste que l’on ferait des hôpitaux, pour nous inciter à aller dans les meilleurs et que le classement soit fait en raison inverse du nombre total de morts dans l’année. (cela a été fait aussi et cela n'a évidemment aucun rapport avec la qualité des soins, mais c'est surtout fonction des malades et de la gravité de leur mal !!)
    Je ne comprends pas que les journalistes acceptent sans rechinier et sans la critiquer, une telle information qui est un attrappe-nigauds..

    Mais la question est bien plus profonde et importante qu’un simple classement, car ce procédé idiot de jugement de valeurs, met en cause les méthodes d’enseignement, mais montre aussi l’hypocrisie de nos dirigeants et leur volonté de manipulation de l’opinion.
    Quand j’étais jeune, c’est vrai que l’enseignement était trop sélectif et donc inégalitaire. Si l’école communale était la même pour tous, l’entrée en sixième au “lycée” était subordonnée à un examen dificile avec des problèmes d’arithmétique et surtout une dictée pour laquelle 5 fautes étaient éliminatoires, les accents comptant pour 1/2 faute et la ponctuation pour 1/4. Nouvel examen en 3ème avec le brevet, éliminatoire pour l’entrée en seconde, et en première un bac éliminatoire, comportant toutes les matières, avant le deuxième bac en terminale.
    Seuls 20% des élèves arrivaient en fin de parcours dans le supérieur “général”, mais les autres étaient orientés vers un bac technique et des filières qui ressemblaient aux BTS actuels, ou bien vers un apprentissage et un métier d’ouvrier professionnel, mais qui leur permettait de gagner correctement leur vie, alors qu’actuellement cette filière n’intéresse plus les jeunes et les entreprises et artisans manquent d’ouvriers professionnels qualifiés;
    Il y avait donc effectivement une sélection par les résultats et donc le niveau moyen était plus élevé. Mais les professeurs s’ingéniaient alors à soutenir les moins bons comme les meilleurs, en faisant au besoin, quelques cours supplémentaires aux uns et aux autres.
    C’était inégalitaire car tous n’avaient pas droit au même enseignement et l’orientation était sévère, mais par contre c’était moins inégalitaire vis à vis de l’argent qu’aujourd’hui. Beaucoup de mes camarades appartenaient à des familles modestes et bénéficiaient d’une bourse et c’étaient en général des élèves très travailleurs qui voulaient réussir.
    L’impression que j’ai aujourd’hui est que, certes l’enseignement général est dispensé à tous, ce qui est mieux, mais le niveau moyen est plus bas et dès lors si les bons élèves veulent avoir un très bon niveau, il faut qu’ils soient "poussés" et cela n’est possible le plus souvent  que si les parents sont aisés, et en plus cela favorise l'enseignement privé au détriment du public.
    Il y avait beaucoup plus d’enfants de familles modestes reçus à l’Ecole Polytechnique ou à Normale Sup dans les années 50 que maintenant.

    Le problème finalement est le suivant : l’enseignement général pour tous, c’est mieux, mais comment garantir un bon niveau aux meilleurs élèves. ?
Malheureusement je n’ai pas l’impression que cela préoccupe ni le gouvenement, ni l’Education Nationale (en tant que ministère, je n’ai pas dit les profs, dont certains sont très concernés par ce problème).
    J’en ai justement discuté avec certains d’entre eux, non seulement au lycée mais en fac ou avec des profs de l’enseignement supérieur ou des écoles d’ingénieurs.
    Pour la plupart d’entre eux, ils ne voient qu’une solution : faire des classes de niveaux différents en fonction du niveau des élèves en effectuant un tri. L’enseignement sera plus poussé plus rapide chez les meilleurs, mais s’il n’est pas aussi élevé dans les classes de niveau moindre, les méthodes et le rythme, la répétition, les exercices pourront être différents pour que les élèves suivent et acquièrent cependant un niveau convenable.
    Actuellement le mélange fait que les meilleurs élèves s’ennuient et prennent l’habitude de ne rien faire (et d’avoir beaucoup d’autres occupations que le travail de classe) et les moins bons élèves sont cependant largués et se dégoûtent peu à peu de l’école.
    Bien entendu il ne faudrait pas juger les professurs selon les résultats au bac mais selon leur façon d’enseigner tout au long de l’année, quelque soit le niveau de ceux auxquels ils enseignent.
    Certains lycées pretiquent sans trop le dire cette méthode (j’en connais quelques uns et ils ont d’excellents résultats, même dans les moins bonnes classes), mais ils ne sont pas bien considérés par le gouvernement qui veut faire preuve d’une hypocrisie égalitaire..
    Et ces lycées que je connais ne trient pas selon la situation et la fortune des parents, mais selon le dossier des élèves (et éventuellement des tests de niveau), et dans leurs internats il y a de nombreux boursiers, dont certains sont parmi les meilleurs élèves. Mais évidemment l’exigence de travail est beaucoup plus grande et cela rebute certains !
    Et puis après tout, peut être que nos dirigeants n’étaient pas de bons élèves lol

Samedi 25 septembre 2010 à 8:34

Informatique, médias, internet

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    Certain(e)s correspondant(e)s trouvent que je devrait parler davantage du problème des retraites.   
    On en parle tellement que c’est difficile de dire autre chose que ce qui a déjà été entendu et c’est pour cela que je ne faisais pas d’article sur ce sujet.
    Alors je vais seulement essayer d’apporter mon point de vue ou de rafraichir la mémoire sur certains points dont on parle peu.


    Il est sûr qu’il y a un problème de financement des retraites qui a certes pour cause notamment l’augmentation de la longévité et donc de la durée des années de retraites à payer.
    Mais le gouvernement se garde bien de dire que l’autre cause principale est le chômage qui entraîne une diminution importante des cotisations.

    Une troisième cause est l’âge plus élevé d’entrée dans la vie active des jeunes, due partiellement au chômage, partiellement à l’augmentation de la durée des études et qui entraîne également une diminution des cotisations.
    Je pense que tout le monde (même les syndicats et l’opposition) est conscient de cela et qu’il faut effectivement une réforme du système : le problème n’est pas de ne pas faire de réforme, sous peine de ne plus pouvoir financer les retraites futures, mais de discuter pour essayer de mettre en oeuvre une solution la moins mauvaise pour tous.

    Il est certain que dans une telle réforme, il faudra pour tous faire quelques sacrifices, mais le problème est qu’ils soient à peu près équitables et qu’ils n’aggravent pas les injustices actuelles.
    Et la méthode serait la discussion et l’explication honnête et non la langue de bois et dresser les catégories les unes contre les autres.
    Il est assez normal que l’on remette en cause les 37, 5 annuités des fonctionnaires, mais c’est un sacrifice important et présenter à l’opinion publique cette règle comme un avantage inique est scandaleux.
    Je rappelle que les 37,5 annuités étaient la règle pour tous, y compris le secteur privé depuis 1983 et que c’est monsieur Balladur qui en 2004 a fait passer pour le secteur privé cette règle à 40 annuités (150 à 160 trimestres).
    On cherche aussi à créer la zizanie en parlant de la différence de calcul des retraites par rapport aux années de salaires, mais on se garde bien de montrer la différence des salaires entre privé et fonction publique, bien moins élevés à travail égal dans cette dernière..
    Je trouve de même honteux que l’on excite les gens en disant que les femmes ont une espérance de vie (et donc une durée de retraite) supérieure aux hommes, et qu’on passe sous silence qu’elles ont souvent été arrêtées pour maternité et que leur salaire est en général très inférieur à celui des hommes.

    Bourrer le crâne aux gens avec uniquement les arguments favorables à votre thèse est malhonnête intellectuellement.
    Le gouvernement et le MEDEF dans les années 80 prônaient la mise à la retraite anticipée à 55 ans pour résoudre les problèmes de chômage.
    Cela a résolu certains cas difficiles à l’époque.
    Je suis d’accord sur le fait que l’on examine le problème de l’augmentation de l’âge de la retraite, mais alors soyons cohérents, et cessons de mettre des cadres (voire des ouvriers) à la retraite à 55 voire 50 ans, alors que l’on constate que c’est une mesure de plus en plus fréquente.
    Il y a là une hypocrisie qui me déplaît énormément.

    Nos gouvernants et nos députés sont pour beaucoup inconscients et pas réalistes, coupés de la réalité. Certes leur travail n’est pas facile mais il n’est pas un travail pénible et ils ne savent pas ce que c’est.
    Quand j'étais élève ingénieur à l’Ecole Polytechnique, j’ai voulu savoir ce qu’était le travail d’un ouvrier et j’ai fait  un stage ouvrier de plus d'un mois dans une société métallurgique où les conditions de travail de l’époque (les années 50)  étaient assez mauvaises et la température du lieu de travail était le plus souvent voisine de 40 d°C.et le travail très pénible physiquement. Mon corps se rappelle ce que c'était et je me susi toujours rendu compte combien le travail d'ingénieur était physiquement facile.
    Je logeais dans une cité avec des ouvriers algériens dont j’ai apprécié la camaraderie et l’esprit de solidarité (à l’époque c’étaient des personnes de plus de 35 ans qui envoyaient tous les mois, une partie de leur paye pour faire vivre leur famille).
    J'ai vécu alors "coté syndicat" et cela m'a toujours aidé par la suite à mieux comprendre leurs revendications.
    C'est un autre sujet, mais je crois qu'un véritable stage ouvrier ou employé devrait être obligatoire dans les écoles d'ingénieurs, les écoles de commerce et l'ENA. Cela vous confronte à la vraie réalité du travail !
    Quand j’ai été beaucoup plus tard, responsable de gros établissements industriels, j’avais parmi les personnels, des ouvriers soudeurs qui soudaient des tôles épaisses qu’il fallait chauffer pour les assembler et malgré les protections mises en place, leur travail était pénible et usant. Ils avaient droit à la retraite à 55 ans et  ils le méritaient bien.
    Je connais des pompiers, des infirmières, des puéricultrices dont le travail physique est fatigant et usant et je ne les vois pas pouvoir faire encore ce travail à 65 ans !
    Par contre mon travail d’ingénieur n’a certes pas été exempt de soucis, mais pas usant physiquement et travailler jusqu’à 65 ans, dans la mesure où j’étais en bonne santé n’était pas pénible et encore maintenant j’ai beaucoup d’activités à 78 ans.
    Généraliser ainsi l’âge de la retraite ne me paraît pas réaliste.

    Mais le plus injuste me paraît être la fixation du nombre d’annuités à 41 ou 42 et pour ceux qui ne les auraient pas, l’obligation de travailler jusqu’à 67 ans.
    Injuste parce que ceux qui comme moi, ont eu la chance d’avoir un travail passionnant et non éprouvant physiquement et d'être en bonne santé peuvent travailler plus longtemps et  ont souvent largement atteint ou dépassé ce nombre d’annuités. Ceux qui vont être “punis” ce sont les chômeurs qui n’ont pas cotisés pendants leurs années de chômage, ceux qu’on remercie à 55 ans et surtout les femmes qui ont arrêté leur travail pour des raisons de maternité.
    On ne sait même pas actuellement si une personne qui a commencé à travailler à 18 ans et a ses 42 Annuités à 60 ans pourrait partie en retraite à cet âge.

    Si vous voulez résumer mon opinion, je suis convaincu qu’il faut faire une réforme des retraites, mais pas celle de MM. Sarkozy et Fillion. Q’il ne peut y avoir une règle identique pour tous, parce que le travail de tous n’est pas identique, qu’il faudra peut être augmenter les cotisations (salariés et entreprises, car il n'est pas normal que les salariés supportent seuls l'effort), mais que ceux qui devront faire le plus de sacrifices ne doivent pas être les plus défavorisés, comme cela risque d’être le cas avec la réforme actuelle.
   

Vendredi 24 septembre 2010 à 8:53

Préférences cérébrales

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    Une petite caricature des préférences J et P, des personnes qui privilégient la prise de décision et l’emprise sur les événements ou celles qui recherchent surtout l’information et s’adaptent ensuite aux circonstances. Vous repèrerez ainsi mieux quelles sont vos propres préférences.


    Tristan est “J” et Iseut est “P”.
   
    Ils sont frère et soeur et sont tous deux à la Fac en deuxième année de licence.
    Pas moyen qu’ils partent ensemble. Tristan est levé tôt et bien qu’il ne soit qu’à dix minutes de la fac, il part 20 ou 30 minutes avant l’heure des cours.
    Du coup il traîne un peu à ne rien faire dans la cour ou dans les couloirs, et discute avec quelques copains, encore rares à cette heure.
    Iseut n’est jamais pressée : un bon quart d’heure sous la douche (restera t’il encore de l’eau chaude pour les autres ?), autant pour se mettre un peu de rose aux joues et sur les lèvres et se donner un coup de brosse dans les cheveux, le petit déjeuner au pas de course (oui mais faut quand même prendre le temps de manger), il est très vite 8h50 et elle ne part qu’à 9h01 alors que le cours est à 9h. Pas grave, en général le prof est encore plus en retard et ne commence qu’au quart !

    Ce n’est pas toujours ainsi. Bernard et Iseut devaient aller en vacances chez leurs grands parents et ils s’étaient donnés rendez vous à la gare.
    Tristan était très en avance et a fait le pied de grue sur le quai, mais Iseut ne s’est pas pressée et le train est parti à l’heure, mais sans elle. Qu’importe, elle a pris le suivant !
    Au fond ils auraient dû partir en avion, car tout le monde connaît la devise d’Air France : “Vous ne raterez jamais votre avion, nous sommes toujours plus en retard que vous !”.

    Les vacances c’est horrible s’ils veulent partir ensemble. Deux mois avant Tristan sait où il aimerait aller et il faut réserver les billets ou les chambres dans un gîte.
    Mais pas moyen de décider Iseut, elle ne sait pas, elle n’a pas encore vu tous les prospectus, et il faut qu’elle se renseigne auprès des copines.
    Le délai approche et quand elle s’est décidée, il n’y a plus de place dans le gîte où ils voulaient aller et les billets de train sont plus chers.
    Tristan est furieux. La prochaine fois, il n’attendra pas Iseut.

    Tristan et Iseut font leurs courses au supermarché.

    Tristan a fait sa liste à l’avance. Il sait ce qu’il veut et où sont les rayons correspondants. Il a donc en tête l’itinéraire dans le magasin. Il se contente de comparer les prix de quelques produits, les dates de péremption, l’aspect des fruits et légumes ou des poissons.
    Au bout de 30 minutes il est à la caisse.

    Iseut ne sait pas trop ce qu’elle veut mais a quelques envies à priori, mais elle va faire un tour pour voir et se donner des idées. Elle fait deux tours de magasin, et regarde un peu tous les produits. Déjà une demi-heure de passée, alors elle revient à certains endroits où elle désirerait acheter.
    Elle veut choisir une barquette de raisin. Alors elle en prend une, la regarde sur toutes ses faces, puis regarde le poids. Peut être y a t’il un peu moins; elle cherche, mais celle là est moins belle. Après avoir retourné ssur toutes leurs faces les trois-quart des barquettes, finalement elle reprend, dix minutes plus tard, la première qu’elle avait initialement choisie.
Cela se répète souvent et  une heure trois-quart après son arrivée au magasin, elle est enfin devant les caisses, mais c’est bien parce qu’elle est pressée, sinon elle retournerait pour voir si’il n’y a pas une caissette de clémentines plus belle que celle qu’elle a choisie et dont certaines ne sont pas très mures !
    Et puis il y a ces quetsches qui lui faisaient envie pour faire une tarte : ces belles prunes noires qui sont rouges quand elles sont vertes !

    En vacances Tristan et Iseut ont été au cinéma au casino et après la séance, ils traversent la salle de jeu, histoire de voir ce que c’est, puisqu’ils sont majeurs.
    Tristan s’intéresse au mécanisme des jeux; comment peut on gagner. mais il se garde bien de jouer. On ne peut maîtriser les événements même avec de savants calculs, alors à quoi bon. Surtout que le casino a davantage de chances de gagner : faut bien que cela lui rapporte, il n’est pas philanthrope.!
    Iseut par contre a une envie irrésistible de tenter sa chance; il faut bien parfois prendre des risques. Comme elle n’est pas très riche elle va essayer quelques euros au machines à sous. Formidable elle gagne un peu au premier coup, alors on continue. Mais au bout de 10 minute, déception, elle a perdu 10 euros. Bof ce n’est pas la mort, c’est juste “pas de chance”.
    Elle a juste oublié que les machines à sous doivent rapporter de l’argent au casino !

   
Vous voyez peut être mieux maintenant ce qu’est essayer de maîtriser les événements et situations (J) ou de s’y adapter (P).

Jeudi 23 septembre 2010 à 8:07

Préférences cérébrales

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    Je reprend mes articles sur les préférences cérébrales et je vais vous parler d’une préférence très importante qui régit nos attitudes de chaque instant et qui entraîne parfois de sérieux conflits entre personnes vivant sous un même toit : la préférence “Jugement J” et l’antagoniste “Perception P”
    Nous avons vu que dans notre vie de tous les jours, notre cerveau perçoit et fait des choix, en utilisant notamment ses mécanismes préférentiels (S/G et L/V).
    Mais dans le monde extérieur qui nous entoure et où évoluent les autres hommes, nous avons deux type d'attitudes différentes :

     - soit nous préférons anticiper sur les événements, essayer d'avoir barre sur eux, concevoir des actions et des projets qui soient réalisables et les réaliser conformément à nos prévisions : ceci implique certes de percevoir les faits, d'avoir de l'information, mais encore plus de faire au préalable des prévisions et en permanence des choix.
    Une personne qui a ainsi une préférence “jugement J”, passe plus de temps, dans le monde extérieur, à décider qu'à percevoir.

    - soit nous préférons nous adapter aux événements, en faisant évoluer nos projets en fonction des réactions extérieures, afin d'avoir plus de chances de les réaliser ensuite : ceci implique beaucoup moins de prévisions et de choix, mais par contre une collecte permanente de l'information pour adapter ses attitudes et ses actions.
    Une personne qui a ainsi une préférence “perçeption P”, passe plus de temps, dans le monde extérieur, à percevoir qu'à décider.


    En général, une personne de préférence Jugement (J) :

 - aime mener les choses à bien;
- prend souvent "de l'avance" dans son travail;
- ne remet pas à plus tard les choses déplaisantes à faire;
- travaille mieux quand elle peut planifier son travail et suivre un plan;
- n'aime pas s'interrompre pour faire une chose plus urgente;
- n'a besoin, pour débuter un travail, que des choses essentielles;
- est satisfaite lorsqu'elle s'est forgé un jugement sur une chose, une situation ou une personne.
-  mais peut décider des choses trop rapidement;

En général, une personne de préférence Perception (P) :

- s'adapte bien aux changements de situations;
- peut remettre à plus tard les choses déplaisantes à faire;
- n'aime pas prévoir et planifier ses occupations;
- peut laisser les choses à moitié finies;
- a quelques difficultés à prendre des décisions;
- peut commencer plusieurs choses à la fois, et avoir du mal à terminer;
- veut tout connaître d'un nouveau travail;
- est curieuse et ouverte à toute nouvelle opinion sur une chose, une situation ou une personne.
    - mais peut éternellement s’informer et ne jamais se décider.

Ce qui différencie principalement le J et le P :

a.) - Au plan de l'organisation :
    - le J planifie ses occupations ses projets, réfléchit à ce qui peut se passer , liste les choses à faire et fait des plans.
    il part très en avance pour ses rendez vous et arrive souvent trop tôt.
Il aime faire longtemps à l'avance les tâches prévues pour une date donnée.
    - le P ne planifie pas ses tâches et les décide au dernier moment;
    il part au dernier moment et est souvent en retard à ses rendez vous. Il fait les travaux prescrits à la dernière minute.

b.) - Au plan de l'occupation :
    - le J ne se plaint pas en général d'un travail très “encadré” par des prévisions, des consignes, des méthodes.
Il ne rechigne pas à commencer une tâche et en général la mène à bien..
    - le P n'aime pas les contraintes de planification; il commence une tâche lorsqu'il ne peut plus tergiverser, peut en commencer plusieurs à la fois et ne pas en mener certaines à bon port.
Toutefois certaines personnes à l'esprit très indépendant, peuvent être J, planifier leurs propres tâches (voire celles des personnes sous leurs ordres), et avoir horreur qu'un tiers ait planifié ou encadré leur propre action.

c) - Au plan de la décision
    - le J rassemble rapidement l'information et prend vite une décision ou des décisons selon certaines hypothèses de déroulement des événements. Il peut se tromper s'il s'est insuffisamment informé.
    - le P rassemble inlassablement de l'information et décide à la dernière extrémité et même quelquefois pas du tout.

    Comme nous utilisons nos deux fonctions antagonistes suivant les circonstances, mais que la préférée est simplement celle que nous utilisons le plus souvent, il est possible que certaines de nos sous-préférences se rapportent à notre fonction préférée, (par exemple “J) mais que d'autres se rapportent à l'autre fonction.(par exemple  “P” )..

     Alors en réfléchissant un peu, vous devreiez savoir si vous êtes J ou P.

Demain je vous donnerai des exemples concrets d’attitudes dans la vie de tous les jours de personnes de ces deux préférences.




Mercredi 22 septembre 2010 à 8:32

Informatique, médias, internet

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    Une chose m’agace profondément dans la pub, relayée d’ailleurs par les médias : c’est la pub pour l’émission de gaz carbonique (CO2) des voitures.
    Les constructeurs automobiles ont trouvé ce moyen : culpabiliser les gens en raison du changement climatique pour les persuader qu’il faut acheter leur véhicule parce qu’il fait deux grammes de CO2 de moins que le concurrent.
    C’est une fois de plus exploitation de la bêtise et de la crédulité humaine.

    D’abord d’où vient ce CO2 ? de la combustion de l’essence dans votre moteur : le carbone contenu dans l’essence avec l’oxygène de l’air donne du CO2  : tout élève de première sait cela, l’’essence étant un mélange d’une centaine d’hydrocarbures extraits du pétrole.
    Ce rejet est d’environ 2,3 kg de CO2 par litre d’essence et 2,6 pour le gaz-oil. Les constructeurs affichent un rejet en g/km  (autour de 130g/km pour les voitures moyennes., et ils vous font croire qu’il font des études pour limiter ce rejet et que ce sont les bienfaiteurs de l’écologie.
    C’est tout à fait ridicule : ils ne peuvent pas agir sur la quantité de CO2 rejetée par litre consommé et l’importance du rejet est simplement liée à la consommation d’essence au km.
    Donc peu importe ce qu’ils annoncent, moins vous consommerez d’essence, moins vous rejetterez de CO2 et il suffit que vous regardiez les consommations moyennes (en plus moins on consomme mieux c’est pour le porte monnaie).
    C’est d’autant plus ridicule que ce chiffre annoncé est théorique, mesuré dans les conditions d’un essai standard en labo.
    Dans la réalité si vous faites beaucoup de ville, vous consommez 30 ou 40% de plus que si vous ne faites que de la route, si vous roulez à 130 km/h, vous consommez de l’ordre de 15% de plus qu’à 90 km/h; si vous mettez votre clim vous consommez environ 5% de plus et l’écart de consommation entre une conduite “calme” et une consduite “sportive” est de l’ordre de 10%.
   
    En plus si tous les français n’achetaient que la voiture qui rejette quelques grammes de moins que la concurrente, la diminution des rejets de CO2 serait totalement négligeable vis à vis des rejets des centrales à charbon ou à tourbe des pays comme l’Allemagne, la Russie ou la Chine.

    La “mousse” faite autour des rejets de CO2 des voitures est donc encore un attrappe gogo des constructrurs automobiles et des médias.
    Un bon écologiste regarde simplement sa consommation d’essence et cherche à la minimiser. Moins il consommera, moins il rejettera de CO2 dans l’atmosphère !

    Cela me rappelle la campagne menée par les supermarchés quand ils ont supprimé les sacs en plastique aux caisses en donnant au consommateur une raison écologique de préserver l’environnement.    
    Certes des personnes indélicates laissaient traîner de tels sacs dans lesquels ils avaient emmené un pique nique ou autre chargement, mais la plupart des gens les utilisaient pour mettre les ordures, soit dans leur boite individuelle, soit dans la boite collective.
    En fait les grandes surfaces ont gagné sur les deux tableaux : ils ont économisé l’achat d’un nombre énorme de sacs et ils ont fait acheter à leurs clients des savcs “permanents”, qu’il faut renouveler souvent car ils ne sont guère solides, et des sac à poubelles.
    Ces derniers n’étant pas autodestructibles, ce sont eux que l’on trouve maintenant abandonnés dans l’environnement (sur les plages cet été notamment).
    En définitive l’aspect écologique qui a été le prétexte de la manoeuvre n’a rien gagné et par contre les grandes surfaces ont augmenté de façon non négligeable leurs profits au détriment du consommateur “cochon de payant”.
    On nous prend vraiment pour des c.... !

Mardi 21 septembre 2010 à 9:01

Préférences cérébrales

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     Aujourd’hui j’aborderai les problèmes que vont rencontrer des personnes de préférences différentes de perception et de décision, de la même façon que je l’avais fait pour des personnes E/I
    Mais je prendra deux cas très différents : un couple qui en principe est “à égalité” et par contre deux personnes qui ont une relation hiérarchique, par exemple parent et enfant, ou professeur et élève, chef et subordonné.
    Evidemment si dans le couple l’un des deux veut diriger l’autre, on sera dans le second cas.


    Dans le couple, tout va dépendre de la préférence de tolérance des personnes : s’ils sont tolérants et s’ils communiquent et écoutent l’autre.
   
    Si les deux personnes ont les mêmes préférences S/G et L/V évidemment ils vont bien s’entendre, puisqu’ils ont la même façon de penser et d’approcheir les choses dans bien des cas. Voir les choses de la même façon, c’est un peu différent car cela va dépendre de leur éducation.
    Il y aura par contre un inconvénient, c’est que leurs approches étant les mêmes ils risquent de commettre tous deux les mêmes erreurs.

    Supposons maintenant que les deux personnes aient des préférences opposées, par exemple l’un est GV et l’autre SL.
    L’avantage c’est qu’ils aborderont les problèmes différemment et que même s’ils ont les mêmes goûts et valeurs, l’information qu’ils vont prendre, leurs critères de décision sont différents. Donc ils feront mieux, à eux deux, “le tour du problème”, mais évidemment à condition de communiquer et d’être tolérant de la pensée de l’autre.
    S’il y a intolérance et non communication ce sera l’incompréhension chacun dans son coin.

    On pourrait examiner chaque cas particulier, mais il y a 10 associaitons possibles différentes et de plus l’influence des autres préférences. Cela devient vite fastidieux.

    Lorsqu’il y a une “relation hiérarchique”, je veux dire que l’un peut donner des ordre à l’autre, qui doit lui obéir, et évidemment une tendance naturelle est que le premier veuille imposer ses idées au second, et comme ses idées dépendent en partie de la façon dont il les obtient (c’est à dire prise d’info

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