Lundi 20 septembre 2010 à 8:00

Préférences cérébrales

Dans cet article, je vais vous montrer comment se comportent entre elles des personnes de préférences A/O, S/G et L/V  et comment ces préférences se combinent entre elles et éventuellement interagissent avec les préférences E/I et optimiste/pessimiste.

    Voyons d'abord comment se combinent entre elles les préférences A/O, S/G et L/V, en nous servant d’un schéma imaginé par le chercheur américain Plutchik, spécialiste des “émotions”.

    Plutchik a imaginé la comparaison suivante du cerveau et d’un moteur thermique d’une voiture : le moteur à trois temps.
    Le cerveau agit en trois phases qui se succèdent :
1 - la perception immédiate émotionelle dont nous avons parlé
2 - une phase de perception orientée, raisonnée et de choix rationnel
3 - une phase d’action.
Normalement comme tout moteur de voiture, le cycle “tourne” dans ce sens et pas à l’envers

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   On peut d’abord compléter ce schéma à la lumière des préférences cérébrales  :.
    La phase 2 intervient plus ou moins vite selon qu’on est de préférence O ou A, quelqu’un de “sensible A” ayant une perception immédiate émotionnelle (phase 1) plus violente et plus longue.
    On peut décomposer cette phase 2 en un premièr temps pendant lequel on continue à prendre de l’information le plus souvent avec notre préférence S ou G, quelquefois avec la fonction non préférée; puis un deuxième temps où l’on prend la décision, en général avec notre préférence L ou V;
.    Nous verrons plus tard qu’une autre préférence intervient qui détermine si nous passons alors beaucoup de temps à prendre de l’information (préférence P comme Percevoir) ou si nous préférons plutôt nous conscrer à l’examen des critères de décision (J comme Jugement).
    Le moteur à trois temps de Plutchik est devenu en incluant les préférences cérébrales un moteur à quatre temps : perception émotionnelle, perception orientée, décision, action.

    Plutchik a étudié le comportement d’individus et de groupes
    Le déroulement normal du cycle est celui représenté par les grandes flèches (C), avec la succession des phases décrite précédemment.
    Mais on peut obliger un individu ou un groupe à passer directement de la perception affective à l'action.   




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    Des meneurs peuvent reçevoir une formation spéciale pour leur enseigner à inverser le sens du cycle et donc du comportement d'un groupe, en le "gavant" d'affectif" et en l'empêchant de réfléchir, afin de créer des incidents violents.
    On peut ainsi faire passer directement une personne ou un groupe, de la perception affective à l'action sans passer par un stade de décision raisonnée.
    On obtient alors des comportements violents, agressifs ou émeutiers
     Un individu peut, dans certaines circonstances, inverser lui même le sens du cycle de façon inconsciente lorsqu’il a de très violentes émotions et donc commettre des actes de violence non prémédités : des pulsions.
   
    On peut également examiner les corrélations avec d’autres préférences.
    La sensibilité A/O n’a rien à voir avec l’altruisme. Toutefois, une personne sensible A comprendra mieux , parce qu’elle ressentira davantage les peines des autres, mais elle ne sera pas plus altruiste pour autant.
    L’extraversion d’une personne de préférence de décision V (valeurs), favorisera son altruisme, car elle aimera rencontrer les autres, mais une personne introvertie, qui réfléchit davantage ou de préférence de décision L (logique)” sera parfois plus efficace pour les aider .
    Une personne S regarde les détails. Le fait d’être logique et introvertie renforcera cette tendance et elle sera peut être tatillonne.
    Une personne G et V risque d’être rêveuse mais saura t’elle réaliser ses rêves? Le personne GL sera inventive, mais essaiera davantage de faire le tri parmi ses idées.
    Une personne EGV aura envie (du fait de son extraversion), de “mener” les autres mais ne sera peut être pas assez rigoureuse. Une ESV voudra peut être trop imposer ses idées dans le détail
    Une personne SV vivra au jour le jour, sera très sensitive et décidera en fonction de ses goûts et valeurs. Mais si ses parents et la société ne lui ont pas donné de valeurs, elle n’en fera qu’à sa tête selon ses goûts et envies. Pour peu qu’elle soit très influençable et privilégie l’adaptation aux événement (préférence P) à la maîtrise des événements (préférence J que nous examinerons bientôt), elle risque de céder à toutes ses pulsions. Le fait d’être extravertie la fera agir en groupe. Beaucoup de jeunes de “bandes” sont “ESVP influençables”.

   
Finalement quand on veut essayer de comprendre la personnalité de quelqu’un, si on connaît ses préférences cérébrales et leur “intensité”, on peut ainsi examiner les répercussions des unes sur les autres et essayer d’en approcher les conséquences. Mais il faut en général aborder les “sous-préférences” que j’ai indiquées dans les tableaux accompagant mes articles.   

Dimanche 19 septembre 2010 à 8:41

Informatique, médias, internet

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      J’ai traité hier du “bon sens” car plusieurs lectrices s’étonnent qu’en ces temps de remous politiques, je ne parle plus des rom et des incartades de notre Président.
    J’ai bien peur de ne rien dire d’intéressant qui n’ait déjà été dit ou écrit..
   
    Je ne crois pas que ce soit intéressant de polémiquer sur le gouvernement qui a voulu  détourner l’attention des vrais problèmes et glaner quelques voix à droite par une politique ultra-sécuritaire. J'ai déjà écrit un article sur cette question
    Maintenant que le cas des Roms a soulevé maints problèmes, on va nous brancher sur les attentats et vigie-pirate.
       
    Je m’intéresserai plus à l’opinion publique car je suis tout de même étonné du contraste entre l’opinion française qui est à 40 % favorable à l’expulsion des roms et l’indignation étrangère. C’est vrai qu’on est toujours content de soi et mécontent des autres.
    Je pense qu’il y a quand même là un gros amalgame et une généralisation malheureuse, par manque de bon sens.

    Parmi les gens en caravane, il y a des Gitans, des Tziganes, Manouches, Romanichels, Bohémiens, Sintis; des roms, mais aussi des français, des gens du voyage et des vacanciers.
    Les Roms à l’origine étaient issus d’Inde, mais qui ont émigré sur les rives de l’atlantique, voire en Amérique  (et ROM veut dire “être humain” !!). Il y en a beaucoup en Roumanie. Les langues, les religions, les coutumes qu’ils pratiquent sont en général celles des pays où ils vivent.
    Les "gens du voyage" sont en fait, une catégorie juridique définie par deux décrets de 1972, qui se référaient à la loi de 1969 sur l'exercice des activités économiques ambulantes. C’était autrefois les “colpolteurs” et les “nomades” : des commerçants ambulants.
    Une catégorie bien connue est constituée par les cirques et théâtres ambulants.
    Beaucoup pratiquent effectivement un commerce mobile, mais, avec le chômage et la misère en europe centrale, il y a aussi beaucoup d’émigrés qui sont au chômage, des pauvres qui mendient. Je pense qu’on n’est pas assez conscient que 100 €, qui n’est pas une très grosse somme en France, est  un apport important pour un habitant pauvre des ex-balkans.
    Mais il y a aussi des français qui vivent en caravane car cela les dispensait jusqu’à présent de la taxe d’habitation !
    Il y a environ 160 000 gens du voyage en France, mais ce recensement est très approximatif.
    La loi Besson  du 31 mai 1990 oblige les villes de plus de 5 000 habitants à prévoir des emplacements de séjour pour les nomades, ce qui a pu amener des situations complexes pour les communes proches de cette limite, qui n’ont pas de terrain viabilisé assez grand et des finances modestes.

    L’hostilité de certains aux nomades est en fait un énorme amalgame et une généralisation malheureuse.
    En Bretagne par exemple, il y a surtout des caravanes de touristes et de cirques l’été, les camions mobiles des commerçants des marchés et fort peu de roms ou autres. Mais les touristes ne se comportent pas toujours de façon exemplaires et la population de la campagne a un mauvais souvenir de rassemblements de quelsues milliers de personnes pour faire une fête, dans lesquels malheureusement une petite minorité se drogue, se saoule et laisse les lieux dans un état lamentable, après quelques nuits très bruyante.
    Rien à voir avec les Roms, mais l’amalgame est dans les esprits : manque de bon sens !
    En région parisienne beaucoup de cambriolages sont effectués par des gens des pays de l’est de l’Europe. Des vols à la tire ou des voies de faits aussi, mais c’est loin d’être la majorité des cas. Mais l’opinion publique est inquiète de cela et elle fait l’amalgame entre ces personnes particulières en nombre limité qui commettent des délits et qui sont pour elle des “romanichels” et l’ensemble des Roms. Là encore généralisation intempestive.
    En campagne c’est vrai que lors de l’arrivée de certaines caravanes, les vols de volailles ou les petits larcins augmentent , mais ce n’est pas le cas à chaque fois, mais les esprit associent vols et nomades.
    Il faut reconnaître que pour un maire, ce n’est pas toujours facile d’avoir un terrain viabilisé adéquat et qu’à défaut les caravanes s’installent n’importe où (c’est parfois vrai aussi pour les touristes. Le problème est que les nomades sont en groupes nombreux, souvent pauvres et que les conditions d’hygiène des campements sont souvent mauvaises et que le bruit peut être gênant quand le campement est trop proche d’habitations.

    Il y a donc des nuisances certaines dues à certains nomades en raison de la malhonnêteté ou de la pauvreté, mais qu’ils soient français ou étrangers, Roms ou autres et pas uniquement de la part de nomades !
    Il est difficile d’empêcher un certain nombre de gens d’en être victime, de vouloir que cela cesse et de faire ensuite un amalgame et une généralisation.
    Mais les personnes de bon sens et à fortiori le gouvernement devrait faire en sorte d’informer, de dénoncer cette erreur et de prendre des mesures qui visent les vrais coupables.
    Au lieu de cela il encourage, par ses paroles et sa politique d’expulsions la généralisation anormale faite par une partie de la population, en espérant gagner ainsi quelques voix, ce qui est honteux..
    Personnellement, que l’on mettre en prison et que l’on soumette à la justice une personne, française ou pas, rom ou pas rom, qui a commis un délit avéré, je trouve cela normal.
    Que la justice (les tribunaux) après jugement, ordonne de reconduire à l’étranger un groupe de caravanes dont les occupants sont à l’origine d’exactions, je n’y trouverais rien à dire.
    Que le préfet ne laisse pas occuper longtemps des terrains privés par des caravanes et cherche à les loger à un endroit moins dérangeant, c’est normal.
    Que la gendarmerie les recense ou contrôle des papier, c’est son rôle : je lui présente sans rechinier mes papiers et ceux de mon véhicule.

    Par contre les taxer d’émigrés clandestins me paraît un amalgame dangereux car ils sont citoyens européens.
    Mais détruire leurs caravanes au bull-dozer, séparer les femmes les hommes et les enfants pour les expulser, comme un l’a vu faire à la télé
, et cela même s’ils avaient commis de petits délits et à fortiori s’ils n’ont rien fait de mal, est scandaleux et rappelle, pour les vieilles personnes comme moi, malheureusement des pratiques des nazis vues pendant la guerre.

    Quant aux paroles échangées au parlement européen, certes celles de la député luxembourgeoise étaient exagérées et pas diplomatiques, mais la boutade de Sarkozy (disant que le Luxembourg n’avait qu’à prendre les roms chez lui) était totalement déplacée, et l’engueulade avec M. Barroso à Bruxelles, n'est pas digne d’un chef d’Etat bien élévé.
    Je ne sais pas quelles étaient les véritables intentions de la chancelière allemande, ni ce qu'elle avait dit réellement bien qu'elle ait démenti avoir tenu de tels propos, mais s’il est vrai que Sarkozy lui prête l’intention d’expulser des Roms alors qu’elle ne lui en a jamais parlé, on se demande comment il peut oser affirmer cela devant l’opinion internationale. Cela ressemble à l'attitude d'un enfant "tête à claque".
    Décidement, je crois que Nicolas Sarkozy lui aussi, manque cruellement de bon sens !

Samedi 18 septembre 2010 à 8:23

Préférences cérébrales


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     Depuis la rentrée je reçois pas mal de mails qui me suggèrent de traiter certains sujets.
    Je m’efforcerai de le faire peu à peu, mais certains de ces sujets supposent que j’ai réfléchi, éventuellement avec vous, à certaines questions préalables.
    Je vais en poser une difficile : qu’est ce que le “bon sens” ?

    Si je vais voir chez  mes ami(e)s, le petit Robert et la rousse, je lis
“capacité à distinguer le vrai du faux, d’agir raisonnablement”, mais aussi ce qui m’a étonné “manière commune d’agir à tous les hommes, ensemble des opinions dominantes dans une société”.
    Je trouve que ces deux aspects sont extrèmement différents. Cette deuxième définition autrefois concernait le “sens commun”..
    J’ai d’ailleurs trouvé dans mon livre de philosophie d’il y a plus de 60 ans, l’explication suivante : “Le bon sens diffère du sens commun en ce qu'il consiste dans l'emploi des facultés, tandis que le sens commun est un ensemble de connaissances innées ou acquises, résultant, pour tous les humains, de ces facultés appliquées spontanément à leurs objets respectifs.” et un vieux dictionnaire de mon enfance dit que c’est la “capacité de bien juger, sans passion, en présence de problèmes qui ne peuvent être résolus par des raisonnements scientifiques”.
    Il faut croire que le sens du mot a évolué puisqu’on semble confondre les deux maintenatnt.
   
    Voyons ce que disent quelques littérateurs connus :
    Le bon sens est la “la saine et droite raison”, dit le Littré et il reprend ensuite une définition assez curieuse due à Rivarol en 1827 “La portion de jugement et de lumière, départie à tous les hommes bien organisés.”
    L’encyclopédie de l’Agora écrit “Le bon sens est l'intermédiaire entre l'ignorance et la connaissance bien assurée. Il est la raison sans raisons. Entre la sphère théorique où l'on s'entend rarement sur le sens d'un mot ou d'une idée et la sphère pratique où l'on doit agir, le plus souvent sans être assuré de pouvoir le faire en connaissance de cause, il y a un vide. Le bon sens comble ce vide.”
    Pour Descartes, cher à ma muse philosophe, le bon sens est “la chose du monde la mieux partagée, car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose n'ont point coutume d'en désirer plus qu'ils n'en ont. En quoi il n'est pas vraisemblable que tous se trompent; mais plutôt cela témoigne que la puissance de bien juger et distinguer le vrai d'avec le faux, qui est proprement ce qu'on nomme le bon sens ou la raison, est naturellement égal en tous les hommes”, mais Boileau est plus réservé : “Tout doit tendre au bon sens, mais pour y parvenir le chemin est glissant et pénible à tenir; pour peu qu'on s'en écarte aussitôt on se noie.”

    J’aime bien aussi Descartes, mais j’avoue que je doute aujourd’hui que le bon sens soit partagé par tous.
    Les hommes se déchirent et courrent à leur perte par leurs divisions et leurs interminables querelles d'opinions : pluralité des politiques, des religions et des philosophies, génératrices le plus souvent de discordes parce que ne servant que des partis et des partis pris, et qui ne concourent que rarement à unir les hommes pour un but commun.
    Je suis aussi quelquefois étonné des décisions que prennent certaines personnes, car il paraît évident, même à un ado qui n’a pas l’expérience de la vie que cette décision sera mauvaise et aboutira à des problèmes certains.
    Le bon sens est ce l’intelligence. J’en doute quand je vois un président de la république, qui a sûrement une certaine intelligence pour être parvenu à ce poste, dire d’énorme bêtises ou faire des maladresses indignes de sa fonction. Mais cependant,  il ne faut pas être idiot pour avoir du bon sens
    Le bon sens est il dû à l’instruction ? Sans doute en partie, mais j’avais deux grands-pères qui m’expliquaient leurs raisonnements et les critères et motifs de leurs actions et ils avaient tous deux beaucoup de bon sens. Pourtant si l’un était ingénieur, l’autre n’était qu’un simple paysan de Dordogne, qui n’avait que le certificat d’études, mais lisait beaucoup et avait une bibliothèque énorme où je puisais souvent mes lectures l’été. Mais je pense que mon grand-père de Dordogne, intelligent, travailleur et curieux  auurait aujourd’hui fait des études plus longues.
    Le bon sens est il dû à l’éducation ? Je serai tenté de dire qu’elle peut avoir beaucoup d’influence, mais je crains d’être influencé par ma jeunesse avec mes grands parents et parents.
    Les vieux paysans d’autrefois apprenaient à leurs enfants à se méfier des “on dit” de ce que l’on entendait ou lisait ça et là, à essayer de se faire sa propre opinion en examinant les faits et l’environnement. Ils apprenaient la modestie, le pragmatisme, l’observation, les caprices du temps et de la terre....
    Mes instituteurs m’ont fait observer la nature et nous apprenaient de façon très simple le pourquoi des choses, en même temps que les notions élémentaires d’arithmétique, mais aussi la compréhension de ce que nous lisions. 
    Mes professeurs m’ont appris le raisonnement, l’analyse de la pensée littéraire,  la logique du latin, des mathématiques et ds sciences.
    Quand je vois ce qu’aprennent mes petits-enfants, je pense qu’une partie de ce sens pratique, de ce pragmatisme n’est plus enseigné.
    On ne sait guère plus apprendre le bon sens !

    Je n’ai rien trouvé dans mes articles de neurologie ou de psycho sur le bon sens. Ce n’est pas étonnant : on ne sait déjà pas ce qu’est l’intelligence !
    La seule chose que j’ai lue, c’est que dans toute recherche de décision, c’étaient le cortex frontal qui organisait la réflexion et le ortex préprontal qui faisiat des simulations des conséquences, en consultant le cerveau émotionnel et les centres de récompense, pour comparer les solutions

    Essayons du coté des préférences cérébrales.
    Un “I” aura t’il plus de bon sens qu’un “E” ? L’introverti réfléchira plus que l’extraverti qui a tendance à parler trop vite, mais je connais des extravertis qui ont beaucoup de bon sens. D’autres, comme notre Président se laissent emporter par leur impulsivité et racontent n’importe quoi !
    Un “S” sera t’il plus sensé qu’un “G”.. J’ai eu parmi mes camarades de Polytechnique un “G” très rêveur, qui parfois sortait des inepties dignes du professeur Tournesol et il ne le faisait pas exprès. Il était très inventif, mais incapable de faire le tri de ses idées. Mais heureusement on atteint rarement cette intensité de préférence G. Le S certes est plus analyste, plus méticuleux, plus pragmatique, mais l’excès dans ce domaine mêne certains S à des actions tatillonnes bien déraisonnables.
    Le “L” aura t’il plus de bon sens qu’un “V” du fait de ses critères de décision logiques. Oui sur des décisions rationnelles, où l’on peut en partie lier causes et effets. Mais sur des problèmes complexes philosophioques ou humains, un V  pourra montrer beaucoup de bon sens dans des décisions pourtant très subjectives.
    Influençabilité et bon sens sont sûrement liés, mais quel est celui qui est la cause de l’autre ou la cause commune : c’est le paradoxe de l’oeuf et de la poule.

    Finalement, je ne sais pas ce que c’est que le bon sens : un mélange d’intelligence, d’expérience, de pragmatisme, de logique, d’intuition et de raison, d’esprit critique, mais aussi du souci de la liberté de pensée et d’expression.
    Qu’en pensez vous?


Vendredi 17 septembre 2010 à 8:30

Préférences cérébrales

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    Je vais maintenant faire la même description qu’hier pour les préférences de décision : - les critères sont ceux d'une logique impersonnelle (L), ou ceux de valeurs altruistes et de goûts (V).

    Mais je voudrais bien préciser auparavant (pour répondre à des mails), que ce n’est pas parce qu’on est L qu’on n’a pas des goûts et des valeurs et le V peut être ordonné et logique.
    Ce n’est qu’une question de critères, de méthode de décision
        Le V décide sur un “coup de coeur”, donc en fonction de ses goûts, de ses valeurs, de ses désirs (au feeling comme disent les américains).
        Le L raisonne logiquement pour évaluer sa décision mais dans son raisonnement logique ses goûts et valeurs prennent aussi une place, mais objective, raisonnée, consciente.

    Voici des exemples :

    Périphéric est L et Falbala est V.

    Lorsqu’il y a des élections ils vont voter. Pour qui? il faut se décider.
    Périphéric qui décide selon des critères logiques, épluche les professions de foi, les tracts, les lettres envoyées par les candidats. Il a dressé une liste de critères à remplir et il note chacun d’eaux et il se décidera en fonctionde sa notation pour le moins mauvais.
    Falbala elle n’a pas du tout envie de se fatiguer ainsi. Elle regarde d’abord les photos. Qui a une bonne tête ?
Puis tout de même elle lit  le prospectus reçu avec les bulletins de vote. Elle regarde si globalement  cela correspond à ses idées. pas la peine d’en faire plus pour choisir. De toutes façons ce ne sont que des promesses !

    Quand ils font leurs achats, leur attitude est aussi différente sur le choix des aliments.
    Périphéric regarde les prix, compare les marques, va lire les étiquettes et la composition des aliments en boites, la provenance des légumes, bien sûr les dates de péremption,  et il connaît quelques règles d’hygiène alimentaire et de données caloriques. C’est en fonction de ces données et de leur examen logique, qu’il va choisir ce qu’il achète pour plusieurs jours.
    Falbala ne s’embarrasse pas de tout cela; Cela la retarderait. Certes elle regarde les prix, mais en dehors de cela elle choisit en fonction de ses goûts, de ce qu’elle a envie de manger, de l’aspect encourageant des produits, sur “un coup de coeur”!

    Périphéric et Falbala ont le BAFA et s’occupent de jeunes le mercredi après-midi. Ils vont découvrir un nouveau goupe et on leur a donné des fiches sur chacun de leurs futurs “élèves” .
   Périphéric préfère travailler sur dossiers. Il regarde les fiches, a sélectionné certains critères et remplit un tableau sur Excel pour comparer ceux et celles qu’il va encadrer, pour en connaître les goûts et la formation, la situaion de famille....
    Au contraire Falbala n’aime pas ce travail loin de la personne, car pour elle, cela manque d’altruisme. Il lui faut le contact. Elle demande le premier jour, à chacun de se présenter et au besoin elle revoit certains à la fin de la séance. Pour elle c’est le contact direct qui prime, l’impression que lui fait la personne.

        J’espère qu’après ces descriptions, vous aurez mieux compris ce que sont les préférences S/G et L/V.
    Cela dit on n’est pas forcément tout L ou tout V .
    Par exemple, moi qui suis très “L”, dans le dernier exemple je regarderais rapidement les fiches au préalable pour ne pas débarquer dans l’inconnu, mais j’utiliserais aussi la méthode de Falbala.

Jeudi 16 septembre 2010 à 8:16

Préférences cérébrales

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J’essaierai aujourd’hui d’examiner des cas plus pratiques de préférences S/G et demain pour les préférences L/V.

     Pour que vous compreniez mieux, je voudrais faire aujourd’hui un portrait de personnes  de « perception sensitive et factuelle S. » et de « perception globale et intuitive G » et également de personnes qui décident selon des critères de logique impersonnelle et objective (L) ou qui suivent davantage de façon subjective, leurs valeurs et leurs goûts (V).
   
    Périphéric et Falbala sont deux jeunes qui aiment bricoler et faire des randonnées à vélo. Périphéric est “S” et Falbala “G”.

    Dans le bricolage, chacun a ses préférences :
    Périphéric aime bien la peinture : enduire, poncer, peindre, cela ne le rebute pas. Certes, c’est toujours la même chose, mais il ne craint pas les tâches répétitives et cela permet, tout en faisant attention de regarder autour de soi et de ne pas trop réfléchir. On fait cela dans l’ordre, peu à peu, pas à pas en couvrant la surface. Il aime bien aussi la maçonnerie, contruire pierre par pierre méticuleusement en faisant attention à ce que ce soit bien droit.
    Monter un meuble, cela dépend de la notice. Si elle vous guide opération par opération en disant ce qu’il faut faire chaque fois, de façon détaillée, comme dans les notices américaines, où on n’a qu’à suivre , et que n’importe quelle personne même peu douée peut appliquer.

    Falbala au contraire a horreur de ces notices. Elle il lui faut un schéma qui montre le fonctionnement de l’objet, pour comprendre comment il fonctionne, puis des schémas de montage sous forme de plans. L’exécution bête n’est pas pour elle : elle veut sa liberté.
    Ce qu’elle aime beaucoup c’est l’électricité; pour faire une installation, il faut avoir des connaissances sur le courant et les conducteurs, faire un schéma et imaginer, calculer au besoin. Puis il faut voir comment on va le réaliser sur place, dans quel ordre; bref imaginer, concevoir, puis passer ensuite à l’acte.
    Là au moins il n’y a pas de fastidieux, de répétitif comme quand on peint.

    Quand ils se promènent, à vélo, Périphéric a regardé la carte et il a fait la liste des noms des rues à traverser, les numéros des chemins à prendre : “première à gauche VO n° 56, troisième à droite RN 7, quatrième à gauche : rue Pelletier, passer devant la fontaine... ....”
    Falbala a horreur de cette litanie, de cette énumération à respecter. C’est horrible d’ennui.
    Elle il lui faut la carte. Son cerveau se repère et s’il ne sait plus, il y a le soleil, et sinon la boussole qu’elle emmène toujours. De temps en temps un petit point au crayon sur la carte pour repérer où on est arrivé.
    Et puis si on loupe une des rues de Périphéric, peu importe, on tournera à la suivante et on se retrouvera bientôt sur le bon chemin. La carte c’est fait pour cela.
    D’ailleurs quand elle est allée une fois quelque part, elle s’y retrouve ensuite (sauf évidemment s’ils ont tout démoli et reconstruit différemment , ne reiz pas, cela m’est arrivé !!)

    Périphéric aime se rappeler le passé, regarder des photos de ses albums, et il va écrire ses mémoires. Ses album sont rangés méticuleusement, les photos datées, dans l’ordre chronologique, avec une explication en dessous.
    Falbala ne déteste pas regarder ces albums, mais c’est purement sentimental. Sinon le passé ce n’est pas intéressant puisqu’on ne peut plus rien pour le changer. Elle, ce qui l’intéresse c’est l’avenir, c’est imaginer comment il sera, rêver un peu, faire des plans sur la comète, puis essayer de les réaliser.
    Elle aime dessinner ou assembler des photos pour faire une oeuvre originale. Mais classer des photos, c’est barbant.

Mercredi 15 septembre 2010 à 8:32

Actualité

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     Plusieurs correspondant(e)s m’ont demandé pourquoi je ne parlais pas du religieux américain qui voulait bruler des exemplaires du Coran et de la mosquée qui devait être bâtie près des anciennes tours détruites lors de l’attentat.
    J’avais envie de vous renvoyer à un article écrit avant hier par Maud96, que vous connaissez à peu près tou(te)s car elle disait la même chose que ce que je pense sur la question, et avec plus de spontanéité et de jeunesse que moi.
    Puis finalement je me décide à écrire quelque chose en essayant de ne pas répéter ce qu’elle a dit.

    En ce qui concerne la mosquée, je ne connais pas le dossier complet et je ne me prononcerai donc pas, car je ne sais pas dans quelles conditions ont été acquis le terrain, si on en disposait d’un autre, les autorisations accordées......
    Ce qui est certain c’est qu’il y a liberté du culte aux USA pour les églises (ce qui n’est pa pareil que la laïcité) et qu’il est ridicule de faire un amalgame entre les attentats du 11 septembre et la religion musulmane.
    Les musulmans, sauf quelques intégristes (et encore les raisons des meneurs sont elles vraiment religieuses ou est ce la soif du pouvoir?), ne sont pas partisans de la violence gratuite et désapprouvent ces attentats.
    Cela dit à la place des promoteurs, j’aurais essayé de mettre la mosquée un peu plus loin, par peur de tels amalgames, mais peut être ne le pouvaient ils pas. Si par contre ils l’ont fait exprès par provocation, c’est absurde.

    En ce qui concerne le religieux qui veut brûler des exemplaires du Coran, j’estime que c’est un dangereux individu relativement borné qui veut bêtement se rendre intéressant. Il n’est pas très intelligent car sinon il devrait s'apercevoir que répondre à la violence par la violence n’est pas une solution. On s’en rend compte quand on voit comment s’enlise la guerre entre Israéliens et Palestiniens extrémistes.
    Certes il faut se défendre quand on est attaqué, mais le genre d’action que prône ce religieux est gratuite et dangereuse.
    Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi on ne l’a pas enfermé quelques jours, pour que le 11 septembre se passe sans accroc. En France, je pense qu’on l’aurait inculpé pour atteinte à la sûreté de l’etat et incitation à la haine raciale (l’ayant vu à la télé, j’aurais envie de faire une faute de français en disant “excitation” à la haine raciele ! lol).

    J’ai eu dans ma vie des amis proches catholiques, musulmans, juifs et athées et avec eux j’ai lu des extraits des livres sacrés (bible, thora, évangiles, coran) et nous avons un peu comparé ces religions.
    La première constatation c’est que ces écrits contiennent des préceptes qui pendant longtemps ont été transmis par tradition orale, puis un jour un ou des religieux ont écrit un document, qui a été en général relativement modifié dans un premier temps.Les idées de ceux qui les ont écrits sont certainement autant à l’origine des préceptes que les idées originelles de Moïse, de Jésus ou de Mahomet et la volonté des hommes a sans doute plus influencé ces préceptes que celle de DIeu.
    La deuxième constatation est que ces trois religions monothéistes se ressemblent. Si vous prenez les préceptes juifs et musulmans, vous êtes étonné des similitudes et la religion catholique emprunte beaucoup à la Bible. La plupart des règles morales sont proches.
    Le problème c’est que pour les extrémistes ( religion ou soif du pouvoir ?) seule leur religion est la bonne et doit être imposée aux autres qui sont des mécréants, et évidemment, les athées sont leur bêtes noires.
    La troisième constatation est que ces livres saints datent de plus de 2000 ans et 1300 ans pour le Coran, et donc sont adaptés aux moeurs de l’époque.
    Prenons un exemple  : l’interdiction pour les juifs et les musulmans et dans la bible de manger la viande de porc  et la façon de tuer les animaux en les saignant.
    Le porc a un système digestif qui filtre peu les bactéries et par ailleurs c’est un mammifère dont les microbes sont en général pathogènes et facilement transmissibles à l’homme. il a été à l’origine de transmission de virus d’autres animaux, plus ou moins mutés.
    Par ailleurs dans ces pays chauds la viande se conserve mal (pas de frigo à l’époque !) et les bactéries se multiplient alors. Par ailleurs la viande de porc doit être cuite longtemps pour cette raison et le combustible est moins abondant dans ces pays qu’en Europe où il y a beaucoup de forêts
    De même si l’on abat la bête en l’assomant, le sang  qui contient des microbes a le temps de contaminer la viande, alors que la saigner vivante (si cela parait barbare), a néanmoins l’avantage d’éviter cette contamination.
    Bien sûr les prêtres d’alors ne savaient pas tout cela, mais ils avaient remarqué que la consommation de viande de porc pouvait être dangereuse car on ne la faisait pas cuire assez, et ils ont promulgué une mesure d’hygiène publique, en déclarant le porc “impur” au plan religieux, ce qui était à l'époque (et peut être encore maintenant), plus efficace qu'une loi !.
    Il est certain que de nos jours avec les chambres frigorifiques, cette mesure pourarit être rapportée, mais les représentants des églises sont toujours rétrogrades. La position de l’église catholique vis à vis des homosexuels et de la contraception n’est guère plus justifiée de nos jours.
    Beaucoup de mesures inadaptées à notre monde actuel mériteraient d’être révisées voire supprimées, quelle que soit la religion en cause, mais les représentants des églises ont toujours peur ainsi de se déjuger et de choquer certaines de leurs ouailles. On a un exemple flagrant avec le mariage des prêtres que l'église catholique refuse touours, alors que les autres religions l'admettent..

    Il me paraît normal que chacun pratique la religion qui correspond à sa foi. Mais je trouve tout à fait déplaisant et néfaste qu’il fasse preuve d’intolérance et n’admette pas que les autres aient d’autres convictions que lui et qu’il cherche alors à les convertir à tout prix ou pire à les éliminer.
    Pour moi, le religieux américain est analogue à un gourou d’une secte.

Mardi 14 septembre 2010 à 8:29

Préférences cérébrales

     Nous avons vu hier nos préférences de prise d’information.
    A partir de ces informations, dans notre vie de tous les jours, que ce soit à la maison, au collège, au lycée à la fac ou au bureau, nous avons besoin de prendre des décisions à tout instant, certes parfois de grandes décisions complexes, mais la plupart du temps des choix tout simples.
Il ne se passe pas une minute sans que nous ayons à nous décider ainsi, et cela nous le faisons principalement selon deux types de préférences en matière de décision.
    Les deux processus utilisés, tous deux rationnels, différent par les critères de choix utilisés :

        - les critères sont ceux d'une logique impersonnelle (L) : ce sont des principes objectifs, des lois, des règles, une analyse critique et logique; on se pose en juge et on décide “avec la tête”, plutôt en “spectateur”.

        - les critères sont ceux de valeurs altruistes (V) : la décision est plus subjective et humanitaire; c'est le monde de l'empathie, de l'intimité, de la chaleur humaine et de la persuasion; on se pose en avocat, et on décide “avec le coeur”, plutôt en “participant”.


    Notre cerveau pratique les deux modes selon les circonstances, mais l'un d'entre eux est préférentiel, pour lequel nous sommes plus “doués”, et que nous pratiquons d'instinct (comme le droitier avec sa main droite).
    L'autre mode non préférentiel, est peu ou relativement assez développé selon les individus, leur formation, leur environnement et l'entrainement qu'ils ont pu acquérir au cours de leur vie, (et donc leur âge), mais il reste moins naturel, plus laborieux et moins performant.

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Si vous êtes une personne « Logique L » :

    - Vous faites vos choix de façon objective, en fonction de critères logiques et analytiques;
    - Vous agissez plutôt en "spectateur" et vous avez tendance à prendre des décisions impersonnelles, sans faire toujours suffisamment attention aux souhaits des gens;
    - Vous pouvez heurter les sentiments des autres sans vous en rendre compte;
    - Vous n'aimez pas montrer vos émotions et vous n’êtes pas à l'aise quand vous êtes confrontée aux sentiments d'autrui;
    - Vous êtes capable de réprimander les gens lorsque c'est nécessaire;
    - Vous êtes plutôt ferme et décidée et vous ne vous laissez pas influencer;
    - Vous avez besoin qu'on vous traite avec impartialité et équité;
    - Vous aimez analyser et organiser les choses, sans forcément avoir l’avis des autres.

Si vous êtes une personne « Valeurs V » :

    - Vous faites vos choix de façon subjective et émotionnelle en fonction de ce qui vous plaît et plus généralement de valeurs altruistes, sentimentales, intellectuelles et morales;
    - Vous participez aux événements; vous êtestrès attentive aux autres et à leurs sentiments et vous vous intéressez à leurs valeurs;
    - Vous êtes toujours prête à écouter les autres, à participer;
    - Vous aimez faire plaisir aux gens, même pour de petites choses;
    - Vous aimez vivre en bonne entente et les inimitiés vous affectent; vous n'aimez pas dire des choses désagréables;
    - Vous avez tendance à prendre vos décisions en vous laissant influencer par vos sympathies et vos antipathies ou celles des autres;
    - Vous avez besoin d'être félicitée;
    - Vous ne prenez pas les grandes décisions d’action en groupe sans consulter les autres et tenir compte de leurs avis.

    On considère qu'en France il y a environ moitié/moitié d'hommes ayant la préférence L ou V, mais que par contre, pour les femmes, il y a 60% de V et 40% de L environ. La raison n’en n’est pas connue (on pense qu’il s’agit d’un héritage lointain de l’évolution).
     On constate en effet dans la vie courante que les femmes sont plus sensibles et plus altruistes que les hommes, mais souvent moins logiques dans leurs décisions (ce qui ne veut pas dire qu'lles n'aient pas du "bon sens" qui est plus affaire de perception que de décision.


Lundi 13 septembre 2010 à 8:16

Préférences cérébrales

     Dans notre vie de tous les jours, que ce soit à la maison, au collège, au lycée, à la fac ou au bureau, nous avons besoin de prendre des informations et cela nous le faisons principalement avec nos cinq sens, c'est à dire que nous nous servons de nos moyens de perception.

    Comme nous l'avons développé dans le précédent article, notre cerveau a d’abord une perception immédiate émotionnelle, puis après un délai plus pu moins long selon que nous avons la préférence A ou O, la perception devient alors “rationnelle” et “orientée”, c’est à dire que le cortex frontal est informée des perceptions les plus importantes et qu’il oriente nos sens pour lui apporter une information pertinente.
    Dans cette recherche d’information et donc en matière de perception, notre cerveau peut avoir deux types de préférences :

        - soit il gère nos perceptions de façon analytique, séquentielle (pas à pas successivement ), répétitive, dans les détails, de façon concrète et expérimentale.
Il est davantage orienté sur le présent et le passé. Il appréhende les faits au moyen d'énumération des données ou de procédures.
    Nous appellerons cette préférence  « perception sensitive et factuelle S »
   
         - soit il gère nos perceptions de façon synthétique, globale, dans les grandes lignes, de façon aléatoire et par bonds, plus abstraite et imaginative.
Il est davantage orienté vers le futur et la prévision. Il appréhende les faits au moyen de schémas et de modèles.
    Nous appellerons cette préférence  « perception globale et intuitive G »


    On considère qu'en France il y a environ moitié/moitié de personnes ayant la préférence S ou G, hommes ou femmes.

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    Si vous êtes une personne sensitive et factuelle S :

- Vous perçevez les informations de façon pragmatique et sensitive;
- Vous organisez les informations sous forme de faits séquentiels;
- Vous vous  trompez rarement sur les faits, les perceptions;
- Vous êtes un bon observateur et vous mémorisez des détails;
- Vous apprenez mieux par énumération  des propriétés et description progressive grâce au langage, et sur des sujets pragmatiques et pratiques, alors que vous n’êtes pas à l’aise dans les théories, sur des schémas et dans l’abstraction;
- En particulier vous préférez une description des itinéraires par une succession d’indications et d’images des parties successives du trajet.
- Vous parvenez progressivement à des conclusions;
- Vous supportez de passer du temps sur des détails routiniers;
- Vous avez des dispositions pour les tâches de précision;
- Par contre, vous n’avez pas souvent d'inspiration et vous ne vous y fiez pas:
- Vous n’avez pas non plus beaucoup d’imagination et vous n’êtes pas très créatif.
- Vous préfèrez utiliser des compétences déjà acquises plutôt que d'en développer de nouvelles;
- Vous travaillez mieux si vous avez une idée des tâches à accomplir et du temps nécessaire à leur accomplissement.
 
Si vous êtes une personne globale et intuitive G :

- Vous percevez les informations de façon intuitive et globale;
- Vous organisez les informations sous forme de schémas globaux, de théories, d’idées générales;
- Vous avez des inspirations, bonnes ou mauvaises, mais vous n’êtes pas très observateur;
- Vous avez de l’imagination, vous êtes créatif, associant des données de façon originale;
- Vous n'aimez pas perdre du temps à préciser des détails routiniers;
- Vous êtes à l'aise dans la modélisation, l’abstraction, les théories, les schémas et vous préférez comprendre une scène par des images plutôt que par une description par le langage;
- En particulier vous préférez une description des itinéraires par une succession  de schémas, des cartes
- Vous tirez rapidement des conclusions;
- Vous n'aimez pas faire les choses de façon répétitive;
- Vous aimez résoudre de nouveaux problèmes;
- Vous préfèrez acquérir des compétences nouvelles plutôt que d'utiliser celles déjà acquises;
- Vous travaillez avec beaucoup d'énergie, poussée par l'enthousiasme, avec des périodes de relâchement.

    Comme nous utilisons nos deux fonctions antagonistes suivant les circonstances, mais que la préférée est simplement celle que nous utilisons le plus souvent, il est possible que certaines de ces caractéristiques se rapportent à notre fonction préférée, (par exemple « S » ) mais que d'autres se rapportent à l'autre fonction.(par exemple “G »)
    Par ailleurs nous sommes plus ou moins S ou G, c’est à dire que nous utilisons plus ou moins fréquemment notre fonction préférée et nous pouvons être très maladroit dans l’utilisation de notre fonction la moins habituelle ou au contraire “ambidextre de la perception”

     Alors êtes vous S ou G ?


Demain nous examinerons les préférences de décision.

Dimanche 12 septembre 2010 à 8:27

Préférences cérébrales

     A chaque instant, nous prenons autour de nous des informations à l'aide de nos sens : ce sont des perceptions, que notre cerveau reçoit, analyse et interprète.

    Ces informations nous les traitons dans notre cerveau et nous prenons ensuite des décisions, nous faisons des choix, élémentaires ou complexes, selon des « critères de décision ».
   
    Aujourd’hui, nous allons commencer à examiner quelles sont nos préférences de perception.


    La première perception que nous avons est une perception immédiate affective spontanée que nous maîtrisons peu, qui ne met en jeu que des centres du cerveau émotionnel, qui est plus ou moins développée chez les individus, qui peuvent donc être relativement "sensibles" ou "peu sensibles".
    Nous parlerons de “sensibilité affective A” ou de “sensibilité orientée O”.

    Pour comprendre ces préférences nous allons d’abord examiner les temps de réaction cérébrale qui sont très variables.
    On remarquera sur le graphique ci dessous qu'un signal émotionnel inconscient est transmis par nos sens, via une plaque tournante que l'on appelle le « thalamus », à des centres nerveux particuliers du cerveau (les centres amygdaliens) qui sont responsables des réactions de peur, de colère et de déclenchement des émotions et des réactions physiologiques correspondantes notamment de sauvegarde de l'individu.
    Au contraire une réaction logique et sensée de la pensée n'est possible qu'au bout de quelques secondes, par transmission aux cortex préfrontal et frontal.
    Il est donc normal qu'en matière de perception notre cerveau ait d'abord une perception immédiate instantanée d'ordre affectif, et que ce ne soit qu'ensuite, qu'il puisse analyser  et interpréter logiquement les sensations.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/tempsreponsecerveau.jpg
    La première réaction que nous avons face à une perception (image, son, toucher, discours, lecture), est émotionnelle et affective, partiellement inconsciente et peu maîtrisée.
    C'est seulement dans un deuxième temps que l'on commence à réfléchir, à avoir un comportement rationnel et à prendre une décision d'action.
Toutefois cette sensibilité de perception instantanée émotive est variable en durée et en intensité selon les individus et constitue donc une préférence cérébrale.
    On notera « A » la tendance à une grande sensibilité de longue durée, (A comme affective) et « O » la tendance à une faible sensibilité émotive et de courte durée, qui cèdera le pas à la perception  (O comme orientée par notre cerveau frontal, qui réfléchit et pense).

    Si vous possèdez une grande sensibilité émotionnelle immédiate vous aurez des réactions émotionnelles quasi instantanées aux événements qui se présentent, même anodins.
    Vous êtes par exemple très ému(e) par des images, une musique, un texte, allant éventuellement jusqu'aux larmes et sans avoir de raison rationnelle (les neurologues appellent cela « l'émotion pure », qui est particulièrement contrôlée par le cortex insulaire et le cortex cingulaire antérieur du cerveau émotionnel).
    Quand une personne vous parle, vous êtes sensible à ses émotions face à ses problèmes et vous ressentez une émotion avant de voir les aspects factuels.
    Devant une scène mettant en jeu des personnes, vous êtes plus préoccupé(e) par les personnes et leur devenir que par l'action elle-même et par le souci immédiat de leur venir en aide.
    Lorsque quelqu'un vient vous parler, la première impression que vous avez d'elle est l'impression émotionnelle immédiate, et son récit peut vous émouvoir
    Vous ne l'envisagerez rationnellement que lorsque cette émotion sera passée et que vous serez arrivé au stade de la perception objective dont je parlerai dans le prochain article.
    Chez les personnes très sensibles, la perception émotionnelle retarde de façon importante la perception normale des sensations, des informations, des faits et de l'environnement, pouvant même aller jusqu'à masquer une perception objective rationnelle.
    Une partie de ces perceptions immédiate n’étant pas entièrement conscientes, vous pouvez vous sentir tout à coup émue, au bord des larmes, sans même savoir pourquoi..

    Si vous êtes peu sensible émotionnellement, vous pouvez avoir des réactions analogues, mais leur durée est beaucoup plus courte et les réactions beaucoup moins importantes.
    Il vous arrivera très rarement d’être très ému(e) sans savoir pourquoi.
    Devant une image, une lecture, une scène, vous ressentez peu d’émotion, mais vous vous intéressez aux faits, à ce qui se passe, aux personnes, mais plus à ce qui leur arrive qu’à ce qu’elles ressentent.
   
    La combinaison des préférences A / O et optimiste/pessimiste est particulièrement importante :
    Chez la personne pessimiste cette sensibilité immédiate l'oriente vers l'émotionnel et le subjectif dont l'incertitude est un terrain favorable pour voir les choses de façon défavorable et pour entretenir la circulation des idées tristes dans le cerveau émotionnel. Elle minimise également l'intervention rationnelle des cortex frontal (qui réfléchit et organise), et préfrontal (qui prévoit et juge).       
    Une personne pessimiste et très sensible aura donc des émotions plus fortes surtout négatives qu’elle maîtrisera peu, est beaucoup plus torturée par son pessimisme, voit la vie encore plus en noir, a souvent des angoisses et des crises de larmes et aura du mal à considérer ses problèmes rationnellement et à voir objectivement le bon coté des choses.
    Une personne optimiste et très sensible conserve son optimisme, mais ressent davantage d'émotion.
    Une personne peu sensible sera moins pessimiste ou optimiste, car elle aura tendance à examiner ses perceptions rationellement en regardant plutôt objectivement les faits et en maîtrisant l’aspect émotif.

   
Nous verrons également dans les prochains articles que les autres préférences de perception et de décisions peuvent être interprétées différemment selon que l’on a la préférence de perception immédiate émotionnelle A ou O.
   

Samedi 11 septembre 2010 à 8:26

Actualité

 http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/enfantssansvocabulaire.jpg

   J’avoue être parfois très surpris par les “réformes” de l’enseignement en France et très sceptique sur leurs conséquences.


    J’ai l’impression d’avoir un vocabulaire nettement au dessus de la moyenne, car si je prends le petit Larousse, en moyenne, je connais la signification de 75% des mots (certaines pages plus, d’autres moins), c’est à dire au total, entre 40 et 50 000 mots.
    Or feuilletant un nouveau livre de français de CE, dans lequel je voulais voir les méthodes d’apprentissage de la lecture,  j’ai eu la surprise de trouver le terme “d’anacoluthe”. Je savais que c’était soit une erreur de grammaire, soit une anomalie voulue dans la construction d’une phrase qui permet une figure de style plus élégante et plus claire. Mais je n’ai jamais employé ce mot ailleurs que dans des mots croisés !!
    J’ai trouvé ensuite une “didascalie”, terme également usité dans les mots croisés, qui désigne, dans le texte d'une pièce de théâtre ou le scénario d'un film, une note rédigée par l'auteur à destination des acteurs ou du metteur en scène, donnant des indications d'action, de jeu ou de mise en scène.
    Poursuivant ma lecture, j’ai trouvé les mots “prétérition” et “paronomase”.
Là j’ai dû aller voir le sens de ces mots que je ne connaissais pas :
    La prétérition  du latin praeteritio (« action de passer sous silence »),  est une figure de style consistant à parler de quelque chose après avoir annoncé que l'on ne va pas en parler1. Elle permet de ne pas prendre l'entière responsabilité de ses propos et se reconnaît à l'emploi de formules particulières d'introduction comme « Ai-je besoin de vous dire... ».
    Une paronomase consiste à rapprocher des mots comportant des sonorités semblables mais qui ont des sens différents. On appelle paronymes des mots qui se ressemblent par leurs sons :« Qui se ressemble, s'assemble. »

    Quand je vois la pauvreté du vocabulaire courant de certains élèves du lycée, je me dis qu’on ferait mieux de leur apprendre des mots plus utiles; ils pourront attendre pour utiliser de tels termes de faire un mastère de lettres !!
    Suivaient ensuite des leçons de grammaire, de syntaxe et d’analyse logique, avec un vocabulaire et des explications incompréhensibles, bien plus hermétiques ( le livre en question aurait écrit “absconses” lol), que certains livres de maths modernes, pourtant déjà gratinés !

    Je me suis remémoré avec nostalgie mon enfance où mes grands parents m’avaient appris à décortiquer des mots simples, puis à les assembler, puis à comprendre leur sens, à les aimer, puis à leur faire dire ce que je souhaitais faire comprendre aux autres. Ils m’avaient donné aussi le goût ed la lecture.
Je ne connaissais pas de mots savants et ésotériques, mais sur une dictée de vocabulaire courant, 5 fautes d’orthographe étaient éliminatoires à l’examen d’entrée en sixième !
    Là je me pose la question : comment voulez vous, à l’époque de MSN et des SMS, si l’on rend incompréhensible la construction des phrases et les règles de grammaire, si on lapprend aux enfants des mots inutiles et savants, si on ne leur apprend pas à s’exprimer simplement et sur des sujets de tous les jours, comment voulez vous qu’ils essaient de respecter l’orthographe.?
   
    Pour moi, l’orthographe, l’expression simple et claire, c’est comme la qualité du son de ma chaîne hi-fi, ou la netteté des images de la télé.
    J’aime bien cowblog, parce beaucoup des jeunes que j’y rencontre essaient de bien écrire et sans fautes si possible, malgré la frappe sur le clavier, moins rigoureuse au plan de la mémoire que l’écriture à la main.
    Une cowblogeuse (une matheuse pourtant), mais qui était excellente en français, me disait qu’écrire correctement était, pour elle, de la politesse vis à vis de son interlocuteur, et je suis d’accord avec elle.
    De plus, le patron d’une PME qui embauchait des ingénieurs et des techniciens, me disait qu’il écartait tous les CV qui comportaient beaucoup de fautes d’orthographes, car pour lui, cela dénotait un manque de rigueur, de persévérance et de volonté.
    Je ne suis pas entièrement d’accord au plan psychologique, mais je comprends qu’il en fasse un des critères de choix : rares sont les métiers où la communication avec les autres n’est pas indispensable.
    Une autre personne m’a dit un jour que la maitrise des mots étaient un gage de liberté et que la pauvreté du vocabulaire engendrait l’incompréhension et la violence. C’est vrai que la plupart des “accrochages” dont j’ai été témoin dans ma vie, étaient dus à des malentendus.
    Ce serait vraiment un comble que ce manque de vocabulaire courant soit dû à un manque de bon sens dans nos programmes éducatifs.

    La dernière trouvaille du ministre est de ne plus faire des cours que le matin et, comme aux USA ou en Allemagne, faire du sport l’après-midi.
    Mais il est curieux de voir que l’on se lance dans cette voie, juste au moment où ces deux pays, en ayant éprouvé les inconvénients, font machine arrière sur ce point !!
    Personnellement j’ai connu des enfants qui dormaient encore durant  la première heure de cours, d’autres qui avaient du mal à suivre en fin de matinée après trois heures de cours, certains qui étaient engourdis la première heure après le déjeuner et qui se sentaient très dispos et attentifs vers 16h.
    Et quand je vois le niveau moyen des connaissances des élèves qui baisse régulièrement, certes quelques heures de gym, c’est bon pour la santé, mais je me demande si “sports tous les après-midi”, est vraiment nécessaire ?

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/joie.jpg
      



Je reprendrai demain mes articles sur les préférences cérébrales.

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