Vendredi 10 septembre 2010 à 8:28

Préférences cérébrales

Aujourd’hui j’essaierai de montrer des conséquences de notre préférence optimiste/pessimiste dans des cas pratiques.
     Comme je l’ai fait pour la préférence E/I, je suppose que deux personnes sont ami(e)s ou même vivent en couple.


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    Prenons d’abord le cas où les deux sont optimistes.
    S’ils le sont modérément c’est la joie. Ils voient la vie du bon coté, se remontent mutuellement le moral dès que celui-ci baisse chez l’un deux, et s’ils s’entendent sur les objectifs à atteindre, ils sont confiants dans l’avenir et donc arriveront souvent à un succès.
    S’ils sont extrêmement optimistes, certes ils verront tous deux le “verre plein”, mais ils risquent d’avoir trop confiance en l’avenir et de ne pas voir suffisamment certaines difficultés.

    Voyons maintenant le cas d’un optimiste et d’un pessimiste.
    Certes le couple sera moins confiant face à la vie que le précédent, mais l’optimiste essaiera de soutenir le pessimiste, de lui montrer que la situation n’est pas si mauvaise que cela, de lui montrer qu’il exagère les problèmes et leurs conséquences, et qu’il n’a pas assez confiance en son action sur l’avenir.
    Bref si l’optimiste est relativement stable dans ses idées et si le pessimiste ne l’est pas au point de friser la dépression, le couple trouvera un équilibre satisfaisant rface à la vie.

    Le cas de deux pessimistes est plus préoccupant.
    Face à la vie, le couple verra le mauvais coté des choses, le verre à moitié vide,; il aura l’impression d’êtredéfavorisé, ne saura pas apprécier les bon cotés qu’ils rencontrent, accumulera les remords et les regrets de chacun et risque de se trouver sans réaction vis à vis de l’adversité, ou même de ne pas faire effort par manque de confiance en l’avenir.
    Le plus dangereux est le cas où l’un des deux est très atteint par son pesimisme, presque à la limite de la dépression et où l’autre veut l’aider à s’en sortir, ce qui est une réaction normale.
    Mais pessimiste lui même il aura du mal à trouver les mots, les arguments pour rassurer l’autre et risque lui même d’augmenter son propre pessimisme et de dégrader son propre affectif.

    Bien entendu bien que les diverses préférences cérébrales soient en principe indépendantes les unes des autres, leurs associations ont cependant une influence sur le comportement des personnes.
    Par exemple un extraverti pessimiste le sera en général moins qu’un introverti pessimiste.
    Par contre l’introverti optimiste, qui réfléchit plus que l’extraverti optimiste qui risque de se laisser entraîner par son exhubérance, aura probablement plus de chances de mieux utiliser sa vision du monde pour optimiser le cours de sa vie.
    On verra par la suite que les préférences de perception et de décision risquent aussi d’influer la façon dont optimistes et pessimistes voient les choses.
    Le pessimiste est par nature beaucoup plus stressé que l'optimiste.
    Les effets de ce stress peuvent être différents en fonction d'une autre de nos préférences cérébrales, qui a été étudiée notamment par le psychologue américain d'origine russe, Plutchik : la “perception émotionnelle immédiate”, que j'examinerai par la suite.
    La préférence de décision que nous examinerons aussi dans un futur article, influencera aussi le degré d'optimisme ou de pessimisme, car elle entrainera une réaction, soit logique et objective de la pensée, soit sentimentale et subjective.

Jeudi 9 septembre 2010 à 8:09

Préférences cérébrales

Je reprends aujourd’hui mes articles sur les préférences cérébrales en vous parlant d’une autre attitude très importante dans la vie courante qui à coté de la motivation externe ou interne (E/I) a une grande influence sur nous : l’optimisme ou le pessimisme.
    Nous sommes influencés par les événement et l'environnement extérieur, qui nous préoccupent plus ou moins et auxquels nous réagissons favorablement (et nous éprouvons de la satisfaction, de la joie) ou défavorablement (et nous éprouvons de la peine et de la tristesse).
    Ces réactions nous stressent plus ou moins, voire nous angoissent ou nous traumatisent en causant une souffrance réelle.
    Les préférences correspondantes sont importantes car elles modifient de façon consciente et inconsciente les données d'entrées des événements et donc les réactions de notre cerveau, rationnelles et surtout émotionnelles.


    J’ai déjà fait plusieurs articles à ce sujet (16, 17, 18 et 19 juin 2010 sur la quête du bonheur), dans lesquels j’avais montré que les pessimistes pensaient le plus souvent qu’ils n’avaient pas d’influence sur leur avenir, que les situations mauvaises avaient une certaines stabilité tandis qu’ils ne se sentaient pas responsables des événements heureux, alors que les optimistes étaient en attente d’un avenir agréable, sur lequel ils pouvaient agir en le rendant le meilleur possible.
    Je vais détailler cette attitude sous l’aspect des préférences cérébrales, afin que vous puissiez déterminer votre préférence innée et ce qu’elle est devenue du fait de votre éducation, de vos études et de votre vécu.

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    La première caractéristique est la vision de la vie que l'on voit avec optimisme ou pessimisme :
    Toute chose, tout événement a des conséquences favorables et d'autres défavorables, d'une part de manière générale et d'autre part par rapport à notre propre situation particulière.
    L'optimiste voit le plus souvent le bon coté des choses, ce qui lui est favorable et il minimise les inconvénients : il voit « le verre à moitié plein ».
    Le pessimiste voit le plus souvent le mauvais coté des choses, ce qui lui est défavorable et il est en partie aveugle vis à vis des conséquences heureuses: il voit « le verre à moitié vide ».
    Dans les cas extrêmes, l'optimiste néglige complètement les inconvénients et difficultés éventuelles (il risque d'être imprudent), et le pessimiste les exagère considérablement au point de ne jamais voir de satisfaction dans les situations mêmes relativement bonnes (et il se rend ainsi malheureux).

    La deuxième caractéristique est la réaction qui en résulte : l'optimiste sera serein et gai et exprimera sa joie, alors que le pessimiste sera soucieux et triste et exprimera son mécontentement.
    Quelqu'un de préférence modérée sera tantôt gai, tantôt triste, comme nous le sommes tous, quelle que soit notre préférence.
    Mais une personne de préférence très marquée sera, si elle est optimiste, toujours sereine, la plupart du temps joyeuse, entraînant les autres dans sa joie et « prenant la vie du bon coté » et au contraire, si elle est pessimiste, les soucis l'emporteront et elle sera anxieuse, voire souffrira de véritables angoisses, dès qu'un événement ou même une simple possibilité lui apparaîtra comme défavorable, car elle en négligera les bons cotés.
    Les personnes à tendance dépressives sont en général pessimistes.

    La troisième caractéristique est la tendance de comportement vis à vis du passé.
    L'optimiste tourne la page et le pessimiste est assailli de remords pour ce qu'il a mal fait et de regrets pour ce qu'il n'a pas su ou osé faire.
    L'optimiste regrette sur le moment ses fautes, et face à un malheur il souffre tout autant. Mais son optimisme reprend le dessus, l'oblige à vivre et en général, il réfléchit aux causes et aux erreurs,  il tire les leçons du passé et sans l'oublier totalement, il tourne néanmoins la page pour aller de l'avant, en essayant de ne pas refaire les mêmes erreurs, et de regarder l'avenir pour essayer de l'optimiser.
    Par contre il donne parfois l'impression à son entourage d'être peu sensible et d'oublier facilement.
    Le pessimiste ressasse au contraire son passé, est assailli constamment de remords et de regrets, et ces remords et ces regrets lui empoisonnent la vie. Il culpabilise sans cesse. il a le culte du souvenir mais a du mal à tirer les leçons du passé et à  tourner la page.

    Il résulte de ces attitudes que l'optimiste, après un problème qui l'a atteint émotionnellement revient assez vite à une vision plus rationnelle et objective, alors que pour le pessimiste, les émotions et pensées tristes tournent en rond dans son cerveau émotionnel, sans que son cortex frontal vienne y mettre de la raison.
    Le pessimiste va donc ressasser ses problèmes, ses ennuis, ses défaites et cela risque d'accroître son stress, de l'angoisser, de le mener à l'extrême à la dépression. Ses pensées tournent en rond dans le cerveau émotionnel (ce que l'on appelle le « circuit de Papez », qui est toutefois un schéma très simplifié).
    L'optimiste au contraire aura une période de tristesse et de préoccupation, mais il fera remonter ses préoccupations au cortex frontal, qui les examinera rationnellement et qui essaiera de tempérer ses réactions émotionnelles défavorables.

    Du fait de ces deux attitudes le comportement est différent vis à vis du futur. L'optimiste a une certaine confiance en lui et une certaine assurance, ou du moins une certaine confiance en l'avenir et en la vie, alors que le pessimiste est inquiet et craintif du lendemain.
   

Mercredi 8 septembre 2010 à 8:49

Actualité

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    Hier je n'ai pas publié d'article, chose exceptionnelle, mais j'ai été trop occupé au retour de Bretagne.
J'ai passé la matinée sur l'échafaudage qui a été mis sur la deuxième partie des immeubles, à discuter de la suite du ravalement, puis l'après-midi, j'ai été faire quelques courses, car il faut bien manger, et j'ai remis en place sur mon jardin haut perché, les arbres
et les fleurs en pots qui étaient dans un coin, protégées et arrosées en automatique.
     Aujourd'hui ce sera un petit article, car j'ai beaucoup à ranger dans l'appartement et en particulier mon bureau, qui ressemble à un champ de bataille.

     Ce sera un article inspiré par mes 500km de voiture avant hier sur l'autoroute de l'ouest, pendant lesquels j'ai vu quelques imprudences et fautes de conduite, heureusement sans conséquences.


    Je vois souvent des enfants ou des ados jouer à des jeux sur ordinateur ou sur console, qui regorgent de  vitesses extrêmes, de vrombissements et de carambolages spectaculaires.
    Des études ont montré qu’ensuite, plus on pratique ce type de jeux, plus on a tendonce à se livrer dans la réalité à une conduite “compétitive”, à vouloir dépasser les autres usagers, à ne pas supporter d'être doublé, à vouloir démarrer avant son voisin aux feux tricolores.
    L étude révele aussi que, plus les conducteurs pratiquent ces jeux, plus ils ont un style de conduite “obstrusif” dans la réalité de la “vroie víe” : vouloir barrer la route aux autres automobilistes,. faire des queues de poisson, refuser le possoge à un carrefour.....
     Enfin, la fréquence d' accidents de la route dons la réalité augmente avec le temps passé devont ces jeux de console.
    On a montré que ces jeux augmentent l' accessibilité mentaleaux zones de pensées agressives ou liées aux risques, ce qui signifie que les personnes qui viennent de jouer à un jeu de vitesse peuvent penser dovontoge à des comportements à risque que ceux qui viennent de jouer par exemple, à un jeu de cartes.

    Rien n’est fait pour réagir contre ces excès, mais, sur le bord des routes. les radars sont prêts à nous prendre en flagrant délit d' excés de vitesse, dès que nous dépassons la vitesse limite de 3 ou 5 km/h, écart que nous ne pouvons respecter qu’en regardant le compteur toutes les dix secondes au lieu de regarder la route, car l’erreur d’estimation de nos sens est de l’ordre de 10km/h.
    Nous vivons une époque riche en contradictions.
     Et hier j'ai vu des gens déboiter sans crier gare, vous dépasser et se rabattre immédiatement à dix mètres devant vous en réduisant tout à coup leur vitesse car ils avaient dépassé le 130, une personne téléphoner au volant et d'écarter de sa file alors que quelqu'un la doublait sur l'autoroute, un camionneur qui regardait une carte tout en conduisant.

     A quand les jeux de "bonne conduite" sur ordinateur?

Lundi 6 septembre 2010 à 14:21

Paysages

Le ressac se brise toujours sur les rochers quand monte la marée.
Mais aujourd'hui, je rentre en région parisienne.

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    Dans le jardin le chardon n'a toujours pas bleui et les prunelles grossissent.
    Les lichens commencent à recouvrir les troncs des arbres et les fougères remplissent le sol sous les pins.

    L'automne est là !




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Lundi 6 septembre 2010 à 7:00

    Vous avez dû voir, aux articles que j'ai publiés, que j'aime bien les coquillages et leur vie parfois mystérieuse.
    Pour vous reposer des articles sérieux sur les préférences cérébrales, voici quelques photos, prises par ma fille au milieu des rochers.
    J'avais déjà publié cet article, qui pour une raison inconnue (j'utilise en Bretagne un vieux logiciel que cowblog n'aime pas et je ne peux en changer, mon mac ici étant trop vieux) s'est mis à la date du 22 septembre et du coup reste en tête du blog. Je l'ai donc supprimé et je le publie aujourd'hui, jour creux de mon retour, où je programme les publications.

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Dimanche 5 septembre 2010 à 8:40

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

     Aujourd'hui grands rangement et dernière couche de peinture.

    Je ne reprendrai mes articles su les préférences cérébrales que mardi de retour en région parisienne.
    Un petit article donc :


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    J’ai lu récemment une étude sur les réflexes des enfants qui m’a intéressée car elle m’apportait une réponse à un phénomène que j’avais remarqué chez mes enfants et mes petits-enfants, lorsqu’ils avaient 5 ou 6 ans.
    Ils m’arrivait souvent de jouer avec eux au ballon ou avec une balle, en particilier sur la plage, sur le sable mouillé pour ne pas gêner ceux qui construisaient des châteaux de sable ou se roulaient des pelles.

    Je m’étais inquiété en voyant que ces jeunes enfants n'étaient pas très adroits pour attraper les ballons ou les balles que je leur envoyais, même assez lentement et j’avais alors envoyé des balles encore plus lentement, pour leur faciliter la tâche,  mais cela n'a rien arrangé. Au contraire, ils avaient encore plus de difficultés à apprécier I'instant ou I'objet arriverait, et a refermer les mains au bon moment. Je m’étais même alors demandé s'iIs ne présentaient pas un trouble de la coordination.

     Une étude de l'Université de Hamilton,au Canada, réalisée auprès d'enfants de cinq ans, m’a appris que ce comportement est normal.
    Les jeunes enfants ont d'autant plus de difficultés el attraper un objet qu'iI se déplace lentement, car leur cerveau est peu adapté aux faibles vitesses.
    Aussi, iI est inutile de vouloir ralentir les objets qu' on leur envoie, et ils s' en tireront parfois mieux si vous lui envoyez la balle avec un peu plus de vitesse.
    Les enfants en expérimentation, placés devant des écrans d' ordinateur, voyaient deux barres noires se déplacer sur un fond blanc, chacune a une vitesse différente, et disposaient d'une seconde pour indiquer laquelle se déplaçait plus rapidement.
    Les psychologues ont constaté que les enfants répondent correctement lorsque la vitesse de la barre de gauche est au moins double de celle de la barre de droite. En dessous de cette limite, leur capacité de discernement diminue: ils ne distinguent pas une barre qui se déplace seulement une fois et demi plus vite que I'autre. Des adultes soumis au même test font la distinction dès lors que la différence de vitesses atteint 35%.

    Les enfants sont en quelque sorte « aveugles aux vitesses lentes », ce qui explique peut-être leur attrait pour les jeux énergiques et rapides, les voitures qui fIlent sur des rails, ou les avions de papier qui fendent I'air à toute vitesse.
    Chez eux, les neurones des aires visuelles, qui analysent les vitesses lentes n'ont pas atteint leur maturité.
    En outre, ces neurones “lents” sont moins nombreux que les neurones analysant les vitesses rapides, ce qui est aussi vrai chez I'adulte.
    L’évolution de Darwin a façonné le cerveau humain pendant des millénaires pour détecter et attraper des proies rapides ou pour déceler un ennemi qui va vous sauter dessus et y échapper.
   
C’est donc normal que réagir à des objets rapides soit inné, pour des raisons de survie, mais que bien appréhender les réactions à des objets se déplaçant plus lentement nécessite un apprentissage plus important.

Samedi 4 septembre 2010 à 8:15

Notre cerveau : plaisir et apprentissage

Un petit article ironique pour me moquer gentiment de mes correspondantes qui me disent toujours leur plaisir de faire du shopping.Et cela vous reposera des articles sur les préférences cérébrales !

    Depuis plusieurs jours, le dilemme est de taille.    
    En bas de chez vous, derrière la vitrine d'un magasin, une belle robe qui vous fait pâllr d'envie. Oui, mais.... iI y a le prix, plutôt cher pour vos économies.
    Alors, vous réfléchissez, vous vous torturez les méninges, le soir en vous endormant, et vous ne savez plus quelle décision prendre.

    En fait deux zones de votre cerveau ont déja fait le choix à votre place : le cortex insulaire et le noyau accumbens.
    Le noyau accumbens est une zone qui permet d' anticiper les plaisirs et il s’active lorsque vous vous imaginez habillée avec cette robe.
    Puis, lorsque vous pensez au prix, c'est le cortex insulaire qui entre en jeu : ce centre céréral fait ressentir un déplaisir par antlcipation, notamment lorsqu’on s'attend à perdre ou à dépenser trop d'argent I
    Et  la décision est prise en fonction de la zone qui s'active Ie plus.

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    A I'Université de Stanford aux Etats-Unis, le neurobiologiste I Brian Knutson et ses collégues ont prédit si des consommateurs allaíent acheter divers produits, en comparant l'activation du noyau accumbens et celle du cortex insulaire. !
    Chez les personnes dont Ie cortex insulaire l'emportait, ils en déduisaient que l'achat n'aurait pas lieu, ce qui se vérifiait par la suite. En revanche, quand la balance penchait en faveur du noyau accumbens, ils prédisaient avec succès que l’achat serait conclu.
    Cette étude soulève diverses questions : les personnes qui achétent compulsivement ont elIes un cortex insulaire trop faíble ? Celles qui . sont trop près de leurs sous ont elles cette zone trop active, ou encore un noyau accumbens atrophié ?
    Voilà, on vient de faire de la « neuroéconomie » Ioi

Vendredi 3 septembre 2010 à 8:29

Préférences cérébrales

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     Mes articles sur l’introversion et la timidité m’ont valu quelques commentaires et beaucoup de mails.
    Je vais répondre d’ici dimanche aux correspndant(e)s qui évoquent des cas personnels, mais je vais essayer de répondre ici à des questions plus générales.

    Ces questions posent d’abord le problème de l’apparition de la préférence E/I avec l’âge et de la timidité chez les enfants et également celui du comportement très différent des gens dans des circonstances différentes, notamment au téléphone, ou sur internet, par rapport aux contacts réels ou dans des circonstances différentes.

    On parle souvent de la “fraicheur” des réflexions des jeunes enfants qui ne sont pas encore sensibles au jugement d’autrui. C’est certes vrai, mais c’est en fait plus complexe que cela, de même que tout comportement est le résultat de nombreux facteurs et ne peut se ramener aux seules préférences cérébrales.

    L’extraversion ou l’introversion apparaît très vite chez un enfant. Avant même la première année, on voit si l’enfant sait jouer seul, “s’occuper lui même” ou s’il a besoin en permanence d’une personne pour s’ocuuper de lui et le pousser à l’action.
    Lorsque, entre dix huit mois et deux ans et demi, l’enfant apprend à parler, c’est encore plus net : l’extraverti apprendra vite à parler et cherchera à parler et communiquer le plus possible avec parents, frères et soeurs, alors que l’introverti certes s’exprimera lorsqu’il a vraiment besoin de quelque chose, mais sera (au moins en apparence), en retard dans l’apprentissage de la parole et parlera peu et ne cherchera pas à tout prix une compagnie, se trouvant lui même jeux et occupations.
    Ce sera encore plus net lorsque vers six ou sept ans, l’enfant saura bien lire. L’extraverti aura besoin de la fratrie et des camarades pour jouer, alors que l’introverti, certes s’amusera avec eux, mais à défaut, aimera éventuellement des jeux plus solitaires et la lecture.

    J’ai dit dans les précédents articles que certes l’introversion s’accompagnait souvent de timidité, mais que celle-ci était davantage due à un manque de confiance en soi et à la peur du jugement d’autrui.
    Qu’en est il pour le jeune enfant. ?

    L’enfant peut être timide relativement jeune, mais c’est alors plutôt son introversion qui se manifeste; disons qu’il est plutôt “réservé”.

    Le manque de confiance en soi ne se manifeste que parce qu’on a échoué à plusieurs reprises soit dans un même domaine, soit de façon plus générale.
    C’est alors la peur d’échouer à nouveau.
    Les tentatives de l’enfant pouvant mener à un échec appréciable sont rares en bas âge et par ailleurs les réactions des parents et éducateurs sont importantes pour lui donner ou non cette sensation d’échec. Cela dépend aussi de l’environnement et si l’enfant est en contact avec de nombreux autres enfants.
    Avant l’âge scolaire ces échecs ne peuvent guère apparaître que dans les relations plus ou moins conflictuelles avec d’autres enfants et la timidité est alors une peur de communication et de contact par peur des désagréments infligés par les autres.
    A l’âge scolaire, des difficultés en classe peuvent intervenir, comme par exemple une difficulté pour apprendre à lire et écrire, ou simplement la difficulté de travailler. L’enfant peut alors se replier sur lui même et devenir timide.

    La peur du jugement d’autrui ne peut intervenir vraiment que plus tard encore. Pendant longtemps l’enfant n’a de jugement que le sien propre. Il apprend de ses parents et de ses éducateurs des “interdictions” et des “autorisations”, mais ce sont des règles et non des jugements de valeur.
    Il acquiert ensuite la notion de ce qui est ou peut être “bon pour lui” et “néfaste” pour lui, mais ce sont encore des constatations.
    Le jugement des autres n’intervient que d’une part lorsque l’enfant a acquis une notion plus abstraite, qui est celle du bien et du mal, que ce soit au plan moral, religieux, sociétal, ou même ce que j’appelerai “politiquement correct”, c’est à dire une notion de valeur attachée aux actions, celles qu’il “faut” faire” et celles qu’il ne “faut pas faire”, non pas parce qu’elles sont agréables ou néfastes, mais parce qu’une règle supérieure ou collective l’impose.
    De plus il faut qu’il y ait des “autres” et que l’enfant ait conscience du jugement de valeur des autres et que de plus un jugement défavorable l’affecte.
    Autant je pense que la peur des autres (des mauvais traitements des autres) peut intervenir à la maternelle, par contre je ne crois pas que la peur du jugement des autres ne soit vraiment importante avant 7 ou 8 ans.
    Mais là encore l’éducation fait beaucoup, car les parents ou les éducateurs peuvent selon la façon dont est présentée une réprimande, développer ou retarder et minimiser cette notion de crainte du jugement d’autrui, et donc la timidité qui pourrait en résulter.

    Je pense que c’est cette peur du jugement des autres qui est la principale raison du comportement différent de personnes introverties ou timides, au téléphone, sur internet, ou au contraire lorsqu’elles se trouvent face à uen personne en chair et en os.
    C’est également vrai dans le comportement vis à vis d’un “étranger”  par rapport à celui d’une personne de sa famille, dont on craint le jugement.
    C’est aussi le cas vis à vis d’une personne dont on craint l’indiscrétion vis à vis de parents ou amis, par rapport à une personne qui, ne les connaissant pas, ne risque par de leur révéler quelque chose.
    Il m’est souvent arrivé que des jeunes avec lesquels je correspondais, me confient quelque chose qu’ils n’avaient pas voulu dire au psy parce que celui-ci était véritablement en face d’eux, et que je reçoive plus facilement leurs confidences que celles de jeunes dont je connais la famille.
    Je pense aussi qu’ils ne se confient facilement que parce qu’ils savent que je ne les juge jamais.

    J’espère avoir ainsi répondu à quelques questions générales qu’on m’a posées.Mes articles sur l’introversion et la timidité m’ont valu quelques commentaires et beaucoup de mails.
    Je vais répondre d’ici dimanche aux correspndant(e)s qui évoquent des cas personnels, mais je vais essayer de répondre ici à des questions plus générales.

   

Jeudi 2 septembre 2010 à 8:33

Préférences cérébrales

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    Il n’y a pas lieu de lutter contre une introversion raisonnable, qui a une part d’inné et une part d’acquit, mais qui est au moins aussi avantageuse qu’une extraversion modérée.
    Par contre quelqu’un de très intro ou extraverti a intérêt à essayer de mieux utiliser son attitude non préférée.
    Mais il s’agit là du milieu dont nous tirons notre motivation, notre énergie.
    Par contre il me paraît bénéfique et nécessairee de lutter contre sa timidité si elle est excessive
    Elle résulte le plus souvent d’une part d’un manque de confiance en soi et d’autre part d’une grande peur du jugement et du regard des autres.
    C’est contre ces deux tendances qu’il faut lutter.

    Les psychologues qui envisagent des remèdes à ces deux attitudes parlent souvent d’une “timidité sociale” et distinguent plusieurs types de craintes ou de comportements (je les cite) :

        Timidité  de relation :
    Appréhension et maladresse dans des situations relationnelles importantes (professeurs, supérieurs hiérarchiques, sexe opposé) ou nouvelles, sans retentissement marqué sur le mode de vie et I'équilibre psychologique.
        Anxiété de performance, trac :
    Crainte d'échouer ou de mal se comporter lors d'une prestation face à un public; dans sa forme bénigne, le trac disparait en quelques minutes et n'altère pas la performance, contrairement à ce qui peut se passer dans des formes plus graves d'anxiété de performance.
        Phobie sociale, éreutophobie :
    Crainte d'agir de manière embarrassante. voire humiliante. sous le regard d'autrui, accompagnée d'angoisses dans certaines situations sociales, souvent évitées. L’éreutophobie est une forme particulière de phobie sociale : la personne est obsédée par la crainte de rougir en public, par peur d'etre jugée négativement à cause de cette émotivité.
        Personnalité évitante
     Tendance permanente à éviter la plupart des situations sociales et nouvelles, souvent en raison d'une phobie sociale très importante. La personne finit par ne plus sortir de chez elle et par ne plus voir personne.

    Plus la peur est forte et plus l’attention de la personne est focalisée sur ses problèmes et plus la peur et ses conséquences grandissent. Il est difficile de faire attention à autrui et à son environnement, quand on est obnubilé par ses propres sensations et envahi par la panique.

    Lutter contre le manque de confiance en soi n’est pas facile.
    En général le manque de confiance en soi résulte d’expériences négatives qui incitent l’adolescent à douter de ses capacités qu’il est en train d’acquérir peu à peu, et de penser qu’il ne peut être autonome et responsable.
     Le réflexe habituel du timide est de rester uniquement sur les sensations d'anxiété ou de gêne qu'il a ressenties, et non pas de mémoriser les éléments positifs de ]l’'expérience (même s’il a fait fait l'effort de sortir, et de communiquer avec une ou deux personnes qui avaient l'air sympathiques et contentes).
    Il faut donc demander au timide d’essayer d’analyser le coté positif des situations qu’il a rencontrées En se for\ant ainsi à analyser tous les aspects positifs et négatifs des situations rencontrées, il peut ainsi remettre en cause - voire modifier ses à-priori.
    Personnellement lorsque j’aide quelqu’un qui n’a pas confiance en soi, je lui demande de lister et d’analyser toutes ses qualités, les actions qu’il a réussies, les personnes qui l’apprécient, les compliments qu’il a reçus ...

    Pour lutter contre le regard des autres, les psychologues préconisent des exercices assez particuliers pour dédramatiser ces situations dans lesquelles on se sent gêné.
    Je cite comme exemple l’un d’entre eux :

    “ Des camarades doivent emmener la personne timide dans le métro et,  lui chanter, devant tout le monde: « Joyeux anniversaire ! . La personne se sent alors au centre de tous les regards, mais on lui demande de ne pas baisser les yeux, et de ne pas quitter le wagon. Elle doit rester pendant dix minutes dans une situation embarrassante. Progressivement son rythme cardiaque, sa tension et sa transpiration diminuent; après ces minutes qui semblent interminables, elle se retrouve dans une situation qui, habituellement, déclenche sapanique, mais qui désormais l’affole moins. Des passagers lui tapent parfois sur l'épaule en descendant du wagon et lui lancent: « Joyeux anniversaire! . A ce moment,la personne s'apen;oit qu'il s'agit d'un « non-événement., et cette prise de cons
cience change sa vision de la vie en société. Alors qu'elle croyait être jugée négativement par les autres, elle s'aperçoit que le jugement d’autrui peut être bienveillant.”

    Lorsqu’un timide est laissé face à ses peurs, les évitements permettent de fuir les situations angoissantes, mais le maintiennent  dans l'idée fausse qu'il ne peut les affronter.
    Il faut donc lui apprendre à s'exposer à des niveaux croissants d'anxiété, en provoquant des situations faiblement, puis plus fortement, anxiogènes (aborder des inconnus, se faire remarquer dans un lieu public, prendre la parole dans une réunion, etc.).
    Il peut alors constater que son angoisse peut être forte « a l'intérieur» sans que cela soit perçu par les autres, ce qui n'a pas de conséquences.

    Chez le grand timide, les centres de l'émotion, et le complexe amygdalien, sont facilement activés par les situations anxiogenes, et les zones qui servent a controler cette émotion ne sont pas assez efficaces. C'est notamment le cas du cortex préfrontal, qui est relativement hypoactif.
    Les exercices précités sont en quelque sorte, un travail de « désensibilisation » qui produit probablement ses effets dans la mémoire émotionnelle dont le complexe amygdalien (qui réagit à la peur) et l'hippocampe (professeur de la mémoire), précisément les zones hyperactivées chez les sociophobes.
    De telles modifications prennent place probablement dans la mémoire à long terme et dans le cortex préfrontal, entraînant des raisonnements plus réalistes et un meilleur contróle des émotions.

Mercredi 1er septembre 2010 à 10:08

Préférences cérébrales

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     Chaque jour, il nous arrive d'avoir peur de la réaction d'autrui, de nous demander si nous avons fait bonne impression.
    Cela heureusement s’atténue avec l’âge au fur et à mesure que nous prenons confiance en nous.
     Souvent mes correspondantes introverties et timides se plaignent que les extravertis ont bien de la chance et qu’ils leur volent une part de leur vie.
      Je ne suis pas tellement d’accord avec cette vue optimiste de l’extraverti.


    Supposons un introverti timide, est il sous la domination d’un extraverti intrépide.?
    Nous avons vu que les introvertis ne prennent pas facilement la parole, qu’ils hésitent avant de faire connaissance, mais aussi avant de prendre un risque et qu’ils réfléchissent avant d’agir. En ce sens, ils s'exposent moins aux dangers, que les extravertis, ceux qui profiteraient de la situation, qui sont plus enclins à prendre des risques, réfléchissent moins avant l’action, et courent plus de dangers d'être confrontés a des difficultés.
    Prenons un exemple : le timide qui ne parle guère ne prend pas le risque de se discréditer en public, alors que l'extraverti qui prend sans cesse la parole pour se faire valoir, prend aussi le risque de choquer ou de se fourvoyer, ce qui peut lui óter tout crédit.

    La timidité est vraisemblablement une composante naturelle de la personnalité humaine. Depuis des centaines de milliers d'années, l’homme vit en communauté d'individus qui ne sauraient être tous des dominateurs.
    Il faut une certaine proportion de personnes réservées, pas trop bruyantes, réfléchies, circonspectes, prudentes, hésitant a entrer en conflit, afin que la vie en communauté ne soit pas constamment parsemée de disputes et de dissensions,    
    Ainsi, les timides et les introvertis sont souvent considérés comme des pacificateurs, des gens qui « arrondissent les angles ", Ils jouent en quelque sorte le rôle de « lubrifiants sociaux ".
    Nous avons besoin d'eux, car une société sans timides serait une société de frictions constantes...
    La timidité  ne constitue pas un avantage pour la qualité de vie de l'individu, et pourtant il semble qu'elle aide au fonctionnement de la société, et même qu'elle participe au jeu de la séduction. David Buss a constaté que les femmes qui regardent tres franchement les hommes dans les yeux attirent moins un homme qui recherche une relation de confiance durable qu’une femme qui baisse les yeux timideme.
    La société accepte plus difficilement la timidité masculine, dès le plus jeune âge. Les parents semblent mieux tolérer la timidité de leur fille que de leur fils. !
    De nombreuses études ont été réalisées auprès de parents d'enfants très timides. Ces parents ont le plus souvent un comportement de timide introverti, ayant peu de relations humaines et donnent à leurs enfants des habitudes négatives qui renforcent leur timidité naturelle, de surptotection et de froideur affective.   
    Bien entendu il y a sûrement une composante génétique notamment de la préférence cérébrale E/I.

    Le neurologue Richard Ebstein, de I'Hópital Herzog de Jérusalem estime qu’un des récepteur de la dopamine (le neurotransmetteur des circuits de récompense) existerait sous deux formes associées à l’introversion et à l’extraversion, et donc dépendrait du gène qui code ce récepteur.
    Le psychologue américain Jérome Kagan, de l'université de Harvard, a étudié le comportement de bébés et a constaté qu’environ dix pour cent des enfants manifestent de nombreux signes de timidité notoire, et la même proportion pratiquement aucun.
    Kagan a suivi ces enfants pendant plusieurs années, et a constaté qu'à six ans, les plus tirnides gardent ce trait de caractere. Devenus adolescents, ils sont plus craintifs que la moyenne. Plus tard, on constate que c'est aussi parmi ces enfants qu'on trouve le plus d'adultes manifestant des attaques de panique ou de phobie sociale.
    Il existe donc une part innée de timidité.

    Dans le prochain article je donnerai quelques indications sur des possibilités de lutter contre sa timidité.

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lancien

sortir de la tristesse

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