Dimanche 10 octobre 2010 à 8:16

Politique, économie, religion.

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    Je viens de recevoir la petite feuille qui me dit ce que je paierai comme impôts locaux en 2011 et l’augmentation est salée.
    Je suis certes conscient que la France est très endettée et qu’il faut que je participe, comme les autres français, à son redressement et à la diminution de la dette publique du pays, qui est de près de 1600 milliards d’euros dont 70% sont détenus par des investisseurs étrangers qui ont prêté de l’argent à la France.
    A titre de comparaison le budget 2009 de l’Etat comporte 338 milliards de charges alors que les recettes ne sont que de  240 milliards d’où un déficit de 98 milliards. (Rapport sur les comptes de l’Etat du Ministère des Finances).
    Il est très clair que nous vivons largement au dessus de nos moyens et que cela ne pourra pas durer éternellement.
    Rien d’étonnant à cela : Sarkozy a diminué les recettes de l’Etat avec ses baisses d’impôts (bouclier fiscal) et de taxes sur les entreprises.(par exemple la diminution de la taxe professionnelle coûte 11,.8 milliards à l’état en 2O1O)
Quelle est cette étrange politique qui réduit les recettes tout en augmentant les dépenses ?
    La dette atteint 84% du produit intérieur brut (qui est voisin de 1940 milliards), alors que le traité européen impose de rester au dessous de 60% et qu’elle n’était que de 21% du PIB en 1980.
    Et le remboursement de cette dette coûte à l’Etat 44 milliards par an et c’est le deuxième poste de dépenses après le budget de l’Education Nationale (60 milliards).

    Mais ce qui m’agace, ce n’est pas qu’on doive participer à l’effort nécessaire, c’est que l’on nous prenne pour des imbéciles et qu’on nous raconte n’importe quoi.
    On nous dit qu’on n’augmente pas les impôts : papa Sarkozy veille sur nous et nous devons être heureux et voter pour lui en 2012 !
    Oui, mais l’Etat se décharge sur les communautés locales (régions, départements, communes) de nombreuses charges qu’il assumait et les impôts locaux sont forcés d’augmenter.
    On annonce la suppression de “niches fiscales” dont certaines comme les aides ménagères aux femmes qui travaillent ou l'aide au logement des étudiants (qui semble avoir été conservée) ou le petit avantage fiscal pour les jeunes qui se marient ou la taxation des remboursement des arrêts de travail pour maladie ou accident. Mais on ne touche pas au bouclier fiscal, alors que l’on constate qu’il n’a pas fait rapatrier en France d'importants capitaux.
    Quant aux remboursements de la sécu, ils diminuent sans cesse et les cotisations des mutuelles augmentent de façon importante.
    Sans parler de la taxe carbone, qui n’a guère d’utilité écologique et n’est qu’un impôt déguisé et coûtera en moyenne 74 € à chaque ménage français..
    On supprime les moyens dans les hôpitaux ou à l’Education Nationale, et on veut nous faire croire que les fonctionnaires sont la cause de ces problèmes financiers, mais le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux ne fait économiser que 500 millions par an, alors qu’il faudrait 500 milliards pour redresser le pays.    
    Certes il faut réformer le régime de retraite du fait de l’évolution démographique, mais au lieu d’augmenter les cotisations pour tous, salariés et entreprises, ce sont ceux qui travaillent dur et les mères de familles qui seront les plus pénalisés et on laisse les entreprise mettre au chômage les gens de plus de 55 ans..
    On nous clame la vertu des entreprises privées, et loin d’augmenter leurs impôts, on baisse systématiquement leurs taxes, (11 milliards d’allègements dans le budget 2010), mais beaucoup décentralisent, augmentant le chômage, et bien peu de restaurateurs ont joué le jeu de la baisse de TVA (voir le rapport récent de la Cour des Comptes).
    Depuis un an il y a eu 34 000 postes de fonctionnaires supprimés, mais 580 000 destructions d’emploi dans le privé.
    Sarkozy, dans sa campagne électorale a fait de la “société de propriétaires” (dada de Bush et de Blair), un slogan phare, et on nous a bassiné les oreilles du modèle anglo-saxon de dérèglementation et de libre concurrence, sans se rendre compte que le modèle anglo-saxon de « société des propriétaires » entraînait un endettement faramineux des ménages, et l’endettement des ménages anglais et américains a engendré la crise des subprimes, à l’origine (entre autres facteurs) de la crise globale actuelle,.
Quant à la déréglementation anglaise, elle a fait place à la nationalisation des banques, mais a entraîné chez nous une fuite des emplois à l’étranger et l’augmenation du chômage.
    En 2009/2010, certes la chanson de "tous propriétaire” n’est plus de mode, et à défaut de pousser les foyers à s’endetter individuellement, le gouvernement nous endette collectivement à un niveau jamais atteint.

    Et la plupart des journaux et des télés chantent la gloire de nos gouvernants, qui prennent les français pour des imbéciles auxquels on peut raconter n’importe quoi..
    Cependant j’ai entendu à la télé qu’une centaine de députés UMP réclameraient la suppression du bouclier fiscal.!
    L’UMP serait elle en train d’évoluer au plan gastronomique? Car jusqu’à présent ce n’était qu’un mauvais cassoulet : “une petite saucisse et beaucoup de fayots autour” comme le dit une humoriste.
   
   

Samedi 9 octobre 2010 à 8:44

Préférences cérébrales

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    Je voudrais vous parler aujourd’hui des conséquences du chemin du serpent” sur nos comportements, en particulier inconscients.
    Je reprends le schéma de l’article d’hier avec l’évolution de nos préférences en fonction de l’âge, symbolisée par la flèche rouge en forme de S, qui est le “chemin du serpent”
    La barre en diagonale est le symbole d’une limite (qui n’est ni aussi rigide ni aussi simple que sur le schéma), de l’utilisation de nos préférences cérébrales de façon consciente ou inconsciente.
    La première position (double barre) est celle pour un adolescent. Puis au cours du temps, la droite schématique de séparation se déplace vers le bas avec l'âge. Quelle en est la signification ?
    Pour l’adolescent, Les fonctions primordiale et auxiliaire interviennent le plus souvent et de façon consciente c'est à dire raisonnée parce que nous faisons appel à elles, certes de façon un peu automatique mais en raisonnant ensuite, les informations étant en général transmises à notre cortex frontal, et donc conscientes et connues.
    Au contraire les deux fonctions autres que celles ci (et notamment la fonction cachée), seront inconsciemment utilisées dans les moments où l'individu ne réagit pas de façon rationnelle et fait face à une réaction spontanée irraisonnée, dans les moments difficiles où l’individu réagit inconsciemment : colère, peur, tristesse, stress, maladie ...
    Quand elle vieillit, la personne utilise de plus en plus sa fonction tertiaire consciemment et également plus souvent (mais cette fréquence dépend beaucoup de la personne, de son entraînement à s'en servir.).
    C'est vrai aussi pour la fonction cachée mais en général, elle reste beaucoup plus longtemps inconsciente que les autres et intervient souvent dans les périodes de difficultés.

    Prenons maintenant quelques exemples de ce qui peut arriver à un jeune qui utilise consciemment couramment sa fonction primordiale et auxiliaire, mais peu sa fonction tertiaire et  pratiquement jamais sa fonction cachée sauf de façon inconsciente.

    Supposons un jeune EGLJ dont la fonction primordiale est la “décision logique” et donc la fonction cachée le choix en fonction de valeurs et de goûts. (voir l’article précédent)
         Dans un moment de stress ou de colère, à la surprise de tous, il abandonnera sa logique habituelle pour décider et décidera sans s’en rendre compte, de façon subjective en fonction de ses seuls goûts sans réfléchir.

    Au contraire, une ISVP, dont la fonction primordiale est le choix en fonction de valeurs et de goûts et donc la fonction cachée.est la “décision logique” aura des réactions opposées. Si cette personne est par exemple furieuse, ou dans une période de grande fatigue    elle, qui habituellement se montrait altruiste et aynt une grande conscience morale, fera tout à coup de façon inconsciente des choix contraires à ses habitudes, goûts et préceptes, sans tout à fait s’en rendre compte et elle essaiera de les justifier alors par des raisonnements logiques, mais souvent erronés ou peu convaincants.

    Prenons aussi l’exemple d’un père IGLJ, habituellement inventif et homme de synthèse, (sa fonction primordiale est la perception globale et sa fonction inférieure la perception sensitive), en colère contre un de ses enfants, se mettra à être tatillon et à “chercher la petite bête”, et à lui reprocher des micro-détails.
    La même personne malade et stressée, alors qu’elle voit habituellement les choses dans leur ensemble et avec un certain recul, se montrera presque hypocondriaque.
    
    Dernier exemple, un ESVP habituellement fin analyste et objectif (sa fonction primordiale est la perception sensitive et sa fonction cachée la perception globale), lui qui est un observateur et un analyste rigoureux, lorsqu’il ne sera pas dans son assiette, inventera sans s’en apercevoir et au grand dam de ses amis, des théories fumeuses, basées sur des généralisations hasardeuses.

    Donc quand vous êtes dans une situation difficile, stress, colère, peur, tristesse, ne vous étonnez pas d’avoir des réactions aberrantes qui ne vous ressemblent pas : c’est votre fonction cachée qui se manifeste et que vous utilisez inconsciemment.

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Vendredi 8 octobre 2010 à 8:56

Préférences cérébrales

    Aujourd’hui, je vais vous parler du “chemin du serpent”
    Que KAA se rassure, ne veux pas lui faire concurrence. lol           
    C’est ainsi que CG Jung appelle l’évolution au cours de notre vie des préférences cérébrales de perception et de décision qu’on appelle les “fonctions cérébrales”, S et G, L et V (voir mes précédents articles).
        Ces fonctions se développent successivement dans notre vie, deux d'entre elles étant des préférences "innées".   
    Carl Gustav Jung est un psychiatre allemend, qui a vécu à la même époque que Freud (fin 19ème, début 20ème), que l’on connaît moins que Freud, car il a moins fait parlé de lui. Il avait une clientèle qui ne se limitait pas aux bourgeoises de Vienne ayant des problèmes sexuels, et il a donc des vues beaucoup plus larges et moins erronées.
    Néanmoins ses livres ne sont pas faciles à lire (même en français) comme par exemple les “types psychologiques” qui sont le prémice des préférences cérébrales.

Evolution des fonctions cérébrales au cours de notre vie.


    Le chemin du serpent reprend la notion de “croix des fonctions que nous avons développée dans les deux derniers articles.
    Mais parlons d’abord des attitudes E/I et J/P: elles apparaissent en général assez rapidement chez l’enfant.

    Chez le jeune enfant, on identifie assez vite l’extraverti et l’introverti.
Toutefois chez l’adolescent introverti, une différence apparaît en général entre son comportement en groupe restreint d’amis qui s’apparente à celui d’un extraverti et sa réelle préférence l’introversion.
    Chez l’adulte introverti, le même différence peut apparaître, entre le comportement au travail qui peut être proche de celle de l’extraverti et le comportement au domicile ou en société qui reste introvrti..
    La préférence de comportement J P apparaît également dans les premières années mais elle peut être assez influencée par l’environnement, notamment familial. Les habitudes de ponctualité et d’organisation (ou de retard et de désordre) des parents ont une grande influence sur l’enfant.

    Par contre, l’utilisation des fonctions cérébrales S,G,L,V, n’apparaît que progressivement.
    Ainsi un enfant n’utilise guère que sa fonction primordiale, un ado ses fonctions primordiale et auxiliaire et peu les fonctions non préférées.
    L’usage fréquent de la fonction tertiaire non préférée n’apparaît qu’après l’adolescence ou  chez l’adulte et celui de la fonction cachée, la moins facile, à l’âge mûr, voire jamais.
    Cette évolution que l’on appelle le « chemin du serpent » est schématisée ci dessous.
    En fait ce schéma est très variable selon les personnes, car le développement des autres fonctions dépend fortement de l’éducation et l’instruction, des circonstances et de la volonté de l’individu de développer ses fonctions tertiaire et cachée et de son vécu qui est son expérience de la vie.

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Le tableau ci dessous résume le développement de nos préférences au cours de notre vie et l’influence que peut avoir notr éducation et notre vécu :

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    On remarquera notamment que l’instruction (école, fac...) apprend à réfléchir et à anticiper les événements et donc cultive les attitudes I et J, que la vie active au sein d’une équipe développe l’attitude E, que la “perception affective immédiate” s’exacerbe chez les adolescents puis diminue ensuite, que la préférence optimisme/pessimisme est celle sur laquelle on peut le moins agir et qu’elle diminue ou au contraire se renforce en vieillissant, que la préférence tolérance/intolérance est fortement influencée par l’éducation et l’intolérance , après une phase maximale pendant la jeunesse, diminue en général avec l’âge.

        Fonction cérébrales, conscient et inconscient :

     Dans l’adolescence, les fonctions tertiaire et cachée, plus tard la fonction cachée surtout, interviennent, mais surtout dans le « monde de l’inconscient ».
    Sur le graphique ci dessus la barre oblique schématise la séparation pour un adolescent entre le fonctionnement conscient et le fonctionnement inconscient.
    Les fonctions primordiale et auxiliaire interviennent le plus souvent et de façon consciente c'est à dire raisonnée parce que nous faisons appel à elles, certes de façon un peu automatique mais en raisonnant ensuite, les informations étant en général transmises à notre cortex frontal.
    Au contraire les deux fonctions autres que celles ci (et notamment la fonction cachée), seront inconsciemment utilisées dans les moments où l'individu ne réagit pas de façon rationnelle et fait face à une réaction spontanée irraisonnée, dans les moments difficiles où l’individu réagit inconsciemment : colère, peur, tristesse, stress, maladie ...
    Au cours du temps la droite schématique de séparation se déplace vers le bas avec l'âge. Cela veut dire que la personne utilise de plus en plus sa fonction tertiaire consciemment et également plus souvent (mais cette fréquence dépend beaucoup de la personne, de son entraînement à s'en servir.).
    C'est vrai aussi pour la fonction cachée mais en général, elle reste beaucoup plus inconsciente que les autres et intervient souvent dans les périodes de difficultés.

    Je développerai dans de prochains articles les conséquences pratiques de ces notions.

Jeudi 7 octobre 2010 à 9:00

Préférences cérébrales

Je voudrais vous montrer aujourd’hui pourquoi il est plus difficile de connaître un introverti qu’un extraverti, en se servant en particulier de la hiérarchie des “fonctions cérébrales” S, G, L, V. que nous avons décrite dans l’article d’hier.

    D’abord nous savons qu’un extraverti était essentiellement motivé par le contact avec les autres dans le milieu extérieur.
    Il va donc tout faire pour avoir non seulement de bons rapports avec les autres, mais encore essayer que les autres le remarquent, fassent attention à lui et l’aiment.
    Par ailleurs il est exubérant et parle facilement, parfois d’ailleurs sans réfléchir assez
    Donc pour quelqu’un d’observateur, il va dire consciemment ou inconsciemment beaucoup de choses sur lui même ou qui, indirectement, permettront de le connaître.
    Au contraire l’introverti vit dans le monde de ses pensées et est plus attiré par la pensée que par la parole. il sera souvent timide et donc il se liera moins facilement et surtout parlera peu de lui même, sauf avec des personnes qu’il connaît bien et en qui il a confiance.
    On a donc du mal à connaître un introverti dont on n’est pas l’ami intime, car il ne vous donne pas d’informations sur sa personnalité.

    Mais le problème est encore plus complexe, car la hiérarchie des fonctions cérébrale nous donne une image exacte de l’extraverti, mais une image fausse de la personnalité de l’introverti.
     Je vais d’abord partir de quatre profils particuliers pour que mes explications soient plus concrètes : le schéma ci dessous décrit quatre “croix des fonctions”, c’est à dire la hiérarchie des fonctions pour quatre types particuliers EGLJ, IGLJ, puis ESVP, ISVP, cela por bien vous montrer dans ces deux cas la différence entre extraverti et introverti.
     (Pour le transposer à votre cas, si vous connaissez votre type, recherchez sur le tableau de l’article précédent votre hiérarchie de fonctions).

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    Sur les deux “croix des fonctions” des extravertis vous voyez que leur fonction primordiale, L pour l’EGLJ et S pour l’ESVP sont extraverties, c’est à dire qu’elles sont utilisées dans leur milieu de prédilection, le milieu extérieur.
Donc vous voyez leur utilisation et vous reconnaîtrez facilement que ces personnes sont L et S.
    Par contre leur fonction auxiliaire (G pour l’un, V pour l’autre), introvertie, qu’ils utilisent donc plutôt quand ils réfléchissent (dans le monde intérieur des pensées) sera plus difficile à cerner.

     Pour les introvertis ( ici IGLJ et ISVP),c’est plus troublant..
    Leur fonction primordiale, G pour l’EGLJ et V pour l’ESVP sont introverties, c’est à dire qu’elles sont utilisées dans leur milieu de prédilection, le monde intérieur des pensées.
    Donc vous ne voyez que peu leur utilisation et vous aurez des difficultés à reconnaître leur fonction primordiale.
    Bien au contraire c’est leur fonction auxiliaire (L ou S), que vous les voyez utiliser dans le monde extérieur et donc vous allez la confondre avec la fonction primordiale.


    Donc si vous êtes introverti, ne vous étonnez pas qu’on vous attribue une façon de penser qui n’est pas celle qui vous est familière :
    Dans notre exemple un IGLJ sera pris surtout pour quelqu’un de très logique (L), ce que vous êtes certes, mais votre qualité principale est d’être intuitif,  inventif et tourné vers l’avenir (G), mais vous la gardez surtout pour vos instants de réflexion.
    De même l’ISVP sera pris pour un excellent observateur et analyste, alors que sa qualité pricipale sera l’altruisme et son sens des valeurs.


Mercredi 6 octobre 2010 à 9:54

Préférences cérébrales

       Maintenant, si vous avez suivi mes articles sur les préférence cérébrales, vous savez ce que sont ces préférences et vous avez un moyen de mieux connaître votre personnalité.   
       Dans un prochain article, nous examinerons comment se développent les préférences cérébrales au cours de notre vie et leur influence concrète et inconsciente.
        Enfin nous nous récapitulerons nos connaissances sur ces préférences, puis je ferai dans plusieurs articles quelques exercices sur des cas précis pour apprendre à reconnaître une personnalité et voir les influences des préférences les unes sur les autres ou plus exactement leurs influences combinées sur la personnalité.
        Puis nous verrons comment nos préférences respectives peuvent influer sur nos rapports avec nos parents, nos amis, notre petit(e) ami(e).

    Aujourd’hui je traiterai d’une hiérarchie dans le fonctionnement de notre cerveau et des préférences de perception et de choix.

    Rappelez vous ce que nous avons vu dans de précédents articles :
     Nous avons une préférence de perception “sensitive et factuelle” S ou “globale et intuitive” G, mais nous utilisons aussi l’autre fonction, mais moins souvent cependant; de même pour la préférence de décision “logique impersonnelle” L ou “goûts et valeurs altruistes” V.

   
    Rappelez vous quelles sont vos préférences innées de perception (S ou G) et de décision (Lou V), et aussi si vous êtes E ou I (préférence vis à vis du milieu extérieur) et J ou P (vous essayer d’anticiper les événements ou de vous y adapter).

           Hiérarchie des fonctions cérébrales :

        Les fonctions cérébrales S,G, L,V, n’ont pas toutes la même importance.
Il y a d’abord nos deux fonctions qui sont nos préférences cérébrales de perception et de décision : supposons que ce soit par exemple G et L.
    L’une d’elle est plus développée que l’autre est nous l’appelerons “fonction primordiale”, l’autre étant appelée “fonction auxiliaire”.
    Supposons que la fonction primordiale soit G, l’auxiliaire est alors  L.
    La fonction antagoniste de la fonction auxiliaire et qui n’est donc pas une préférence, mais que nous utilisons cependant  moins souvent, (V dans notre exemple), est appelée “fonction tertiaire” et la fonction opposée à la primordiale (ici S) est appelées “fonction cachée”.
    Cet exemple est celui de la hiérarchie des fonctions d’un individu de préférences IGLJ et on fait alors un schéma que l’on appelle la “croix des fonctions”  :

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        Comment se détermine cette hiérarchie :
   
    Le problème est de classer les quatre fonctions S,G L et V en connaissant nos deux fonctions préférées et nos attitudes préférées parmi E/I et J/P.
    C’est un peu compliqué et je vais vous l’expliquer, mais je vous donnerai ensuite un tableau pour que cela vous évite de chercher.

    a) - Nous avons deux fonctions préférées, l’une de perception, l’autre de décision et celle que nous utilisons le plus dans le milieu extérieur est liée à notre attitude J ou P
    Ainsi une personne de préférence J utilisera dans le milieu extérieur, davantage la fonction de décision préférée (L ou V), et une personne de préférence P utilisera dans le milieu extérieur, davantage la fonction de perception préférée (S ou G). Mais cette fonction la plus utilisée à l’extérieur n’est pas forcément la fonction primordiale.

    b) - Elle le sera pour la personne extravertie pour qui l’extérieur est sa source de motivation.
    La fonction primordiale d’un extraverti sera donc sa préférence de décision s’il est J ou sa préférence de perception s’il est P.
    Au contraire l’introverti réserve sa fonction primordiale pour son “milieu intérieur de la pensée”, puisqu’il en tire sa motivation. Ce n’est donc pas ce qu’il utilise à l’extérieur.
    La fonction primordiale d’un introverti sera donc sa préférence de perception s’il est J ou sa préférence de décision s’il est P.
    La fonction auxiliaire est l’autre préférence et la tertiaire la fonction antagoniste de la tertiaire.
    La fonction “cachée” est l’antagoniste de la primordiale.

    Alors quelle est votre fonction primordiale et votre croix des fonction?
    Vous avez trouvé ces explications difficiles à suivre et vous avez du mal à savoir quelle est la hiérarchie de vos préférences?
        Pour vous aider, voici un tableau de la hiérarchie des fonctions selon vos préférences  en donnant dans l’ordre : fonctions primordiale, auxiliaire, tertiaire et cachée, l’indice e ou i, indiquant le milieu dans lequel on s’en sert préférentiellement.

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    Demain je vous montrerai, en utilisant ces notions,  pourquoi il est plus facile de connaître un extraverti qu’un introverti.
    

Mardi 5 octobre 2010 à 13:53

Biologie, santé.

    J’ai entendu à la télévision un court reportage sur la police britannique qui dissuadait les voleurs en distribuant aux habitants d’une petite ville, à titre expérimental, des “marqueurs ADN”
    J’en avais entendu un peu parler car c’était en partie utilisé dans la lutte contre la contrefaçon d’objets chers, mais j’ai été chercher quelques renseignements et j’ai pensé que cela pouvait intéresser mes correspondant(e)s.

    J’ai fait plusieurs articles début juillet (dans “biologie, santé”) sur l’ADN et vous savez que c’est une grosse molécule organique, qui ressemble à une échelle hélicoïdale, dont les montants sont constitués de sucres (les désoxyriboses), reliés par des phosphates, et dont les barreaux sont formés à partir de deux bases parmi quatre (cytosine, guanine, thymine et adénosine), la cytosine C étant toujours opposée à la guanine G et la thymine T à l'adénosine A.
    J’avais expliqué sous quelle forme était l’ADN dans nos cellules et que c’était le support de notre hérédité, familiale et humaine.
    Mais on sait synthétiser tous les composants de l’ADN et on peut donc synthétiser des chaînes ADN artificielles, beaucoup plus courtes que l’ADN humain, et qui ne s’assemblent donc pas en nucléosomes.
    Cet ADN artificiel est donc une longue molécule, qui a la particularité de constituer un code par l’enchaînement des bases CGTA, code qui peut varier presque à l’infini en utilisant quelques milliers de bases : les barreaux de l’échelle

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/ADN.jpg
   
    Les marqueurs ADN se composent donc de molécules synthétiques d’un même ADN de synthèse, représentant un code unique, sous forme liquide ou de poudres, que l’on va mélanger à des produits liquides.
    Le produit liquide peut être un solvant ou un vernis qui se fixe sur des peintures, vernis, matières poreuses, métaux et qui adhère fortement.
    Si l’on dépose ce produit sur des objets risquant d’être volés (téléviseur, électronique, bijoux, véhicules, meubles, vêtements..), et il va marquer ces produits d’un code unique qui est celui attribué au propriétaire et c’est invisible à l’oeil.
    Si l’objet est volé, on peut ensuite l’identifier et le rendre à son propriétaire.
Plus gênant pour le voleur, il risque au contact de ces objets de se souiller avec cet ADN et qu’on retrouve ensuite  ce marqueur sur lui, sur des vêtements... pendant une durée de six semaines environ.
    Comme on connaît d’avance les codes recherché (ceux où il y a eu des vols d’objets analogues), l’identification peut être faite en quelques heures en laboratoire.

    Le marquage ADN offre un haut niveau de sécurité car il est impossible d’en décoder et transformer la combinaison choisie pour le client, le nombre de combinaisons possible étant tellement grand qu’on ne peut le contrefaire sans la connaître.
    Ces molécules
        - ne sont pas chères;
        - sont faciles à mettre en oeuvre   
        - sont un support idéal de code de marquage quasi invisible.

    En Allemagne et en Angleterre de tels marquages ont été mise en place dans les écoles d’abord, puis chez les particuliers par la police.   
    Les municipalités et les compagnies d’assurances ont pris en charge le coût modique de l’opération.
    Il semblerait qu’à la suite de ces expériences le nombre de vols ait diminué de moitié.
    Certains responsables de banques et de supermarchés rêvent déjà d’une douche d’ADN aspergeant les éventuels voleurs sur le point de quitter les lieux de leur vol.
    En fait  on compte surtout sur l’effet dissuasif. Sur 100 voleurs emprisonnés, 91 avaient entendu parler de l’ADN artificiel et 74 disaient avoir évité les lieux signalés comme utilisant cette protection.
    De tels marqueurs avaient déjà été utilisés avec succès pour repérer les produits d’origine et les contrefaçon qui ne possédaient ou aucun code ADN ou un code différent.

Lundi 4 octobre 2010 à 8:02

Politique, économie, religion.

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    J’ai reçu un mail qui diffusait un texte sur le déficit de la sécurité sociale, qui m’a paru intéressant.
    Il avait été rédigé par Eveline Dubin, Secrétaire Générale Adjointe au Directeur Général de l’Institut National du Développement Local à Agen.
    Cette personne a été interviewée sur France Bleue, mais pas sur une chaîne de télé nationale, et on va comprendre pourquoi, car son discours n’est vraiment pas “politiquement correct”.
    Il faut à Evelyne DUBIN, la signataire de ce document une bonne dose de courage pour avoir écrit ce texte en se nommant et c’est ce qui me donne envie de la publier.

    ”Pour combler le déficit de la sécu, nos chers gouvernants ont trouvé que le mieux, c'était encore de nous faire payer...
    a - Dorénavant, sur une consultation médicale, nous versons 1 euro.
    b - Nous sommes restreints lors de nos arrêts maladie ...
    c - Nous devons consulter un généraliste avant de voir un spécialiste ...
    d - Pour tout traitement de plus de 91 euros, nous en sommes de 18 euros de notre poche.
    e - Taxe de 0,50c sur les boites..
    f -  Baisse de remboursement de médicaments etc.......

    Toutes ces mesures sont destinées à combler le fameux trou qui est à ce jour de 11 milliards.
    Or, savez-vous que :
    1) Une partie des taxes sur le tabac destinée à la Sécu, n'est pas reversée : 7,8 milliards.
    2) Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu, n'est pas reversée : 3,5 milliards.
    3) Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécu, n'est pas reversée : 1,6 milliard.
    4) La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu, n'est pas reversée : 1,2 milliard.
    5) La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée : 2 milliards.
    6) Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés : 2,1 milliards.
    7) Retard de paiement par les entreprises : 1,9 milliard.
    En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d'euros.

    Conclusion : si les responsables de la Sécu et nos gouvernants faisaient leur boulot efficacement et honnêtement, si chacune des institutions reversait ce qu'elle doit chaque année, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui 9 milliards d'excédent !!!!
    Ces chiffres ne sont pas inventés ; vous pouvez les consulter sur le site de la sécu ; ils sont issus du rapport des comptes de la Sécu.

    Si les pouvoirs publics, qui nous harcèlent au quotidien de messages publicitaires afin de consommer des fruits et légumes, étaient vraiment convaincus qu'il nous faut consommer 5 fruits et légumes par jour pour sauver notre santé et donc l'assurance maladie, ils supprimeraient la TVA sur ces produits !
    N'oubliez pas d'avoir une petite pensée sur l'achat, à la hâte, des 90 Millions de doses de Tamiflu par le ministère de la santé publique, quand on sait que la grippe A n'est pas plus mortelle et dangereuse pour vous et moi que la grippe saisonnière classique."


   
Etant toujours un grand sceptique, du fait de mon éducation et de ma formation scientifique, j’ai essayé de retrouver ces chiffres sur les comptes de la sécu.  J’en ai retrouvé une partie. J’en ai trouvé d’un peu différents car tout dépend de la date du rapport. Je ne les ai pas tous trouvés car je n’ai pas eu assez de temps et les comptes de la Sécu, ce n’est pas facile à trouver, à consulter et à comprendre : un vrai labyrinthe.
    Mais, après cette petite vérification,  je fais confiance à cette courageuse personne et je publie son texte, pour que vous le connaissiez aussi.
    La seule remarque que je ferai est que le retard de paiement de l’Etat et des entreprises, si on le rattrape, n’est valable qu’un an, et ensuite n’apporte plus rien les années suivantes.

Dimanche 3 octobre 2010 à 10:45

Zoologie, botanique, évolution

    
  
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    Tout le monde connaît Jean-Honoré Fragonard, un grand peintre du 18ème siècle et en particulier sa “liseuse” qui a été reproduite maintes fois.


Né à Grasse le 5 juin 1732, il a été l’élève de François Boucher, a remporté le premier prix de Rome en 1752, puis revint à Paris dix ans plus tard et devint célèbre par ses tableaux “osés” pour l’époque, mais qui de nos jours ne feraient même pas rougir un gamin de 12 ans.
    Il fut conservateur du Louvre et il est mort en août 1806 à Paris.






    Mais si vous allez visiter à Maison Alfort le “musée Fragonard”  un des plus vieux musée de France, fondé en 1766, vous serez étonné de n’y voir aucun tableau, mais au sein de l’Ecole vétérinaire, une importante collection de pièces anatomiques et d'animaux monstrueux, allant du mouton à cinq pattes au veau à deux têtes., une collection de concrétions diverses et calculs de même que les objets hétéroclites retrouvés dans les estomacs de vaches et une très intéressante collection de parasites, digne d’un dictionnaire illustré de zoologie.

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Et dans une pièce du musée, vous trouverez les “Ecorchés d’Honoré Fragonard” préparés entre 1766 et 1772., qui allient la rigueur scientifique à une certaine mise en scène que l’on pourrait attribuer à un peintre.   
     Mais il ne s’agit pas du peintre connu, mais de son cousin, né aussi à Grasse en juin 1732, prénommé aussi Honoré, mais mort en 1799 et qui fut un chirurgien et anatomiste de renom.
   

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Lorsque,en 1766, Louis XV décide d'ouvrir une école vétérinaire à Paris, l'école est d'abord implantée rue Saint-Apolline avant d'être déménagée à Maisons-Alfort.
     Honoré Fragonard en est le directeur et professeur d’anatomie et, durant 6 ans, y prépare des milliers de pièces, dont une bonne cinquantaine d'écorchés et commence à fournir les cabinets de curiosités de toute l'aristocratie.


    En effet, Fragonard, en plus de disséquer minutieusement ses sujets, maîtrise une technique de conservation qui reste encore un mystère de nos jours et a permis à ses pièces de parvenir jusqu'à nous en résistant aux dommages du temps et des bactéries et insectes. De plus, Il donne des poses artistiques, théâtrales à certaines de ses pièces, qui relèvent alors plutôt d'une recherche d'effet dramatiques que de la simple recherche scientifique .
Je vous montre ici les deux pièces les plus connues :le Cavalier et L'Homme à la Mandibule.


Samedi 2 octobre 2010 à 9:59

Divers

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     Je critique rarement cowblog parce que je pense d’une part que c’est un site plus convivial que la plupart des autres sites de blogs.
    Je trouve que les cowblogiens (au moins ceux qui me lisent lol), sont en général intéressants à connaître, agréables et pour beaucoup essaient d’écrire un français correct et de ne pas dire n’importe quoi, ce qui malheureusement aujourd’hui, devient rare.
    Mes articles me valent beaucoup de mails et je trouve dans cette correspondance un plaisir certain, même à mon âge plutôt avancé.
    Je considère même quelques un(e)s de mes correspondant(e)s comme de vrais ami(e)s, malgré la différence d’âge.

    Par ailleurs, ayant pratiqué un peu l’informatique depuis plus de 30 ans, je sais la difficulté pour créer et entretenir un site, et je remercie l’équipe qui nous procure les moyens de publier et de correspondre entre nous.
    Il y a parfois des bogues assez mystérieux et longs à disparaître, comme l’apparition quand vous publiez un commentaire sur un blog, d’une fenêtre rouge “erreur c” . Vous recommencez et essayez en vain, mais le logiciel est têtu et ne se laisse pas attendrir. Et vous pensez que vous n’avez rien envoyé alors que votre correspondant a, en général, reçu plusieurs fois le commentaire et n’a plus qu’’à en supprimer les exemplaires superflus !
    Mais quand on avise l’équipe technique, elle essaie d’intervenir et répond avec beaucoup de courtoisie.

    J’aimerais cependant souligner un inconvénient de la derniere version du système cowblog qui me paraît important et j’aimerais savoir ce que vous en pensez avant d’essayer de discuter avec l’équipe de cow.
    Quand je reçois un mail j’ai, soit une adresse de boite au lettre électronique,, soit celle d’un blog et je peux répondre à mon correspondant, soit directement, soit par l’intermédiaire “d’écrire à l’auteur” et le plus souvent, je donne ma propre adresse mail pour faciliter les échanges, surtout s’ils abordent des questions personnelles.
    Quand je reçois un commentaire sur un de mes articles, si c’est un(e) correspondant(e) que je connais, soit je vais souvent sur son blog, soit nous échangeons des mails et je peux donc répondre à loisir.
    Le problème est celui d’une personne que je ne connais pas. Si elle a mentionné l’adresse de son blog et si elle en a un bien sûr, je peux y faire un tour et lui répondre soit par un commentaire, soit par le système de correspondance si elle l’a activé sur ce blog.
    Mais cela est fastidieux d’écrire l’adresse du blog http:// ..... et beaucoup ne le font pas, de telle sorte que l’on n’a qu’un pseudo, qui le plus souvent ne correspond pas à cette adresse. Parfois aussi l’adresse est erronée.
    Je trouve dommage que lorsque sur cowblog on interroge l’annuaire des blogs, on ne puisse accéder que par le nom complet et exact du blog et qu’il n’y ait pas un accès possible par les pseudos.
    Un annuaire, à mon sens est fait pour retrouver quelqu’un et pas pour le plaisir de faire une liste.
    L’ancienne version de cowblodg était, sur ce point, beaucoup plus conviviale

Qu’en pensez vous ?



WANTED :

    Je vais vous donner un exemple. Une personne dont le pseudo est “MAMOUNIA”  a mis hier sur un ancien article, un commentaire très personnel. Or j’ai connu des cas tout à fait analogues au sien. J”aurais aimé lui envoyer un mail , lui donner un avis et mon adresse. Après elle était bien sûr, libre de répondre ou non.
    Si elle lit cet article, elle peut m’écrire par la rubrique “contacter l’auteur”, je lui répondrai, car je n’ai pu trouver son blog par le canal de l’annuaire. Merci.


Je cherche aussi  LILOUE, qui m'a écrit de son village de Dordogne et à qui je ne sais comment répondre, n'ayant ni adresse de blog, ni adresse de mail.

Vendredi 1er octobre 2010 à 9:28

Sciences et techniques

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    En fait les avidiens, bien qu’étant des êtres virtuels digitaux très simplifiés, remplissent la plupart des conditions que les biologistes assignent aux êtres vivants. Ils évoluent, s’améliorent, se reproduisent, subissent la sélection naturelle et ils sont même capables d’échanger des informations et de coopérer entre eux pour accroître leurs chances de survie. Ils forment des groupes pour partager leur ressources entre eux.
    Finalement ils ne sont pas si différents que cela d’êtres simples vivants comme les bactéries.
    Mais ils ont l’avantage d’évoluer dans un monde parallèle virtuel et s’ils devenaient incontrôlables, on peut toujours débrancher l’ordinateur, ce qu’on ne peut malheureusement faire avec une souche bactérienne ou virale.

    Au départ tous les avidiens avaient donc des “caractéristiques génétiques” voisines
(les codes de fonctionnement initiaux). Mais peu à peu ils se sont multipliés en se différenciant et très rapidement les “boites de Pétri” virtuelles ont compté des centaines de milliers d’individus de familles différentes.
    Au départ, ils ne savaient pas faire grand chose avec les nombres, mais, quand ils s’amélioraient en apprenant à faire des calculs mathématiques plus évolués, on donnait davantage de ressources et de puissance à leur microprocesseur, leur permettant de faire ainsi plus vite des calculs plus compliqués. (on augmente la fréquence de traitement des informations et la mémoire centrale).
    Lorsque des organismes vivants se reproduisent, une partie des gènes des parents se mélangent chez l’enfant..
    La reproduction des avidiens est similaire : une partie du code informatique des parents se retrouve chez le petit avidien nouveau né, qui va donc bénéficier (ou pâtir) de ce mélange et va avoir des caractéristiques et des possibilités de faire des calculs, différentes de celles des “parents”.
    On a donc des “groupes génétiques” qui se forment comme dans des familles humaines au cours des âges
    Les chercheurs se sont rendu compte que ce problème de “groupes familiaux” étaient important et qu’il y avait certaines mises en commun de ressources, (en quelque sorte un certain “altruisme”), que les avidiens avaient créé eux mêmes en modifiant peu à peu les programmes initiaux, et que certains individus se sacrifiaient ainsi pour accroître les chances de survie du groupe.

    Pour savoir jusqu’où pouvait aller cette évolution, les chercheurs de l’Université du Michigan ont décidé en 2007 d’empêcher l’adaptation des avidiens : dès qu’un avidien subissait une mutation, il était soumis à un test pour savoir si cette dernière était bénéfique et si c’était le cas, l’organisme était tué.
    Un véritable génocide des plus fort, qui aurait dû mettre fin à la société avidienne…
    C’était sans compter sur l’extraordinaire capacité d’adaptation de ces petits êtres artificiels; Il y a eu beaucoup de morts au début, mais ils ont appris à tromper la vigilance de leurs expérimentateurs : dès qu’un individu se rendait compte qu’il était soumis à un test, il cessait immédiatement d’effectuer des calculs. Autrement dit, il faisait le mort, il n’était pas tué, et pouvait ensuite continuer de se reproduire et d’évoluer en toute tranquillité.

    Une autre expérience de 2007 est assez remarquable : les chercheurs de l’équipe Avida ont soumis les organismes digitaux à un environnement divisé en deux périodes: le “jour”, où l’énergie (c’est-à-dire la puissance de processeur) était disponible en abondance, et la “nuit”, où seule une très faible ressource était accessible.  
    La diminution des ressources pendant la nuit confrontait les avidiens à un problème. Ils pouvaient continuer à exécuter des calculs et à dépenser de l’énergie sans rien gagner en échange, ou bien ils pouvaient se mettre à dormir pour économiser de l’énergie.
    Après plusieurs générations, les avidiens ont choisi de dormir : certains individus ont même développé l’équivalent d’une horloge biologique, qui synchronise les temps de veille et de sommeil avec les périodes de disponibilité des ressource qui permettait de savoir quand la ressource deviendrait de nouveau accessible, et d’anticiper son retour.
    Ainsi, les créatures artificielles s’endormaient juste avant que l’énergie ne disparaisse, et se réveillaient juste avant qu’elle ne soit de nouveau accessible.

    Bien sûr vous aimeriez comprendre comment tout cela peut fonctionner, moi aussi, mais ce que j’ai pu en lire est beaucoup trop compliqué pour moi.
    Certains d’entre vous savent ce qu’est un algorithme : le schéma et  l’expression logique et mathématique d’un processus, qu’on pourra ensuite informatiser, c’est à dire programmer.
    Des chercheurs mathématiciens étudient ce qu’ils appellent des “algorithmes évolutionnaires” qui sont répétés mais pas identiques à eux mêmes car ils évoluent tout seuls dans le temps, soit par recombinaison (comme en génétique à partir de deux parents), soit en changeant une caractéristique (comme dans une mutation). En fait les structures essentielles des programmes informatiques sont fixes, mais les paramètres qui en régissent l’exécution peuvent varier et donc engendrer ces évolutions, sans que le programmeur initial ne les contrôle. Au plan mathématique, ils font beaucoup appel à des “tirages aléatoires”, qui orientent différemment les diverses solutions possibles.
    De tels programmes sont utilisés en biologie et en intelligence artificielle, mais également en optimisation en sciences économiques, et en physique ou chimie dans des phénomènes aléatoires moléculaires par exemple.

   
Peut être qu’un jour de telles recherches trouveront des applications pour permettre un meilleur apprentissage des hommes ou pour meiux comprendre l’évolution biologique de certaines de leurs cellules et donc de certaines maladies.

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