Mardi 30 novembre 2010 à 9:30

Divers

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Texte d'un message envoyé ce matin à  l'équipe de Cowblog :


"Ce matin tous les articles déjà  publiés ou non publiés de mon blog comme ceux de nombreux autres blogs sont devenus illisibles, de nombreuses lettres étant remplacées par des points d'interrogation et mes lecteurs me signalent qu'ils n'ont pu me lire. Le compteur ne visite ne les enregistre plus, et par ailleurs sur la liste des articles certains non encore publiés ont perdu leur titre et ne peuvent àªtre rouverts ou publiés.
Je ne peux plus rentrer d'image (on me dit que le répertoire est plein, ce qui n'est pas vrai) !
Enfin sur mon blog, les dates et les catégories des articles ont disparu.
Par ailleurs un "article fantôme" avait été enregistré je ne sais trop pourquoi ni comment à  la date du 1/1/1970, à  laquelle cowblog n'existait pas, mais qui est la date origine de beaucoup de systèmes UNix. Chose bizarre cette date est devenue décembre 0001.
Est ce la neige qui cause ces ennuis ou auriez vous changé de système !!
Je vous signale par ailleurs un autre ennui gênant. La plupart des lecteurs sont identifiés par leur pseudo et oublient ou ont la flemme de mettre leur adresse de blog. Sur votre annuaire on ne peut trouver quelqu'un que par son adresse exacte de blog et pas par son pseudo. On ne peut donc pas répondre à  beaucoup de ceux qui laissent un commentaire.
De nombreux cowbloggeurs s'en plaignent car cela nuit à  une bonne communication entre membres de votre communauté.
Cordialement
JP Malardel"

J'espère que la neige va fondre



14h = mes articles sont redevenus corrects sauf le dernier (celui-ci) que je viens de réécrire par un copier coller. Les dates et catégories sont revenues.

Mais toujours pas d'image possible.

Mais l'équipe cow travaille, c'est déjà bien.


Lundi 29 novembre 2010 à 8:31

Architecture

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Marcel Duchamp (1887-1968), qui avait dans sa famille des sculpteurs et peintres connus, a été à l’origine peintre cubiste, puis à partir de 1914 il a réalisé les premiers “ready made”, c’est à dire objets “tout faits”, dont  celui ci-dessous dont parle Leam appelé “Fontaine”. Mais il a été aussi écrivain, réfléchissant à la notion d’art et a même fait du cinéma expérimental. Il a semble t’il, eu une influence sur le dadaïsme et le pop-art.

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    J’ai eu une petite discussion avec Leam, parce que dans mes protestations sur le fait que dans notre société actuelle “on nous prenait pour des imbéciles”, je trouvais que la publicité faisait acheter des tableaux à des prix exorbitants alors qu’il n’y avait pas grand chose sur la toile qui était toute blanche avec deux rectangles unis rouge et bleu (et ce n’était pas du Mondrian qui, à mon avis, n’est guère plus inventif, mais a le mérite de fournir une décoration agréable à regarder; mais je reconnais que je n’aime pas beaucoup la peinture abstraite; cela dit je n’apprécie pas forcément la peinture plus figurative non plus et par exemple Warhol, dont parlait Leam, me déplaît encore plus)!

    Je cite un passage de ce que me disait “Léam” dont je n’ai malheureusement pas pu trouver le blog, car ses remarques me paraissent intéressantes à discuter et cela vous évitera d’aller chercher le commentaire sur l’article :

    “Au risque de me répéter, parler de la valeur financière d'une œuvre n'est absolument pas pertinent. Et avant d'en parler, comment l'évaluer ? Il faut aussi se poser la question de qui l'évalue. D'autre part, cette accusation de ne pas travailler revient souvent mais gardons à l'esprit que Duchamp ou par exemple Mondrian, dont tu dois totalement mépriser les rectangles rouges et bleus (mais après tout, peut-être qu'eux aussi te méprisent) savent peindre du figuratif. Avant d'être connus et d'exposer, ils ont reçu un enseignement complet de la ligne et de la couleur et ont réfléchi à ce qu'ils voulaient exprimer, à qui et par quel moyen. Ils ont essayé les portraits avec un trait réaliste et ont voulu aller au delà. Ce qu'il faut comprendre : l'artiste peint des rectangles rouges pour exprimer quelque chose et s'il peint des rectangles alors qu'il maitrise le dessin, c'est parce qu'il estime qu'il a quelque chose à dire de plus intéressant qu'à travers l'art figuratif.
On peut très bien ne pas aimer l'art abstrait ou les ready made et/ou ne pas s'y intéresser, mais on ne peut pas mépriser tout un pan de l'histoire de l'art comme tu le fais, c'est juste une honte.”


    Peut-être Leam est il un peintre moderne et a t’il mal pris mes réflexions, mais il n’a pas compris ce que je voulais dire, et en fait je suis assez d’accord avec ce qu’il exprime dans le paragraphe précédent.
    Pour moi aimer telle ou telle peinture est une question de goût et chacun est libre d’avoir le goût qu’il veut comme la religion ou lles idées politiques qui lui conviennent et c’est assez intéressant de comparer ses idées.
    Je ne cache pas que je préfère la musique classique ou le gospel, et le jazz de la Nouvelle Orléans au hard-rock, à la musique métal ou au rap. Mais quand mes petits enfants écoutent de tels morceaux, j’essaie d’écouter et de discuter avec eux pour voir ce qu’ils y trouvent d’agréable. Cela dit dans la musique classique, je n’aime pas les oeuvres dissonnantes de Boulez, mais j’ai essayé d’en écouter (alors que mon petit chien York quittait systématiquement la pièce, mais se couchait entre les baffles pour écouter du Mozart !)
    On a des goûts, mais il faut essayer d’aller à la découverte de celui des autres, même si cela ne vous convainc pas. Et parfois on trouve quelque chose qui vous plaît comme certains morceaux “métal” qu’écoutent ma petite fille, qui ressemblent à des mélodies folkloriques irlandaises. (par contre d’autres ressemblent aux cris du cochon qu’égorgeaient vivant les paysans du Sud ouest quand j’étais gosse!).
    Il faut essayer de former son goût et c’est vrai aussi dans le domaine culinaire : il faut goûter pour savoir si l’on aime !

    Revenons à la peinture.
    D’abord je ne méprise aucun peintre quelle que soit son oeuvre. Là Leam, tu fais fausse route.
    Par contre il y en a que j’admire (Vinci, Renoir, Caillebote... et je pourrai en citer beaucoup), mais il y en a aussi que je n’admire pas, mais ce n’est pas mépriser.
    Je ne chercherai même pas à juger la peinture d’un peintre car je ne suis pas un critique d’art et je n’ai pas les connaissances suffisantes. Je n’ai jamais peint moi-même et, à mon avis on ne peut vraiment juger que si l’on “sait faire”.
    Je reconnais que je préfère de loin la peinture “classique” et que j’ai eu la chance de visiter la plupart des grands musées mondiaux.
    Certains tableaux me plaisent et je ressens une émotion difficile à cerner : les neuropsychologues n’ont pas réussi à bien comprendre le sentiment de “beau”. Mais pour beaucoup de ces tableaux, j’admire aussi de “savoir faire cela”, car j’aimerais savoir dessiner et peindre comme eux.
    J’ai aussi visité des expositions modernes, à l’étranger comme en France au centre Pompidou ou au musée Picasso, mais j’avoue que je n’ai pas d’émotion face à ces tableaux. Mais ce n’est pas dû au peintre.
    Je trouve extraordinaires les dessins figuratifs de chevaux faits par Picasso, et j’admire beaucoup le “Christ en croix” de Dali, parce que faire cette perspective, “vue de dessus” est une prouesse de dessin : dans ce dernier cas c’est le travail, la technicité que j’admire.
    Mais je comprends parfaitement que d’autres préfèrent le non figuratif et que leurs émotions soient différentes des miennes.
    Je n’ai jamais dit que les peintres qui faisaient des rectangles bleus et rouges étaient nuls : peut être étaient ils capables, comme Picasso ou Dali, de faire des dessins extraordinaires. Je n’en sais rien et ce que je regarde ce n’est pas le peintre mais le tableau.

    Reste le problème financier que soulève Leam. Sa phrase : “parler de la valeur financière d'une œuvre n'est absolument pas pertinent.”,
est ambigüe, parce que le mot valeur peut être la "somme d’argent" ou la “valeur artistique”.
    Dans mon article je ne parlais que des sommes dépensées pour acheter des tableaux qui sont simplement des faits connus sur le marché de l’art.
    Je ne sais pas qui et comment c’est évalué, mais je trouvais assez étonnant que  l’on paie des sommes astronomiques des tableaux (peu importe le peintre) pour lesquels la créativité et le travail fourni me semblent bien faibles et surtout pour lesquels j’ai vu des dessins d’enfants de maternelle en faire autant, voire même plus agréables à l’oeil. Et eux y ont passé du temps et n’avaient reçu aucune formation artistique !
    Seulement ces dessins de jeunes enfants n’ont pas fait l’objet d’une publicité et d’un engouement moutonnier de mode.
    Je vais même être encore plus iconoclaste ce qui va m’attirer les foudres de Leam. Si les tableaux d’il y a plus de cent ans ne comportaient pas de tableaux “simplistes” comme ceux là, c’est parce que la pub et les médias n’existaient pas et que donc les phénomènes de mode étaient limités.
    Pour moi, celui qui achète un tableau où il n’y a que deux rectangles bleu et rouge que n’importe qui aurait pu faire lui-même, pour des milliers voire des millions d’euros, me paraît être un beau pigeon. C’est de cela que je parlais et pas du peintre. Je disais qu’à mes yeux, ceux qui vendaient ces tableaux (et ce n’est plus le peintre de nos jours, mais des commerçants financiers) prenaient leurs clients pour des imbéciles et les arnaquaient.
    Mais le peintre, s’il arrive à vivre largement d’oeuvres faciles à faire et qui ne lui demandent ni imagination ni travail, pourquoi ne pas en profiter alors que cela risque de ne pas durer, de se démoder dès que la publicité ne sera plus là pour le soutenir. Je ne lui jette pas la pierre.
    Mais je pense au sans logis ou à la femme qui peine à élever seule ses enfants et qui voit les sommes dépensées pour de tels achats, et je comprends qu’elle dise que notre société actuelle mériterait une petite révolution, comme en 1789, car la cause en serait la même : la pauvreté et l’ostentation des riches, plus la bêtise de certains arrivistes.

    Et je vais être encore plus iconoclaste, histoire de m’attirer un peu vos critiques car j’aime bien aussi les avis contradictoires.
    Je trouve que les prix des oeuvres des “grand peintres” sont également trop chères et qu’il s’agit là encore de phénomènes de spéculations.
    Pour moi, on devrait les rassembler toutes dans des musées où on puisse les voir, les montrer aux enfants pour former le goût (comme on le fait) et que leur cours soit bien plus bas pour que les musées puissent les acheter toutes.
    Et que l’on paie des copistes pour faire des copies relativement abordables que pourraient acheter des personnes sans que cela coûte une fortune, si ces personnes ne veulent pas se contenter de regarder ces oeuvres dans les musées ou sur internet.
    Après tout l’émotion que l’on éprouve devrait être provoquée par la qualité de l’oeuvre elle même et pas par le fait de savoir si c’est l’original d’époque ou une copie, si celle-ci est très bien faite (et je connais des “restaurateurs” d’oeuvres dans les musées qui seraient capables de faire des copies presque parfaites).
   

Dimanche 28 novembre 2010 à 8:16

Animaux

Un petit intermède animalier : des mamans et leurs enfants et dans une espèce un peu méconnue et dangereuse (ne vous approchez pas trop de l'écran) : les ours blancs. J'espère que vous n'en n'aurez pas peur et que vous les trouverez mignons :

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Samedi 27 novembre 2010 à 8:22

Vivre sa vie

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    J’ai eu souvent l’occasion de constater que de jeunes ados souffraient lorsque des camarades de classe les prenaient pour tête de turc, mais encore plus quand ils n’arrivaient pas à s’insérer dans le cercle des élèves de leur classe.
    C’était particulièrement vrai lors d’un changement important, comme par exemple le passage de la communale au collège ou du collège au lycée.
Ce n’est pas particulier aux enfants, on voit des phénomènes analogues avec des adultes, soit au chômage, soit lorsqu’ils prennent leur retraite ou ceux qui sont dans la pauvreté.
    Exclure quelqu’un de la communauté à laquelle il appartient suffit pour le déstabiliser, saper sa confiance et son estime de soi-même. Le terme employé par les psychologues est “ostracisme”.
    Si quelques personnes d'un groupe cessent d'interagir avec un de leurs compagnons, le phénomène s'enclenche. .Voyons quelles sont conséquences de ces mises au ban de la société.

    La réaction à l'ostracisme est l'une des plus violentes de l'individu.
    Chez les singes, l'ostracisme est synonyme de mort: un macaque auquel ses congénères cessent de s'intéresser, ne se nourrit plus, regarde ses anciens compagnons d'un air désespéré et se laisse dépérir.
    En France, parmi les 11 000 personnes qui se suicident chaque année: beaucoup sont souvent des exclus, des marginaux, des chômeurs, de vieilles personnes vivant seules, des adolescents se sentant mis à l'écart de leur groupe ou rejetés par leur famille. L‘exclusion est un facteur de dépression et la principale cause de suicide.
    Il y a une dizaine d'années, des psychologues avaient observé qu'il suffit de quatre minutes à une personne exclue d'un jeu de ballon (ses camarades jouent entre eux sans lui passer la balle) pour qu'elle se renfrogne,se tasse dans un coin et n'adresse plus la parole aux autres.
    Plus récemment, des psychologues australiens de l'Université de Sydney ont étudié les réactions psychologiques que suscite l'ostracisme.
    Ils ont demandé à des volontaires de jouer en réseau à des jeux vidéo reproduisant un jeu de balle à trois. Deux joueurs reçoivent l'instruction d'exclure le troisième, en ne lui envoyant plus la balle. Après six minutes de jeu, les trois participants remplissent des questionnaires qui évaluent quatre aspects de leur état d’esprit : le sentiment d'appartenance à un groupe, l'impression d'exercer un impact sur une situation, l'estime de soi et le sens attribué à l'existence.
     Le joueur frappé d'ostracisme obtient des scores très bas à ces questionnaires. Il perd toute illusion sur le sens de sa présence et de son action, et a tendance à généraliser cette situation à tous les aspects de sa vie

    L’aspect irrationnel de la dévalorisation de soi laisse penser que cette réaction est automatique, (comme le réflexe qui fait tendre la jambe quand le marteau du médecin stimule un point névralgique du genou).
    Les psychologues de l’université de Sydney ont fait jouer, au jeu de balle en réseau, un volontaire avec deux ordinateurs. Le joueur frappé d'ostracisme est par conséquent exclu par des machines, selon un programme dépourvu de toute intention, ce dont il est informé au début de l'expérience.     Il est donc conscient de ce qui va se produire et sait qu’il n’y est pour rien.
     Malgré cela, il réagit exactement de la même façon: son humeur se dégrade, l'estime de soi diminue, l'existence perd son sens. La réaction la plus vive a été observée chez un informaticien, qui ne supportait pas d'être mis sur la touche par des machines qu'il savait diriger ! lol
   
    Ces expériences montrent que les réactions à l'exclusion sont inconscientes, et plus fortes que tous les raisonnements rassurants que l'on peut tenir sur sa valeur personnelle.
    Il existe un réflexe de l'ostracisme, qui plonge ses racines dans un passé très lointain, puisque même les singes en souffrent. Selon les anthropologues, cette réaction serait un réflexe de survie: la douleur provoquée par l'exclusion est un signal pour montrer à l'individu qu'il doit absolument faire un effort pour retrouver son groupe.Au Paléolithique, un homme isolé ne pouvait survivre.

    Aujourd'hui, les exclus continuent à ressentir une profonde détresse.
    Pour essayer de les aider je pense qu’il faut d’abord les faire parler, délimiter exactement les circonstances, les limites et si possible les raisons de cette exclusion.
    J’ai constaté que dans de nombreux cas cette exclusion n’est pas de la faute de la personne exclue, mais c’est soit un “jeu” des autres, soit le fait de se heurter à un groupe déjaà constitué et assez fermé. L’exclu n’en a pas conscience et se croit responsable et il faut lui enlever cette idée fausse.
    Il faut lui manifester son intérêt car c’est important de voir qu’il compte pour quelqu’un : cela rompt son exclusion.
    C’est ensuite la longue discussion qui permet peu à peu de lui faire retrouver la confiance en soi : raisonner sur ses qualités et défauts, faire des projets d’amélioration, des projets d’avenir.
    Essayer si l’on est en confiance d’analyser avec le personne, quelles sont les relations qu’elle a avec autrui et comment elle peut avoir peu à peu quelques amis ou intégrer un autre groupe de camarades.
    L’exclusion c’est la solitude et les seuls remèdes pour les combattre, ce sont le raisonnement logique, la persuasion et surtout l’intérêt et l’empathie.
    Il faut arriver à sortir la personne de cette solitude et lui donner espoir pour son avenir.


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Vendredi 26 novembre 2010 à 8:27

Notre cerveau : intelligence; langage

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  Quand mes grands parents étaient à l’école et qu’ils n’avaient pas satisfait l’instituteur, on leur tapait sur les doigts avec une règle et cela faisait mal.
    Du temps de mes parents, il arrivait qu’on mette au coin l’élève qui avait mal travaillé, avec un bonnet d’âne sur la tête : c’était humiliant et peu efficace.
    Je n’ai pas connu ces punitions, mais nos professeurs appelaient un mauvais éleve au tableau pour lui faire réciter sa leçon devant tous ses camarades, exercice censé apprendre aux autres à bien faire et à ne pas commettre les erreurs du cancre.....
    Est ce efficace?

     Des chercheurs de l'université de Nimègue, aux PaysBas,ont analysé I'activité du cerveau d'une personne quand elle constate ses propres erreurs et quand elle observe celles des autres. lis sont arrivés a la conclusion que les activités cérébrales sont identiques dans un cas comme dans I'autre ! Le mauvais éleve rendrait-iI quelque service ases camarades


    Lorsqu'un élève donne une mauvaise réponse à l' école, une zone de son cerveau, le cortex cingulaire antérieur, petite zone cérébrale enfouïe dans des replis frontaux du cerveau, sait que la réponse est incorrecte et le signale parfois avant même que le sujet n'aít donné la mauvaise réponse.
    Si I'élève díspose d'assez de temps pour réfléchir, iI peut percevoir ce conflit interne et se réorienter vers la bonne réponse, mais, si le temps est Iimité, iI donne une mauvaise réponse, emporté par son élan, malgré la petite voix qui lui murmure: « Attention, c'est faux! »
    Cette zone sert de passerelle entre les centres émotionnels et les zones de préparation mentale des actions.
    Chez un élève ayant appris a associer une bonne réponse à une récompense ou à des félicitations,le centre du plaisir, activé par la récompense- et les régions du cerveau qui ont élaboré et formulé la bonne réponse, ont peu a peu appris a communiquer via le cortex cingulaire.
    Quand un élève s'apprête a donner une réponse, le cortex cingulaire se prépare à faire fonctionner cette connexion, source de plaisir.
    Si une mauvaise réponse est malencontreusement fournie, le cortex cingulaire antérieur est surpris, et déclenche un signal d'alarme.

    Les neurologues néerlandais ont découvert que ce signal d'alarme est actionné de la même façon lorsque nous voyons un autre se tromper.
    Pour mettre en évidence cette « empathie de I'erreur », ils ont placé deux personnes devant une table. La première devait actionner un levier lorsqu'elle voyait sur un écran une combinaison de symboles apprise préalablement, et ne pas I'actionner si une autre combinaison apparaíssait. La seconde personne observait cet opérateur.
    Les neurologues enregistraient, au moyen d'électrodes, les signaux engendrés dans le cerveau des deux sujets.   
    Le cortex pariétal, (notamment les centres de la parole), et le cortex frontal préparent ensemble la réponse, bonne ou mauvaise.
    Lorsque l'élève faisait une erreur,son cortex cingulaire antérieur s'activait intensément : c'est la sonnette d'alarme. Celui de I'observateur s'activait, lui aussi, avec un petit retard de 150 millisecondes.
    Une autre zone cérébrale s'active chez le mauvaís élève, quelques millisecondes avant qu'iI ne donne la mauvaise réponse. Cette zone s'active aussi chez I'observateur, quelques millisecondes après qu'iI ait vu le mauvais élève se tromper.
     Ainsi,l'observateur fait l' expérience interne de l' erreur, comme s'iI était à la place du mauvais élève, mais se distingue pourtant du cancre par un détail subtil : son cortex pariétal s'active comme s'iI allait donner la bonne réponse, mais I'activation cesse quand iI voit l' erreur du mauvais élève.

    Paradoxalement l’observateur d’une mauvaise réponse est aussi sanctionné car il en résulte un sentiment de frustration : I'observateur anticipe la bonne réponse. ce qui amorcerait le circuit de la récompense, mais le plaisir serait refusé au dernier moment a cause de I'erreur.
    De quoi lui donner envie d'aller au tableau à la place du cancre et de donner la bonne réponse !

Jeudi 25 novembre 2010 à 8:06

Informatique, médias, internet

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    Je regarde tous les jours au moins un journal télévisé et je suis parfois étonné des informations qu’on y donne et des réactions de nos hommes politiques.

    On nous a montré une vieille dame de 75 ans qui , vivant seule, s’est enfermée dans sa petite salle de bain et sa serrure s’étant cassée, y est restée enfermée 3 semaines. Elle pouvait heureusement boire de l’eau, mais sans manger elle était très affaiblie et a eu de la chance de survivre.
    Elle tapait bien contre les murs mais ses voisins croyaient à des travaux puis à un chahut d’enfants et ont même fait une pétition contre ce bruit.
    Du coup François Fillon a déclaré que  la lutte contre “la solitude des personnes âgées” serait une priorité du gouvernement.
    Je plains beaucoup cette vieille dame et je suis heureux qu’on l’ait sauvée,  mais ce problème des personnes vivant seules pourra t’il vraiment être solutionné au niveau national et gouvernemental par une loi ?
    N’est ce pas plutôt une question d’éducation des voisins et de solidarité?    
    Le problème de la lutte contre le chômage par contre ne peut se faire qu’à l’échelon national en concertation entre l’Etat, le patronat et les syndicats. Mais on n’en parle guère.

    On a dit au même journal qu’il y avait en France 200 femmes violées par jour, la plupart du temps par des hommes qu'elles connaissent et qui sont très rarement condamnés. Que fait on pour diminuer ce nombre et punir les coupables (le viol est un crime !) ? On parlait aussi de plusieurs milliers de femmes mariées contre leur gré : est ce normal à notre époque ?

    La loi sur les retraites vient d’être promulguée portant l’âge de la retraite à 62 ans entre autres.
    Et avant-hier on annonçait que Renault allait mettre 3000 ouvriers  en retraite à 58 ans (qui avaient eu un travail pénible sur chaîne pendant au moins 15 ans) et que Thalès préparait la mise à la retraite de 1500 personnes à 55 ans.
    Je ne sais pas si ce sont des bonnes ou de mauvaises mesures, les gens qu’on interrogeait paraissaient content, mais comment avaient ils été choisis pour passer à la télé ?
    Mais le moins qu’on puisse dire c’est que ce n’est guère cohérent avec la nouvelle loi et tout le battage fait autour.
    C’est vraiment la meilleure démonstration du manque de concertation et d’une loi baclée et cogité par l’entourage du Président  qui se croit aussi infaillible que le Pape.


    Il y a trois jours, un jeune de 18 ans qui faisait ouvertement et au su de tous le guet pour protéger des dealers, a été abattu à Marseille par des gens armés de fusils-mitrailleurs russes. Un enfant de 11 ans qui passait là pour aller chez sa tante, a été grièvement blessé.
    Alors depuis deux jours on nous montre à chaque journal des opérations de police dans ce secteur, à grand renfort de caméras et de médias, prévenues pour être présente et bien montrer l’action, qui donc a fait l’objet d’une large information préalable.
    J’avoue que là encore, j’ai l’impression qu’on nous prend pour des imbéciles. Si vraiment on veut être efficace ce sont des interventions périodiques et impromptues qu’il faut faire et pas du cinéma

    Certes résoudre les problèmes n’est pas facile, mais j’ai l’impression qu’on fait beaucoup plus de gesticulation que d’actions efficaces !


    Le Pape dans un livre qu’il a écrit en allemand, aurait admis dans certains cas, l’usage du préservatif, pour éviter la contamination par les maladies sexuellement transmissibles, mais il pense que ce n’est pas la solution car la généralisation du préservatif encourage la sexualité.
    C’est curieux de constater combien les hommes importants de notre société sont décalés par rapport à la population et aux problèmes pratiques de la vie du temps présent.
    Quelle personne réaliste croira que la meilleure prévention contre le sida est l’abstinence. Certes c’est vrai en théorie, mais qui suivra cette recommandation ?
    Pourquoi l’Eglise est elle opposée à la contraception en général et prône t’elle là encore l’abstinence, même dans le cadre d'un couple stable qui se connaît et se respecte ?.
    Il y a 60 ans l’Eglise admettait dans un tel couple la recherche du plaisir : il n'y a pas de vrai don mutuel sans sexe. Certes elle disait que ce don mutuel doit être ouvert au don de la vie à la famille avec des enfants, mais la plupart des couples en désirent. L'Eglise évoluerait elle à reculons ?.
    Beaucoup utilisent des méthodes de contraception en jugeant qu'ils ont eu assez d'enfants et qu'ils ne peuvent pas en assumer d'autres. Il y a l'idéal, et la responsabilité pratique, prise par chacun dans le respect des valeurs du couple.
    Et deux jeunes qui n’ont pas encore de situation financière assise seraient ils capables de financer leur famille.?
    Je crois que tant que les prêtres catholiques ne seront pas mariés comme ceux des autres religions et tant que nos hommes politiques ou grands responsables resteront dans leur tour d’ivoire, à l’abri des tourments de ce monde, ils ne pourront pas comprendre ceux qui vivent les difficultés quotidiennes et admettre certaines solutions, ce qui n’empêcherait pas de dénoncer certains abus qui font que l’on confond amour et attirance.

Mercredi 24 novembre 2010 à 8:11

Paysages

Une de mes filles m'a envoyé des photos d'un lieu extraordinaire qu'elle avait trouvées sur internet, et je voudrais vous en faire profiter:

   
  En 1963, un habitant de la région de Capadocce, en Turquie, démolissait un mur de la cave de sa maison et a découvert une pièce derrière le mur, qui donnait sur une autre et une autre et une autre … 

     On a ainsi découvert la ville souterraine de Derinkuyu, dont les "grottes" auraient été creusés vers 1400 av. J.C.
     Les archéologues ont ainsi exploré 20 niveaux souterrains, dont huit peuvent être visités par le public.
     Des milliers de gens ont vécu dans ces cavernes pour se protéger des envahisseurs et notamment les premiers chrétiens.
     Les archéologue ont admiré des puits et un système d'alimentation en eau, ainsi que des conduits d'aération qui permettaient de vivre à plus de 10 000 personnes dans cette ville souterraine.

    Dans les niveaux restaurés ont été localisés, des salles à manger, une église (de 20 sur 9 mètres, avec un plafond de plus de trois mètres de hauteur), des cuisines (toujours noircies par la suie des feux utilisés pour cuisiner), des places pour le vin, l'huile, le pétrole. Des entrepôts, des endroits d'alimentation, de nombreuses pièces scolaires, et même un bar.


     En voici quelques images :


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     Ces dernières photos montrent comment les habitants empêchaient l'entrée d'intrus en bloquant l'accès aux portes par des blocs de pierre pesant plus de 500 kg, qu'ils roulaient en s'aidant de bâtons enfilés dans le trou central.








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Mardi 23 novembre 2010 à 8:32

Informatique, médias, internet

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    J’ai fait un article il y a deux jours, sur la difficulté qu’avaient les jeunes à se concentrer longtemps, ce qui leur nuisait en matière d’études notamment. Cela m’a valu beaucoup de mails de mes correspondant(e)s.
    Certains m’ont approuvé, allant jusqu’à me dire qu’ils n’arrivaient pas à écouter leur prof et qu’ils avaient ”un courant d’air entre les deux oreilles”
    J’ai appris une expression nouvelle, merci lol

    D’autres correspondants m’ont dit en plaisantant je l’espère, qu’il ne faisaient vraiment attention qu’à des “histoires courtes comme la pub à la télé".
    J’avoue que je regarde très peu cette publicité, bien que j’en apprécie parfois quelques éléments, comme les démêlés de Georges Clooney avec Saint Pierre et les capsules de café, ou la contractuelle qui met des papillons de contredanse aux menhirs de Carnac !

    Mais en général la publicité m’agace car en la regardant, j’ai l’impression d’être “pris pour un imbécile”, incapable de réfléchir et d’avoir du bon sens.
    On dirait que les publicistes prennent le consommateur pour un “crétin des Alpes” comme dirait le capitaine Haddock, incapable de comprendre, de raisonner, de juger et de savoir ce dont il a besoin.
    Le marketing peut donc décider à sa place, lui bourrer le crâne, et  accessoirement lui vendre très cher des cochonneries (et encore là j’insulte les porcs !).
    C’est vrai que le consommateur qui réfléchit est un mauvais consommateur ! Il n’achète que ce qui lui sert ou lui fait plaisir et pas l’inutile !
    Quant aux pauvres on s’en fiche, puisqu’ils n’ont pas assez d’argent pour consommer !

    Le comble me paraît être atteint avec le marché de l’art.
    Je n’irai pas polémiquer  sur l’art figuratif et l’art abstrait : chacun ses goûts.
Mais je considère qu’on ne peut vendre cher une oeuvre que si elle représente créativité, technicité et travail.
    Je n’aime pas énormément la peinture moderne, mais j’admets que Picasso ou Dali sont de grands peintres comme Rembrandt, Renoir, Manet, Monet ou Caillebotte.
    Mais quand je vois qu’à grand renfort de pub, on a réussi à faire acheter plus de 100 000 € un tableau où il n’y a que deux rectangles de couleur sur une toile blanche, (un enfant de la maternelle est plus inventif !), je me demande vraiment comment des gens inintelligents ont pu devenir riches et être aussi dénués de bons sens, sans s’apercevoir qu’on les prend pour des gogos

    Hélas si on réfléchit bien cela ne se limite malheureusement pas à la publicité pour nous faire acheter. Le problème c'est que ce phénomène s'est étendu à tout les domaines où la télé et l’image peuvent servir à convaincre les gens d’agir dans un sens quelconque.
    Et évidemment c’est encore pire chez ceux qui font de l'image leur gagne pain, non seulement les publicistes mais tous ceux qui travaillent pour les médias.
    Même les informations de tous les jours doivent capter notre attention, nous en mettre plein la vue, traiter du sensationnel et se succéder encore plus vite que notre vie trépidante.
    Quand il n’y a pas d’attentat en Irak et qu’on n’a pas de tsunami ou de tempête à mettre sous nos yeux, on va chercher tous les petits accidents, disputes qui ont tourné mal ou faits divers, qui certes sont malheureux pour ceux qui les ont subis, mais qui n’ont quand même pas leur place dans un journal télévisé national.
    Et du coup on oublie vite les catastrophes importantes dont il faudrait s’occuper sérieusement. Il ne faut pas que le public se lasse et donc il ne faut pas qu’on en parle trop longtemps et on zappe en permanence d’une information à l’autre. Et il faut des blessés à tous les repas, parce que cela fait sensationnel et cela éduque les enfants aux drames de la vie !!!
    Alors comment voulez vous ensuite que les jeunes aient une attention soutenue : on leur apprend en permanence le contraire et comment voulez vous qu’ils aient confiance en l’existence quand on ne leur montre que la misère du monde sans chercher à trouver les remèdes. !
    Le spectateur ne doit pas penser, il doit gober sans réfléchir. Alors au moment de la guerre du golfe, comme on n’a pas d’image d’avions irakiens, on lui montre des avions US qui décollent en cachant les cocardes et en prétendant que ce sont les avions irakiens qui s’enfuient, mais comme on est un présentateur connu, on est cru !

    Malheureusement nos politiques, au lieu de s’occuper d’essayer de résoudre les problèmes du pays et de ses habitants, ne pensent aussi qu’à  leur image.
     On nous fait regarder dans toute les directions à la fois et pendant ce temps on ne se préoccupe pas du reste, des problèmes sensibles et graves.
     Nous avalons tout sans même faire attention, nous ne ppouvons pas tout filtrer, entre la télé, la radio, l'Internet, les panneaux dans nos villes et tout le papier gâché trouvé dans nos boites à lettres. On nous bourre nos sens avec les titres, des images, des logos, mais on ne nous explique pas les problèmes et nous ne les découvrons que lorsqu’un scandale éclate ou lorsqu’on nous a tellement pris pour des imbéciles que la révolte finit par gronder.
    On nous sert des discours populistes pleins de bon sens apparent et d’évidence, mais qui sont creux car certes il y a des constatation< réalistes (et évidentes) et donc on adhère, mais il n’y a pas de solutions véritables évoquées et l’on se garde bien de faire un bilan chiffré : on prône par exemple la réforme des retraites, (et tous nous savons qu’il faut faire quelque chose car on ne pourra continuer à les financer dans le cadre actuel), mais on ne demande l’avis de personne, on n’examine pas certaines autres solutions et on se garde de montrer comment on atteindra l’équilibre financier : on affirme sans chiffres.
    Et ni le gouvernement, ni l’opposition, ne veulent réfléchir à des solutions  ayant un peu d’efficacité pour lutter contre le chômage et la dérive financière mondiale.
    "Casse toi pauvre c... ", ne cherche pas à comprendre; tu es seulement là pour voter pour moi ! .
    Et pendant ce temps le chômage et la pauvreté augmentent, mais on endort l’opinion en lui faisant de beaux discours et en lui faisant voir les images des malheurs encore plus importants dans les autres pays.
    Mais on se garde bien de trop montrer ce qui est trop dramatique comme le sort d’Haïti, car on pourrait se demander où sont passés tous les millions qui ont été récoltés auprès des donateurs émus par la misère de ces hommes, femmes et enfants et on trouve anormal que les familles des techniciens de la Direction des Constructions Navales, assassinés à Karachi, veuillent savoir pourquoi ils sont morts..

    Trop d’informations, temps d'attention limité, mémoire courte, pas le temps ni les moyens de recouper l’information, c'est le problème de la majeure partie de la société moderne et c’est comme cela qu’on se fait mener par le bout du nez.
     On prend les gens pour des imbéciles sur le moment, mais un jour ils s’en aperçoivent car posséder est éphémère. J’ai déjà fait des articles pour montrer que l’on se lasse des biens que l’on achète sans les avoir désirés assez longtemps, et que la consommation finit par être une dépendance, une addiction, une drogue.
    Quand aux aspects politiques, les ministres de Louis XVI prenaient aussi le peuple pour des incultes et des imbéciles : on sait où cela les a menés !
    Certes une révolution n’est plus envisageable, mais je crains qu’un jour nous ne nous réveillions chinois !

Lundi 22 novembre 2010 à 8:08

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/1002272.jpg

    J’avais fait un article sur les bienfaits du sommeil et l’ordre qu’il mettait dans notre mémoire.
    Maud, notre chevrette bien aimée du Canada, avait mis dans un commentaire que l’on travaillait bien le matin, mais à condition de manger du glucose.
    Plusieurs correspondant(e)s m’ont demandé si c’était vrai et pourquoi.
?

   
    Voyons d’abord les principes :   
    Maud a raison, car comme je l’ai expliqué le cerveau est plus disponible le matin parce que la nuit a remis à jour notre mémoire. Par ailleurs réfléchir consomme de l’énergie et le glucose est la base de l’alimentation du cerveau.
    En pratique c’est un peu plus compliqué car chacun de nous a un métabolisme du glucose un peu différent de celui du voisin et des réserves plus ou moins grandes et donc ses besoins sont spécifiques.

    Quelle est la “théorie” : c’est de la chimie :
    Le cerveau  qui travaille consomme 20 % de l'énergie de tout l'organisme. Il a besoin de glucose et de produits phosphorés car cet apport énergétique est principalement apporté par un composant chimique appelé l'adénosine triphosphate et ses dérivés. Or le cerveau ne sait pas faire de réserve d’adénosine et donc pour fonctionner, il doit être approvisionné en permanence en glucose par le sang.
    Certaines d'entre vous m'ont raconté des malaises et des crises nerveuses qui semblaient provenir d'une hypoglycémie, mais bien entendu, seul un médecin peut faire ce diagnostic.
    Il faut donc avoir une glycémie modérée, mais stable.   

    Allergiques à la chimie, vous pouvez sauter ce paragraphe ! lol

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/200pxAdenosintriphosphatprotoniertsvg.png    L’adénosine triphosphate (ATP) est la molécule qui, dans tous les organismes vivants, fournit lors de son hydrolyse l'énergie nécessaire aux réactions chimiques des cellules. C'est également un composant de nombreuses enzymes et elle participe à la synthèse d’acides ribonucléiques, qui transporte l’information de l’ADN pour contrôler les synthèses des protéines dans les cellules.
    Pour les personnes qui n’ont pas peur de la chimie, voici la formule de l’adénosine triphosphate.
Elle s’hydrolyse en donnant de l’adénosine diphosphate (ADP au lieu de tri), et un phosphate et cette réaction fournit de l’énergie.
    Une réaction voisine peut transformer l’ADP en adénosine monophosphate (AMP) en fournissant à nouveau de l’énergie.
    Toutefois ces réactions ne sont pas spontanées et des enzymes interviennent pour les amorcer.
    Les stocks d'ATP de l'organisme ne dépassent pas quelques secondes de consommation. Elle n’est stockée que dans les vésicules synaptiques.
    En principe, l'ATP est produite en permanence, et tout processus qui bloque sa production (par exemple le cyanure, qui bloque la chaîne respiratoire, ou l'arsenic qui remplace le phosphore et rend inutilisables les molécules phosphorées) provoque une mort rapide de l'organisme atteint

    Alors comment l’organisme fait il pour survivre en permanence.?

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/160pxCreatine2.png    D’une part un acide aminé particulier, présent dans les muscles, le coeur et le cerveau, la créatine (n’oubliez pas le “a” dans une faute de frappe ! ),
    La créatine se lie à un phosphate et par hydrolyse régénère l’ATP à partir de l’ADP et recycle donc le phosphate libéré par hydrolyse de la molécule d'ATP originale en régénérant l’ATP sur place.
    La moitié de la créatine du corps humain provient de la nourriture (principalement de la viande et du poisson), alors que l’autre moitié est synthétisée à partir de certains acides aminés dans le foie, le pancréas et les reins.
   
    Une autre source d’ATP provient des réserves de glycogène, (notamment dans le foie et les muscles), qui pourra se transformer en glucose et alimenter l'organisme s’il a besoin de plus d'ATP.
    De petites enzymes “découpent” le glycogène pour le libérer sous forme de glucose dans le sang.
    La production de glycogène dans l'organisme est stimulée par l'insuline, et la dégradation du glycogène en glucose est stimulée par le glucagon et l'adrénaline.
    Il y a ensuite dans le cytoplasme des cellules, des réactions très complexes d’oxydoréduction sous le contrôle d’enzymes, qui hydrolysent le glucose et permettent comme avce la créatine de recycles les phosphates et de resynthétiser l’ATP à partir de l’ADP.

    Voilà ce que Maud ne pouvait évidemment pas développer dans un simple commentaire. J’espère que vous n’êtes pas mort(e)s de fatigue !

    Chic me direz vous, je vais pouvoir manger des bonbons, des barres chocolatées très sucrées, de la nutella, des glaces....!!
    C'est vrai que si vous êtes en hypoglycémie ces produits feront remonter votre taux de sucre, mais cela sera de courte durée, car ce taux augmentant brusquement, le pancréas va sécréter de l'insuline, qui va favoriser l'absorption de sucres sous forme de glucose par le foie, les muscles et les tissus adipeux.
    La glycémie augmente sur le moment mais rediminue moins d'une heure après et passe au dessous du niveau initial, de telle sorte que vous êtes encore plus fatiguées qu'avant.
    De plus si vous répétez souvent l'opération vous allez prendre du poids.
    Donc grignoter en dehors des repas des petits aliments sucrés et gras n'est pas bénéfique et vous fera grossir !

    En fait pour maintenir une glycémie à peu près constante, il faut absorber des “sucres lents”. qui sont contenus dans les farines complètes, les pâtes, les légumes secs, les légumes frais et les fruits peu sucrés tels les pommes.
    Ces aliments contribuent à stabiliser à moyen terme le taux de sucre dans le sang et sont donc favorables dans les périodes dans lesquelles on demande un effort intellectuel important au cerveau.
    Il est tout à fait nocif de jeuner pendant des périodes scolaires où l'on demande cet effort au cerveau. Il est en particulier néfaste de "sauter des repas" : votre cerveau en souffre et le corps voulant compenser ce manque va stocker des graisses et paradoxalement vous ne maigrirez pas.

    L'apport d'oxygène est tout aussi important pour le cerveau. Les neurones lorsqu'ils fonctionnent consomment de l'oxygène et le cerveau utilise près de 40% de l'oxygène que nous respirons.
    Sans oxygène les cellules nerveuses meurent en quelques minutes.
    L'oxygène est indispensable pour “brûler” le glucose dont elles ont besoin.
    Il est donc indispensable d'aérer l'endroir où l'on travaille (chambre, salle de classe), de s'aérer soi-même, de faire un peu de sport si possible.
   
    Et vous le savez sans doute c'est l'hémoglobine, produit riche en fer, qui transporte l'oxygène dans le sang jusqu'au cerveau.
    Si nous avons une carence en fer, non seulement nous sommes pâles, mais nosus sommes fatigués et nous risquons des pertes de mémoire et des troubles de la concentration.
    La dose de fer à absorber en moyenne chaque jour est de l'ordre de10 mg  Il y a du fer dans de nombreuses graines oléagineuses, dans les viandes rouges, les épinards, le cresson, le persil, le germe de soja, les lentilles, les flageolets.
    En outre si nous absorbons de la vitamine C (jus de citron par exemple) elle favorise l'absorption du fer.

    Enfin l'influx nerveux ne saurait exister sans des échanges ioniques à partir d'ions alcalins et alcalino-terreux dont la concentration dans le sang doit rester relativement stable dans le sang : sodium, potassium, calcium, magnésium ...
    Certaines vitamines ont également un rôle protecteur ou catalysant.
    Là encore certaines d'entre vous ont parfois des crises nerveuses voisines de la spasmophilie qui sont probablement due à des carences en calcium et en magnésium.

   
De plus le cerveau a besoin de protéines, mais j’ai déjà développé cela dans un article .

Dimanche 21 novembre 2010 à 9:32

Notre cerveau : intelligence; langage

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/concentration.png


  
  Certaines de mes correspondantes se plaignent de ne pas arriver à bien se concentrer et d’être dérangée par l’environnement, voire de sursauter au moindre bruit.
    Pourtant, physiologiquement chacun a la faculté de faire abstraction des bruits environnants, et de rester concentré sur ce qu'iI fait.

    J’ai lu récemment une explication possible dans un article de  Sonia Bishop, au Centre de recherches sur le cerveau de Cambridge, qui  montré que les personnes anxieuses sont plus facilement distraites par des stimulus extérieurs. Cette facilité a se laisser distraire résulterait du dysfonctionnement d'une partie de leur cerveau, laquelle permet habituellement de se couper du monde extérieur.

     La faculté de concentration est I'enjeu d'un conflit entre deux circuits cérébraux
    Supposez le cas d’un pilote d’avion qui a une grave avarie sur son appareil et doit malgré cela regagner le terrain le plus proche. La concentration sur Ie pilotage délicat de son appareil dans une situation difficile, fait fonctionner la partie « abstraite » de son cerveau : le cortex préfrontal.
    Simultanément, iI doit se soustraire au caractère dramatique de la situation,,à un cerain affolement,à la tension croissante, lesquels tendent à activer ses centres de la peur les centres amygdaliens.
    Ainsi, la voie de la concentration et celle de la peur se livrent, chez le pilote, un conflit neuronal, dont I'issue détermine la survie de l’avion et des personnes qu’il transporte.
    Ce conflit a été mesuré chez des personnes jouant au « jeu des différences », où iI faut repérer, sur un écran d'ordinateur, des détails permettant de faire la différence entre deux scènes similaires.
    L:observation minutieuse des scènes fait fonctionner le cortex préfrontal.        
Simultanément, les expérimentateurs projettent,sur I'écran des visages effrayants qui troublent la concentradon et activent les circuits de la peur.        
    Normalement, le cortex frontal reste actif à la vue de ces visages, car les personnes testées les occultent. Toutefois, chez les personnes anxieuses, l'activité du cortex préfrontal diminue de même que la concentration et les personnes testées ne parviennent plus à trouver les différences recherchées car Ia réaction de peur les paralyse.
    Normalement, une zone de sécurité, Ie cortex cingulaire antérieur, empêche la peur de bloquer la voie de la concentration, mais elle est beaucoup moins active chez les anxieux.
    Pour retrouver ses possibilités de concentration, il faut donc diminuer son anxiété et pour cela en rechercher les causes, puis lutter contre elles afin de les supprimer.

    Cela dit je constate que beaucoup de jeunes (dont certains de mes petits enfants ) ont beaucoup de mal à se concentrer, sans être anxieux pour cela.

     Rester attentif au prof, à la lecture d’un texte, à l’apprentissage d’une leçon, vous demande énormément d’efforts.

    Je crois surtout que c’est parce que le travail sur lequel ils devraient le faire ne les intéresse pas vraiment, ou parce qu’ils préfèrent penser à d’autres occupations plus ludiques, ou même parfois ne penser à rien du tout, comme me le disait une de mes correspondantes.
    Une heure de cours, c’est long... très long, surtout quand la matière vous plaît peu. Et le soir, bosser ses cours et préparer l’interro du lendemain, alors qu’une foule d’idées et d’images défilent dans la tête, ce n'est guère tentant !..
   
    Que ce soit en cours ou à la maison, à votre distraction naturelle, se rajoutent des facteurs plus ou moins maîtrisables : la faim, la fatigue, le stress, l’anxiété, les bouleversements liés à la puberté, le manque de motivation pour la matière étudiée, les prises de tête d’ordre familial, sentimental...
    Cela fait beaucoup, et il est normal que vous ayez du mal à réagir, surtout à un âge où, justement, on n’a pas forcément envie de changer, mais plutôt que ce soit le monde qui change...Illusions de jeunesse !

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lancien

sortir de la tristesse

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