Mardi 21 décembre 2010 à 8:11

Biologie, santé.

Dans les articles précédents je vous ai parlé de la notion biologique du temps “circadien” c’est à dire des horloges biologiques qui réglaient notre vie physiologique et en partie psychologique sur l’alternance des jours et des nuits et des saisons.

    Aujourd’hui je vous parlerai d’horloges biologiques qui régissent des durées plus courtes.   
    À une autre échelle, celle des durées brèves (inférieures à la minute), le temps est également une source d'information que l'on doit percevoir avec précision afin de réagir de façon adaptée à l'environnement. Les exemples abondent. Le silence de mon interlocuteur signifie t’il qu'il a terminé et que je peux prendre la parole? Ai je encore le temps de traverser, alors que le feu piéton clignote depuis un moment? Ai-je le temps de poser mes sacs par terre avant que l'ascenseur n'arrive?    
    Aujourd'hui de nombreuses recherches tentent de découvrir les structures cérébrales responsables de notre perception du temps, mais cette horloge cérébrale est encore mal comprise. Si les neurobiologistes parlent (et je le répèterai après eux, en termes imagés de "sablier cérébral", "d'interrupteur" ou "d'accumulateur", ces schémas sont plus des métaphores que moléculaires ou cellulaires, mais certaines aires cérébrales de la perception du temps ont  été identifiées.
    Les neurobiologistes ne peuvent expérimenter que sur les animaux et là on ne peut leur demander d’évaluer le temps qui passe ! On peut monter des expériences avec des sujets qui font des exercices sur ordinateur - comme évaluer le temps passé entre deux signaux -, et enregistrer en RMN les activités cérébrales. On peut enfin examiner le comportement de personnes ayant subi, lors d’accidents ou de maladies, des lésions cérébrales.
    Un test commode du bon fonctionnement de l’horloge est le fait que en moyenne, les erreurs commises pour évaluer un temps sont à peu près proportionnelles à la durée (si on fait une erreur de 100 ms pour évaluer une seconde, on fera environ une erreur de 200 ms pour évaluer deux secondes).   
   Les chercheurs ont découvert que notre organisme comportait une base de temps qui accumulait des impulsions, un autre accumulateur “totalisateur partiel”, et un "interrupteur", ces deux derniers étant parfois comparés à un “sablier”.
    Mais le totalisateur partiel et l’interrupteur ne fonctionnent que lorsque le sujet évalue une durée, alors que la base de temps et les impulsions qui s’accumulent fonctionnent en permanence. Des structures coordinatrices interviennent en outre.

    Par ailleurs on a constaté que les anomalies concernant le neurotransmetteur “dopamine” (dont je vous ai parlé à propos de apprentissages et des addictions) entrainaient des erreurs d’évaluation du temps.
   
    Où l’horloge est elle localisées et quelles autres structures sont impliquées?
    L’horloge cérébrale semble surtout localisée dans les “noyaux gris centraux” (voir figure) qui utilisent la dopamine comme neurotransmetteur, mais il n’est pas certains qu’ils soient les seuls centres responsables de cette base de temps.
    Certains biologistes pensent que des neurones du tronc cérébral     qui constituent des oscillateurs à 40 et 80 hz, pourraient être les métronomes de l’horloge (comme un “étalon de temps”.), mais ce ne sont pas eux qui constitue l’horloge des temps courts.
    La perception du temps nécessite une horloge interne spécifique (les impulsions qui s'accumulent) et un interrupteur qui autorise ou non leur stockage partiel dans un totalisateur, mais aussi des mécanismes non spécifiques : une mise en mémoire des durées à estimer et un mécanisme de comparaison permettant de décider si la durée étudiée est ou non supérieure à une durée de référence.
    Par exemple s'il faut comparer deux sons de durées différentes, on doit les mémoriser, les comparer et ensuite décider lequel est le plus long. S'il faut produire un mouvement d'une durée précise, il faut disposer d'une mémoire de cette durée et d'un mécanisme permettant la comparaison du mouvement en cours à la durée stockée en mémoire.
    Ainsi, d'autres structures que les noyaux gris - en l'occurrence les aires impliquées dans la mémoire - sont indispensables, quoique non spécifiques, pour évaluer des durées.
    On sait que le cortex préfrontal qui gère les mémoires de travail à court terme et dialogue avec l’hippocampe, est essentiel pour les mises en mémoire et le rappel des souvenirs et données;
    Le cortex préfrontal est donc indispensable à l’évaluation des durées, mais il n’est pas spécifique de cette fonction.
    De même des troubles du cervelet empêchent de bien coordonner nos mouvements et de les synchroniser, mais ce n’est pas spécifique de la mesure du temps.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/evaluationtemps.jpg

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/basalganglia.jpg
   
    Des études très récentes ont permis de localiser le “sablier cérébral”
    Au laboratoire de neurobiologie du Service de Santé des Armées a Toulon et au centre IRM de la Timone à Marseille, une équipe a observé I'activité cérébrale de personnes se concentrant plus ou moins sur la durée d'affichage d'une tache lumineuse sur un écran d'ordinateur.
    Les neurobiologistes ont observé que certaines zones cérébrales s'activent d'autant plus que I'attention est portée sur le temps : il s'agit de I'aire motrice supplémentaire, du striatum et du putamen, ces deux derniers centres faisant partie des noyaux gris centraux.. (voir schéma)
   

    Comment fonctionne ce senseur du temps ?
    Dans le striatum, les neurones métronomes envoient des impulsions qui battent la mesure du temps cérébral. Ces impulsions sont produites nuit et jour, quelle que soit I'attention consacrée au temps qui passe. C'est en quelque sorte la source du sablier cérébral, “l’oscillateur à quartz “ de notre montre cérébrale.
    Le putamen serait l’interrupteur qui “ouvre le sablier” et I'aire motrice supplémentaire jouerait, vis-a-vís de cette source, le rôle d'un accumulateur d'impulsions, d’un totalisateur partiel.
    Lorsqu'une personne se concentre sur le temps qui passe, son aire motrice supplémentaire s'activerait, et recueillerait les influx émis par le striatum.        
    Au contraire, quand elle prête peu d'attention au temps, I'aire motrice supplémentaire serait peu active et ne récolterait qu'une fraction des pulsations.        
    Le voyageur captivé par son livre qui oublie le temps qui passe et rate la station où il doit descendre, ne recueillerait pas assez d'impulsions pour atteindre le  niveau correspondant à la durée réelle.
    La dopamine augmenterait la transmission des impulsions vers I'aire prémotrice supplémentaire, si bien que la perception d'une durée donnée, correspondant à I'accumulation d'un nombre donné d'impulsions, prendrait moins de temps réel. Un tel dispositif cérébral précise la relation entre temps réel et temps psychologique perçu par la conscience;: le générateur d'impulsions reflète I'écoulement du temps réel, car iI est peu influençable par notre état attentionnel et au contraire, l'aire motrice supplémentaire rendrait compte des variations du temps subjectif en fonction de I'attention que I'on y porte.

    Pourquoi I'aire motrice supplémentaire, qui participe en priorité aux représentations mentales des mouvements du corps, déterminerait elle la perception du temps ?
    Le premier temps perçu par le petit enfant est le temps de ses actions. Quand on lui demande de patienter cinq minutes, ou d'aller ranger ses jeux, iI apprend à relier une activité à sa durée. Ainsi, ses aires cérébrales pilotant les mouvements sont peu à peu associées à une perception mentale du temps.
   
Chez I'adulte, cette perception emprunte encore ces schémas originels de y plus de 2000 ans,

    Aristote ne soutenait-iI pas que le temps est la mesure du mouvement?

Lundi 20 décembre 2010 à 11:38

Paysages

     Avant hier c'était l'anniversaire d'un de mes enfants, mais pour aller le fêter chez lui, cela a été le cirque car il y avait 15cm de neige par terre, et en sortant vers minuit une couche de glace à gratter sur le pare-brise.
     Hier redoux à partir de midi et toute la neige a fondu et pour aller chercher le pain, il fallait presque un canoë pour voguer dans la "bouillasse" des rues.
     Et puis ce matin rebelote, on se réveille à nouveau avec 10cm de neige. 
     Alors voici quelques photos de ma terrasse et de ce que je vois de certaines de mes fenêtres.
     De ma terrasse je peux voir, à l'horizon, les pistes de l'aéroport d'Orly et depuis 11h les avions redécollent, mais à cadence réduite.
     Il paraît que cet après midi, cela va de nouveau dégeler !


http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages3/P1010017.jpg

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages3/P1010018.jpg





http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages3/P1010019.jpg







http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages3/P1010020.jpg





http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages3/P1010023.jpg





http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/P1010027.jpg

Dimanche 19 décembre 2010 à 9:10

Biologie, santé.

Je continue l'article d'hier, en vous expliquant la nature de notre horloge circadienne dans notre cerveau et comment elle se "met à l'heure" tous les jours.

    Si on enferme quelqu’un dans l’obscurité ses habitudes “nuit / jour” se décalent peu à peu : le rythme est plus près de 25 heures que de 24. Cela ne se produit pas dans la vie normale parce que notre horloge est recalée sur 24 heures par la lumière du jour.
    Au début des années 1970, on observa qu'une destruction des “noyaux suprachiasmatiques” de l'hypothalamus, ce nom parce qu’ils sont situés juste au-dessus de l'endroit où les nerfs optiques se croisent), perturbe, chez l'animal, les rythmes tant comportementaux (veille- sommeil) qu'hormonaux (la reproduction).
    Des expériences réalisées sur des cellules isolées ont montré que chaque neu-rone de ces noyaux suprachiasmatiques est capable de produire et d'entretenir une oscillation circadienne : chacun d'eux est une cellule-horloge autonome, un “pacemaker circadien”.
    Dans les années 90, les progrès de la biologie moléculaire et de la génétique ont permis de mieux comprendre le mécanisme de ces horloges circadienne. Ces cellules contiennent des gènes qui s’expriment tous les jours, leur ADN codant un ARN messager qui va engendrer la production d’acides aminés puis de protéines (voir l’article que j’ai déjà fait sur ce mécanisme).
    L’expression de ces gènes et la synthèse des protéines qu'ils codent varient en fonction du temps selon une période de 24 heures : les protéines d'horloge présentent leur pic de concentration à des moments précis de la journée et elles activent ou inhibent les gènes contrôlés par l'horloge, ce qui constitue une boucle de rétroaction, et stabilise ce processus
    Des analyses ont montré que l'expression des gènes suit un rythme non seulement dans les cellules de l'horloge centrale (les noyaux suprachiasmatiques), mais aussi dans la plupart des organes périphériques, c’est à dire qu'il existe une horloge centrale, mais aussi de nombreuses horloges dites secondaires.
    Ainsi, la production et la libération de neurotransmetteurs dans le cerveau ou le métabolisme des sucres dans le foie, d’insuline dans le pancréas ou de leptine par les graisses et, plus généralement, toutes les fonctions de tous les organes sont coordonnées pour être synchronisées avec l'alternance cyclique du jour et de la nuit.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/eveilsommeil.jpg
    Comment se fait la synchronisation de toutes ces horloges : d’abord par des signaux entre neurones transmis par le système nerveux végétatif : systhème orthosympathique quand il faut accélérer et parasympatique quand il faut ralentir.
    Un autre mode de synchronisation met en jeu des hormones qui diffusent dans tout l’organisme et agissent sur les neurones qui possèdent des récepteurs appropriés.
    On a identifié vers l’an 2000 dans la rétine de l’oeil un pigment activé par la lumière, la “mélanopsine” qui active des neurones qui transmettent leur information aux neurones des centres suprachiasmiques, l’horloge centrale et la recalent sur le jour. Cette horloge transmet ensuite l'information aux horloges secondaires.
    Quand vient l’obscurité, cette horloge émet une substance particulière, la “mélatonine”, produite par la glande pinéale,  qui recalera les horloges secondaires sur la nuit et provoquera le sommeil.
    De plus, durant l'année, les conditions de vie sont plus ou moins favorables en termes de température, de lumière, de nourriture disponible. La physiologie de la plupart des espèces est adaptée à ces contraintes environnementales. Certains animaux migrent, d'autres hibernent, pour d'autres encore l'activité métabolique change. L’activité de reproduction est généralement limitée au printemps, la période de l'année la plus favorable à la survie des petits.
    Ces phénomènes adaptatifs nécessitent que les organismes soient capables de détecter et de traduire les variations environnementales en informations nerveuses et moléculaires.
    La durée d'éclairement quotidienne change de façon régulière et reproductible au cours d'une année, et c'est le principal facteur
environnemental utilisé pour synchroniser les fonctions biologiques avec les saisons. Ainsi une photopériode courte signale l'hiver et une photopériode longue correspond à l'été.

   
Je vous ai donné une idée du mécanisme de notre horloge circadienne.
    Demain, ce sera un article de repos en images et après-demain,  je vous parlerai des oscillations à période courte de notre cerveau qui permettent de mesurer des temps courts et de commander certains mécanismes biologiques tels le coeur ou le thalamus.

Samedi 18 décembre 2010 à 8:48

Biologie, santé.

Je voudrais regarder avec vous pourquoi le notion de temps est  très relative pour un être humain : c’est le “temps biologique”

    C'est certainement l’une des premières notions que nous acquérons : le bébé se réveille à heure régulières pour ses six tétées.
    Puis jeune enfant, nous dormons la nuit et le jour est ponctué par nos quatre repas.
    Par la suite, dès que nous connaissons les chiffres, on nous apprend à lire l’heure sur une pendule.
    Enfin dès que nous sommes à la maternelle ou à l’école, les horaires s’imposent à nous.
    Le temps sidéral, le temps “biologique” et la vie de tous les jours sont intimement mêlés.
   
    Et quand on grandit ?

    Il vous est sûrement  arrivé,, comme cela s’est produit parfois pour moi, d’être plongé dans la lecture d'un livre passionnant, et de laisser passer I'heure d'un rendez-vous, une station de bus ou de métro !
    Votre perception du temps avait été déficiente : captivé par la lecture, vous étiez persuadé qu'iI ne s'était passé qu'une ou deux minutes, alors que plus de dix minutes s'étaient écoulées.
    A l’inverse, vous travaillez dans le jardin, vous avez fini votre travail, vous vous reposez et vous vous demandez : “quelle heure est il” et vous pensez “probablement 17h”. En général c’est vrai à 10 ou 15 minutes près.
    Chose plus bizarre, vous vous réveillez habituellement à 7h15 le matin. Mais ce jour là vous devez vous réveiller à 6h car vous partez en voyage en train. Bien sûr vous avez mis votre réveil. Mais vous vous réveillez 10 minutes avant qu’il ne sonne !
    En fait ces différents cas ne relèvent pas tout à fait du même mécanisme, mais il est certain que nous avons en nous une “horloge biologique” et c’est ce que nous allons commencer à regarder aujourd’hui.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/horlogescircad.jpg
    Jetons d’abord un coup d’oeil sur notre organisme.
    Il réagit différemment et s’adapte aux saisons. Nous avons des différences considérables de durée du jour et de la nuit, et nous nous adaptons aux changements entre heure d’hiver et heure d’été.
    La périodicité du cycle féminin est relativement régulière.
    Nous avons sommeil le soir et nous nous réveillons le jour et notre système digestif a également des habitudes diurnes; de nombreuses sécrétions et activités biologiques sont différentes de jour et de nuit.
    Le foie régule la glycémie qui alimente les cellules, le pancrés l’insuline qui agit sur la production de glucose, de graisses et de cétones, et une régulation de la production de leptine par les tissus adipeux est également présente.
    Les poumons respirent et le coeur bat à des rythmes réguliers. La température subit des variations journalières.
    Le thalamus enregistre, coordonne et aiguille nos sensations 40 fois par seconde, avec une interruption tous les 1/80ème de seconde pour bien séparer les informations appartenant à une même sensation..
    Qui bat la mesure de notre corps?
   

    Il semble que la réponse soit complexe et que plusieurs “horloges primaires ” existent dans le cerveau, et que des horloges secondaires régulent l’activité des divers organes (cf. le schéma ci contre).

    Nous devons différencier les phénomènes à longue durée des phénomènes périodiques de fréquence moyenne (coeur) ou assez grandes (thalamus).


    Les rythmes à grande durée journalière ou plus sont appelés rythmes circadiens. Ils sont recalés par l’environnement et notamment la lumière du jour. Je décrirai demain cette horloge des
périodes longues.

   

Vendredi 17 décembre 2010 à 8:11

Biologie, santé.

    Une belle topiaire :

http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/horloge.jpg

    Prendre son temps, perdre son temps, avoir le temps ou ne pas en avoir, le temps de vivre, le temps d'aimer.....
    Le temps file, insaisissable, à peine perçu, déjà passé.
    “A la recherche du temps perdu” avec Marcel Proust .

    Les expressions évoquant le temps sont nombreuses, et pourtant saint Augustin disait “savoir fort bien ce qu'est le temps, jusqu'à ce qu'on lui demande de l'expliquer”.
    Le temps est aisé à percevoir, mais difficile à définir.

    Le temps passe vite quand on s’amuse ou qu’on est passionné par ce que l’on fait, et s'étire quand on s'ennuie; le temps d'avant est assimilé au « bon vieux temps », car le cerveau agit comme un filtre positif qui estompe les souvenirs des événements négatifs; le temps semble se contracter quand on est très occupé.
    Aujourd’hui le temps s’accélère en apparence devant l'excès d'informations, d'images, de courriers électroniques, d'appels téléphoniques qui nous assaillent.
    Et le futur sera toujours pour tous l’inconnu qui fait peur, mais aussi le jeu des rêves, des désirs et des projets.

    Les physiciens le considèrent comme une grandeur indispensable à la physique newtonienne, pertinente dans notre environnement terrestre.
    Mais, dès 1915, la théorie de la relativité d'Einstein a condamné le temps et nous n'en avons pas encore bien pris conscience.
    A l’échelle de notre terre, le temps s’écoule en physique Newtonnienne de façon régulière, seconde après seconde. Nous pouvons le définir de façon très précise à partir de fréquences de vibrations atomiques.
    Nous pouvons synchroniser des horloges et donc définir partout le même temps, et ayant ainsi déterminé le temps de début et le temps de fin d’un phénomène, nous pouvons en définir la durée de façon précise et la même pour tous les observateurs.
    Il existe bien quelques problèmes quand on se met à faire comparer des mouvements par des observateurs qui se déplacent l’un par rapport à l’autre, par exemple l’un dans une gare et l’autre dans un TGV qui passe dans la gare à toute vitesse. Les durées ne sont pas alors les mêmes, mais la différence est si infime que cela n’a aucune importance en pratique.

    Sur notre terre tous les phénomènes sont liés par le temps : ils se produisent ensemble, ou l’un avant ou après l’autre.
    Quand on étudie les phénomènes dans l’espace planétaire, ce lien entre phénomènes n’existe plus de la même façon, parce que, sur une distance extrèmement grande l’information met un certain temps à parvenir d’un point en un autre (bien qu’allant en général à 300 000 km/s)..

    Supposons une planète suffisamment loin de la terre pour que l’information mettre dix minutes pour parcourir la distance qui les sépare..
    Un événement A a lieu sur la planète et un autre événement B, 5 minutes après sur la Terre. En fait comme l’information met dix minutes à venir sur terre l’événement B aura lieu pour ses habitants 5 minutes après l’événement A au lieu de 5 minutes avant.. Le temps n’est plus un facteur qui lie les phénomènes de façon fiable.
    Allons plus loin : supposons une planète à 3 millions de km de la terre. L’information met 10 secondes pour arriver de la planète sur la terre. Supposons deux événements A et B successifs qui sur terre seraient la conséquence l’un de l’autre (A -> B). Si l’événement A se produit 5 secondes avant l’événement B celui ci pourrait être sa conséquence sur terre. Mais si A se produit sur la planète, l’information arrivera sur terre cinq secondes après B : B ne pourra plus être la cause de A !!
   
    Les choses se compliquent encore quand on étudie des phénomènes physiques où les observateurs se déplacent à des vitesses très grandes qui ne sont pas négligeables devant  celle de la lumière.
    Dans les calculs que l’on peut faire, on traite alors le temps comme une dimension analogue aux  coordonnées spatiales dans un espace à quatre dimensions x, y, z, t. avec toutefois une propriété particulière pour le temps : il s’écoule dans un certain sens; on ne peut pas le remonter comme l'espace.. Mais les durées ne sont plus les mêmes pour des observateurs qui se déplacent à des vitesses différentes et cela donne lieu à des “paradoxes” car nous ne sommes pas habitués à de tels phénomènes.
    Enfin quand on étudie les “particules”, comme par exemple le photon ou l’électron (vous avez entendu parler de ces deux là !) on ne peut plus calculer les paramètres de leurs mouvements les uns à partir des autres mais seulement la “probabilité qu’ils aient une certaine valeur”.
    Je vais essayer de vous expliquer cela de façon simple, bien qu’en simplifiant beaucoup je ne sois plus tout à fait exact !
    Supposez que vous vouliez connaitre la vitesse d’un électron comme vous voudriez mesurer celle d’une voiture. Vous regardez la position de la voiture à un instant t, puis à un instant t + ΔT: vous mesurez la distance ΔL parcourue et vous écrivez  ΔL = v ΔT, ce qui vous permet de calculer la vitesse v. Pour voir la position de la voiture, vous avez reçu sur la rétine de votre oeil les photons lumineux réfléchis par la voiture.
    Mais prenons maintenant l’électron. Pour “voir” où il se trouve vous allez lui envoyer un photon, qui le cognera et vous saurez ainsi où il est au temps t. Vous devez recommencer au temps t + ΔT. Mais pour la voiture le fait de recevoir les photons réfléchis par sa carrosserie ne modifiait pas sa vitesse, car l’énergie des photons était minime par rapport à celle qu’il faut pour déplacer une voiture !
    Ce n’est pas vrai dans le cas de l’électron et en le "voyant" à l’instant t vous perturbez son mouvement et vous changez sa vitesse.
    Donc vous ne pourrez jamais mesurer sa vitesse de façon exacte.
    C’est ce qu’on appelle le principe d’incertitude d’Heisenberg, et on sait ensuite faire des calculs très compliqués qui permettent de lier les grandeurs par des probabilités (cela ressemble à des calculs d’erreurs que vous faites en TP de physique).
    Rassurez vous je ne vous en parlerai pas : j’ai d’ailleurs suffisamment oublié les maths que j’ai appris en école d’ingénieur et je ne saurais plus les faire ! lol

   
Voilà donc une première réflexion sur le temps.
    Le temps... mesure physique ou donnée psychologique et biologique?
C’est la question que je voudrais poser dans mon prochain article en parlant du "temps circadien", et des "horloges" qui régulent notre vie biologique journalière et saisonnière..

Jeudi 16 décembre 2010 à 8:59

Paysages

Pour ne pas vous lasser je publie tous les 3 ou 4 articles, un intermède en photos. 
    Ce sont souvent des animaux, mais là aussi il ne faut pas que je vous lasse.
    Alors aujourd'hui, comme je vous ai parlé récemment du changement climatique de notre Terre, je voudrais vous en montrer quelques jolies images écologistes que m'a envoyées une de mes filles.
    Ce sont des arbres dont je vous laisse admirer les couleurs :
(une petite précision pour répondre à certaines lectrices : la dernière photo n'est pas un arbre, mais une glycine).

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages3/Sanstitre2003.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages3/Sanstitre2008.jpg


http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages3/Sanstitre2024.jpg



http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/Sanstitre2011.jpg






http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/Sanstitre2021.jpg

Mercredi 15 décembre 2010 à 8:28

Zoologie, botanique, évolution

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/mammouthslignee.jpg


    De tous les animaux préhistoriques ayant côtoyé l’homme, le mammouth est le plus connu du grand public. Ce mammifère appartient comme les éléphants, est apparu en Afrique, il y a 50 millions d’années.
    Son ancêtre originel était tout petit, pesait une quinzaine de kilos et n’avait pas de trompe; On aurait dit un petit tapir.
    Il y a 30 millions d’années l’éléphant primitif mesurait deux mêtres de haut et pesait quelques centaines de kilos; il avait une toute petite trompe et quatre petites défenses.
    Il y a une dizaine de millions d’années, existait un véritable élephant ressemblant à ceux de nos jours et pesant plusieurs tonnes.
    Le mammouth était le “cousin” de l’éléphant. Originaire d’Afrique il a aussi peuplé l’Europe et une partie de l’Eurasie, une espèce particulière de “mammouth laineux” étant particulièrement adaptée au froid.
    La steppe à mammouths s’étendait durant la dernière glaciation, sur une immense superficie en Eurasie. Elle comportait une diversité végétale beaucoup plus importante que la toundra actuelle. Certaines plantes qui la composaient sont encore présentes sur certains sites.
    Pour assurer sa survie, un mammouth de six tonnes absorbait chaque jour 200 kg de végétaux. Son régime alimentaire est connu grâce aux pollens retrouvés dans l’estomac et l’intestin de mammouths congelés, exhumés des glaces.

    L’homme  de Cro-Magnon, arrivé en Europe il y a 40 000 ans, a côtoyé le mammouth durant des millénaires. Il utilisait toute la carcasse du mammouth : viande, moelle, graisse, os, poils, dents et défenses. Le mammouth a ainsi largement contribué à la survie de nos ancêtres en leur procurant des matériaux de construction (huttes en os de mammouths) et de combustion (os accompagnés de restes de graisse) ou en leur permettant de fabriquer des outils et des armes. Les grosses molaires étaient utilisées comme enclumes ou comme râpes pour les peaux, les plus petites comme éléments de parure. Les poils servaient de bracelets ou de colliers.
L’ivoire de mammouth était abondamment utilisé pour la réalisation d’objets et de statuettes. Les représentations de mammouth datent surtout du Paléolithique supérieur et sont situées dans des grottes françaises.

    Il y a 15 000 ans, un climat humide et moins froid transforme la steppe à mammouths en toundra marécageuse et en taïga (forêt de conifères). Les zones de steppe qui subsistent ne peuvent plus entretenir des populations viables de mammouths. et il disparaît de Sibérie aux environs de 7 500 ans avant JC.
    De petites populations isolées ont néanmoins survécu sur des îles au-delà de cette date. Les populations les plus récentes sont celles de l’île sibérienne de Wrangel où des squelettes ont été datés de 1700 ans avant JC.
    La découverte de mammouths congelés permet d’étudier l’anatomie, les tissus, le régime alimentaire ou les maladies de l’animal. . L’ADN de mammouth permet des comparaisons avec les éléphants actuels mais interdit toute possibilité de clonage d’un individu.

    Mais comme nous approchons de Noël et que vous vouliez offrir un bijou en ivoire, mais vous ne voulez pas avoir un éléphant massacré sur la conscience, offrez-vous du mammouth russe!
    A partir de la mi-juin, quand la glace fond, des centaines voire des milliers de personnes arpentent la toundra à la recherche de défenses", indique un rapport cité par The Daily Telegraph.
    Encouragée par l'interdiction internationale de vente d'ivoire d'éléphant, la Russie mise à fond sur cet ivoire "éthique". Chaque année, les Russes exportent des tonnes  d'ivoire de mammouth en Chine, où il est travaillé.
    Les défenses préhistoriques sont vendues 400 euros le kilo, soit beaucoup plus que l'ivoire d'éléphant. Et selon les scientifiques, il y aurait plusieurs millions de mammouths à poil laineux enterrés dans la toundra sibérienne.
   
Mais vous devrez avoir un porte-monnaie très bien rempli si vous voulez offrir un tel bijou à votre petite amie !

    Tiens je connais un tout petit garçon qui avait appelé son grand-père "papoute", puis un jour voulant faire plaisir à sa grand-mère, il l'a appelé "mamoute", et il a été très étonné car elle n'a pas apprécié ! lol

Mardi 14 décembre 2010 à 8:28

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/images/Liberteegalitefraternitetympanumchurchsaintpancraceaupsvar.jpg

    Des lecteurs et lectrices me demandent ce que je pense de la condamnation des policiers à quelques mois de prison ferme pour avoir fait un faux témoignage  vis à vis d’une personne qu’ils avaient arrêtée.
    Ce qui m’a étonné dans vos questions, c’est que vous semblez manichéens, pour ou contre les policiers, sans nuances.
    Je pense que si on veut avoir une opinion objective, il faut traiter les cas un par un en fonction des circonstances, et se garder de toute généralisation.


    D’abord, je pense que la répression doit exister, comme la punition pour les enfants désobéissants, mais que c’est le dernier recours et qu’elle soit être précédée d’une prévention, d’explications, de persuasion. Je trouve que dans ce domaine on ne fait pas assez notamment dans les banlieues.
    J’estime surtout qu’on ne lutte pas assez contre le chômage et que si celui-ci était moins catastrophique, nous aurions moins de délinquants.

    Dans de nombreux cas, je trouve que quand on ne peut plus que punir, on n’est pas assez sévères et qu’on ne recherche oas assez et qu’on ne condamne pas suffisamment ceux qui vendent de la drogue et tuent ainsi indirectement d’autres personnes, et ceux qui s’en prennent violemment aux policiers et aux pompiers. on ne lutte pas assez à mon avis, contre la violence et en cela je donne raison à ce que disent certains policiers qui sur le terrain se font agresser.

    Mais dans le cas présent, il ne s’agit nullement de cela. Si j’en crois ce qui a été dit à la télévision, les policiers poursuivaient un homme avec deux voitures.
A un moment où l’homme n’était plus dans son véhicule, (je ne sais pas s’il était encore appréhendé), la seconde voiture de police a percuté la première et c’est évidemment un très mauvis point pour le conducteur de cette voiture, surtout qu’un des policiers avait été blessé.
    Alors les policiers ont imaginé d’accuser l’homme qu’ils avaient appréhendé d’avoir percuté intentionnellement leur véhicule et ils ont fait un rapport dans ce sens, en pensant que, de toutes façons, c’était un délinquant.
    Quelqu’un ayant vu la scène, ce faux témoignage a été découvert et les policiers ont avoué leur manège. Ils ont été condamnés par la justice à plusieurs mois de prison ferme.
    Cela a suscité des manifestation d’autres policiers et le ministre de l’Intérieur s’en est pris à la justice à la télévision.

    Personnellement cette position du ministre me scandalise et je me demande si certains policiers sont conscients des responsabilités qu’ils ont vis à vis des autres citoyens.

    Je ne sais pas quelle faute avait fait l’homme qu’ils poursuivaient, s’il était coupable ou innocent de cette faute. S’il avait fait une erreur grave encourue par la loi, il était normal qu’il soit poursuivi, arrêté (sans violences inutiles) et déféré devant la justice et condamné s’il était coupable.
    Mais il devait être jugé pour les fautes qu’il avait commises.

    Je voudrais que vous vous rendiez compte de la situation : les policiers sont des gens assermentés, c’est à dire que les juges se basent sur leurs rapports et leurs accusations pour juger les coupables et au départ c’est l’enquête policière qui présume les gens coupables.
    Ce devrait donc être un devoir absolu pour les policiers de présumer les gens innocents et de mener leur enquête avec le plus grand sérieux pour être presque surs de la culpabilité des prévenus avant de les déférer au parquet.
    Et dans ce cas, on accuse sciemment une personne, sous prétexte qu’elle a fait une autre faute d’un délit très grave qu’elle n’a pas commis.
    Foncer volontairement sur une voiture de police, c’est tentative de meurtre avec préméditation et cela peut valoir une condamnation à des années de prison, ce qui est normal, mais à condition d’avoir commis le délit !
    Le faux témoignage des policiers risquait donc presque à coup sûr de faire condamner cette personne à des années de prison pour une faute non commise.
    Le fait que cette personne soit par ailleurs un délinquant ne doit pas entrer en ligne de compte. Cette personne aurait pu être vous ou moi !

    Si, sans être policier, vous aviez fait un tel faux témoignage, vous auriez été aussi condamnée à quelques mois de prison et c’est à mon avis bien plus grave pour des policiers, qui par leur métier, ont une influence certaine de par les conclusions de leur enquête, sur les décisions des juges.

    Et je trouve les déclarations du Ministre de l’Intérieur non seulement déplacées mais scandaleuses.
     Il aurait dû expliquer à ses subordonnés la gravité de l’erreur commise par ces agents dépositaires de l’autorité et non pas s’attaquer à la décision des juges. Un ministre ne doit pas s’attaquer à la justice de son pays tant qu’elle ne fait qu’appliquer la loi. En le faisant ainsi, il dit aux autres policier que faire un faux témoignage n’est pas grave et qu’au fond toute personne qu’ils poursuivent doit aller en prison et être accusée, même à tort. C’est pire que du racisme, c’est purement la négation de la liberté.

    Il y a des jours où je me demande vraiment si nous sommes encore en démocratie et si nous ne sommes pas dans une dictature totalitaire.
    A la place de Sarkozy, qui se tait courageusement de peur de perdre des voix, j’aurais viré Hortefeux en lui rappelant l’emblème de la France
“Liberté, Egalité, Fraternité”
    Robespierre doit se retourner dans sa tombe !

Lundi 13 décembre 2010 à 7:57

Ecologie, Changement climatique

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages3/cancun1.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Paysages3/oasiscancun.jpg 














    Je ne pense pas que vous connaissiez Cancun, une ville de la côte du Mexique.
    Bien que je sois allé au Mexique autrefois - ce qui m’a permis de ramener de grands chapeaux qu’ont utilisés en Bretagne mes filles, puis mes petites filles, - je ne la connaissais pas non plus et je l’ai découverte à la télé car les ministres de nombreux pays s’y sont réunis pour sauver le climat de notre bonne vieille Terre, et il y avait dans cette ville quelques 25.000 représentants des pays signataires de la convention onusienne sur le changement climatique, des organisations non gouvernementales, ainsi que des personnalités des milieux des affaires et scientifiques et des journalistes et personnes de communication.
    Sans doute ont il aimé la douceur enchanteresse des plages, car ils semble que leur travail n’ait guère abouti à grand chose.

    "L'accord de Cancun est un pas important qui réaffirme la détermination de la communauté internationale à s'attaquer au changement climatique à travers l'action multilatérale..
    A présent, la communauté internationale doit remplir ses promesses. Il reste beaucoup de travail à faire avant la prochaine conférence sur le climat en Afrique du Sud l'an prochain"
    a déclaré le Premier ministre britannique David Cameron.
    "On a évite le pire", a déclaré notre vert Wehrling dans un communiqué, soulignant qu’ "un sentiment demeure et si les actes manquent, la volonté reste intacte".

    J’admire le culot des gens qui osent dire que la volonté est ce qui est important, même si aucune action n’est prévue.

    Il a quand même ajouté (d’après le Figaro) :
    "De toute évidence, les Etats ont confirmé leur envie de ne pas abandonner un processus de construction d'une réponse mondiale aux enjeux climatiques. Cependant, nous sommes tristes de constater que nous sommes toujours au même point qu'il y a 20 ans à Kyoto, pays riches, pays émergents et pays pauvres se renvoient la balle de celui qui devra faire le plus d'efforts.
    Plutôt que de rechercher la responsabilité ou la culpabilité des uns ou des autres, une démarche internationale ne sera possible que si on recherche les solutions plutôt que d'éventuels coupables".

    Ils peuvent être tristes, moi je suis scandalisé. Réunir tant de monde pour accoucher d’une souris est honteux.
    Qu’il soit difficile d’aboutir à un accord c’est vrai, mais déjà recenser ce qui pourrait être fait dans chaque pays pour avancer, cela serait peut être un entraînement mutuel.

    Le journal “Le Monde” est plus précis en écrivant :
    “Les pays présents à Cancun se sont résolus à maintenir le statu quo sur le protocole de Kyoto, seul texte juridiquement contraignant sur le climat existant à ce jour. Selon les termes de l'accord, les signataires s'accordent pour repousser à 2011 les négociations sur l'avenir du protocole, sans prendre d'engagement de le prolonger au-delà de son terme. Sa première phase d'engagements expire en 2012, et de nombreux pays ont prévenu qu'ils ne prolongeraient pas le protocole, exigeant un nouveau traité incluant les autres pays émetteurs de gaz à effet de serre, à commencer par les Etats-Unis, la Chine et l'Inde.”
 et la ministre française de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, que je considère comme une personne compétente et résolue, n’a pas caché son désappointement en disant : "on sauve de la faillite le système multilatéral de négociations sur le changement climatique".

    Le Monde ajoute :
   " Une des principales “avancées” prévue par l'accord de Cancun est la création d'un Fonds vert qui permettra aux pays en développement de s'adapter au changement climatique. Placé sous l'égide temporaire de la Banque mondiale, cet organisme distribuera une partie de l'argent promis par les pays développés dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, à savoir 100 milliards de dollars par an à partir de 2020. Les nombreuses interrogations sur la façon dont ce fond sera alimenté restent cependant sans réponse."


    Pour changer complètement de registre et me consoler de la bêtise humaine, je vous conseille de visiter deux blogs que j’ai découvert ces jours ci, à la suite d’un commentaire de “Marie” à mon article sur "l’amour lien entre deux êtres", commentaire que vous devriez lire aussi si cet article vous a intéressé.
    Ces deux blogs sont les suivants :
          - le blog de Marie : http://augreduvent.cowblog.fr/
          - et le blog d’un philosophe : http://lepenseurdujour.cowblog.fr/
    Ce que j’aime dans ces deux blogs, c’est d’une part leur réalisme, leur optimisme et leur volonté d’écarter les tristesses inutiles ainsi que leur altruisme et dans le blog de Marie, également beaucoup de poésie.

Dimanche 12 décembre 2010 à 9:54

Animaux

En intermède pour vous reposer d'articles plus sérieux, (et me donner le temps d'en réécrire !!),quelques images sur les bébés animaux et leur maman.

    Aujourd'hui des animaux domestiques et, bien sûr, je commence par de petits chats
:

http://lancien.cowblog.fr/images/Chats1/mamanbebechat.jpg

http://lancien.cowblog.fr/images/Chats1/chat-copie-2.jpg















































Une belle portée de chiens dont maman surveille le repas : sept d'un coup comme dans le conte du petit tailleur  lui c'était les mouches qu'il tuait à la tapette ! lol) :


http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/chiens.jpg

Mais il y a aussi ces loups que paraissent presque domestiqués et ces ânes que je trouve adorables :

http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/loups.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/lAncien14.jpg

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast