Lundi 31 janvier 2011 à 9:13

Biologie, santé.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/500arionrufusorangee48fa.jpg

    Plusieurs d’entre vous m’ont demandé ce que je pensais de l’affaire du médicament médiator. J’aurai du mal à vous répondre de façon précise car je n’ai que les renseignements donnés par les médias.
    Au départ ce médicament était destiné à soigner des diabétiques en surcharge pondérale, donc une population restreinte de malades, et la dose était fixée à 2 à 3 comprimés par jour de 150 mg.
    Les essais de thérapeutique et d’effets secondaires avaient été fait pour cette utilisation, mais on ne peut pas toujours déceler des dangers très peu fréquents à ce stade.
    Par ailleurs on peut tolérer un certain risque très faible pour un malade si le médicament lui apporte une amélioration très importante de son mal, mais je ne sais pas quelle était l’efficacité du médiator dans le traitement du diabète.
    Mais il y a en principe un suivi épidémiologique et on doit déceler alors les anomalies et en tirer des conséquences;
    Par contre, on l’a utilisé ensuite comme médicament amaigrissant sur de nombreuses personnes, et là aucun nouvel essai ne semble avoir été fait. Non seulement les laboratoires Servier sont fautifs, mais également. les médecins qui l’ont prescrit ainsi à tort
    Je ne sais pas quelle surveillance a été faite mais plusieurs médecins avaient constaté avant 2000 la dangerosité de ce médicament au plan cardiaque et les instances de surveillance ne les ont pas écoutés et surtout n’ont rien fait quand d’autres pays l’ont interdit.
    Ces instances n’ont pas fait leur travail, puisqui’il n’a été interdit qu’en 2009.
    Je ne m’avancerai pas plus car je ne connais pas le dossier et je ne sais pas si toutes les pratiques douteuses que la presse prête aux laboratoire Servier, et son action de neutralisation des experts médicaux, sont exactes. Libération a prétendu également que l’avocat d’affaires du laboratoire était il y a quelques années, Nicolas Sarkozy.
    Ce qui est sûr c’est qu’un autre médicament de ces laboratoires, “l’isoméride” (un autre coupe-faim) a été également interdit et que le “daflon” (vasculo-protecteur), est considéré comme inefficace.

    Mais je voudrais profiter de cet article pour appeler votre attention sur le difficulté d’interprétation des études épidémiologiques pour nous qui ne sommes pas spécialistes.
    Je ne veux pas prendre un médicament existant comme exemple, mais Maud m’a raconté que, à la campagne, certains croyaient (ou faisaient croire à d’autres) que les limaces rouges étaient un médicament anti-grippe.  lol
    Alors je vais imaginer que nous testions ce type de médication, qui évidemment au départ, nous laisse sceptique car nous préférons encore avaler une pilule qu’une limace rouge crue. lol

    Pendant plusieurs années de nombreux tests de laboratoire doivent d’abord montrer l’ efficacité et l’innocuité du médicament sur des animaux , essentiellement des souris cobayes et lapins (il faut des mammifères) et éventuellement des singes.

    Dans le cas d’une molécule chimique, si elle est destinée à la lutte anti-microbienne,  on la teste d’abord sur des cultures en laboratoire. Sur des bactéries, c’est assez aisé, car on peut les “cultiver”, alors que pour les virus c’est plus difficile car ils ne se développent que comme hôtes de cellules vivantes.
    Dans le cas d’un “médicament naturel” comme la limace rouge, il faudrait savoir quel est le “pricipe actif” chimique qui lui permet de lutter contre la grippe et faire les essais avec ce principe actif. Ce n’est pas du tout évident et pour donner un exemple, il n’y a que quelques dizaines d’années que l’on sait pourquoi les salicylates, au départ infusions d’écorce de saule, puis synthétisés dans l’aspirine, sont efficace contre les douleurs.
    Une autre difficulté provient du fait que les maladies, comme les effets secondaires ne sont pas exactement les mêmes chez les animaux et chez l’homme, et l’extrapolation est difficile et comporte une part d’erreurs. De plus chaque organisme a sa réponse propre.

    Il faut faire des essais sur l’homme, confiés à des médecins dans leur travail habituel quotidien.
    Donc nous voulons savoir si avaler des limaces rouges est sans danger, sans effets secondaires notables et comme les limaces existent dans la nature, on va rechercher des “mangeurs naturels de limaces”.

    Premier problème : aurons nous une population “représentative”?
    Nous allons trouver des mangeurs de limaces occasionnels, soit parce qu’ils ont la flemme de laver leur salade, soit des botanistes myopes et distraits.
    Mais les consommations de limaces seront faibles, inférieures aux doses prescrites pour être actives contre la grippe (connues d’après l’expérimentation animale), et ne seront peut être pas suffisantes pour déclencher des effets secondaires. Les statistiques risquent d’être faussées.
    Nous trouverons peut être de gros mangeurs de limaces dans une tribu d’Amérique du sud, mais alors ces personnes ne sont pas représentatives de la population mondiale et là encore l’étude risque d’introduire des artéfacts.
   
    Deuxième problème, si nous faisons une expérimentation en vraie grandeur sur des personnes dans les hôpitaux par exemple, comment la mener.?
    Ils nous faut des gens grippés mais aussi des gens sains à titre de comparaison, leur faire manger des limaces rouges selon les doses prescrites et voir ce qu’il se passe.
    Si notre expérimentation dure un an, nous verrons certains effets pendant dette période, mais pas des effets qui ont une période de latence plus grande. (les cancers par exemple mettent 12 à 15 ans à apparaître).
    Supposons que nous constations certains effets parmi une population de plusieurs milliers de “cobayes humains”.
    Si beaucoup parmi les dix milles expérimentateurs sont atteints, il est probable que la statistique soit significative, mais cela est rare car alors on a en général déjà eu le phénomène lors de l’expérimentation animale.
    Le plus souvent, pour un effet donné, on a un ou deux cas qui apparaissent, ce qui est déjà un taux élevé (1 ou 2 / 10 000). Alors le problème se pose, est ce vraiment dû à la limace rouge ? Il faudrait voir si ces mêmes effets se produisent dans d’autres circonstances (dus à des comportements courants dans la vie actuelle, alimentation, pollution, métiers....) et faire des comparaisons statistiques, ce qu’on appelle une analyse factorielle. La plupart du temps le nombre de cas rencontrés ne permet aucune certitude.
    Le seul moyen serait d’arriver à connaître la cause chimique ou bactériologique de ces effets et de la rechercher dans le corps de la limace, mais il est très rare que l’on ait cette connaissance scientifique.
    Très souvent ces effets existent “naturellement” (les cancers par exemple). Alors avec aussi peu de cas, on ne pourra pas dire si le taux de cancers provoqués par la limace est réel, ou si ce sont des cancers “naturels”. Supposons par exemple que le taux de cancers naturels soit de 1/100. 000, on ne devrait voir apparaître aucun cancer naturel dans 10 000 personnes. Mais cela c’est “en moyenne”. En fait sur un groupe particulier de 10 000 personnes vous pouvez avoir quelques cancers naturels de même que si vous jetez 10 fois une pièce de monnaie vous pouvez avoir 7 ou 8 “pile”, au lieu des 5 théoriques !  Dans le cas d'effets à long terme ou très peu fréquents, on ne peut savoir qu'au bout de plusieurs années de surveillance, quand le temps de latence est écoulé ou quand le nombre de personnes traitées est suffisant.

    Quant à l’efficacité du médicament, il faudra le tester sur diverses souches de grippe, mais les personnes malades ont elles mêmes des réponses immunitaires différentes, n’ont pas été contaminées par le même nombre de virus et en principe il faudrait un groupe sur lequel on essaie le médicament et un groupe “test” qu’on ne soigne pas pour pouvoir comparer, ce qui est impensable au plan éthique.

    Que l’on découvre des effets secondaires au début de l’utilisation d’un médicament n’est pas anormal, (voire même des années après vu la difficulté des expérimentations et les différences de sensibilité des personnes) .
    Ce qui n’est pas normal, c’est qu’on n’en tienne pas compte.
  
  Par ailleurs ce sont les industriels pharmaceutiques qui font ces essais en laboratoire et qui récoltent les données des médecins et évidemment ils sont tentés de trouver les médicaments, dont l’étude leur a coûté très cher, efficaces et peu dangereux en matière d’effets secondaires. Il est donc normal qu'on les surveille.
    C’est aussi eux qui font la formation des médecins sur les nouveaux médicaments.
    L’Agence Française du Médicament suit et contrôle toutes ces études, mais ses experts ont été formés au départ le plus souvent par l’industrie pharmaceutique, et Il n’y a pas de laboratoire public chargé d’essais de contrôle.
    On peut trouver une étude très intéressante sur ces problèmes dans un rapport fait au Sénat par Marie-Thérèse HERMANGE et Anne-Marie PAYET, en 2006, sur http://www.senat.fr/rap/r05-382/r05-382.html

    Cela dit il ne faudrait pas tomber dans l'excès inverse et arrêter de prendre des médicaments par peur desz effets secondaires ou en changer les doses sans l'avis de son médecin ou au moins de son pharmacien.
Certains médicaments peuvent présenter certains dangers si on arrête de les prendre sans précaution ou même si on en change le prescription.
    Et la maladie est encore plus dangereuse si on ne se soigne pas.
    Par contre il n'est pas recommandé si on n'en a pas déjà une grande expérience, de prendre un médicament sans l'avis du médecin ou du pharmacien, car eux seuls connaissent ses effets, les interactions avec d'autres médicaments, et par ailleurs lorsque vous prenez un médicament et que vous avez des réactions qui vous paraissent anormales, il faut le signaler au médecin qui vous l'a prescrit.

Dimanche 30 janvier 2011 à 8:29

Sculpture, musées, peinture

  Comme vous avez apprécié les oeuvres du sculpteur J.P. Augier, je vous fais à nouveau admirer quelques personnages qui cette fois ne sont pas faits à partir d'objets, mais sont justes créés à partir du métal et qui n'en ont que plus de vie et de mouvement.

http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/femmenattes.jpg









Deux femmes aux nattes, l'une avec un livre, l'autre avec un oiseau.






http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/fnatteoiseaux.jpg






















http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/gardienneoies.jpg










































Une gardienne d'oies



http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/couplepanier.jpg




















Un couple avec un panier







http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/hommeparapluie.jpg




















et un homme qui se bat contre le vent et la pluie.

Samedi 29 janvier 2011 à 8:34

Tristesse, désespoir

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/740desespoir.jpg


    Aujourd’hui j’écrirai peu et je cèderai la parole à une de mes très anciennes correspondantes, qui avait eu de très grands malheurs et qui dans une période de découragement avait écrit ceci :


"Quand plus rien n’a d’importance, quand plus rien ne vaut le coup. On se sent emmêlé, prisonnier dans un monde de souffrance qu’on ne comprend ni ne contrôle plus. La réalité se détache, on se sent vide, seul, inutile. C’est ça le plus dur, ce sentiment de vide existentiel, ce sentiment enfoui de douleur indescriptible. Qu’on croit indestructible. On se dit ‘à quoi bon ?’ et on tente d’oublier par tous les moyens. Mine de rien on appelle à l’aide comme on peut, sans s’en rendre vraiment compte. Mais on a toujours l’impression qu’il est trop tard. Trop tard pour s’en sortir, trop tard pour s’en remettre. On reste coincé au milieu d’une intersection. Deux chemins qui se séparent et un choix qui nous accapare. Et les deux routes semblent imprenables. Toujours au bord du désespoir, à la limite de l’horreur, on attend parce qu’on a plus aucun courage, plus aucune force pour lutter.”


    Mais elle a lutté, remonté peu à peu la pente et l’espoir est revenu, et elle écrivait alors :
 
“ Et puis un jour on réfléchit, des heures et des heures, on réfléchit et on se dit qu’il serait temps de commencer à vivre. Vivre en étant heureux. Le bonheur, c’est un état d’esprit. Quand on se sent pris au piège dans la souffrance, on croit toujours qu’on trouvera jamais la porte de sortie. Sauf qu’on croit que c’est parce qu’elle n'existe pas, alors que c’est parce qu’on ne regarde pas bien. La porte de sortie, elle a toujours été là, et on a jamais su/pu la voir, parce qu’on lui tournait le dos. Et si au lieu de fixer les murs de ta prison, tu te mettais à tâtonner pour la trouver cette porte ?
 Parce qu’en vrai, quand on arrête de s’attacher à notre douleur, on peut enfin s’en libérer. Ca semble trop simple mais c’est difficile, en réalité. Parce qu’on l’aime bien notre petite dépression, qu’est-ce qu’on ferait sans ? Et puis la vie c’est plein de doutes, de peurs, de moments de tristesse, de dangers. On est s’y bien finalement dans notre petit cocon protecteur. Sauf que tout ça c’est du pipo. Et un jour, faut bien s’en rendre compte.
Ce jour-là, il faut se prendre en main et décider une bonne fois pour toutes que la souffrance, c’est fini. Il faut s’insérer à nouveau dans la vie, faire du sport, sortir, voir ses amis, être plus confiant, plus ouvert,… Plein de petits trucs qui nous permettent de faire renaître un sourire au coin des lèvres, jusqu’à ce que ce soit des rires qui éclatent définitivement l’ancien supplice."


    Et je terminerai par ces mots trouvés sur le blog d’une autre correspondante :

“...chanter ... danser .... apprendre une langue étrangère ... se plonger dans une histoire inconnue ... dévorer la bibliographie de son auteur préféré ... peindre une toile ... voyager à travers le monde ... écrire un roman ... monter à cheval ... GRANDIR !!! aimer ... sourire ... observer ... connaitre ... travailler .... recevoir ... donner .... embrasser ... câliner .... serrer dans ses bras .... s'éclater .....
    La vie est un coffre rempli de trésors et qui n'a pas de fond !!!!   Il est inépuisable !!! à nous de les trouver !!!!..”


Alors vous qui désespérez, réfléchissez à ces paroles !

Vendredi 28 janvier 2011 à 9:39

Libertés et règles

     http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/1002273.jpg

    
Depuis huit jours on reparle beaucoup dans les journaux télévisé de l’euthanasie et je suis assez effaré de l’intolérance dont font preuve les gens interrogés et notamment les membres du gouvernement, monsieur Fillon en tête. Je croyais que la France était un pays laïque !
   
    Je comprends très bien que l’on soit pour ou contre l’euthanasie, mais pourquoi vouloir imposer son opinion aux autres ?

    Les gens sont très divisés sur ce problème, et leur opinion est souvent liée à leurs croyances religieuses.
    Mais il ne s’agit pas de forcer les gens à pratiquer l’euthanasie, mais simplement de voir comment on pourrait satisfaire toutes les aspirations profondes, tout en respectant la liberté de chacun et en évitant les abus, les déviances, voire des crimes.
    Refuser dans ce domaine une large concertation me paraît être un manque de tolérance, voire d’intelligence.

    Il est bien évident que l’euthanasie ne peut être autorisée sans un encadrement rigoureux. Sinon c’est la porte ouverte à n’importe quoi.
    A la limite à des crimes, car certains demanderont la mort d’autres pour disposer de leurs biens ou parce qu’ils les haïssent.
    Mais aussi des gens un peu simplets croiront bien faire en “rendant ce service” à un proche.
    Il faut donc fixer des règles préalables et établir un contrôle précis pour éviter les abus et les déviances.
    De même il ne s’agit pas de forcer quelqu’un à s’euthanasier ou à demander  ou pratiquer l’euthanasie d’un autre, si cela va contre sa conscience.
    Je suis personnellement sur ce point tout à fait respectueux des opinions des autres vis à vis de leur propre comportement.

    Mais à mon avis, cela ne leur confère pas le droit d’obliger les autres à penser et agir comme eux
(exactement comme pour l’avortement avant 12 semaines).
    A mon âge on a vu mourir bien des gens autour de soi et on sait que cela vous arrivera un jour. On sait pour l’avoir vu, que, même si on n’a pas peur de la mort, elle peut dans certains cas être synonyme de grandes souffrances et cela sans aucune utilité ni espoir, car la personne était condamnée et vouée à une mort certaine à court terme.
    Si ces personnes souhaitent être prolongées jusqu’à la fin, il faut évidemment les soigner avec dévouement.
    Mais faut il obliger les gens à souffrir, alors qu’ils souhaiteraient en finir avec une vie qui ne leur apporte plus que cette souffrance ?


    La loi s’est améliorée et il y a les “soins palliatifs” et l’interdiction de “l’acharnement thérapeutique”.
    La loi Léonetti du 22 avril 2005, limite l'acharnement thérapeutique et repose sur une éthique fondée sur l'acceptation de la mort et exprimée par la formule « Laisser mourir sans faire mourir ». Elle confirme et codifie des pratiques existantes, comme l'absence d'obstination déraisonnable ou le droit au refus de soins et permet de prendre en compte les directives anticipées, exprimées par une personne à l'avance, tant qu’elle est encore en état de les énoncer avec toute sa connaissance.
Pour donner ses directives anticipées, il suffit d’indiquer par écrit ses nom et prénom, sa date et son lieu de naissance, et de stipuler ses souhaits. Le document doit être daté et signé et est valable trois ans.
    La loi dit que les actes d’acharnement thérapeutique « ne doivent pas être poursuivis par une obstination déraisonnable. Lorsqu'ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou n'ayant d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris. Dans ce cas, le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa vie en dispensant les soins visés à l'article L. 1110-10. ».
    Mais la loi exclut toutefois explicitement le suicide assisté et l'interruption du processus vital des personnes en fin de vie.
    J’ai personnellement été témoin des souffrances d’une personne, à laquelle les médecins avaient dit qu’elle ne vivrait pas plus de huit jours, qui avait demandé de la laisser mourir et d’arrêter les soins, ce qu’on fait les médecins, mais qui a mis trois semaine à mourir et a beaucoup souffert sans aucune nécessité.Certes les médecins ont atténué la souffrance physiologique, mais la psychique, ils ne savent pas faire, sauf peut être la transformer en légume par des psychotropes, mais alors est ce différent de la mort ?
    On peut évidemment toujours espérer un miracle, mais je n’en n’ai jamais vu à ce stade terminal d’une maladie devenue incurable.

    Qu’il faille que la personne l’ait demandé explicitement, qu’il y ait des témoins, qu’il y ait un comité d’éthique médical, que la famille n’ait pas le droit de telles pratiques, mais qu’elles soient le fait du corps médical, que des règles strictes soient imposées en milieu hospitalier, et qu’il y ait déclaration et une enquête postérieure pour vérifier que les règles ont été respectées, je suis d’accord que tout cela doit être réfléchi, codifié.
    Mais ce que je ne comprends pas c’est qu’on refuse à certains qui souffrent, ce droit de disposer d’eux même, sous prétexte que certains (en général aisés et bien portants), pensent dans leur foi religieuse, qu’il ne faut pas attenter à sa vie et que celle-ci est entre les mains de leur Dieu.
    Je trouve très normal qu’ils appliquent leurs valeurs à eux mêmes, mais pourquoi l’imposer aux autres dans un pays où on prône la laïcité comme une valeur républicaine ?

    Et j’ai été surpris juste après la déclaration de monsieur Fillon, par les propos d’un médecin, qui disait que pour beaucoup de cliniques privées, les lits de soins palliatifs étaient ceux qui étaient les plus rentables et qu’il ne fallait donc pas que les patients meurent trop vite.
    Je n’ai aucun moyen de vérifier cette assertion, mais elle m’a profondément choquée, - si elle est vraie, par cette intrusion de l’argent et de la politique dans un domaine humain et moral qui est scandaleuse, et - si elle est fausse, d’avoir osé dire cela.
    Je pense aussi que nos politiques dans la force de l’âge, qui gouvernent et légifèrent, devraient aller visiter les services de soins palliatifs et les maisons de retraite, où beaucoup de vieillards meurent dans la souffrance.
    Ils verraient alors ce qui leur arrivera un jour et peut être auraient ils moins tendance, comme actuellement, à démanteler les hôpitaux publics.

Jeudi 27 janvier 2011 à 8:03

Sculpture, musées, peinture

Intermède et je vous donne un autre aperçu des sculptures de métal de Pierre Augier, faites encore avec des morceaux d'objets usuels et qui cependant, ont à mon avis, beaucoup de grâce et de mouvement presque naturel.

http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/couplecrochet.jpg
















Un couple fait avec de gros crochets





http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/femmepotpoignees.jpg




























Une femme et ses ustensiles à partir de poignées de portes et de tiroirs.







http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/couplehache.jpg





















et trois couples faits de morceaux de haches, d'articulations  et de pinces.












http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/couplearticule.jpg














http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/couplepinces.jpg

Mercredi 26 janvier 2011 à 8:08

Vivre sa vie

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/regrets.jpg
     Une de mes jeunes lectrices m’écrit :
“....Tu as de la chance, tu étais heureux quand tu étais petit, tu ne risquais pas ta vie dans le métro tous les jours à avoir peur des attentats et des pédophiles, craindre de manger des aliments cancérigènes et des OGM ou de respirer des pesticides, de te faire écraser sur un passage clouté ou de mourir dans un accident d’avion au dessus de la mer....”

    C’est vrai que la vie était toute autre.
    Certes on sortait de la guerre où on avait vu des personnes, à coté de nous, mourir dans les bombardements et les fusillades, on avait eu peu de choses à manger pendant cinq ans, mais on avait quand même une enfance joyeuse et sûre, sans gros problème.

    Les murs des maisons aux couleurs vives, étaient couverts de peinture à base de plomb.
    Rien ne nous empêchait d'enfoncer une fourchette métallique dans une prise électrique. 
    Il n'y avait pas de couvercles ou de bouchons de sécurité sur les bouteilles de médicaments, ni de serrures sur les portes des armoires à pharmacie.
    Lorsque nous nous promenions à bicyclette, nous ne portions jamais de casque. Lorsqu’enfin on a pu à nouveau avoir de l’essence, nous roulions avec nos parents dans une auto sans ceinture de sécurité, sans air-bags. et faire une balade, assis à l'arrière, sur le plancher d'une fourgonnette pendant une chaude journée d'été, c'était "normal".
    Nous buvions l'eau directement au tuyau d'arrosage du jardin, ou au goulot d’une bouteille à plusieurs, l'un après l'autre. Nous mangions des gâteaux, du vrai pain, du beurre, et des boissons gazeuses avec du vrai sucre, mais nous n'étions pas obèses parce que nous passions tout notre temps à jouer dehors.
    Nous passions des heures à bâtir des "caisses à savon" avec des chutes de bois et des roues récupérées, puis nous descendions une grande côte pour nous apercevoir, rendus en bas, que nous avions oublié d'installer les freins.
    Pendant les vacances et que les parents étaient au travail, nous sortions de la maison, le matin, et jouions toute la journée dehors. Nous n'étions parfois de retour que peu avant la nuit. Personne ne pouvait nous joindre de toute la journée, car il n'y avait ni portables, ni bracelet-télé-alarme , mais souvent des claques pour ponctuer une rentrée trop tardive.
    Nous ne connaissions pas les Playstations, Nitendo, WI, et autres jeux vidéo, il n'y avait pas 400 canaux sur le câble, pas de CD ou DVD, pas de téléphone fixe dans la plupart des maisons, pas d'ordinateur ou de "chat" Internet. Seulement un juxe-box, un baby-foot et un billard électrique au café du coin : le luxe et c’était payant.!

    Nous avions plein de copains : il nous suffisait d'aller dehors pour les retrouver, ou nous allions chez eux sans leur téléphoner au préalable.  Nous frappions à la porte et entrions simplement dans leur maison pour jouer avec eux.
    Nous montions sur le dos des vaches et de gros cochons, en nous tenant à leurs oreilles et qui couraient vers la mare pour se débarrasser de leur cavalier, nous tombions des arbres, nous nous blessions aux mains ou au visage, nous nous brisions un os et ou une dent et pourtant, personne n'était poursuivi pour tout cela.  C'étaient seulement des accidents. Personne n'était à blâmer, sauf nous-même.
    Nous nous battions à coups de poings. Nous en récoltions des yeux au beurre noir et nous apprenions à passer ensemble au travers de nos disputes. Nous mangions des vers de terre et malgré les avertissements des parents, aucun poil supplémentaire n'a poussé sur notre visage et les vers de terre ne sont pas restés dans notre estomac pour toujours.
 
    Mais toute la semaine, nous bossions en classe et le soir il y avait plusieurs heures de devoirs et leçons et pas de MSN, de Facebook ou de télé.
    Nos instituteurs et nos profs étaient des personnes formidables, qui savaient nous intéresser, mais nous les respections et leur obéissions, et le chahut était très rare et de courte durée.
    Quelques élèves n'étaient pas aussi doués que les autres;  alors, ils ne réussissaient pas leur année et devaient la recommencer. Et les meilleurs élèves aidaient ceux moins favorisés.

    Nos actions étaient les nôtres et nous en assumions toutes les conséquences.  Nous avions la liberté, les succès, les échecs, la responsabilité et nous avons appris à vivre avec tout ça.
 
    Quant aux avions, j'ai fait quelques centaines de milliers de kilomètres dans ces engins et je pourrais vous raconter des tas de péripéties : foudre, tempête de sable, ouragan, panne, moteur en feu, train d'atterrissage cassé, vache sur la piste et cette dernière est toujours vivante et nous aussi !

    Mais finalement, c’est peut être un miracle d’être encore en vie.
    Oui, mais à l’époque, il n’y avait pas de chômage, ni d’économie mondiale, et les entreprises étaient dirigées par des ingénieurs et non par des financiers. Le respect de l’homme existait encore en France.!

Mardi 25 janvier 2011 à 8:22

Biologie, santé.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/grippemexicaine.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/imagegrippeaviaire.jpg


















    J’entendais à la télé que les deux réseaux, GROG et Sentinelle Inserm, chargés de surveiller l'évolution de la grippe en France, ont fait savoir que le seuil épidémique avait été franchi en métropole, mais il est encore temps de se faire vacciner, assurent les spécialistes alors que les Français paraissent traîner des pieds pour suivre ce conseil.
    En métropole, 176.000 nouveaux cas de syndromes grippaux ont été vus en médecine générale, soit 280 cas pour 100.000 habitants, (pour un seuil épidémique de 174/100 000). "La moitié nord du pays est la plus touchée, notamment l'Ile-de-France, la Basse et la Haute-Normandie ainsi que le Nord Pas-de-Calais". D'autres régions, comme le Centre, la Bretagne, la Franche-Comté, le Limousin, Poitou-Charentes ou encore Rhône-Alpes, ont aussi franchi le seuil épidémique.
    Avant même que l'épidémie surgisse en métropole, neuf cas graves de grippe, dont deux mortels, ont été signalés en un mois à l'Institut de veille sanitaire. Parmi ces cas, une seule personne était vaccinée.
    Par ailleurs, à la Réunion où l'épidémie est terminée, il y a eu six décès par grippe.Déjà en Grande-Bretagne, 27 personnes (dont neuf enfants) ont succombé à la grippe ces trois derniers mois. Vingt-quatre de ces morts sont attribués à la souche mexicaine (A/H1N1/2009) qui avait provoqué l'alerte générale dans le monde en 2009, selon l'agence de la santé (Health Protection Agency).A côté de la souche H1N1, le virus B, réputé peu dangereux, est impliqué dans 3 décès britanniques et dans des cas sévères admis en réanimation avec recours à une technique lourde d'assistance extra-corporelle assurant l'oxygénation jusqu'à ce que les poumons défaillants reprennent du service.

    Alors que la mortalité due à la grippe a été divisée par dix grâce au vaccin en 40 ans en France ainsi que dans les autres pays industriels,, on constate que, selon l'Assurance maladie, sur les 12,5 millions de personnes invitées à se faire vacciner gratuitement contre la grippe saisonnière seulement 5,5 millions sont allées se faire vacciner depuis le lancement de la campagne. Début décembre, on enregistrait ainsi 15% de vaccinations en moins qu'à la même période en 2007 et 2008.
    Les média et le gouvernement ont réussi à bien oeuvrer pour la santé publique !
    En faisant courir des bruits faux sur les vaccins antigrippaux et leur dangerosité, les médias ont détourné la population de la prévention.
    En affolant les gens, puis en commandant un nombre de vaccins énorme et inutile, qui a coûté cher aux français, et n’a pas été, pour la plus grande partie, utilisé, le virus s’étant avéré assez bénin, le gouvernement a contribué à faire croire paradoxalement que la grippe n’était pas dangereuse et que tout cela n’avait été fait que pour augmenter les bénéfices des entreprises pharmaceutiques.
    Il faut dire que le scandale éhonté du médicament “Médiator”, aux effets catastrophiques, et les méthodes scandaleuses utilisées par les laboratoires Servier pour étouffer l’affaire, dont le patron a reçu début 2009 une des plus hautes décoration des mains de notre président Sarkozy, ne sont pas pour rassurer les français et leur donner confiance dans l’industrie pharmaceutique.

    Bref les actions inconsidérées du gouvernement et des médias ont fait reculer de dix ans la prévention de la grippe en France.
Félicitations !

    Il faut nous rappeler que le grippe saisonnière fait de l’ordre de 3000 morts en France, 30 000 aux USA et au moins 300 000 dans le monde.
    Vous pouvez consulter les articles que j’avais faits sur la grippe, son virus et les vaccins.
    Vous y verrez que la plupart des virus dangereux (et pas seulement le mexicain) sont des A H1N1 et que le vaccin annuel est constitué de deux souches AH1N1 et d’une souche B, virulentes les années précédentes et qu’il est dépourvu d’adjuvant.
    Il faut se dire que la meilleure façon de lutter contre la grippe est le vaccin
    Les risques constatés sont minimes. Et si vous avez un bon docteur, cela ne fait même pas mal.

    Je me fais vacciner depuis 20 ans et je n’ai jamais ressenti le moindre inconvénient, et cela a même l’air de renforcer mes autres défenses immunitaires car je suis beaucoup moins enrhumé qu’avant l’hiver.

Lundi 24 janvier 2011 à 8:10

Sculpture, musées, peinture

    J'ai l'habitude d'alterner les articles sérieux et de plus reposants sur des animaux, des paysages, des dessins ou histoires humoristiques.


http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/JPAugier.jpg
Une de mes filles m'a fait découvrir un sculpteur de métaux, qui m'a paru posséder un sens du mouvement assez extraordinaire qu'il communique à ses oeuvres, qu'il réalise parfois à partir d'objets usuels.

    Je lui consacrerais donc plusieurs articles "intermèdes".

    Voici d'abord cet artiste au travail et ensuite quatre de ses sculptures
faites avec des matériaux de récupération :








http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/couplededansecles.jpg





















Un couple  de danseurs fait avec des clés à molettes





http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/danseuseengrenage.jpg


















Une danseuse à partir d'engrenages






http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/chatbotteoutil.jpg






















Le chat botté fait avec de petits outils


http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/femmemeches.jpg
















Une femme à partir de mèches de perçage.

















Dimanche 23 janvier 2011 à 8:55

Amour et peines de coeur

http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/1002142.jpg

    Hier, je vous avais parlé de la différence entre camaraderie et amitié, et le 9 décembre dernier, je vous avais dit combien l’amour était un lien fort entre deux êtres.
    A la suite de cet article, “Lolilove” écrit dans un commentaire :
“la limite amour/amitié n'est jamais la même pour tous, ainsi certaines personnes ne savent pas si elles sont "seulement" amies ou bien amoureuses surtout de son/sa meilleur(e) amie puisqu'à ce moment existe une grande complicité... Pourriez-vous expliquer ce phénomène et les clés pour enfin savoir? “   
    J’avais déjà un peu abordé ce sujet autrefois, (les 11 et 12 août 2009), mais je vais essayer de le traiter à nouveau, un peu différemment.

    La première remarque que je ferai, c’est que chacun peut avoir sa définition de l’amour et considérer qu’aimer c’est avoir une grande passion qui ne repose que sur l’attirance et le désir, sans presque se connaître.
    Pour certains et certaines le ou la petit(e) ami(e) est simplement un “accessoire de mode” avec lequel on peut sortir et s’amuser,  , un mannequin qu’on peut montrer aux copains et copines pour être intéressant(e) à leurs yeux et qui permet de ne pas se sentir “anormale” (au sens hors normes).
    Il est certain que, dans ce cas, la question qu’on me pose n’a guère de sens.

    Ce n’est pas la conception de Lolilove qui veut comparer l’amour et la véritable et profonde amitié, et dans ce cas, je crois qu’alors le véritable amour, celui auquel la plupart d’entre vous rêvent, ne se construit pas en un jour. Il passe par une communion des esprits qui ne peut exister réellement que peu à peu et qui dépend des “affinités” entre les cerveaux, les coeurs, les cultures et les goûts et c’est une construction lente de plusieurs mois, voire de plusieurs années.
    Comme je l’ai écrit , il faut qu’à un moment donné les deux personnes forment un “couple” face à l’environnement matériel et des autres humains.
    Et à un moment cet amour passe par la redoutable épreuve de la vie en commun : supporter l’autre près de soi tous les jours, ceux où tout va bien, mais aussi ceux où tout va mal. Tous les amours n’y résistent pas..
    L’amitié est assez semblable car, comme le dit Lolilove, cette grande complicité existe, et elle ne s’est pas bâtie en un jour.
    Mais la “vie en commun” est différente car chacun a sa vie propre, sa liberté, son espace personnel : c’est une vie à distance et c’est plus facile de se supporter. On n’est pas obligé de se voir tous les jours.
    Alors je crois que ces réflexions m’amènent à voir une première différence :
un véritable amour suppose que l’on veut partager sa vie avec l’autre, que l’on veut avoir des projets d’avenir ensemble, des projets de vie commune et cela non pour uniquement les vacances, mais à long terme.
    J’ai connu bien des jeunes qui pensaient s’aimer, mais qui ne parlaient jamais d’avenir, qui n’avaient aucun projet sauf quelques sorties et occupations à court terme; leur amour n’a pas duré.   
    Il arrive aussi que l’un des deux ait cette préoccupation d’avenir commun et que l’autre ne l’ait pas et qu’il ne souhaite qu’une amitié. L’amour n’est alors pas partagé.
   Et parmi ces projets d'avenir il y a la famille, avoir et élever ensemble des enfants.

    Je crois que la deuxième différence importante entre grande amitié et amour, c’est le désir.
    Le mot aimer est synonyme de grand attachement, de lien très fort, mais il est ambigü : on aime ses parents ses frères et soeurs, ses enfants, ses amis.
    Mais là Lolilote parle d’amour dans un couple et l’autre différence c’est le désir.
    Sauf exception regrettable (et coupable au vu de la loi) on n’a pas de désir pour ses parents, ses enfants ou ses frères et soeurs et même si on avait une pulsion passagère, on ferait en sorte qu’elle ne se manifeste pas.
    Si on n’a qu’une grande complicité avec un ami mais pas de désir physique, alors ce n’est (pour le moment) qu’une simple amitié.
    Ce n’est pas très rationnel, c’est en partie dû à nos hormones, (à notre instinct), également à  nos conventions sociales, à notre éducation et à l’influence des médias.
    A l’inverse désir physique n’implique pas forcément amour comme je l’ai dit plus haut mais peut être attirance ou recherche du plaisir.
    Le désir dans le cas d’amour-fusionnement analogue à la grande amitié n’est pas purement physique, c’est appartenir à l’autre exclusivement, c’est le jardin secret, c’est partager avec l’autre un plaisir certes physique, mais aussi une joie sentimentale, émotionnelle et intellectuelle, c’est un des aspects de la communion, du fusionnement. Je pense d’ailleurs que désir et véritable amour impliquent la fidélité mutuelle.

    Certains disent qu’un véritable amour s’accompagne forcément de jalousie et qu’on le reconnaît à ce signe. Je ne suis pas d’accord.
    On peut ne pas être très jaloux (se) de son amoureux car on n’a pas un tempérament à cela et qu’on lui fait confiance, et à l’inverse, j’ai connu de simples amis qui étaient jaloux comme de véritables amants, simplement parce que la personne jalouse veut l’exclusivité un peu égoïste.
   
    Alors un véritable amour qu’est ce ? : cela se déduit à mon avis de ce que je viens de dire : c’est un très grand ami, que l’on aime tellement que l’on a envie de ne jamais le quitter, de rester toujours avec lui, qu’il vous aime éternellement (utopie, je sais, mais on peut rêver !), et on a envie de faire des projets d’avenir avec lui, de vivre avec lui. C’est “l’élu(e) de son coeur”.

    Cela dit je connais de nombreux cas où une grande amitié s’est transformée en amour, souvent pour des ados qui se sont connus très jeunes, mais aussi entre adultes.

Samedi 22 janvier 2011 à 8:23

Amis et camarades

 http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/1002137.jpg
   J’entends souvent des plaintes et des récriminations contre vos “amis”. Ce sont des élèves de votre classe, ou des voisins, des jeunes que vous avez connus au stade ou des enfants d’amis de vos parents.
    Et il y a souvent des brouilles dans vos groupes : dispute à propos de broutilles, chapardage d’un ou d’une petit(e) ami(e), médisances ou racontars divers sur les faits et gestes de chacun, jalousie sur ce que possède l’autre et que l’on n’a pas, ou même quelquefois un  peu de méchanceté.
    Je crois que, de même que vous appelez amour ce qui n’est qu’une amourette, vous appelez ami(e) ce qui n’est qu’un ou une camarade.
   
    Les copains c’est appréciable; c’est une compagnie, on peut s’amuser, délirer ensemble, discuter de choses et d’autres et organiser des distractions, échanger des livres, des disques, des films .....
    Au sein d’une bande de copains on ne se sent plus seul(e).
    Mais il ne faut pas trop leur demander et les brouilles proviennent du fait que vous leur attribuez les qualités que vous demandez à l’amitié.
    Cela dit je trouve que même entre simples camarades, vous pourriez être plus charitables les uns envers les autres, moins jaloux et essayer d’aider celui qui est dans la peine au lieu de l’enfoncer un peu plus.

    Le véritable ami n’est pas un copain, il est bien plus.
    Une véritable, une grande amitié, les symptômes peuvent être voisins de ceux de l’amour, les manifestations également.
    On a envie de se voir, de s’écrire, de se téléphoner, l’absent (e) vous manque, on partage des joies, des peines, des confidences, des émotions et des peurs, des sourires et des rires, quelquefois (le moins possible) des pleurs, des travaux et des loisirs, quelquefois aussi des disputes.
    Un ami peut vous aimer, vous défendre, vous aider, vous complimenter, vous choyer autant qu’un petit ami, s’il est aussi gentil, attentionné et délicat, et si son amitié est grande et sincère. 
    Bien sûr l’amitié n’est pas l’amour, elle a ses limites : vous n’aurez pas la joie de faire des projets d’avenir, de choisir la couleur des rideaux de votre futur appartement ou le prénom de vos futurs enfants; mais faites vous vraiment de tels projets à votre âge ? Et l’amour à votre âge est il durable au point de faire de tels projets?
    L’amitié a aussi quelques avantages :
          - vous pouvez avoir plusieurs amis, pas trop, mais trois ou quatre, sans problèmes et ils ne sont pas trop jaloux entre eux . Essayez donc d’avoir quatre petits-amis ! Je ne vous le recommande pas, sauf si vous êtes une menteuse à la logique sans faille, et si vos sentiments ne vous étouffent pas !!
          - l’amitié est reposante, il n’y a pas de scène de ménage, pas de jalousie, parce qu’on a regardé quelqu’un d’autre. L’amitié est en principe, plus tolérante que l’amour.
          - l’amitié est en général plus fidèle et plus constante que l’amour. Une grande amitié partagée vraiment, rompt rarement sauf si l’un des deux manque vraiment de tolérance. Elle excuse plus facilement les malentendus et les mensonges.
         - vous pouvez ne pas trop vous engager, attendre de mieux connaître vos amis, que votre personnalité et la leur s’affirment, que vous puissiez choisir avec moins de risque de courir à la rupture au bout de quelques temps. L’amitié épargne un chagrin d’amour. L’amitié peut un jour se transformer en amour.
Cela dit un véritable ami, c’est aussi difficile à trouver qu’un petit ami attentionné et fidèle !

    Une correspondante me demande comment reconnaître si on aime d'amitié ou d'amour, j'essaierai de lui répondre demain.

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast