Dimanche 20 février 2011 à 8:17

Inné et acquis

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    Il est connu qu’aux USA on condamnait plus facilement un noir qu’un blanc.
    Mais en France, combien de fois nous dit on que les policiers contrôlent davantage des noirs ou des personnes ayant une apparence maghrébine, que des blancs et cela s’appelle “le délit de sale gueule”.
    C’est évidemment imputable au racisme de certains et au fait que, les populations d’origine étrangère ayant une vie plus difficile parce qu’ayant des difficultés financières, certains de leurs membres commettent des délits et nous avons tendance à généraliser abusivement à tous leurs compatriotes, même s’ils sont devenus français.
    Mais j’ai lu récemment une étude qui montre que notre cerveau n'a pas des réactions très objectives dans ce domaine.

    Nous nous fions souvent à notre première impression pour nous faire une opinion sur une personne que nous voyons pour la première fois : “dès le début, je l'ai trouvé sympathique” ...  “Au premier contact, j'ai su que cela ne marcherait jamais entre nous”....    
    Tant mieux si le contact est bon, mais attention aux conséquences si la tête de l'autre ne vous revient pas !
    Ces réactions seraient dues à un système de détection cérébral qui détermine, en quelques fractions de seconde, notre sentiment de sympathie à l'égard d'une personne.
    En un dixième de seconde, il évalue jusqu'à cinq impressions sur notre interlocuteur... pour ne plus en démordre.

    Janine Willis et Alexander Todorov, de l'Université de Princeton, ont montré à des volontaires des visages de plusieurs personnes, pendant un dixième de seconde. Pour chacune de ces photographies, ils leur ont demandé d'indiquer si, selon eux, les personnes étaient dignes de confiance, compétentes professionnellement, aimables, agressives ou attirantes physiquement. Les volontaires ont attribué une note à chacun de ces critères.
    Puis on leur a laissé réviser éventuellement leur jugement en observant les photos aussi longtemps qu'ils le souhaitaient.et on leur a redemandé leur opinion.
    On n'a constaté que des différences minimes entre la notation instantanée et la notation “réfléchie”. Le trait “digne de confiance”», notamment, ne subissait aucune variation.

    J’avoue que ce manque d’objectivité m’a choqué et comme je vais souvent à Paris et passe de nombreuses minutes dans le RER, j’ai essayé de faire des expérience sur mes voisins de banquette en face de moi, en évaluant en quelques secondes ces caractéristiques relatives à leur personnalité, et en les observant ensuite et en révisant mon jugement.
    Je confirme que j’ai rarement changé d’avis.
    Alors évidemment il me manque la confirmation, savoir ce qu’étaient réellement ces personnes et si je m’étais trompé.
    Mais je ne comprends pas comment notre avis pourrait être fiable en si peu de temps et cela m'inquiète !.
    Alors, décidément, nous jugeons tous, les gens sur leur mine !!

Samedi 19 février 2011 à 8:38

Zoologie, botanique, évolution

http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/Milou.jpg    Je ne sais pas si vous les jeunes vous connaissez bien Tintin.
    Bien sûr vous êtes plus familiarisés avec Astérix, Lucky Luke ou les mangas.
    J’avoue que Tintin a toujours fait partie de mes livres préférés jusqu’à l’an dernier, puisqu’ayant maintenant plus de 77 ans, je n’ai plus le droit de le lire.lol

    J’aime surtout ce brave chien de Milou... Combien de fois n'a-t-il pas sauvé son maître. Il va chercher des secours en plein Himalaya, il signale la présence d'une bombe dans la soute d'un avion, il alerte les pompiers parce que Tintin est inanimé dans une maison en feu...  Milou, à l'évidence, est un chien fait à l'image de l'homme : il comprend, anticipe, réfléchit et décide à bon escient ! C’est comme ce brave cheval Jolly Jumper.

    J’ai été tout étonné de lire récemment que les psychologues se sont intéressés aux chiens et ont réalisé des expériences qui ont montré que les chiens ne viennent pas en aide à leur maître en difficulté.        
    A l'Université de l'Ontario, le maître entrait dans une pièce avec son chien et consultait des livres rangés sur une étagère. Grâce à un mécanisme contrôlé par l'expérimentateur, l'étagère se détachait du mur et le maître s'écroulait sous les livres, faisant semblant d'être inanimé. Dans le couloir, bien en vue du chien, une autre personne passait.
    Plusieurs chiens ont ainsi été filmés pendant plusieurs minutes et aucun n'est allé chercher la personne dans le couloir pour obtenir du secours.    
    Si l'on se fie à ces observations, il serait bien peu avisé de se fier à son chien pour être secouru, exception faite des chiens dressés à cet effet, et il semble que Rantanplan, le chien de Lucky Luke, corresponde à une description plus fidèle de la psychologie canine. Lorsqu'on a besoin de lui, il reste dans son coin.

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    Je ne suis personnellement pas d’accord avec les conclusions de cette étude. J’ai eu pendant 18 ans, un petit York qui aimait beaucoup mes petits enfants et quand l’un d’entre eux, dans une chambre et dans son berceau, pleurait très fort, il venait nous chercher en grattant sur nos genoux.
    J’ai connu aussi un petit chien Westi, qui appartenait à une vielle dame qui vivait seule en Bretagne. Celle ci est tombée et s’est cassé une jambe et ne pouvait se relever.
    Le chien est allé pleurer chez le voisin, qui alerté par ces petits cris est allé voir et a appelé les pompiers.

    Avez vous ainsi d’autres exemples de chiens altruistes ?

Vendredi 18 février 2011 à 8:09

Insectes

Pour vous reposer de la psychologie, des papillons avec leur belles couleurs : un régal pour les yeux.
Malheureusement ces photos d'internet ne mentionnaient pas leurs noms.

Mais d'abord la naissance hors du cocon :

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Jeudi 17 février 2011 à 8:50

Notre personnalité

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    Parmi les personnes ayant développé les techniques de communication de l’analyse transactionnelle, Paul Ware a décrit comment chacun d'entre nous dispose de portes d'entrées pour la communication avec autrui.
    Selon nos types de personnalité, nous allons privilégier une manière d'entrer en contact avec notre environnement :
    - par les comportements, les actions;
    - par les émotions, sentiments, sensations;
    - par la pensée, la réflexion..


    Paul Ware privilégie trois types d’approches de “portes d’entrée” :

    - la porte d'entrée (ou porte d’accueil : le domaine ou s'investit primordialement notre énergie.
    Dans la relation nous nous proposons aux autres à travers notre propre porte d'entrée. Si notre registre préférentiel est comportemental, nous allons souhaiter "faire des choses ensemble", s'il est émotionnel "vibrer ensemble", s'il est dans la pensée "réfléchir ensemble".
    - la porte piégée ou porte d’accès : le domaine ou le changement est attendu et nécessaire, mais inaccessible dans un premier temps, car protégé de l'action de l'intervenant par des mécanismes de défense très développés (injonctions : Ne pense pas, ne ressens pas, ne fait pas). Elle ne sera accessible que lorsque la personne sera dans une relation de confiance.
    - la porte visée ou porte secrète : celle qui permettra par la suite d'accéder au changement attendu, qui lui se situe derrière la porte piégée

    Pour arriver à bien communiquer avec quelqu’un, il faut détecter quel est le registre sur lequel il est branché (comportement, émotion, pensée), il ne faut pas s’adresser à lui avec notre propre registre d’entrée, mais dans le registre dans lequel l’interlocuteur est disponible, l'objectif étant d'aller vers la porte visée, puis vers la porte piégée qui est le domaine où l’on veut agir sur l’interlocuteur.
    Quand on ne se comprend pas c’est souvent que l’on est sur des registres différents.

    La porte visée et la porte piégée dépendent du but poursuivi et des blocages de l’interlocuteur : par exemple changer la manière de se comporter, changer les rapports avec autrui (sentiment, émotion), mieux comprendre quelque chose (pensée).
    Il faut donc suivre le chemin porte d’accueil, porte d’accès, porte secrète, car le chemin inverse entraîne un blocage.

    Ces théories sont surtout utilisée par des psychologues en thérapie, et par des coachs que l’on appelle à titre individuel ou en entreprise, pour modifier des comportements.
    Certaines entreprises forment aussi leurs commerçants ou les personnes du marketing à ce type de démarche, car il s’agit de “persuader” quelqu’un d’acheter.

    Dans la pratique de la vie de tous les jours, ces techniques sont difficile à appliquer. Les principes peuvent aider lorsqu’il y a incompréhension et qu’on cherche à la comprendre pour y remédier.


    Je vous parlerai aussi de modèles de personnalité dérivés de l’analyse transactionnelle et dus à un psychologue américain Taibi Kahler   et  consultant en entreprise.   

    Taïbi Kahler  déduit de l’observation des comportements, cinq comportements moteurs, les “drivers”, qui peuvent être utilisés pour réussir, comme mener àa la catastrophe.
    Ils se manifestent comme des conditionnements qui guident nos décisions, nos comportements et nos choix. Ils sont intégrés dans notre système de valeurs et se manifestent à travers nos comportements et notre langage.
    Ils deviennent des sources de stress, consomment beaucoup d’énergie ; s’activent particulièrement sous la pression des difficultés. Ils sont d’autant plus contraignants que nous en sommes peu ou pas conscients.

    Il développe en particulier sa méthode de communication autour de cind drivers principaux qui influent sur la communication, la prise de décision, le management. et la gestion des négociations et des conflits.:
   
    - Fais Plaisir : besoin qu'a la personne d'être appréciée, reconnue, aimée, pour ne pas être rejetée et le besoin de sécurité, qui doit être satisfait par les autres,
    - Fais des Efforts : conception que nous avons des manières d’’atteindre un objectif, de réussir.
    S’il est imporatnt pour nous, nous estimons qu'il est nécessaire de faire des efforts et de dépenser l'énergie pour réussir un projet. À l'inverse, si nous ne mobilisons pas ce driver, nous pouvons penser que la réussite consiste à atteindre l'objectif qui a été fixé, sans plus
Fais des Efforts nous permet de dépasser nos limites en décidant de manière déterminée de réussir, quoi qu'il nous en coûte.Cette aptitude est essentielle pour pouvoir progresser. Certaines actions étant du domaine du nécessaire, la personne qui évite “Fais des Efforts” peut être dans l’incapacité de les accomplir, si elles ne sont pas motivantes à ses yeux, avec toutes les conséquences que cela comporte. niant plus ou moins la notion d'effort. Cela peut nous mener à stagner dans un confort relatif et à nous contenter d’options d'évolution à "moindre coût", rarement efficaces.
    - Dépêche-Toi :  nos tendances à maîtriser le temps. Si nous favorisons l'utilisation de ce driver, nous sommes amenés à penser que le temps est un bien précieux et qu'il convient de l'utiliser avec justesse, et donc à être plus efficaces dans nos actions, pour éviter de le gaspiller. Cette façon d'approcher le temps va avoir des retentissements dans nos actes quotidiens, dans notre gestion de nous-mêmes, et enfin dans l'image que nous donnons.
    À l'inverse, éviter d'utiliser ce driver “Dépêche-Toi” peut avoir des conséquences dommageables dans notre capacité à atteindre nos objectifs et à réaliser nos projets.   
    - Sois Parfait : recherche permanente de la perfection. Le but recherché est d'être irréprochable, de ne pas être mis en défaut d'aucune manière, et de croire que nous pouvons maintenir une maîtrise durable sur les choses, avec deux objectifs distincts : être bien perçu et considéré (en ce sens, il se rapproche du driver Fais Plaisir), et garder la maîtrise théorique sur les choses, et ainsi avoir l'illusion de pouvoir faire face à toutes les situations.
    - Sois Fort : relation que la personne a avec elle-même.
Très exigeante avec elle-même, le but de la personne Sois Fort est de développer toujours plus sa capacité à faire face, dans la maîtrise de toutes les situations, quelles qu'elles soient. Comme dans le cas des autres drivers, elle va apprécier ceux qui se comportent comme elle. Logiquement, elle va avoir autant d’exigence à l’égard des autres, qu’elle en a pour elle-même.
    À la différence du driver Sois Parfait, qui influe sur la façon dont les tâches doivent être menées selon les critères de la personne, Sois Fort a un impact sur la façon dont la personne vit les situations et l’image qu’elle en donne, vue de l’extérieur.

    A partir de ces drivers, T Kahler a développé une classification des personnalités
    - Le Persévérant : Il a le sens des choses, la confiance, les opinions
Cherche la réalisation des idées. Répond souvent au driver “dépèche toi”
Qualité: engagé, fidèle
    - Le Travailleur : Il place la qualité de ses réalisations au premier plan.
Il cherche la perfection et répond aux drivers “soit parfait” et “fais des efforts”
Qualité: organisé, responsable, logique
    - le Promoteur : Profil type du commercial.
Fonctionne sur le principe du défi  et du driver “soit fort”.
Qualité: adaptable, plein de ressources, séducteur
    - Le Rêveur : Exploite le monde imaginaire
Pratique la virtualisation
Qualité: imaginatif.
    - L’Empathique : la personnalité la plus répandue, (ou du moins celle que l'on voit le plus s'exprimer).
Elle répond au driver “fait plaisir”
Qualité: chaleureux, sensible, bienveillant
    - Le Rebelle : la personnalité de l'adolescence, mais pas seulement,
Fonctionne par réaction.
Qualité: Créatif, spontané, ludique

   
Chacun possédant l'ensemble des personnalités (plus ou moins développées. Le profil de chaque personne peut être représenté sous forme d'une pyramide, la base étant la personnalité première de la personne,
développé depuis la plus tendre enfance et utilisé le plus couramment, et au sommet se trouvant la personnalité la moins utilisée.
    Il est préférable d'activer le même type de personnalité que son interlocuteur pour communiquer.

  
  T. Kahler a beaucoup utilisé ces notions en entreprise.
    Personnellement je les trouve moins précises et plus difficiles d’application que les “préférences cérébrales”  qui sont moins spécifiques du comportement au travail et dans son métier et peuvent donc être appliquées à tous, y compris par exemple des jeunes.
Je vais faire une pose de quelques articles et je vous parlerai ensuite de la Programmation neurolinguistique (PNL)

Mercredi 16 février 2011 à 9:48

Notre personnalité

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    Je vous ai parlé avant hier des “états du Moi” du psychiatre Berne, en Analyse Transactionelle.
    Je vous parlerai d’autres “outils” relatifs à cette technique, mais je les décrirai de façon un peu différente de l’AT classique, car ces outils ont été repris par d’autres psychologues, comme par exemple Bernard Cathelat, Paul Ware ou Thomas Gordon.

    L’analyse transactionnelle définit des “besoins de base” des individus.
    Ce sont essentiellement :
        - La soif de structure : c’est le besoin d’avoir des limites, de savoir que l’on ne peut pas tout faire. C’est également le besoin de structurer le temps d’une journée, comme celui d’une vie, de s’adapter aux changements. C’est à la fois mental, mais également physique et biologique.
        - La soif de stimulation : c’est le besoin de “nourrir” ses cinq sens, de se sentir au contact du monde et de la vie. Cela mène à la motivation.
        - La soif de reconnaissance : c’est le besoin de se sentir reconnu par l’Autre, du simple retour que  l’on attend d’un bonjour à l’amour de ceux qu’on aime. Cette soif “s’étanche” par les signes de reconnaissance. La soif est variable selon chacun, certains vont avoir de grands besoins de reconnaissance, d’autres moins et seront plus sédentaires.
    Il s’agit de considérations classiques en psychologie mais personnellement, je préfère les formulations de Maslow et de sa pyramide ou des préférences cérébrales.


    Eric Berne et les personnes qui ont développé depuis l’analyse transactionnelle  se sont beaucoup préoccupé des difficultés que l’on pouvait rencontrer dans les “transactions (exposés, discussions, négociations...) et ils ont établi des “listes” de sources de difficultés.

    Certaines concernent d’abord les omissions que l’on peut faire lorsqu’on examine la situation et son environnement matériel et humain : ils nomment cela des “méconnaissances”.
    Ce sont en fait des notions assez classiques en psychologie.
    La situation peut être examinée en tant que telle, par rapport à soi-même oi aux autres personnes.
    Elles peuvent concerner le problème lui même, ses symptômes et causes, ou les solutions possibles.
    Leur niveau est différent et peut concerner l’existence même du phénomène, sa signification, dson évolution et les réactions et aptitudes personnelles vis à vis de lui.

    Ses sentiments et réactions propres peuvent avoir des répercussions néfastes par rapport :
    - à tout ce qu’on a renfermé en soi et accumulé;
    - à ce qui est autorisé ou au contraire défendu;   
    - à la charge affective des situations passées qui peuvent ressembler aux situations actuelles.
    On reconnaît là l’influence de Freud, des refoulements, du surmoi, et de l’influence de l’enfance.

    Des freins existent également au niveau de l’action et E. Berne distingue quatre sortes de “passivités”. La passivité est une sorte de blocage où l’énergie n’est pas orientée vers la réalisation souhaitée.
    - l’absence d’action : a personne ne fait rien.
    - la sur-adaptation : la personne fait une action qui n’a pas pour objectif de résoudre le problème mais de faire ce qu’elle imagine que l’autre attend d’elle.
    - l’agitation : la personne s’agite,est nerveuse, ne tient pas en place, est hyperactive: elle manifeste souvent sa présence par des bruits parasites.
    - la violence ou “l’incapacitation“ : la personne devient violente et blesse l’autre ou elle-même

    Eric Berne a défini ce qu’il appelle les “positions de vie”, mais je préfère ce que d’autres psychologues appellent les attitudes de négociation :
        - gagnant- gagnant :
    Chacun a fait un effort et des concessions mais chacun gagne quelque chose par rapport au passé et donc est en partie content et accepte la négociation. Les susceptibilités sont sauves puisque personne n’a perdu.
    C’est en général la meilleure solution qui suppose que je me respecte et je vous respecte, je vous accepte tel que vous êtes, j’ai conscience de ma valeur et de la vôtre : nous sommes égaux. Cela implique que je considère ce que vous me dites, que je vous parle d’une manière adulte, que j’envisage notre rapport sous l’angle de la coopération et du partage.
        - gagnant-perdant ou perdant-gagnant :
    Celui qui gagne est content, mais celui qui perd est frustré et il songe à la revanche.
    A titre individuel, c’est soit si je gagne, je pense que je vaux mieux que les autres, j’envisage l’autre de manière condescendante ou d’une manière hautaine voire agressive C’est une position de dévalorisation ou de domination, d’arrogance vis-à-vis de l’autre., soit, si je perds, une dévalorisation de soi, l’autre ou les autres étant beaucoup mieux que moi, ils y arrivent mieux, ils sont heureux, et je ne le serai jamais… c’est une position dépressive
        - perdant-perdant.
    C’est la plus mauvaise des solution car tious sont mécontents.
Ce peut être une attitude d’un ado, dont les parents lui ont fait comprendre qu’il n’était pas le bienvenu, ou qui a grandi dans un milieu difficile et qui n’attend rien de personne. Il a une image de lui-même et du monde négative et cela peut mener à la dépression.

    Dans mon article de demain,  je parlerai des “portes de la personnalité”, (Paul Ware), des “drivers” et des personnalités associées (Taïbi Kahler).   

Mardi 15 février 2011 à 9:09

Sculpture, musées, peinture

Voici encore quelques sculptures du peintre JP Augier : si vous voulez en voir d'autres allez sur son site http://www.jpaugier.fr/
Demain je continuerai les articles sur l'analyse transactionnelle.

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un homme et son chapeau





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une femme et un enfant

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une vierge faite avec deux plantoirs


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l'annonciation à Marie par un ange




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et une sirène.

Lundi 14 février 2011 à 7:58

Notre personnalité

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    Un des aspects importants de l’analyse transactionnelle (AT), est une certaine représentation du moi, relativement originale, mais pas très facile à utiliser dans la pratique.

    Eric Berne, psychiatre fondateur de l’AT, définissait la personnalité comme un « système cohérent de pensées, d’émotions, et de comportements associés » et il distinguait trois types de ce qu’il appelait les “états du Moi” qui sont en fait des comportements, des attitudes.

        - L’Adulte, (A), dont les raisonnements, les pensées les émotions, les actions sont en relation avec l’environnement et la réalité du présent.

        - Le Parent, (P), dont les raisonnements, les pensées les émotions, les actions font référence à l’éducation que la personne a reçue, par imitation des parents ou des éducateurs qui l’ont influencée.
    Dans cet état, la personne pense, agit, parle, sent et réagit exactement comme le faisait l'un de ses parents ou un titulaire d'autorité, quand elle était petite et elle porte souvent des jugements de valeur, ou a un comportement autoritaire, protecteur ou éducatif.

        - L’Enfant, (E), dont les raisonnements, les pensées les émotions, les actions proviennent de souvenirs, de réminiscences de la période de l’enfance.

    Il ne s’agit pas de personnalité à proprement parler, mais d’attitudes que l’on peut avoir successivement selon les cas et les circonstances. Bien que d’inspiration psychanalytique, ces attitudes n’ont pas de liens avec le “ça”, le ‘”moi” et le “surmoi” de Freud.
    Berne considère que chez une personne les trois états du moi devraient être “équilibrés” mais qu’en fait on peut trouver de nombreux cas où un des états a empiété sur un ou les autres.

    Berne affine son analyse en subdivisant l’état “Parent” en 4 sous-états :
        - le “Parent Normatif” qui dicte les lois et les normes dans la justesse et la justice, et en général dans les circonstances appropriées.
        - le “Parent Persécuteur” qui promulgue les lois et les normes de manière autoritaire et exagérée
        - le “Parent Nourricier” qui soutient, encourage et aide efficacement
        - le “Parent Sauveteur” qui veut aider mais est considéré comme étouffant et risque d'entretenir une relation de dépendance.

    Il divise également l’état d’enfant en 3 sous-états :
        - “l'Enfant Libre” créatif, indépendant, actif et spontané qui crée son propre cadre de vie.
        - “l'Enfant Adapté soumis” qui, face à un cadre donné (au lieu de créer son propre cadre comme l'enfant libre) l’accepte et s’y conforme de façon positive en suivant les règles et les normes parce qu'elles permettent de vivre en société.
        - “L'Enfant Adapté Rebelle” qui s'oppose aux lois et aux normes lorsqu'ils lui paraissent injustes, ou inacceptables (ce que Berne considère comme également positif).

    Ces notions peuvent être utilisées en communication, lors de relations, d’échanges entre deux personnes, que Berne appelle des “transactions”. (d’où le nom d’analyse transactionnelle).

    Il distingue les échanges identiques où si l’un débute sur l’un des trois modes ci-dessus, l’autre lui répond sur le même mode. (par exemple adulte -> adulte et réponse adulte -> adulte) et les échanges complémentaires dans lesquels si l’un dans un mode d’adresse à l’autre sur un autre mode (exemple parent -> enfant) et l’autre répond alors de façon complémentaire (ici enfant -> parent)
    D’après lui ces échanges se poursuivent car ils sont stables.

    D’autres relations sont croisées si l’un commençant sur un mode (par exemple adulte -> adulte), l’autre répond sur un autre mode (enfant -> parent)
De telles transactions peuvent engendrer des problèmes car elles modifient les rapports, l’équilibre, la “hiérarchie” entre les deux personnes qui discutent.

    Pour compliquer un peu les choses Berne distingue des niveaux de transaction (sociale, personnelle, psychologique...) et le fait que les paroles soient claires et explicites ou chargées de sous-entendus, de non-dits.

    Berne constate que dans une conversation, chacun cherche dans ce que dit l’autre, des “signes de reconnaissance” pour connaître l’état, le mode de l’autre et pouvoir répondre en fonction de ces signes et il distingue notamment des signes positifs et négatifs .
    Il postule que les grandes orientations de la vie sont décidées dès l'enfance, et que par exemple la personne qui a été habituée enfant à des signes de reconnaissance négatifs, les acceptera plus facilement par la suite, mais pourra aussi refuser les signes de reconnaissance positifs.

    Pour reconnaître ces signes, on se base sur les mots, les intonations, les gestes, les postures, les mimiques de la personne que l’on observe. On peut essayer de savoir comment la personne était lorsqu'elle était enfant, ou quel était le comportement de parents et éducateurs.

    Ces données restent assez théoriques et en général dans des stages appropriés on essaie de s’exercer à reconnaître ces modes de transactions.
    Pour un psychiatre qui laisse son patient parler et se contente de l’observer, de l’analyser, il peut se concentrer sur cette action.
    Mais lorsque dans une conversation vous essayez en permanence d’observer les modes de chacun et que vous vous être concentré sur cette analyse, vous ne l’êtes plus sur le sujet de la conversation et finalement traiter à la fois le sujet et l’analyse est très difficile.

   
J’ai essayé personnellement d’appliquer ces données dans la conduite de réunion et dans la dynamique de groupe pour diriger des équipes, mais je n’y ai pas trouvé des outils performants.
    D’autres outils de l’analyse transactionnelle, moins connus, mais repris par d’autres psychologues, sont d’une application plus facile.
   J’en parlerai dans mon article d'après demain (demain on se reposera avec un autre sujet).

Dimanche 13 février 2011 à 8:02

Notre personnalité

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    Plusieurs correspondantes qui ont lu mes articles sur les préférences cérébrales et sur le “big five”, m’ont demandé si je connaissais la PNL, l’analyse transactionnelle et l’ennéagramme.
    J’ai effectivement suivi dans les années 65/80 des stages dans ce domaine et j’ai essayé d’appliquer certains de ces principes avant de connaître les préférences cérébrales de Jung et de mesdames Myers et Briggs.
    J’essaierai de vous donner quelques unes des idées intéressantes de ces domaines qui visent à mieux communiquer.
    Dans les lignes qui suivent je vais me contenter de faire un peu d’historique pour définir ces domaines.

    L’Analyse transactionnelle (A T) a été créée par un psychiatre américain Eric Berne entre 1950 et 1970, et est à la fois une théorie de la personnalité, et une méthode de communication qui facilite les échanges relationnels.
    Elle définit au départ des traits de personnalité ou plutôt de comportement, qui peuvent fournir des signes de reconnaissance pour nous permettre de mieux trouver les méthodes pour communiquer, négocier convaincre.
    A l’origine elle partait de principes proches de la psychanalyse, mais s’en est éloignée parce qu’elle a voulu être appliquée par des formateurs en entreprise ou dans le domaine du marketing et du commercial.
    En fait de nombreux psychologues, coaches, formateurs se sont servi de ses principes pour mettre au point d’autres théories ou techniques par exemple
    - Paul Ware et ses “portes de la communication”.
    - Bernard Cathelat et ses “socio-styles”
    - Les coaches des techniques de négociation.
    Certains chercheurs ont sans doute été influencés par l’AT, comme par exemple Plutchik dans ses études des émotions, dont j’ai parlé déjà dans des articles.
    A partir des prémices de l’analyse transactionnelle, de très nombreux concepts psychologiques ont été développés et une analyse exhaustive serait très longue.
    Je n’examinerai dans mes prochains articles que quelques unes de ces théories comme des concepts à part entière et dans certains cas avec un langage un peu différent de celui de l’AT pour simplifier et faciliter la compréhension.
    En effet j’ai essayé après certains stages d’appliquer en pratique dans ma vie professionnelle, les principes de l’analyse transactionnelle et je n’ai pas eu de résultats car ces principes étaient trop théoriques.
    Ce sont au contraire ces théories simplifiées et assez indépendantes les unes des autres qui m’ont servi en pratique et ce sont elles que je décrirai..

    La programmation neuro linguistique (PNL) résulte des travaux d’un informaticien Richard Bandler et d’un linguiste John Grinder vers 1970 et des applications faites par des psychiatres américains, certains connus comme Erickson qui est spécialiste de l’hypnose et Virginia Satir qui a créé les premières thérapies familiales.
    C’est un ensemble de techniques qui utilisent nos automatismes de pensées, d’émotions et de comportements (d’où le mot “programmation”), qui font référence au fonctionnement de notre cerveau et de notre système nerveux, (d’où “neuro”), et qui examine notamment notre langage qui permet d’exprimer nos idées à nous même et aux autres (d’où linguistique).
    C’est en quelque sorte un modèle de psychisme et une technique de communication, pragmatiques car fondée sur des constatations et non des explications.
    Les utilisations peuvent être thérapeutiques, mais peuvent aussi intéresser des formateurs qui y voient un moyen de modifier la façon dont nous apprenons ou par des “coaches” qui l’utilisent pour faciliter le changement.
    Personnellement je trouve que c’est une démarche intellectuellement intéressante, mais aux facettes multiples assez différentes selon les personnes qui l’enseignent. Bien qu’elle soit à priori expérimentale et pratique, je la trouve trop intellectuelle, modélisante et “polluée” par la psychiatrie, de telle sorte que son emploi pratique en entreprise (que j’ai essayé) ou avec des jeunes en difficulté, me paraît très difficile.
    De plus le langage utilisé est en général assez ésotérique et les livres sur ce sujet difficiles à lire.
    Mais certaines notions que je développerai dans les prochains articles sont intéressantes à connaître, mais ce sont des notions de psychologie assez classiques.


    L'Ennéagramme est un modèle de la structure de la personne humaine. Ce modèle fournit un schéma de neuf types différents de la personnalité, neuf manières de se définir :
    Chacun d'entre nous a tendance à donner dans sa vie la priorité à une de ces images de soi et en étudiant les conséquences de ce choix, l'Ennéagramme donne une description de l’individu et permet d'expliquer et de prévoir notre attitude face aux diverses circonstances de la vie et aux différents environnements.
    Ce n’est pas un outil de communication, mais comme les préférences cérébrales une méthode pour comprendre les réactions individuelles et les interactions entre les personnes (notamment quand elles sont conflictuelles).

   
Examiner tous ces éléments est long et nécessitera de nombreux articles. Pour ne pas raser mes lecteurs (et aussi pour des raisons pratiques de rédaction) je ne mettrai pas tous ces articles à la suite les uns des autres mais j’y intercalerai des articles sur d’autres sujets.

Samedi 12 février 2011 à 8:29

Sculpture, musées, peinture

Comme beaucoup de mes correspondants m'ont adressé un petit mot pour me dire qu'ils appréciaient les oeuvres du sculpteur Jean Pierre Augier, je publierai encore deux articles sur ses sculptures métalliques, qui à mon sens valent la peine d'être connues et admirées, notamment pour leur "mouvement".

Aujourd'hui je vous montrerai cinq couples dont  Pierrot et Colombine dans la lune.


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Vendredi 11 février 2011 à 8:08

Eveil, sommeil, rêves

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    On croyait jusqu’à présent que lorsqu’on s’endormait, tout le cerveau plongeait très rapidement en même temps dans une activité réduite, de façon globale et homogène.

    Une étude du Service de neurologie de l’Hôpital de Lyon, et de l’INSERM et de l’université de Lyon, dont les équipes  étudient les phases de l'endormissement et la façon dont le cerveau change d'activité au moment de basculer dans le sommeil, remet en question cette conception.
    Un patient épileptique est soigné dans ce service et il a fallu lui implanter des électrodes dans le cerveau pour localiser l'origine de ses crises. Michel Magnin et son équipent en profitent pour suivre l'activité de différentes aires de son cerveau, 24 heures sur 24.
    Quand le sommeil commence à envahir son cerveau, ces chercheurs constatent que, contrairement aux hqpothèses qui prévalaient jusqu'à maintenant, c'est le thalamus qui passe le premier en mode sommeil, avec des décharges périodiques des neurones  qui passent de 40 à quelques décharges par seconde.
    Le thalamus coordonne nos sensations (voir mon article du é” décembre 2010), les trie et envoie au cortex frontal les informations qu’il juge importantes et qui viennent alors à la conscience.
    Donc quand il se met ainsi en sommeil, nous ne percevons plus avec nos sens ce qui se passe à l’extérieur ou du moins, même s’il restes quelques perceptions, nous n’en sommes plus conscients

    Lentement, l’activité se ralentit ensuite ensuite dans d'autres zones : notamment frontales et temporales. On n’a plus conscience de ce qui se passe, on ne réfléchit plus, on ne coordonne plus le fonctionnement rationnel du cerveau.

    Le patient dort, et pourtant, certaines zones de son cortex sont encore éveillées. Plus de 1S minutes après, on note encore une activité de haute fréquence caractéristique de l'éveil dans certaines aires cérébrales.
    Tout se passe comme si le thalamus, sorte de relais entre les informations extérieures et le cortex cérébral, donnait le signal du repos au reste du cerveau, qui met ensuite du temps à s'abandonner entièrement aux bras de Morphée.

    Selon les neurobiologistes, le thalamus répond aux consignes de deux autres centres régulateurs, l'hypothalamus et une zone du tronc cérébral, lesquels tiennent compte de l'état de fatigue de l'organisme et de l'avancement de la journée, certains neurones du tronc cérébral battant la mesure de la fréquence des oscillation  et peu, à peu,  Ce mécanisme enclenché, l'activité à quatre oscillations par seconde environ au lieu de 40, gagne ensuite progressivement l'ensemble du cortex, provoquant l'assoupissement, cette fréquence faible permettant une économie d'énergie essentielle au repos.

     Lorsqu'on s'endort, il faut ainsi savoir que certaines zones du cerveau restent actives et continuent de produire des perceptions, des images, des bribes de pensées, après la baisse d’activité du thalamus et de notre cortex frontal siège de la pensée consciente.
    Dans les moments qui précèdent le sommeil total ces activités rémanentes et fragmentaires de diverses zones corticales qui tardent à s'endormir se manifestent et échangent encore, notamment au niveau de la mémoire et ainsi certaines de nos préoccupations ou de nos sensations des dernières minutes, interfèreront ensuite avec l’activité nocturne du cerveau au repos, qui va éliminer toutes mes mémorisations inutiles, et interviendront ainsi dans nos rêves..

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lancien

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