Jeudi 10 février 2011 à 8:08

Amour et peines de coeur


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    Très souvent des correspondantes me racontent leurs déceptions amoureuses, notamment quand leur ami les a quittées.
    Sur le moment c’est une épreuve difficile qui engendre de la souffrance et j’essaie d’apporter un peu de baume sur la plaie.
    Evidemment les réactions sont très diverses, car elle dépendent  de la personnalité de la personne, mais aussi de celle de son amoureux, et puis de la véritable nature de leur lien, de sa profondeur, de sa durée et de ce qu’il apportait à chacun.
    On ne peut donc trouver un “remède anti-rupture”. Il faut s’adapter à chaque cas,, acouter, essayer de comprendre et de trouver quelle pourrait être la source d’apaisement.
    Il y a quand même un facteur qui permet de tourner la page : le temps et l’occupation qui peut en être trouvée.

    Cependant une constatation que je fais souvent, c’est, à côté de la souffrance sentimentale, d’une part un sentiment de vexation et d’offense, d’être bafouée, mais c’est le moins grave, mais souvent d’autre part une véritable remise en question de son propre être.
    Il a rompu, il l’a quitté,  et elle ne sait plus qui est  et erre, sans but, avec un sentiment de vide total.
    J’ai trouvé récemment un article sur une étude sur ce sujet, qui m’a conforté dans mes idées.

    Cet effet de « perte de clarté de l'image de soi », effet le plus grave de la rupture sentimentale a été mis en évidence par Erica Siotteret ses collègues de l'Université de Northwestern, en étudiant l'évolution des sentiments de 182 étudiants âgés de 16 à 19 ans ayant un chagrin d'amour
    Ces psychologues ont constaté deux attitudes possibles chez ces adolescents :

    La premier n’a pas des conséquences graves.. Les amoureux déçus se remettent en question, portent un autre regard sur eux-mêmes, abandonnent leurs anciennes croyances. Souvent, ils changent d'habitudes vestimentaires, d'activités de loisir. Ils souffrent, certes, mais moins que ceux qui subissent une perte de « clarté de l’image de soi ».

    Ceux là ne savent plus qui ils sont. L'adolescent n'arrive plus à se définir, que ce soit par des objectifs, des goûts, des convictions. Il ne voit plus l’avenir et à peine le présent.
Il se définissait en partie à travers l'autre. Cette histoire prenant fin, la construction s'écroule et fait place à une incertitude : qui suis-je ?
    De fait, les statistiques réalisées sur ces adolescents semblent indiquer que le degré de détresse psychologique est directement relié à cette perte de clarté davantage qu'au changement d'image de soi elle même.
    C’est le brouillard,  l’obscurité qui fait peur, plus que le changement , et une nouvelle orientation.

    C’est une constatation intéressante pour appréhender la gravité de la crise traversée.        
    Lorsqu'un adolescent change de perception de lui-même après une rupture, pourvu qu'une nouvelle perception claire émerge, c'est un moindre mal, et peut-être même une évolution nécessaire pour tourner la page.
    En revanche, s'il ne parvient pas à élaborer une nouvelle image de lui-même, si sa personnalité semble se dissoudre et laisser place au vide, il faut être conscient que sa détresse est grande.

    Ce petit diagnostic me semble intéressant et je pense que je le garderai présent à l’esprit pour ne pas sous-estimer l’importance du mal.
    C’est vrai que celles qui ont “guéri” le plus vite sont celles qui ont fait une “colère” contre leur petit ami qui n’avait pas été très correct, et qui ont transformé leur amour en une “petite haine” et du coup ont tourné la page et se sont remis à vivre sans se sentir ainsi perdues, en retrouvant foi en l’avenir..
    Celles qui ont mis le plus de temps à s’en remettre en faisant une mini-dépression sont celles qui étaient totalement “paumées”, ne sachant plus que faire, ce qu’elles faisaient sur cette terre, quel était leur avenir.
    L’objectif alors c’est de les aider à y voir plus clair en elles mêmes, en leur devenir et  de repartir de leur ancienne image et de s’en forger une, un peu différente, en fonction de ce qu’elles ont vécu, en écartant remords et regrets.
   

Mercredi 9 février 2011 à 8:43

Sculpture, musées, peinture

Dernier intermède sur la cathédrale moderne de Barcelone. 

Aujourd'hui les plafonds des voûtes, les vitraux et en dernier l'enroulement assez extraordinaire d'un escalier.


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Mardi 8 février 2011 à 8:03

Ecologie, Changement climatique

Un arc-en-ciel de feu circulaire et horizontal se forme lorsque le soleil et certains nuages se rencontrent accidentellement au bon moment et au bon endroit.
    Les cristaux à l’intérieur des nuages, réfléchissent la lumière des diverses longueurs d'onde du spectre de lumière visible, mais seulement dans certains dispositions géométriques et ils la dispersent comme de minuscules prismes, la décomposant dans l'espace, en les diverses couleurs élémentaires.
    Comme il est rare que toutes ces conditions soient réunies simultanément, il y a très peu de photos de ce phénomène remarquable qui peut prendre des allures très particulières et inattendues.
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    Avec leur aspect sinistre, Les nuages "mammatus" annoncent souvent un orage violent ou un évènement météorologique et des températures extrêmes.
    Principalement composés de glace, ils peuvent s’étirer sur des centaines de kilomètres dans chaque direction et des formations différentes peuvent rester statiques et visibles pendant dix à quinze minutes.


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Lundi 7 février 2011 à 14:39

Ecologie, Changement climatique

Nous allons aujourd’hui voir en image les nuages dont nous parlions hier :`

A haute altitude

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    Les cirrus, effilochures en haute altitude, sont des nuages de beau temps qui viennent en général avec un front chaud.




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    Les cirrocumulus, petites taches dans le ciel sont souvent l’annonce d’un front froid et d’une perturbation à venir.





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    Les cirrostatus forment un voile presque continu et en général il annonce une dépression et donc une perturbation.






A moyenne altitude

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    Les altocumulus ressemblent aux cirrocumulus, mais plus bas et plus fournis, ils ressemblent à de grands champs de vagues moutonneuses.
Ils annoncent souvent des nuages d’orage.



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    Les altostratus, sont de vastes couches grises en strates, sans formes bien définies. C’est un nuage stable qui peut annoncer une perturbation mais faible.





A basse altitude
   
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    Les stratocumulus  sont de larges masses nuageuses sombres et arrondies. Les strato-cumulus donnent rarement de la pluie, en général assez fine, et se rencontrent surtout dans les ciels de traîne, à la fin d'une perturbation.





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    Les stratus sont les nuages bas, noirâtres, de temps “bouché” qui donnent souvent des pluies fines, du “crachin”. Ce sont aussi l’hiver des nuages de neige.







Les multi-niveaux

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    Les cumulus sont de grosses boules de coton blanches qui se promènent comme des ballons dans le ciel. Il est rare qu’il pleuve sous eux.





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    Les nimbostratus sont des nuages stratiforme d'extension verticale importante, formés de plusieurs couches stratifiées sans forme définie et de couleur gris foncé; ils produisent des précipitations modérées mais sur de grandes superficies.





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    Les cumulonimbus sont les nuages d’orage, qui présentent la plus grande extension verticale. La base se situe de quelques centaines de mètres à 2 000 mètres du sol et le sommet à des altitudes allant de 8 000 à 18 000 mètres et ressemble à une enclume,
    Ils sont en général associés à des vents forts et amènent des averses de pluie violente et de grêle


    Dans le prochain article nous verrons en image des nuages mammatus assez bizarres et divers arcs en ciel.

Dimanche 6 février 2011 à 8:30

Ecologie, Changement climatique

J’ai toujours aimé voler en avion au dessus d’une “mer de nuages”; je trouve cela beau  et j’ai eu l’occasion de voir des photos assez extraordinaires de nuages et cela m’a donné envie de faire deux ou trois articles sur ce sujet.

    Bien sûr vous savez comment se forme un nuage pour l’avoir appris à l’école.
    L’océan, les mers et les lacs, les fleuves et rivières, chauffées par le soleil, laissent d’évaporer leur eau, et la vapeur d’eau, plus légère que l’air monte dans le ciel jusqu’à ce qu’elle rencontre des couches froides qui la transforment alors en fines gouttelettes ou en petits cristaux de glace. Ce sont des nuages.
    Le refroidissement peut également provenir de la simple présence du sol, dont la température diminue rapidement lors de la tombée de la nuit ou du fait que le nuage doit monter en altitude en raison du relief terrestre.
    En général ces gouttes ou cristaux ne se forment pas spontanément et il faut que de fines poussières ou particules servent de “noyau de condensation”.
    Les gouttes d’eau ou les cristaux de glace sont de très petites tailles, de l’ordre de 10 microns (1/100ème de mm) et forment comme un brouillard.
    Chaque m3 de nuage contient entre 0,5 et 5 g d’eau, mais un gros cumulonimbus d’orage, qui s’étend sur quelques km carrés et culmine vers 8000 m d’altitude peut contenir de 50 000 à 300 000 tonnes d’eau.!
    Par ailleurs la valeur de la pression atmosphérique a aussi une influence car plus la pression est basse, plus l’air peut contenir de vapeur d’eau, ce qui explique que l’on a davantage de nuages lorsque la pression est basse que dans une zone de hautes pressions.
    Les gouttellettes d’eau ou de glace diffusent toutes les longueurs d’onde de la lumière dans toutes les directions. La composante réfléchie est donc blanche et les nuages apparaissent blancs s’ils sont éclairés par le soleil (par exemple vu de dessus en avion).
    Mais si le nuage est très épais, les rayons du soleil ont du mal à atteindre le sol, et la base du nuage est alors grise, voire très sombre proche du noir, mais aussi quand ils sont dans l'ombre d'autres nuages.

    On  distingue quatre familles de nuages dont les noms furent attribués en 1804 par Luke Howard : haute altitude entre 6 et 15 km, moyenne altitude de 2 à 6 km et la basse altitude entre le sol et 2 km, mais certaines sortes de nuages à développement vertical peuvent occuper plusieurs étages

    La figure ci dessus montre les différentes sortes de nuages et leur répartition habituelle en altitude :

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    Les nuages en haute altitude sont constitués de cristaux de glace. Ce sont des nuages de beau temps qui n’amènent pas de précipitation immédiate ce sont les cirrus, les cirrocumulus et les cirrostratus. (cirrus veut dire “boucle de cheveux).

    Les nuages de moyenne altitude sont les altocumulus et les altostratus; ils contiennent des goutelettes d’eau, mais parfois des cristaux de glace. Ils ne donnent en général pas lieu à des pluies, mais sont souvent l’annonce d’une perturbation future.

    Dans les basses couches on trouvera les stratus et les stratocumulus, formés de gouttelettes d’eau, qui donnent lieu à des pluies, souvent assez fine. Les stratus peuvent donner des bruines et s’ils sont au raz du sol, des brouillards.

    Enfin trois sortes de nuages peuvent avoir des extensions sur plusieurs niveaux de hauteur :
    - les cumulus, les plus bas, sont souvent isolés les uns des autres. Ils n’engendrent pas de pluie durable, éventuellement de petites averses locales
    - les nimbostratus sont des nuages bas, continus, très épais avec pluie et neige sur de grandes étendues.
    - les cumulonimbus aux immenses développement sont des nuages d’orage, entraînant de fortes précipitations, sous des vents violents.

Dans le prochain article, nous reviendrons en images sur ces nuages.

    La pluie :
    Dans un nuage chaud, les gouttes d'eau grossissent par condensation de la vapeur d'eau qui les entourent et fusion avec d'autres gouttelettes.
    La taille des gouttes varie du dixième de mm à quelques mm (aucune goutte ne dépassant les 3 mm, au-delà elle explose)3.
    Quand elles sont trop lourdes (environ 0,5 mm de diamètre) pour être soutenues par le courant ascendant, elles tombent, formant ainsi une pluie.
    Dans un nuage froid, les gouttelettes se transformeront en cristaux de glace.qui grossiront par condensation  des gouttes surfondues les entourant. Ils finiront eux-aussi par tomber en capturant des flocons plus petits pour augmenter leur diamètre.
    Lorsqu'ils passent dans de l'air au-dessus du point de congélation, les flocons fondent et continuent leur croissance comme les gouttes des nuages chauds

    Et pour vous récompenser d’avoir lu ce “cours de SVT” (ou de météo, comme vous voulez !), voici quelques images de nuages lenticulaires  qui se forment quand le vent accélère tandis qu’ils sont en train de se déplacer autour d’un large objet comme une montagne.
Ces nuages ont la réputation d’être de "mystérieux objets volants non identifiés" ou leurs camouflages.
lol

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Samedi 5 février 2011 à 8:20

Sculpture, musées, peinture

La suite de l'intérieur de la cathédrale de Barcelone qui est assez impressionnant.

Aujourd'hui, quelques vues autour de la nef :


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Vendredi 4 février 2011 à 8:26

Biologie, santé.

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    Plusieurs de mes correspondantes ont tendance à facilement utiliser le terme de “psychopathe”, et je ne suis pas sûr qu’elles sachent vraiment ce que c’est. Les auteurs de films non plus d’ailleurs !

    Un psychopathe n’est pas un malade mental !
    C’est quelqu’un qui a un trouble du comportement  dans ceratines circonstances ou dans un certain environnement   
    Il peut dans certains cas être dangereux, délinquant voire criminel.
    Les psychologues définissent un psychopathe comme une personne ayant des pulsions anti-sociales, qu’il maîtrise mal car il n’a pas de culpabilité pour les actes qui en résultent.
    Wikipédia, chère à vos coeurs, dit qu’un psychopathe est un sujet qui a sa propre vision du bien et du mal, qui n'est pas celle acceptée socialement, pouvant donner lieu à une multitude de manifestations singulières asociales, antisociales délictueuses ou criminelles à divers degrés.
    Il faudrait ajouter qu’en général il n’a pas le sens ni du danger, ni de la culpabilité.

    D’après les médecins psychiatres, la psychopathie toucherait 2 à 3 % de la population, surtout des hommes, entre 20 et 30 ans, le trouble semblant disparaître après 40 ans, sans que l’on puisse expliquer pourquoi.
    Contrairement à l’image déformée qu’on lui prête, le psychopathe n’est pas un dangereux tueur en série sanguinaire. C’est surtout un antisocial qui va éprouver des difficultés à maintenir des relations avec les autres.
    En général un psychopathe :
        - n’est pas sensible, on ne peut pas le "prendre par les sentiments" car il est d’une indifférence froide.
        - a des difficultés à maintenir une relation avec autrui, mais il a souvent des facilités à nouer des relations; simplement, elles ne durent pas.
        - a une grande intolérance à la frustration : il ne supporte pas de ne pas obtenir ce qu’il veut, et son seuil d’agressivité est très bas et il va très vite s’énerver.
        -  a tendance à blâmer autrui et à rejeter la faute sur les autres. Il va expliquer de manière très rationnelle et très convaincante, ses difficultés avec la société, en accusant les autres d’en être responsable.
        - ne ressent pas  de culpabilité. Il n’y a aucune remise en question après un passage à l’acte. Même les sanctions ne remettent pas le psychopathe en question.
        - se considère comme irresponsable. Cette irresponsabilité est souvent revendiquée, constante, avec un mépris des règles et des contraintes sociales.

    Nous avons tous des manifestations de ce genre, mais elles sont rares et peu intenses. Ce qui caractérise le psychopathe c’est la fréquence et l’intensité des manifestations.
    On constatera des explosions émotionnelles fréquentes, une personnalité très impulsive, des changements émotionnels fréquents.
    En matière de relations amoureuses, les psychopathes s’engagent dans des relations fortes et intenses, mais qui ne durent pas et explosent. Ils ressentent une forte anxiété liée à un sentiment de vide dans la vie.
    Ils sont souvent sensibles à l’addiction, du fait de leur inconstance émotionnelle et de leur insatisfaction.

    C’est un trouble de la personnalité très mal connu qui n’est constaté que chez les adultes, lorsque justement la personnalité est définitive.
    Il n’existe donc pas de "psychopathes" adolescents et enfants. Mais des troubles peuvent apparaître chez plus jeunes, qui peuvent être des facteurs de risques ou des signes d’une future personnalité psychopathique à l’âge adulte.
    Il ne faut pas dramatiser car il est difficile, chez l’enfant et encore plus chez l’ado, de repérer ou définir des troubles de la personnalité, car l’adolescence est une période de rejet de l’autorité, de prise de risque pour tester les limites.
    Et quand bien même on aurait des enfants et ados "difficiles", il n’est pas possible de prédire si un trouble de la personnalité existera à l’âge adulte. Le risque est au contraire de stigmatiser inutilement certains enfants.
    Jusqu’à présent ce trouble touchait surtout les hommes, mais de plus en plus de femmes semblent aussi en souffrir.
    Il semble qu’il y ait une composante génétique, mais l’influence des facteurs environnementaux, et notamment familiaux, est essentielle pour tous les spécialistes, dans l’apparition du comportement, mais aucune certitude ne semble exister quant aux causes.
    Les médecins considèrent qu’il est très difficile de concevoir un traitement pour ceux très atteints, car les personnes concernées ne respectent généralement pas les règles, ils ne suivent donc pas leur traitement ou les recommandations des médecins.
    Et la psychopathie semble disparaître vers 40 ans, on ne sait pourquoi !
    Cela me rassure, je ne puis plus être psychopathe. Suis je brimé ?

Jeudi 3 février 2011 à 8:08

Biologie, santé.


http://lancien.cowblog.fr/images/images/young.jpg   http://lancien.cowblog.fr/images/images/visiteattractionadfjamy.jpg   Comme beaucoup de mes correspondant(e)s, j’aime bien les émission de “C’est pas sorcier” qui me rappellent les “leçons de choses” de mes instituteurs en CM1 et CM2, qui ne disposaient alors que d’images de livres et de leur tableau noir et de quelques objets ramassés dans la nature.
    Jamy fait aussi parfois le soir avec Tania Young, la présentatrice fde la météo une émission sur  les “ incroyables expériences ”.
    Certes ces expériences amusantes ne vous apprendront peut être pas grand chose si vous avez une certaine culture scientifiques, mais elles sont bien faites, ses maquettes et instruments sont bien faits et astucieusement conçus, les explications simples et exactes et finalement c’est plaisant et amusant.
   Sachez que Jamy Gourmand a passé un bac L, puis une licence en droit, avant d’aller à l’Institut de journalisme, ce qui montre que même avec une base littéraire on peut essayer de comprendre les sciences et y réussir.
    On apprend quand même quelques petites choses et cela donne envie d’en savoir plus.

    A la dernière émission de lundi dernier, j’ai par exemple appris que le principe actif des piment était une molécule appelée “capsaïcine” et que les récepteurs de la lange de cette molécule étaient les mêmes que ceux de la chaleur.
    Alors je me suis demandé comment d’autres produits assez  “forts et chauds” au plan gustatifs étaient perçus mais avec moins de force et qu’est ce qu’étaient ces molécules et leurs récepteurs. ?

    Voici quelques éléments de ce que j’ai pu collecter.

Récepteurs gustatifs et thermiques de la langue :
   

    Les récepteurs gustatifs de la langue sont des chimio-récepteurs particulièrement sensibles à des types précis de molécules caractérisées par leur formule chimique, leur charge électrique et leur forme.
    Ces molécules s’associent aux cellules réceptrices en se liant à une protéine spécifique située sur la membrane de la cellule, ce qui provoque une dépolarisation de la membrane et la libération d’un neurotransmetteur. Ce neurotransmetteur induit de l’autre coté de la synapse un influx nerveux qui quitte alors les cellules du goût et se rendent au cerveau par l’intermédiaire des neurones sensitifs.
    Il existe plusieurs familles de récepteurs dont une qui a reçu le nom de récepteurs “TRP”. Cette famille de récepteurs est sensible aux stimuli mécaniques, thermiques (chaud et froid) et à certaines substances chimiques et elle est divisée en six catégories (chez les mammifères), dont 3 d’entre elles sont des récepteurs de chaleur les TRPA ,TRPM et TRPV, (transient receptor potential vanilloïde ), ces derniers récepteurs TRPV étant sensibles à des produits chimiques de la famille des vanilloïdes mais s’activent également pour des stimuli thermiques, les TRPV1 pour des températures supérieures à 44 d°C, les TRPV3 entre 32 et 38 d°C, le TRPV4 entre 25 et 30 d°. Les récepteurs TRPM8 sont eux sensibles entre 20 et 25 d°C et les TRPA1 au dessous de 17d°C. E,n outre un  TRP V2 est sensible au dessus de 52 d°C, mais il n’est présent que dans la peau et il y a alors souvent brûlure.

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Récepteurs thermiques de la peau :

    Il existe dans la peau des terminaisons nerveuses libres, proches de capillaires sanguins, sensibles au froid ou au chaud, avec des récepteurs analogues.
    Les récepteurs au froid sont superficiels, localisés dans l'épiderme.
    Les récepteurs au chaud sont plus profonds dans le derme.
    La sensibilité des récepteurs n’est pas constante
    Pour des températures cutanées basses (28° C), le seuil de sensation au chaud ( différence de 1d°C) est élevé et celui au froid ( 0.2° C) est bas. Si la température cutanée initiale augmente, le seuil au chaud diminue et le seuil au froid augmente. Pour une même température cutanée finale (32.5° C), le réchauffement de la peau de 32° à 32.5 ° C amène une sensation de chaud, le refroidissement de la peau de 33° à 32.5° C amène une sensation de froid.
La sensibilité thermique augmente avec la surface stimulée.
La sensation de froid ou de chaud apparaît à condition que les variations de température soient au moins de 6° C par minute. Si la variation de température est plus lente, l'écart thermique peut devenir très important avant que nous ne ressentions un changement de température.
La sensation thermique devient carrément douloureuse si la température cutanée est inférieure à 17° C ou supérieure à 44°C. (récepteurs TRPA1 et TRPV1).

L’action des piments :

    L’agent actif contenu dans les piments est la capsaïcine. C’est un alcaloïde de la famille des vanilloïdes et son action est une façon pour la plante de se protéger contre les prédateurs.
    La  capsaïcine active les récepteurs TRPV1 et donne donc une impression analogue à celle d’une température de 44 d°C. Elle ne provoque donc pas de brûlure chimique mais seulement une sensation illusoire de brûlure.
    Le lait la transforme chimiquement et donc si vous avez la bouche en feu, parce que vous avez mâché des piments, buvez un verre de lait !!

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    La capsaïcine est utilisée en médecine, dans des crèmes locales pour soulager la douleur nerveuse périphérique. Le traitement  consiste en l’application d’un anesthésiant jusqu’à ce que la zone soit engourdie. Ensuite la capsaïcine est placée  sur la peau jusqu’à ce que le patient commence à sentir la chaleur puis est rapidement retirée. Les nerfs sont dominés par la sensation de brûlure apparente et ne peuvent communiquer la douleur pendant une longue période.

Et d’autres condiments :

    Le thym renferme du thymol, l’origon du corvacrol, la sariette et le clou de girofle du de l’eugénol, l’oignon et l’ail de l’allicine (l’oignon contient aussi d’autres produits qui font pleurer), et ces produits interfèrent aussi avec les récepteurs de la langue., mais pas avec le  TRPV1 et donc ils “brûlent” moins.
    La plupart d’entre eux agissent sur les récepteur TRPV3 et donnent donc une sensation de chaleur très modérée. La menthe et l’ail (crus) agissent sur les récepteurs TRPA1 et produiraient donc une impression plutôt  rafraichissante.

    Voilà pour les curieux, des compléments aux propos de Jamy.

Mercredi 2 février 2011 à 8:13

Paysages

Pour nous changer des sculptures de métal, que je continuerai à vous montrer plus tard, je vous ferai voir aujourd'hui quelques photos de la cathédrale très moderne de Barcelone, que m'a envoyées une de mes filles.
    J'avoue ne pas aimer cette cathédrale vue de l'extérieur. Elle me rappelle les sculptures dégoulinantes que l'on fait sur la plage avec du sable mouillé.

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Mais l'intérieur me paraît assez extraordinaire et, bien que je préfère nos cathédrales gothiques, je n'en ai pas moins beaucoup d'admiration pour cette architecture moderne élancée aux voutes audacieuses.


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Mardi 1er février 2011 à 8:10

Notre personnalité

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    Une de mes correspondantes, qui je crois commence des études de psychologie et est surprise par un de ses cours, me pose la question suivante “qu’est ce que l’intuition” et j’ai trouvé cela intéressant : une vraie dissertation de philo !!

    Je crois que son professeur la présenté l’intuition comme un mode particulier de perception, qui n’est pas une perception détaillée et précise, mais une sensation globale, moins consciente, moins dirigée.
    Effectivement au 19ème siècle les psychologues considéraient l’intuition comme une sensation.

    CG Jung, par exemple, dans son livre “les types psychologiques” classe les modes de perception en deux types : “sensation” qui est le mode de l’observation détaillée, raisonnée et pas à pas, et “intuition” qui est la perception globale, instinctive, moins consciente.
    Et mesdames Myers et Briggs, à l’origine des “préférences cérébrales” (le MBTI) faisaient la même distinction, en anglais cette fois.
    Personnellement cette interprétation me gêne (et je vais vous expliquer pourquoi) et si le terme de sensation (S) me convient, j’ai remplacé intuition par “global” (G).

    La langue évolue au cours des années et aujourd’hui l’appellation courante d’intuition ne désigne plus une sensation, mais un mode, un critère de décision, de choix.
    Je vous traduis dans les lignes qui suivent l’extrait d’un cours de psychologie de l’université d’Oxford :
                     
" Le terme d'intuition (du latin intuiteor : je vois), est employé en philosophie pour parler du pouvoir supposé de l’esprit de percevoir ou de “voir” certaines vérités auto-évidentes, notamment dans le domaine des relations humaines et sociales. (cf. Jung).
    Prise sous cette acception, l’intuition est peut être en grande partie le fait de perceptions subliminaires issues des mimiques, des gestes, des remarques en passant, ainsi que des connaissances des modes de communication et de motivation, et plus généralement du comportement des hommes et des femmes.                                                                               
Le statut de l’intuition s’est dégradé au cours du vingtième siècle, sans doute en raison de l’insistance croissante sur la logique formelle, dans notre culture,
    L’Anglais moyen et même l’Anglais cultivé ne lient plus l’intuition à la perception, mais à la décision. De nos jours, il s'agit essentiellement du fait d'arriver à des décisions ou à des conclusions en l'absence de processus conscients de raisonnement.
    On pense parfois pouvoir se fier aux intuitions, et il est vrai que nous agissons en effet le plus souvent sans savoir pourquoi, et dans l'ignorance de nos raisons. Il est sans aucun doute rare d'exprimer un argument en termes formels, et d'avancer pas à pas de la manière prescrite par les logiciens. En ce sens, presque tous nos jugements et presque tout nos comportements, sont intuitifs."


    Ce texte est tout à fait explicite et ne s’applique pas qu’aux anglais, mais dans tous les pays occidentaux : c’est un problème de culture.

    Mais il est intéressant de réfléchir davantage aux causes possibles de l’intuition.
    Certaines d’entre vous me parlent de “prémonition” et ont l’air de croire, lorsqu’elles ont une intuition vraie, notamment sur ce qu’il va se produire et qui donc conditionne leurs décisisons, ou lorsqu’il y a coïncidence entre leur intuition de ce qu’il faudrait faire et la réalité, qu’il s’agit d’un phénomène extraordinaire, presque divinatoire.
    En fait, l’intuition n’est qu’un processus tout à fait normal et banal de fonctionnement inconscient de notre cerveau.
    L’intuition découle de la connaissance et de la mémoire.

    L’intuition ne paraît pas faire appel à la raison et semble une évidence qui se manifeste soudain, sans que ce soit la conclusion d’un raisonnement et donc sans que nous puissions en justifier la teneur.

    De nombreux philosophes ont donné leur définition de ce phénomène.
    Les neurobiologistes sont plus explicites. Ils pensent qu’une personne qui n’a ni instruction, ni expérice a peu d’intuition.
    Pour eux l’intuition est due à un raisonnement inconscient mené en collaboration entre le cortex frontal qui fait preuve de logique, le cerveau émiotionnel qui évalue les situations et apporte l’aspect émotions et sentiments et l’hippocampe qui consulte la mémoire des connaissances et des faits.
    Ce sont l’ensemble de ces données qui donneraient lieu à des hypothèses et des conclusions, qui, lorsqu’elles arrivent à la conscience par le canal du cortex frontal, donneraient naissance à “l’intuition”.

    Vous cherchez la solution d’un problème de maths ou de physique et vous “séchez”. Puis tout à coup, intuition de génie, vous avez trouvé ce qu’il fallait faire, sans avoir en apparence fait l’effort de raisonner de trouver la solution pas à pas.
Désolé, vous n’êtes pas un génie lol Simplement les données se sont rassemblées dans votre mémoire, votre cortex réfléchissait avec ses mémoires tampons et puis il a trouvé tout à coup un chemin possible, alors c’est venu au niveau conscient. Mais pour que cela se fasse, il falalit que vous ayez appris un minimum de choses en maths et en physique : sans la connaissance du cours, pas de réussite aux exercices !!
    Et mes petits enfants qui préparent le bac sont toujours étonnés parce qu’en lisant simplement l’énoncé, je sais comment résoudre leur problème. Cette intuition, c’est juste parce que j’ai fait beaucoup plus de maths qu’eux après le bac, et notamment beaucoup plus d’exercices !!! Je n’ai pas la “bosse des maths”.

    Prémonition : cela n’existe pas en tant que devin de l’avenir.
    Mais vous rassemblez par exemple inconsciemment des données sur la météo et vous mémorisez certaines d’entre elles, les impressions de vos sens.
    Moi qui suis vieux et habitué à la Bretagne, je peux “prédire” le temps du lendemain (et je me trompe rarement), en regardant le ciel, les nuages, le vent, en “sentant” l’humidité, en voyant le comportement des mouettes. Tout ceml est plus ou moins conscient. Mais en méditerrannée, je me tromperais beaucoup plus, car je n’aurais pas en mémoire les bons éléments.
    Vous pouvez vous attendre à ce que quelqu’un vous téléphone, car votre cerveau a rassemblé des données sur la probabilité de cet évènement et au moment où cela arrive à votre conscience, le téléphone sonne. Réflexion inconsciente et un peu de coïncidence heureuse !

    Et la créativité me direz vous, qu’elle soit scientifique ou artistique ?
C’est un peu la même chose. Vous ne créez pas “ex nihilo”.
    Votre mémoire a stocké des données multiples.
    Et inconsciemment une connexion se fait entre neurones, qui rapproche des données de façon originale, des données que personnes n’avait encore songé à rapprocher. C’est cela la créativité, l’invention.
    Mais sans données emmagasinées avant, vous n’auriez rien inventé, rien créé de nouveau.

    Pour avoir une intuition, il faut d’abord connaître, et plus votre savoir sera important plus vous aurez des intuitions dans ce domaine.
    Ce qui nous épate, c’est que le cerveau fasse ainsi un travail intelligent de résolution de problème, de façon inconsciente en comparant des données de notre mémoire, et que nous n’en ayons conscience que lorsque le résultat est trouvé. Voilà l’intuition.

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lancien

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