Dimanche 10 avril 2011 à 7:38

Astronomie, univers

Coupole de l'Observatoire de Paris dans le 14ème et la grande lunette d'Arago.

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    Je ne sais pas si vous vous intéressez aux étoiles, aux planètes, à l’astronomie.
    Cela m’arrive quand j’ai un peu de temps et j’ai assisté dernièrement à une conférence de madame Danielle Briot, qui est astronome à l’Observatoire de Paris et qui nous a parlé du métier d’astronome, des moyens dont il dispose et des résultats des recherches dans ce domaine. Elle nous a par la suite, fait visiter ces lieux anciens.
    Je vais donc essayer de faire plusieurs articles agrémentés de photos en empruntant beaucoup d’éléments à sa conférence.

Qu'est ce que l'astronomie ?

    L'Astronomie, science de l'Univers, a pour objet l'étude du mouvement, de la nature et l'évolution des corps célestes et de leurs systèmes.
    Le domaine de l'astronomie commence au dessus de l'atmosphère terrestre pour s'étendre jusqu'aux « limites » de l'Univers.
    Le champ des objets étudiés est très vaste, des plus proches aux plus lointains : les planètes et leurs satellites, le Soleil, les comètes, les étoiles, la matière interstellaire, notre galaxie, les galaxies extérieures, les quasars, la forme générale et l'origine de l'Univers.

    L’astrophysique est une branche de l'astronomie qui concerne principalement la physique et l'étude des propriétés des objets de l'univers (étoiles, planètes, galaxies, milieu interstellaire par exemple), comme leur luminosité, leur densité, leur température et leur composition chimique. Mais tout astronome est aujourd'hui un physicien et l’astrophysique et l’astronomie sont de plus en plus confondues.

 Un peu d’histoire :

    Aussi loin que remontent les données historiques, on trouve des preuves de l’existence de l’astronomie.
    Les astronomie indienne, chinoise, sumérienne, égyptienne etc.. remontent à plusieurs milliers d’années avant Jésus Christ   
    Alors que tous croyaient que la terre était le centre du monde, Aristarque de Samos fut le premier en -280 av. JC, à penser que les planètes et la terre tournait autour du soleil qu’il supposait fixe,  mais sa théorie fut déclarée farfelue et hérétique.
    Ce n’est qu’au XVIème siècle que Nicolas Copernic va réhabiliter ce modèle héliocentriste.
    En 1610 Galilée, grâce à ses observation avec sa lunette astronomique, découvre que la voie lactée est un amas d’étoiles, ainsi que les quatre satellites de Jupiter et montre qu’il tournent autour de cette planète.  Il étudiera Saturne et découvrira les taches solaires.
    Mais ses thèses seront censurées en 1620 par l’Eglise et, condamné à la prison à vie pour hérésie en 1633, il devra abjurer ses thèses et déclarer que son œuvre n’était que pur travail mathématique abstrait, contrairement à la “physique”.
    Pourtant Képler en Allemagne avait énoncé en 1609 et 1618, les lois de la gravitation et du mouvement des astres. En 1687 Newton explique la proportionnalité des accélérations et des forces, l’inertie et les lois d’attraction universelle.
    Ce n’est qu’en 1728 que James Bradley prouva scientifiquement la rotation de la terre autour du soleil et qu’en 1748, les oeuvres de Galilée furent réhabilitées.
    C’est au 19 et 20ème siècles que des progrès importants seront faits en astronomie avec le développement des appareils d’observation et de mesure.

Le métier d'astronome :

    Le travail de l'astronome a pour but de faire progresser notre connaissance de l'Univers.
    Il s'appuie pour cela sur les connaissances déjà acquises, et il utilise des observations, il réalise des expériences, il fait des calculs de modélisation.
    Le rôle des observations et des instruments est particulièrement important en astronomie : en effet l'objet de sa recherche est hors de sa portée directe.
    Les objets les plus proches peuvent maintenant être atteints en utilisant des techniques spatiales, mais la très grande majorité des objets astronomiques ne peuvent être étudiés qu'en recueillant et en analysant le rayonnement qu'ils envoient.
    Le travail de l'astronome peut être spécifié par les objets qu'il étudie ou par les techniques et les méthodes qu'il emploie :
    - le soleil, les planètes, les petits corps du système solaire, les planètes extrasolaires, les étoiles (les différents types, leur évolution…), la matière interstellaire, les nébuleuses, la galaxie, les galaxies extérieures, la cosmologie…
    - il peut faire de la mécanique céleste,  de l’astrophysique....
    Il peut être plus particulièrement théoricien, observateur, concepteur d'instruments…
Il peut travailler dans les longueurs d'ondes visibles, radio, utiliser des techniques spatiales.
    La plupart du temps, il travaille dans plusieurs domaines, selon différentes techniques, et utilise plusieurs méthodes.

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    On distingue aujourd’hui de grands secteurs ;
        - l’étude du soleil;
        - l’étude des étoiles;
        - l’étude des planètes;
        - l’étude de notre galaxie;
        - l’étude des objets extragalactiques;
        - la cosmologie : l’étude de la structure et de l’origine de l’univers, de ses limites, du big-bang....
    Les techniques d’observation sont diversifiées : dans le visible, l’infra-rouge, l’ultraviolet, les ondes radio, les rayons X et les particules cosmiques.

Quelques chiffres et sites en France :

    L’Union Astronomique Internationale :regroupe. 9000 membres
    La Société Française d'Astronomie et d'Astrophysique comprend 1000 membres
    L’Observatoire de Paris-Meudon : 230 chercheurs et 410 Ingénieurs, techniciens et administratifs. : trois sites : Paris dans le 14ème, Meudon et le radio télescope de Nançay, près de Bourges.

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    L’Observatoire de Haute Provence, à 650 mètres d’altitude, près de Manosque est resté pendant longtemps le plus important d’Europe  avec depuis 1958 le télescope de 1,93 m de diamètre qui a permis la découverte en 1995, de la première planète hors système solaire.
Ci dessous une photo de son télescope

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L’observatoire en haut du Pic du Midi de Bigorre, à 2 877 mètres d'altitude, dont la première coupole date de 1908, posède le plus grand télescope de France de 2 m de diamètre.
    Je vous recommande d’aller sur le site http://www.picdumidi.com/ et de faire la visite virtuelle. Le panorama est époustouflant. La visite et les documents fort bien faits.




     Voici enfin le site de Nancay, créé en 1955 près de Bourges, grand récepteur destiné à capter les émissions du ciel et notamment du soleil dans le domaine des ondes radio de 30 MHz à 10 GHz, qui fait de nombreuses expérimentation, notamment avec la NASA

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Demain je publierai des photos d’autres grands sites d’observation à l’étranger, mais très utilisés aussi par les astronomes français. Puis nous parlerons dans les articles suivants de l'Univers et notamment des galaxies et des étoiles.

Samedi 9 avril 2011 à 8:40

Animaux

Vous savez que j'aime bien les bêtes et particulièrement chats et chiens.

    Pour faire diversion voici quelques images de cohabitation entre animaux

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Un chien avec un singe qui lui cherche les puces








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Mais le chat semble aussi intéressé








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Et c'est le grand amour, même avec le tigre





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Et Lion et mouton peuvent aussi cohabiter.
mais je crains que la photo ne soit un montage.

Vendredi 8 avril 2011 à 8:02

Energie, nucléaire, économies

Profondeur des océans au large du Japon.
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   Maud, notre chevrette canadienne, m'avait signalé un article intéressant sur la contamination radioactive de l'océan au Japon, paru dans "Psychomédia"  Merci à elle.
   Cet article avait pour origine une publication de l'Institut français de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN) et j'ai pensé que le résumé de cet article étant court, je pouvais le recopier ici, in extenso.


     Accident nucléaire de Fukushima-Daiichi : 04/04/2011
l’IRSN publie une note d’information sur l’impact sur le milieu marin des rejets radioactifs consécutifs à l’accident
 

     Les mesures effectuées depuis plusieurs jours dans l’eau de mer à proximité de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi au Japon montrent une forte contamination du milieu marin par divers radionucléides rejetés lors de l’accident survenu dans la centrale.
 
     D’une manière générale, la pollution radioactive en mer provient :
pour partie du déversement direct d’eaux contaminées depuis la centrale ;
pour partie du transfert par les rivières des polluants radioactifs déposés au sol à la suite des rejets atmosphériques, puis lessivés par la pluie ;
pour partie enfin des retombées dans l’océan d’une partie des radionucléides du panache atmosphérique, que les courants aériens ont dirigé vers la mer pendant une bonne partie de la séquence accidentelle.
 
     Certains de ces radionucléides sont solubles ; ils vont être transportés par les courants marins et se disperser dans les masses d’eau océaniques sur des distances très importantes. D’autres ont tendance à se fixer, plus ou moins facilement, sur les particules solides en suspension dans l’eau, entraînant une contamination sédimentaire après dépôt sur les fonds océaniques. Les éléments radioactifs de courte période radioactive, tels que l’iode 131, ne seront détectables que pendant quelques mois (la radioactivité de l’iode 131 est divisée par 1000 toutes les dix périodes radioactives, soit tous les 80 jours). D’autres, comme le ruthénium 106 (106Ru) et le césium 134 (134Cs) persisteront dans l’environnement marin pendant plusieurs années. Le césium 137 (137Cs) a une période radioactive longue (30 ans) : il sera sans doute justifié d’en assurer un suivi attentif de longue durée, dans les zones du littoral japonais où il est susceptible d’être présent dans les sédiments. Il pourrait en être de même du plutonium si celui-ci se trouvait dans les rejets en mer, ce qui n’est pas établi à ce jour.
 
     En fonction de la persistance de ces radionucléides et de leurs concentrations plus ou moins importantes, certaines espèces végétales ou animales pourraient être contaminées à des niveaux significatifs, justifiant la mise en place d’un programme de surveillance radiologique des produits de la mer venant des zones du littoral japonais les plus impactées.

   Cet article résume une étude beaucoup plus complète  et pour ceux qui auraient le courage de la lire en voici l'adresse (document 9 pages PDF téléchargeable gratuitement)
http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/IRSN-NI-Impact-accident-Fukushima-sur-milieu-marin_04042011.pdf

Jeudi 7 avril 2011 à 9:22

Libertés et règles

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    Des correspondant(e)s m’ont demandé ce que je pensais de la “laïcité”, sujet d’actualité.
    Je n’aime guère parler politique ou religion, car je considère que chacun peut avoir son opinion et je ne veux pas choquer par mes remarques personnelles.
    Mais je ne me “défilerai” pas non plus et donc ce qui suit ne concerne que mon sentiment personnel.

    La laïcité j’ai connu cela tout enfant, d’une part parce qu’en CM1 et CM2, nous avions des “cours d’instruction civique” de notre instit, et d’autre part parce que, ma grand mère m’ayant appris à lire très tôt et mon grand père quelques notions de maths., je me suis retrouvé en CM1 j’avais six ans et demi.
    Que faisait on dans ces cours? On apprenait ce qu’était commune, canton, département, le rôle des maires et députés, et les grands principes de la constitution. Nous allions visiter avec notre institutteur, la mairie, le commissariat de police, le tribunal et l’hôpital.
    La laïcité faisait partie d’un principe plus important : la liberté en général, puis la “liberté de penser” (pour un adulte on appellerait cel la “liberté d’opinion”).
    Ce n’étaient pas des cours “magistraux” mais une discussion où l’instituteur nous exposait une idée simple, puis nous demandait ce que nous en pensions, nous donnait ou nous demandait des exemplles pratiques, et c’était finalement un apprentissage très concret et “utilisable”.

    Nous apprenions en CM1 et CM2, que tout homme était libre d’agir à condition que son action n’apporte pas une gêne importante aux autres et ne gêne pas le fonctionnement de la société : on nous faisait écrire le grand principe “la liberté de chacun s’arrête là ou commence celle de l’autre”.
    Qu’ensuite chacun était librede penser selon ce qu’il estimait être le mieux, en particulier au plan politique et religieux, mais à condition de considérer ses opinions comme personnelles et de ne pas exiger de son voisin d’avoir les mêmes.
    La laïcité s’inscrivait à l’intérieur de ces notions : c’était d’une part la liberté d’opinion religieuse, et le respect de la religion des autres, mais avec une certaine discrétion pour ne pas les gêner. (on ne parlait pas de signes ostentatoires de nos croyances, mais il ne serait venu à l’idée de personne de telles démonstration).
    C’était aussi la “séparation de l’Eglise et de l’Etat”,
où l’on nous disait que l’Etat n’avait pas à prende en charge financièrement le fonctionnement des églises, n’avait pas à dicter la conduite des prêtres et qu’en contrepartie, les prêtres n’avaient pas à s’occuper de politique au nom de l’Eglise.
    On nous disait aussi que nous étions libres d’aller suivre  des cours d’instruction religieuse de notre choix, mais que ce ne serait pas au lycée, mais à l’église, au temple ou à la synagogue voisines.
    Dans le même cadre, on nous montrait que blanc, jaune, noir ou indien, nous étions tous des hommes, qui avions au départ les mêmes possibilités de corps et d’esprit, même si ensuite les éducations et les moeurs étaient différentes, que les coutumes des autres pays étaient respectables et devait être respectées si on se rendait dans ces pays, mais que les étrangers devaient respecter les nôtres, quand ils étaient en France.
    Par des exemples de la vie de tous les jours, l’instituteur nous montrait ce qu’étaient la loi, les règles juridiques, mais aussi les règles de la société et pourquoi elles étaient faites et utiles et pourquoi il fallait les respecter dans l’intérêt des autres et de nous mêmes, car elles nous protégeaient des autres comme elles nous éviter de leur porter préjudice.   
    Il nous montrait comment, en l’absence de rêgles, la vie en commun n’était pas possible, en prenant des exemples de conduite automobile, de trafic ferroviaire ou de comportement de tous les jours. C’était au passage des notions de respect de la propriété d’autrui, de l’environnement, du travail des autres.

    Par la suite au lycée (qui était alors de la 6ème à la terminale; les collèges n’existaient pas et il n’y avait pratiquement pas dans le sud de la France, d’écoles privées, sauf des orphelinats), nous étudions en histoire l’influence de l’Eglise, du Pape et des membres du clergé sur le devenir de la France du temps des rois, et nous voyons qu’à l’origine, la laïcité était venue par réaction, pour diminuer cette influence, sous la Révolution française.
    Nous apprenions la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 en même temps que l’organisation de l’enseignement laÎque et obligatoire pour tous, de Jules Ferry. Mais la constitution de 1958 n’existait pas encore.
    Mais surtout en 1939, je suis entré en sixième et la guerre s’est chargée de nous montrer en positif et en négatif l’utilité de cet enseignement.
    Ma grand-mère était alsacienne, et heureusement, elle limitait à la famille et quelques amis son opinion sur Hitler et le nazisme, sinon elle aurait été arrêtée par la gestapo et envoyée dans les camps de la mort.
    Mon père s’occupait de la résistance et de soustraire aux allemands des juifs et l’étoile jaune imposée aux juifs nous apparaissait comme un signe ostentatoire odieux et nous rapprochait d’eux, que nous soyons chrétiens ou non croyants.   
    Pas besoin de grands discours sur la liberté et la tolérance : nous avions la démonstration des malheurs qu’entrainait leur absence.
    Lorsque j’étais à l’X, j’ai fait un stage ouvrier dans une aciérie de l’est et j’étais logé , dans la cité ouvrière avec des ouvriers algériens. J’y ai reçu un accueil chaleureux et on ne s’apercevait pas qu’ils étaient musulmans et ils étaient aussi français que moi, respectueux des lois et des coutumes françaises et discrets sur les leurs.
    J’ai travaillé plus tard au Sahara, au sein de populations semi-nomades et comme nous nous respections mutuellement, notre entente était très bonne.        
    Alors pour moi, je n’ai pas besoin d’un débat sur la laîcité, elle fait partie de mon éducation et de mon vécu.

    Pour moi la laïcité n’est donc qu’un des volets de la liberté, c’est la neutralité et l’autorité de l’Etat qui doit assurer  l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race, de religion, ou d’opinions.
    Mais c’est vrai que la société a bien changé depuis que j’étais enfant.

    Si l’Allemagne ne connaît plus la dictature et le totalitarisme, c’est le cas dans de nombreux pays, les luttes de pouvoir entre religions ou ethnies empoisonnent la vie du Moyen-orient et de l’Afrique, les sectes et les fondamentalistes sont apparus, le communautarisme s’est développé, l’Etat ne fait plus grand chose pour intégrer les immigrés et a tendance à les rassembler dans des ghettos, le racisme et la xénophobie se sont développés, En matière de religion, l’antisémitisme et le racisme contre les musulmans se sont aggravés de façon importante. Le chômage et la pauvreté sont dévenus des fléaux et l’Etat n’a pas fait suffisamment dans ce domaine.
    L’enseignement est devenu paradoxalement plus théorique, avec beaucoup d’options à la place d’un enseignement général, et il n’est plus aussi pragmatique et orienté vers la vie de tous les jours.
Surtout je suis effaré que 15 % de la population ne sait pas ou à peine lire et écrire, alors que, lorsque je faisais mon service militaire, il n’y en avait que 3% des hommes (en général des bateliers ou gens du voyage) et qu’on se faisait un devoir de leur apprendre pendant leur service militaire.
    L’usage de la drogue s’est banalisé et l’insécurité s’est considérablement aggravée.
    La vie est devenue trépidante et beaucoup de gens égoïstes. On s’en rend compte dans les immeubles où chacun ne respecte plus son voisin. C’est chacun pour soi, avec un esprit de rivalité et de compétition, et souvent donc d’affrontement des opinions, qu’elles soient politiques ou religieuses.
   
    Cela dit je ne crois pas que les grandes démonstrations et discussions médiatiques apportent grand chose au problème de respect de la laïcité, ni la manie de légiférer à tout crin.
    Il y a un arsenal de lois bien suffisant pour lutter contre les manquements à la laïcité.
    Personnellement je suis persuadé que, si on faisait des actions efficaces qui permettent de diminuer le chômage, la pauvreté, le traffic de drogues, l’insécurité des banlieues, si on arrêtait de détruire l’école et les hôpitaux publics, que l’on fasse un effort d’intégration des communautés ethniques et religieuses, que les jeunes trouvent un intérêt et une utilité à l’enseignement à l’école et un emploi à sa sortie, que l’on arrive à enseigner à chacun de faire un effort pour supporter et ne pas ennuyer le voisin, les problèmes de laïcité seraient secondaires.
    Pour moi, ce n’est que l’arbre qui cache la forêt, des réactions qui traduisent le malaise et les défauts plus graves de notre société et évidemment c’est plus facile de traiter un arbre que toute la forêt, mais cela ne suffit pas pour sauver celle-ci.

   
Et comme je suis fidèle à mes principes, j’admets volontiers que vous n’ayez pas les mêmes opinions que moi et que vous le disiez dans vos commentaires.

Mercredi 6 avril 2011 à 0:00

Aujourd'hui repos; ce ne sera pas tout à fait la suite et fin des statues, mais plutôt des architectures originales
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D'abord une boule assez bizarre à Berlin.

Je me demande ce qu'il y a dedans, vous le savez vous ?






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Une façon originale de concevoir les bancs à Minsk en Russie,










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et à Séoul en Corée





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un bâtiment "panier" dans l'Ohio,






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et une bibliothèque inattendue au Kansas.


Mardi 5 avril 2011 à 10:01

Anecdotes

    On m’a rapporté la question suivante utilisée par une entreprise, pour tester l’imagination créatrice de candidats.
    Cela m’a un peu choqué et j’ai failli publier cette anecdote le 1er avril !
    Mais peut être est-ce vrai !

Voici ce texte :

   
“Vous conduisez votre voiture dans une nuit de tempête terrible.
La visibilité est presque nulle, les vents sont atroces.
Vous passez devant un arrêt d'autobus très isolé, où attendent trois personnes:

1. Une dame âgée en sérieux danger de mort.
2. Un vieil ami qui t'avait déjà sauvé la vie.
3. La femme (ou l'homme) de tes rêves, ton partenaire idéal.

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QUESTION :
vous ne pouvez prendre qu'un seul passager à bord, votre petite voiture n’ayant que deux places; (un “pot de yaourt” lol )

Qui prendrez vous?


    Vous pourriez prendre la vieille dame, car elle est en danger de mort, et il serait logique d'essayer de la sauver en premier.
     Ou vous pourriez prendre votre vieil ami, puisqu'il  vous a sauvé la vie, ce serait une bonne occasion de lui rendre un service à la hauteur.
     Cependant, vous ne rencontrerez peut-être plus jamais le partenaire idéal...”
       http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/pokemon.jpg





Pensez-y bien avant de continuer à lire... 





    Le candidat testé qui a été engagé (parmi 200 autres) n'a pas hésité à donner sa réponse.

        Qu'est-ce qu'il a dit?




Tout simplement : (moi je n'y aurais pas pensé) :


    “Je donnerai les clés de la voiture à mon vieil ami, et je le laisserai prendre la vieille dame pour l'emmener à l'hôpital.
    Moi, je resterai là pour attendre l'autobus avec la femme de ma vie.”



     Certes le candidat est astucieux et imaginatif, mais si on ne l'a vraiment sélectionné que sur cette question, cela me scandalise.
Pourquoi pas, tant qu'on y est, au jeu des 421 !!!
    Heureusement que certaines entreprises sont plus sérieuses !

Lundi 4 avril 2011 à 7:30

Energie, nucléaire, économies

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  Suite aux articles que j’ai déjà publiés, des correspondant(e)s me demandent ce que je pense du développement de la catastrophe nucléaire au Japon.
    Je n’ai pas constaté de fait très nouveau, si ce n’est, comme vous le savez tous, que le défaut d’eau de refroidissement n’a pas été réparé et que la situation s’est plutôt un peu aggravée.
    Par contre, je suis toujours étonné par ce que disent les médias et même les autorités japonaises à la télévision.

    D’abord les autorités japonaises ont des difficultés à dire que les barres des coeurs sont endommagées en partie, voire certaines fondues. Je ne comprends pas cette réticence : à partir du moment où il y a eu des fuites radioactives, cela ne  pouvait provenir que de cela. Pourquoi hésiter à avouer l’évidence.

    Ce qui m’étonne aussi c’est que l’on n’ait pas utilisé des robots comme ceux que possède EDF ou le CEA. Ce sont des robots simples, de petits engins chenillés avec des caméras et des pinces et bras articulés. Cela permet d’aller voir à un endroit où le débit de dose est trop élevé pour envoyer un homme, et d’amener éventuellement un objet, par exemple un tuyau de toile pour amener de l’eau.

    Pour les personnes qui travaillent dans la centrale à circonscrire le désastre, elles se relaient pour ne pas être trop irradiées.
    On a relaté l’irradiation de trois travailleurs qui ont été évacués sur un hôpital. Il semblerait - mais je ne sais si l’information est exacte, - qu’ils auraient reçu environ 500mSv et que leurs jambes, ayant été au contact de l’eau contaminée, aurait une légère radiodermite due aux rayonnements béta. Leurs jours ne sont pas en danger et ils seront à peine malades, heureusement.
    Mais normalement ils auraient dû être munis de détecteurs et s’apercevoir que l’eau était fortement radioactive.

    Les médias ont annoncé des fuites d’eau contaminée sous les cuves des réacteurs en disant qu’elles étaient fendues. C’est possible, mais cela m’étonne.
Une cuve est extrèmement solide et ne se fend pas facilement.
    Par contre le défaut de sécurité des réacteurs à eau bouillante, est qu’il n’y a pas deux circuits indépendants, l’un qui passe dans le coeur et l’autre qui se réchauffe dans un échangeur et va dans les turbines. L’eau contaminée dans les réacteurs japonais, quitte l’enceinte du coeur pour aller aux turbines et c’est sans doute sur ce circuit qu’il y a eu une fuite. S'ils n'arrivent pas à colmater cette brèche, les japonais n'auront d'autre ressource que de noyer les cuves dans du béton, ce qui complique singulièrement par la suite, les opérations de démantèlement.

    Les japonais ont eu raison d’interdire aux enfants, la consommation du lait aux abords de la centrale et de l’eau à Tokio. La contamination n’est pas forte, mais les enfants sont les personnes les plus sensibles, car ils sont en développement. Il vaut mieux être trop prudent, plutôt que pas assez comme à Tchernobyl.

    Par contre je ne comprends pas le cirque que font les journalistes parce que l’eau de mer est contaminée par l’iode 131 au voisinage même de la centrale, ce qui est assez normal vu les circonstances.
    Cela certes, est ennuyeux sur le moment mais n’est pas dramatique d’abord car le niveau n’est pas très élevé et surtout parce qu’on oublie de dire que la période de l’iode 131 étant d‘une semaine, au bout de 10 semaines la radioactivité est divisée par mille et au bout de 20 semaines par un million.
    Donc déjà sans dilution, au bout de 5 mois il ne reste rien. Et de plus la dilution dans la mer est forte et donc atténue encore plus vite la contamination.
    Par contre il faudra surveiller le taux de césium 137, car, vu sa période de 30 ans, on ne peut compter que sur la dilution.

    Des journalistes à la télé s’inquiètent parce qu’ils ont calculé que certaines personnes pourraient recevoir une dose de 3 mSV en un an alors que la dose “maximale admissible pour la population” est de 1mSv par an.
    Cette dénomination est regrettable car elle prête à confusion et à s’inquiéter pour rien.
    En fait cette “dose maximale” a été prescrite pour limiter les irradiation de radiographie médicale qui dépassaient très largement cette limite du temps des radioscopies.
    Pour un travailleur dans le domaine nucléaire, cette dose est de 0,1mSv par semaine et il s’agit d’une exposition permanente. (elle vise à limiter la dose totale reçue à moins de 5mSv chaque année pendant 40 ans de durée de travail, ce qui représente 2 000 milli-Sieverts, dose totale au dessous de laquelle le risque de cancer ne dépasse pas la probabilité de cancer naturel).
    Comme je vous l’ai déjà dit dans mon article sur l’irradiation, il faut des doses qui dépassent 500mSv pour être sérieusement malade, et les doses susceptibles d’être reçues actuellement au niveau de la population sont sans danger.

    Enfin le passage du nuage sur la France a suscité évidemment beaucoup de polémiques et d’inquiétude, que je comprends d’ailleurs, vu les âneries qui avaient été proférées par les autorités gouvernementales lors du passage du nuage de Tchernobyl.
    En fait les sondes qui mesurent le débit de dose n’ont rien détecté du tout.
    Les spectromètres calés sur le rayonnement de l’iode 131, ont mesuré après les pluies des 28/29 mars des contaminations par litre d’eau entre 0,3 et 1,7 béquerel par litre. Mais le béquerel est une unité fort petite et je rappelle que lorsqu’on fait une scintigraphie de la thyroïde (examen médical analogue à un scanner), on injecte un million de béquerel d’iode radioactif 131 et personne n’a jamlais été malade pour autant.
       
    C’est vrai que c’est difficile d’évaluer les dangers de la radioactivité car ils dépendent de chiffres dont la majeure partie des gens ne connaissent pas l’importance. C’est pour cela que je fais ces articles pour relativiser.!!
    Je pense que les autorités japonaises maîtriseront la situation de telle sorte qu’il n’y ait pas de danger pour la population.
    Par contre il faudra suivre la contamination en iode 131, mais ce sera inutile d’ici quelques mois et surtout en Césium 137, pour savoir si les cultures de légumes autour de la centrale peuvent être à nouveau consommées

    Et je suis mal à l’aise du fait que les journalistes ont presque oublié toutes les victimes du tsunami, bien plus atteintes ,et réclament à cor et à cri une évacuation au delà des 20 km autour de la centrale, sans mesurer ni la nécessité de l’opération, ni les conditions dans lesquelles vivent ces “évacués”, surtout compte tenu des dégâts et des exilés déjà provoqués par la vague du tsunami.
    En dehors des cancers de la thyroïde des enfants, due à la négligence des autorités russes, (consommation de lait), la catastrophe de Tchernobyl a fait plus de ravages par les traumatismes des évacuations (qui étaient nécessaires), que par les effets des irradiations ou de la contamination.
    Nos journalistes manquent souvent de bon sens. C’est simple de baratiner. Décider de façon responsable et pragmatique en prévoyant les effets de ses décisions est beaucoup plus difficile.

Dimanche 3 avril 2011 à 8:20

Photos, photos comiques

Pour nous changer des poissons d'avril, quelques photos de statues originales.
(les dernières de la série, pour ne pas vous lasser !)

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages3/colosseAthenes.jpg










Ce colosse assez fantomatique à Athènes




http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/LeTrobeMelbourne.jpg

















Ce n'est pas un trucage : cette statue se trouve à Melbourne







http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages3/banquierLuxembourg.jpg















Ce banquier est au Luxembourg. Vu sa taille il doit avoir beaucoup d'argent








http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/teteNice.jpg














Et deux façons de représenter une tête, la première à Nice et la seconde à Turin






http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/teteTurins.jpg
    http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/baleine.jpg
    Voilà l’article que j’avais publié hier, 1er avril
    Evidemment, vous le pressentiez, c’était un gros poisson.
    Alors je vous dois quelques explications pour recadrer la réalité.
   
Ceux qui l’ont déjà lu peuvent sauter le texte en italique, pour passer directement aux réflexions qui composeront l'article d'aujourd'hui




     " Une société semble étudier un “casque” très particulier, gente casque de motard très enveloppant dotée d’une petite antenne en son sommet..
    Il serait doté de capteurs qui mesureraient les champs électriques et magnétiques des neurones et en tireraient des informations précises sur nos sensations et nos pensées.
    On pourrait relier par radio deux casques et ainsi échanger des informations, le cerveau de chacun interprétant les données qu’il recoit du cerveau de l’autre.
    Les zones concernées ne peuvent être que celles en surface et donc le cerveau émotionnel, à l’origine de nos sentiments, et le cerveau central qui régulent notre fonctionnement ne sont pas concernés.
    Seraient concernés, nos centres d’interprétation de la vue, à l’arrière de notre tête, les centres du toucher st de commande des mouvements sur le dessus du crâne, les centres de la parole sur le coté gauche, et le cerveau frontal, siège de l’organisation, de la pensée et de l’action    On aurait ainsi accès aux données qu’ils stockent.
    C’est un peu le vieux rêve des ésotéristes qui voulaient faire de la transmission de pensée.

    Ce serait formidable : vous branchez votre casque sur  l’indicatif de votre petit(e) ami(e) et alternativement lui voit ce qu’elle voit et réciproquement.
    Si l’un des deux touche quelque chose, l’autre peut en abvoir al sensation..
    Vous n’avez plus besoin de téléphone, mais vous comprenez directement ce qu’elle lit ou ce qu’elle dit et la réciproque est vraie, directement de cerveau à cerveau.
    Et si vous avez besoin d’un coup de main sur un problème de maths sur lequel vous séchez, pas de problème : un coup de casque et les équations s’échangent entre les deux cerveau : on peut contrôler si les règles et les formules qu’on a retenues sont bien les mêmes pour tous les deux.
    Si l’un voit mal dans l’espace, l’autre pourra peut être l’aider et le casque transmettra même la vision des schémas que vous ferez sur un papier.


    Est ce vraiment le pied ?
    Communiquer de cerveau à cerveau, c’est bien joli, mais on ne peut plus rien cacher .
    Ce n’est pas que je prône le mensonge, mais toute vérité n’est pas bonne à dire, et puis j’aime bien “tourner 7 fois ma langue dans ma bouche avant de parler”, comme me le recommandait ma grand- mère, afin de réfléchir à la façon de le dire, ne serait ce que pour ne pas choquer inutilement ou pour que ce soit plus clair.
    si le cerveau émotionnel n’est pas concerné, beaucoup de ses impressions remontent au cortex frontal. Les émotions brutes doivent elles être obligatoirement partagé.
    On peut bien sur couper le contact de l’émetteur, mais l’autre vous reprochera de ne pas lui faire confiance, de cacher ce que l’on pense.
     Et si chacun lit en même temps un livre différent, même si la communication se fait l’une après l’autre, quel mélange !!
    Et qu’en sera t’il de notre mémoire. Si nous commençons à la partager, certes c’est appréciable pour les connaissances, mais pour la mémoire épisodique des événements quotidiens, quel mélange !!   

    Pour le moment l’étude concerne simplement les informations que nos centres cérébraux du cortex accumulent, mais si l’on en vient aux actions alors cela devient démentiel
    Supposez que votre petit(e) ami(e) se mette à commander vos bras et vos jambes, vos lèvres et parler à votre place !

    Décidément la transmission de pensée, je n’en veux pas, j’ai peur que ce ne soit la fin de ma liberté.
    Heureusement que j’ai 79 ans, je ne verrai sans doute pas cette réalisation.
"


    J’avais donc décrit une possibilité de communication de pensée entre cerveaux, qui ne fait pas l’objet d’une étude mais qui est même impossible. Pourquoi?
    Dans la description que j’ai faite, volontairement, pour la rendre plus crédible, j’ai rapproché le fonctionnement du cerveau de celui des ordinateurs, puisque c’est ce que vous connaissez.
    J’ai supposé que l’on avait accès finalement aux données, au “disque dur”, comme si les données étaient stockées à un endroit bien précis, aux octets de la mémoire de votre ordinateur.
    Mais le cerveau ne fonctionne pas comme cela. Il ne ressemble ni à un ordinateur, ni à un dictionnaire où sur une page vous trouvez toutes les informations sur un mot, un sujet donné, y compris les images.
   
    Le cerveau n’est que connexions entre des milliards de neurones.
    L’image est reconstituée pixel par pixel et le mouvement par des connexions successives de neurones dans le temps.
    Des neurones représentent les sensations de couleurs que transmettent les cônes de la rétine, mais la notion de rouge est représentée par des neurones des centres de la parole qui représentent les mots, l’orthographe du mot par un processus mal connu qui associe aussi les centres de la parole qui s’occupent de la prononciation des phonèmes et des syllabes;
    La pensée de canari associe les neurones qui représentent la notion d’animal “oiseau”, ceux qui aboutissent à la couleur jaune, ceux qui simulent la forme approximative du canari, et puis cela met aussi en communication les neurones qui se rappellent avoir vu un dessin animé de Titi,  (et par la même occasion “gros-minet” et toutes les expériences de notre vie où nous avons vu un canari en réel ou en image.
    Tout cela n’est que connexions et l’observation des champs électriques ou magnétiques, de la consommation d’oxygène par RMN, ou tout autre mesure ne permet que d’approcher l’activité locale d’un groupe de neurone, mais pas leurs connexions individuelles et ce sont ces renforcements entre connexions des neurones enter eux qu’il faudrait réaliser entre deux cerveaux pour communiquer entre eux
    Heureusement, c’est impossible. Il faudrait comme une “greffe”.

    Alors où ai je été imaginer cela.
?
http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/zfigurinemartientoystory.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/martien3copie.jpg
   








     D'abord, comme le disait Maud, j'avais dans la tête l'image d'un petit homme vert martien, avec une antenne sur le dessus du crâne.


    Et puis, il y a quand même quelques études qui ressemblent à cela mais de très loin et c’est ce qui m’a inspiré.
    Il s’agit d’essayer de saisir un tout petit peu de la démarche de pensée des gens et pas en transmission, mais seulement par l’observation en résonnance magnétique de leur cortex frontal.
    Les expérimentateur imaginent un scénario, un énoncé de problème avec des données et ils posent des questions qui demandent des réponses simples (presque oui ou non) et ils essaient de prévoir, à partir de l’observation du cortex frontal, le cerveau qui raisonne, quelle va être la réponse  qui sera donnée à chaque question.
    Jusqu’à présent le succès de la prédiction est assez limité, mais cela permet de “voir” en partie comment le cortex travaille et avec les autres centres.

   
Voilà, maintenant vous savez tout sur mon deuxième poisson d’avril.

Vendredi 1er avril 2011 à 16:06

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

Comme certain(e)s de mes correspondant(e)s avaient déjà lu l’article du premier avril, publié il y a huit jours par erreur, puis retiré aussitôt (mais dix minutes après sa parution) et republié ce matin, je leur avais promis de faire aujourd’hui un second article.
    Vous savez que j'essaie de suivre dans la littérature scientifique, les études sur le fonctionnement du cerveau et dans ce domaine les progrès vont à pas de géant.
    Mais si les connaissances scientifiques sont source de progrès elles peuvent évidemment être aussi mal utilisées.


http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/cerveaucortexannotecopie.jpg

    Une société semble étudier un “casque” très particulier, genre casque de motard très enveloppant, doté d’une petite antenne en son sommet..
    Il serait doté de capteurs qui mesureraient les champs électriques et magnétiques des neurones et en tireraient des informations précises sur nos sensations et nos pensées.
    On pourrait relier par radio deux casques et ainsi échanger des informations, le cerveau de chacun interprétant les données qu’il reçoit du cerveau de l’autre.
    Les zones concernées ne peuvent être que celles en surface et donc le cerveau émotionnel, à l’origine de nos sentiments, et le cerveau central qui régule notre fonctionnement ne sont pas concernés.
    Seraient concernés, nos centres d’interprétation de la vue, à l’arrière de notre tête, les centres du toucher et de commande des mouvements sur le dessus du crâne, les centres de la parole sur le coté gauche, et le cerveau frontal, siège de l’organisation, de la pensée et de l’action    On aurait ainsi accès aux données qu’ils stockent.
    C’est un peu le vieux rêve des ésotéristes qui voulaient faire de la transmission de pensée.

    Ce serait formidable : vous branchez votre casque sur  l’indicatif de votre petit(e) ami(e) et alternativement lui voit ce qu’elle voit et réciproquement.
    Si l’un des deux touche quelque chose, l’autre peut en avoir la sensation. Vous pourrez ainsi échanger vos caresses !.
    Vous n’avez plus besoin de téléphone, mais vous comprenez ce qu’elle lit ou ce qu’elle dit et la réciproque est vraie, directement de cerveau à cerveau.
    Et si vous avez besoin d’un coup de main sur un problème de maths sur lequel vous séchez, pas de problème : un coup de casque et les équations s’échangent entre les deux cerveaux : on peut contrôler si les règles et les formules qu’on a retenues sont bien les mêmes pour tous les deux.
    Si l’un voit mal dans l’espace, l’autre pourra peut être l’aider et le casque transmettra même la vision des schémas que vous ferez sur un papier.


    Est ce vraiment le pied ?
    Communiquer de cerveau à cerveau, c’est bien joli, mais on ne peut plus rien cacher .
    Ce n’est pas que je prône le mensonge, mais toute vérité n’est pas bonne à dire, et puis j’aime bien “tourner 7 fois ma langue dans ma bouche avant de parler”, comme me le recommandait ma grand- mère, afin de réfléchir à la façon de le dire, ne serait ce que pour ne pas choquer inutilement ou pour que ce soit plus clair.
    Si le cerveau émotionnel n’est pas concerné, beaucoup de ses impressions remontent au cortex frontal. Les émotions brutes doivent elles être obligatoirement partagées ?.
    On peut bien sûr, couper le contact de l’émetteur, mais l’autre vous reprochera de ne pas lui faire confiance, de cacher ce que l’on pense.
     Et si chacun lit en même temps un livre différent, même si la communication se fait l’une après l’autre, quel mélange !!
    Et qu’en sera t’il de notre mémoire. Si nous commençons à la partager, certes c’est appréciable pour les connaissances, mais pour la mémoire épisodique des événements quotidiens, quel mélange !!   

    Pour le moment l’étude concerne simplement les informations que nos centres cérébraux du cortex accumulent, mais si l’on en vient aux actions alors cela devient démentiel !
    Supposez que votre petit(e) ami(e) se mette à commander vos bras et vos jambes, vos lèvres et parler à votre place !

    Décidément la transmission de pensée, je n’en veux pas, j’ai peur que ce ne soit la fin de ma liberté.
    Heureusement que j’ai 79 ans, je ne verrai sans doute pas cette réalisation.




Nota : cet article est il sérieux?  Réponse demain !!!

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