Mercredi 11 mai 2011 à 8:37

Libertés et règles

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/astronauteBenLaden.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/images/benladen520x390.jpg

   
















 
    
Comme tous ceux qui regardent le journal télévisé, j’ai vu les informations concernant la mort de Ben Laden, les réactions aux USA et dans les pays arabes et aussi autour de moi, et plusieurs d’entre vous m’avaient demandé quelle était mon opinion à ce sujet..
    Je ne vais pas revenir sur ces événements que vous connaissez, mais après quelques échanges de correspondances, notamment avec notre chevrette bien-aimée du Canada, je me suis rendu compte que les divers aspects de cette affaire soulevaient de nombreux problèmes  de notre conscience (au sens moral du terme), de notre comportement et des règles qui régissent notre vie, mais aussi le problème de la “justice” et des responsabilités des personnes dont les décisions peuvent avoir des conséquences graves quant au devenir et à la vie des autres et qui doivent choisir parfois entre deux maux et notamment la “raison d’Etat”.
    Comme beaucoup de personnes qui ont aimé visiter le Louvre, je connaissais le “code d’Hammoudabi”, mais Maud m’a donné envie d’en rechercher le contenu et j’ai trouvé ce texte extraordinaire pour l’époque, et cela m’a donné envie de parler de la justice antique, de la Bible, de la Thora et du Coran, et aussi de la justice romaine.
    Mais à coté de ces règles de vie collective, il y a notre éducation, notre propre conscience, nos valeurs propres, nos réactions, notre propre notion du bien et du mal.
    J’avais essayé d’en parler dans un vieil article du 20 novembre 2008 et je vais reprendre ces notions car elles expliquent les différences de réactions, face à des événements comme la mort de Ben Laden.
   
    Les personnes avec lesquelles j’en ai discuté, pensent que certes, c’est un événement important, mais que Al Quaida est une nébuleuse de groupuscules et que le terrorisme n’évoluera pas beaucoup pour autant.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/images2.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/images.jpg















     Mais on voit par ailleurs les scènes de liesse populaire aux USA, (qui ne sont pas sans rappeler les « youyous » des Palestiniens, dans les camps de réfugiés à Gaza en 2001, quand Israël avait subi une défaite), et certaines personnes des pays arabes qui érigent Ben Laden en héros et en martyr et espèrent qu’il sera vengé.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/images1.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/images/McdonaldBenladen-copie-1.jpg



  









    Personnellement, je ne regrette pas sa mort, car j’estime  qu’il l’avait bien méritée et je ne le pleurerai pas.

   
    Mais son “exécution” par un commando dans un pays étranger est assez différentes des règles des démocraties, et elle pose, à coté des lois appliquées par la justice, le problème de la “raison d’Etat” et il n’est pas inutile d’y réfléchir si on veut comprendre pourquoi on n’a pas cherché à le traduire devant une cour internationale, mais à immerger dans l’océan son corps (qui avait été refusé par l’Arabie Saoudite), ce qui n’empêchera sans doute pas qu’on lui érige des mausolées, même si ce ne sont pas de véritables tombes.
   
Ce sont ces problèmes auxquels je voudrais réfléchir avec vous dans mes trois prochains articles (2 à 4), en examinant d’abord ce que sont nos valeurs personnelles, puis en faisant un très rapide panorama de la justice antique, et enfin en revenant sur le terrorisme et les problèmes de la mort de Ben Laden

Mardi 10 mai 2011 à 8:39

Paysages

Je projette d'écrire 4 articles sur  "la justice individuelle, la justice collective et la raison d’Etat", en partant de la mort de Ben Laden et des réactions qui l'ont suivie.
    Mais ce sujet étant plutôt sérieux, il me faut des intermèdes pour vous reposer.


   J'ai publié beaucoup de photos d'animaux depuis quelques semaines, et pour changer, je vais vous emmener en Chine, au marché de Pékin, qui offre des mets particuliers. Vous pourrez les goûter dans cet article et le prochain article d'intermède.
   Ces photos sont extraites d'un diaporama que l'on m'a envoyé.
   Bon appétit !!!


http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques2/Diapositive03.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/Diapositive07.jpg


http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques2/Diapositive08.jpg


http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques2/Diapositive10.jpg




http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques2/Diapositive11.jpg


http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques2/Diapositive12.jpg

Lundi 9 mai 2011 à 7:45

Amour et peines de coeur

http://lancien.cowblog.fr/images/images/14102007017.jpg    http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/6674767p.jpg

















  
 


Mon article d’hier m'a valu beaucoup de visiteurs et de mails et il a suscité quelques remous, parce que j’ai eu l’air de dire qu’on ne pouvait aimer vraiment quand on était très jeune (avant 20 ans), et cela a fait “hululer” certaines de mes correspondantes qui m’ont écrit “L’amour, c’est chouette à tout âge”
    En fait je n’avais pas tout à fait dit cela :


    Ce que j’ai dit c’est que :

            - aux âges de l’adolescence, il y a en général un décalage important entre la matûrité sentimentale, les attentes et les désirs sentimentaux des filles et ceux des garçons. Cela rend difficile l’éclosion d’un sentiment durable.
            - les buts poursuivis par les uns et les autres peuvent être très divers, certains souhaitent des camarades avec lesquels délirer et s’éclater, d’autres rêvent d’un véritable ami, d’un confident qui vous console et vous conseille, sans rien exiger de vous; d’autres ne souhaitent que des aventures, sentimentales, ou physiques ou les deux; certains veulent vivre une amourette parce qu’elle apporte une présence, une amitié et qu’elle répond à une mode, à un souci du regard des autres. Certains enfin rêvent du grand amour mais sans toujours se rendre compte de ce que c’est.
            - pour vivre vraiment un amour, il faut être au même niveau de souhaits sentimentaux; l’amour doit être réciproque et de “même grandeur” ou bien il meurt. Il faut donc que les deux amoureux ne soient pas “décalés”.
        - un véritable amour n’existe pas sans sa part de rêves, de projets d’avenir, de souhaits de vivre ensemble. Certains ne souhaitent pas s’engager ainsi, alors que leur vie est encore tellement remplie de points d’interrogations quant à l’avenir.
            - pour compliquer les choses, le cerveau des adolescents n’est pas mature en ce qui concerne la prévision de l’avenir et notamment des conséquences des actes que l’on projette. Cela ne facilite pas les choses.
            - l’adolescent qui s’éloigne peu à peu du nid familial est en manque d’amour maternel et paternel. Il a donc un désir de combler ce vide et il voudrait trouver cela dans l’amour d’une personne du sexe opposé, cela d’autant plus que, par ailleurs, le désir est normal et résulte de la puberté et des hormones.
        Je pense que c’est une des raisons de cette soif d’amour.
        Mais je constate que, parmi mes correspondantes, ce désir est beaucoup moins grand si elles ont un ami, un grand ami sincère qui leur apporte ce qu’il leur manque, et elles hésitent souvent à transformer cette amitié qu’elles jugent stable, en une amourette sans lendemain qui pourrait la détruire.
        Celles qui ont vraiment un ou plusieurs amis se passent plus facilement d’un “petit ami”, du moins pour elles mêmes, peut être moins lorsque le regard des autres les préoccupe.
        - la mode, le martelage des médias, le “qu’en dira t’on” des copains, le désir d’être ce que l’on voudrait être sans se contenter de ce que l’on est, tout cela influe sur cet engouement de vivre un amour quel qu’il soit.
        Et l’image que nous donnent les médias ou également les adultes n’est pas celle du grand amour : celui là est sans histoire, il ne se remarque pas. Il ne fait pas sensation, donc il ne convient pas aux médias.
   
        Je crois donc que le grand amour peut arriver, qu’il est même possible très jeune, mais qu’il est très rare et qu’il a peu de chance de déboucher sur le long terme, et cela encore plus aujourd’hui qu’hier, car les médias et l’exemple des adultes d’aujourd’hui ne va pas dans ce sens et que le sexe a diminué la place des sentiments, surtout chez les garçons.
        A vrai dire je crois que la plupart d’entre vous se contentent facilement d’un(e) petit(e) ami(e et ne souhaitent le grand amour que comme un désir lointain, qu’ils ou elles espèrent pouvoir réaliser un jour, quand ils ou elles seront adultes et “installé(e)s dans la vie active”.

    Je peux vous donner un exemple de grand amour entre ados.
    Quand j’étais jeune j’ai connu deux adolescents de 14/15 ans qui habitaient deux maisons voisines et venaient ensemble, main dans la main, au lycée; assis l’un à coté de l’autre en classe, ils étudiaient ensemble chez eux devoirs et leçons, et venaient le dimanche faire du sport avec nous. Quand on ne savait pas faire un devoir, ou qu'on n'avait pas compris un cours, ils nous aidaient, complétant chacun les explications de l'autre.
    Ils passaient douze heure par jour ensemble et avaient acquit une ressemblance intellectuelle comme deux jumeaux.
    Nous ne savions pas s’ils s’aimaient, car on ne les a jamais vu s’embrasser. Parfois la jeune ado avait la tête sur l’épaule du garçon, alors qu’assis contre un mur, ils lisaient le même livre.
    Mais devant toute difficulté, ils faisaient front commun, comme un vrai couple et on les voyaient rarement l’un sans l’autre.
    Puis ils sont partis à Paris préparer les grandes écoles d’ingénieurs et nous les avons perdus de vue.
    J’ai su plus tard, alors que la mort les avait séparés, qu’ils avaient fait maints projets d’avenir, sur leur métier futur de chercheur, sur les enfants qu’ils auraient, la maison qu’ils habiteraient, les animaux qu’ils élèveraient. Bref leur bonheur à deux.
    Je pense que si le sort avait été plus clément, ils auraient pu vieillir ensemble.
    Je sais donc que l’amour peut exister entre deux jeunes, mais il faut qu’il soit très fort, très complet, très réciproque pour être durable et cela ne se construit que sur le long terme.

Dimanche 8 mai 2011 à 9:56

Divers

http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/wanted.jpg
      Je rajoute un micro article :
Cool17 m'a demandé où trouver des renseignements en français sur les planètes et ne m'a laissé aucun moyen de le ou la joindre..

Voici une adresse  : http://jmm45.free.fr/index.htm

Le menu à gauche permet de naviguer dans le site et il y a beaucoup de photos.

    
J'adresse une fois de plus une demande à l'équipe Cow qui essaie de perfectionner le site : relier les pseudos et les blogs dans l'annuaire (ou autrement), pour qu'on puisse répondre aux commentaires des personnes dont on n'a pas l'adresse et qui ont oublié de remplir la case du site.


 

Dimanche 8 mai 2011 à 8:32

Amour et peines de coeur

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/amitie2.jpg

        C’est un sujet qui revient régulièrement dans les mails que je reçois, souvent de jeunes adolescentes, qui le plus souvent rêvent d’un grand amour, mais ne savent pas trop comment le reconnaître et comment savoir si un de leurs amis qui leur est cher, va les aimer et si elles l’aiment ?
        Y a t’il une recette, un philtre d’amour?

        Eh bien non, je n’ai pas de solution bateau et je crains qu’il n’y ait plusieurs réponses à la question.
        Qu’appelle on amitié et qu’appelle on amour ?

       Je l’ai déjà dit, il y a les copains, les copines. On peut avoir un certain attachement pour eux, mais, à mon avis, ce n’est ni de l’amitié, ni de l’amour.

        A mon sens, ce que j’appelle un véritable ami doit être presque comme un amoureux, il doit aimer vraiment son amie, mais la différence avec l’amour est qu’il ne la désire pas, qu’il n’y a pas attirance physique (cela ne veut pas dire qu’il la trouve moche et qu’il n’aime pas qu’on lui dise que l’on tient à lui et que, si l’on se pend à son cou, cela ne lui plaise pas. lol). mais il n’a pas de projet d’avenir, ni physique, ni sentimental, si ce n’est de rester son ami.
        Si l’ami et l’amie ont le même âge, c’est peut être provisoire, peut être n’est il pas sûr de lui, peut être sera t’il vraiment amoureux un jour de celle dontl’amitié lui tient tant à coeur: ce sont des choses qui vont lentement.

        Alors un véritable amour qu’est ce ? : cela se déduit, à mon avis, de ce que je viens de dire : c’est un très grand ami, que l’on aime tellement que l’on a envie de ne jamais le quitter, de rester toujours avec lui, qu’il vous aime éternellement (utopie, je sais, mais on peut rêver !), et on a envie de faire des projets d’avenir avec lui, de vivre avec lui.

        Souvent mes correspondantes me disent : “on est trop jeunes pour penser à cela”. Je veux bien, mais je pense que, pour cette raison, ce que vous prenez pour le grand amour n’est qu’une attirance passagère, une amourette et non le grand amour que vous croyez avoir trouvé.
        Ce n’est pas parce que vous avez échangé quelques baisers avec un garçon, que vous l’aimez et qu’il vous aime. Ce n’est pas parce que vous aimez sortir avec lui et que les autres l’appellent votre “petit ami”, que vous voulez faire votre vie avec lui. Ce n’est pas non plus parce que votre copain de classe est mignon que vous allez lui tomber dans les bras (enfin cela je n’en suis pas certain, mais je ne dirai pas que c’est de l’amour!).
        Cela ne veut pas dire qu’une amourette ne vaut pas la peine d’être vécue, qu’elle n’apportera pas son lot de joies. Mais il faut savoir qu’elle n’est que provisoire et il ne faut pas que l’un des deux s’engage trop loin, sous peine de souffrir ensuite. Le grand amour sans réciprocité meurt vite.

       Je ne sais pas donner de recette précise, car chacun est un cas particulier, mais ce dont je suis certain, c’est que le véritable amour, celui auquel la plupart d’entre vous rêvent, ne se construit pas en un jour. Il passe par l’amitié, par une communion des esprits qui ne peut exister réellement que peu à peu et qui dépend des “affinités” entre les cerveaux, les coeurs, les cultures et les goûts et c’est une construction lente de plusieurs mois, voire de plusieurs années.
       
Et à un moment cet amour passe par la redoutable épreuve de la vie en commun : supporter l’autre près de soi tous les jours, ceux où tout va bien, mais aussi ceux où tout va mal. Tous les amours n’y résistent pas.
        Certaines de mes correspondantes, qui sont des “vieilles” de plus de 20 ans, me confirment souvent ce que je viens de vous dire.
   
        Ce que je dis là n’est pas nouveau et je demande aux fidèles qui lisent mon blog depuis longtemps de m’excuser de cette répétition.
        Mais c’est un problème éternel qui se repose et se reposera encore.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/28126851222.jpg

Samedi 7 mai 2011 à 7:00

Chiens

Vous savez que j'aime les chiens. Sans doute parce que j'ai vécu 18 ans avec un petit yorkshire avec lequel je "discutais" beaucoup (il comprenait environ 300 mots !).
    Alors quelques images pour vous montrer que les chiens ont du coeur :

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/chatchien.jpg







    Ils cohabitent sans problème avec un chat :






http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/chienchat.jpg









   On se fait même des mamours,




http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/chienchaton.jpg












Et un petit chat c'est si mignon







http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/bisouschien.jpg









Mais entre chiens on se fait aussi des bisous








http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/chienbebe.jpg








Et avec un bébé c'est aussi bien.



















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/SnakeonDog.jpg




Et je rajoute après coup cette photo que m'a envoyée Kaa : je ne savais pas que les chiens aimaient les serpents !
Un collier élégant en peau de serpent !
Merci Kaa.

Vendredi 6 mai 2011 à 8:14

Tristesse, désespoir

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/depression.jpg
    Parmi celles qui m’écrivent, certaines ont des moments parfois difficiles et se sentent inutiles, vides et sans énergie et aimeraient retrouver plus d'enthousiasme, croire en soi et faire de nouveaux projets.
    D’habitude j’essaie de leur remonter le moral en leur faisant voir qu’elles ont plus de qualités que de défauts. Je cherche avec elles pourquoi elle se sentent ainsi inutiles, et nous regardons leur activité et on s’aperçoit c-vite qu’elles ne regardent que leurs échecs, mas pas leurs réussites.
    Finalement ce n’est pas la réalité qui les rends malheureuses, mais leur état d’esprit : c’est une forme de pessimisme.

    Je viens de lire une étude de Emile Pronin, de l'Université de Princeton, et Daniel Wegner, de l'Université de Harvard, qui prônent dans ce cas une méthode assez curieuse, qui me laisse un peu perplexe et j’avoue que j’attendrai que certaines de mes correspondantes l’utilisent avec succès pour y croire.
    Mais ce n’est pas absurde non plus.
Mais avant d’en parler il faut que je précise un point de psychologie :  qu’appelle t’on “maniaque” ? Qu'est-ce que la pensée maniaque ?

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/definitionmaladiebipolair.jpg

    Les manioco - dépressifs alternent les phases de dépression (repli sur soi, manque de motivation, baisse d'estime de soi, perte de créativité et de plaisir, idées suicidaires dans certains cas) et des phases d’excitation (dites de “monie”), où  les pensées deviennent très rapides (trop rapides), la personne se sent créative, elle ressent une impression de grande puissance, ne s’ennuie plus et aime alors vivre à cent à l’heure.
    C’est cette activité débordante qui est l’aspect “maniaque”
    Il ne faut donc pas confondre l’état maniaque avec des traits obsessionnels (obsession de la propreté par exemple), acception pourtant retenue dans le langage courant.
    Je n’ai pas l’intention ici de développer les données sur ce type de maladie, on trouve de bons articles pour cela sur le web..

    Revenons à la méthode prônée par E. Pronin et D. Wegner : ils ont considéré que, la rapidité des pensées étant l'un des aspects de la pensée maniaque, il serait possible de susciter les caractéristiques de ce comportement en exerçant la rapidité et donc de sortir d’un état un peu dépressif pour passer à un état d’activité plus heureuse et d’augmenter les sentiments de puissance, de confiance en soi, de créativité et de bien-être.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/lamanie.jpg

    Les exercices proposés par les psychologues sont simples: il s'agit de lire une succession de phrases exprimant différentes idées, et ce le plus vite possible. Cette tâche accélère le rythme de la pensée. Il en résulte une “pensée rapide”, qui constitue l'un des aspects de Io pensée maniaque.
    Effectivement, les personnes testées se sont senties plus heureuses, débordantes d'énergie, davantage créatives et « grandioses» pour exprimer leur sensation de flotter au-dessus des difficultés de Io vie.
  
  Alors si vous vous sentez tristes et déprimées, pourquoi ne pas ajouter un peu de « pensée maniaque » dans vos comportements ?

Jeudi 5 mai 2011 à 8:14

Libertés et règles

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/QuotaslaitiersHumour.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/pecheursportsbloquesquotaspechechainealL1.png

    Vous me demandez ce que je pense de l’histoire des quotas de joueurs de couleur dans les clubs de football.
    Je suis bien embarrassé pour vous répondre.
    D’abord je ne suis pas très fana-foot et je ne regarde pratiquement pas les matchs. J’ai fait quand j’étais enfant un peu de rugby mais je n’étais pas assez costaud, de la pelote basque, un peu de judo quand j’étais élève ingénieur, et beaucoup de tennis et de voile.
    Ensuite je ne sais pas ce qui a été exactement dit, car il semble qu’il y ait un problème très réel, qui ne relève pas de racisme et qui provient du fait que des joueurs de foot de très bon niveau, d’origine étrangère et ayant gardé les deux nationalités, repartent dans leur pays après avoir été formés par un club français qui a assuré le coût de leur formation.
    Il semblerait que le problème des quotas ait été évoqué à l’origine,à ce sujet (ce qui n’exclut pas d’autres dérives ensuite).
    Cela dit l’adoption de quotas ne résoudrait rien dans ce cas. Il serait plus simple de faire signer un engagement comme celui que signent les élèves de Polytechniue ou de Normale Sup. de servir pendant dix ans l’Etat qui leur a payé leurs études dans ces écoles qui sont gratuites, ou alors, s’ils ne restent pas au service de l’Etat, de rembourser le coût de cette formation. Cette mesure s’est toujours avérée efficace et permet de recruter de façon satisfaisante pour les besoins de la nation.

    Mais je voudrais profiter de cet article pour parler des quotas.
    Nos dirigeants -sauf le général de Gaulle - sont toujours en admirations devant les USA, de même d’ailleurs que les patrons des grandes entreprises, et ils cherchent à copier les usages et modes de ce pays, sans se soucier si cela est adapté à notre mentalité. Pire encore ils essaie d’importer en France les méthodes américaines lorsqu’elles sont périmées et que les américains sont en train de les abandonner.
    C’est le cas des quotas.
    Il y a 20 à 30 ans les quotas commerciaux ont été très à la mode aux Etats Unis et donc importés en France et c'est devenu une méthode courante de management des “vendeurs” auxquels on impose des “quotas minima de vente”  et une part importante de la rémunération dépendant de ces résultats.
    Le résultat a été excellent à court terme et catastrophique à long terme.
    Les vendeurs ont fait tout et n’importe quoi pour augmenter leur ventes et  ont vanté à outrance leurs produits, les ont vendus pour des fonctions auxquelles ils n’étaient pas destinés (voir par exemple le médiator comme coupe-faim) et finalement si les ventes ont été su le moment très stimulées, à terme les acheteurs se sont éloignés de l’entreprise en laquelle ils n’avaient plus confiance.
    En outre, dans les périodes plus difficile, imposer aux vendeurs des quotas trop élevés a crée une atmosphère tellement stressante qu’elle a entraîné des dégradations importantes parmi les personnels.
    L’entreprise en a souffert à long terme et, de même que les primes de rendement basés sur des taux moyens de fabrication ont été abandonnées dans l’industrie, les quotas de vente sont aujourd’hui, maniés avec beaucoup plus de précaution, sous forme d’objectifs, liés à des conditions de moyens et d’environnement.

    Mais nos gouvernants actuels n’ont pas l’expérience des entreprises, et notamment monsieur Sarkozy a cru que les quotas étaient un moyen facile d’imposer à tous sa toute-puissance.

    Certes il y a des cas où les quotas peuvent paraître utiles. Prenez le cas de la pêche qui définissent pour chaque espèce de poisson des seuils de capture, fixant la limite du nombre de poissons autorisés à être pêchés..

    La pêche intensive pratiquée depuis des années a épuisé les stocks de poissons, dont la survie est massivement menacée. Thon rouge, cabillaud, hareng, plie, merlan, on ne compte plus les espèces de poissons en voie de disparition, Il est donc impératifs de protéger nos ressources pour l’avenir et la persuasion et l’information ne suffisant pas, il faut bien mettre sur pied des moyens de répression éventuelle. C’est à la fois une question de survie des poissons et des pêcheurs.
    Mais ces quotas il faut les fixer et il faut donc faire des prélèvement, des comptages pour “estimer” la population des diverses espèces et évidemment les résultats sont sujets à contestation.

    Le problème de la plupart des quotas, c’est justement la difficulté de leur fixation : un cas flagrant : les études de médecine et des professions de santé.
    Autrefois les programmes et examens de médecine étaient les mêmes dans toute la France d’où une formation uniforme. Les concours n’intervenaient qu’au bout de quelques années (externat, internat), ce qui permettaient à ceux qui n’avaient pas la vocation de changer de voie.
    Aujourd’hui chaque faculté a une certaine autonomie de programme et un concours extrèmement sélectif intervient en fin de première année, sur des étudiants qui sortent à peine du bac et ne sont pas habitués aux études supérieures. Il y a pour chaque faculté un quota de reçus.
    Cette méthode est profondément injuste car on constate que par rapport au nombre de candidats la proportion de reçus oscille entre 1/5 et 1/10 selon les endroits et rien ne garantit que le niveau est le même d’une fac à l’autre et donc que ceux collés à un endroit, ne seraient pas reçus en un autre.
    Sans compter que la sélection est de plus en plus élitiste et basée de moins en moins sur le souci de soigner autrui, le mérite et la rigueur intellectuelle, mais à la capacité de la famille de l'étudiant à payer des études "chères".
    Autrefois les médecins, les infirmières, apportaient une aide précieuse aux pauvres gens . Certaines des étudiantes m’ont rapporté des scènes qui montent que ce souci du prochain se perd aussi peu à peu.
   
    Un autre problème flagrant de difficulté de fixation des quotas, alors que la “cause” est  louable : les gaz à effet de serre, le changement climatique et les besoins énergétiques, l'égalité homme femme.... Ce quota est il réaliste ?
    Tous les quotas fixés dans ce domaine sont irréalistes : que ce soit les rejets de CO2, les normes sur les constructions irréalisables dans la pratique, le fait que l’on se préoccupe des constructions neuves alors qu’il faut cent ans pour renouveler le parc immobilier ancien ....
    Ce qu’il faudrait ce ne sont pas des quotas, mais de très nombreuses études (réalistes et non utopiques), à court, moyen et long terme, pour faire évoluer nos techniques de construction, de production d’énergie, et nos habitudes de vie.
  Je trouve normal qu'on recherche une égalité homme-femme, mais le quota 1:1 n'est pas toujours réaliste Il est irréalisable si la population de départ -qui est la ressource - est très disproportionné, et puis est ce toujours souhaitable ? Les métiers où il faut exercer beaucoup de force sont plus adaptés aux hommes et ceux où il faut être très soigneux et précis mieux adaptés aux femmes.

    http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/1950444378.jpgL’autre problème des quotas, ce sont leurs effets pervers.
    Deux cas sont flagrants : la police et l’immigration

    Les quotas donnés à la police sont absurdes, car pourquoi y aurait il la même proportion de délinquant et de délits dans toutes les régions et agglomérations; déjà les prémices sont faux.
    Les conséquences sont dès lors néfastes car dans certains cas les quotas ne peuvent être atteints qu’en transformant de petites infractions en délits et cela devient la chasse aux petites infractions : un de mes amis dimanche dernier a eu une amende pour avoir été à 133 km/h sur autoroute. Je défie qui que ce soit, policier ou pas, de savoir sans régulateur, maintenir une vitesse à au moins 5 km/h près et il faut quand même regarder plus souvent la route que son compteur.


    Le problème de l’immigration est bien plus complexe.
    Il est certain qu’il faut mettre des limites, car l'immigration clandestine, même si on aurait envie de faire plaisir à tout le monde et d'accueillir tout le monde, n'est pas possible parce que cela pèserait encore sur les conditions de travail et de vie des gens déjà les plus défavorisés de notre société.
    Mais quand j’entendais dire à monsieur Hortefeux que «la France offre un titre de séjour à 3271  informaticiens indiens et 514 ingénieurs chinois», j’ai l’impression qu’on ne réfléchit guère aux aspects pratiques et que tout n’est fait que  pour faire du vent et des “annonces”.
    Fixer des quotas de main-d'oeuvre immigrée par profession ou par métier, c'est facile à dire mais difficile à mettre en oeuvre. Ce ne sont pas les gouvernements qui décident de l'évolution de la situation économique et des besoins des entreprises. Au niveau de l'entreprise, ces besoins sont déjà difficiles à estimer à moyen terme, mais au niveau agrégé, c'est encore plus délicat et il faudrait organiser des réunions de concertation avec les employeurs, les milieux syndicaux, à l'échelon national et régional.. En admettant ensuite qu'un gouvernement estime avoir besoin de 1 000 ou 2 000 ingénieurs, il faut qu'il soit capable de préciser quelles seront leurs conditions de travail, où ces personnes vont travailler, leur salaire et d’autre part il faudrait se concerter avec les pays concernés pour savoir s’ils sont d’accord pour fournir les contigents définis.
De plus toute politique qui ne prendrait pas en compte la migration familiale ne peut pas espérer développer l'immigration de travail.
    Par ailleurs, fixer des quotas élevés, même si cela correspond à des besoins, passe mal dans l'opinion, surtout en période de chômage, ces quotas étant perçus comme le recours à une immigration de travail au détriment des français.
    Quant à la fixation de quotas maximaux d’immigration, monsieur Sarkozy souhaitant “que nous arrivions à établir, chaque année, après un débat au Parlement, un quota, avec un chiffre plafond d'étrangers que nous accueillerons sur notre territoire” est sans doute nécessaire, mais cette politique si elle n’examine pas les situations au cas par cas et si elle passe par une traque sans faille des clandestins (qu'il n'est pas question, au moins officiellement, de régulariser), cela risque d’aboutir à des catastrophes comme le suicide par défenestration d’une jeune chinoise, jeudi dernier 28 avril.

Mercredi 4 mai 2011 à 8:07

Animaux

Un peu de repos de notre cerveau aujourd'hui et quelques images de cohabitation entre animaux :

Un chien fraternise parfois avec un petit sanglier

http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/chiensanglier1.jpg







On s'amuse bien ensemble,






http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/chiensanglier2.jpg






on court tous les deux à perdre haleine,




http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/chiensanglier4.jpg








on discute sérieusement en se promenant,







http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/chiensangler5.jpg








finalement on s'aime bien,







http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/chiensanglier3.jpg






mais dans un couple on s'engueule aussi parfois,






http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/chienpetitcochon.jpg







et même on aime  bien un petit cochon,







http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/chienporc2.jpg








qui grandit bientôt









http://lancien.cowblog.fr/images/Chats1/chatporc.jpg







Quant au chat il préfère la suprématie !

Mardi 3 mai 2011 à 8:11

Enseignement, école, fac

http://lancien.cowblog.fr/images/images/surdoue.jpg

   L’enchaînement des événements de la vie est toujours quelque chose de bizarre.
    Je pars en Bretagne et j’ai , ce qui est normal, de nombreux mails au retour de ce séjour d’une semaine.
    Parmi eux, trois me parlent d’enfants surdoués, alors qu’avant mon départ deux autres correspondantes m’en avaient parlé et que cela faisait plus d’un an que je n’avais pas abordé le sujet. (15 février 2010)
    Alors j’ai envie de parler à nouveau des surdoués.

    Mais très peu sous l’angle de la neurologie, car on ne sait pas bien la raison de la différence entre les cerveaux des surdoués et ceux des enfants moins précoces.
    Plusieurs hypothèses semblent possibles :  
  
        -   un nombre de mémoires tampon plus élevé de telle sorte que le cerveau peut retenir à court terme et travailler sur davantage de données.
        - une myélinisation plus rapide de telle sorte que la vitesse de transmission de l’influx nerveux atteint plus vite sa rapidité définitive.
        - paradoxalement une diminution plus rapide du nombre de connexions, mais qui aboutit en fait à une meilleure utilisation, avec moins d’énergie, de celles qui ont été conservées.
        - une meilleure prévision des conséquences de ses actes par le cerveau préfrontal qui est mature plus rapidement.
        - des phases de sommeil paradoxal plus importantes et un mouvement des yeux pendant ces phases deux fois plus rapide. Cela correspondrait à une capacité inconsciente à organiser, pendant ces phases de sommeil, les informations emmagasinées durant l'éveil.
        - peut être une utilisation plus imporatant de l’hémisphère droit et des modes visuo-spatiaux, mais par contre un moindre recours aux méthodes déductives.
    Ce qui est certain à la lumière de ces hypothèses, c’est que les enfants en cause ne sont pas des génies, mais des enfants précoces, qui sont plus proches de l’état adulte que leurs camarades et donc à âge égal, ont davantage de possibilités intellectuelles, mais la différence s’atténuera lorsqu’ils atteindront l’âge adulte.

    Je rappellerai qu’on appelle surdoué, sans doute de façon trop simpliste,  un enfant qui vers 9 à 10 ans obtient aux tests de QI classiques (les échelles de Wechsler Wisc de 6 à 17 ans), un score supérieur à 135/140 et souvent de l’ordre de 145/150. (en principe environ 2% de la population a un QI supérieur à 130)
    En plus de ces capacités intellectuelles de compréhension, on s’aperçoit que, très jeunes, ces enfants sont très éveillés, attentifs et émotifs. Certains ont un développement moteur avancé. Leurs repères spatiaux et temporels sont plus vite acquis.
    En grandissant, ils développent une grande sensibilité, s'imprégnant de tout ce qui se produit autour d'eux. Ils sont très vigilants, lucides, empathiques (perméables aux sentiments d'autrui), ils ressentent la joie et la tristesse avec davantage d'intensité. Ils analysent les conversations des adultes et conversant avec eux, peuvent comprendre des concepts difficiles et acquérir un vocabulaire étendu.
        Un enfant précoce ou surdoué lit beaucoup, sa mémoire, sa créativité ou son imagination sont souvent très développées, de même que la flexibilité de la pensée ou l'élaboration de la réflexion. Ces enfants sont généralement attirés par les adultes ou par les enfants plus âgés qu'eux. Enfin, ils posent souvent de nombreuses questions et ont une grande curiosité intellectuelle.
    Un enfant précoce ou surdoué a certainement certaines prédispositions génétiques ou du moins innées.
    Mais le rôle des parents, de l’éducation et de l’instruction est fondamental.
        Si les parents et les grands parents s’occupent beaucoup de cet enfant, lui apprennent à parler relativement tôt, conversent avec lui, répondent à ses questions, ses facultés se développent tout jeune.
    Si à partir de 4 ans, on lui apprend à lire et à écrire puis à compter et à effectuer les quatre opérations, qu’on le fait dessiner et acquérir des repères spatiaux, il va lire beaucoup et acquérir du vocabulaire et des facultés logiques et de calcul, souhaiter développer ces notions par curiosité et donc se perfectionner en mathématiques très élémentaires et en vision spatiale.
        Rien d’étonnant qu’à 8 ou 10 ans, si on lui fait passer un test de QI, basé sur la logique, le calcul, la représentation spatiale et la connaissance de la langue, qu’il ait un score très élevé. Il n'est pas super-intelligent, il est simplement entraîné et a eu une " éducation précoce".
    C’est un enfant qui avait certes des facilités et de grandes prédispositions, mais qu’on a surtout formé avec temps, attention et amour, et qui a développé son esprit et son intelligence par l’exercice, et à qui en plus, cela plaît de le faire, et qui donc, a pris l'habitude de travailler, sans que cela lui en coûte.
        Mais c’est un enfant tout à fait normal et pas une bête de cirque, comme l’on voudrait nous le faire croire aujourd’hui (les médias et les psys, mais aussi quelques parents!).
    Pour beaucoup de jeunes surdoués que j’ai connus, ceux qui ne se sentait pas bien était souvent ceux à qui on avait trop dit qu’ils étaient surdoués et donc ils se voyaient comme anormaux, ce qui est totalement faux.

    Quand j’étais jeune, il y avait rarement problème.
    On faisait démarre l’enfant en CE2 ou même en CM1, ou sinon on lui faisait ensuite sauter une classe, une ou deux fois.
    De la sorte il trouvait suffisamment de difficulté à apprendre et ne s’ennuyait pas et il était au contact de camarades plus âgés mais de son niveau d’âge intellectuel.
    Les professeurs veillaient à ce qu’il ne décroche pas par ennui, lui donnaient parfois un complément d’exercice plus difficile, ou, chose plus astucieuse et efficace, le chargeaient d’expliquer et de soutenir les élèves les moins doués de la classe, ce qui lui permettait de découvrir que ce n’est pas si facile que cela d’expliquer simplement (il faut avoir parfaitement compris) et c’était un exercice très formateur pour lui aussi.

    Aujourd’hui c’est assez catstrophique.
    Très souvent les parents ont mis dans la tête de l’enfant que c’est un génie et qu’il n’a pas besoin de travailler pour comprendre et réussir, ce qui est faux.
    Surtout on refuse de faire sauter des classes à cet enfant  car il faut ajourd’hui rentrer dans le moule de “l’égalité des chances” , ce qui est une déformation aberrante de ce principe.
    Il suffit alors d’un problème supplémentaire (parents très occupés, divorce, camarades désagréables, problèmes de santé ....), pour que l’enfant bascule dans des difficultés importantes, et cela d’autant plus que c’est un enfant très sensible, très empathique et très lucide, envisageant les risques et donc les possibilités d’échec, échec auquel les surdoués sont plus sensibles que les autres.
    Cette conscience de tous les instants peut paralyser les enfants surdoués. Leur esprit porté vers l'abstraction est également souvent fasciné par la mort, ce qui est une source d’inquiétude et de stress.
    Ils disposent en général de beaucoup plus d’informations, car leur esprit en recueille davantage sur tout sujet qu’il aborde, et cette masse d’information à traiter peut perturber par toutes les questions qu’elle pose.
   
        Certes, de nombreux enfants surdoués dominent cette angoisse et obtiennent des résultats brillants dans leurs études. Mais parfois aussi, l'enfant s'engage dans un dangereux repli sur soi et ne réussit plus en classe.
        La peur de mal faire est sans doute la source de certains résultats médiocres à l'école, par crainte de ne pas donner aux parents l’image que les parents ont inculqué à l’enfant de génie qui doit réussir..
    L’attitude de retrait résulte vraisemblablement de la peur d'être jugé par les autres enfants.
    Parmi les surdoués que j’ai connus depuis quelques années, la plupart de ceux qui avaient des problèmes, s’étaient exclus eux mêmes des groupes qui les entouraient, en s’estimant trop différents d’eux.
    J’ai développé ces points dans un article du 17/2/2010.

    Cela dit je connais plusieurs jeunes surdouées qui ont parfaitement réussi, certes avec plus ou moins de problèmes et cela en fonction de la façon dont les parents et les professeurs s’occupaient d’eux.
    Parmi ces jeunes que je connais depuis plus de 5 voire 6 ans, l’une est à Normale Sup sciences, l’autre à Normale Sup lettres, deux sont au milieu de leurs études de médecine, une en pharmacie et la dernière à l’ENA.
    Et j’en ai connu d’autres plus récemment qui réussissent aussi parfaitement.
    Mais toutes ont un point commun : elles ne reculent pas devant l’effort et le travail, bien qu’elles arrivent à comprendre plus vite que les autres et de plus ont une grande curiosité intellectuelle. Elles ont aussi une grande sensibilité, que souvent elles répugnent à montrer, mais qui les rend plus vulnérables aux problèmes personnels ou de leur environnement, qu'elles analysent avec lucidité et clairvoyance, ce qui heureusement les aide à les surmonter, à condition d'en avoir la volonté et le courage.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/douanceahpjeannesiaudfacchinadultesurdoueclipimage002.jpg



   
Par ailleurs la simple référence au QI est trop simple, et  elle cache des enfants surdoués de natures très différentes et en fait il faut un bilan psychologique beaucoup plus fouillé pour séparer les diverses catégories et notamment ceux qui risquent le plus de rencontrer des problèmes.

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast