Jeudi 30 juin 2011 à 11:26

Biologie, santé.

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   Certain(e)s d’entre vous m’ont de nouveau demandé ce que je pensais des intoxications alimentaires.
J’avais fait un article sur e-coli et un autre sur les steak hachés et je vous renvoie à ces articles.
    Aujourd’hui j’insisterai surtout sur l’imprudence et le manque de bon sens de certaines personnes qui peut les conduire à la catastrophe et que de nombreux médecins dénoncent actuellement.

    Les intoxications par l’e-coli hémorragique à Bègles, près de Bordeaux, semblent dues, d’après ce que disent les médias, à l’absorption de graines germées, graines que la municipalité aurait achetées dans un jardi-land (magasin de plantes et fleurs et jardinage, ), des parents d’élèves qui les auraient faites germer dans une atmosphère humide au dessus de 35d° et à l’absorption de ces graines germées utilisées comme décoration sur des assiettes de soupe, lors d’une fête scolaire.http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/images.jpg
    Les jardineries ne sont pas des magasins alimentaires et donc ne sont pas tenus de faire des analyses bactériologiques sur leurs produits.
    Ce qu’ils vendent peuvent avoir été en contact avec des bactéries provenant d’excréments d’animaux.
    Mais dans l’agriculture biologique, si l’on ne se sert plus d’insecticides et engrais chimiques, plus ou moins toxiques, on se sert d’engrais “naturels” et le risque est le même, mais certaines analyses sont faites, mais ne concernent que des échantillons prélevés.
    Des produits peuvent être accidentellement contaminés par quelques bactéries. Dès lors faire germer des graines vers 37 d°C, température à laquelle l’é-coli se reproduit toutes les 20 minutes, est une aberration dangereuse.
    Consommer des graines germées est donc une action dangereuse pour la santé en raison du risque non négligeable d’infection.
    Les médecins l’ont toujours dit et recommandent de ne manger de telles graines que cuites au dessus de 70 d°C.


http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/61034328.jpg    Une autre aberration dénoncée par le corps médical est de nourrir les nourrissons, plutôt qu’avec le lait maternel ou le lait maternisé, avec du lait de soja, de châtaignes..., produits que l’on trouve en grandes surfaces.
    Je cite un extrait d'un article paru dans la presse :
    “Lors d’une conférence de presse hier, les pédiatres se sont inquiétés d’un effet de mode qui pousse les parents à donner à leur progéniture du lait de soja, d’amande, de riz, de brebis ou de jument.
    Or ces laits sont inadaptés aux besoins des enfants de moins de trois     ans, explique le Pr Patrick Tounian, pédiatre nutritionniste et secrétaire général de la Société française de pédiatrie.  Jusqu’à un an, nous recommandons de donner du lait maternel ou maternisé. Entre 1 et 3 ans, nous préconisons le lait de croissance, enrichi en vitamines, fer et acides gras essentiels ». Même le lait de vache est déconseillé aux enfants de moins de 3 ans, rappelle-t-il, car il ne contient pas assez de fer.”


    .D’une part nos organismes occidentaux ne sont pas à même de digérer aussi bien le soja que les organismes asiatiques, qui par contre digèrent mal le lait de vache.
    D’autre part si le soja contient des protéines végétales, il renferme moins d’acide gras, ce qui peut être nbénéfique pour des personnes ayant tendance à grossir, mais constituent une carence grave chez l’enfant.
    Ces laits contiennent pas ou moins de calcium, pas de fer,  et de plus le soja est soupçonné de contenir des produits oestrogènes. Par ailleurs il ne contient pas la flore intestinale que contiennent les laits animaux et qui est nécessaire à l’intestin humain. (lactobacillus).
    Enfin ces laits végétaux ne sont pas “uperisés” comme les laits de vache et sont souvent obtenus par fermentation. Des bactéries pathogènes peuvent donc s’y développer et causer des intoxications encore plus dangereuses chez le jeune enfant.
   
    Nota l: ’upérisation est un procédé de stérilisation destiné à tuer les germes microbiens, qui ne va pas jusqu’à l’ébullition et est souvent pratiqué par injection de vapeur. Il est synonyme de pasteurisation, les aliments étant portés à une température en général comprise entre 75 et 90 d°C et refroidis ensuite et conservés en réfrigérateur pour éviter une multiplication des quelques germes qui auraient pu survivre.

Mercredi 29 juin 2011 à 12:06

Sculpture, musées, peinture

Un dernier article sur les sculptures de Jean-Pierre Auger, que vous avez l'air d'apprécier.
Il s'agit cette fois,  toujours de sculptures métalliques, mais d'inspiration plutôt religieuse.


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Mardi 28 juin 2011 à 7:56

Divers

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Lili00

a écrit un commentaire qui me pose des questions auxquelles il faudrait que je lui réponde personnellement.
Mais elle ne m'a laissé aucune adresse et l'annuaire de Cow ne permet plus, à partir d'un pseudo, de retrouver l'adresse d'un blog et d'utiliser contacter l'auteur.
Lili, ,peux tu me donner un moyen de t'écrire ?

Mardi 28 juin 2011 à 7:51

Absence et retour

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   Je pars aujourd'hui pour deux mois à Saint Colomban , en Bretagne, près de Carnac.
   Je publie quelques photos de son marché du dimanche.

    En principe j'aurai là bas internet et donc mon blog devrait continuer.
    Mais il faut toujours prévoir une interruption possible de quelques jours, aussi ai-je mis des articles en programmation de publication.
    Par contre la réponse aux mails que je reçois seront alors en retard

    Bonnes vacances à tous
.

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Lundi 27 juin 2011 à 7:03

Energie, nucléaire, économies

     J’ai déjà fait plusieurs articles sur l’énergie et la production de gaz à effet de serre du 9 au 16 septembre 2009.
    Je serai donc plus bref pour essayer de faire le point en un seul article sur les moyens de production d’énergie électrique utilisables.


    Je rappelle d’abord les proportions de demande énergétique en 2009, et la répartition des méthodes de production d’électricité.
    On voit que les énergies fossiles productrices de CO2 représentent 81% de la demande globale, et  encore les 2/3 en matière de production électrique.


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   Or la demande énergétique est en très forte augmentation, même dans l’hypothèse où les pays occidentaux diminueraient leur consommation du fait de la demande des pays tels que la Chine et l’Inde ou l’Afrique.
    Par ailleurs la diminution des réserves de pétrole et de gaz amènera une demande croissante de chauffage et de véhicules électriques, donc de production d’électricité. La demande en énergie électrique augmentera fortement dans les 20 prochaines années même si nous faisons un très gros effort d'économie d'énergie (auquel je ne crois qu'à moitié, notamment de la part des américains).

    Comment faire face à cette demande croissante ? Ce que nous savons faire, ce sont les procédés utilisant charbon, gaz et pétrole, le nucléaire et l’hydroélectrique, mais cette dernière voie étant déjà très exploitée et donc ne pouvant énormément se développer.
    Le rêve des écologistes est le développement des énergies dites renouvelables : biomasse, éolien, solaire. ( je ne parlerai pas du géothermique ni des usines marémotrices, car si ces méthodes peuvent être localement importantes, elles sont peu généralisables).

    La biomasse concerne essentiellement le bois, les biocarburants et l’utilisation de déchets.
    Le bois est une source d’énergie intéressante, très utilisée dans certains pays tel par exemple le Canada. Mais ces mêmes pays ont appelé l’attention sur les émissions autres que celles de CO2, qui ont des inconvénients notamment des poussières, des goudrons et de l’oxyde nitreux N2O qui est un gaz à effet de serre. L’oxyde de carbone CO très toxique, n’est pas un problème important, sauf dans la pièce elle même de combustion, car dans l’atmosphère, il se transforme en CO2.
    Les déchets de bois, les “granulés” de sciure sont des compléments énergétiques intéressants.
    Mais quand on tient compte de l’émission de CO2 due à la combustion, du pouvoir calorifique moins élevé (le tiers) et de la déforestation, le bois ne fait pas gagner beaucoup en matière de gaz à effet de serre, par rapport au fioul et surtout au gaz.
    Mais il est certain que des pays comme le Canada qui disposent de forêts immenses ont intérêt à se chauffer au bois plutôt qu’au fioul, au gaz ou au charbon, à la fois au plan économique et écologique.
    La pub plus ou moins exacte nous a fait croire que les “biocarburants sauveraient la planète.   
    Il faut se rappeler que ce sont des produits carbonés mais ils sont cependant  intéressants, car indépendants du pétrole, et pour autant que leur production n’entre pas en compétition avec la biomasse alimentaire (ce n’est pas encore le cas aujourd’hui pour les carburants dits de première génération éthanol, biodiesel).
    C’est  la  raison  pour  laquelle  il  faut  développer  les  carburants  de  deuxième  génération  utilisant  la biomasse lignocellulosique (bois, déchets de bois, taillis à pousse rapide, paille, etc.). En apportant de l’énergie de l’extérieur, notamment sous forme d’hydrogène, on peut doubler ou tripler le rendement à l’hectare par rapport aux biocarburants de première génération, sans concurrencer la production alimentaire.
    Le brûlage de déchets, notamment ordure peut être un complément intéressant pour le chauffage urbain. Elle pourra peu à peu nous permettre de nous passer du pétrole, par exemple pour remplacer le kérosène des avions
    Mais en définitive la biomasse n’apportera pas de solution au plan de la production d’électricité.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/caricaturevaches.jpg    L’éolien est le cheval de bataille de beaucoup d’écologistes.
Peut il prendre en charge une production électrique importante.?

    Les éoliennes transforment l’énergie mécanique du vent en énergie électrique. Leur production est soumise aux aléas météorologiques, elle est donc
intermittente. Quand il n’y a pas assez de vent (moins de 3 m/s), l’éolienne ne fournit pasd’électricité, quand il y en a trop (plus de 25 m/s), elle se met en rideau pour éviter d’être endommagée.
    On ne sait pas stocker l’énergie électrique produite et donc les autres sources d’énergie doivent s’adapter aux caprices du vent. Celles qui peuvent facilement changer de niveau de production sont les centrales utilisant les produits fossiles, gaz notamment, émettrices de CO2.
    La puissance d’une éolienne est faible de l’ordre de 1,5 Mw, alors qu’un réacteur nucléaire produit 1,5 Gw. Il faut donc environ 1000 éoliennes pour remplacer une centrale nucléaire.
    Enfin le coût actuel de l’électricité produite est masqué par les subventions que paye actuellement le contribuable en France.
    Le coût complet de l’éolien est composé du coût initial d’investissement relativement élevé, (achat de l’éolienne, génie civil, raccordement au réseau de
distribution) et du coût de maintenance auxquels il faut ajouter les coûts externes générés par l’intermittence de ce mode de production.
    Un rapport de l’Institut Montaigne estime que le coût de l’éolien devrait être de l’ordre de 163 € par kW et par an et que si l’objectif de Grenelle était atteint (25 GW d’éolien, soit 16 000 éoliennes), cela entraînerait par rapport à une production classique un surcoût de un milliard par an d’ici 20020 et 2,5 milliards par an au delà, par rapport à une production classique charbon ou nucléaire.
    L’éolien est donc une source complémentaire possible, mais intermittente et chère, nécessitant des centrales à gaz pour compléter ses arrêts. Elle ne peut prendre en compte une progression importante de la demande ou le remplacement des énergies fossiles et nucléaires, car il faudrait des centaines de milliers d'éoliennes, qu'on ne saurait où mettre et des centrales à charbon ou à gaz pour palier l'absence de vent.

    Une autre filière intéressante est le solaire.
    Le solaire thermique, c’est à dire l’échauffement d’un fluide par le soleil dans des tubes est, couplé à une pompe à chaleur, une solution d’avenir pour la production d’eau chaude sanitaire dans les maisons individuelles. Elle est beaucoup plus compliquée et onéreuse à installer dans des immeubles collectifs.
    Le solaire photovoltaïque fait grand bruit grâce aux subventions gouvernementales accordées, qui en masquent le coût.
    Le rendement des cellules est en effet très bas.
    En fait avec la génération actuelles de capteurs, il n’est absolument pas rentable, même dans une maison individuelle, le kwh produit étant environ dix fois plus cher que l’électricité nucléaire.
    Pour la production d’une électricité collective dans une centrale, il faut une quantité énorme de panneaux et donc une superficie prohibitive.
La plus grande centrale actuelle située au Portugal, a une puissance de 62 Mw, et comporte 350 000 panneaux solaires sur une surface de 114 hectares.
    On peut donc garder ce chiffre en tête : pour produire les 1,5Gw d’une centrale nucléaire, il faudrait environ 1000 éoliennes et  8 700 000 panneaux solaires sur une surface de 2700 ha.
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    Les cellules photovoltaïques actuelles sont donc d’un rendement trop faible pour une production électrique de masse intéressante, tant en coût qu’en surface nécessaire.
    On espère que les cellules de troisième génération permettront d’améliorer le rendement actuel, trop bas pour être vraiment intéressant. Mais le solaire, s'il permettra de subvenir aux besoins de maisons individuelles, et peut être d'immeubles en matière de climatisation et de besoins sanitaires (à condition de gros progrès et de l'associer à des pompes à chaleur - je ferai un article sur elles), jamais le solaire ne permettra la production de masse d'électricité car il faudrait couvrir toute la surface de la terre de capteurs, dont le rendement photoélectrique par m2 ne sera jamais bon. Par ailleurs, comme pour l'éolien, la production est intermittente et aujourd'hui on ne sait pas stocker en grande quantité l'énergie électrique.


    On peut aussi retenir les chiffres suivants du Commissariat au Plan  sur le coût en milli euros du kWh :
            Nucléaire    Charbon    Gaz   Pétrole    Eolien    Solaire
                   33              37          36         60         61          450

    soit          1               1,1        1,09       1,8       1,8         13,6



    En définitive, on s’aperçoit que malheureusement, si le développement d’énergies renouvelables est souhaitable, elles ne pourront pas suppléer les modes de production d’énergie classique, compte tenu des besoins très importants, de leur coût et des contraintes d’utilisation.
    En matière de production électrique de masse (des milliers de GW), seules les centrales nucléaires, charbon et gaz sont utilisables dans les prochaines décades et malheureusement les deux dernières produisent du CO2.

    La décision de l’Allemagne de fermer ses centrales nucléaires n’est pas pénalisante au plan économique, mais elle l’est au plan climatique car elle n’a guère d’autre solution que de faire de nouvelles centrales à lignite. Et l'Italie risque d'avoir le même problème. La Chine et l'Inde développent par contre de façon importante, charbon et nucléaire, car il leur faudra faire face à une demande qui va doubler dans les 30 prochaines années.
    Les USA hésitent car ils n'ont pas les mêmes problèmes que nous. Ils n'ont ni l'intention de diminuer leur consommation électrique, ni celle de diminuer leur production de CO2. Ils "achèteront des droits en CO2" à l'Afrique ! Donc ils construisent des centrales à charbon et à gaz. L'éolien ne les intéresse pas mais le photovoltaïque si et ils font effort dans ce domaine, car ils ont de grands déserts  où il y a de la place au soleil, ce que nous n'avons pas en Europe. Et ils ont une conception différente des dépenses financières et pour eux le fait que, compte tenu du mauvais rendement de transformation photon-électron, on restera toujours à un prix environ 5 fois supérieur aux autres énergies, ne les effraie pas (actuellement c'est un facteur 13, masqué par une politique de subvention par les contribuables !).

    Qu'on soit pour ou contre le nucléaire, nous n'avons pas d'autre solution que le charbon, le gaz ou le nucléaire à l'horizon 2050 pour satisfaire les besoins énergétiques et il faudrait par ailleurs poursuivre un très gros effort de recherche pour mettre au point des solutions valables de substitution.

    Dans le domaine climatique, par ailleurs, nos dirigeants n’ont pas l’air de se rendre compte que plutôt que de développer à grands frais et à coup de subventions l’installation accélérée des filières solaires et éolienne, on ferait mieux de favoriser la recherche dans le solaire et la biomasse, et  l’installation de pompes à chaleur ou l’isolation de bâtiments anciens, mesures qui permettraient des diminutions d’émissions de CO2 équivalentes à un coût moindre pour la collectivité.   

   
Toutefois je ne vous ai pas parlé d’une autre source à long terme d'énergie renouvelable, propre et sans danger, l’énergie de fusion nucléaire, qui ne sera disponible qu'après 2050 au plus tôt. Je pense faire prochainement deux ou trois articles sur le projet “ ITER ” et je ferai également un article sur une énergie propre du futur, l'hydrogène associé aux piles à combustible, à l'horizon 2030.

Dimanche 26 juin 2011 à 9:33

Energie, nucléaire, économies

    Je voulais vous parler aujourd’hui de la sécurité des centrales nucléaires.
    Je ne reviendrai pas sur leur principes, je vous renvoie à ce sujet à mes articles du 17 mars au 8 avril 2011 sur l’accident au Japon et des 19 et 20 septembre 2009 sur les réacteurs.


    Je rappellerai seulement qu’on peut ramener les types de réacteurs en service à trois filières :

        - celui où le modérateur est du graphite et le fluide caloporteur de l’eau bouillante. Environ 3,5% des réacteurs dans le monde, les réacteurs russes notamment et ceux de Tchernobyl. Ces réacteurs sont moins stables et plus difficiles à contrôler et la filière a été abandonnée
        - celui où le modérateur et le caloporteur sont de l’eau bouillante.
C’est la filière américaine et environ 23 % des réacteurs, dont en particulier les réacteurs japonais. L’inconvénient est que l’eau bouillante de transport de la chaleur mais aussi de refroidissement du réacteur, sort de la cuve où est enfermé le coeur, pour aller dans les turbines, ce qui crée des risques de fuite, comme on l’a constaté au Japon et fait passer de l’eau éventuellement contaminée dans les turbines et leur circuit..
        - celui où le modérateur est de l’eau sous pression et le caloporteur de l’eau. C’est la filière française et 67% environ des réacteurs dans le monde. Il y a un circuit dans la cuve avec un échangeur de température étanche qui transforme l’eau du circuit secondaire en vapeur, qui alimentera les turbines. Les risques de contamination et de fuite sont bien moindres.
    La filière française est donc plus sûre au plan des principes de fonctionnement.

    Par ailleurs, alors que les réacteurs russes, bien que peu sûrs, n’avaient pas d’enceinte étanche, les réacteurs japonais une enceinte mais non prévue pour résister à une explosion due à l’hydrogène qui peut se dégager en cas d’assèchement de la cuve, les réacteurs américains et français ont une enceinte solide, qui lors de l’accident de Three Miles Island au début de l’exploitation des réacteurs, a permis d’éviter toute fuite extérieure importante.
    Dans les nouveaux réacteurs type EPR en construction, il y a même une enceinte supplémentaire.

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    Enfin les réacteurs français bien que prévus pour résister à un tremblement de terre, ne sont pas en zone sismique et ne riquent pas l’impact d’un tsunami.
    Avant leur construction et tout au cours de la réalisation, puis pendant le fonctionnement, ces réacteurs font l’objet d’un cahier des charges très détaillé, de consignes de fonctionnement draconniennes et de contrôles réguliers.
    Certes de petits incidents ont lieu, comme dans toute installation ou machine en fonctionnement, mais ils se sont toujours révélés mineurs et n’ont jamais mis en danger l’environnement.
    La probabilité d’un accident grave est donc extrèmement faible, des scénarios et consignes ont été étudiés pour y faire face et l’autorité de Sureté Nucléaire, les laboratoires de mesure et les services de la Protection Civile sont entraînés à y faire face.

    Le principal grief que l’on fait aux réacteurs nucléaires français n’est donc pas le risque d’accident, mais la production de déchets radioactifs.
    C’est effectivement un problème qu’il faut examiner.
    D’abord au plan des quantités.

    L’industrie, les laboratoires produisent des déchets radioactifs, le plus souvent de faible activité, qui ressemblent à des déchets ménagers.
    Mais 85 % des déchets sont produits par le fonctionnement des réacteurs nucléaires et le traitement des combustibles.
    Les déchets radioactifs ne sont pas tous identiques. Ils sont, d’une part, plus ou moins radioactifs en fonction de l’intensité des rayonnements ionisants qu’ils émettent et de la nature de ces rayonnements (alpha, bêta, gamma, X et neutrons). D’autre part, la durée pendant laquelle ils sont radioactifs peut varier en fonction de la période radioactive des radioéléments qu’ils contiennent, période qui définit leur durée de vie.
    On les classe donc en fonction de leur activité radioactive et de la durée de vie de cette radioactivité.
    Les déchets très faiblement radioactifs  proviennent principalement du démantèlement des installations nucléaires ou de travaux d’infrastructure. La radioactivité de ces déchets est extrêmement faible, de courte durée de vie et voisine de la radioactivité naturelle.
    Les déchets faiblement ou moyennement radioactifs à durée de vie courte représentent près de 90 % de l’ensemble des déchets radioactifs. Il s’agit pour l’essentiel de déchets provenant du fonctionnement courant des installations nucléaires (objets contaminés, outils ou résidus miniers...).
    Les déchets faiblement radioactifs à durée de vie longue sont essentiellement des déchets radifères et des déchets graphites. Les déchets radifères, issus principalement du traitement du minerai d’uranium, du démontage et de la récupération d’objets contenant du radium.
    Les déchets moyennement et hautement radioactifs à durée de vie longue contiennent des éléments moyennement et hautement radioactifs, dont la décroissance radioactive peut s’étendre sur plusieurs centaines, voire milliers d’années. Ils proviennent des usines de fabrication des combustibles nucléaires, des centres de recherche et des usines de traitement des combustibles usés issus des centrales nucléaires.
    Ce sont eux qui posent problème, mais, s’ils contiennent 99,96 % de la radioactivité totale, ils ne constituent que 3,8 % du volume des déchets radioactifs en France, soit 600 tonnes par an, soit 10 grammes par an et par habitant.
    Si l’on considère les industries chimiques et métallurgique française (sans parler de l’industrie agroalimentaire), le volume des déchet est un million de fois plus grand, sous forme solide, liquide ou rejets gazeux dans l’atmosphère. La règlementation et les contrôles sont bien moindres que dans le cas du nucléaire et il existe de nombreux cas de pollution dangereuse pour l’environnement.
     Il est curieux de constater que l’on parle beaucoup plus des accidents nucléaires que des accidents dues à la pollution par les dioxine en Italie et en Inde, qui ont causé des dégâts analogues à l’environnement.
    Un tout petit exemple : à 500m de chez moi, des promoteurs ont voulu construire des immeubles à la place d’un grand garage. En creusant  le sol pour installer les parkings, ils se sont aperçu que le garage avait pendant des dizaines d’années et au mépris de la règlementation, déversé les huiles de vidange dans le sol. Il a fallu plus de six mois pour le dépolluer.

    Vous parler des conditions de traitement et de stockage ferait un trop long article, mais si cela intéresse certains lecteurs , je pourrai faire des articles car j’ai eu l’occasion de visiter le centre de la Hague et une installation de stockage sous terre.

    Pour terminer je voudrais parler de l’élimination future de ces déchets.
    Un des déchets gênant par sa toxicité chimique et sa vie radioactive trè
s longue est le Plutonium. Mais il est fissible. Maintenant on sait le séparer et le mélanger à l’uranium dans des barreaux de combustibles (appelés Mox) et on “brûle “ainsi le Pu en le transfromant en produits de fissions.
    Parmi les déchets gênants à vie longue figurent également les “actinides”, (éléments 89 à 103 du tableau périodique, dont font partie l’Uranium et le Plutonium fissibles grâce à des neutrons lents, alors que les autres éléments nécessitent des neutrons rapides.. On arrivera également à utiliser ces produits dans les réacteurs de 4ème génération à neutrons rapides et ils seront donc également détruits.

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    Les éléments pour lesquels on n’a pas encore d’autre solution que le stockage sont essentiellement le Césium 137 et le Strontium 90 dont les périodes sont de 30 ans environ.
    Mais des études sont en cours pour essayer de détruire ces éléments, en essayant de les transformer par bombardement neutonique ou peut être de changer leur période grâce à des monopôles magnétiques.

   
En définitive, je suis toujours étonné du peu de réflexion des français, et des écologistes en particulier, mal informés il est vrai, qui consomment  beaucoup d’énergie électrique ou thermique et ont bien du mal à se restreindre dans ce domaine, qui commencent à se rendre compte que, pour l’évolution de notre climat, il faudrait produire moins de gaz à effet de serre, et qui militent néanmoins pour la suppression de la production électrique nucléaire.
    Je ne suis pas un partisan inconditionnel du nucléaire de fission, mais je constate que l’énergie nucléaire est bien moins dangereuses que d’autres activités modernes actuelles et qu’aucune autre méthode de production d’électricité autre que le nucléaire et les combustibles fossiles , producteurs de CO2, n’est capable de remplacer actuellement ces deux moyens de satisfaire nos besoins.
    C’est ce dont je vous parlerai dans mon prochain article.

Samedi 25 juin 2011 à 8:57

Energie, nucléaire, économies

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     La polémique sur les “concombres espagnols et le colibacille” (ce serait presque un titre de comédie si cela n’avait presque ruiné certains agriculteurs et fait mourir des personnes), m’a inspiré une série d’article sur .... l’énergie nucléaire.
    Ce n’est pas parce que les concombres sont verts, mais parce que la facilité avec laquelle les gens s’affolent sans réfléchir une seconde me navre.
    Et la décision d’Angéla Merkel de supprimer le nucléaire en Allemagne, dictée par de pures raisons électorale, mettra sûrement ses successeurs dans l’embarras au plan énergétique ou climatique.Et l'Italie aura bien du mal à satisfaire sa demande énergétique si elle satisfait les résultats du référendum, qui a été surtout guidé par un sentiment anti-Berlusconi bien compréhensible, mais sans rapport avec la question posée.
    Alors je vais faire quelques articles sur “la peur du nucléaire”, “les problèmes que posent les réacteurs nucléaires”, et les “énergies de remplacement”.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/20110530copie.jpg    Dès qu’on parle énergie nucléaire, la plupart des gens quand ils ne confondent pas avec la bombe atomique, ne pensent qu’à Tchernobyl et à Fukushima, qui ont effectivement été des catastrophes qui ont frappé les esprits, mais que l’on examine émotionellement sans faire appel à la raison.
    La catastrophe de Tchernobyl a été lourde de conséquences en Russie, d’une part parce qu’elle a provoqué un certain nombre de morts, mais surtout parce qu’elle a pollué un territoire important.
    Mais à l’origine, des réacteurs de première génération très peu sûrs, des erreurs absolument impensables dans leur conduite avant l’accident et ensuite pour le maîtriser et ensuite une incapacité totale des pouvloirs publics à gérer la situation au plan de la protection civile. Une partie des morts parmi les personnes intervenues sur le site, et toutes les victimes parmi la population auraient pu être évitées par des mesures de sauvegarde très codifiées dans les pays européens. Un tel accident ne peut se produire dans les pays occidentaux.
    On peut comparer à l’accident d’AZF à Toulouse, où certes il y a eu des négligences de l’industriel en matière de sécurité, mais pas de faute des pouvoirs publics, et qui a fait autant de morts et de blessés immédiats qu’à Tchernobyl.
    Pourtant personne n’a proposé de supprimer toutes les usines de nitrates de France.
    A Fukushima, c’est un cataclysme naturel hors du commun, avec des vagues de plus de 20 mètres qui a détruit les digues et endommagé la centrale.
    Bien  que la crise ait été gérée de façon contestable à certains moments et que les intervenants dans la centrale aient été souvent trop exposés aux irradiations, on ne comptera que deux morts par imprudence parmi eux et aucune victime civile, les doses reçues par la population ayant été négligeables.
    Mais le monde entier n’a pensé qu’au nuage radioactif et a oublié que le tsunami proprement dit, avait fait plus de 20 000 morts et avait tout détruit sur son passage et que le risque à l’extérieur du Japon était nul..
    Quand des pluies torrentielles emportent tout sur leur passage dans une petite ville du midi français , personne ne tremble car personne ne se sent menacé.
    Finalement la peur injustifiée des gens est due à la crainte des effets d’une radioactivité, que le public ne connaît pas, et sur lesquels on a toujours été mal informés de telle sorte qu’on pense être face à un mal mystérieux dont on ne peut évaluer les conséquences. C'est une peur irraisonnée comme celle des araignées, des phasmes ou des souris, face à laquelle on ne réfléchit pas alors que finalement ces petites bêtes ne sont gu§re dangereuses pour nous, comparées à un cobra ou un tigre.

    Réfléchissons un peu de façon logique et objective, au danger du nucléaire en France, en terme d’accidents.
   
    Depuis 40 ans que nous avons des centrales nucléaires, il n’y a jamais eu d’accident grave,
pas un seul mort. De petits incidents de fuites d’eau contaminée et pas de blessures d’origine nucléaire des irradiations minimes.
    Aucune industrie ne peut se vanter de tels résultats : travaux publics 150 à 200 morts par an,  métallurgie une soixantaine, commerce une cinquantaine de décès par accident, industries du bois, des peaux et de la pierre une trentaine, industrie chimique une dizaine, et une soixantaine dans le travail temporaire..........
    En France, on compte 3000 à 4000 décès par accident de la route, mais on n’a pas supprimé les voitures pour autant; on déplore des très nombreux accidents domestiques, qui font de l’ordre de 20.000 morts par an.: 10500 environ par chutes et on n’a supprimé ni les escaliers, ni les échelles, 3500 par asphyxie et on utilise toujours les cheminées et le gaz, générateurs d’oxyde de carbone,
1000 par intoxication, mais on n’a pas proscrit les armoires à produits ménager ou à pharmacie, 1000 aussi par brûlure environ, mais on se sert toujours de cuisinières et de fers à repasser, 400 par noyade et les piscines existent toujours.
    On recense aussi plusieurs milliers d’électrocutions par an dont une vingtaine de morts et on utilise toujours l’électricité.
    Le problème, c’est que ces accidents ne sont pas mystérieux et que l’on pense qu’ils n’atteindront que les autres et pas soi même et qu’on peut les éviter

  
  Ce qui fait peur dans l’énergie nucléaire, c’est qu’on est mal informés, qu’on ne sait pas ce qu’il en est et qu’on se sent impuissant et que l’on ne fait pas confiance aux dirigeants et responsables, quand on voit les énormes erreurs faites par les russes lors de l’accident de Tchernobyl et des erreurs certaines au Japon, malgré des conséquences faibles à coté des autres destructions causées par le tsunami.
    C’est la raison pour laquelle je voudrais vous parler de la sécurité d’une centrale électro-nucléaire d’une part et d’autre part des substituts en énergie.

 

Vendredi 24 juin 2011 à 7:53

Divers

Une de mes filles m’a envoyé des photos assez extraordinaires que je pense que vous apprécierez.
    Une américaine, Joanne Ussary a acheté un vieux Boeing 727 destiné à la casse 2000 $ + 4000 $ de transport.
    Elle a fait complètement rénover l’intérieur et le voisinage à grand renfort de bois pour 24 000 $
    Soit au total 30 000 $ soit 21 000 € (140 000 francs), prix du terrain non compris,  elle a une demeure assez extraordinaire dont la vue est imprenable.
    J'avoue que je suis étonné du coût et je me demande s'il n'y a pas une erreur d'un facteur 10 !!
    Pourtant le site http://www.oddee.com/item_96556.aspx confirme ces prix !

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages3/ATT00004.jpg

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Vue générale de la “maison Boeing”


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la terrasse
dans les arbres, avec l’entrée dans l'avion





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Sur cette image, en haut à gauche, l'entrée vue sous un autre angle
à coté la salle à manger,
au dessous le salon avec la télé,
à coté une salle de bains.


                            et enfin,la chambre et la chambre d’amis et dans le bas de la grande photo, une autre salle de bain dans le poste de pilotage et la cuisine

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Jeudi 23 juin 2011 à 7:56

Enseignement, école, fac

    Ce sera encore un article sur les sujets du bac car un de mes lecteurs (http://justme.cowblog.fr/) m’a adressé deux nouveaux sujets de philo des sections STI, qui m’ont intéressé.
    Merci de me les avoir envoyés, je ne connaissais pas ces sujets.


http://lancien.cowblog.fr/images/images/justicelaxiste.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/mediumLoideMurphy.jpg






















        Est-ce la loi qui définit ce qui est juste?

    Ce sujet m’a beaucoup intéressé, car je ne l’avais jamais traité en classe (pourtant à l’époque on avait une dissertation de philo à rendre toutes les semaines, même en S) et je n’avais pas eu l’occasion d’y réfléchir particulièrement depuis.
    Au départ il paraît simple : que veut dire le mot “juste” c’est être conforme à la loi, aux règles instituées par la société.
    La loi est censé éviter le recours à la force, à la vengeance personnelle, en instituant des règles qui permettent de régler les conflits et éventuellement de sanctionner en fonction de la gravité des fautes commises.
    Donc tout paraît réglé : la loi définit ce qui est juste. Etonnant qu’un sujet soit traité en 3 lignes, et effectivement si on réfléchit un peu ce n’est pas si simple.

    Prenons d’abord le juridique, les textes de loi élaborés dans un pays démocratique comme le nôtre : ces textes sont ils justes aux yeux de tous ?
    Certes ils sont élaborés par nos élus et sont donc censés ne pas être partisans, mais représenter l’opinion de tous et ils devraient donc nous paraître justes parce conformes à ce que nous pensons.
    Mais d’une part ces textes sont souvent un compromis entre prévention et répression, et évaluer la gravité des fautes n’est pas mathématique, donc l’erreur ou simplement l’écart entre opinions est possible.
    D’autre part les textes d’un moment sont élaborés par une majorité ayant ses opinions, ses électeurs. Une majorité représentant les riches peut elle élaborer des textes qui soient vraiment justes pour les pauvres ?
Et chaque cas est particulier, en fonction des circonstances, et la loi ne peut traiter chaque cas; elle est donc partiellement imprécise et heureusement il y a des juges et des enquêtes.
    Que dire alors quand la loi est élaborée dans un pays non démocratique, par exemple au bon vouloir d’un dictateur par exemple.?
    Et par ailleurs la loi élaborée dans un pays peut paraître tout à fait injuste à des personnes d’un autre pays : la loi américaine, basée sur la jurisprudence nous paraît moins garantir le juste traitement des parties et que dire de pays où l’on coupe la main du voleur, où l’on lapide la femme adultère, ou l’on condamne à mort les homosexuels.! Un génocide même justifié par la loi est il tolérable?
    La loi définit donc ce qui est censé être juste, mais la loi n’est pas universelle et son élaboration ne peut garantir la justice pour tous.

    Mais la “loi juridique “ est elle toute la loi? A coté d’elle des règles tout aussi contraignantes existent : les règles morales, religieuses, sociales et sociétales.
    Agir conformément à la loi est souvent très au dessous de ce que nous imposent ces autres règles. Et aux juges se substituent les moralistes et les éducateurs, les prêtres et l’opinion et le jugement des autres, tout aussi terribles.
    Les moralistes ont pour guide leur éducation personnelle, leurs propres convictions, leurs intérêts, leur subjectivité dans un domaine qui n’a aucune rigueur scientifique. De même pour les prêtres, soumis en outre à la pression de leur église, et parfois comme le montre l’histoire, imbus du pouvoir qu’ils ont sur les fidèles qui leur sont soumis. Quant à l’opinion des autres, elle est totalement subjective et irrationnelle, soumise à la mode, à des délires moutonniers et parfois cruelle comme le montrent les plaintes de certaines de mes guenons soumises au haro de leurs camarades de classe.

    Mais allons plus loin, celui qui se soumet à la loi est il juste pour cela, et est il souhaitable que toutes ces règles nous soient imposées sans que nous puissions les discuter.?
    Freud indique qu’après avoir admis enfant les règles que l’on nous a données, nous faisons une analyse et nous gardons celles que notre intime conviction a considérées comme justes : c’est le “surmoi”... à moins que nous ayons gardé celles qui nous arrangent, dans notre intérêt.

    Finalement le problème de la loi et des règles est plus une confrontation avec le problème de liberté individuelle.
    La loi est un minimum imposé pour que la vie dans une société donnée soit possible (et harmonieuse ?). et au plan juridique ce qui n’est pas interdit par la loi est autorisé, ce qui est quand même préférable au droit du plus fort. Mais certaines sociétés préfèrent dire que tout ce qui n’est pas autorisé est interdit.
    Mais à coté de la loi existent des règles basées sur des valeurs (morales et religieuses lentes à s’adapter), qui sont plus liées aux notions de “bien” et de “mal” qu’aux notions de justice, et sur des us et coutumes sociétales,qui évoluent plus rapidement, mais sont plus arbitraires.
    Et finalement c’est à chacun de trouver la place de ces règles propres dans le cadre d’un respect des lois et de la liberté du voisin.

http://lancien.cowblog.fr/images/images/Artmoderne23951.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/images/ArtModernelarge08.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/images/bostonterrierpopdogartcollage.jpgCes tableaux sont exposés dans des musées

        L'art est il un moyen d'accéder à la vérité?

    Je n’aime pas beaucoup ce sujet car il me paraît reposer sur la signification du vocabulaire et il n’y a rien de plus propre à malentendu car les interprétations peuvent être divergentes.
    Qu’est ce que l’art? Nous connaissons tous la peinture, la sculpture, la musique, la littérature, la photographie, le cinéma ..... Ce sont les actions menées par des “artistes”, une façon pour eux de s’exprimer, mais souvent également de communiquer. Cet action aboutit souvent à une réalisation qui s’adresse surtout à nos sens , nos sentiments et nos émotions.
    En général cette action a un souci, un but esthétique.
    On parle d’oeuvre d’art, encore que le contenu de ce terme soit très variable et mal défini (cf les neuf muses), et l’on va jusqu’à dire que “un objet d'art, par définition, est l'objet reconnu comme tel par un groupe d’individus”.!!
    J’ai été étonné de voir au musée d’arts modernes ou vendus très chers, des tableaux comportant quelques bandes de couleur sur un fond blanc : des enfants en font d’analogues à la maternelle. Sont ils des artistes ?
    Mais dans des expressions comme “l’art de faire telle chose”, ou autrefois “la médecine est un art” ... l’art est alors la manière de faire une chose selon une méthode, selon des procédés.

    Qu’est ce que la vérité? C’est tout aussi flou ! C’est la qualité de ce qui est vrai, c’est à dire réel, ce qui est conforme aux faits, ce dont on peut apporter la preuve.
    Mais c’est là l’aspect de la réalité juridique, historique et scientifique. Car dès que nous parlons de pensées, d’imaginaire, de concepts abstraits, la vérité devient plus floue, c’est quelque chose de conforme à des représentations (de préférence les nôtres!). Elle est le contraire de l’erreur et est liée au jugement.
    C’est finalement la conformité de ce qu'on dit, de ce qu'on pense avec ce qui est, de ce qu'on dit avec ce qu'on pense.
    Les cours de philo donnaient maintes interprétations et définitions de philosophes, que j’ai bien sûr oubliées : Aristote, Descartes, Kant, Spinoza, Nietzsche...mais que connaissent mes correspondantes philosophes.

    Même si les sentiments, les émotions sont des faits réels, ce sont des ressentis personnels, différents de l’un à l’autre, très imprécis, que nous avons bien du mal à décrire, à même comprendre. L’émotion esthétique, le sentiment de beauté en font partie. Nous avons tous des ressentis différents devant tel type de peinture ou de musique. Le beau s’éprouve alors que la vérité se prouve.
    Un film peut vouloir prouver ce que son auteur considère comme une vérité  (sur un procès par exemple), mais ce n’est pas le coté artistique du film qui lui est lié aux images, aux acteurs aux émotions ressenties, peut être certes liées au sujet, mais indépendamment de la vérité ou de l’inexactitude de celui-ci.
    A la limite l’art, qui est une représentation imaginaire et originale, peut même nous détourner de la réalité.

    Par contre l’art , en tant que méthode, manière de faire une chose demande des qualités analogues à celles nécessaires en sciences, en justice, en histoire pour accéder à la vérité : imagination,observation, perspicacité, rigueur, opiniâtreté et habileté, mais aussi des connaissances techniques du métier.

    Un petit supplément : j’ai bien aimé un blog d’une jeune qui débute sur cow et a 13 ans. Lazaza mérite quelques encouragements . http://lazaza.cowblog.fr/
   

Mercredi 22 juin 2011 à 8:41

Enseignement, école, fac

Je continue le tour de mes réflexions sur les sujets de philo du bac, cru 2011.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/images-copie-10.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/Bacphilo.jpg




















          - "La liberté est-elle menacée par l'égalité ?"

    Sujet un peu dangereux parce qu’assez politique,; enfin Sarkozy n’est pas correcteur !
    Et puis évidemment on remarque qu’on ne parle pas de la fraternité, c’est à dire de la solidarité !
    Et ne peut on inverser le problème : l’égalité est elle menacée par la liberté ?. Vaste sujet !!
    Mes professeurs autrefois en seconde et en première nous apprenaient les méthodes pour faire les dissertations et ils nous disaient de rechercher d’abord les diverses significations possibles de tous les mots importants du sujet proposé.
    Je pense que le mot liberté a deux sens très différents : la liberté de pensée et d’expression et la liberté d’action. Mais on peut aussi le prendre au sens individuel (l’homme en tant qu’être humain), et au sens collectif  (l’homme dans la société), avec son aspect politique selon lequel les individus sont tenus par les mêmes obligations légales et jouissent des mêmes droits.
    Au plan politique, on s’avance en terrain miné lol, mais c’est pourtant fondamental : l'assemblée a déclaré en 1789 que “tous les hommes naissent libres et égaux en droit”.
    Le conflit entre liberté et égalité est le problème fondamental de la démocratie. L’égalité de tous devant la loi protège (en principe) contre les tyrans, (celui qui décide de tout croyant détenir la vérité), mais nous en voyons bien les limites actuellement.
    Il est bien certain que l’on ne peut pas faire n’importe quoi en société et que le rôle de la loi est de rendre la vie possible pour tous et donc un compromis entre liberté et égalité. “la liberté du citoyen ne doit pas compromettre la vie de la cité” disait la révolution française.
    L’Etat est garant de la loi, mais s’il se préoccupe surtout d’assurer la liberté et de protéger la jouissance des biens, il favorise les riches et devient alors inégalitaire. A l’inverse le trop égalitaire va amener des mesures qui peuvent être excessives comme la suppression de la propriété privée. On connaît bien cete dualité antre les thèses ultralibérales et le marxisme.
    Mais sans aller jusqu’à ces extrêmes, ne peut on parler de “tyrannie de la majorité” et cependant les républiques passées nous ont montré que, sans majorité, l’état est ingouvernable!
    Ce n’est d’ailleurs pas qu’une question de lois, car cet équilibre difficile à trouver intervient également dans le monde économique, partagé entre le libéralisme et la concurrence mondiale et le dirigisme, les deux systèmes ayant montré ou montrant tous les jours leurs limites et leurs défauts.
    Sans parler de la “raison d’état” qui parfois justifie des crimes !
    Mais j’aurais aimé aborder aussi ce sujet différemment que sous son jour politique et économique : j’aurais aimé parler de la liberté de pensée et d’expression, mais aussi de l’influence des média qui uniformise les esprits et par la mode et le bourrage de crâne, nous rend dociles et moutonniers.
    Mais aussi de l’égalité qui aboutit à la laÏcité, qui est en fait une liberté de pensée.
    J’aimerais aussi regarder l’égalité des chances , dans laquelle d’ailleurs on mélange allègrement mixité sociale et réussite scolaire qui sont deux objectifs totalement différent.
    Et puis je me pose aussi la question des quotas, de toutes les mesures faussement égalitaires qui effectivement entraînent des atteintes à la liberté pas toujours justifiées.
    Mais finalement je me demande “qu’a ton fait de la fraternité” ?

          - "L'art est-il moins nécessaire que la science ?"

    Traiter ce sujet m’aurait embarrassé car je le trouve très mal posé, mal rédigé.
    Quelque chose n’est pas nécessaire, utile en soi.
Je ne peux pas décréter que , si je trouve quelques chose d’utile pour noi, il doit l’être pour tous.
    La science comme l’art sont utile à quelque chose, nécessaire à certains et pour certaines raisons.
    A mon sens l’utilité et la nécessité de la science et de l’art sont de nature très différentes et on ne peut guère les comparer.
    La science c’est la recherche de la connaissance et de la compréhension du monde, l’expression de la curiosité intellectuelle.
    L’art c’est la recherche de la beauté, de l’émotion par nos sens, l’expression d’un besoin d’un désir, d’une création personnelle.
    Il y a cependant un lien entre utilité de la science et de l’art que l’on peut évoquer, leur pratique et leur apprentissage est formateur pour l’esprit.
    Or ils mettent en oeuvre des qualités intellectuelles voisines :  travail, imagination, créativité, une certaine rigueur, le sens de l’observation, une idée des ordres de grandeur et des proportions, un souci du détail allié à une vision globale des choses, ce qui est parfois contradictoire.

          - "Ressentir l'injustice m'apprend-il ce qui est juste ?"

    J’avoue que ce sujet ne m’emballe pas, p    rce qu’il est ambigu.
    Là encore question de sens des mots de définition.
    Qu’est ce que la justice ? Des règles juridiques ou morales, auxquelles l’homme doit se conformer pour vivre en société et au regard desquelles les comportements peuvent être sanctionnés ou récompensés selon leurs manquements ou leurs mérites.
    Je me souviens un peu de mes cours de philo, de Platon souhaitant l’harmonie entre les vertus humaines et l’ordre de la cité, et Aristote qui distinguait la justice individuelle et morale (la vertu) de la justice globale et communautaire (les lois) et je me souviens de traductions de Cicéron sur ce sujet.
    La phrase me paraît aussi ambigüe car à priori les règles qu’elles soient morales ou surtout juridique sont rationnelles et “ressentir” est une impression, presque une émotion, donc peu objective et peu rationnelle.
    Injustice, c’est essentiellement une erreur de justice, avoir accusé ou condamné quelqu’un pour une erreur qu’il n’a pas commise, pour une faute contre les règles qu’il n’a pas commises.
    Normalement pour être sensible à une injustice, il faudrait être objectif, et d’une part connaître la loi (ou les règles) et d’autre part connaître les faits, les actions reprochés.
    En fait ce n’est pas aussi simple, car notre connaissance des lois et des règles n’est pas aussi bonne ni aussi précise et celle des faits non plus (sauf si ce sont ceux de nos actions personnelles).
    D’où ressentir l’injustice, car c’est plus un sentiment qu’un raisonnement.
Donc un sentiment qui peut être fallacieux et qui n’est pas forcément objectif par rapport aux règles et aux faits.
    J’aurais volontiers fait une digression sur les règles morales , qui sont loin d’être universelles et où chacun de nous s’est approprié certaines d’entre elles : le “surmoi” de Freud.
    Et puis je suis souvent confronté aux plaintes de mes guenons, qui s’indignent et souffrent d’être accusées à tort par leurs parents, leurs profs ou leurs camarades, de “méfaits” qu’elles n’ont pas commis.
    Ce sentiment d’injustice est profondément ancré en nous, indépendamment des lois et règles et davantage associé à toute critique, tout reproche, mais bien sûr, pour que ceux-ci soient “injustes” il faut que nous ayons conscience d’avoir ou non enfreint les règles ou porté préjudice à autrui.
    A mon avis, ressentir l’injustice suppose que je connais au moins approximativement ce qui est juste, mais je ne pense pas que cela m’apprenne davantage sur ce qui est juste, sauf si je vais faire cette recherche de façon réfléchie et volontaire.
    D’ailleurs ne dit on pas “c’est injuste” pour “ce n’est pas mérité”, devant des catastrophes qui s’abattent sur des innocents.?


http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/humourfrancais.jpg

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