Dimanche 31 juillet 2011 à 9:04

Drogue, alcool, addictions

Comment agit la nicotine au niveau du cerveau.?

    La nicotine imite l'action d'un neurotransmetteur naturel, l'acétylcholine, et se fixe sur un type particulier de ses récepteurs appelé justement récepteur nicotinique.

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     Que ce soit l’acétylcholine ou la nicotine qui se fixe sur ce récepteur, celui-ci se comporte de la même façon : il change d’abord de conformation, ce qui ouvre le canal ionique qui lui est associé pendant quelques millisecondes; celui-ci laisse entrer des ions sodium qui vont dépolariser la membrane et exciter le neurone, déclenchant aisni un influx nerveux. Puis, le canal se referme et le récepteur nicotinique devient transitoirement réfractaire à tout neurotransmetteur, tandis que, en situation normale, l’acétylcholine est détruite par un e enzyme, la cholinestérase.
    Lorsque le canal ionique est activé par la nicotine, le temps d’action est un peu plus long, laissant entrer davantage d’ions sodiume, et en outre l’excitation du neurone entraîne la libération de dopamine par ces centres de récompense, ce qui procure un certain plaisir.
    En effet des récepteurs nicotiniques sont présents sur les neurones de l’aire tegmentale ventrale qui projettent leurs terminaisons dans le noyau accumbens, lequel est le principal centre de récompense entraînant la libération de dopamine et la sensation de plaisir.
    Fumer semble donc agréable !.

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    Les stimulations nicotiniques répétées chez les fumeurs augmentent donc la libération de dopamine dans le noyau accumbens et le plaisir correspondant. Mais le fumeur chronique maintient, entre chaque cigarette, une concentration de nicotine suffisante pour désactiver les récepteurs et pour ralentir leur renouvellement. D’où peu à peu une certaine désensibilisation du récepteur et la réduction du plaisir ressenti.
    D'abord, le nombre de récepteurs sensibles a la nicotine augmente, ce qui entraine, chez les plus gros fumeurs, la libération d'une quantité plus importante de dopamine. Mais progressivement  les neurones réagissent de moins en moins a la nicotine, notamment parce que les récepteurs nicotiniques de l'acéty1choline perdent leur capacité de s'activer en réponse à la nicotine.
    Le fumeur doit alors fumer un nombre croissant de cigarettes pour obtenir le meme effet.    
     Après une brève période d’abstinence (une nuit de sommeil par exemple) la concentration de nicotine redescend et permet à une partie des récepteurs de retrouver leur sensibilité. Le retour de tous ces récepteurs à un état fonctionnel hausse la neurotransmission cholinergique à un niveau anormal affectant l’ensemble des voies cholinergiques du cerveau, voies qui commandebnt notament nos muscles. Le fumeur éprouve alors de l’agitation et de l’inconfort qui le conduit à fumer une nouvelle cigarette.
    D’où la dépendance au tabac qui est analogue à la dépendance vis à vis d’une drogue.

    Il semble que la nicotine et la dopamine ne provoqueraient pas la dépendance tabagique à elles seules. Au début des années 1990, l'équipe d'Ivan Berlin, a I'Hópital de la Pitié-Salpetriere, a Paris. a montré que des molécules, autres que la nicotine, présentes dans le tabac, modifieraient le fonctionnement du système nerveux central, affectant d'autres neuromédiateurs, notamment la noradrénaline et la sérotonine.

    Quelles sont les moyens "physiologiques" pour essayer d’arrêter de fumer?
    Un des buts recherchés est de diminuer la sensation de manque, qui pousse bien souvent un fumeur en période de sevrage a retomber dans ses vieilles habitudes. Différentes substances de compensation peuvent l'y aider
    De la nicotine ou des substances de substitution peut être administrées au corps, mais sans les effets secondaires néfastes de la fumée de cigarette.
    Mais on ne supprime pas vraiment la dépendance à la nicotine ou aux produits de substitution qui imitent la structure de la moléle nicotine, afin de se lier el sa place sur les :eurs nicotiniques de l'acétylcholine. Des effets secondaires gênants sont constatés chez certaines personnes.
    Récemment est apparue une nouvelle pilule antitabac qui contient de la varénidine, un autre antagoniste de la nicotine, qui inhibe la propagation du signal le long des neurones .
    Une étude récente concerne la vaccination contre le tabac, en injectant au fumeur une substance qui active les mécanismes de défense de l'organisme. Le systême immunitaire produit des anticorps dirigés contre la nicotine, qui se fixent sur la substance addictive et l'empêchent de parvenir au cerveau.  Mais on a enregistré un certain nombre de rechutes..
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     Faut-il se préparer longtemps a l'avance, ou décider d’arrêter sur un coup de tête ? Une étude comprenant presque 2000 fumeurs et ex-fumeurs, a montré qu'une décision spontanée a souvent plus de succès qu'une décision planifiée de longue date. Ceux qui renoncent a la cigarette du jour au lendemain ont généralement de meilleures chances de tenir bon au bout de six mois, que ceux qui désiraient s'arrêter depuis des mois ou des années !

Samedi 30 juillet 2011 à 8:21

Biologie, santé.

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    Je suis toujours un peu étonné quand je vois un très jeune ado fumer.
    Il est vrai que j’ai du mal à en comprendre l’attrait, n’ayant guère fumé plus d’une dizaine de cigarettes dans ma vie, et ayant trouvé qu’elles m’enlevaient complètement le goût de ce que je mangeais ensuite, ce que je trouvais fort désagréable !
    Cela me décide à faire deux articles sur l’usage du tabac.

    Dans le prochain article, je parlerai de la façon dont le tabac agit sur le cerveau et pourquoi on s’y habitue comme à une drogue, principalement à cause des effets de la nicotine, mais aussi d’autres substances.
   

    Il fut un temps ou le tabac jouissait d'une excellente réputation.
    En 1560, le diplomate français Jean Nicot (1530-1600) importe en France la plante du tabac, après un voyage en Amérique. Il vante alors les vertus de cette plante dans le traitement de la migraine.
    La nicotine est a la foís relaxante et excitante. Elle augmente I'attention et la réactivité, chasse la fatigue, la peur et la faim. D'après certaines études, elle ralentirait - voire empêcherait -le développement de certaines maladies nerveuses, telles la maladie d'Alzheimer ou la maladie de Parkinson.
    Un des sous-produits de la nicotine, la cotinine, semble améliorer la mémoire et protéger les neurones contre les lésions.
    En 2003, Jerry Buccafusco et ses collegues, de la Faculté de médecine de Géorgie, ont testé les capacités de mémoire de singes jeunes et agés, après leur avoir administré de la cotinine. Dans ces expériences, ces animaux réussissaient mieux que ceux qui n'avaient pas reçu cette substance.
    Dans d'autres expériences, iI est apparu que la cotinine permettait a certains neurones de survivre dans des conditions difficiles qui provoquent habituellement leur mort, par exemple en I'absence de certains facteurs de croissance.
    En 2003, l’équipe du pharmacologue Karim Alkadhi, de l'Université de Houston, a découvert un effet positif de la nicotine sur le traitement du stress chez le rat : les animaux socialement stressés obtiennent de meilleures performances aux tests de mémoire à court terme lorsqu'on leur administre de la nicotine, et ils maîtrisaient leur tâche aussi bien que leurs congéneres non stressés.
    Mais les effets excitants ne sont pas forcément souhaitables, surtout en cas d'insuffisance cardiaque. Et sourtout, la cigarette contient tellement d'autres substances cancérigènes ou néfastes pour I'organisme, que es statisticians estiment que le tabac fait cinq millions de morts chaque année dans le monde.

    Aujourd’hui, comme autrefois, l’adolescent commençait souvent à fumer quelques cigarettes à la puberté, par curiosité ou pour faire comme les autres, pour « appartenir au groupe ». Mais on ne devient pas fumeur pour autant.
    Le risque de mettre le doigt dans I'engrenage dépend en grande partie de I'environnement social.    

    Une étude scandinave réalisée en 1981 montre que presque 90 % des jeunes de 15 ans fument si toutes les personnes auxquelles ils se référent (amis, personnalités admirées) fument également et si le fait de fumer était approuvé par leur environnement, alors que, si les “référents” étaient des non-fumeurs et que fumer était sanctionné par I'environnement, seuls 3 % des adolescents devenaient fumeurs.
    En 1993, le psychologue suisse Marc Sieber a collecté les résultats de 79 études qui montrent que I'influence de ses camarades de classe, ou des éleves légerement plus agés, est le premier facteur qui pousse un élève à fumer.
    En 1993 également, les Néo-Zélandais Rob McGee et Warren Stanton, montrent que fumer est plus fréquent chez des mineurs qui grandissent dans un environnement familial difficile et manquent d'affection.
     Les études montrent que la publicité pour le tabac incite les jeunes à allumer leur premiere cigarette, et que les adolescents fument d'autant plus souvent qu'ils sont exposés à la publicité pour le tabac, car, à cet âge, les enfants réagissent particulièrement aux messages qui symbolisent le passage à l’âge adulte. Le désir de se distancer des parents et I'attrait pour les célébrités présentées comme des modèles par les médias ont aussi leur importance.
Une enquête réalisée par les pédiatres de I'équipe de James Sargent, de la Faculté de médecine de Dartmouth, auprès de plus de 4 900 sujets agés de 9 à 15 ans, a révélé que plus les enfants voient des stars de cinéma ou télévision, fumer à l' écran, plus ils sont eux-mêmes fumeurs...
    Si par ailleurs vous examinez la publicité faite pour le tabac, vous constaterez qu’elles donnent I'impression que le fajt de fumer est « cool» et que la cigarette facilite les contacts sociaux et que les discours sont adaptés à l’âge : la curiosité des jeunes, le goût de I'aventure, le besoin de liberté et d'indépendanee sont sont des arguments très utilisés.
    Des études de psychologie sociale ont également montré que la probabilité pour qu'un jeune commence el fumer est d'autant plus grande que l'image qu'iI a de soi est éloignée de celle el laquelle iI aspire.

    Finalement il faut être conscient que si nos enfants ou petits enfants fument, c’est en grande partie, notre faute à noius, parents et grands parents, ainsi qu’aux médias et évidemment à la publicité et la société de consommation.

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Vendredi 29 juillet 2011 à 8:41

Chiens

Vous savez que j'aime bien les animaux.
Alors ces "défauts" illustrés par des chiens, m'ont amusé.
S'il en est de même pour vous, je publierai des photos analogues sur des chats.


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Jeudi 28 juillet 2011 à 8:18

Energie, nucléaire, économies

    Les deux précédents articles vous ont expliqué le fonctionnement d’un réacteur à fusion tel qu’ITER.
    Mais dès qu’il s’agit de réaction nucléaire, alors tout le monde a une peur irraisonnée.
    Alors je voudrais aujourd’hui vous parler de la sécurité de cette filière nouvelle qui ne présente pas les inconvénients de la filière actuelle de réacteurs à fission, puis ensuite de son calendrier et de ses chances d’avenir.

              La sécurité d'ITER et d’un réacteur à fusion.

    Les réacteurs de fission présentent certains risques que nous connaissons bien :
          - Ils peuvent s'emballer en cas de fausse manoeuvre.
Des sécurités importantes sont mises en place pour éviter un tel accident et il faut, comme à Tchernobyl, être assez inconscient et irresponsable pour court-circuiter les sécurités pour qu’il puisse arriver.
.         - Un défaut de refroidissement peut faire fondre le coeur comme au Japon.
Dans les réacteurs français les systèmes de refroidissement sont doublés, voire triplés dans l’EPR, mais au Japon la force du Tsunami avait détruit les arrivées d’eau, l’alimentation électrique, même de secours et les cuves des réacteurs ont été fissurées.
         - La production de déchets radioactifs impose un retraitement et un stockage des produits de fission notamment, pour des durées importantes.
Comme je l’ai expliqué récemment, ce problème diminue peu à peu et est bien moins important que celui des déchets chimiques, d’autant plus que les déchets nucléaires signalent leur présence par leur émissions radioactives.
          - En cas de non refroidissement, de l'hydrogène peut se dégager et entraîner une explosion.   
         - Un défaut d'étanchéité de la cuve ou de l'enceinte peut entraîner la dissémination dans l'air et la retombée sur le sol de produits radioactifs, notamment Iode 137, Césium 135 et Strontium 90.
     Il faut donc d’abord essayer de limiter ce dégagement et ensuite avoir des enceintes de confinement très solides, ce qui n’était pas le cas au Japon ( et à Tchernobyl il n’y en avait pas !). De telles enceintes qui existent sur les réacteurs français et américains, ont fait leurs preuves lors de l’accident de Three Miles Island, qui n’a pas entraîné de pollution, malgré la fonte d’un coeur.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/images-copie-8.jpg    Les réacteurs à fusion sont au contraire très sûrs et très peu polluants.
         - La moindre perturbation au sein du réacteur entraîne un refroidissement et l'arrêt de la réaction, sans possibilité d'emballement. Il n’y a d’ailleurs que quelques grammes de deutérium et de tritium dans l’enceinte à vide (et pas d’oxygène).
    Il ne peut donc pas y avoir d’emballement de la réaction de fusion qui s’arrête d’elle même, ni d’explosion de la chambre.
         - L'équivalent du coeur est le plasma gazeux et ne comporte que quelques grammes de deutérium et tritium radioactifs et les "déchets" sont constitués par de l'hélium, inerte et non radioactif.
    Il n’y a donc pas de déchets radioactifs produits par la réaction, l’hélium est sans danger (inerte chimiquement) et peut être utilisé industriellement et pourrait même être rélâché dans l’atmosphère sans inconvénient.
         - L'enceinte à vide est extrêmement solide et aucune explosion ne peut se produire. Une double enceinte en dépression est facile à réaliser pour éviter toute fuite éventuelle de tritium, qui est un produit radioactif.
    En fait une telle fuite est assez improbable. Elle n’est pas possible dans le réacteur lui même et ne concernerait qu’une quantité négligeable. Elle ne pourrait provenir que des réservoirs et canalisations destinés à alimenter le réacteur, risque que l’on peut techniquement fortement diminuer.
    De plus si l’on produit dans le futur le tritium par action des neutrons sur du Lithium, ce danger disparait presque totalement.   
         - Le seul incident radioactif serait une fuite de tritium, dont la probabilité est faible, et gaz très léger, il se diluerait et monterait rapidement en altitude.
    Cet incident a néanmoins été envisagé dans l'étude de sécurité : les calculs de concentration de tritium dans l'atmosphère montrent que la pollution de l'environnement serait très faible et qu'aucune évacuation de population ne serait à envisager, et la contamination des sols serait nulle.
         - Le seul problème qui subsiste est l'activation de certains composants du réacteur par les neutrons émis, mais c'est un problème local, interne à l'installation, qui peut être facilement défini et maîtrisé. Il s’agit de produits radioactifs d’activité faible et à vie courte et qui n’entraînent que des précautions pour le personnel du réacteur et lors de son éventuel démontage, mais en aucun cas une pollution extérieure, puisqu’il s’agit des matériaux de la chambre et de son enceinte.immédiate.
    Cette activation serait d’ailleurs très réduite en cas d’utilisation du lithium.

    On voit donc que les réacteurs à fusion seraient des engins propres au plan nucléaire, sans risque d’explosion ni de pollution externe et ne produisant pas de déchets radioactifs à vie longue comme les réacteurs à fusion.
    De plus ils constituent une énergie renouvelable car d’une part on pourrait extraire le tritium de l’eau de mer et surtout utiliser le lithium qui est assez abondant (et pourrait d’abord servir dans des batteries électriques).


              L’avenir d’ITER et de l’énergie de fusion :

    ITER n’est qu’un prototype de démonstration et de faisabilité
    ITER sera en service de 2014 à 2020

    On sait que faire fonctionner un tokamak est possible, mais il faut que l’énergie consommée ne soit pas trop grande vis à vis de celle produite.
    Cela repose en particulier sur la consommation des bobines qui produisent le champ magnétique à une température voisine du zéro absolu et elles seront les premier composants essayés dans ITER, autour de la chambre à vide.
    Puis après test de tous les composant et montage de l’ensemble du réacteur, le fonctionnement nucléaire pourra être essayé vers 2015 et jusqu’en 2020.
    ITER fournira de la chaleur mais on ne la convertira pas en vapeur et en électricité, car le processus  est relativement classique
    On testera en fin d’étude le procédé de transformation  de Lithium en tritium
    ITER sera ensuite démonté vers 2à2à.
    Il sera remplacé probablement alors par un prototype de réacteur industriel, , qui devra permettre ensuite de fabriquer des réacteurs à un coût raisonnable.
    Son organisation pourrait ressembler au schéma ci-dessous, avec éventuellement une utilisation des neutrons produits pour transformer sur place du lithium en tritium
    On espère pouvoir construire des réacteurs à fusion vers 2040 et donc l’énergie de fusion ne sera disposible que dans la deuxième moitié du siècle.

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Mercredi 27 juillet 2011 à 8:20

Energie, nucléaire, économies

Tous mes lectrices et lecteurs ne connaissent peut être pas parfaitement les principes de la fusion nucléaire. Je vais donc les rappeler d’abord brièvement avant de parler des études précédant ITER : celle des  réacteurs russes “Tokamak”.

        La fusion nucléaire.

    Lorsque en se scindant ou en s’assemblant, les noyaux des atomes peuvent donner lieu à une diminution de la masse des composants, la réaction peut se produire et dégage de l’énergie selon la formule d’Einstein  E = mc2.
    Cette énergie est communiquée à des particules ou aux noyaux formés sous forme d’énergie cinétique, et ensuite, se transforme en chaleur au cours de leur ralentissement.
    La réaction peut être spontanée parce que le noyau est instable : c’est la radioactivité.
    Avec des noyaux très lourds comme l’uranium, le plutonium, le thorium, on peut, en les bombadant avec des neutrons, provoquer leur fission en deux atomes plus légers.
    Des noyaux très légers tels que l’hydrogène, le deutérium, le tritium peuvent  fusionner en créant un atome plus lourd, en éjectant un neutron et de l’énergie, mais la réaction ne peut se produire qu’à une température énorme de l’ordre d’une centaine de millions de degrés.

    Ces réactions sont à l’origine du fonctionnement du soleil et des étoiles et sur terre de celui d’une bombe thermonucléaire.
    Les réactions dans les étoiles fusionnent entre eux des noyaux d’hydrogène (c’est à dire des protons) et événtuellement des protons avec des noyaux de carbone ou d’azote. Au cœur du Soleil 620 millions de tonnes d'hydrogène y sont transformés en 615,7 millions de tonnes d'hélium chaque seconde; la pression est égale à 200 milliards de fois la pression atmosphérique terrestre et la température centrale atteint environ 15 millions de degrés, mais l’énorme énergie est produite de façon beaucoup plus lente que dans une bombe à fusion thermonucléaire.
    http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/250pxDtfusion.pngDans cette dernière la température énorme est obtenue en faisant exploser une “amorce” qui est une bombe nucléaire à fission.
    Pour domestiquer l’énergie de fusion, le problème est de créer cette température et de contenir le plasma obtenu, qui, sous l’effet de la température, a tendance à chauffer tout autour de lui et à provoquer une violente expansion.
    La réaction utilisée est 
        2D1  +  3T1    -->  4He2  +  1n0
 et comme le tritium est un gaz très cher à fabriquer, on envisage de le produire par la suite en utilisant les neutrons produits au sein du réacteur, à partir du lithium, abondant sur terre, par la  réaction       
        6Li3  + 1n0  -->  4He2  +  3H1


        Comment domestiquer la fusion : les “tokamak”

Pour produire une réaction de fusion nucléaire, il faut chauffer la matière à de très hautes températures (plusieurs centaines de millions de degrés). Dans ces conditions, les électrons se détachent complètement de leur noyau — on dit que l'atome s'ionise. La matière entre alors dans un nouvel état : l'état de plasma.
   

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De nombreuses études ont été faites dans ce domaine, et les russes ont conçu en 1960 une machine appelé “Tokamak”
    Dans les années 70 des machines analogues ont été construites aux Etats-Unis et en France au centre CEA de Fontenay aux roses et à Grenoble.
    De nombreuses autres machines ont été construites par la suite, notamment “Joint European Torus,” en Angleterre et “Tore supra” à Cadarache.

     Ci-contre la chambre à vide d'un Tokamak.
 

        Principe d’un “tokamak”

    Un tokamak est une chambre de confinement magnétique destinée à confiner et contrôler un plasma (deutérium + tritium), pour étudier la possibilité de la production d'énergie par fusion nucléaire.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/tokamak.jpg    Comme le plasma est constitué de particules chargées, on peut confiner leur trajectoire de déplacement à l'intérieur d'un tore au moyen de champs magnétiques. C’est en quelque sorte une “boite aux parois immatérielle”.
    D’énormes bobines (en orange sur le schéma), créent un champ toroïdal  qui confine le plasma à l’écart des parois et fait circuler à l’intérieur un très fort courant qui le réchauffe fortement et qui crée à nouveau un champ qui contribue aussi au confinement du plasma, qui est très chaud en son centre  et va en se refroidissant vers l'extérieur.   
    D’autres bobines horizontales circulaires permettent de mieux contrôler la forme du plasma (en vert sur le schéma).


http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/ITERchambre.jpg    Ce courant n’est pas suffisant pour chauffer suffisamment le plasma et on complète ce chauffage pa des ondes hautes fréquences (comme dans un four à micro-ondes) et par l’injection de particules qui par chocs  augmentent la température.
    Lorsque la température suffisante est atteinte, la réaction de fusion se produit et l’énergie dégagée suffit à entretenir la température.
    Dans l’air un tel plasma ne pourrait se former et donc on doit le créer dans une enceinte à vide torique, au sein de laquelle règne un vide extrêmement poussé.
    Il faut évacuer les produits parasites créés (l’hélium, gaz inerte et non radioactif) et d’autre part évacuer  aussi la chaleur si on veut l’utiliser ensuite pour produire de l’électricité, grâce à un fluide caloporteur entre le plasma et les parois de la chambre à vide.


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    Un autre problème de ces réacteurs est de générer un champ magnétique suffisamment puissant c’est à dire de faire circuler un courant très important dans les bobines. Pour cela les bobine sont réalisées en matériaux supraconducteurs, dont la résistance est pratiquement nulle à une température proche du zéro absolu (- 273 d° K) de telle sorte que des courants très intenses peuvent circuler sans perte par effet joule.
    Le problème est évidemment de conserver une température aussi basse autour d’un réacteur qui est extrêmement chaud.
    Les petits tokamak déjà réalisés ont permis de démontrer la faisabilité scientifique de ce processus en dégageant quelques mégawatts d’énergie pendant plusieurs minutes. Mais par contre l’énergie fournie était presque aussi important que l’énergie produite.
   

ITER est destiné à démontrer que la production rentable est possible et de résoudre de nombreux problèmes techniques et notamment la résistance des parois et l’isolation thermique pendant des périodes longues.
    Il est important de noter que si dans de tels réacteurs plusieurs dizaines de kg de deutérium et de tritium seront consommés par an,  par contre la quantité de combustible présente dans la chambre pour la réaction est très faible, quelques grammes et correspond à une dizaine de secondes de fonctionnement.
    La moindre perturbation au sein du réacteur entraîne un refroidissemnt et l’arrêt de la réaction, sans possibilité d’emballement.

    ITER sera le plus gros Tokamak réalisé jusqu’à présent, en attendant un réacteur industriel. son plasma aura 6,20 m de rayon et 6,80 mètres de haut et la durée de maintien sera de l’ordre d’une quinzaine de minutes.

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Mardi 26 juillet 2011 à 8:49

Energie, nucléaire, économies

Plusieurs de mes correspondant(e)s m’ont demandé de faire un article pour expliquer ce qu’était la fusion nucléaire et si cette énergie pourrait prendre le relais de l’énergie de fission actuelle et quels étaient les contraintes et les dangers. J’avais remis un peu cet article car je voulais faire le point sur le programme international “ITER”

    ITER (“le chemin” en latin, et originellement en anglais : International Thermonuclear Experimental Reactor ) est un prototype de réacteur nucléaire à fusion actuellement en construction à Cadarache près de Manosque et Aix en Provence). Ce prototype est destiné à vérifier la « faisabilité scientifique et technique de la fusion nucléaire comme nouvelle source d’énergie ».

    Nous sommes habitués à voir des programmes de toutes sortes en coopération internationale, mais c’est en général au sein de l’Europe, ou entre pays européens et Etats Unis, mais le programme ITER est étonnant par l’ampleur de la coopération qui englobe les grand spays mondiaux :
    L’Europe, les USA, la Russie, la Chine, la Corée du Sud, le Japon, et l’Inde. De plus la Suisse y participe via Euratom et le Brésil pourrait rejoindre le projet.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/signature.jpg                                         La signature de l'accord ITER le 21/11/2006
   
        L’organisation ITER

    Après de longues discussions le site de Cadarache en France a été choisi pour abriter le réacteur (trois autres sites ayant été en lisse, en Espagne, au Canada et au Japon).et l’accord international a été signé à Moscou le 28 juin 2005, et l’accord définintif a été signé en France le 21 novembre 2006.
     “ITER Organization”, un organisme public, a été officiellement créé le 24 octobre 2007. Il est dirigé par un scientifique japonais.
    La gestion d'ITER, régie par le traité international de la même façon que pour la station spatiale internationale, est réalisée par un ensemble d'instances où se réunissent les différents membres.de toutes les nations signataires :
    La principale instance est le Conseil ITER, situé à Moscou en Russie. Il est composé de huit membres : deux Européens, deux Russes, deux Japonais et deux américains..
    Le Conseil ITER est assisté d'un comité technique  et d'un comité de gestion.
    Au deuxième niveau existe dans chaque pays membre d’ITER, une “agence domestique” chargée de l’interface du pays membre d’Iter avec l’organisation internationale et de la fourniture à cette même organisation internationale des composants prévue par les négociations internationales,
    L’agence domestique européenne est à Barcelone en Espagne.
    En France, de plus, il existe u e “mission gouvernementale” et deux organismes aident à la gestion locale :  la mission Iter, placée auprès du Préfet de région, et  l’Agence Iter France créée au sein du CEA,
    Enfin différents laboratoires et industriels de chaque nation participent au projet et un laboratoire particulier a été créé au Japon pour étudier plus spécialement les matériaux spéciaux destinés au réacteur., l’IFMIF (International Fusion Materials Irradiation Facility).

        Le projet ITER

    Le projet ITER est financé par les pays membres et les résultats seront fournis à tous ces pays. Le coût est d’environ 10 milliards d’euros, mais en outre les divers pays fournissent des prestations en nature.
    Cettee somme se décompose en environ 4 MM€ de bâtiments et équipements, 100 M€ de recherches, 650 de frais de personnels et 240 M€ par an de fonctionnement pendant 20 ans et 500 M€ de démantèlement.:
    Le projet ITER est à long terme puisqu’il est prévu 10 ans de “contruction” du réacteur. L’aménagement de génie civil du site est en cours.
    Les différents organes sont étudiés et réalisés apr les pays membres et le commencement de l’assemblage devrait se faire à partir de 2012 et le réacteur devrait être opérationnel en 2020
    Les essais et expérimentations devraient durer de 2020 à 2040 et le réacteur devrait ensuite être démantelé et un réacteur “industriel être construit.

    En effet ITER ne produira pas d’électricité. Son rôle est démontrer que l’utilisation de l’énergie de fusion est possible dans de bonnes conditions de sécurité, en produisant dix fois plus d’énergie que l’on en consomme.
    Le cahier des charges prévoit de produire 500 MW en en consommant 50 pour l’alimentation de la machine, sous forme de chaleur et éventuellement de vapeur. La production d’électricité est ensuite classique à partir de turbines


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    Dès à présent une étude de sécurité a été faite et présentée à l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) français, et l’autorisation de construction devrait être donnée prochainement.
    J’en donnerai les principaux éléments dans un autre article.

  
  Dans le prochain article je rappellerai les principes physiques de la fission et de la fusion et ce qui différencie la fusion nucléaire dans le soleil ou les étoiles de celle de ITER et donc quelles sont les difficultés rencontrées pour maîtriser la production de cette énergie et  je décrirai comment va fonctionner le réacteur ITER et les problèmes qu’il pose.
   

Lundi 25 juillet 2011 à 8:58

Photos, photos comiques

l existe parfois des absurdités en architecture, des ratés dans la réalisation de constructions.
Voici quelques photos, à vous de découvrir l'erreur !


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Dimanche 24 juillet 2011 à 8:22

Biologie, santé.

     Le téléphone portable est devenu aujourd’hui un objet indispensable, même si de vieilles personnes comme moi, s’en servent avec modération.
    Mais ces téléphones sont ils dangereux pour la santé.?

    De plus, les antennes-relais sont sans cesse la cible de la colère du voisinage, qui craint des d'effet nocifs de ces émetteurs.
    L’organisation Mondiale de la santé vient de jeter un doute encore plus grand dans les esprits en déclarant que les téléphones portables ont “peut être” une influence nocive sur le cerveau.
    Bien entendu les pessimistes et les oiseaux de mauvaise augure  crient aussitôt au grand danger, tandis que les opérateurs nient cette nocivité.
    Il est bien difficile d’y voir clair dans tout cela.

    Tout d’abord rappelons la position des ondes radiotéléphoniques dans le spectre électromagnétique.
    Au dessous du visible et de l’infrarouge, on trouve d’abord les ondes radars,, puis  les fréquences utilisées par les fours à microondes, les téléphones et la wi-fi, ensuite les ondes radio  utilisées aujourd’hui dans la bande “modulation de fréquence” (FM), et enfin celles utilisées il y a quelques dizaines d’années dans les bandes de “modulation d’amplitude” !AM).

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    Il est extrêmement dangereux d’être proche d’une antenne radar qui émet à grande puissance, car on risque alors des brûlures graves. Dans les fours à micro onde, l’émission est concentrée à l’intérieur et les vibrations des molécules d’eau excitées produisent rapidement une augmentation de chaleur importante, mais le processus est très différent de l’émission d’une antenne.
    L’émission radio des antennes-relais de téléphonie est fixée par un décret  de 2002 et ces antennes sont soumises à déclaration préalable et ensuite régulièrement contrôlées. Le champ électrique décroit avec la distance et on vérifie que ce champ est inférieur aux normes aux endroits où le public peut accéder et à fortiori habiter.
    Diverses études ont été menées et n’ont jamais abouti à démontrer un danger et notamment un risque de cancer lorsque ces normes sont respectées et même largement aux niveau supérieurs.
    A ce jour, la communauté scientifique considère donc que le niveau d’exposition lié aux antennes-relais est trop faible pour pouvoir induire des effets sur la santé.
    Cependant certaines personnes vivant à proximité d’antennes-relais ressentent des malaises comme les troubles du sommeil, des migraines. D'autres ont vécu des années à coté des antennes d'Allouis mille fois plus puissantes sans rien ressentir (on pouvait avec une boucle en cuivre dans son jardin alimenter deux radiateurs de 1 kw et cela empêchait derrière ce prélèvement les voisins de recevoir la radio sur quelques km et cela a été interdit !!).
    Des études expérimentales sur l’homme ont été menées pour étudier la présence ou non d’un lien entre ce type de malaises et l’exposition liée aux antennes-relais et n'ont pas permis de mettre en évidence de lien même chez les personnes se déclarant hypersensibles.
    Il est possible que ces manifestations soient provoquées par le stress psychologique lié à la proximité de l’antenne et à la crainte correspondante.
    Quant aux émissions wi-fi dans les appartements, leur niveau est encore bien plus faible.

    Le problème est plus délicat pour les téléphones portables eux mêmes.
    Leur niveau d’émission est beaucoup plus faible que celui d’une antenne, mais l’appareil est placé près de l’oreille et donc irradie à courte distance.
    Il ne semble pas que la santé des adultes en soit affectée.
    Par contre on a remarqué depuis une quinzaine d’années une augmentation du nombre de cancers du cerveau des enfants et on s’est demandé si l’usage intensif du téléphone portable pouvait en être la cause.
    Mais même si une analyse statistique factorielle peut établir une relation de corrélation, il est très difficile de savoir s’il y a cause à effet.
( Je cite toujours, à ce propos, la corrélation entre le nombre de décès des vieillards et la consommation de charbon, ce qui ne veut pas dire qu’on diminuera leur mortalité en ne les chauffant pas !).
    Par ailleurs il est difficile de définir exactement la fréquence et la distance d’utilisation.
    Actuellement aucune étude probante sur l’homme n’a mis en lumière cette action néfaste sur le cerveau des enfants, mais elle n’a pas été infirmée non plus.

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    Comme me l’a signalé Maud, un colloque qui s’est tenu fin mai 2011 en Turquie a fait état de trois études sur des animaux qui font état d’actions chimiques sur le cerveau.
    - Une équipe de l’Université de Gazi dirigée par Nesrin Seyha a exposé des lapins blancs à des ondes de 1.800 mégahertz quotidiennement pendant 15 minutes.
    Une augmentation significative de radicaux libres dans le cerveau des animaux exposés a été observée, ce qui pourrait, ce qui pourrait endommager l’ADN cérébral par des mécanismes d’oxydation.
    - une deuxième étude également menée par Nesrin Seyha, a montré que la “barrière hémato-encéphalique”, constituée par une structure particulière des vaisseaux cérébraux et  qui empêche les les agents chimiques ou microbiens pathogènes dangereux pour le cerveau serait rendue plus perméable chez des rats mâles (mais pas chez les femelles), après seulement 20 minutes d’exposition à des ondes de 900 ou 1.800 mégahertz.
    On ne sait pas en évaluer les conséquences et l’action différente selon le sexe n’est pas expliquée.
    - Dans une troisième étude réalisée par une équipe grecque, on a constaté une diminution de l’efficacité de la mémoire spatiale chez la souris, après une exposition à des ondes de 900 mégahertz à raison de 2 heures par jour. Cela dit il s’agit de tests assez simples dans un labyrinthe, les causes n’en sont pas déterminées et la’extrapolation à l’homme serait hasardeuse.

    Si donc nous n’avons toujours aucune preuve de la nocivité des téléphones portables sur le cerveau, l’on sait aujourd’hui, grâce à ces nouvelles études  que son utilisation a au moins une influence chimique sur le cerveau de mammifères inférieurs, sans qu’on puisse en déduire des conséquences pour la santé..
    Néanmoins, compte tenu des connaissances actuelles peu claires, il serait préférable de limiter le plus possible l’exposition à courte distance du cerveau de jeunes enfants, qui est encore en plein développement et donc plus sensible.

Samedi 23 juillet 2011 à 8:49

Notre cerveau : intelligence; langage

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    Pourra-t-on un jour aider les élèves en difficulté à mieux faire des mathématiques en leur envogant de l'électricité dans le cerveau ?        
Cela parait être une boutade !! Pas sûr !

    Des neuroscientifiques britanniques ont réussi à augmenter les capacités d'apprentissage des nombres chez des volontaires en leur appliquant un courant électrique sur la boîte crânienne, au moyen d'électrodes.
    Les électrodes étaient placée sur le cortex pariétal droit, partie supérieure droite du crâne qui semble intervenir dans les capacités de dénombrement.
    Pour ne pas mener leurs expériences sur des enfants, (en France c’est interdit mais pas dans les pays anglosaxons), les neuroscientifiques ont demandé à des adultes d'apprendre un nouveau système de numérotation fondé sur des symboles différents des chiffres, qu'ils devaient progressivement associer à des quantités.
    Les personnes agant reçu des impulsions électriques transcrâniennes durant cet apprentissage, acquéraient une représentation correcte des nombres avec une exactitude comparable à ce dont elles étaient capables avec le système numérique décimal.
    En revanche, les personnes n'auant pas reçu les stimulations transcrâniennes présentaient une moins bonne assimilation de ce nouveau système numérique;

    Cet effet se prolongeait pendant quelques mois. Comment expliquer cela?

    Selon les neurologue, la stimulation électrique par une électrode reliée au pôle positif d’un générateur a des conséquences positives sur un mécanisme cellulaire et moléculaire qui renforce les capacités de transmission de l'information entre les neurones, qui conditionne la mémorisation et l'apprentissage. En revanche, une stimulation par l'électrode négative, fragiliserait l'ancrage des connaissances par renforcement des synapses et détériorerait les performances.

    J’avoue être assez sceptique et je voudrais bien voir d’autres résultats d’expériences : la recette me semble trop simple.
    De plus je me pose des questions sur les conséquences imprévisibles de telles méthodes sur d’autres centres cérébraux voisins.
    Des tests chez l'animal sont indispensables. Chez l'enfant, toute perturbation du développement cérébral risque d'avoir des conséquences difficiles à mettre en évidence.

Vendredi 22 juillet 2011 à 8:52

Chats

En interarticle, quelques photos de bébés chats et de leur mamans, que je trouve assez attendrissantes, sans qu'il y ait vbesoin de les commenter.

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