Jeudi 21 juillet 2011 à 8:28

Actualité

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     Maud, notre chevrette franco-canadienne, attirait notre attention sur l’intervention, sur notre site Cowblog, de nombreuses sociétés mercantile, qui venaient y faire leur publicité.
    Je l’avais de mon coté constaté et cela sous quatre formes avec une nette augmentation depuis le premier juillet dernier :


    Comme l’indique Maud, certaines entreprises ont créé des blog sur cow, et la nuit principalement, les saturent d’articles publicitaires (probablment rédigés et insérés par des robots).
    Certes nous n’allons pas lire ces blogs, et je me demande quelle est leur rentabilité, mais ils occupent indûment de la place et ne sont même pas en Premium et ne particpent pas aux frais de maintenance de Cow.
    A mon avis de tels blogs devraient être interdits et supprimés, ou au moins si Cow a des problèmes financiers, donner lieu à un loyer.

    Certaines de ces entreprises rendent même visite à nos propres blogs et y mettent des commentaires publicitaires.
    Là c’est à nous de nous défendre. Comme je suis prévenu de l’arrivée de commentaires sur mon mac, je les supprime immédiatement, et peu à peu, voyant que cela ne servait à rien, ces entreprises ont cessé de m’ennuyer avec leur pub.
    Une autre publicité peu gênante et probablement en contrat avec cow est celle des bandeaux qui s'affichent sur le haut de la fenêtre lorsque vous appelez cowblog.com ou le gestionnaire. Ces "placards" se mettent vite en place et ne perturbent que très peu de temps ce que l'on fait.Mais personellement je ne les lis pas.

    Autre point beaucoup plus gênant, lorsque vous appelez la gestion de votre blog, par exemple pour poster un article, ou lorsque vous voulez visiter un blog ou y poster un commentaire,de très nombreuses pages publicitaires se succèdent alors, substituant leur page à celle de cowblog et vous empêchant de faire quoique ce soit. Mon mac est alors paralysé.
    Cela est particulièrement sensible pour moi, en Bretagne, où je n’ai qu’un vieux Mac très lent, notamment pour charger les images sur internet, et je dois attendre 5 ou 10 minutes avant d’accéder à l’éditeur, que toutes ces pages (une dizaine), aient été éliminées et cessent d’apparaître. Je ne peux presque plus aller voir les blogs que je visitais habituellement.
    En ayant assez, j’ai programmé sur mon Mac l’obligation de demander l’autorisation pour qu’un site puisse introduire des “cookies”,  J’ai souvent jusqu’à 30 demandes que je refuse (sauf celles de Cow), mais cela me prend moins d’une minute, et j’ai peu à peu, éliminé de nombreux sites de publicité-vente, mais il faut tout recommencer si, au lieu de mettre en veille, j’éteins mon Mac
    De plus certains annonceurs arrivent quand même à contourner partiellement mon interdiction et à afficher leur pub, que j’élimine aussitôt.
    Mais pour poster un article, je perds toujours une dizaine de minutes, tout étant bloqué par ces processus intempestifs.

    Plus récemment de petites fenêtre publicitaires apparaissent en plein milieu de l'éditeur et vous paralysent complètement, jusqu'à ce que vous ayez trouvé le moyen de les fermer, en général une croix sur laquelle il faut cliquer. Mais elles ont en général un programme retardateur qui les empêche pendant quelques secondes de disparaître. Mais ce n'est pas pour autant qu'on les lit.

    Cette pub est sans intérêt et totalement inefficace, (on l'élimine aussitôt sans la lire), mais c’est une vraie plaie pour l’utilisation de nos blogs. J’espère au moins qu’elle rapporte de l’argent à Cow. Sinon il faudrait réfléchir à l’éliminer.
    Mais en vacances, j'ai Orange comme opérateur au lieu de Numéricable. Peut être aussi ne filtre t'il pas assez ces spams.?

   
   
On constate donc actuellement une dérive publicitaire qui gêne et agace les cowbloggeurs. Je pense que la direction de Cowblog devrait en être informée et c’et en partie pour cela que je fais cet article, afin que l’on essaie de limiter cette gêne.

Nota important (voir les commentaires)
Kaa m'a signalé un logiciel qui permet d'éliminer une partie des pages gênantes : il s'agit d'un accessoire de Mozilla Firefox, que l'on trouve facilement à partir de Google et qu'on peut charger gratuitement : Adblock Plus

    Je tiens à disposition de Cow une liste de ces sites perturbateurs (une bonne cinquantaine) !  
    Il me paraît tout à fait normal que Cow soit financé par la publicité car les adhésions "prémium" ne suffisent évidemment pas. Mais il ne me semble pas normal que la publicité perturbe à ce point l'utilisation de Cow et vous empêche pendant plusiuers minutes de publier un article. Les cowbloggeurs, pourtant attachés à leur site, risquent d'aller finalement chercher ailleurs plus de tranquillité. C'est ce qui était arrivé sur Tchatcheblog, dont beaucoup de participants étaient venus sur Cow, i y a cinq ans.

Mercredi 20 juillet 2011 à 8:57

Notre cerveau : mémoire; inconscient; Freud

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J’ai été assez inquiet, après avoir lu un compte rendu d’une étude menée depuis des années par I'équipe de Joseph LeDoux, a I'Uníversité de New York, sur le fonctionnement d’une molécule, le “UO 126”, qui a la capacité d'effacer certains souvenirs.
    Schématiquement, cette molécule empêche la fabrication,dans le cerveau, de protéines qui créent des souvenirs en renfonçant les connexions entre neurones.

    Injecter le produit UO 126 à un patient rendrait impossible la mémorisation des événements désagréables. En ce qui concerne les souvenirs déja stockés, on pourrait les effacer d'une façon très simple: iI suffirait de les réactiver temporairement et d'injecter le produit juste au moment ou ils sont “réveillés”
    Valérie Doyere (CNRS, Uníversité París-Sud) a créé des souvenirs traumatiques chez des souris (par exemple, en leur envoyant une décharge électrique dans les pattes après leur avoir fait entendre une clochette, ce qui crée le souvenir d'une douleur associée a un son), puís elle a réactivé brievement le souvenir de la douleur en faisant tinter la clochette, et a injecté le composé UO 126. Quelques jours plus tard,  les souris ont perdu la trace de cette expérience. Elles ne présentent plus aucun signe d'angoisse en entendant la clochette.
     L' équipe a montré que le produit a effacé les connexions entre les neurones activés par la clochette et ceux qui déclenchent la peur. Cette dissociation du souvenir est observée dans une zone clé de la mémoire traumatique, les noyaux latéraux ds centres amygdaliens.
    En outre, les neurobiologistes ont constaté que d'autres souvenirs traumatiques ne sont pas effacés par cette manipulation, tant qu'ils ne sont pas réactivés.
    Au moment où un souvenir est réactivé, les neurones qui participent à ce souvenir s' échangent des influx nerveux intenses, et iI semble que les connexions soient alors dans un état instable, pretes a se défaire ou, au contraire, a se renforcer.
    C'est comme si le cerveau attendait un signal pour savoir s'iI doit renforcer ou non les connexions en jeu et le composé UO 126, en privant le cerveau de nouvelles protéines qui viendraient renforcer les connexions importantes pour tel ou tel souvenir, détruit ces connexions, qui sont les seules activées au moment de l’injection, et pas les autres

    Comme toutes les découvertes, celle-ci peut être utilisée à bon ou à mauvais escient.

    En thérapeutique, ce produit pourarit être utilisé pour supprimer des souvenirs traumatiques, liés a des événements désastreux, choquants ou effrayants., tels que víols,accidents ou attentats, voíre certaines phobies.
     Je pense que ceci serait bénéfique à deux condition : que ce soit sous surveillance médicale et avec l’accord du patient.
    L’utilisation serait ausi possible quand une personne est par exeple dans un état voisin de la dépressuion après un deuil douloureux.
    Mais je pense qu’alors le médecin ne devrait pas avoir le droit de pratiquer un tel effacement sans l’accord du patient et il faudrait alors en mesurer toutes les conséquences, ce qui suppose encore de nombreuses études.
    Dans ma jeunesse, j’ai été très touché par la mort accidentelle d’un être cher et le souvenir des jours qui l’ont suivie me sont certes très pénibles. Mais je me rappelle surtout maintenant les souvenirs des jours heureux passés avec cette personnes et je ne voudrais pas perdre ces souvenirs en effaçant ceux qui me sont pénibles.

    Par contre ce qui m’inquiète, ce serait une utilisation hors thérapeutique, si par exemple un patient disait “ce souvenir ne me plaît pas, celui-ci est bien, celui-Ià non, éliminez cet épisode qui m’est inutile...”, se livrant ainsi à une sorte de “lifting mnésique”, en faisant le ménage parmi ses souvenirs : une rupture amoureuse difficile, (cela arrangerait certaines de mes guenons lol), des amis que I'on ne souhaite plus fréquenter, ou oublier une femme que l' on a trop aimée.
    Un petit coup de balai neuronal, et l' on pourrait se créer une existence à la carte, grâce à la molécule UO 126.
    Et en allant plus loin des personnes indélicates pourraient supprimer les souvenirs d’autres personnes, par exemple des témoins gênants ! Voilà qui intéresserait les dictateurs et la raison d’Etat !
 
   Tout cela me paraît par contre assez dangereux.

Mardi 19 juillet 2011 à 8:07

Animaux

Il arrive que des animaux se rencontrent , ou trouvent un objet incongru, et cela donne des situations amusantes;
Voici quelques photos trouvées sur internet :

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L'éléphant footballeur










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D'ou vient cette biche ?











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Voici son papa, le cerf conducteur :






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Petit bisou mouillé


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Un jolie petite meute








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Et quel beau trio !! lol





















Lundi 18 juillet 2011 à 8:52

Politique, économie, religion.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/CERBEREFINANCIER.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/humouragencesnotationete.jpg
    Je ne suis pas expert en économie loin de là !
    J’essaie juste de me tenir au courant et d’essayer de comprendre.
    Bien entendu, comme tous, j’entends parler des problèmes de dettes nationales, des ennuis de la zone euro et de la faillite des finances publiques des pays et notamment de la Grèce.
    Des articles lus sur divers journaux et notamment le Courrier international, m’ont inquiété, quant au rôle des “agences de notation”, qui semblent gérer à notre place l’avenir de nos économies nationales.
    J’essaie de vous résumer le problème.


    Une Agence de notation financière est une agence de notation chargée de la notation financière des acteurs économiques, sociétés, banques, Etats.
    Les notations de ces agences sont étudiées attentivement par les marchés financiers, comme on a pu le constater lors de la crise grecque de 2010 et dans les remous européens actuels (Grèce, Portugal).
    Les agences de notation existent depuis les années 1920, mais leur nombre s’est réduit, carla structure de marché a considérablement évolué et s’est beaucoup compliquée.
     En 2010 sont répertoriées 150 agences de notations financières dans le monde mais peu ont une vocation mondiale (c'est-à-dire notant banques et sociétés industrielles transnationales ou des pays souverains). Il y en avait 7 en 1975, il en reste 3 en 2004, « The Big Three » (les 3 grandes) qui réalisent 94 % du chiffre d’affaires de la profession : Moody's et Standard & Poor's détiennent chacune 40% du marché, Fitch Ratings 14%.
    On notera donc que ces trois agences de notation qui mènent le monde, financier et économique sont toutes américaines et que leur indépendance est loin d’être garantie. Ce sont des spociétés privées qui font payer leurs évaluations à leurs clients, et il a été dit, lors de la crise des surprimes immobiliers, que les recettes de Moody’s provenaient à 80% de banques, pour la notation de titres immobiliers, d’autant mieux vendus que ces cotations étaient élévées.
    De plus ces agences sont opposées à l’euro car elle lui reprochent que les pays ne peuvent plus émettre de la monnaie comme ils le souhaiteraient, pour contrer une grave crise budgétalre et économique, ce que n’hésitent pas à faire les Etats Unis, en émettant des dollars à foison.

    Pourquoi les agencesont-elles autant de pouvoir?
    Parce que les institutions européennes et la Banque centrale européenne (BCE) leur ont donné ce pouvoir. La BCE fonde ses décisions d'accorder des liquidités aux banques commerciales sur la note attribuée à la dette des Etats. Cela signifie que ces agences privées nord-américaines décident de ce que la BCE peut faire ou pas.
     Cela me paraît inacceptable et la Réserve fédérale des Etats-Unis ne tolérerait certainement pas que ce soient trois agences européennes qui décideraient de ses actions.
    La BCE pourrait fort bien réduire le pouvoir de ces agences en refusant de se fonder sur leurs notations. Si elle ne le fait pas, elle continuera à conférer un pouvoir énorme à des gens irresponsables qui ont déja fait des erreurs dans le passé, entre autres, n’ont pas su anticiper la crise des subprimes aux Etats-Unis, et ont un préjugé contre l’Europe, concurrent des Etats Unis.
    Le 4 juillet, Moody's a rétrogradé la dette du Portugal au rang "spéculatif', dégradant ainsi la note de ce pays. C'est une décision très malheureuse parce qu'il serait néeessaire de donner une chance au gouvernement portugais de pouvoir appliquer son programme de limitation de sa dette. Les agences de notation, rendent les choses plus difficiles pour ce pays de façon irresponsable.
    Des experts financiers disent même qu’elles fonctionnent de façon très mécanique et que les modèles mathématiques économiques qu'elles utilisent sont des plus sommaires.

    Tous les pays européens ont plus ou moins des politiques d’austérité pour restreindre leur dette. Celle de la Grèce paraît particulièrement sévère et suscite la colère du peuple grec.
    Cette politique n’a pas été pour le moment efficace et on peut se demander s’il n’y a pas une limite à l’austérité.
    L’avis d’un expert (Paul de Groove, professeur d’économie à l’Université de Louvain) : “Dains un pays en récession, cette course à l'austérité provoque l'effondrement de la croissanee économique, ce qui n'a évidemment pas pour conséquence de réduire le niveau de la dette, bien au contraire. Et les agences de notation disent - cela ne fonctionne.pas, donc on baisse la note-. On entre ainsi dans une spirale négative et pernicieuse. Les gouvemements s'enferrent dans.la même politique au líeu de tenter de sortir de l'impasse. “


   
ll serait temps de mettre en oeuvre la proposition de création d'une agence européenne.
    La Chine, n'a pas attendu. Elledispose depuis un cartaln tempsdesapropre institution, “Dagong”,  qui vient de dégrader la note... des bons du Trésor américain.

Dimanche 17 juillet 2011 à 8:17

Notre cerveau : intelligence; langage

  
http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/papysinge.jpgUn vieux petit ouistiti intelligent, auquel on n'apprend pas à faire des grimaces !! lol


   
Nous nous posons toujours beaucoup de questions sur notre intelligence et nous nous comparons volontiers aux primates supérieurs, parce qu’ils nous paraissent plus intélligents que les autres animaux, ce que confirment les expériences.
    Pourquoi les singes sont-iIs plus intelligents que les chíens ou que les rats ?


    Il y a un peu plus d’un siècle on pensait que l’intelligence était liée à la grosseur du cerveau et donc à son poids. Mais alors l’éléphant devrait être la plus intelligente des bêtes, ce qui n’est pas le cas.
    Des études ont été menées, à I'Université de Río de Janeiro, par la neurobiologiste Suzana Herculano-Houzel et ses collègues, qui ont étudié la densité de neurones dans le cerveau de diverses espéces de singes (du ouistiti au macaque) et ont comparé ces données avec la densité des neurones chez diverses espéces de rongeurs.

    Chez les rongeurs,
rats, souris, mulots, campagnols ou castors (et chez les autres espéces de mammiféres), cette densité varíe selon les espéces : elle est supérieure chez les petits animaux et inférieure chez les grands. Ces derniers ont  une plus grosse tête, un plus gros cerveau, mais un nombre de neurones voisins et donc guère plus d’intelligence. Plus un I rongeur a un gros cerveau, plus les neurones sont perdus au milieu de nombreuses cellules que I'on nomme cellules gliales. Le castor n'a pas beaucoup plus de neurones que la souris : à I'échelle de I'évolution des espéces, iI a un cerveau plus gros, mais pas de surcroît notable d'intelligence. 
  
    Au contraire, dans toutes les espéces de singes, quelle que soit la taille du cerveau, les neurones ont toujours la même densité, c'est-à-dire qu'on en compte toujours le même nombre par unité de volume de substance grise. Chez les primates, la concentration des neurones reste constante lorsque le cerveau grossit.
     Cette concentration neuronale constante aurait permis a l'intelligence des primates de se développer en même temps que la taille de leur cerveau : le chimpanzé a un plus gros cerveau que le macaque,et nettement plus de neurones - puisque le nombre de neurones reste proportionnel a la taille du cerveau.

    L'homme bénéficie à la fois d'un gros cerveau et de I'effet de concentration constante, et son cerveau contient donc beaucoup de neurones. De plus la miélinisation des axones confère des vitesses supérieures d’influx nerveux et donc de vitesse de transfert de l’information;
    Cela explique le développement de l’intelligence humaine, par rapport à celle des animaux.

Samedi 16 juillet 2011 à 8:34

Paysages

Petit repos du samedi même s'il pleut en Bretagne : une architecture originale.
Un ménage anglais a  une église désaffectée environ 10 000 €, mais il a consacré à peu près 350 000  à la rénover et la décorer.
     Le résultat est assez remarquable. Voici simplement des photos qui se passent de commentaires :

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http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/sam.jpg














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Vendredi 15 juillet 2011 à 8:38

Notre cerveau : intelligence; langage

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs3/1002799.jpg   Mon article sur le breton et son enseignement et plus généralement sur celui des langues locales m’a valu quelques commentaires et mails.
    Je voudrais reprendre quelques aspects de  l’apprentissage des langues et de leur enseignement.

    Une première précision : je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas s’intéresser aux langues locales.  Comme beaucoup d’entre vous je considère qu’elles représentent un patrimoine.
    Même si je ne suis pas un fana du Breton, il m’arrive d’avoir envie de traduire de petits textes (à grand coups de dictionnaire !). Cela dit je ne connais personne ici qui parle vraiment, de façon courante le breton comme le français. Les dernières personnes que j’ai connues parlant vraiment encore breton, étaient de l’âge de mes parents. Mais il y a un cercle qui regroupe des amis de la culture bretonne, mais on y trouve beaucoup de traduction de livres bretons en français.
    Par contre je trouve peu utile de l’enseigner dans les petites classes, pour des raisons de mémoire et de formation de l’enfant, que je vais expliciter.

    On me dit qu’exercer sa mémoire facilite l’acquisition d’autres connaissances. C’est tout à fait vrai.
    Plus on apprend, plus il est facile d' apprendre : la mémoire obéirait a un effet« boule de neige ». Au lieu de se saturer, elle repousserait sans cesse ses propres limites, de sorte que les données apprises faciliteraient I'acquisition de nouvelles connaissances !
    A l'Université d'Édimbourg, la neurobiologiste Dorothy Tse et ses collegues ont entrainé des rats à mémoriser une série d'associations entre des odeurs et des lieux, et ont constaté que,plus ils enregistrent un grand nombre d'associations entre ces deux types d'informations, plus il leur est facile d'en enregistrer de nouvelles.
    Les rats ont subi des tests pendant plusieurs semaines, mémorisant des dizaines d'associations entre des lieux et des odeurs. Au lieu de saturer leurs capacités cognitives, cet entraînement a produit un effet inverse : à partir d'une certaine masse critique d'information mémorisée, toute nouvelle association entre un lieu et une odeur devient plus facile et plus rapide, alors que cet apprentissage était laborieux au début de I'expérience, lorsqu’ils avaient une mémolre encore vlerge.
    Le mécanisme de cette « amplification mnésique» est encore inconnu.
    Il est probable  que de telles associations résultent de la formation de
connexions neuronales stables. Certaines de ces connexions peuvent être communes à plusieurs mémorisations, étant spécifiques de la nature des éléments à retenir, tandis que d’autres connexions sont spécifiques de chaque souvenir, de chaque élément.
    Au début de l’apprentissage, il faut créer toutes ces connexions, mais au bout d’un certain temps seules les connexions spécifiques doivent être créées.

    On constate des phénomènes analogues chez l’être humain.
    Par exemple un  chauffeur de taxi mémorise facilement le nom et I'emplacernel d'une rue quand iI peut la situer au sein d'un réseau de rues qu’il a déjà retenues, ayant une espèce de plan de la ville dans sa tête.
    On constate qu’un comédien expérimenté retient plus facilement les textes qu’un comédien débutant. De même pour un musicien qui retient par coeur la partition d’un morceau de musique.
    La mémoire montre ainsi des propriétés amplificatrices ce qui expliquerait la culture encyclopédique de certaines personnes ( Je me souviens d’un camarade, qui avait une mémoire extraordinaire, qui connaissait même par coeur le chaix qui donnait les horaires des trains !!).

    Toutefois le problème des langues est particulier, car il s’agit d’apprendre à parler la langue, comme un enfant apprend à parler sa langue maternelle.
    Il y a dans l’apprentissage d’une langue trois données de natures différentes : la musique des mots et l’acquisition de l’accent de la langue, la signification des mots eux mêmes et des expressions, et l’acquisition du vocabulaire, et enfin l’usage des mots c’est à dire la syntaxe et la grammaire.


    La “musique des mots” nécessite un apprentissage de l’oreille analogue à celui d’un musicien et les neurobiologistes se sont aperçu qu’il n’était possible que chez un très jeune enfant.
    Un jeune enfant de moins de 3/4 ans possède encore assez de souplesse neurologique pour adapter parfaitement son cerveau aux sons d’une langue. Il aura alors une accent parfait dans sa langue maternelle et dans une autre langue qu’il apprendrait à la maternelle.
    Un adulte certes pourra apprendre une langue étrangère, mais n’atteindra jamais cette perfection de prononciation et d’accent.

    Le vocabulaire, la syntaxe et la grammaire sont avant tout une question de travail. Donc adulte ou enfant on peut apprendre une langue sans problème. Mais l’enfant qui a plus de plasticité neuronale (et moins de complexes quant à l’opinion d’autrui), apprendra plus facilement le vocabulaire et de façon plus instinctive, plus naturelle, même s’il fait un peu plus de fautes de grammaire.

    Chose curieuse, les neurologues ont constaté que les neurones concernés n’étaient pas les mêmes selon l’âge d’apprentissage de la langue.
    Avant deux ans, le vocabulaire (les mots) sont associés à des images et les neurones concernés sont donc classés presque en fonction de la date d’acquisition du mot.
    Puis quand l’enfant apprend vraiment à parler, la mémoire se réorganise et les neurones voisins concernent alors la même catégorie de mots :  les couleurs, les plantes, la nourriture, les outils, les instruments de table et de cuisine .....
    S’il apprend sa langue maternelle et en même temps une autre langue, alors les mots des deux langues concernant les mêmes objets, sont traités par des neurones voisins : en quelque sorte par exemple les dénominations des outils français et anglais sont stockés au même endroit, et les plantes en français et en anglais en un autre.
    Au contraire si l’on apprend sa langue maternelle, puis deux ou trois ans plus tard une autre langue, les vocabulaires des deux langues sont séparés : tous les mots français par un groupe de neurones et tous les mots anglais par un autre groupe, par exemple.

   
A mon avis, un apprentissage rationnel des langues devrait être, tant que l’anglais reste la langue la plus parlée, d’apprendre dès la maternelle le français et l’anglais, une deuxième langue dans le secondaire, et de réserver l’apprentissage d’une “langue locale” à l’âge adulte où l’on peut s’intéresser à la culture et au patrimoine, langue qu’on parlera peu ou jamais et qu’on réservera à la lecture (au besoin avec l’aide d’un dictionnaire, ce qu’il m’arrive parfois de faire quand je tombe sur un texte breton).

Jeudi 14 juillet 2011 à 9:22

Notre cerveau : plaisir et apprentissage

Sans doute la plupart d’entre vous qui écrivez sur cowblog, (où je suis toujours étonné de trouver le pluus souvent un bon style et une orthographe correcte), lisent sans doute beaucoup.
    Alors si je vous demande si la lecture est utile, bien sûr, vous me trouverez des tas de raisons : cela fait connaître du vocabulaire et son orthographe, cela augmente notre culture, on apprend beaucoup dans les livres, cela fait travailler notre compréhension et notre imagination, et cela nous fait tout simplement plaisir et nous dispense de l’ennui.

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    Mais je voudrais vous parler d’une constatation des effets de la lecture sur le cerveau.

    Selon une étude de I'INSERM, du CEA, de l'Université Paris Sud et du Collège de France, l'apprentissage de la lecture améliorerait le fonctionnement en réseau de plusieurs aires cérébrales.
    En mesurant l'activité du cerveau de volontaires portugais illettrés ou maîtrisant la lecture, Stanislas Dehaene et ses collègues ont constaté que les personnes sachant lire comprennent plus facilement le langage parlé, et que le cerveau consomme moins d'énergie à cette tâche ce qui se traduit par une activation plus discrète des aires du langage lors de la compréhension de la parole
    Constatation singulière la perception du langage parlé active davantage une aire du cerveau qui convertit les sons en segments de mots écrits, ou graphèmes. En d'autres termes, le cerveau d’une personne qui sait lire, réalise une opération en temps réel d'écriture mentale, en même temps qu'il comprend plus aisément le sens du langage parlé.
    Enfin, il “voit” la forme des mots entendus. Une aire du cerveau nommée  “aire visuelle de reconnaissance des mots” est automatiquement activée. En
écoutant une autre personne parler, le cerveau écrit mentalement et observe les
mots ainsi composés, comme s’il les voyait, puisque les aires visuelles qui travaillent sont celles qui verraient les mots s’ils étaient écrits sur du papier.
    Les mots sont compris à la fois par l'oreille et par la vue, ce qui expliquerait l'effet de facilltation de la compréhension du langage chez les personnes sachant lire.
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    La lecture est donc un enjeu cognitif majeur.
    Outil de la compréhension des écrits, elle est aussi fondamentale pour la communication orale, et son remplacement progressif par un univers purement visuel et auditif (image plus son, type télévision), entraînerait la diminution des capacités du cerveau au moment où l'on s'interroge au contraire sur la possibilité d'augmenter ses capacités cognitives.


Mercredi 13 juillet 2011 à 8:49

Paysages

Vous aviez apprécié des topiaires sculptées par des jardiniers artistes.
Merci à Maud qui m'a envoyé l'adresse d'un site qui parlait de topiaires sur les bords des routes japonaises et j'en publie les meilleures photos :


http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/animaux.jpg

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/loup.jpg




http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/canards.jpg
































http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/oiseaux.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/oiseaupaysan.jpg


http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/loupvolaille.jpg

Mardi 12 juillet 2011 à 8:59

Biologie, santé.

J’ai lu un article intéressant dans le journal “La Recherche”, sur les recherches qui ont permis de trouver un vaccin contre le paludisme, actuellement en cours d’essai sur des malades.
    J’ai pensé que cela pourrait peut-être intéresser certin(e)s d’entre vous.

    Le paludisme ou malaria (la “maladie des marais”), est une maladie parasitaire qui a fait  en 2009, 225 millions de malades et 780 000 morts, principalement des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes, et surtout en Afrique subsaharienne.
    C’est un moustique femelle, l’anophèle, qui injecte à la victime, un parasite,  protozoaire du genre “Plasmodium” de quelques microns, après avoir pompé le sang d’un animal (ou homme) à sang chaud, infecté par la maladie.
    Un protozoaire, pour ceux et celles qui ne l’ont pas appris au lycée, est un organisme unicellulaire eucaryote (c’est à dire avec un noyau), qui se nourrissent par phagocytose (ils ingèrent d’autres cellules, de la même façon que les globules blancs ingèrent les bactéries), en se fixant sur la “proie”, en l’ingérant dans la cellule et en la digérant et éventuellement en rejetant ensuite des déchets.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/paludisme.jpg

    Le moustique pompe dans le sang infecté des “gamétocytes” mâles et femelles qui se réunissent et donnent naissance à de petits batonnets de quelques microns de longueur que l’on appelle des “sporozoïtes”.
    Les sporozoïtes du genre  “Plasmodium “ sont les protozoaires du paludisme, qui infectent le sang de la personne piquée par le moustique.
    Véhiculés par le sang, ces sporozoïtes atteignent le foie en une trentaine de minutes et infectent les cellules du foie (les hépatocytes), chargées de la synthèse du glycogène, notamment à partir des graisses, de l’élimination de produits de dégradation de l’hémoglobine, ou d’autres substances toxiques et de la production de la bile.
    Les sporozoïdes vont subir une intense multiplication dans ces cellules du foie pendant 6 à 12 jours, devenant une “sorte d’oeuf bleu” de 40 à 80 microns, qui donne naissance à des vésicules qui produisent certaines protéines qui les emêchent d’être reconnues et phagocitées par les globules blancs. Ces vésicules libèrent dans la circulation sanguine des cellules appelées “mérozoïtes”
    Ces mérozoïtes infectent les globules rouges (hématies) du sang et s’y multiplient et les font éclater, puis vont coloniser d’autres globules rouges.
    Ils vont ensuite se transformer 15 ou 20 jours plus tard, en gamétocytes que pourront pomper des moustiques etle cycle est bouclé !. (je rappelle au passage que seules les moustiques femelles piquent et pompent le sang, nécessaire à l’éclosion de leurs oeufs).

    L’infection provoque d’abord la fièvre, puis une atteinte du foie et ensuite une destruction massive des globules rouges qui entraîne une énorme anémie.
    Suivant la nature du Plasmodium (il y  en a plusieurs sortes plus ou moins nocifs), on peut avoir des crises périodiques de fièvre suivie d’anémie, mais non mortelles. Mais dans les cas graves, surtout pour les jeunes enfants, l’anémie peut entraîner la mort.

    Comment faire un vaccin contre le paludisme ?
    Des dizaines de recherches ont eu lieu depuis plus de soixante ans, mais la tâche n’est pas facile. Les voies de recherche utilisées sont résumées sur le schéma ci-dessous.

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    Au début de chaque étude, il faut essayer de trouver un “antigène” adapté;
c’est une macromolécule, la plupart du temps une protéine, reconnue par des anticorps ou des cellules du système immunitaire et capable d'engendrer une réponse immunitaire, c’est à dire une mobilisation des globules blancs qui “apprennent” à reconnaitre l’agent infectieux et à le phagocyter.
    Antigènes et anti-corps sont des molécules (souvent protéines) qui se correspondent et de reconnaissent par leur structure chimique et spatiale et cette reconnaissance déclenche les réactions de défense.
    L’étude la plus avancée avait commencé en 1960 à rechercher ces antigènes et avait trouvé en 1980, une solution prometteuse pour cibler le parasite du paludisme, à son entrée dans le corps et avant qu’il n’infecte les globules rouges. Le vaccin a été mis au point, mais il fallait l’essayer et une difficulté se présentait alors, car il faut passer par l’expérimentation animale avant de le tester sur des humains..

    Le parasite responsable du paludisme“Plasmodium falciparum” est spécifique de l’homme : il n'infecte pas la souris,par exemple. Ia recherche vaccinale se fait donc sur des souris infectées par le Plasmodium... des rongeurs. Mais les deux parasites ne sont pas identiques. Des vaccins efficaces chez l,a souris ne le sont donc pas forcément chez l'homme.
    Pour contourner ce problème, plusieurs équipes ont développé des souris dites “humanisées”, des souris mutantes, aux défenses immunitaires affaiblies, auxquelles on a greffé des globules rouges humains. Lorsqu'elles sont infectées par le parasite humain, l'étape du cycle où le parasite se multiplie dans les globules rouges est ainsi reproduite, ce qui permet d'évaluer rapidement l'efficacité d'un candidat vaccin.

    Le premier vaccin essayé en 1990 et baptisé RTS-S n’avait malheureusement qu’une faible efficacité.  Les chercheurs ont alors développé des adjuvants qui augmentent son action.
    A la suite d’essais encourageants sur l’animal une première campagne d’essais sur des enfants a eu lieu en 2003 au Mozambique lieu d’infection importante, qui touchait de nombreux enfants.
    Ces essais ont montré qu’on évitait l’infection d’environ 30% des sujets et que la maladie de ceux touchée était moins grave. Les chercheurs se sont aperçu que le vaccin cessait son action dès que les sporozoïtes infectaient les hépatocytes du foie et se transformaient en mérozoites, le transfert vers le foie se faisant très vite ( en 30 minutes).
    Il faut donc une réponse immunitaire plus rapide et un nouvel adjuvant a été mis au point et les derniers essais donnent un résultat de 50% et une diminution nette de la gravité de la maladie chez plus de 50% de ceux qui sont malgré tout malades.

    Le vaccin va être mis en service, et une vaccination de masse va être organisée en Afrique, car même si ce résultat paraît encore insuffisant, il permettrait de sauver plusieurs centaines de milliers de vies chaque année.
    La recherche va continuer, notamment  pour savoir comment le parasite déjoue les défenses immunitaires, et on espère arriver vers 2014 à avoir un vaccin d’efficacité 80% (à titre de comparaison le vaccin contre la rougeole a une efficacité de plus de 90 %).
    La recherche médicale, c’est très complexe, mais très important pour sauver des vies.

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lancien

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