Lundi 11 juillet 2011 à 8:30

Enseignement, école, fac

J’ai rencontré au marché de Carnac, une institutrice du Morbihan, qui était en vacances et enseignait dans une classe de CE, partiellement en français, partiellement en breton. Nous avons discuté de l’utilité de cet enseignement et nous n’étions pas d’accord.

    Je comprends très bien l’intérêt de concerver un patrimoine littéraire dans les anciens dialectes régionaux, mais soyons sérieux, au
http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/caricatureSarkozybretonsCopie.jpg moment où l’on essaie de faire l’Europe, où les problèmes de la mondialisation nous demandent de voir ce qui se passe dans des pays encore plus lointains et où nous avons beaucoup de mal à communiquer, on ne va quand même pas se remettre à parler couramment en France une dizaine de langues.
    Si lorsque l’on est adulte, on s’intéresse aux coutumes bretonnes, à sa littérature, et on peut faire alors l’effort d’apprendre un minimum de breton : je suis d’accord et j’approuve.
    Mais apprendre à un enfant de sept ans, pour qui la littérature est un vain mot, une langue qu’il ne parlera ensuite jamais, ne me paraît pas raisonnable.
    Il me semble d’abord plus nécessaire de bien apprendre à lire et écrire le français
    Tant qu’à apprendre une langue autant que cela serve, et à mon avis on ferait mieux d’apprendre l’anglais qui devient indispensabe pour la plupart des métiers (et peut être plus tard le chinois quand ils seront devenus les maîtres économiques du monde !!).
    Par ailleurs si l’on a la flemme d’apprendre suffisamment de breton, la plupart des textes se trouvent dans une traduction en français.
    J’ai personnellement lu beaucoup de contes bretons, dans lesquels des diables, des farfadets et loups garous, malmènent de braves paysans bretons, les jettent dans le fossé, les font tomber de leur charette, ou les endorment dans leur brouette. Et cela se passe toujours après une heure passée au café du coin !! Y avaient ils bu ?
    Quelques lutins au visage gracieux, qui troussent aussi les jupons des femmes sur des meules de foin.
    Il y a des descriptions de la campagne et des villages intéressantes et qui ont un certain intérêt historique.
    Je comprends donc qu’on s’y intéresse, mais je ne pense pas que ce soit le cas pour un enfant et, par ailleurs je ne connais que très peu de gens qui parlent vraiment breton et encore pas vraiment couramment.
    Et cela m’agace d’entendre sur FR3 le journal parlé de midi et de 19h, en Breton. J’ai l’impression de ne plus être en France. Il y a déjà les panneaux des villes avec leur nom en breton, avec heureusemnt une “traduction” en français en dessous, car les cartes elles, sont en français !.

    Mon interlocutrice n’a pas apprécié mon opinion  et m’a traité de “parisien”.
Cela dit je ne sais pas qui est le plus breton de nous deux, puisque j’ai eu des ancêtres dans la région d’Auray vers 1720 et donc probablement avant, mais les archives semblent avoir été détruites à la Révolution.
    Et, de plus, la connaissance du Breton de mon interlocutrice m’a déçu.
    Elle ne savait pas comment se disait “peigner la girafe” en breton.
     C’est  “spazhañ buzhug”.  Or  “spazhañ” veut dire “castrer”  et “buzhug “ver de terre”. : c’est  donc “châtrer le ver-de-terre”.
    En bon paysans, nos aieuls bretons savaient que le ver de terre est hermaphrodite, (à la fois mâle et femelle), qu’il ne peut donc apprécier la chanson de Pierre Perret “tout sur le zizi”, et que le châtrer, ne demande donc qu’un travail fictif peu fatigant.
    C’est aussi imagé que peigner la girafe.
    Et si on veut connaitre la vie en Bretagne au début du siècle dernier, il faut lire “le cheval d’Orgueil” de Pierre Hélias, écrit dans les années 1970 en breton et traduit en français, et cela, on pourrait le faire lire aux enfants en français, (au moins des extraits), mais sans doute pas avant le CM2, car il n’est pas très gai. Mais mon interlocutrice ne connaissait pas ce livre pourtant remarquablement bien écrit et socialement intéressant !!..
    Alors à quoi cela sert il d’enseigner le breton dès le CE1?
    On ne m’otera pas de l’idée que vouloir apprendre aux enfants à l’école primaire une langue régionale relève plus d’une mode, que d’une utilité patrimoniale.


    Cela a notamment un gros inconvénient : mes écureuils et mon rouge-gorge ont cédé à cette mode pour se rendre intéressants aux yeux de leurs copains, et maintenant, je n’arrive plus à les comprendre.
    Le rouge-gorge dit soit “tid-tid”, ce qui veut dire “caprice” en breton, soit “titish”, ce qui veut dire “pipi”.. Quant à l’écureuil, il dit souvent “toub-toub toub” ce qui veut dire “hibou, hibou, hibou” !  Je ne sais trop que penser  ?


    La photo ci-dessous représente la cueillette de pommes de pin de mes écureuils entre avril et maintenant, ce que j’ai ramassé sous les pins.

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Dimanche 10 juillet 2011 à 8:33

Chats

J'aime bien les chats, vous le savez, alors, en intermède dominical, en voici quelques uns :
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Celui là a soif, avant de dormir


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   puis on se met à l'abri...
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et enfin, on peut dormir :



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Samedi 9 juillet 2011 à 8:02

Informatique, médias, internet

Sarkozy s’est rendu le 7 juillet sur la presqu’ile de Crozon.
    Toute sa cour UMP était là pour l’accueillir, plus le navigateur Kersauzon, qu’il a embrassé sur les deux joues ainsi que le président du conseil général (socialiste) et l’amiral Préfet Maritime
    Le président du conseil général a parlé du “parc marin d”Iroise”, mais a constaté que le sujet n’intéressait pas le Président et qu’en fait il s’agissait d’une réunion de campagne présidentielle.
    L’amiral Préfet Maritime a présenté sans plus de succès les moyens d’intervention en mer. Il y a quand même eu la présentation du navire de sauvetage “l’Abeille-Bourbon”
    La table ronde n’était d’ailleurs pas assez ronde puisque ni agriculteurs, ni écologistes, ni éleveurs, ni marins, ni les quelques maires socialistes de la région n’avaient été invités

     Les phares du littoral breton, sont une source de préoccupation, car faute d’entretien,  leur dégradation s'est accélérée.
    Nicolas Sarkozy a annoncé que sur les 130 phares français, 60 vont être placés sous la protection du Conservatoire du littoral, qui en aura la gestion, et que des moyens spécifiques allaient être donnés, par affectation des droits de francisation des navires. Jérôme Bignon, le président du Conservatoire, a pris la parole pour indiquer que «le Conservatoire n'avait pas vocation à ce genre de gestion», avant d'être sèchement coupé par le président. On n’a pas le droit à l’objection !

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    Sur les algues vertes que l’on voit partout sur les plages de Bretagne, et dont la prolifération est due en grande partie aux nitrates, qui sont amenées à la mer, à la suite d’épandage des lisiers de porcs élevés en Bretagne, le Présient s’est contenté de dire qu’”il fallait augmenter le ramassage.
    Mais il a traité les écologistes “d’intégristes” et au contraire un décret va autoriser une augmentation de l’épandage des lisiers, donc une augmentation des algues vertes.
    Sarkozy devrait venir voir le nettoyage qu’imposent ces algues sur les plages de Carnac, et encore il ne fait pas chaud en ce moment. Mais les ouvriers et employés qui triment sur ce travail ne votent pas UMP, alors peu importe.
    Il va parait il lancer des appels d’offres pour “méthaniser” les algues. Pourquoi pas, mais il vaudrait mieux en réduire la production.
    Le plan Sarkozy, c’est "Ramasser plus, pour traiter plus, pour dépenser beaucoup plus"

    Nicolas Sarkozy a retrouvé la fibre écologique en parlant de la protection de la frange littorale. «Parler de la mer et du littoral, a-t-il dit, c'est parler de notre avenir et de celui des générations futures».
    Avec cela on est bien avancé !!
    Il a annoncé que l’on ferait passer les espaces littoraux protégés, de 12% actuellement à 25% en 2050. Belle promesse puisqu’il ne sera plus là à partir de 2012 !!
    «Quand on voit ce qui a été fait dans certaines régions en matière d'urbanisme littoral, on sait que vous, ici, vous ne l'auriez jamais accepté». Bien sûr c’est facile de taper sur le petit copain dà coté !
    Évoquant la Polynésie française, dont le territoire est grand comme l'Europe, il a assuré que cette politique de protection des eaux, menée par l'Agence des aires marines, «est un programme unique au monde». Qu’il aille dire cela en Polynésie, mais les Bretons, cela ne leur fait pas grand chose

    Nicolas Sarkozy a également mis l'accent sur la chance que constitue, pour la Bretagne, le développement des énergies renouvelables dont le littoral marin sera une zone de prédilection. «Nous allons consacrer 12milliards d'euros à ces énergies du futur», a-t-il dit,
    Ce serait effectivement intéressant de faire des recherches sur les possibilités de récupérer de la chaleur de la mer. Mais sinon ce ne sont pas les éoliennes en mer, d’un prix prohibitif car résister à l’océan n’est pas une mince affaire, qui fourniront l’électricité bretonne.

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 Bref rien de nouveau : des réunions où l’on se vante de faire des choses extraordinaires, où l’on promet que demain on rasera gratis, et où l’on annonce des mesures incohérentes les unes par rapport aux autres, le plus souvent sans en avoir mesuré, ni le coût, ni les conséquences.
    Et c’était pour persuader les Bretons de voter pour lui l’an prochain !!!

Vendredi 8 juillet 2011 à 8:21

Informatique, médias, internet

Après mes articles sur les USA, vous me demandez mon avis sur les rebondissements de l’affaire DSK.
    Bien sûr j’écoute la télé, mais cela ne me passionne pas.
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    Au plan humain, je regrette cette affaire pour lui.
 Cela lui a fait perdre la face, et son poste au FMI. Il a été traité comme un criminel et moralement c’est sûrement très éprouvant.
    Il s’est fait piéger par quelqu’un qui voulait gagner de l’argent sur son dos et qui a donc monté tout un scénario pour cela.
    Mais il n’est pas blanc non plus, car rien ne l’obligeait à accepter les avances de cette femme (voire les provoquer).
    Mais effectivement c’est lui la victime maintenant.
    Cette affaire ne m'a jamais semblé claire. Un viol eut été possible; mais contraindre (sauf avec une arme) à une fellation, me paraissait, comme l'a si bien dit Maud, prendre un risque peu vraisemblable, sauf avec une édentée.

    On a eu une bonne démonstration de la justice américaine, avec ses avantages et ses inconvénients.
    Certes elle traite un homme important comme tout citoyen, ce qui est une bonne chose, mais on a vu que la “présomption de culpabilité” l’emportait sur la “présomption d’innocence”, ce qui est un risque d’erreur, car l’enquête vient après l’accusation.
    On a vu aussi comment le procureur, magistrat élu et dont l’élection devait avoir lieu en 2012, accusait violamment Strauss Kahn tant qu’il le croyait coupable, car cela faisait bien de ne pas reculer devant un homme étranger influent, et change totalement d’attitude dès que l’incertitude de gagner le procès a été grande pour lui et risque de peser sur sa réélection.

    Reste le problème de l’élection en 2012 en France.
    Chacun a son opinion de citoyen sur ses intentions.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/53702463p.jpg     Personnellement j’estimais déjà qu’un homme qui a un poste aussi élevé, et des revenus aussi importants, aurait du mal à se rendre compte des difficultés que rencontraient en France de nombreuses personnes (voir les statistiques des restos du coeur !), qui eux sont au chômage ou ont des postes modestes et qui sont impactés de plein fouet par la hausse des prix; je ne sais pas s’il aurait arrêté le démentèlement actuel de certains services, (les hôpitaux, certaines écoles, la distribution de l’énergie ....), qui accroissent l’inégalité des services au détriment des personnes aux revenus faibles et moyens.
    Par ailleurs l’affaire américaine, même si elle s’est avérée erronée, a révélé le caractère courreur de jupons de DSK et je ne crois pas que la France ait besoin d’un président ressemblant de ce point de vue, à Berlusconi.
    Je ne souhaite donc pas que DSK soit candidat à la présidence en 2012, et coté socialiste, je ferais bien plus confiance à Martine Aubry ou à François Hollande. Mais ce n’est qu’une opinion toute personnelle.


Message personnel :


Je n'ai pas réussi à aller sur le blog de Sarah. L'adresse n'est pas bonne et l'annuaire, comme d'habitude ne sert à rien.
Sarah, tu peux prendre ce que tu veux sur mon blog par copier coller. Ce n'est pas protégé.
Pas mal de correspondantes s'en servent pour leurs TPE ou leurs devoirs de SVT.
Si tu veux qu'on te réponde directement, il faut mettre ton adresse dans la case du com réservée à cet usage.

Jeudi 7 juillet 2011 à 8:59

Architecture

    Cette vidéo, qui m'a été envoyée par ma fille, m'a séduite par l'ingéniosité de la machine.
Mettez le son, car c'est indispensable.
     Cette machine incroyable a été construite grâce à une collaboration entre le Robert M. Trammell Music Conservatory et la Sharon Wick School of Ingenior à l'Université de l'Iowa, avec de l'équipement de fermes agricoles!.
    Le chef d'orchestre est évidemment un micro-ordinateur
    Il a fallu à l'équipe 13.029 heures de montage, d'alignement, d'étalonnage et de réglage avant de pouvoir filmer cette vidéo, mais comme vous pourrez le constater par vous-même, cela en valait la peine.


Mercredi 6 juillet 2011 à 8:27

Informatique, médias, internet

Pour terminer mes articles sur l’Amérique et la France qui la copie, je vous parlerai de l’entreprise américaine et de la politique sociale.

    J’ai collaboré avec des entreprises américaines.
Elles sont performantes et très sérieuses, mais prêtes, si vous ne vous défendez pas, à gagner le maximum d’argent sur votre dos!
    Le régime américain est certes ultralibéral, mais jouit, vis à vis de l’étranger, d’un protectionnisme très perfectionné et hypocrite, qui repose sur des cahiers des charges, normes, exigeances diverses, tels que seuls les produits américain peuvent y répondre. Et si vous avez fait en sorte de répondre à ces exigences, il n’est pas rare qu’on vous sorte de dessous les fagots, une norme supplémentaire qui a été faite exprès contre vous.
    On croit que l’américain travaille peu, mais c’est inexact. Plus de la moitié des américains que j’ai connus, ne se reposaient pas le soir après leur travail, mais avaient un second job, pour gagner davantage. (rappelez vous "travailler plus pour gagner plus”). Par contre les banques américaines n’hésitent pas à aider ceux qui veulent se lancer dans un projet , mais malheur à lui s’il ne réussit pas. En France les banques ont tellement peur de ne pas gagner d’argent sur notre dos, qu’elles ne lèveront jamais le petit doigt pour nous aider à démarrer.
    Par contre tout est fait dans l’entreprise pour que l’actionnaire ait le maximum de gains, ce qui peut se faire au détriment des salariés.

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    Il y a de grandes différences entre le management américain et ce qu’était le management français :
    Aux Etats-Unis, on va plutôt vers les autres, dans un échange gagnant-gagnant et établir ainsi une relation de confiance. En France, on valorise davantage la discrétion, c’est-à-dire le fait de « ne pas en faire trop », de rester à sa place et, une fois que l’on a fait ses preuves, une fois que l’entreprise nous a reconnu comme un de ses membres, alors on peut prendre des initiatives.
    Chez nous, on aura tendance à n'oser se lancer que si on "sait faire" alors que qu’aux USA on vous incite à se lancer pour voir où on en est, quitte à se planter,
    La gestion du temps est radicalement différente : tout se fait au dernier moment ; on ne prend jamais de rendez vous à plus de 3 jours, on passe voir les gens à leur bureau, on attend et  votre micro vous permet de continuer à travailler dans la salle d'attente.
     Les américains sont procéduriers et finissent toujours par " contracter ". mais les collaborations démarrent souvent sur la base d'un accord oral, :les gens vous font confiance par défaut ; en France, on est dans la défiance par défaut.
Les entretiens sont directs et courts ; pas de paroles inutiles, on va droit au but et baratiner met mal à l'aise. Un Français se braque devant des mots bruts. La subtilité est la règle.
    En France, on respecte les idées. Aux Etats-Unis, on respecte l’action.
    Les Français veulent savoir pourquoi. Les Américains veulent savoir comment. On ne peut pas dire à un Français ce qu’il doit faire. Même si on a réussi à obtenir ce qu’il recherche. On doit lui dire pourquoi.
    La vie sociale est rythmée par les affaires, les lieux que vous fréquentez, les gens que vous côtoyez ont toujours un lien, même lointain avec vos affaires. Cela serait difficilement supportable en France, mais c’est ce qu’on essaie d’introduire.
    Dans l’entreprise américaine, avec l’arrivée des moyens multimédias, l’information circule partout et le patron dune équipe se sert de ce moyen de dissuasion pour la manager. En France, le chef garde l’information pour lui, car il s’imagine que c’est un moyen de savoir et d’avoir le pouvoir. Cette manie désastreuse diminue avec la généralisation des messageries et d’internet.
    Dans les entreprises françaises, les modèles de management sont américains et on prône la mobilité à tous crins, ce qui conduit aux malaises que l’on connaît dans certaines grandes entreprises. Dans de nombreux cas, les coachs se sont substitués à la hiérarchie et l’esprit d’équipe disparait peu à peu.
    Les méthodes américaines ne sont pas adaptées à nos réactions et d’ailleurs celles qu’on adopte dans les entreprises françaises sont souvent celles que les américains sont en train d’abandonner !
  
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    Aux USA, l'absence de protection sociale fait que les salariés attachent peu d'importance à leur statut et les licenciements ou démissions sont rapides, simples et sans préavis. Les américains sont très mobiles, peu attaché à leur maison de bois, et émigrent d’une région à l’autre selon leur travail.
http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/187.jpg    La couverture sociale n’est apportée que par des assurances personnelles et malheur à vous si vous êtes malade et pauvre.
    Un tel manque de garanties serait insupportable en France, mais le gouvernement  diminue systématiquement les remboursements des soins et les moyens des hôpitaux publics, avec comme objectif le système américain, plus économique pour l’Etat.
    Dans le village de Bretagne où je vais l’été il faut maintenant qu’une femme qui accouche fasse40 km pour trouver l’hôpital le plus proche: de quoi largement mettre au monde le deuxième ou troisième enfant dans sa voiture.
    Les français sont attachés à leur ville, à leur maison, à leur environnement et même souvent à leur travail et n'aiment pas le changement. La mode américaine a gagné nos entreprises, avec de plus les délocalisation et on propose de plus en plus des mutations autoritaires, certaines résultant un dogme de management et apparaissant alors comme du harcèlement (voir les suicides chez France-Télécom).

    Si l’on compare la situation par rapport au niveau moyen de vie, il y a plus de pauvreté aux USA qu’en France, mais elle a terriblement augmenté chez nous depuis 4 ans.

    Je ne parlerai pas de nos goûts culinaires et des goûts américains, mais j’ai connu pire en Angleterre. Pourtant de plus en plus les jeunes français prennent les habitudes américaines et ne savent plus ce qui est bon, encouragés par les médias et les hypermarchés.
http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/12765421672662.jpg    C’est vrai que aux USA, on peut avoir une splendide cuisine, mais qui ne sert pas à grand chose, le four ne servant qu’à réchauffer des plats industriels quand on ne mange pas des sandwichs. On mange peu de légumes verts frais, on boit  des sodas-light, des jus de fruit sans sucre ou du lait, moins cher que l’eau en bouteille. Mais l’eau du robinet, ce n’est pas sain !

    Mais Papa Sarkozy veille sur nous et a déclaré un jour qu'il voulait que tous les ouvriers et employés puissent emmener leur femme déjeuner au restaurant. Quel homme attentionné. Je le condamnerais volontiers à vivre six mois avec comme ressource, uniquement le SMIC. on verrait s'il peut souvent se payer le Fouquet's !!
       

    Mais le pire c'est en Angleterre : j'ai des souvenirs immémorables de langouste à la sauce à le menthe, de lapin bouilli au court bouillon de poisson, et de cerises à l'eau de vie.... avec un anchois roulé à l'intérieur !

Mardi 5 juillet 2011 à 8:33

Informatique, médias, internet

Comme je vous le disais dans le précédent article, je ne critique pas le système américain; même s’il présente sûrement des défauts - comme notre propre système -, il est probablement adapté à la mentalité américaine.
    Mais ce qui me déplait c’est qu’on (et notamment Sarkozy), veuille nous imposer le système américain, car je onsidère qu’il n’est pas adapté à notre mentalité et que l’on court ainsi parfois à la catastrophe.
    Aujourd’hui je vous parlerai de l’enseignement américain, et de la religion face à la laÏcité et dans l’article de demain, de la politique sociale et des entreprises,.


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    Aux USA, vous le savez l’Université est privée et payante.
    On est étonné par un système où la réussite aux sports est indispensable, mais il ne faut pas croire que l’enseignement est mauvais.
    Certes les écoles publiques correspondant aux collègesrançais, ne sont pas fameuses, mais tout l’enseignement privé est excellent.
    On n’y apprend pas de “culture générale” parce que les américains ont un passé récent, mais la formation est solide, du moins j’ai pu le constater dans le domaine scientifique et technique.
    Les ingénieurs que j’ai connus avaient du mal à être pluridisciplinaires, mais dans leur spécialité, ils étaient remarquables et leurs cadres dirigeants étaient d’excellents gestionnaires.
    Dans le domaine technique, en général ils savaient rassembler des moyens bien plus importants que les nôtres et donc résoudre mieux que nous de grands problème, mais sur des points plus restreints, nous pouvions, avec dix fois moins de moyens, leur damer le pion, et c’est souvent pour cette raison que nous pouvions discuter et collaborer.
    Mais face à un problème non scientifique, nos réactions étaient différentes, car nos cultures et les usages qui en découlent, n’étaient pas les mêmes. Ce qui n’était pas leur spécialité et qui ne pouvait pas leur faire gagner des dollars, les intéressaient rarement. Bien entendu nos goûts en matière d’art, de littérature, de sports, de distractions sont différents, et nous avions du mal trouver des points d’intérêt commun.
    Les facultés sont donc privées, très chères et il y a peu de bourses. On doit avoir des parents riches pour pouvoir y aller, ou s’endetter énormément. Pour aller à l'université, de jeunes Américains sont contraints de s'engager deux ans dans l'armée afin de récolter assez d'argent et ont dû ainsi aller en Irak ou en Afghanistan.
    Par contre le système de collaboration entre entreprises et universités est efficace et donne l’occasion aux jeunes étudiants de travailler pour les entreprises,en même temps qu’il font leurs études et d’acquérir ainsi une expérience qui fait défaut en France
    Je pense qu’en France certes nos universités sont parfois vieillotes  et manquent de moyens et les sujets de mémoire et de thèses ne sont pas assez pratiques. Développer la collaboration avec les entreprises a été une bonne chose et doit être poursuivi.
    Leur donner un certain degré d’autonomie n’est pas non plus une mauvaise solution, mais que l’Etat se désengage, laisse prospérer des universités privées - comme l’université de Pasqua - dont l’enseignement ne suit pas le même programme, que les droits d’inscriptions soient en forte augmentation, que les bourses et les aides aux logements des étudiants soient en forte baisse, tout cela, pour imiter le système américain, détruit l’accession des familles modestes et réserve l’enseignement supérieur, non pas à une élite et aux élèves travailleurs, mais aux plus riches dont les parents peuvent payer les études.
    Ce système inégalitaire est contraire à nos principes démocratiques, mais il est bien connu que Sarkozy, immigré des pays de l’Est, n’a aucune idée de ce qu’est la démocratie et la culture française.

    La recherche et ses crédits est le fleuron américain, car pour eux c’est l’avenir, la réussite future, gagner la compétition avec les autres nations.
    En France le gouvernement actuel considère que c’est une source de dépenses dont les retombées n’auront pas lieu dans le quinquénat et que, c’est un domaine n’ayant aucun intérêt électoral, qui n’a pas lieu d’être soutenu, sauf par un emprunt.
    Les chercheurs ne sont ni payés, ni estimés, on ne leur donne pas des moyens suffisants et pour la première fois en 2009 depuis des dizaines d’années, l’Ecole Normale Supérieure Sciences a eu du mal à remplir les places proposées au concours.

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    Les problèmes de religion sont plus subtils à comprendre .
    La Révolution française et la laïcité ont introduit en France une liberté de penser certaine et une certaine protection de la vie privée, que la prééminence des convictions religieuses, une certaine pudibonderie hypocrite et un certain voyeurisme ne permettent pas aux Etats Unis.

     La plupart des ingénieurs américains que j'ai connus, et leur famille étaient très croyants et pratiquants (ou faisaient semblant de l’être?) et allaient, en famille, tous les dimanches à l’église. Ils me demandaient si j’avais trouvé une bonne église, et me vantaient les mérites de la leur.
    Si le fait qu’ils soient pratiquants ne me posait aucun problème, par contre que je ne le sois pas, en était un sérieux pour eux et créait une barrière certaine.
    Bien que les films américains montrent des images peu chastes, et que leur langage et les plaisanteries des américains, mêlme "cultivés", soient assez vulgaires, il y avait à l’inverse un apparente pudibonderie assez hypocrite
    Je ne sais pas si c’est toujours ainsi, mais il y a une trentaine d’années, on m’avait recommandé sur place, de ne jamais me trouver seul avec une femme dans un ascenseur, et il fallait un code confidentiel à taper sur un clavier numérique pour pouvoir aller aux toilettes au Pentagone.
    Et l’on me demandait si c’était vrai que tous les hommes français trompent leurs femmes, que nous sommes tous tout nus sur les plages et que nous donnons à boire de l’alcool dès leur plus jeune âge à nos enfants ? (ce qui n’empêche pas les femmes américaines de prendre, comme leurs maris, des “cuites” mémorables, certains samedis soirs lol).
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    Et, chose curieuse, beaucoup de mes interlocuteurs auraient bien voulu comprendre pourquoi le monde entier en veut à son pays, qui essaie juste d’apporter la paix, la prospérité économique et la liberté au monde entier.?

    Par contre ce que je ne comprends pas c'est qu'un pays aussi religieux que les  USA puisse conserver la peine de mort, traiter aussi mal les prisonniers, et notamment utiliser les prisonniers pour des expériences médicales très incertaines, comme le faisaient autrefois les nazis en Allemagne.

Lundi 4 juillet 2011 à 8:57

Informatique, médias, internet

Je disais dans l’article d’hier que les cultures et usages étaient très différents en France et aux USA, et que, si le trouvais normal que les américains aient le système qui leur convenait, j’étais tout à fait choqué et mécontent quand on voulait imposer en France les usages et les moeurs américaines.
    Je vous ai montré il y a quelques jour ce qu’il en était pour la Justice, je vais prendre d’autres exemples maintenant.

    Je parlerai d’abord de la personnalité des américains et de l’éducation parentale et scolaire.

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    Plus de la moitié des américains est extravertie et optimiste. Ce sont les descendants des pionniers de l’Ouest et il fallait une dose de solidarité et d’optimisme pour partir à l’aventure. C’est une qualité par rapport aux européens qui sont extravertis/introvertis à 50/50 et ont souvent tendance à voir le verre à moitié vide plutôt que le verre à moitié plein.
    Ils ont un autre trait avantageux : optimistes, ils pensent plutôt aux solutions à mettre en place alors que nous, pessimistes, pensons plutôt à nos problèmes et nous nous lamentons sur les difficultés rencontrées.
    Pour la même raison ils sont certainement plus disciplinés que nous, qui avons tendance à être très individualistes.
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    De cette origine découle également une conception différente de la liberté et de la démocratie :: chez eux c’est la loi de la majorité, la minorité étant soumise; chez nous, même si c’est utopique, c’est l’égalité des citoyens devant la loi et le droit de tous à un certaines garanties de l'Etat : le droit à l’éducation laïque, à la santé, à certains services en tout lieu, dans le domaine des déplacements et de la communication ou de l’information, quelque soit ses origines, sa situation financière ou ses opinions..
    Il en résulte une conception différente du pouvoir et de l’Etat : chez les américains, le pouvoir central est présidentiel, mais c’est une confédération au sein de laquelle chaque état a une grande autonomie.
    La France est centralisée, mais jusqu’à Sarkozy du moins, le pouvoir était gouvernemental et représentatif.

    Il est certain que le gouvernement actuel et notre président rêvent du système américain et peu à peu depuis 4 ans, les lois et les actes accroissent le pouvoir présidentiel et restreignent les droits des citoyens, la sécurité sociale, les hôpitaux, les transports publics, la distribution de l’électricité, de l’information, , qui deviennent  souvent privés et confiés aux amis du pouvoir. Cela choque de nombreux français (sauf ceux, évidemment, qui s’enrichissent de ce transfert.



    Mais c’est aussi au départ une question d’éducation.
    Je me souviens avoir vu une maman et son enfant de 5/6 ans dans un parc public; l’enfant est tombé et s’est fait mal. En France on l’aurait consolé, soigné, bichonné et on l’aurait ramené à la maison. La maman américaine lui a pansé sa blessure et lui a expliqué ce qu’il aurait dû faire pour ne pas tomber et elle l’a renvoyé jouer.
    Dans la culture américaine, la maman a renvoyé l’enfant qui est seul avec lui-même, quand elle lui a dit : “You can do it”. Elle l’a condamné à réussir, il n’a pas d’autre choix que de réussir. C’est une des raisons pour lesquelles, dans la culture américaine, l’être existe en agissant. Si on cesse d’agir, on cesse d’être.
    A l’inverse l’enfant français est chouchouté, entouré et protégé. Ses parents le mettent dans un nid douillet dont il ne sortira que peu à peu, et quand ils lui laissent prendre des décisions, ils lui ont rarement appris à les prendre.
    L’enfant américain lui, va prendre tout seul ses responsabilités.
    Et cela continue à l’école : c’est le système égalitaire français par rapport au système compétitif américain. Aux Etats-Unis, les écoles se font concurrence, et les enfants à l’école sont en compétition. Cela commence avec le sport-compétition.
    L’enfant américain est tout de suite exposé à l’action, là où l’élève français entre dans un système totalement égalitaire. C’est ce qui fait que l’élève français – on le voit en ce moment – lorsqu’il sort de sa famille, se réfugie ensuite dans le groupe pour y trouver protection, exprimer ses désirs sous forme de revendication, collective en général, et se rassurer en se plaçant dans une logique d’opposition moutonnière. A l’inverse, l’Américain s’investit dans son propre succès et s’il s’associe – ce qu’il fait souvent – c’est uniquement pour être plus concurrentiel.

    Un Américain et un Français n’ont pas les mêmes rêves. Pour les uns, c’est la réussite. Pour les autres, c’est la solidarité, l’égalité, la justice sociale.
    Un Américain et un Français n’ont pas les mêmes modèles. Pour les uns, ce sont ceux qui ont agissent. Pour les autres, ceux qui ont l’esprit aiguisé.
    Quand un français réussit en France, on le jalouse et on le conspue; s’il réussit aux Etats-Unis, on le félicite et on l'encourage à continuer.
    La conséquence de ce culte de la réussite, c’est la toute puissance de l’argent, qui est le critère numéro un de reconnaissance,  mène la société américaine et elle entraîne un sentiment de puissance, d’hégémonie et de supériorité, chez ceux qui détiennent des postes importants (mais beaucoup moins chez les scientifiques).et donc un rejet de tous ceux qui ne les suivent pas aveuglément ou qui n'ont pas réussi. Les pauvres sont méprisés ou du moins ignorés.
    Certes on préfère chez nous avoir suffisamment d’argent pour vivre, mais l’argent n’est pas considéré comme la principale source de bonheur, et les riches ne sont pas les hommes les plus estimés, s’ils n’ont pas par ailleurs d’autres qualités. En caricaturant beaucoup,  il y a aux USA les pauvres et les businessmen. Faire de l’argent à tout prix n’est pas encore la religion de la plupart des français.
    En France on ne dit pas ce que l’on gagne, aux USA, on l’étale et on le dépense sous forme de signes extérieurs de richesse. En France ils sont surtout examinés par le fisc. Devant un milliardaire, un Français se demande comment faire pour redistribuer sa richesse. Un Américain se demande comment faire pour réussir comme lui.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/362dilem.jpg    Certes vouloir réussir, être performant, atteindre ses objectifs, être ambitieux, c'est plutôt louable, mais le revers de ce type de comportement, c'est que la culture de la compétition exclut forcément les moins bons,  que la culture de l'argent  fait oublier les "vraies valeurs de la vie",  que la culture du “toujours plus”, fait se comparer au voisin  et qu'on n'est jamais satisfait.
    C'est un moteur, mais aussi une perpétuelle source d'insatisfaction.  Et du coup, la valeur suprême devient la réussite matérielle, le reste est occulté!
    Par moment, quand on est aux USA on a l’impression que réussir c'est simplement écraser tout le monde pour y arriver, c'est cette mentalité répandue de possèder le plus grand nombre d’armes par habitant au monde : tu me gênes alors je te mets une balle dans la tête, en clair je fais ce que je veux et je prends ta place. (cf par exemple le Ku-Klux-Klan et Sarah Palin).  On dit les français bagarreurs, mais un Américain et un Français n’ont pas la même violence. Chez nous, elle est verbale. C’est une discipline dans laquelle la France est championne mondiale incontestée depuis la cour du Roi Soleil jusqu’à la Révolution, malgré la Terreur. Aux Etats-Unis, on sort un flingue.


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    Cette culture de la réussite et de l’argent, Sarkozy veut nous l’imposer.
     On essaie de privatiser , de mettre des quotas partout, même dans la police ! “Travailler plus pour gagner plus”, mais les mesures prises ensuite sont sans effet, car la seule action valide aurait été une énorme lutte contre le chômage.
    On favorise les riches et les actionnaires, on privatise au maximum. Les plus pauvres n’ont qu’’à se débrouiller tout seuls, on considère toute aide comme de l’assistanat. On défiscalise les signes extérieurs de richesse.
    Les grands patrons ont multiplié leur salaire par 5 ou 10 en 15 ans et la première mesure qu’a prise Sarkozy en arrivant au pouvoir a été, après avoir passé quelques jours de vacances sur le Yacht d’un riche ami, de multiplier par 2 son salaire de président, pour ne pas avoir l’air de beaucoup moins bien réussir qu’Obama.
    Sans doute les français gagneraient à être un peu plus entreprenants et moins laxistes, mais je pense qu’ils ont un coeur beaucoup plus social que les américains et que les réformes à la Sarkozy ne leur conviennent pas du tout.
    Mais ce n’est pas étonnant, car notre président est d’origine hongroise, et grecque et bien que né en France,  il n’a pas encore assimilé la culture française.


   
Dans les prochains articles, je vous parlerai de l’école, des entreprises, de la politique sociale et de la religion face à la laïcité et peut être de la cuisine.

Dimanche 3 juillet 2011 à 8:25

Informatique, médias, internet

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    Certains vont croire après cet article et peut être d’autres que je fais preuve d’ un anti-américanisme primaire et inconscient.
    En fait je n’ai rien contre les américains; Je les ai beaucoup fréquentés autrefois dans le cadre de mon métier.
    Mais nous avons des cultures, des usages , des lois et des mentalités différentes.
    Je respecte les leurs, je ne les leur reproche pas . Mais nous avons les nôtres tout aussi valables. Je ne cherche pas à leur imposer les nôtres, mais j’aimerais en retour qu’on ne cherche pas à m’imposer les leurs.
    Ce n’est pas particulier au “modèle américain”. Je pense la même chose en politique et pour la religion.
    Je respecte dans ces domaines les opinions des autres, et je trouve normal qu’ils les défendent, mais je n’aime pas que l’on veuille me les imposer. Je tiens aux miennes et il m’arrive de les exprimer, mais sans prosélytisme.
    J’essaie d’abord le plus possible de m’en tenir aux faits, les “idées” étant évidemment propres à chacun et donc discutables.
   
    Ce qui m’agace de plus en plus, notamment depuis le règne sarkozien, c’est que l’Amérique est devenue le modèle à copier . C’était déjà une mode populaire que d’imiter les américains de plus en plus depuis 1945 à nos jours, mais depuis 4 ans cela devient une religion.
    Je ne juge pas la culture française comme meilleure que la culture américaine, mais simplement elle me convient mieux et je ne crois pas que j’aurais aimé vivre aux USA.
    Alors qu’actuellement et notamment depuis 4 ans on veuille nous faire adopter les règles et les moeurs américaines, me déplait profondément.
    C’est de cela que je voudrais parler dans mes prochains articles.

    Quant on examine les différences de vie entre les habitants de divers pays, voire de différentes régions, on peut y voir deux types de raisons fondamentales :


    D’abord les différences de l’histoire du passé, des langues, des musiques, des costumes, des architectures, des mœurs... que les historiens tentent de recueillir pieusement, et parfois de mettre dans des musées, avant qu’il ne soit trop tard.
    Les membres de cultures différentes se considèrent comme différents des les uns des autres, parce que porteurs d’une autre histoire, héritiers d’autres ancêtres, réels ou mythiques, identités associées à des “hommes célèbres”.
    Notre culture en France est latine, la culture américaine est anglo-saxone.
    Leur culture est issue de la conquête de l’Amérique par les colons, les aventuriers, les chercheurs d’or, la nôtre est issue du lointain passé, de Jules César et de Vercingétorix (voir le succès d’Astérix), du Moyen Age et de ses cathédrales, des siècles des rois, puis de la Révolution. Des siècles de philosophes, d’écrivains, de savants, d’artistes, sont venus enrichir notre patrimoine et il suffit de visiter dans nos campagnes nos églises et nos châteaux, dans nos villes nos musées et nos bibliothèques pour nous en rendre compte.

    Un deuxième aspect, correspond à la permanence, largement inconsciente, de cadres de pensée, d’usages, qui orientent les manières de regarder les êtres et les choses, de donner sens à l’existence, d’interpréter les réussites et les échecs, la richesse et la pauvreté, la maladie et la mort, les conceptions de ce que sont une société, un conflit, un accord, l’exercice d’une responsabilité, et plus largement tout ce qui oriente la manière dont les hommes s’organisent pour vivre et œuvrer ensemble,
    Ces manières ne se révèlent vraiment, dans leurs dissemblances, que lorsque ceux qui en sont porteurs entrent en contact. Ils se rendent compte que ce qui paraît aux uns une évidence  ne va nullement de soi pour les autres, et réciproquement.

    L’Amérique a de grandes qualités que j’ai pu constater de visu, car j’ai eu autrefois de nombreux contact dans mon travail avec cette nation.
    Mais il n’est pas rare que ce qui peut être une qualité dans un certain contexte, se révèle avoir des inconvénients certains dans un autre.
    Alors  dans mes prochains articles je voudrais parler de nos différences  en matière de personnalité et d’éducation, dans les systèmes d’instruction dans les écoles, dans le management dans l’entreprise, en matière de politique sociale, en ce qui concerne la religion et la laïcité, et peut être, pour être un peu moins sérieux, parlerai-je cuisine !
    Et je voudrais réfléchir à l’évolution que je constate dans notre pays, et qui parfois m’inquiète, non pas pour moi qui ne serai plus là pour la supporter, mais pour mes petits enfants, qui seront encore là dans un demi-siècle.
    Je trouve qu’on regarde trop vers les Etats-Unis, et qu’on devrait regarder d’abord plus à nous rapprocher en Europe, et qu’un examen de ce qu’il y a de bien en Chine, au Japon, en Inde ou en Afrique et au Moyen Orient serait aussi peut être utile.
   Et on pourrait améliorer la vie en France sans vouloir copier les autres nations.

Samedi 2 juillet 2011 à 8:32

Souris écureuils marmotte

J'ai retrouvé quelques photos d'écureuils issues d'internet et je vous les livre donc, à titre d'intermède;

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http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/Diapositive11-copie-1.jpg
Cherchez l'intrus dans la photo !
Comme le dit Bavareine, cela ressemble plus à une marmotte qu'à un écureuil








http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/Diapositive07.jpg





Les yeux plus gros que le ventre : retour des courses au supermarché !














Gros bisous !










http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/Diapositive44.jpg




Là c'est le grand amour












Sur cette photo, ce ne sont pas des écureuils, (probablement des hamsters), mais je l'ai trouvé amusante :

http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques2/Diapositive01.jpg

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