Mercredi 31 août 2011 à 8:22

Photos, photos comiques

La suite (et fin), des vieux trocs du menuisier-sculpteur d'Auray. (voir mon précédent article) :

http://lancien.cowblog.fr/images/Vegetation-1/1002925.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/Vegetation-1/1002926.jpg



http://lancien.cowblog.fr/images/Vegetation-1/1002928.jpg










http://lancien.cowblog.fr/images/Vegetation-1/1002922.jpg










http://lancien.cowblog.fr/images/Vegetation-1/1002924.jpg











http://lancien.cowblog.fr/images/Vegetation-1/1002933.jpg

Mardi 30 août 2011 à 8:43

Tristesse, désespoir

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs3/1001829.jpg

    Vous ne soupçonnez pas le nombre de mes correspondant(e)s, surtout des ados, qui me disent qu’ils (ou elles) s’ennuient et qui se disent tristes, voire souffrir, sans savoir pourquoi et je dirai, presque sans raison, du moins majeure.
    Le dicton populaire exagère un peu quand il dit que “l’oisiveté est la mère de tous les vices”, mais c’est vrai que s’ennuyer n’est pas bon.


    D’abord puisqu’on ne fait pas grand chose, il ne vous arrive pas grand chose d’heureux. Le bonheur n’est pas un état, c’est quelque chose de dynamique qu’il faut aller chercher, une multitude de petites actions de tous les jours, qui apportent la satisfaction, la joie, la tendresse ...
    Alors comme on n’est pas assez occupé, on n’est pas heureux, et on pense bien sûr à ses petits ennuis, à ses petits soucis. Ceux ci occupent tout votre esprit, qui n’a pas autre chose à se mettre sous la dent. Ils se mettent à tourner en rond dans votre cerveau émotionnel, "relançant à chaque tour” les centres amigdaliens qui génèrent une crainte et une angoisse plus grande.
    Le cerveau intelligent, le cortex frontal, s’endort un peu dans son coin, il ne communique plus assez avec le cerveau émotionnel (le “maître” est absent et les souris dansent ! ).
    Alors les petits soucis de tous les jours, les petites contrariétés, les petits ennuis et échecs, qui ne sont que des taupinières, deviennent des montagnes à force d’être ressassés.
    Une amie qui est de mauvaise humeur, un garçon que vous trouvez mignon et qui ne vous remarque pas, une remarque un peu vive des parents ou d’un professeur, un devoir qui vous casse les pieds ou que vous ne savez pas faire, autant de sujets banals que vous transformez en catastrophe inéluctable et en la fatalité qui s’abat sur vous.
    Vous n’avez plus envie de rien faire, vos amis ne vous intéressent plus, vous vous sentez seul(e) et abandonné(e).
    L’angoisse et la tristesse s’installent.
    
    Chez les adolescents le phénomène est plus important,
car, du fait de la diminution très importante des neurones des centres “d’apprentissage et du plaisir”, et aussi de l’instruction qu’il reçoit, de l’environnement des copains et de l’écoute des médias, l’ado “renie” ses plaisirs d’enfant. Il ne s’intéresse plus à ses jeux et jouets (même les jeux électroniques qu’il aimait bien), aux lectures et occupations qu’il avait jusque là.
    Mais comme il n’a pas encore trouvé des occupations de “grand”, il ne sait plus quoi faire et il s’ennuie.
    Vos “centres d’apprentissage et du plaisir”, - (je les appellerai “l’éducateur”, comme j’ai appelé tout à l’heure le cortex “le maître”) - qui ont perdu 30% de leurs neurones dopaminergiques au sortir de l’enfance, ne peuvent plus remplir les mêmes fonctions et ils ne sont pas encore habitués à travailler “à effectifs réduits”. Coupés eux aussi en partie du cortex, ils ont du mal à repérer ce qui est bon et mauvais pour vous et ils peuvent vous faire faire des apprentissages déplorables.
    C’est ainsi qu’ils prennent l’habitude de vous voir triste et vous font croire que c’est bénéfique pour vous de cultiver cette tristesse, d’écrire des poèmes certes beaux mais qui glorifient la souffrance (ou le sang), d’échanger avec des copines des mails plaintifs, voire morbides.
    Cela trompe votre ennui et votre “éducateur” fait fausse route et vous conditionne à la tristesse et à la souffrance.
     Et vous vous mettez à aimer cette situation, à aimer votre mal.

    Comme parallèlement vous avez besoin de développer votre autonomie, votre personnalité, vous trouvez des dérivatifs dans des situations, des habitudes où vous vous trouvez à l’aise, mais qui, en vous différenciant trop des autres, vous en éloignent et vous éloignent de la réalité.
    Souvent de plus, ces dérivatifs apportent beaucoup d’argent à ceux qui vendent des objets divers (CD, DVD, fringues, accessoires, bijoux...) et cela accroit votre conditionnement.
    Beaucoup de mes correspondantes se disent plus ou moins attirées par le gothisme (à divers titres, car il y a une mutitude de gothismes ou de façon de le prendre - je ne voudrais surtout vexer personne). C’est effectivement à la mode et cela rapporte beaucoup à certains marchands !
    Votre “éducateur” vous a fait croire que c’était pour vous un bienfait, et cela trompe vottre ennui. Vous vous sentez à l’aise dans ce monde original et donc vous avez l’impression d’y être libre, d’avoir une autonomie pour votre personnalité.
     Pour certaines, qui ne cultivent que très raisonnablement ce genre et le quitteront ensuite, je pense que c’est vrai et ce n’est pas grave, voire bénéfique.
    Pour d’autres qui s’attachent surtout à l’originalité des vêtements, des chansons, des lectures, cela n’a pas de conséquences graves, mais être trop original éloigne peu à peu de la majorité des gens qui ne comprennent pas bien, qui ont peur ou qui en rient, et le risque est, peu à peu, de se marginaliser et de se replier sur soi même.
    Il ne faut pas être moutonnier et il faut certainement avoir une originalité en harmonie avec sa personnalité. Mais il ne faut pas que cette originalité soit trop dérangeante pour les autres, afin d'éviter de se retrouver isolé(e) de son entourage
    Mais, pour celles pour lesquelles cela devient une habitude, une espèce de religion de la tristesse, là il y a danger, car votre “éducateur”  vous entraîne dans cet univers de tristesse, comme il pourrait vous entraîner vers la drogue : c’est un veritable conditionnement.
    Vous pouvez alors vous trouver enfermée dans un environnement de tristesse, dans un monde irréel, qui au départ vous plaît et vous apporte des satisfactions, mais où vous vous apercevez un jour, que c’est une "prison dont vous avez perdu la clé" !!        
    Je ne voudrais pas que mes correspondantes gothiques se sentent visées: ceci n’est qu’un exemple, mais fréquent et c’est à cause de sa fréquence que je l’ai choisi.
    J'aurais pu en trouver d'autres, mais je les ai moins rencontrés (et il y en avait aussi lorsque j'étais jeune, mais, à cette époque, il n'y avait ni médiatisation, ni société de consommation, et les incitations étaient moins fortes.)

     Y a t’il des remèdes à tout cela.?
     A votre niveau c’est de vous trouver des occupations : d’abord votre travail de classe. Des occupations tels le sport, le théâtre, la danse, (j’ai même une correspondante qui s’est lancée dans l’école du cirque : j’admire son courage!) Puis des créations, des réalisations, seul (e) ou de préférence en groupe : un blog, écrire des poèmes ou des nouvelles, mais pas uniquement tristes, et avec humour, faire de la doc sur internet, créer un site avec des copains, bricoler, apprendre la musique ou la cuisine etc...
     .

     Et il y a beaucoup à faire au niveau des parents.
    J’ai eu la chance d’avoir des parents (et notamment un grand-père), qui ont compris (et il n’y avait pourtant pas de psys ni de médias, à l’époque), que mes occupations d’enfant ne m’intéressaient plus et qui m’ont orienté vers d’autres activités, m’ont donné le goût des études et de la création, et ont développé mon imagination, de telle sorte que au bout de peu de temps, ils n’ont plus été obligés de me suggérer des actions, j’étais capable de les trouver moi-même tout seul.
http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs3/1001825.jpg

    Puisque je vous parlais de conscience de nos sensations, dans un précédent article, je voudrais poursuivre aujourd’hui par un autre article sur le fonctionnement de nos sens.
    Nous avons 5 sens mais, face à une scène, nous avons une sensation globale dont nous avons conscience et que certes nous pouvons décomposer ensuite en impression de chaque sens.
     De telles sensations révelent que le cerveau combine en permanence des informations issues des différents organes des sens pour composer une image plus ou moins fidèle de l'environnement.

 
    Comment les sensations fusionnent elles dans le cerveau ? Deux mécanismes peuvent être envisagés.

    Soit les sens fonctionnent chacun de leur cóté et le cerveau les combine en un tout cohérent lors des ultimes étapes du traitement de l'information .
    Soit ils fonctionnent sur un mode concerté entre eux, dès le départ, se complétant et s'influençant les uns les autres dès les premières étapes...
    Selon le premier modèle, chaque système sensoriel analyse ses stimuli spécifiques et produit sa propre « image » de l'environnement. Par exemple le système visuel crée l’image d’un oiseau, tandis que le système auditif enregistre le chant de l’oiseau que nous voyons (et en même temps le son d’un avion qui passe ou d’un enfant qui crie dans le voisinage ! ).  Le cerveau intègre alors ces données sensorielles. pour compléter la scène : un oiseau qui chante, en bordure d’un autre jardin où joue un enfant et d’une rue où circule une voiture.
    Selon le second modèle, le système visuel détecte d’abord une surface d’une certaine couleur, ayant une certaine forme (notamment les ailes et le bec), et en même temps le système auditif disceme un son répétitif venant de cette surface le système visuel voit que le bec bouge quand le système auditif entend le son du chant. Les différents sens se complètent en quelques fractions de secondes tout en se référant à des données en mémoire, jusqu'à ce que le cortex frontal ait l'impression générale d'un oiseau qui chante dans un arbre.

    On connait depuis des années ce que l’on appelle le « renforcement multimodal ».
    Par exemple, un point lumineux échappe à la vision lorsque son intensité devient trop faible, mais il peut redevenir visible si l’on fait retentir au même instant un son.
    Inversement, il est beaucoup plus facile d'entendre ce que dit une personne si nous pouvons voir son visage et notamment sa bouche. Le stimulus visuel augmente la sensibilité du canal acoustique.
    Cela nontre que le cortex auditif réagit spécifiquenent aux images visuelles de la parole, et que l'intégration sensorielle des stimulations acoustiques et visuelles facilite le traitement du langage.
    Ce phénomène d'amplification croisée a lieu dans des régions cérébrales jusqu'alors considérées comme des régions sensorielles distinctes, les cortex visuel et auditif, ainsi que l’a montré en 2001 la psychologue Gemma Calvert, de l’Université de Bath en Angleterre.
    Le second mécanisme d’intérgration serait donc plus proche de la réalité

    En 2005, l'Institut Max Planck de cybernétique biologique a Tubingen, en Allemagne, a réalisé des enregistrements en imagerie par résonance magnétique de différentes régions du cortex auditif de singes rhésus en leur faisant entendre des sons et en sollicitant en même temps la vue ou le toucher.
Lorsque les deux stimulus sont simultanés, l'extrémité postérieure du cortex auditif est alors en fonctionenement intensif.
    On ne sait pas  pourquoi l'information sensorielle fusionne dans cette partie  mais il semble que cette région enregistre en priorité des données spatiales concernant les sons, identifiant notarnment l'endroit d'où ils proviennent. Peut-être la fusion sensorielle engendrée dans cette zone permet-elle d'associer différentes sensations à une localisation particulière dans l'espace.
    En janvier 2007, Charles Schroeder et ses collègues, de l'Institut Nathan Kline pour la recherche psychiatrique à Orangeburg dans I'État de New York, ont montré qu'un stimulus tactile, même s'il n'engendre pas à lui seul une décharge des neurones auditifs, modifie l'activité des neurones auditifs de sorte que leur potentiel de décharge est renforcé.
    Ainsi, si le cortex auditif reçoit simultanément des stimulus auditifs et tactiles, ses neurones déchargent davantage que s'il reçoit uniquement des stimulations auditives, et la réception d'informations de deux organes sensoriels distincts entraîne donc une activation plus intense d'un centre de traitement, ce qui serait le fondement neuronal de l'intégration sensorielle.

   
De nombreuses régions cérébrales intègrent l'information en provenance des différents sens, et seule une partie du cerveau - relativement circonscrite - est exclusivement dédiée à chaque sens. .
    Voir, toucher, entendre, goúter et sentir : les sens se combinent dans le cerveau pour donner une perception unique, liée du monde extérieur.

Dimanche 28 août 2011 à 8:21

Photos, photos comiques

Sur la route de Plouharnel (et Carnac) à Auray, il existe une maison appelée "bar du Salut". Le café est tenu par une vieille dame et son mari, qui était menuisier, a environ 80 ans, et est en retraite depuis une vingtaine d'années.
       Il passe son temps à courir les bois, à la recherche de vieilles souches d'arbres qui ont une forme bizarre.
    Il les rapporte devant sa maison, les scie, et les taille un peu, pour accentuer leur forme.
        Il y en a des dizaines aux allures très diverses et assez extraordinaires.
        Dans cet article et dans mon prochain article d'intermède, je vais vous en montrer quelques unes.
        Je ne leur donnerai pas de nom : chacun y voit ce qu'il veut : bête sauvage, monture fringante, fantôme, monstre venu d'une autre planète.....

http://lancien.cowblog.fr/images/Vegetation-1/1002921.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/Vegetation-1/1002914.jpg


http://lancien.cowblog.fr/images/Vegetation-1/1002917.jpg












http://lancien.cowblog.fr/images/Vegetation-1/1002919.jpg



















http://lancien.cowblog.fr/images/Vegetation-1/1002920.jpg














http://lancien.cowblog.fr/images/Vegetation-1/1002915.jpg

Samedi 27 août 2011 à 8:35

Inné et acquis

http://lancien.cowblog.fr/images/Chats1/71563635123848lechatterrifieH110550L.jpg
    Je vous ai souvent dit qu’un des problèmes des jeunes était leur difficulté à évaluer les risques de leurs actes, ce qui conduisait à beaucoup d’imprudences.
    En effet c’est le cortex préfrontal qui exécute cette tâche et il n’est pas complètement connecté jusqu’à un âge “avancé” (20 à 25 ans). Par ailleurs il se réfère à des situations passées et l’expérience ne vient qu’avec l’âge.


    Par ailleurs je vous ai aussi expliqué l’une des préférences cérébrales, qui nous amenait à privilégier l’information (on dit que la personne a une préférence “P” comme “Perception”, ou à préférer la décision et on dit qu’elle est “J” comme “Jugement”.
    La personne "J" veut avoir barre sur les événements et prévoit ce qui va se passer et ce qu’elle devra faire (et parfois se trompe par manque d’adaptabilité), et le personne "P" s’adapte au dernier moment ( et parfois ne es décide jamais et remet toujours au lendemain ce qu’elle pourrait faire immédiatement).
    Il est certain qu’une personne J prévoiera mieux les conséquences de ses actes qu’une personne P.

    Mais j’ai trouvé dans un article récent une explication complémentaire quant à la capacité d’apprentissage et son lien avec des gènes.
    En effet quand un enfant, malgré ce qu’on lui a dit, touche un objet trop chaud et se brûle, il retient en général que c’est dangereux de mettre ses doigts sur de tels objets, dont la chaleur se perçoit à distance avant le contact
    II a appris grâce à son erreur, mais cette capacité d'apprentissage des erreurs serait génétiquement déterminée, et inégalement répartie entre les individus.
    Dans une expérience réalisée el l'lnstitut Max Planck de Leipzig, des volontaires voyaient se succéder sur un écran des paires de signes chinois incomprélensibles, et devaient en sélectionner un sur les deux.
    Certains signes apportaient des récompenses et d'autres; des pénalités. Peu à peu, la plupart des joueurs apprennent à éviter les signes associés à des sanctions, mais certains y parviennent moins bien que d’autres. L'analyse génétique révèle que ces “mauvais élèves” ont une forme bien particulière du gene codant ‘un des récepteurs de la dopamine.
    Sur les 26 personnes testées dans cette expérience, 14 avaient une forme du gène qui rend plus difficile I'apprentissage par essai et erreurs, et 12 ont une forme qui facilite cet apprentissage. Le gène incriminé assure la production, par le cerveau, d'une protéine qui conditionne l’action de la dopamine et tapisse la paroi des synapses de certains neurones, au sein desquels elle assure le transfert de I'information nerveuse. Elle est synthétisée en moindre concentration chez les “mauvais éleves”, si bien que le circuit neuronal qui permet d'ajuster ses choix en fonction des expériences passées (le cortex frontal postéro-médian et les ganglions de la base) s'active moins.
    D’autres études ont montré que la version désavantageuse du gène serait en outre responsable de conduites addictives, tel l'alcoolisme ou la consommadon de drogues. Dans ce cas, elle empêcherait ceux qui en sont dotés de prendre conscience des conséquences néfastes de leurs actes.

    Cela dit, même quand on ne fait que ça, prévoir les conséquences de nos actes, parfois notre hypocrisie et notre égoïsme nous aveuglent, et on ne pense qu'à notre intérêt, et on néglige l'autre!!!

Vendredi 26 août 2011 à 8:14

Notre cerveau : mémoire; inconscient; Freud

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/tempsreactionreduit.jpg

    Nous avons, vous le savez, cinq sens, munis de cellules sensibles qui sont reliées à des neurones qui envoient des signaux, via le Thalamus, vers des centres spécifiques du cerveau qui traitent l’information.
    Les centres de la vue sont par exemple dans la partie arrière du cerveau, au dessus de la nuque.
    Mais nous n’avons pas conscience pour autant de ces sensations.
Pour que nous voyons une image, que nous entendions un son, que nous percevions une odeur, de façon consciente, il faut que l’information soit transmise au cortex frontal.
    Cependant, les sensations dont l’information n’est pas transmise au cortex frontal peuvent être néanmoins mémorisées, au moins de façon provisoire.

    D’autre part il faut, pour qu’une sensation soit transmise au cortex, que son niveau soit suffisant pour provoquer un influx correspondant, notamment en matière de durée. Au dessous d’un certain seuil, et surtout si elle est trop brève, les images par exemple, restent au niveau des centres de traitement. On dit qu’elles sont “subliminales”.

    Donc, quand nous prenons conscience de ce qui nous entoure, l' activité de notre cerveau se déplace des régions traitant les perceptions, vers les régions antérieures du cortex frontal, et il faut environ un quart de seconde pour que se forme un tel réseau cérébral de transmission des signaux,, nécessaire à la conscience pour s'établir.
    Les images subliminales, trop brèves pour être perçues consciemment, peuvent quand même déclencher des réactions instinctives, par exemple émotionnelles.
    En effet il suffit de quelques millisecondes pour activer les centres de traitement des sensations, et il existe un circuit “court” transmettant l’information aux centres amigdaliens, qui conditionnent la peur et les réactions de défense; c’est une voie de sécurité pour nous protéger d’agressions ou d’accidents.
    Les images subliminales peuvent être perçues par cette voie inconsciente.
    II semble qu'iI faille plus de temps pour que davantage de neurones soient actifs et pour que nous puissions réellement avoir conscience de voír une image.

   
    Une équipe de neuroscientifiques vient de montrer que la conscience n'apparaît pas instantanément lorsque nous apercevons un objet.
     Elle se constitue progressivement, à mesure que I'activité cérébrale gagne plusieurs régions du cerveau, à la manière d'une contagion ou de la propagation du feu.
    Le Centre NeuroSpin de Saclay et de l'Unité CNRS-UPR640 de Paris, ont montré que, lorsque nous voyons consciemment un signe visuel (par exemple un chiffre sur un écran), I'activité cérébrale s'étend progressivement d’abord aux régions de traitement visuelles occipitales, puis aux régions frontales, et aux régions temporales traitant des chiffres, alors que I'activité du cerveau se cantonne aux zones situées à I'arrière (de traitement de la vision), lorsque nous avons une perception subliminale (sans conscience) de ce chiffre.
    Pour arriver à cette conclusion, les neuroscientifiques ont projeté très rapidement un chiffre sur un écran (pendant une durée de 16 millisecondes) à des volontaires.
    Après un intervalle de temps variable, la présentation du chiffre était suivie d'un autre motif visuel (nommé “masque”) venant perturber la visibilité du chiffre.
    lIs ont constaté que, lorsque le temps écoulé entre la projection du chiffre et celle de ce nouveau motif était supérieur a 50 millisecondes, les personnes percevaient consciemment le chiffre. En revanche, lorsque cet intervalle était inférieur a 50 millisecondes, elles n'identifiaient plus consciemment le chiffre : sa perception restait subliminale, c'est-à-dire non consciente.
    Lors de la perception subliminale, les zones postérieures et temporales du cerveau s'activent, mais lorsque le délai entre la projection du chiffre et du nouveau motif visuel dépasse 50 millisecondes, les personnes ont une perception consciente du chiffre et I'on voit alors (en Imagerie par résonance magnétique), s'activer dans leur cerveau le reste du « réseau de la conscience visuelle »,comportant notamment les zones frontales et pariétales.Toutefois,cette activation des régions antérieures n'intervient que 270 millisecondes après la présentation du stimulus, soit plus d'un quart de seconde.
    La conscience met donc un certaín temps à s'installer !

    Les régions frontales du cerveau semblent ainsi nécessaires à la conscience visuelle. Comme ce sont des zones qui ne sont pas spécialisées dans la perception d'un sens en particulier (visuel,auditif, tactile, gustatif ou olfactif), elles participent à I'ensemble des« consciences », qu'elles soient visuelle, auditive ou autre. Cela s'accorderait avec le caractère profondément unitaire de la conscience, qui peut réunir des informations de caractères très différents. Les lobes frontaux constituent alors un pivot de la conscience, nécessitant néanmoins I'activation de tout un réseau d'aires cérébrales.    
    La conscience ne se produit donc pas seulement quand le cerveau a une connaissance globale d'une situation, mais quand tout le cerveau perçoit cette situation.

Jeudi 25 août 2011 à 17:22

Je viens de recevoir un commentaire de " L' ", qui me demande un conseil.

Mais elle ne me laisse aucune adresse, ni blog, ni mail, et cliquer sur son pseudo ne mène pas à son blog.

Je ne sais donc comment lui réponde.

 Peut elle me donner une de ces informations (blog ou mail), en m'écrivant sur "contacter l'auteur"

Je lui répondrai

Merci

Jeudi 25 août 2011 à 8:48

Chiens


Après deux articles sérieux (hum ?), allons voir des chiens, qui nous donnent un spectacle humoristique.

http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/Diapositive34-copie-1.jpg









Combat à la loyale !














http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/Diapositive35.jpg










On suit cela avec intérêt !







http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/Diapositive42.jpg














Un numéro de cirque !












http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/Diapositive24.jpg











Un autre de funambule sur l'eau !






http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/Diapositive32.jpg















Il va se noyer, je ne veux pas voir cela!













Mercredi 24 août 2011 à 8:40

Politique, économie, religion.

    Il est une arme stratégiquement aussi puissante que le feu nucléaire, et pourtant, elle ne fait l'objet d'aucun traité de non-prolifération. Cette arme ne tue directement personne. Mais elle peut déclencher une guerre, contribuer à la victoire, à la défaite ou démolir l’économie, contraindre les gens au chômage ou les amener même jusqu’à la misère.
    C’est un homme politique, un ministre et notamment un président de la République (ou le dirigeant d’une autre nation !).

    En cherchant de la doc dans le domaine de la neurobiologie et de la psychologie, je suis tombé sur des articles sur la psychologie des hommes au pouvoir et notamment sur une comparaison Sakozy, et Ségolène Royal. (Pascal de Sutter : “Ces fous qui nous gouvernent; comment comprendre la psychologie des hommes politiques”. Ed. Les Arènes, Paris, 2007)
    Cela m’a amusé et j’ai pensé que cela pourrait intéresser certains de mes lecteurs ou lectrices.

    Quelques mots sur la méthode utilisée,  la méthode Millon, du nom d'un psychologue américain qui a établi les règles de cet étude.
    On part de documents écrits accessibles au public.
    D’abord le contenu d’interviews, puis de multiples livres et articles consacrés à la personne étudiée, qui contiennent une foule d'anecdotes intéressantes pour le psychologue, mais ces éléments sont à prendre avec précaution, quelques dirigeants aimant notamment censurer certaines descriptions de leur personne.
    Puis il faut répondre à un questionnaires de 230 items établi par Millon. En général plusieurs psychologues établissent ce test indépendemment l’un de l’autre puis discutent leurs résultats avant d’arriver à une solution commune.
    Ces multiples questions portent sur 12 dimensions de personnalité, encore nommées axes de personnalité :
        - Axe 1a : Domination, autoritarisme, agressivité...
        - Axe 1b : Intrépidité, audace, précipitation, impulsivité, impétuosité...             - Axe 2  Ambition, confiance, prétention, orgueil, vanité, arrogance, narcissisme...
        - Axe 3 : Extraversion, sociabilité, excitation, théatralisation, ...
        - Axe 4: Soumission, adaptation, coopération, dépendance, incompétence...
        - Axe 5a : Humilité, sobriété, ascétisme, auto-dénigrement, défaitisme...
        - Axe 5b : Opposition, non-conformisme, individualisme, entêtement, obstination...
        - Axe 6 : Méticulosité, discipline, organisation, rigidité, raideur, autoritarisme...
        - Axe 7 : Inhibition, prudence, hésitation, timidité, irritation. inquiétude...
        - Axe 8 : Retrait-schizoïde. solitude. asociabilité, ennui, inertie...
        - Axe 9  Méfiance, soupçons, vigilance, attitude paranoïde...
        - Axe 10 : Instabilité, changements brusques d'humeur, caprices, tendance borderline.

    Je vous livre ci-après les deux profils établis sur Sarkozy et sur Ségolène Royal
http://lancien.cowblog.fr/images/Photosactualite1/Sarkozy-copie-2.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Photosactualite1/Royal.jpg



    Le psychologue se livre à quelques considérations générales sur les hommes politiques, et notamment sur les psychoses du pouvoir :
     On ne peut définir des traits de personnalité qui garantissent d'avoir affaire à un excellent dirigeant, mais il en existe de réellement dangereux, que l' on retrouve chez presque tous les leaders sanguinaires. Le plus important est la tendance à la paranoïa. Certes, la méfiance est indispensable à la carriere politique, car le jeune élu naif qui croirait que tout le monde I'aime, ne survivrait pas longtemps dans I'arêne politique. Mais lorsqu'une saine méfiance dégénère en délire paranoïaque, il est temps que I'homme politique soit évincé du pouvoir.         Une autre dérive psychique inquiétante est si répandue chez  les dirigeants de tous les pays, que I'on pourrait parler de “maladie professionnelle”. Il s'agit de la mégalomanie. Il est difficiIe de savoir si ce trait est présent au départ, ou si les premiers symptômes apparaissent seulement suite aux assauts de flatteries de leurs courtisans et à l'isolement du pouvoir.
    Ce dernier point entraîne en outre un risque élevé de pathologie mentale. La solitude des sommets peut entraîner une forme de retrait. Dans ce cas, le dirigeant se coupe de la réalité et n'écoute plus personne ou seulement un cercle restreint de conseillers proches.
    En outre, les hommes politiques présentent souvent une personnalité bipolaire. C'est-à-dire que l'entbousiasme, l'hyperactivité et l'optimisme nécessaires au succès politique s'accompagnent presque toujours de phases de doute, d'épuisement et de pessimisme. La dépression guette pratiquement tous les grands leaders de la planète. Le stress perrmanent, les responsabilités énormes et les pressions de l'entourage constituent de puissants facteurs qui peuvent aboutir à de mini-dépressions.

Mardi 23 août 2011 à 8:17

Zoologie, évolution

Nous avons tendance à croire que les moules sont idiotes et qu’elle ne sont bonnes qu’à être mangées.
    Mais la nature est extraordinaire et la moule est capable de faire beaucoup mieux que nous ... en chimie.


http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/400pxMoulesMiesmuschelnmussel.jpg    Un petit mot d’abord sur sa conformation : elle comporte :
        - Une coquille bivalve de protection, avec une charnière   
        - Un “manteau” (épiderme + derme) enveloppant la totalité du corps
        - Une cavité palléale délimitée par le manteau. C'est dans cette cavité que se déversent l'urine et les gamètes et où se trouvent les branchies. La circulation de l'eau permet le renouvellement de l'oxygène pour la respiration et l'évacuation des déchets et des gamètes. L'eau est mise en mouvement dans la cavité par des cellules ciliaires
        - Deux muscles permettant la fermeture de la coquille
        - Des branchies baignant dans la cavité palléale, en forme de lamelles (d'où le nom Lamellibranches)
        - Un “byssus” (faisceau de filaments) pour se fixer à un support.
        - Les moules n’ont ni tête ni cerveau, mais seulement une bouche.   
    La moule est sensible aux rythmes circadiens 5 et des marées. En laboratoire, son rythme biologique et différents paramètres physiologiques sont facilement troublés par un éclairage nocturne ou par des heures anormales de nourrissage (à minuit au lieu de midi par exemple).

    Une étude américairie montre qu'un cocktail de protéínes secrèté par les moules est à I'origine de leur pouvoir adhésif extrêmemnt fort sur les rochers, contre vents et marées (et tempêtes).
    Afín de comprendre ce phénomène, des chimistes de . Santa Barbara ont observe les Interactions chimiques d'une dizaine de protéines produites par les pleds de moules de Californie
.
    Les mollusques fabriquent une colle capable d'adhérer a de norribreux supports et supérieure á toutes les colles de fábrication humaine
    Mais, au contact de l’oxygène dissous dans I'eau, la colle perd 80 % de son pouvoir adhéslf. Pour rester accrochées au rocher, les mouJes sécrètent alors une substance complémentaire,  qui joue un rôle d'antioxydant qui empêche la colle de se dégrader.
    De plus, les chercheurs ont découvert que deux  minutes après le début de la productlon du cocktail de. protéines, le taux d'acidité sous le pied des moules augmente fortement, venant renforcer la colle extraforte déjà générée.
    Cette decouverte va permettre de développer de nouveaux adhésifs synthétiques et de nouveaux matériaux. Elle servira aussi de base à de nou veaux traitements pour empêcher I'accumulation de coquillages sous les coques des bateaux.

   http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne/moulesoseille.jpg

    Donc j’admire les moules pour leur colle, mais, cela dit, je les aime beaucoup à la marinière ou à la crème !

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/moulecolle.jpg

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast