Lundi 22 août 2011 à 8:33

Photos, photos comiques

Habituellement les champignons, c'est septembre/octobre.
    Mais là il a beaucoup plu et il ne fait pas froid, alors dans mon jardin de Bretagne, il y en a partout, certains appétissant, d'autres horribles.
    Je ne me risque pas à en manger certains, ne connaissant rien à la botanique.
    Mais j'en ai fait des photos, que je vous montre aujourd'hui, en intermède.

http://lancien.cowblog.fr/images/CarnacPlessis/1002826.jpg



http://lancien.cowblog.fr/images/CarnacPlessis/1002828.jpg



http://lancien.cowblog.fr/images/CarnacPlessis/1002833.jpg



http://lancien.cowblog.fr/images/CarnacPlessis/1002834.jpg




http://lancien.cowblog.fr/images/CarnacPlessis/1002849.jpg




http://lancien.cowblog.fr/images/CarnacPlessis/1002852.jpg



http://lancien.cowblog.fr/images/CarnacPlessis/1002855.jpg

Dimanche 21 août 2011 à 8:50

Biologie, santé.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/44968194.jpg

    Il est malheureusement évident que les journalistes et encore plus les publicistes, se soucient fort peu de  se renseigner sur les données techniques concernant les produits dont ils parlent.
    On voit de très nombreuses publicité faire l’apologie des oméga 3 et 6, et surtout de denrées alimentaires diverses en contenant, sous prétexte qu’ils  protègent contre les excès de cholestérol.
    Le problème est en fait beaucoup plus complexe et il faut donc apporter quelques précisions.

    Il faut d’abord savoir que nous ne synthétisons pas les acides linolénique et alphalinolénique et que nous ne synthétisons que des quantités trop faibles de DHA. Nous devons donc trouver ces éléments essentiels dans notre nourriture.
    Par contre une partie du DHA est transformée en EPA et l’acide arachidonique AA est en quantité suffisante, tantque les apports en acide linolénique sont suffisants. .


     Les besoins physiologiques minimaux sont établis pour l'acide linolénique à environ 4,5 grammes par jour en moyenne, ce qui est faible, et, pour l'acide alpha linolénique à environ 2 grammes par jour. Quant au DHA, son besoin a été estimé a 250 milligrammes par jour, et autant pour I'EPA , mais qui peut être en partie produit par l'organisme. l
    Les apports nutritionnels conseillés, doivent non seulement assurer les besoins minimaux pour éviter les carences, mais ne pas entraîner des excédents nuisibles et également assurer une nutrition globalement suffisante et équilibrée.
    Il est conseillé de ne pas dépasser des quantités double en moyenne, car il y aurait excès de ces produits.
    Par ailleurs il est nécessaire de limiter, surtout si l’on n’a pas atteint les quantité minimales, de ne pas dépasser un rapport acide linéique / acide alphalinéique de 4 et un rapport oméga6 / oméga3 de 5.

    Il a été prouvé que l'excès d'oméga-3 peut provoquer :
    - des problèmes d’anti-coagulations, proche de l'hémophilie et des possibilités accrues d'hémorragie (car ils sont anti-thrombiques et anti-athérogènes) ;
    - des taux plus élevés de LDL, appelé indûment “mauvais cholestérol”;
    - une baisse de la glycémie, surtout chez les diabétiques ;
    - une baisse des réponses immunitaires et inflammatoires (car ils sont anti-inflammatoires.
    Mais dans les pays occidentaux, nous ne mangeons pas assez d'oméga-3

    De nombreuses études montrent que des changements qualitatifs intervenus au cours des dernières décennies dans la composition en acides gras de la ration alimentaire (essentiellement dans les pays industrialisés, celle des humains, mais aussi celle des animaux d’élevage dont nous consommons les produits dérivés) sont restés bien trop longtemps ignorés et posent aujourd’hui de vrais problèmes.        
    Une consommation excessive d’Oméga 6 favorise le développement du tissu adipeux dès la petite enfance et contribue à l’augmentation du surpoids et de l’obésité. Ces excès ont été associés à une augmentation des maladies inflammatoires et auto-immunes, des démences ou de certains cancers. Des données récentes montrent une augmentation du rapport Oméga 6 / Oméga 3 dans le lait maternel et dans la plupart des aliments consommés par l’enfant et l’adulte. Ces résultats laissent présager un impact à haut niveau sur les générations présentes et futures.
    Pour pouvoir être utilisés par l’organisme, les acides gras Oméga 6 et Oméga 3 entrent  “ en compétition” car ils sont métabolisés par un même type d’enzyme. Celui qui est apporté en excès sera immédiatement plus utilisé que l’autre.
    Il est donc très important qu’oméga 3 et oméga 6 soient consommés de façon équilibrée.
    Cela n’est pas vrai actuellement car, alorsque le rapport oméga6 / oméga3 devrait être de 5 environ,, ce rapport est plutôt de 15 dans notre alimentation quotidienne.
    La consommation en oméga 6 a globalement augmenté de 250 % entre 1960 et 2000 en France, alors que la consommation d’Oméga 3 a, elle, diminué de 40 % environ. Le rapport oméga 3 / oméga 6 a ainsi quadruplé en 40 ans avec des apports en oméga 6 qui atteignent presque le maximum toléré

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/noiranimalcannibaleanthropophage.jpg
    L’important est donc de connaître les sources d’acide alphalinoméique et de DHA, pour essayer d’en consommer davantage et de limiter les consommations qui apportent des oméga6.
    En général les produits fournissent en ALA et DHA, quelques pourcents au maximum, de la totalité des acides gras qu’ils contiennent.


    L'acide alpha linolénique est d'abord présent dans les plantes.
    On en trouve ainsi dans les graines de lin, le germe de blé, le chanvre, les noix, le soja, le colza et donc les huiles de ces végétaux et  les margarines qui contiennent ces huiles.
    Dans le chocolat, 2% des acides gras sont sous forme d'acide alpha linolénique.
    Parmi les végétaux, on trouve aussi des plantes telles que la luzeme, les épinards, la mache, le pourpier, de telle sorte que la chair des animaux qui s' en nourrissent en contient: (le lapin est la viande naturellement la plus riche en acide alpha linolénique, avec le cheval, les escargots qui eonsomment du pourpier et des poules qui consomment des escargots (ayant mangé du pourpier); le gibier sauvage est aussi riche en acide alpha linolénique. 
    La viande d'élevage, les produits laitiers ont une faible teneur mais représentent, en raison de la quantité eonsommée, la première source d' acide alpha linolénique; la graisse du porc, le beurre, qui a un rapport d' oméga 6 / oméga 3 de 2,5, ce qui est intéressant et dans une moindre mesure, la chair et le lait des ruminants. le jaune d’oeuf.
    Dans l' alimentation humaine, les produits marins restent la principale la source d' oméga 3, non seulement en acide alpha linolénique, mais aussi
et surtout en EPA et DHA. . les poissons ont des teneurs variables en lipides, permettant de distinguer poissons maigres, mi-gras et gras. Les espèces les plus riches sont les sardines, pilchars, anchois, harengs, maquereaux, saumon, flétan, légine, thon rouge..
    Les algues et les microalgues du phytoplancton sont riches en acides gras oméga 3, et certaines algues sont comestibles.

    Reste à éviter de consommer trop d’oméga 6 pour essayer de se rapprocher du rapport préconisé de 5, en particulier les huiles de tournesol ou de maïs (qui peuvent être judicieusement remplacées par l’huile de colza).
    Les Oméga 6 sont aussi présents dans les aliments industriels et dans les produits des animaux (les viandes, les œufs ou encore les produits laitiers) nourris à base de soja et de maïs et dont l’alimentation doit également être maîtrisée

Samedi 20 août 2011 à 8:12

Biologie, santé.

  A plusieurs reprises, mes correspondantes m’ont demandé ce qu’étaient les “oméga 3”, ce à quoi ils servaient et pourquoi on faisait tant de publicité autour de ces produits.
    C’est assez compliqué. Il y a un bon article dans le numéro de “Pour la Science” qui vient de paraître en août, mais qui est très difficile à lire pour quelqu’un qui n’a pas fait de la chimie biologique.
    Alors je vais essayer de résumer en deux articles, ce que j’ai lu sur divers journaux scientifiques. J’espère que ce ne sera pas trop difficile à lire.


    On ne peut pas parler des “omégas” sans savoir ce que c’est au plan chimique. Donc nous allons faire un tout petit peu de chimie, mais toute simple et  on utilisera des ensuite des “initiales” au lieu des noms parbares des divers produits.
    Les oméga 3 et les oméga 6 sont des “acides gras non saturés”, (on dit même poly-insaturés), c’est à dire qu’ils ont une longue chaîne d’atomes de carbone liés entre eux et liés à des atomes d’hydrogène, et comportant en bout de châine un groupement acide (-COOH). Ils sont non saturés parce que dans la chaîne, deux carbones au moins sont liés par une double liaison chimique, qui peut s’ouvrir pour réagir par la suite.
    Les acides gras oméga 3 et 6 sont présents dans tout l' organisme et assurent de nombreuses fonctions physiologiques : ce sont des constituants importants des membranes cellulaires de tous les tissus, et notamment dans le système nerveux, cardiovasculaire, hormonal, immunitaire, etc. Ce sont également des substances qui stockent de l'énergie dans le tissu adipeux, et en foumissent à l' organisme, lors d'un effort musculaire par exemple.

    Il y a 5 acides gras essentiels. Je n’en donne les formules que pour les curieux de chimie. Je rappelle pour ceux qui l’auraient oublié, qu’un atome de carbone possède quatre possibilités de liaison chimique, et l’hydrogène une seule. Un groupe CH2 a donc encore deux possibilités de liaison.
    D’autres acides gras polyinsaturés existent, mais moins importants: il existe aussi de oméga 9, mais nous nous limiterons aux 5 suivants :
   
Oméga 3 :
http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/250pxLinolenicacid3DvdW.png

    - l’acide alpha linolénique : CH3-CH2-(CH=CH-CH2)3-(CH2)6-COOH
nous l’appellerons pour simplifier ALA . Par exemple,  -(CH2)6- veut dire qu’il y a 6 groupes CH2  liés par une liaison chimique, les uns à la suite des autres.(voir ci dessous la formule développée, et ci contre la formule en 3D) :



http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/ALAnumbering.png
    - l’acide éicosapentaénoïque : CH3-CH2-(CH=CH-CH2)5-(CH2)2-COOH nous l’appellerons pour simplifier EPA.
    - l’acide docosahexaénoïque : CH3-CH2-(CH=CH-CH2)6-CH2-COOH nous l’appellerons pour simplifier DHA.
    Vous voyez que la première double liaison de ces formules chimiques se trouve sur le troisième carbone de la chaîne. C’est pourquoi on les appelle oméga “3”, alors que dans les formules suivantes des oméga “6”, la première double liaison est sur le sixième carbone de la chaîne.

Oméga 6 :
    - l’acide linolénique : CH3-(CH2)4-(CH=CH-CH2)2-(CH2)6-COOH
nous l’appellerons pour simplifier AL                 
    - l’acide arachidonique : CH3-(CH2)4-(CH=CH-CH2)4-(CH2)2-COOH
nous l’appellerons pour simplifier AA.  

    L’acide linolénique AL et l’acide alphalinolénique ALA ne sont pas synthétisés par notre organisme. Nous les trouvons dans la nourriture. Par contre les autres oméga, qui sont lesproduits particulièrement actifs, sont produits dans notre corps à partir des deux premiers, mais en général en quantité insuffisante pour les oméga 3, et il faut trouver un complément dans la nourriture.
    Nous en parlerons dans le prochain article
    L’AA et l’EPA interviennent dans les réactions d’agrégation des plaquettes sanguines, (formation des caillots), dans la vaso-constriction des vaisseaux sanguins et dans les réactions inflammatoires.
    Le DHA est à l’origine dans la production de neuromédiateurs chimiques qui interviennent dans l’immunité et l’inflammation.
    Les neuromédiateurs selon qu’ils sont issus des familles oméga 3 ou 6 ont souvent des rôles antagonistes sur les phénomène et assurent ainsi un équilibre biologique.
    Mais surtout le DHA a une grande influence sur le fonctionnement cérébral.
Plus de la moitié du DHA incorporé dans le foetus et dans les six premiers mois de la vie d’un enfant est destiné au cerveau, et il est nécessaire , par la suite, d’avoir un apport régulier de cet acide gras.
    Les cellules des vaisseaux sanguins formant la barrière hémato-encéphalique, qui protège le cerveau, ainsi que les astrocytes, cellules nerveauses de soutien différentes des neurones), synthétisent en permanence du DHA à partir de l’acide alphalinolénique.
    Le DHA apporte des phospholipides indispensables aux membranes des neurones, et notamment ceux des membranes des vésicules contenant des neurotransmetteurs.
    Les oméga 3 participent à l’activité d’enzymes, de transporteurs de protéines dans les axones, et sur l’activité des gènes qui président aux réactions chimiques. Ils influent donc sur la production des neurotransmetteurs.
    Un insuffisance de DHA entraîne la diminution de dopamine dans le cortex frontal, mais l’augmente dans le circuit de récompense et d’apprentissage.; elle modifie également la production de sérotonine, qui régule notre humeur, et peut entraîner l’anxiété, voire la dépression, alors que, en concentration normale, le DHA lutte contre le stress et l’anxiété.
    La production d’acétylcholine est également dépendante du DHA, neurotransmetteur essentiel, qui intervient dans les processus d’apprentissage et de mémorisation, dans le sommeil et l’éveil, dans les commandes des muscles ...
    Des études récentes semblent même montrer que le déficit en DHA semble perturber le renouvellement des neurones de l’hippocampe, faible chez l’homme, mais indispensable pour la mémoire (la maladie d’ALzeimer serait en partie due à la mortalité des neurones de l’hippocampe).

    D’autres études ont montré que les oméga 3 en quantité normale protégeaient  le coeur contre l’infarctus du myocarde et limitait la tension artérielle.
    Je ne vais pas vous faire ici un cours sur le cholestérol (je pourrai faire un article si cela vous intéresse. Sachez juste que le cholestérol est un lipide (une graisse), et un stérol (alcool donc groupement -C-OH), qui est le précurseur de nombreuses synthèses dans notre organisme et surtout qui intervient dans la structure des membranes des cellules vivantes.
    Vous avez sûrement entendu parler de “bon” et de “mauvais” cholestérol : c’est une erreur et un abus de langage.
    Le cholestérol n’est pas soluble dans le sang et il faut donc que d’autres molécules se chargent de le transporter des lieux de production aux cellules de notre corps; ce sont ces protéines de transports que l’on appelle ainsi.
     Les lipoprotéines à basse densité (LDL : Low Density Lipoprotein) et les lipoprotéines à très basse densité (VLDL), transportent donc le cholestérol, ce qui est bénéfique, mais des taux importants de LDL ou VLDL conduisent au dépôt de cholestérol sur les parois des artères.
    En effet les récepteurs à LDL et VLDL du foie et des tissus sont en effet très sensibles et, au moindre changement biochimique d'une LDL, du fait d'une oxydation ou dégradation liée à la fumée de cigarette ou à d'autres facteurs, les lipoprotéines transportant le cholestérol ne sont plus reconnues, et sont alors phagocytées par les globules blancs, puis forment un dépôt dans les vaisseaux sanguins sous forme de “plaques d'athérome”, ce qui accroît le risque de maladies cardiovasculaires
    D’où pour les LDL et VLDL, le nom de « mauvais » cholestérol, alors que ce n’est pas du cholestérol.
       Les lipoprotéines à haute densité (HDL : High Density Lipoprotein) déchargent les artères et les tissus extrahépatiques du cholestérol oxydé, et le ramènent vers le foie où il est dégradé ; on parle alors de « bon » cholestérol, même si le cholestérol récupéré est usé et va être recyclé .

http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/HdlLdl.jpg

    L’effet protecteur cardiovasculaire des oméga3
s'explique par leur action anti-inflammatoire (ce qui protège de l'athérosclérose, dépôts de cholestérol sur la paroi interne des artères) et anti-agrégante (prévient la formation d'un caillot de sang, ou thrombose).
    Selon la consommation d’autres acides gras monosaturés les oméga 3 diminuent ou agmentent le taux de LDL et de HDL, c’est à dire le cholestérol total, mais ils stimulent la production de HDL, qui détruit les athéromes et donc augmenteraient la proportion HDL/LDL, ce qui est bénéfique.       

     Les Oméga 6 participent à l'élaboration des médiateurs cellulaires. Ils interviennent également sur le développement du système nerveux, de l'équilibre cardiovasculaire, de l'immunité, de la guérison artérielle. des blessures et des réactions allergiques et inflammatoires. Mais consommés en excès, ils peuvent empêcher les Oméga 3 de tenir leur rôle, notamment lors de la protection cardiovasculaire et provoquer des douleurs et des maladies inflammatoires comme l'asthme ou l'arthrite.
    Les acides gras polyinsaturés oméga 6 diminuent le LDL, mais aussi le HDL.Ils ne protègent donc pas autant que les oméga 3, contre les maladies cardiovasculaire.

    Demain je vous parlerai des pubs et des problèmes de nourritures liés aux oméga 3 et aux oméga 6

Vendredi 19 août 2011 à 8:36

Photos, photos comiques

Dernier article de l'été sur les fonds marins : des animaux curieux.

http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne/sousleau009.jpg



http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne/sousleau010.jpg







http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne/sousleau014.jpg






http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne/sousleau015.jpg










http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne/sousleau019.jpg







http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne/sousleau023.jpg

Jeudi 18 août 2011 à 8:41

Divers

    Je voudrais demander àplusieurs correspondantes de m’excuser, car depuis quatre jours, j’ai répondu à bien peu de mails.
    L’explication : après un début juillet assez pourri, très froid et ciel menaçant bien que peu de pluies, puis un mois d'août où les jours de pluies qui se succédaient, rendaient heureusement plus probable un jour sans pluie, (il faut être optimiste ! ), miracle, depuis 4 jours il fait beau et presque chaud, bien qu’on n’ait pas dépassé 25 d° et que la mer est restée à 17d°C.
    J'attendais avec impatience ce beau temps pour faire de la peinture car j’avais 18 volets à rénover. Alors cela a été lessivage, réparation des ferrures mangées par la rouille, peinture, remontage et parfois ponçage quand la fermeture n'était pas idéale, et dernière couche de peinture. Tout sera fini ce soir et voici quelques photos
    Le résultat est propre jusqu’en 2013 et les ferrures seront valides plus que moi !

http://lancien.cowblog.fr/images/CarnacPlessis/1002810.jpg


















http://lancien.cowblog.fr/images/CarnacPlessis/1002813.jpg




















    Avant j’avais dû mettre une “rustine” en bois à l’un d’entre eux car un picvert avait eu la mauvaise idée, quand il gelait cet hiver, de faire un trou de 10 cm de diamètre, pour pouvoir entrer et venir dormir entre la vitre et le volet, endroit moins froid.

    L’été ici c’est surtout de petits travaux : cette année refaire le portail dont trois barres étaient mangées par les bêtes à bois et dont les ferrures étaient “mortes de rouille” et le repeindre.
    Il a l’air tout neuf. Vous remarquerez les deux piliers un peu difformes; quand j’ai fait construire la maison, c’était un ancien “champ à patates” avec en plein milieu du terrain, deux énormes murs de grosses pierres. Alors avec mes fils, on les a utilisées pour faire les murs autour du jardin, mais avec un inconvénient : je ne sais pas tailler le granit !! On les a empilées, un peu comme on pouvait, il y a 40 ans, à grand renfort de ciment. Une voiture peut rentrer dedans, ce n’est pas le pilier qui cassera.

http://lancien.cowblog.fr/images/CarnacPlessis/1002796.jpg
    Réparer aussi les gouttières qui se corrodent et se percent. En repeindre les supports.La peinture reste encore à faire !!
    Refaire la hotte de la cheminée, fendue cet hiver, et la repeindre.
    Changer un velux dans la salle de bain, à l'étage.
    Refaire les bordures de l’allée, tondre l’herbe, entretenir le jardin. et tailler régulièrement les arbres.   
    Bref je ne m’ennuie pas, mais, c’est promis, je vais répondre à tous les mails, maintenant que la peinture sèche !

    En général le barbe-cue sert à midi pour cuire viande ou poisson, en faisant des braises avec le petit bois qu’on récupère des arbres tous les ans.
    L’écureuil est parfois dans les pins quand j’allume le feu et je le gêne sans doute. Alors il coupe des pommes de pin, monte sur la branche au dessus de moi et la lâche gentiment sur ma tête. Un tueur en série en puissance, cet écureuil ! lol
    J’ai déjà reçu une grosse pomme de pin sur mon épaule et quand je l‘entends dans l’arbre, maintenant, je mets un “casque” et s'il exagère j'ai mon tuyau d'arrosage qui est là, prêt à servir, chaque fois que j'allume le barbe-cue, et il aura la queue mouillée !! lol
    OK, mon casque, c’est une petite bassine à linge, mais c’est efficace, alors ne vous moquez pas de moi !!
    C'est un de mes petits fils qui s'est amusé à prendre cette photo ! Le papy casqué anti-écureuil !

http://lancien.cowblog.fr/images/CarnacPlessis/1002879.jpg
    Et quand on veut se promener, on peut prendre un tandem, mais c'est toujours celui de devant qui trime et celui à l'arrière qui glande !!

http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques2/tandem.jpg
    Et puis, si vous vous ennuyez trop, vous pouvez toujours aller admirer les coiffes des vieilles bretonnes !!

http://lancien.cowblog.fr/images/CarnacPlessis/100002.jpg

Mercredi 17 août 2011 à 8:36

Amour et peines de coeur

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs4/1002824.jpg

    Une question revient dans les mails que je reçoit : “j’ai rencontré un garçon qui me plaît beaucoup, cet amour de vacances va-t-il durer?”
    Les vacances sont souvent riches en aventures. sentimentales. Jeunes ou moins jeunes, célibataires ou non, ces idylles touchent tout le monde, à la mer comme à la montagne ! Pourquoi l'été est-il la saison propice aux rencontres ? Cet amour de vacances est-il fait pour durer ? Une fois rentrés chacun de votre côté, votre couple résistera-t-il à l'éloignement ?

    Suspendre la monotonie du quotidien, interrompre ses habitudes ou simplement s'autoriser à ne rien faire, tout concourt à retrouver le goût pour l'amour.
    Je l’ai déjà dit souvent, je ne crois pas aux coups de foudre, comme véritable amour.
    Je pense qu’on peut avoir une attirance pour un garçon ou une  fille qui a une belle plastique, qui a de l’entrain, du baratin et qui est gentil(le).
    C’est agréable de partager de bons moments de vacances avec quelqu’un qui fait attention à vous, qui a (ou fait semblant d’avoir) les mêmes goûts que vous, qui semble vous préférer à d’autres, et qui sera un réçit valorisant à la rentrée vis à vis de vos ami(e)s.
    Masi cette personne, en réalité, vous ne connaissez rien d’elle.
    Il y a de ortes chances que tout se termine à la rentrée et bien sûr, vous aurez un petit pincement ce coeur, mais rarement le gros chagrin, et encore si vous aviez de la peine, c’est parce que vous pleurez, non pas elle, mais l’illusion de l’amour.
    Un coeur, cela s’emballe facilement. Cela peut battre fort, mais c’est un engouement, une émotion passagère, un semblant d’amour. C’est comme lorsque vous faites une activité qui vous plaît, le coeur bat plus vite, mais après il revient au calme.
    Le véritable amour ne concerne pas que le coeur, il habite tout l’être, y compris la raison, le cortex frontal chef d’orchestre de notre cerveau. Même la passion doit être, non pas forcément raisonnable, mais raisonnée pour être vraiment de l’amour.
    Etre amoureux(se), c’est seulement avoir un penchantpour quelqu’un, aimer vraiment c’est un lien très fort, c’est former un couple solide vis à vis des autres, de l’environnement, c’est penser à l’autre avant de penser à soi, c’est être prêt à partager, non seulement les bons moments de vacances, mais aussi les difficultés, les échecs, c’est être là non seulement pour s’amuser, mais pour travailler avec l’autre, pour le consoler quand il est triste, pour lui tendre en permanence la main ou son épaule pour venir y pleurer.
    C’est partager joiues et peines et faire face à l’adversité, ensemble, à deux.
    L’amour de vacances, c’est en général simplement partager des moments de joie. C’est agréable et ce n’est pas à dédaigner, mais ce n’est pas le grand amour et c’est rarement durable.
    Cela pourrait devenir de l’amour parfois, mais beaucoup plus tard, quand on se connaitra mieux.


                 AMOUR

  Aimer c'est vouloir le bonheur         
  De celui qu'on aime avant le sien;              
  Aujourd'hui je t'offre ce coeur                     
  Qui t'aime encore en vain.

  Aimer c'est souffrir en silence  
  Du vide et de l'absence,                          
  Que tu laisses derrière toi                   
  Chaque fois que tu t'en vas.                 
                                
  Aimer c'est laisser les larmes couler          
  Quand tu n'es pas là pour les voir,            
  Pour ne pas ternir tes moments passés        
  Près d'une autre certains soirs.                      
                                
  Aimer c'est tolérer tes différences     
  Qui nous éloignent peu à peu,     
  Ne plus avoir d'exigences .
  Pour que se rallume le feu. 
                                
  Aimer c'est donner sans rien demander,  
  C'est prendre l'autre tel qu'il est      
  Sans attendre en retour de recevoir
  Et pas tel qu'on aimerait le voir. 
                          
  Aujourd'hui je sais ce que veut dire aimer
  Et je n'ai jamais aimé quelqu'un si fort.
  Même s'il est trop tard, même si j'ai tort,
  Je ne regrette pas d'encore aimer.


    C’est un poème qu’avait écrit il y a quelques années, une de mes correspondante qui avait un groxs chagrin d’amour.

Mardi 16 août 2011 à 8:29

Biologie, santé.

http://lancien.cowblog.fr/images/images/dessindenfantsoleil.jpg    Je suis, comme tous les ans en vacances en Bretagne, à Saint Colomban, entre Carnac et la presqu’île de Quiberon, et je vois de nombreuses personnes s’exposer au soleil sur les plages, (quand il y en a ! ), avec l’idée de montrer au retour à leurs copains, combien ils sont bronzés (hélas le soleil est rare, en Bretagne, en ce moment).
    Ils ne savent pas ce qu’ils risquent, à s’exposer ainsi aux rayons ultraviolets, responsables du bronzage, qui induisent des cancers de la peau, sans parler des “coups de soleil”, qui eux sont dûs à la fois aux UV et aux rayons infrarouges qui entraînent une température trop forte de la peau, qui la sensibilise.
    Avec 90.000 nouveaux cas chaque année en France et 1 300 décès, les cancers de la peau sont les cancers les plus fréquents, et ils représentent environ un tiers des cas de cancers, deux fois plus que les cancers du sein.

    L’exposition au soleil serait responsable de la majorité des cancers de la peau.
     Ces cancers adviennent dans les parties du corps les plus exposées aux rayons solaires et on observe une augmentation constante du nombre de cancers de la peau dans les pays industrialisés, depuis 30 ans, due à l’exposition au soleil à des fins de bronzage ou récréatives.

    Les cancers de la peau atteignent les couches de l’épiderme, qui constituent la surface de notre peau. On trouve dans l’épiderme deux types principaux de cellules les “kératocytes” (90% des cellules), qui produisent la kératine, insoluble dans l' eau, qui protège et imperméabilise la peau,et les mélanocytes, qui produisent la mélanine, qui colore la peau, et fait bronzer les peaux blanches.
    80% des cancers de la peau sont au niveau des kératocytes les plus profonds et sont facilement repérés et enlevés par chirurgie et sutout ne produisent pas de métastases.
    Les cancers des kératocytes des couches supérieures sont moins fréquents, sont facilement traités, mais peuvent produire des métatstase, d’où la nécessité d’un diagnostic précoce.
    Par contre, les cancers moins fréquents des mélanocytes sont souvent résistants aux traitements chimiothérapeutiques et  produisent de nombreuses métastases mobiles, même aux premiers stades de leur développement, de sorte qu’il n’existe aujourd'hui aucun traitement efficace et que ces cancers entraînent une mortalité très importante. (la quasi totalité des morts par cancer de la peau).

    Les rayonnements UV émis par le soleil sont classés en trois catégories :    
        - Les plus énergiques (longueurs d’ondes de 240 à 280 nm), les UV  “C”, sont réfléchis ou absorbés par l’atmosphère.
        - Les UV “B”, entre 280 et 320 nm de longueur d’onde, sont aussi fortement absorbés et ne constituent que 5% du rayonnement reçu à la surface de la terre, mais plus énergétiques, ils sont plus dangereux que...
        - Les UV “A”, entre 320 et 400 nm, les moins énergiques, mais qui constituent 95% du rayonnement reçu.
    Sur la figure ci dessous, la courbe blanche représente l’énergie reçue selon la longueur d’onde des UV et donc la surface sous cette courbe l’énergie totale reçue.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/-copie-2.jpg

    Ces rayonnements UV sont absorbés par l’ADN de nos cellules de la peau et  la courbe bleue indique le coefficient d’absorption, très fort pour les UV C, assez fort pour les UV B et qui décroit fortement pour les UV A.
    Les UVB sont donc plus dangereux, mais la forte proportion d’UVA fait que ces rayonnements, bien qu’ayant un faible coefficient d’absorption sont néanmoins dangereux.
    Comment agissent ils sur l’ADN ?

    Je rappelle que l’ADN, est une très longue double hélice, formée d’un squelette de sucres et de phosphates, qui forment les montants de l’hélice, tandis que quatre bases forment les barreaux (cytosine, guanine, thymine, adénine), et sont le support mémoire de l’hérédité, et des caractéristiques cellulaires.
    L’ADN, qui se réplique identique à lui même, donne naissance à des “ARN messagers” qui conditionnent la synthèses de 21acides aminés et de centaines de milliers de protéines, nécessaires à tous les stades de la vie de nos cellules et de notre corps. (voir mes articles à ce sujet, des 3,4, et 6 juillet 2010).
    Ce sont des modifications de l’ADN et de ces synthèses qui peuvent donner un caractère cancéreux aux cellules.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/-copie-4.jpg
   L'absorption des ultraviolets par l' ADN déclenche une série de mécanismes qui entraînent I'apparition des dommages ou de photoproduits.
    Les UVB peuvent “casser” des barreaux de l’échelle d’ADN, qui se réassemblent de façon erronée entraînant des mutations au niveau de l’ADN et donc des cellules.
    Les UVB et les UVA entraînent une série de réactions à l’origine de lésions (voir figure ci-dessous)
    Si on irradie de l’ADN par un laser ultraviolet pendant un instant très court (a). Une partie de l’énergie absorbée par l’ADN est dissipée sous forme de chaleur dans l' environnement (b). Une autre est transférée aux bases, qui passent d'un état excité à un autre. Une petite fraction de cet ADN excité émet de la fluorescence (b), tandis qu'une autre, encore plus petite, subit des réactions chimiques avec formation de photoproduits (c), qui sont issus de liaisons chimiques entre les bases. L’effet de ces photo-produits est analogue à une mutation.
    Des réactions d’oxydation favorisent en outre ces réactions néfastes.
    Dans certains cas la mutation entraînera la mort de la cellule. Dans d’autres cas la réplication de l’ADN, lors de la division cellulaire, se fera avec une erreur dans cette transcription. Des mécanismes de réparation annihileront la plupart du temps ces erreurs.
    Mais dans certains cas l’erreur subsistera, entraînant des synthèses erronées de protéines. Certaines pourront entraîner des proliférations anormales de cellules, les cancers.

    Les diverses études, menées ces dernières années ont amené les pouvoirs publics à classer “installations dangereuses”, les appareils de bronzage aux UVA et d’en faire un contrôle précis.
    Mais il est important que les personnes prennent conscience du danger de l’exposition au soleil et limitent cette exposition, surtout pour les enfants, et utilisent des crèmes solaires suffisamment absorbantes pour les UV A et B.

Lundi 15 août 2011 à 8:47

Photos, photos comiques

Suite des images de fonds marins.
C'est une végétation extraordinaire.

http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques3/sousleau024.jpg



http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne/sousleau028.jpg



http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne/sousleau040.jpg














http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne/sousleau037.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne/sousleau049.jpg



http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne/sousleau047-copie-1.jpg

Dimanche 14 août 2011 à 8:19

Energie, nucléaire, économies

Nous allons examiner l’utilisation d’une pompe à chaleur dans le chauffage domestique, car c’est un des fleurons deshttp://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/definition-copie-1.jpg écologistes et des marchands, vendeurs et publicitaires.
    Malheureusement beaucoup des arguments de vente sont inexacts et leurrent le consommateur. Quant aux écologistes, bien peu savent ce qu’est la loi de Clausius, qui malheureusement est incontournable, ni même le rendement d’un échangeur thermique.

    Le principe de l’installation est simple et correspond au schéma ci-contre :


    Je ne parlerai pas des prix qui actuellement sont exhorbitant et de la fragilité de ces machines, notamment des pompes d’origine chinoise.
    Ceci est une question de technique, de qualité et de nombre de machines vendues, et donc on peut espérer un progrès dans ce domaine.
    La limitation vient en fait de la loi de Clausius et de l’’éfficacité maximale
        Eff. =  Q (chaud) / W  ≤  Tchaud / (Tchaud - T froid)
Tchaud et Tfroid étant les températures des ources chaudes et froide, exprimées en degrés Kelvin ( d°K = d°C + 273, par exemple T = 300 d°K pour 27 d°C).
    C’est une efficacité théorique qui concerne la pompe elle même.
    Mais il faut tenir compte des autres machines nécessaires à l’installation et notamment des pompes normales pour assurer la circulation dans les sources chaude et froide (de la même façon qu’il faut une pompe pour faire circuler de l’eau dans des radiateurs).
    Les échangeurs thermiques entre le fluide caloporteur et les fluides qui diffusent la chaleur dans les sources froide et chaude (en général de l’air ou de l’eau), ont également un rendement, en général compris entre 50 et 80 %.
    Finalement il faut considérer un coefficient de performance COP, de la pompe à chaleur qui est le rapport entre la chaleur récupérée dans l’habitation et l’énergie totale électrique consommée pour faire fonctionner l’installation.
    Le COP de toute pompe à chaleur augmente avec la température de la source froide et diminue avec celle de la source chaude, et il est souvent de l’ordre de la moitié (voire moins) de l’efficacité théorique.
     Il peut atteindre 5 à 7 en été pour de l'eau de piscine (air à 25 °C pour de l'eau à 28 °C), 3 à 5 pour le chauffage d’une habitation à mi-saison, mais inférieur à 2 en hiver
    Les fabricants annoncent en général un COP de 5 pour leurs pompes. C’est très surévalué pour les utilisations courantes.
    Un COP n’est valable que si l’on précise les valeurs des températures des sources chaude et froide.

    Voyons les possibilités d’utilisation dans un logement :

    Vous voulez chauffer une piscine l’été :  température de la piscine 27d°C soit 300 d°K. Air extérieur 25 d°C soit DT  = 2d°: l’efficacité théorique est énorme : 150...  Air extérieur 15 d°C soit DT  = 12d°: l’efficacité théorique est encore excellente 300/12 = 25.

    Vous voulez chauffez votre maison à la mi saison :  pour avoir une température température à l’intérieur de 20d°C, on va faire circuler de l’eau à 40 d°C dans le sol, soit  313 d°K et à l’extérieur 10d° soit une différence de température de 30 d° et une efficacité de 313/30 = 10
En fait quand on tient compte de l’énergie électrique nécessaire pour faire tourner les pompes de circulation, et les pertes de rendement des échangeurs entre fluide et eau, on aboutit à un COP de l’ordre de 5.

    Vous voulez chauffez votre maison l’hiver : la température de l’air extérieur étant de -5 d°, la différence de température est de 45 d° et  on a alors une efficacité théorique de 7,5 et en tenant compte des mêmes éléments, un COP qui descend à 3 environ.
    Par fort gel le COP pourra être inférieur à 2. Le gain n'est plus intéressant face à l'investissement nécessaire.

    Conclusion : une pompe à chaleur "aérothermique" qui récupère la chaleur dans l’air ambiant est très intéressante pour chauffer une piscine et intéressante pour chauffer une maison dans les pays où l’hiver est très doux, à condition qu’elle soit bien isolée.
    Elle a très peu d’intérêt dans les pays où il gèle l’hiver.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/chauffagesol.jpg
    Par ailleurs il faut voir que si on se sert de radiateurs ordinaires la température de l’eau circulant est l’hiver de l’ordre de 60 d°.  Le rendement de la pompe à chaleur serait alors très faible. On ne peut donc utiliser que des chauffages à basse température par le sol, mais leur inertie est très grande et ne suit pas de fortes variations de température externes. Il faut donc une maison très bien isolée.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/lac.jpg


    Il est possible toutefois de se servir d’une autre source froide que l’air ambiant :
        Système aquathermique

    Dans certains cas particuliers on peut se servir de l’eau d’une rivière ou d’un lac, que l’on prélèvera à quelques mêtres de profondeur et qui aura donc une température assez stable et nettement supérieure à celle de l’air  
  



http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/puits.jpg



    Mais une source froide plus fréquemment utilisable est la température du sol : soit en creusant un forage profond (plusieurs dizaines de mêtres) et en faisant  circuler de l’eau dans un tube On a alors une souce froide à une température quasi stable vers 5 à 15 degrés. (C’est parfois appelé un “puits canadien”) Mais ce n’est pas praticable n’importe où et c’est très cher.




http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/jardin.jpg
    Soit en enterrant un “circuit” de tuyauteries à environ 1m sous terre dans un jardin? C’est beaucoup moins onéreux, mais il faut avoir la surface suffisante, et les plantations du jardin apprécient peu car on refroidit leurs racines.
    La température est moins stable que dans un puits, mais reste beaucoup plus stable que celle de l’air.

    Le système de chauffage intérieur pourrait utiliser directement le fluide réfrigérant, mais celui-ci est onéreux et les risques de fuite sont prohibitifs. On utilise donc un échangeur avec un circuit d’eau ou d’air, mais qui doit rester à basse température : 35 à 40 d°C
    Le rendement de tels échangeurs est pénalisant..

    Enfin l’utilisation dans des immeubles est difficile car il faudrait des pompes à chaleur de grande puissance et les pertes de chaleur dans les canalisations et l’énergie demandée pour assurer la circulation sont prohibitives.

    Je connais plusieurs personnes qui ont installé des pompes à chaleur, ce qui a constitué un investissement important. Elles ont été très déçues par  les performances, car le chauffage a été insuffisant lorsqu’il gelait et le gain de consommation n’a pas été rentable vis à vis de l’investissement.
    De plus elles ont eu en général trop d’ennuis dus à une mauvaise fiabilité.

Samedi 13 août 2011 à 8:11

Energie, nucléaire, économies

Des lecteurs et lectrices qui ont eu le courage de lire mon article sur l’hydrogène et les piles à combustible, me demandent ce qu’est une pompe à chaleur et à quoi cela sert.
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/pompe.jpg
    En fait vous utilisez tous les jours une pompe à chaleur, c’est votre réfrigérateur, mais on de l’appelle pas ainsi.
    Dans cet appareil vous puisez la chaleur à l’intérieur de l’armoire frigorifique et vous la rejetez à l’extérieur, dérrière l’appareil.
    C’est la même chose dans un climatiseur que vous utilisez l’été pour rafraichir l’atmosphère d’une pièce d’un appartement, en rejetant à l’extérieur la chaleur que vous lui avez empruntée.
    Le principe de fonctionnement d’une pompe à chaleur est le même que celui d’un réfrigérateur ou d’un climatiseur, mais on réserve ce nom à un appareil analogue, qui prélève la chaleur dans une source froide extérieure, pour la restituer dans les pièces d’un local pour le chauffer.
    Vous me direz que c’est bien compliqué et qu’il est plus simple d’utiliser un radiateur électrique.
    Une pompe à chaleur n’est intéressante que si l’énergie que l’on récupère sous forme de chaleur est nettement plus grande que l’énergie électrique que l’on dépense pour faire fonctionner la machine.
    Le rapport entre l’énergie récupérée sous forme de chaleur et l’énergie électrique consommée est le rendement de la pompe à chaleur ou “coefficient of performance” COP.


    Le principe de fonctionnement d’une pompe à chaleur est le même que celui d’un réfrigérateur : vous utilisez les changements d’état d’un fluide spécial, entre le liquide et le gaz à des pressions différentes.
    Vous avez sans doute appris au lycée qu’un liquide qui devient gazeux absorbe de la chaleur (il faut chauffer l’eau pour la faire bouillir à la pression atmosphérique normale), et qu’à l’inverse un gaz qui se liquéfie fournit de la chaleur.
    Peut être vous a t’on dit aussi que la tranformation liquide gaz se fait à une température plus élevée si la pression augmente. ( sous 1 bar l’eau bout à 100 d°C et sous 100 bars à 300 d°C).
    Le problème est de forcer le fluide à absorber et à céder de la chaleur, donc à devenir liquide ou gaz aux bons endroits.

    Les fluides frigorigènes utilisés ont des propriétés physiques telles qu’ils s’évaporent à la pression atmosphérique à de faibles températures et sont liquides à pression élevée à des tepératures voisines de 20 d°C. Il faut en outre qu’ils aient des chaleurs de vaporisation et de liquéfaction élevées.
    Ces fluides dépendent du système utilisé, (des températures de service et des systèmes d’échange), et doivent être inoffensifs pour l’homme et pour l’environnement.
    Les produits utilisé sont surtout des carbures chlorés et fluorés, comme les fréons (le plus utilisé le R12 était un dichlorodifluorométhane CCl2F2).
    Certains de ces produits, qui détruisaient la couche d’ozone en haute atmosphère, ont été interdits, et une règlementation stricte définit maintenant l’utilisation des autres pour limiter toute fuite, notamment au chargement et déchargement et stockage du fluide.

    Le principe de la pompe à chaleur est résumé sur le schéma ci-dessous :

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/schemafonctionnementpompechaleur.jpg
    Le liquide frigorigène, amené à basse pression (souvent la pression atmosphérique 1 bar) par un détendeur, est à une température telle su’il doit être gazeux et il s’évapore donc dans un évaporateur, en empruntant de la chaleur à la source froide, le milieu extérieur (air, eau ou canalisations sous terre).
    Le gaz passe alors dans un compresseur qui le comprime à une pression élevée et le chauffe du fait de la compression.
    Le gaz à haute pression ne devrait plus être gazeux à cette température et donc il redevient liquide dans un “condenseur”, en cédant de la chaleur au circuit de chauffage.
    Le liquide à haute pression repasse alors par le détendeur qui le ramène à basse pression.
    Ce principe est le même pour un régrigérateur, un climatiseur ou une pompe à chaleur, seuls les circuits de chauffage et d’évaporation sont très différents, les températures et les pressions devant être adaptées à ceux-ci et au liquide frigorifique employé.

    Ce sont les lois de la thermodynamique qui régissent le fonctionnement d’une pompe à chaleur. Je ne pense pas que vous ayez vu en détail au lycée, les lois de Carnot et notamment la loi de Clausius sur l’entropie.
    Je vais donc uniquement vous donner les résultats, car ils sont très importants :
    On définit l'efficacité Eff. d'une pompe à chaleur comme le rapport de l'énergie “utile” Qchaud (la chaleur restituée à la source chaude) sur le travail W, énergie fournie au niveau du compresseur.
            Eff. =  Q (chaud) / W
    L'efficacité peut être inférieure à 1 s'il rend moins de chauffage qu'il n'en consomme en énergie. Généralement une bonne partie de l'énergie est restituée en chauffage si l'appareil est situé dans le volume chauffé. Un chauffage à résistance électrique simple a une efficacité de 1.
    La pompe à chaleur a un gros inconvénient inéluctable, quels que soient les progrès que l’on fera car c’est la loi de Clausius sur l’entropie qui en est la cause :
    L'efficacité d'une pompe à chaleur décroît avec l'écart de température entre les sources chaude et froide, ce qui limite considérablement leur utilisation.
               
Eff. =  Q (chaud) / W  ≤  Tchaud / (Tchaud - T froid)
Tchaud et Tfroid étant les températures des sources chaudes et froide, exprimées en degrés Kelvin ( d°K = d°C + 273, par exemple T = 300 d°K pour 27 d°C).

    De plus, cette efficacité ne concerne que la pompe elle même, mais on consomme aussi de l’énergie dans le système de circulation des fluides dans les circuits de chauffage et de captage.
    Donc le coefficient de performance COP de la pompe à chaleur est nettement inférieur à Eff.
    En outre, des contraintes techniques limitent les températures de fonctionnement : impossibilité d’utiliser de l'eau à moins de 0 °C, si on utilise de l’eau dans le circuit de la source froide; haute pression limitée par la résistance mécanique du circuit "haute pression" (source chaude); transfert effectif d'énergie à chaque source moindre que le transfert théorique (rendement, dimensionnement et encrassement des échangeurs).....

   
Demain nous verrons comment une pompe à chaleur peut être adaptée au chauffage d’une maison, les cas favorables et les cas où cela n’est pas rentable.

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast