Mardi 20 septembre 2011 à 8:23

Politique, économie, religion.

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    J’ai été scandalisé par les propos à l’université d’été de l’UMP à Marseille, d’un député, membre du gouvernement, qui, dans le programme de campagne de l’UMP, a proposé de diminuer les indemnités de chômage des cadres, sous prétexte qu’elles étaient plus élevées que dans les autres pays européens.
    Selon lui, cela éviterait que les cadres se prélassent sans chercher du travail !!

   
    J’ai souvent l’occasion de rencontrer des chômeurs et il m’est arrivé de les aider à retrouver du travail. Je connais un certain nombre de cadres qui ont été licenciés à 55 ans et ne retrouvent pas de travail, malgré tous leurs efforts.

    Certes j’ai connu quelques cas de chômeurs qui ne se pressaient pas de retrouver du travail et refusaient certains travaux parce qu’il étaient “trop pénibles” ou que les horaires “les empêchaient de regarder la télévision”.
    Mais c’étaient des cas isolés.

    Presque tous les chômeurs que je connais n’ont qu’un souhait : trouver du travail, et dès qu’ils auront une proposition qui correspond à leurs aptitudes, ils la prendront, avec hâte, car outre l’aspect financier, l’inactivité et le sentiment d’être inutile leur pèsent  énormément.
    Et c’est encore plus vrai pour les cadres, qui souvent avaient un travail d’encadrement et qui souffrent de ne plus travailler en équipe et qui ont encore beaucoup plus de mal à retrouver un travail, lorsqu’ils sont âgés.
    Certes le ministre avait constaté que, en Allemagne, les indemnités de chômage des cadres étaient le tiers environ par rapport à la France, mais il a oublié de dire que ces cadres avaient cotisé pendant des années et que les cotisations chômages sont trois fois plus élevées en France qu’en Allemagne.

    Je trouve cela tout à fait significatif du gouvernement actuel qui n’a pas fait grand chose pour diminuer le chômage : d’après lui si les gens sont au chômage, c’est la crise, et c’est leur faute et non celle des entreprises qui les mettent dans cette situation.

    Je souhaite vivement que ce député se fasse virer aux prochaines élections et qu’il ait du mal pendant un an ou deux, à retrouver du travail. Je serais curieux de voir alors si son opinion évoluerait.

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    Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A a encore progressé de 1,3% en juillet portant la hausse sur un an à 2,8%.
    • +33% : C’est la hausse depuis janvier 2008 du nombre de chômeurs inscrits dans les catégories A, B, C, c’est-à-dire des demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche de job. En près de quatre ans, cette catégorie s’est gonflée d’un peu plus d’un million de personnes.
    • +57% : C’est la hausse du chômage pour les plus de 50 ans depuis janvier 2008. Certes, le chômage des jeunes est une plaie en France. Mais ce sont les seniors qui ont le plus souffert de la détérioration du marché du travail et des plans de réduction des effectifs dans les entreprises.
453 jours : C’est l’ancienneté moyenne des demandeurs d’emplois inscrits à Pole Emploi. En janvier 2008, elle était de 412 jours. Le chômage de longue durée (plus d’une année d’inscription) touche 38% des inscrits, contre 32% il y a quatre ans. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits depuis plus de deux ans a progressé de près de 27% au cours des douze derniers mois.
    • 21% seulement des sorties de Pôle Emploi concerne des chômeurs qui ont retrouvé un job. Une part extrêmement faible qui illustre du faible dynamisme des recrutements. Les radiations administratives représentent 10% des sorties à Pôle Emploi : elles ont bondi d’un peu plus de 7% en un an.
     • 16% : C’est la baisse depuis janvier 2008 du nombre d’offres d’emplois durables (c’est-à-dire d’une durée supérieure à 6 mois) reçues à Pôle Emploi. La précarisation du marché de l’emploi s’accentue encore. En un an, les propositions de job "occasionnels" (d’une durée inférieure à un mois) ont grimpé de 4,7%.

    Mais nos ministres s’en moquent, ils savent qu’ils seront virés l’an prochain.

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     J’ai été outré également par une mesure contenue dans un rapport sur l'insertion, que doit remettre à Nicolas Sarkozy Marc-Philippe Daubresse secrétaire général adjoint du parti présidentiel, qui propose de conditionner le versement du RSA à une journée de travail d'intérêt général par semaine, payée au Smic.
    Au départ j’avais trouvé qu’après tout cela serait un certain mode de réinsertion et que cela permettraient aux gens qui touchaient le RSA de recevoir un peu plus d’argent, mais les députés ont oublié totalement le “travailler plus pour gagner plus” et j’ai constaté qu’ils ne pensent qu’économie sur le dos des pauvres : le montant du RSA serait réduit, du fait de la perception d’un salaire, ce qui représenterait une économie pour l’Etat et le dispositif est prévu pour être obligatoire, sous peine de sanction.


    Par contre j'ai souri en regardant cette caricature que m'a envoyée une de mes filles :

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Lundi 19 septembre 2011 à 8:00

Paysages

En intermède, troisième et dernier volet des paysages insolites :
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http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/Diapositive32-copie-1.jpg  Les eaux thermales sanglantes sont un des « enfers » de Beppu au Japon.

    Les neuf sources thermales naturelles sont plus adaptées à servir de décor que pour la baignade. Ses eaux rouges et chaudes acquièrent cette couleur grâce à des oxydes de fer














 

   



 


    La forêt de pierre de Shilin, connue comme « la première merveille de Chine », se situe à 86 kilomètres au sud de la capitale de la province de Yunnán.    

    Le lieu dispose quelque 400 kilomètres carrés de forêts de pierre, caractérisées pardes murailles de kartz.







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     La structure de Richat, connue aussi comme « l'oeil du Sahara », se situe dans le sud-ouest du désert du Sahara en Mauritanie.

    Elle forme des cercles concentriques dans l'extension monotone du désert, a un diamètre de presque 50 kilomètres et une hauteur environ de 400 mètres au-dessus du niveau de la mer. 


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Les célèbres Grottes d'Eisriesenwelt, en Autriche, constituent la grotte de glace plus grande du monde.

    Actuellement, seulement la partie semblable à un labyrinthe est ouverte au public, mais ceci est suffisant pour que les gens visitent cette merveille de la nature.
 






   


Dimanche 18 septembre 2011 à 8:18

Enseignement, école, fac

Mes articles sur l’école primaire et le lycée m’ont valu plusieurs mails qui me demandent comment a évolué, en France, l’enseignement supérieur (le post-bac).

    A titre personnel, je n’ai qu’une expérience particulière : ayant suivi autrefois les cours de prépa des grandes écoles (dits la “taupe ou maths sup et maths spé), puis ceux de l’X et d’une école d’application, j’ai eu ensuite comme collègues dans mon travail, des ingénieurs des grandes écoles de l’âge de mes enfants, et enfin j’ai suivi récemment les études de jeunes dans des écoles d’ingénieur et notamment l’X et Normale Sup sciences. Je connais aussi quelques jeunes qui ont suivi les cours de khâgne ou qui ont fait des mastères de lettres.
   A partir de là, je peux dire trois choses, en ce qui concerne les concours des écoles scientifiques  :
    - les concours qu’il faut passer sont aussi difficiles qu’autrefois et il faut autant travailler pour réussir.
    - il y a maintenant des “options”  au lieu d’un seul concours, ce qui facilite un peu la tâche, (on peut réussir en deux ans alors qu'avant il en fallait 3), mais c’est une bonne chose car on ne peut tout apprendre et cela équilibre les chances entre ceux qui sont très théoriciens et abstraits et ceux qui sont plus près du réel et plus pragmatiques, ceux qui sont plus proches de la physique que des maths pures.
    - ce qu’on apprend est forcément différent car heureusement l’enseignement s’est adapté aux progrès des maths et des sciences, et notamment à l’apport de l’informatique et de la simulation sur ordinateur.
    Mais, il ne faut pas rêver,  j’ai du mal à comprendre les cours actuels, car je ne suis plus assez “calé” en maths et en physique, et je me sens un peu vieillir ! lol  Mais c’est quand même passionnant d'essayer de comprendre, même si on n'y arrive pas toujours.

    Alors j’emprunterai quelques données à des articles que j’ai lus, car je trouve que les médias français donnent une vue très négative de notre enseignement supérieur et sont malheureusement entichés (comme Sarkozy), du “modèle américain” auquel nous n’avons rien à envier.

    Le rapport 2010 de l’OCDE montre que le pourcentage de jeunes ayant obtenu en France, en 2008, un diplôme d’études supérieure scientifiques n’est pas mauvais du tout en comparaison d’autres pays et que des progrès spectaculaires ont été faits en 30 ans (la deuxième ligne donne les chiffres de 1978).

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    En croisant diverses sources de statistiques on peut voir que les pourcentages d’étudiants français obtenant des diplômes supérieurs scientifiques ou non, sont voisins des chiffres américains; à noter que 66% des jeunes français obtiennent le bac et que 15 % obtiennent un diplôme de BTS ou DUT, qui apporte une excellente et utile formation, bien que n’étant pas reconnu comme du niveau de la licence.
    Si l’on examine le niveau de licence scientifique,, il y a chaque année aux USA environ 70 000 bachelors en engineering, 60 000 en mathématiques et informatique, 17 000 en sciences physiques, 95000 en biologie agronomie et sciences de la terre, (dont 10 000 étrangers), ce qui correspond à environ 6% de le tranche d’âge. En France, il y a 35 000 licenciées  et 25 qui acquièrent le niveau licence en école d’ingénieur, soit environ 8% de la tranche d’âge.
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/niveaudipl.jpg    Au niveau des masters, (ou équivalent à bac+5 d’écoles d’ingénieur) et des doctorat (ou PHD US),  les tableaux ci dessous montrent que l’enseignement français est en très bonne place dans le domaine scientifique.

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    En pourcentage l’enseignement supérieur français ne démérite pas et notamment dans le domaine scientifique.
    Malheureusement on trouve dans la presse de très nombreuses erreurs à ce sujet.
    Sans doute parce que la presse (et nos dirigeants) croient à un "modèle américain" qui n'existe pas.
    Sans doute aussi parce qu'un nombre trop grand d'élèves, qui n'ont pas retenu suffisamment les enseignements du secondaire et surtout n'ont pas appris à travailler suffisamment, sont complètement dépassés lors de la première année post-bac, alors évidemment on accuse l'enseignement de ne pas être adapté, ce qui est absurde.

Nota : les tableaux proviennent d’un article de François Xavier Martin qui a occupé de hautes fonctions dans l’industrie de l’électronique et des télécommunications;

Samedi 17 septembre 2011 à 9:11

Enseignement, école, fac

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    Dans l’article d’avant-hier je résumais les arguments d’un article de Télérama sur l’enseignement primaire.
    Aujourd’hui, puisque vous me l’avez demandé, je vous donnerai mon avis sur “l’égalité des chances à l’école” et aussi sur ce que je constate quant aux résultats des études d’une part sur mes petits enfants et leurs camarades et d’autre part sur des jeunes du blog que j’ai aidées dans leur travail, mais aussi à partir de constatations de personnes de ma famille, formatrices dans des crèches, maternelles ou écoles publiques.


    Le niveau scolaire n’a cessé de baisser depuis 50 ans (et pas seulement l’école primaire), et  je pense que si l’on en cherche les causes il faudrait  examiner l’évolution du rôle des parents, celui des enseignants et notamment leur formation, et surtout les multiples erreurs et dégradations volontaires des pouvoirs publics, vis à vis de l'enseignement, de ses programmes et du corps enseignant.

    Je pense que les parents ne savent plus donner à leurs enfants le goût du travail, et ne s’occupent pas suffisamment pour la plupart de leurs études, sans doute trop occupés eux mêmes par leur métier, mais aussi souvent obnubilés par la peur de déplaire à leur enfant et que celui-ci “ne les aime plus”.
    Les tentations sont fortes pour les enfants de faire autre chose que travailler, avec tous les moyens multimédias dont ils disposent.. Or les parents ont tendance à s’en débarrasser tout jeunes, en les mettant devant la télé à regarder des dessins animés, puis devant un micro-ordinateur à jouer.
    Leur ayant inculqué le virus, ils n’ont ensuite aucune autorité pour en limiter l’emploi, les conversations sur MSN, Facebook ou les téléphones portables s’étant rajoutés à la télé et aux jeux vidéo. La plupart des jeunes ados que je connais ont un ordinateur dans leur chambre donc sans aucun contrôle, quand ce n'est pas une télé plus le téléphone  portable. Je ferai d'ailleurs, d'ici quelque temps, des articles sur "l'attention" qui se dégrade de plus en plus chez les jeunes.
    Même s’ils arrivent à limiter le temps passé sur des activités autres que le travail scolaire, peu de parents contrôlent celui-ci. A leur décharge, le travail à faire à la maison est souvent assez faible et par ailleurs les nouvelles méthodes d’enseignement ont tellement bouleversé aussi bien l’enseignement que le vocabulaire, que le parents ne comprennent plus grand chose à ce qu’étudient leurs enfants.
    Toujours est il que leurs enfants ne consacrent plus un temps suffisant aux études et ce d’autant plus qu’ils sont intelligents et arrivent donc à suivre à peu près convenablement leur classe en restant dans la première moitié, sans aucun effort, vu la baisse du niveau général.
    Mais je constate qu’ils ont à peu près oublié ce qu’ils ont appris deux ou trois ans avant, et que le plus souvent ils se contentent de relire le cours et les exercices faits en classe, mais, ne faisant pas d’exercices nouveaux, sont incapables d’imaginer la solution d’un problème ou d’une dissertation, qui ne ressemble pas à ceux faits en classe.
    Et je ne parle pas de la mauvaise éducation générale des enfants, qui chahutent, parlent en classe, se montrent insolents, voire agressifs. Cela ne favorise pas la tâche des professeurs, obligés de passer beaucoup de temps à maintenir tant bien que mal la discipline, autant de temps qui était autrefois consacré aux cours, car les professeurs étaient respectés et on venait en classe pour apprendre..

    Coté enseignants, il y a un problème de recrutement et de formation, tel qu’ils ne peuvent remplir facilement leur mission.
    La sous-représentation des hommes, d'abord, notamment dans le primaire. (80% de professeurs femmes). Or, pour se construire, les enfants ont besoin de se confronter aux adultes des deux sexes.
    Ensuite, on a élevé le niveau des concours en demandant une licence, puis un mastère, et on a supprimé les écoles normales, les cours de pédagogie, et l’année de stage  en doublure d’un professeur titulaire.
    Ce niveau est totalement superflu dans le primaire et même dans les petites classes du secondaire, et on a on a renforcé la spécialisation qui est mal adaptée aux nécessités d'un métier polyvalent. Un ingénieur en informatique peut passer le concours notamment de professeur des écoles : que sait-II en grammaire, en histoire ?
    Par ailleurs, la mastérisation recule I'âge de I'entrée dans la profession, et du même coup I'âge de la retraite : peut-on encore faire cours à des tout-petits a 65 ans ? Un concours à bac +5 écarte aussi les jeunes des milieux populaires.
    La réforme Darcos a supprimé I'année de stage post-concours - en réallsant I'économie des 16 000 emplois de fonctionnaires stagiaires. Mais I'apprentissage par "compagnonnage" ne peut suffire : iI faudrait au moins que l'institution désigne des tuteurs et les forme.
    J’ai dans ma famille de jeunes professeurs de maths, qui ont dû apprendre leur métier toutes seules. Et l'agrégation, d'un très haut niveau, ne prépare guère à enseigner à des ados !
    Faute de cette formation préalable chaque enseignant bricole comme il peut ses méthodes et ne profite plus de l’expérience bonne ou mauvaise, des anciens, sans compter que les méthodes modernes d’enseignement préconisées par les pouvoirs publics sont le plus souvent aberrantes.
    Et je n’insisterai pas sur les suppressions de postes, qui ne permettent plus le remplacement de professeurs malades et amènent des effectifs beaucoup trop importants par classe.

    L’enseignement était autrefois assez complet, mais simple et relativement intéressant parce que proche du réel.
    Aujourd’hui, il est devenu très partiel, mais incompréhensible et abstrait.

    J’ai dû me mettre aux “maths modernes” lors des études de mes enfants et pratiquement leur apprendre d’une autre façon plus simple et terre à terre tout ce qu’ils ne comprenaient pas (je ne sais pas si certains d’entre vous traitent encore les vecteurs à partir de notions de “bipoints”, mais il faut vraiment avoir l’esprit tordu pour imaginer cela et comprendre, alors qu'on peut tout expliquer avec quelques figures simples !!). Ma dernière fille qui a fait des maths modernes du primaire à la terminale, n’aurait pas été capable, si je ne lui avais pas appris, de faire une règle de trois pour faire ses achats, ou un petit calcul de triangles semblables, pour poser un papier peint, faire un patron de couture, ou à fortiori faire des plans d’architecture.
    Quelle idée bizarre pousse à traiter les fonctions trigonométriques sans jamais faire de figure sur le cercle trigonométrique. Sans cette référence géométrique, la notion de radian est incompréhensible, parce que purement abstraite. De même on passait facilement autrefois de la proportionnalité entre nombre à la représentation par une droite passant par l'origine, puis on la décalait et on appelait cela la fonction linéaire. Passer aujourd'hui par les transformations affines pour expliquer cette fonction est vraiment un défi à la simplicité et au concret.
    Je suis assez effaré de la complication actuelle du vocabulaire de grammaire, (par exemple sur la nature des compléments), qui n’a d’autre utilité que de rebuter les enfants et de les empêcher d’appliquer simplement les règles d’accord. Le nombre de fautes d’orthographe faites, même par des post-bac est assez ahurissante.
    Le pire est certainement de ne plus rien apprendre par coeur (il était plus facile d’appliquer une formule que l’on avait apprise et comprise que de perdre du temps à la retrouver) et surtout l’idée que l’on ne doit pas imposer de règles et schémas aux élèves, mais qu’ils doivent librement les trouver eux mêmes et les inventer, est une aberration qui est totalement contraire au fonctionnement du cerveau humain et à la formation de l’intelligence chez l’enfant. On n'invente pas ce qu'on n'a jamais appris; l'invention (même artistique), résulte de rapprochements originaux de ce qu'on connaît déjà.

    Je n’ai pas encore traité le problème de l’égalité des chances. Je pense que dans ce domaine, la politique menée a été aberrante et qu’on confond la mixité sociale et la répartition des aptitudes des élèves.
    La mixité sociale est souhaitable. C’est mélanger dans un même établissement des élèves provenant de milieux sociaux différents.
    Mais les aptitudes peuvent, selon les personnes et aussi le mal qu’elles se donnent, être bonnes ou mauvaises chez des élèves de divers milieux, même si un enfant d’un milieu favorisé a plus de chance d’être aidé par sa famille (mais il a au moins autant de chances de ne pas travailler !).
    Je ne pense pas que mélanger des élèves de niveaux très différents au sein d’une même classe favorise la mixité sociale (au contraire) et par contre, cela incite les meilleurs à ne rien faire et les moins bons ne peuvent être aidés suffisamment.
    Il vaudrait mieux, à mon sens, rassembler les meilleurs dans une même classe et les faire travailler à un niveau qui les intéresserait, créerait la compétition et obligerait à travailler pour suivre, et en rassemblant ceux de niveaux moindre dans d’autre classes, d’adapter le rythme et les méthodes d’enseignement et au besoin de les aider davantage pour atteindre un niveau suffisant.
    L’égalité des chances n’existe pas à l’origine : elle ne peut être qu’essayer de donner à chacun le niveau maximum en fonction de ses capacités et de son travail.
    Je pense également que si on avait cessé de dévaloriser dans l’esprit des parents et des élèves le travail manuel, alors qu’un bon ouvrier professionnel ou artisan a le plus souvent, un métier pus rémunérateur que quelqu’un qui a seulement un niveau bac, un grand nombre des élèves qui échouent dans le secondaire ou au début du supérieur, auraient trouvé un débouché correct et probablement plus motivant.

Vendredi 16 septembre 2011 à 9:17

Paysages

Suite de photos trouvées sur internet qui présentent des paysages plutôt bizarres :

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    Le "lac" de Kliluk au Canada.







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     Situé entre la province canadienne de la Colombie Britannique et l'état américain de Washington, l'eau du lac moucheté présente des ressources minérales riches. L’eau forme des cercles à bords blancs. Les flaques d'eau sont peu profondes et reflètent des tons bleus et verts

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Le désert salé d'Uyuni en Bolivie











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    Le désert salé d'Uyuni en Bolivie est peut-être un des paysages les plus spectaculaires du monde. C’est une zone qui contient un impressionnant désert de sel (le plus grand du monde), des volcans actifs, de hauts cactus et des quantités de geyser font que ce lieu paraisse comme un mirage, un paysage d'un autre monde.

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La vallée de la lune au Brésil














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La vallée de la Lune est une formation rocheuse érodée avec des piscines naturelles. Il est situé dans une rivière de la forêt fermée brésilienne. Ses formations rocheuses sont les plus anciennes de la planète, elles sont faites faites de quartz et d'autres cristaux









Jeudi 15 septembre 2011 à 8:05

Enseignement, école, fac

A la rentrée, je m’intéresse forcément aux études.
    Et mes précédents articles posent la question de l’égalité des chances dans l’enseignement
    Par ailleurs j'ai lu récemment dans Télérama un article très alarmant sur l’enseignement primaire en France.
    Alors je vais partir aujourd’hui de cet article que je vais vous résumer, et après-demain je vous donnerai mon opinion personnelle sur ces questions.

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Le modèle de l'école républicaine française bâtie par Jules Ferry, celle que Friedrich Engels qualifiait a la fin du XIXème siècle de « la meilleure école du monde », a vécu.
   
Nous faisons médiocre figure dans les tests internationaux. D'apres les résultats de Pirls 2006, qui mesure dans 45 pays les performances en lecture au bout de quatre ans de scolarité obligatoire, la France est classée en queue de peloton des pays de l'Union européenne, au niveau de la Slovénie...
    Déja, en 1989, le rapport Migeon, affirmait que moins d'un élève sur deux arrivait au collège avec une maîtrise suffisante de la lecture. Dix ans plus tard, l'inspecteur général Jean Ferrier signalait qu'un quart des élèves entraient au collège sans avoir acquis les bases nécessaires. En 2002, le ministère de l'Education nationale reconnaissait publiquement 17 % d'illettrés en sixième.
    En 2007, dans son bilan annuel, le Haut Conseil de l'éducation révélait que « chaque année, quatre écoliers sur dix, soit environ 300 000 éleves, sortent de CM2 avec de graves lacunes ». Pire, les éleves en difficulté en CP le restent tout au long de leur scolarité.   
     Les performances des écoliers ne cessent de se dégrader, selon une comparaison effectuée par le ministère entre des éleves de CM2 a vingt ans d'intervalle.
   
    Certes de nombreuses réformes des programmes ont eu lieu, plus discutables les unes que les autres et, en opérant des coupes sombres dans les effectifs d’enseignants (près de 9000 postes en moins en 2011, 16 000 prévus en 2012), le gouvernement donne l'impression de tirer sur une ambulance.
   
 Au quotidien, pourtant, les maîtres travaillent beaucoup pour essayer de remonter la pente, ou plutót les maîtresses, car les femmes constituent plus de 80 % de la profession.
    Mais les enfants sont plus agités, zappeurs... et plus fatigués. car ils ne vivent pas à leur rythme d'enfant. Ils sont surprotégés ou livrés a eux. mêmes, ils ont du mal a accepter un rapport normal a l'adulte et ne mémorisent plus de façon durable. On incrimine aussi la télévision et les ordinateurs et leurs jeux, dont Michel Desmurget, chercheur en neurosciences, a décrit les méfaits.

   
Mais pourquoi chez les Suédois ou les Finlandais, eux aussi enfants du XXIème siècle, le taux d'éleves en dif. ficulté, d'apres les chiffres de l'étude Pirls, tombe-t-il à moins de 5 % a la fin du primaire ?
    Il faut sans doute chercher ail. leurs, du cóté de l'institution, les causes de la crise de l' école primaire française, profondément malmeée depuis les années 1960. Avec l'allongement de la scolarité obligatoire,elle est devenue le premier palier vers le collège, et n'est plus tenue d'offrir cette formation  de savoirs et de savoir faire qui permettait à une partie des élèves de poursuivre par l’apprentissage d’un métier.
    Réformes inapplicables, suppressions de postes... Face à une institution qui fait peu cas d'eux, qui exige d’eux des diplômes inadaptés à leur métier et ne les forme même plus en matière de pédagogie, les enseignants du premier degré sont désorientés. Ce qui les fait tenir ? La passion du métier et l'expérience pour les anciens qui ont eu la chance de l’acquérir peu à peu.

   
Dans les années 1970, les pratiques traditionnelles reposant sur l'apprentissage par coeur et la répétition grâce à des exercices ont été abandonnées.
   
Au mépris de toutes les données physiologiques sur le fonctionnement du cerveau, la méthode syllabique d’apprentissage de la lecture a été supprimée au profit de la méthode dite “globale”.
    En 1970 la réforme des “maths modernes” donne aux mathématiques un aspect ultra-théorique et abstraite, supprimant toute application pratique à la vie de tous les jours; en 1972 celle du français a rendu les règles de grammaire et de syntaxe parfaitement incompréhensibles et inapplicables à la pratique.
    De façon plus générale l’enseignement dans lequel les instituteurs transféraient peu à peu leurs connaissances aux élèves, a fait place à des méthodes «constructivistes », avec lesquelles l'éleve doit apprendre librement par tatonnements et hypothèses, ce qui est une absurdité car totalement en contradiction avec ce que l'onb sait de l'apprentissage du cerveau chez l'enfant.

   
Pour Liliane Lurçat, chercheur en psychopédagogie au CNRS, ces réformes, mises en place de manière dogmatique, coupant les nouvelles générations d'instituteurs des anciennes, ont abouti à la « destruction de l'enseignement élémentaire ». Elle n'hésite pas à parler d'un « abandon pédagogique » des enfants.
    Les innovations pédagogiques n'ont pas toujours été digérées, autorisant toutes les dérives. Des orthophonistes ont depuis décrit l'épidémie de dyslexie déclenchée par les errements de l'apprentissage de la lecture.
    Instaurée a la rentrée 2008, la semaine de quatre jours s’est révélée une catastrophe, imposant un rythme trop élevé aux enfants comme aux enseignants. Submergés de taches annexes, les maîtres ont constamment la tête dans la guidon, et de plus doivent remplir des grilles d'évaluation complexes, qui ont remplacé les bulletins de notes par discipline, en cochant des
centaines d'« items » correspondant aux acquis des enfants dans tous les domaines. Tout le monde y perd un temps fou, et personne n'en tire rien.
    Pour couronner le tout, le gouvernement actuel a progressivement supprimé tous les relais efficaces : remplaçants, aides spécialisées aux éleves en difficulté, assistants pédagogiques, psychologues et médecins scolaires , et  le maltre est seul pour traiter les difficultés scolaires, voire les handicaps.

    En résumé, l’école primaire est devenue le parent pauvre de la France qui y consacre 15 % de moins de crédits que la moyenne des pays de l'OCDE, et elle affiche le taux d'encadrement le plus faible (5 enseignants pour 100 écoliers), et des salaires qui placent les instituteurs franc;ais au 25e rang des 31 pays étudiés.
    Le métier d'instituteur n'attire plus; la baisse des candidats au concours devient dramatique : 18 000 en 2011, contre près de 35 000 en 2010.
     Le décret du 11 juillet 2006 définit pour le collège ce qui constituait les objectifs de l'école .primaire voilà un siècle et les rebaptise pompeusement les « sept piliers du socle commun des connaissances et des compétences » : maitrise de la langue française, bases des mathématiques, éléments d'une culture technologique, scientifique et humaniste, compétences sociales et civiques, auxquels s'ajoutent la pratique d'une langue étrangère et de l'informatique ainsi que l'« autonomie et l'initiative ».
    Quand à la laïcité de Jules Ferry,  Nicolas Sarkozy proclame, lors d'une visite au Vatican, en 2007, que « l'instituteur ne remplacera jamais le curé ou le pasteur ». On se croirait revenu cent ans en arrière !!
   
    Voici donc un résumé de l’article de Fanny Capel que j'ai lu dans Télérama.
Demain ce sera la pose photo et samedi, je répondrai à vos questions quant à mon opinion personnelle sur l’égalité des chances à l’école.





Mercredi 14 septembre 2011 à 8:42

Enseignement, école, fac

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   Mes discussions de la rentrée sur les femmes et les sciences et la différence hommes / femmes sur le plan cérébral m’a valu pas mal de mails, mais alors que je pensais avoir des remarques indignées quant à mes idées, j’ai plutôt une rafale de questions, notamment sur ce que je pense personnellement de “l’égalité homme-femme” et des quota dont on entend parler.
    J’ai donc pensé que je devais traiter la question plus avant. J'ai eu aussi des questions sur l'école que je traiterai plus tard dans d'autres articles.


    En fait je crois que les questions ont des réponses différentes selon le contexte, par exemple si on se place au plan des diplômes, des diverses professions et des aptitudes correspondantes, de la réussite dans le travail, des responsabilités confiées, des salaires correspondants, et du contexte familial.

    Je voudrais d’abord  mettre noir sur blanc une considération archi-connue, mais que l’on occulte volontiers, notamment au niveau des entreprises.
    Il n'est pas possible d'analyser la réussite professionnelle sans prendre en compte l'investissement nécessaire pour s'occuper de sa famille et du foyer.    
    Même lorsque les deux parents travaillent à plein temps, les femmes continuent d'assumer l'essentiel des charges liées a l'éducation des enfants et de porter la plus grosse part de responsabilité quand il faut s'occuper des membres de la famille malades ou âgés.
    En moyenne, les femmes travaillent un moins grand nombre d'heures par semaine et consacrent plus de temps aux tâches familiales et d'entretien de la maison que ne le font les hommes qui ont un niveau d'éducation comparable.         Pour les femmes, le fait d'avoir des enfants est associé à un revenu plus faible et à des difficultés pour avoir un travail à durée indéterminée. Au contraire, quand un homme devient pere, il aurait quelques avantages sur le plan professionnel.

    Au niveau des diplômes, il n’y a aucune raison que les femmes aient des diplômes moindres que les hommes, si elles suivent la même formation, car c’est surtout un problème de quantité de travail et aujourd’hui, les filles travaillent plutôt davantage que les garçons.
    Mais on ne voit pas pourquoi les pourcentages devraient être les mêmes pour les garçons et les filles dans toutes les disciplines.
    Il y a d’abord des aptitudes différentes pour les différents métiers : il est certain par exemple que les femmes sont, en moyenne, plus soigneuses et plus méticuleuses que les hommes et donc réussissent mieux dans des métiers qui demandent ces qualités.
    Il y a par ailleurs une question de goût. On peut être très intelligent, et ne pas être attiré par la physique nudéaire ou les mathématiques.    
    Comment et pourquoi un jeune choisit-il de se consacrer à telle discipline plutôt que telle autre? Il semble que les étudiants choisissent généralement des matières où ils ont l'impression de pouvoir réussir, et de pouvoir se forger une bonne impression d'eux-mêmes. C'est ce qui les rend très sensibles aux commentaires des parents et des professeurs.
    Vouloir donc imposer des quotas est donc absurde : une vue de technocrate qui n’a pas les pieds sur terre et ne tient pas compte de la réalité, beaucoup plus complexe que l’on ne croit.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/blancheneige.jpg     On ne peut pas confier n’importe quel poste et n’importe quelle responsabilité à n’importe qui, homme ou femme. Un poste nécessite certaines compétences techniques mais aussi humaines.
    Si une femme a les aptitudes requises, il n’y a aucune raison de ne pas lui confier le poste, et à résultats égaux elle doit avoir le même salaire qu’un homme.
    Dans les postes que j’ai tenus, j’ai toujours appliqué cette règle et je n’ai jamais eu à le regretter.
    Mais on a un certain ensemble de postes à pourvoir et deux ensembles de candidats possibles hommes et femmes. En général tgous les candidats ne possèdent pas les aptitudes requises, et il n’est pas évident que pour un poste donné et sur un éventail de candidats forcément restreint, il y ait autant d’hommes que de femmes ayant les capacités requises, et il peut y en avoir plus des uns ou des autres.
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    Sur quelques centaines d’ingénieurs, il y avait davantage de femmes aptes à
des emplois de recherche en chimie ou en biologie, mais très peu aptes à encadrer un atelier de mécanique, ou même un bureau d’études mécaniques.
Mais ces résultats ne sont sûrement pas généralisables, et ils sont particuliers à chaque entreprise.
    Il faut bien voir que le diplôme n’est au départ qu’un élément important lors des embauches en début de carrière. Mais par la suite c’est l’expérience et ce qu’on a appris dans les postes successifs qui compte.
    Si dans une filière ily au départ davantage d’hommes que de femmes, il est probable qu’il y en aura daavntage aussi dans les postes de responsabilité et vice versa.

    En définitive je pense que le problème égalité homme / femme ne se pose pas en termes de statistiques et de quotas, mais en termes de règles : à aptitudes égales pour tenir un poste, homme et femmes doivent avoir les mêmes chances, et à poste et résultats égaux hommes et femmes doivent avoir les mêmes salaires et le même avancement.
    Cela dit ce n’est pas facile à appliquer, car c’est beaucoup plus difficile que l’on en croit de définir exactement les aptitudes nécessaires pour tenir un poste, car certaines aptitudes peuvent en compenser d’autres.
    C’est encore plus difficile de savoir si quelqu’un possède les aptitudes au niveau requis pour tenir le poste
    En fait ce n’est possible que si le poste a une certaine pérrénité et si la personne est depuis assez longtemps dans l’entreprise.
    L’équité des évaluations n’est donc pas garantie.

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Cela dit, de telles règles ne sont pas appliquées dans beaucoup d’entreprises ou organismes, que ce soit consciemment ou inconsciemment, et il y a encore beaucoup à faire pour que l’égalité des chances soit réelle entre hommes et femmes, l’égalité des chances ne voulant pas dire l’égalité des résultats dans tous les domaines, car comme je l’ai montré tout dépend de l’éventail des postes et des personnels dont on dispose.

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Mardi 13 septembre 2011 à 8:12

Paysages

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En intermède, quelques curiosités de la nature :



D'abord la rivière rouge en Espagne :
On se croirait sur la planète Mars

Je poursuivrai demain mes articles sur l'éducation, l'enseignement et l'école.


























Les grandes mines de Rivière Rouge créent un paysage surréaliste. Son exploitation non seulement a consommé des montagnes, vallées et villages complets. La haute teneur en cuivre fait que la rivière qui traverse cette région est teintée de rouge

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Les vallées sèches de l'Antarctique, avec leurs sols stériles composé de gravier dispersé, sont l’endroit de la terre le plus semblable aux fonds marins. Les animaux et les plantes peuvent parfaitement être conservés dans l'air sec et très froid des vallées, comme si c'était de la viande congelée. On trouve là des cadavres d’animaux, morts il y a plusieurs milliers d'années.




































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L'île de Socotra, qui fait partie d'un archipel de quatre îles de l'Océan Indien, a été géographiquement séparée du continent africain il y a 6 ou 7 millions d'années. Tout comme les îles Galapagos, l'île est pleine de 700 espèces extrêmement rares de flore et faune, dont, un tiers sont vivaces.









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Lundi 12 septembre 2011 à 9:02

Enseignement, école, fac

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Que faire pour développer l’intelligence d’un enfant, puis d’un adolescent ?


    J’ai dit qu’une grande partie de notre intelligence dépendait de notre mémoire. Je n’ai pas dit de nos connaissances, mais de nos capacités à mémoriser.
    Nos instituteurs et professeurs autrefois le savaient bien et faisaient apprendre beaucoup “par coeur”. Poésies, textes, règles diverses, les départements avec les préfectures et sous-préfectures, résumés....
    Je ne dis pas que le contenu était toujoursni très utile, ni très agréable à apprendre, mais cela donnait l’habitude d’apprendre et de retenir et on le faisait plus facilement ensuite.
    Aujourd’hui, avec les moyens dont on dispose, on pourrait faire cela plus facilement et plus utilement.
    Exercer sa mémoire n’est pas retenir uniquement des mots. Avec les moyens multimédias actuels on peut susciter la curiosité de l’enfant pour de nombreuses questions de son environnement, en fonction de ses goûts, et l’entraîner à retenir des notions, des explications, des correspondances : la nature, la botanique, la terre, la mer, l’atmosphère, les animaux, l’énergie, la fabrication de produits, les véhicules, la musique, la peinture .....
    Je me souviens qu’étant tout gosse, mon grand-père m’a appris ainsi des tas de choses qui me passionnaient et cela me semblait bien plus intéressant que des jeux.
    Et retenir le vocabulaire de langues étrangères est aussi un entraînement de la mémoire.   
    Jouer la comédie, retenir le texte d’une pièce de théâtre pour la jouer ensuite, cultive à la fois la mémoire, la communication et l’expression des émotions, tout en arrivant à avoir confiance en soi et à vaincre sa timidité.
    Au lieu de cela, ceux qui conçoivent l’enseignement n’exigent même plus que l’on apprenne par coeur les règles de grammaire ou les formules de mathématique et de physique. C’est tout juste si on apprend encore les tables de multiplications, puisqu’on a une calculette pour faire les opérations !!

    De plus il ne suffit pas d’apprendre, il faut retenir de façon durable.
    Or, je l’ai déjà dit dans des articles, on ne retient que ce que l’on répète de nombreuses fois.
    Pour que l’élève qui arrive au lycée ne soit pas perdu, il faut qu’il ait retenu l’essentiel de ses cours du primaire et du collège.
    Pour cela un seul moyen : les exercices répétés. Si j’en crois ce que font mes petits enfants, on ne fait plus beaucoup d’exercices scientifiques, plus de dictées dans le secondaires et une rédaction ou dissertation de temps en temps, dix fois moins qu’autrefois. Pas étonnant qu’ils oublient tout.   

    L’intelligence c’est la compréhension et l’usage de la langue. Comment les favoriser.?
     D’abord dès que l’enfant sait parler, en l’habituant à ne pas avoir peur de dire qu’il n’a pas compris et à demander la signification des mots qu’il ne comprend pas et en les lui expliquant le plus simplement mais le plus précisément possible. Ne jamais lui dire “tu es trop jeune pour comprendre”.
    Cela fait d’ailleurs beaucoup de bien intellectuellement aux parents de réfléchir à une explication simple, d’une notion compliquée.
    Ensuite en l’habituant à beaucoup lire, en essayant de lui choisir des livres intéressants et en discutant avec lui de ce qu’il a lu (pour l’habituer sans le lui dire à résumer ce qu’il a acquis et en vérifiant ainsi s’il a compris sa lecture.
    C’est en lisant des livres très variés qu’on acquiert du vocabulaire.
    En l’incitant aussi à faire des mots croisés, des mots fléchés...
    Par la suite à l’école et surtout au collège et au lycée, les cours de français étaient destinés à cela.
    Certes ils existent toujours, mais les professeurs choisissent quelques textes seulement - peut être ceux qu’ils ont vu a à fac ou ceux qu’ils aiment - mais qui n’inspirent pas forcément leurs élèves. Mes petits enfants savent à peine qui sont Racine et Victor Hugo et ils n'ont jamais entendu parler de Montaigne, Montesquieu, Lamartine ou Anatole France.
    Et les élèves ne sont plus confrontés à la diversité des idées et des auteurs et ce n’est ni bon pour leur réflexion, ni pour leur mémoire, ni pour leur culture générale.
    Bien peu de collèges et lycées ont gardé l’ancienne méthode, qui consistait à parcourir progressivement la littérature et les divers auteurs, au travers de “morceaux choisis” courts, caractéristiques et différents. Certains nous ennuyaient, d’autres nous plaisaient ou nous intéressaient, mais on était confronté aux multiples idées de nos anciens, avec leur vocabulaire et leur style respectifs.
    Parmi les nombreuses correspondantes que j’ai eues depuis six ans, les plus douées en français (et souvent aussi en sciences) étaient celles où les enseignants leur avaient ainsi “ouvert l’esprit” au contact de multiples auteurs des divers temps.
   
    J’ai parlé aussi hier de logique et de bon sens.

    Bien sûr les mathématiques et les sciences sont là pour développer ces qualités mais pas seulement eux.
    Mais pour ne pas décourager les enfants (idée bizarre), on a supprimé des programmes des CM 1 et 2, toute l’arithmétique, problèmes simples que l’on pouvait analyser un peu comme on fait un organigramme en informatique, ce qui apprenait à la fois à comprendre un énoncé, à chercher les données connues et inconnues, et les liens logiques intermédiaires.
    De même on a presque supprimé le latin qui, par la construction très organisée de ses phrases est une excellente école de logique.
    Il existe aussi des tas de petits jeux de logique (genre sudoku).

  
  Apprendre des tours de main de bricolage, l’enchaînement nécessaire des opération est un excellent entraînement au contact avec le réel, pour garder les pieds sur terre et le sens de l’organisation.
    L’usage de l’ordinateur (pas pour faire des jeux, ni discuter sur MSN ou Facebook ! ), mais en essayant de l’utiliser comme moyen (internet, photo, cinéma, musique, traitement de texte et calculs....), en comprenant en partie ses réactions, est un excellent exercice de réflexion et de logique.

    Les capacités de représentation de l’environnement sont importantes
    Faire faire des dessins (même de personnages de manga) aiguise l’esprit d’observation et de représentation; l’utilisation des cartes, de jeux de construction et de plans de montages, de représentations géométriques, oblige à se représenter les différentes parties de l’espace les unes par rapport aux autres.
    Mais je m’insurge contre le banissement de la géométrie dans le secondaire, je m’étonne que les livres de maths de mes petits enfants enseignent la représentation des plans et droites dans l’espace (voire de quadriques de révolution et de leurs sections par des plans), à grand renfort d’équations, sans aucune figure, ni représentation spatiale, et je regrette que dans les écoles d’ingénieurs, il n’y ait plus aucune place pour la géométrie descriptive et que l’on enseigne le dessin mécanique uniquement en 3D, sans être passé par la représentation sur trois plans, qui vous faisait comprendre la positions relatives et obligeait à raisonner pour voir dans l’espace, alors que maintenant c’est l’ordinateur qui le fait seul. On délègue notre intelligence à l’ordinateur, et s’il y a une faille du programme, on peut concevoir une pièce impossible à fabriquer ensuite !! (je l’ai déjà vu dans un bureau d’études).

    La créativité, l’abstraction sont aussi des parties importantes de l’intelligence.
    Bien sûr mathématiques et philosophie sont les deux mamelles de l’abstrcction et par ailleurs  se familiariser avec ce type de raisonnement nécessite déjà un certain développement et donc un certain âge.
    Mais on peut familiariser l’enfant avec l’abstraction chaque fois que l’on parle d’un sujet qui, tout en correspondant à une notion concrète, représente en fait, un concept, une convention, un regroupement synthétique ou analytique : la température, la chaleur, les bovidés, les fleurs, les couleurs, les prévisions météo,   les sentiments, l’univers, le mouvement de la terre sur elle même ou autour du soleil.... Il lui faut alors imaginer à partir du concret, de ce qu’il peut tirer de sa propre expérience et représentation.
    Quant à la créativité. c’est l’art de rapprocher des notions que l’on possède en mémoire, mais qu’on n’associe pas habituellement. Il faudrait s'entrainer à cela.

    Finalement le message que je voulais vous faire passer à vous mes jeunes correspondant(e)s qui serez un jour des parents, c’est que les enfants ne sont pas intelligents par nature, mais que 80% de l’intelligence s’acquiert et pas en regardant des dessins animés à la télé, en jouant à des jeux sur micro, ou en discutant sur MSN ou facebook, mais par l'entraînement et le travail.
    Il faut que le bébé et l’enfant soit habitué à suivre des règles et une hygiène de vie (et non à faire ce qu’il désire), que l’adolescent soit habitué à fournir des efforts et du travail, et qu’ensuite son intelligence va dépendre de ce que ses parents et ses formateurs vont lui faire suivre comme entraînement, pour sa mémoire, la maîtrise de son expression linguistique,  la logique et le bon sens, les capacités de représentation de l’environnement et de prévision de ses actes,  son aptitude à abstraire et à créer.   

Dimanche 11 septembre 2011 à 8:26

Notre cerveau : intelligence; langage

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    Lorsque nous naissons, certes notre cerveau possède un certain nombre de fonctions “précablées”, celles qui permettent la vie. (respirer, toute la chimie des ADN et des protéines, le fonctionnement de nos organes, dormir, et certaines actions de défense....).
    Notre cerveau a ensuite des potentialités qui se tranformeront d’elles mêmes (mais plus ou moins vite et bien), en actes : nos cinq sens, prendre un objet, manifester certaines émotions... Toutefois on sait que cette évolution s’arrête vite (voir les enfants qui ont été élevés par des animaux, notamment des loups ou ceux qui ont fait, hélas, l’objet d’expériences de Frédéric II de Prusse).
    Mais il y a aussi des potentialités qui ne se manifesteront que si l’on forme son cerveau à ces actions : marcher sur deux jambes, parler, lire et écrire, l’abstraction... Cela n’est possible qu’au contact d’autres hommes (notamment nos parents).
    Notre cerveau est donc presque vierge à la naissance et c’est notre environnement qui le forme, grâce au mécanisme extraordinaire des centres d’apprentissage.

    Qu’est ce que l’intelligence ? C’est presque impossible à définir.

    L’intelligence, c’est d’abord notre mémoire pour au moins 60%.

 Voyez ce que devient une personne atteinte de la maladie d’Alzeimer !
    Mais ce n’est pas uniquement mémoriser : c’est retenir en comprenant et éventuellement avec un mode d’emploi de ce qu’on a retenu.
    C’est donc “réflexion plus mémorisation” : le cortex frontal plus l’hippocampe et le thalamus en simplifiant beaucoup qui sont les chefs d'orchestre  de nombreuses parties du cerveau qui interviennent dans le stockage des informations.   

    Ce qui différencie les singes supérieurs, nos cousins, des autres animaux, c’est qu’ils sont capables de comprendre et d’utiliser un langage simplifié, par exemple le langage des sourds-muets, avec toutefois un vocabulaire et une syntaxe limités.
    Le propre de l’homme c’est le langage, et sa force c’est la communication.
    Donc l’intelligence c’est la connaissance de sa langue maternelle (et éventuellement d’autres langues), avec non seulement un vocabulaire étendu, mais aussi le sens à la fois, de la précision et des nuances, la faculté de communiquer, c’est à dire de se faire comprendre, d’analyser, de synthétiser, d’expliquer, de résumer et de disserter.

    Le propre de l’homme, c’est aussi le raisonnement, donc une certaine méthode, une certaine logique, la capacité de prévoir et d’anticiper.

    L’homme vit dans un monde à trois dimensions plus le temps. La capacité de se représenter dans son cerveau ou graphiquement l’environnement, (dessins, schémas et cartes), de maîtriser le temps, fait donc partie de l’intelligence.   
   
    Ce sont d’ailleurs ces trois dernières sortes de qualités que l’on teste dans les QI.

    Mais cela c’est le “réel”. Or l’homme est capable d’imaginer, et le propre de l’homme, c’est aussi la représentation abstraite, au départ spatiale, mais ensuite intellectuelle qu’elle soit scientifique ou philosophique.
    Cette imagination ne doit toutefois pas dériver dans le farfelu et l’impossible : une des manifestations de l’intelligence est de garder les pieds sur terre, ce que nos grands parents appelaient le “bon-sens”.
    Maîtriser le temps c’est aussi prévoir, non seulement son environnement, mais aussi les conséquences de ses actes et de ceux des autres.
     Je suis étonné par le manque de capacités de prévision des gens de nos jours (et pas seulement les jeunes !). Par exemple, en bord de mer, la plupart des routes ne comportent pas de trottoir et les gens cheminent sur les bas cotés des chemins où passent voitures et motos. Il est étonnant de les voir marcher sur la droite de la chaussée, alors qu’à gauche ils verraient les véhicules en face et pourraient se garer à temps, et encore plus étonnant de voir les parents tenant par la main leurs enfants, du coté de la route et non de celui de l’herbe. Où est passé le bon sens ? Ces gens sont ils intelligents ?

    Enfin le propre de l’homme c’est aussi d’avoir des émotions, d’essayer de les comprendre, de les maîtriser, de les communiquer et ces émotions aboutissent aux sentiments.

    Cette analyse est très succincte, et je suis sûr que mes correspondantes qui font des études de lettres et de philo en diraient bien plus, mais j’avais besoin de cette analyse pour poursuivre demain sur la formation de notre cerveau.

    Mais pour conclure, une réflexion qui va scandaliser certains.
http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/intelligenceL3.jpg     Je ne crois pas que l’hérédité et l’innéité intervienne dans notre intelligence pour plus de 20%. 80% à mon avis, vient de notre éducation.
    Former ainsi peu à peu notre cerveau, “acquérir de l’intelligence”, demande de l’action, un peu d’imagination et beaucoup de travail.
    Nos parents savaient cela sans avoir de connaissances sur le fonctionnement du cerveau. Tout petits on nous habituait à imaginer, à agir et surtout à travailler, à faire effort , certes à trouver cela fatigant, mais en étant heureux du résultat.
    Aujourd’hui on se débarrasse des enfants, tout jeunes, devant des jeux, la télévision et les jeux d’ordinateur.
    On en fait ainsi des larves qui ne savent plus faire d’effort, qui n’ont plus d’imagination et qui ne savent plus ni agir, ni travailler.
    En plus beaucoup de parents ne savent plus donner des règles et une hygiène de vie à leurs enfants, ne leur refusant rien, de peur que ces enfants ne les aiment pas. On en fait des tyrans qui ne savent plus qu’obéir aux pulsions, dénaturant ainsi la fonction de leurs centres d’apprentissage en centres du plaisir exclusivement .
    Beaucoup de parents croient aujourd’hui que c’est aux formateurs (crèche, maternelle, primaire, secondaire..) d’éduquer leurs enfants, ce qui est une grossière erreur. Certes ces personnes peuvent leur apprendre beaucoup, ce qui développera leur intelligence, mais la capacité première de formation des habitudes de vie et de pensée qui permettront ensuite les progrès lors des études, ce sont eux, parents, qui les donnent, et faute de le faire, ils handicapent l'avenir de leurs enfants..
 
   En fait si nous arrivons à devenir intelligents par la suite, je pense que c’est surtout à nos parents que nous le devons, puis à nos enseignants et formateurs, mais à condition que nous fassions nous-mêmes l’effort nécessaire, en travaillant..
    Et vous remarquerez qu’à aucun moment je n’ai parlé de “culture”.!

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lancien

sortir de la tristesse

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