Samedi 10 septembre 2011 à 9:05

Paysages

Samedi est un jour de repos, surtout après le début du travail scolaire pour beaucoup de mes lectrices et lecteurs, qui, semble t'il, sont rentrés de vacances.
Aujourd'hui le dernier article sur le port d'Auray. Demain je continuerai mes articles sur l'intelligence et l'éducation.


   
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Sur la colline au dessus du port, on monte par une petite ruelle en escaliers jusqu'à la vieille église St.-Sauveur a été reconstruite en partie car, construite en 1469, elle avait subi de nombreux dommages.





















   
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Elle possède de beaux vitraux et surtout une très belle chaire de bois. En haut de la chaire, une statue en bois de Saint Goustan.Et à coté de l'église, une vieille maison qui a été autrefois le presbytère.











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A coté de l'église, une vieille maison qui a été autrefois le presbytère
























Vendredi 9 septembre 2011 à 8:15

Enseignement, école, fac

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    Je disais dans mon article d’hier qu’une différence biologique n’est pas forcément une différence innée et que l’éducation et l’instruction ont beaucoup d’influence sur les capacités des hommes comme des femmes.
    Très souvent certaines de mes correspondantes me disent : je ne peux pas faire de carrière scientifique parce que je ne suis pas assez intelligente et que je suis nulle en maths. C’est absurde pour deux raisons.
    D’abord parce qu’il faut être tout aussi intelligente pour faire des études littéraires, même si ce n’est pas tout à fait les mêmes aptitudes qui sont nécessaires.
    Ensuite parce qu’on n’est nulle en mathématique que si on le veut bien et qu’on s’est mis cela dans la tête. En travaillant n’importe qui peut être bon en maths, avec seulement plus ou moins de difficultés.


    Mais j’ai une opinion personnelle sur l’intelligence, qui est un peu iconoclaste, basée sur l’expérience que j’ai eue de nombreux collaborateurs scientifiques et aussi sur des cours de formation scientifique que j’ai pu donner à des jeunes comme à des adultes, ainsi que sur mes lectures sur le fonctionnement du cerveau.
    C’est cette idée personnelle de l’intelligence que je vais développer aujourd’hui et dans les articles suivants.


    Bien sûr, hélas, les handicapés mentaux existent, c’est à dire ceux qui ont eu une anomalie de développement du cerveau, à sa formation dans le foetus, ou à la naissance par manque d’oxygène dans les premières minutes de vie autonome. Cet handicap est plus ou moins profond et je ne parlerai pas de ces personnes.
    Mais disons que pour approximativement 90% des enfants, ils ont tous des chances voisines à la naissance au plan conformation cérébrale, même si le “câblage” du cerveau est différent de l’un à l’autre.
    Chacun a des “préférences cérébrales” innées, mais le cerveau est tellement malléable qu’il a, pour tous, les mêmes capacités de développement.
    A mon avis la plupart des enfants ont les mêmes potentialités, car ils pourraient compenser une partie du cerveau un peu moins performante par une autre partie qui l’est davantage.
    Cela veut dire en clair, que l’intelligence, que l’on ne sait pas définir car elle est la somme de très nombreuses capacités, n’est pas tellement le fruit de l’hérédité et de l’innéité, mais essentiellement la conséquence de l’éducation et de l’instruction, puis de l’expérience que l’on acquiert.
    Heureusement d’ailleurs, car sinon les gens d’intelligence moyenne ne pourraient jamais avoir des enfants très intelligents et les enfants de personnes très intelligentes devraient l’être aussi. L’expérience montre que ce n’est pas vrai.
    Le problème est donc de repérer les parties qui ont été défavorisées par l’innéité pour les développer davantage chez l’enfant afin de corriger les défauts de la nature, mais aussi de développer les qualités qu’elle lui a données.

    Ce que ne savent plus malheureusement beaucoup de parents, c’est que la formation du cerveau et donc de l’intelligence de l’enfant commence à la naissance et que la formation des premières années avant six ans est primordiale et  décide en partie du reste de la vie.
   

    Un enfant de six mois à un an, découvre le monde, les gestes pour appréhender les objets, les propriétés de ces objets, formes et couleurs, toucher et sons.
    Tout ce travail est contrôlé par les “centres d’apprentissage et de récompense” (voir mes articles à ce sujet).
    L’aider dans ce “travail”, lui faire découvrir des expériences, lui donner des jeux qui lui permettent de s’exercer, favorise le développement de ces centres qui seront essentiels pour toute sa vie.
    Entre un et deux ans quand il commence à comprendre la signification des mots et ensuite dès qu’il sait parler, c’est le moment de lui apprendre des règles et la signification, puis l’explication des “non”, des autorisations et interdictions et de ce qu’est l’obéissance, car il cherchera à contourner ces interdictions et il ne faut pas qu’il en prenne l’habitude.
    L’enfant croit que sa famille et notamment sa mère sont à son service et que ses besoins essentiels (c’est normal), puis ses envies, doivent être satisfaits de droit ! C’est incompatible avec une vie en société, mais cela il faut l’apprendre peu à peu. Il faut que son cortex frontal découvre qu’il y a des règles, apprenne à les reconnaître, à les comprendre et à s’y conformer. C’est aux parents de former cette partie du cerveau de leur enfant.
    Et les études faites sur les délinquants montent qu’ils n’avaient en aucun cas un “cerveau de délinquant”, (n’en déplaise à M. Sarkozy et au ministre de l’Intérieur), mais que ces règles élémentaires ne leur ont jamais été données parce que leurs parents et leur entourage n’ont pas été là pour les éduquer.

    Quand l’enfant sait parler, susciter et répondre à ses question, entre deux et six ans, lui apprendre non seulement du vocabulaire, mis le maximum de choses sur ce qui l’entoure, sur le fonctionenment de la nature, c’est éveiller sa curiosité intellectuelle, lui donner le goût d’apprendre, de savoir, de comprendre. Ce n’est pas forcément de la haute science. Un de mes grands-pères, qui était paysan m’a appris des quantités de choses sur la nature, sur l’agriculture, sur les plantes et les animaux, le climat et les saisons. Il a formé mon “bon-sens”, m’a gardé les pieds sur terre.
    On constate aujourd’hui que beaucoup d’enfants, même doués à priori, ne travaillent pas et ont au moment où ils entrent au lycée ou quand ils passent dans l’enseignement supérieur, de grosses difficultés, d’une part parce qu’ils n’ont pas retenu certaines notions et d’autre part parce qu’ils n’ont pas l’habitude de travailler.
    En fait c’est entre deux et six ans que l’on donne à l’enfant le goût d’apprendre et l’habitude de travailler intellectuellement.
    Après il faut évidemment veiller à ce qu’il ne perde pas ces bonnes habitudes.

    Même si ce n’est pas cultiver leur intelligence directement, donner aux enfant une hygiène de vie leur sera bénéfique au plan physiologique, mais aussi sur le plan de leur équilibre psychologique : se coucher et se lever, manger à des heures régulières et profiter au maximum du jour, (au lieu de rester à dormir tard le matin), apprendre à aimer et à apprécier toute la diversité de la nourriture.
    Les jeux d’un enfant ne sont pas sans effet sur son développement. Toutes les études actuelles montrent que le télévision comme les jeux vidéos n’ont aucune influence bénéfique sur l’intelligence de l’enfant et lui donnent des habitudes néfastes si leur usage est exagéré.
    A coté d’une activité physique nécessaire et bénéfique pour la santé, les jeux avec d’autres enfants (et avec les adultes) qui développent l’habitude des contacts (surtout pour les introvertis car la capacité de communication est une forme d’intelligence), les jeux les plus utiles sont ceux qui favorisent la découverte de ce qui nous environne, qui permettent de réfléchir, de se poser des questions (et certainement pas les jeux de rôle et de bagarre).
    Il est même utile que l’enfant s’ennuie et il faut alors l’habituer à se chercher des occupations : cela favorise le développement de sa créativité.

    Apprendre à lire le plus tôt possible et donner à l’enfant l’habitude de la lecture, favorise certainement  le développement de l’enfant, encore que le cerveau doit être mature pour cet apprentissage, ce qui n’arrive pas au même âge pour tous les organismes.
    Mais la plupart des camarades, ingénieurs de grandes écoles ou chercheurs, que j’ai connus, lisaient beaucoup et avaient appris à lre entre 4 et 5 ans.

    Le rôle de nos parents et de nos éducateurs (en crèche, maternelle) et de nos professeurs ensuite est fondamental pour le développement de notre intelligence, pas tellement par tout ce que nous apprenons, mais par la formation du cerveau que cela apporte (la “tête bien faite, plutôt que bien pleine” de Montaigne).
    Mais le rôle des parents ne s’arrête pas à six ans, quand l’enfant va à la “grande école”.
    Cette période de l’enfance et de l’adolescence, j’en parlerai dans un autre article, après avoir donné après-demain, une conception de l’intelligence, sans doute incomplète et un peu personnelle, mais plus développée que celle des QI.

Jeudi 8 septembre 2011 à 8:13

Enseignement, école, fac

  http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/16733249.jpg    A la rentrée je lis et j'entends forcément des idées sur l'enseignement et les métiers. Alors je vais faire uelques articles sur ce sujet qui me préoccupe, car son évolution ne me semble pas favorable. J'aimerais connaître votre opinion.

    A l’époque, maintenant lointaine, où j’avais la responsabilité d’un gros laboratoire d'études, j’avais parmi mes collaborateurs autant de femmes ingénieurs ou techniciennes que d’hommes. Mais pas dans les mêmes spécialités.
    J’avais davantage d’ingénieurs femmes en physique, en chimie et en biologie, mais plus d’hommes en mécanique, en électronique et en informatique (en fait c’était des physiciens-matheux qui programmaient des simulations.
    Nous ne faisions pas de différence, ni de responsabilité, ni de salaire à qualité de travail égale, entre hommes et femmes. C’était donc une question d’orientation des métiers d’hommes et de femme.
    J’ai encore pas mal de contacts avec les entreprises et les chercheurs, et je vais parfois à Normale-Sup-Sciences et donc j’essaie de voir ce que deviennent, dans le domaine scientifique, les carrières des hommes et des femmes.

    Entre 2000 et 2005, diverses études ont constaté que l’intérêt pour les études scientifique diminuait globalement, et qu’il y avait moins de femmes que d'hommes dans certains domaines scientifiques, mais que toutefois leur nombre augmentait.
     Aux Etats-Unis en 2003, les femmes représentaient 46 % des travailleurs, mais seulement 27 % dans ce secteur (scientifiques et ingénieurs confondus). .        
    Ces études ont identifié de nombreux facteurs qui influent sur le choix de carrière : le sexe, l'éducation, les influences biologiques, les stéréotypes, la discrimination et les rôles sociaux sexués.
    La question de “l’aptitude scientifique” des femmes a été posée, ce qui est, à mon avis une erreur.
    D'abord, il n'existe aucune capacité intellectuelle isolée qui puisse être désignée sous le terme “d'aptitude scientifique”.
    Les compétences nécessaires a la réussite scientifique incluent un sens de la logique et de la méthode, des capacités mnésiques pour comprendre et se rappeler d'événements et d'informations complexes, des capacités de modélisation mathématique, statistique, et de visualisation des objets, données et concepts. des capacités verbales, par exemple pour rédiger des publications destinées aux joumaux scientifiques, et pour bien communiquer avec ses collegues. Le terme “d'aptitude scientifique” repose donc sur de nombreuses qualités intellectuelles.

    Ensuite, les femmes et les hommes peuvent très bien présenter des différences relatives à ces compétences, sans que cela soit prohibitif (certaines compétences rattrapent la faiblesse d’autres), ni que de telles différences soient immuables. En effet, si l'entrainement et l'expérience n'avaient aucun effet sur le développement des capacités des élèves, à quoi serviraient les écoles et les universités?
    L'une des difficultés rencontrées dans ces études des différences de capacités entre hommes et femmes vient du fait que l'on peut parvenir a des conclusions différentes selon la façon dont on évalue ces capacités.

    Les filles ont de toute évidence les qualités requises pour réussir dans le domaine scientifique. Les notes moyennes obtenues par les filles dans le systeme scolaire sont meilleures que celles des garçons dans toutes les disciplines - y compris les mathématiques et les sciences. (je pense que c’est dû en grande partie au fait que les garçons travaillent moins).
    Et pourtant, en dépit de leur réussite scolaire, les résultats moyens obtenus par les filles dans les écoles d’ingénieurs, à l'université et en troisième cycle sont inférieurs à ceux des garçons. Les garçons sont plus nombreux que les filles à s'inscrire dans les filières scientifiques et l'écart se creuse à mesure que le niveau des études augmente. Les filles sont encore très minoritaires en nombre à Polytechnique et à Normale Sup - Sciences, et pourtant certaines d’entre elles que j’ai connues ou que j’ai eues sous mes ordres, sont aussi capables que les garçons qu’elles côtoient dans ces écoles.
    En France, les filles représentaient en 2006, 40 % de I'effectif dans les classes de terminales scientifiques, 37 % dans les filières scientifiques à I'université et 23 % dans les écoles d'ingénieurs. Elles ne représentent plus que 15% des chercheurs dans le domaine des sciences très théoriques.
    Mais la situation évolue et déjà à la même date, en France, les filles représentaient 56 % des étudiants en médecine, 67 % des étudiants en pharmacie, et 60 % dans la è vétérinaire.http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/-copie-8.jpg

    J’ai déja fait un  article sur les différences de capacités entre garçons et filles lors de leurs études :
    En moyenne, garçons et filles présentent les mêmes capacités cognitives précoces liées à la pensée quantitative (la capacité d'énumérer des objets, par exemple) et à la connaissance des objets de leur environnement.
    Cependant, des différences commencent à se manifester entre filles et garçons dès l'école primaire :
        - les filles ont de meilleurs résultats dans le domaine des aptitudes verbales.
        - les filles dament également le pion aux garçons dans le domaine de la mémoire des visages et de la mémoire épisodique, c'est-a-dire la mémoire des événements qui se sont produits à un moment précis.
        - les garçons ont de meilleures capacités visuo-spatiales, c'est-à-dire qu'ils se repèrent mieux mentalement dans I'espace, ce qui leur donne un avantage dans la résolution des problèmes mathématiques qui reposent sur la création d'images mentales.
        - les filles obtiennent de meilleures notes en mathématiques à tous les niveaux de la scolarité, et réussissent mieux aux tests d'algèbre (peut-etre parce que la structure de cette discipline s'apparente quelque peu à celle du langage). Mais les garçons réussissent mieux dans la partie mathématique des tests, et les résultats sont stables depuis une trentaine d'années.
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    Cependant, lorsque l’on évalue I'ensemble des données concernant les compétences quantitatives, on constate que la différence entre filles et garçons est relativement faible.
    Par contre les études statistiques montrent une différence de répartition qui explique en partie ces résultats, les filles ayant une meilleure moyenne que les garçons mais un écart type plus réduit, de telle sorte qu’elles ont en moyenne de meilleurs résultats, mais un moins grand nombre atteint un niveau très élevé.

    Mais depuis dix ans la situation a évolué et un plus grand nombre de filles obtient un score élevé.


    Des qu'il est question de sexe et d'intelligence, le problème des facteurs biologiques se pose, et notamment des hormones, qui jouent un rôle déterminant pour le développement des capacités cognitives des mâles et des femelles, dans toutes les especes animales
    Des études récentes ont montré que les hormones  jouent un rôle dans le développement cognitif tout au long de la vie et notamment chez les transsexuels.
    Les femmes soumises à un traitement hormonal pour acquérir le sexe masculin passent plus facilement les tests de repérage visuo-spatial, et réussissent moins bien dans les tests verbaux.
    La structure du cerveau humain est déterminée en partie par les hormones, ce qui aboutit à des différences anatomiques entre hommes et femmes : en général, les femmes ont une proportion de substance grise supérieure, des zones de forte densité neuronale et un flux sanguin rapide, tandis que les hommes ont un plus gros volume de substance blanche, (de fibres nerveuses entourées d'une gaine isolante de myéline). De surcroit, les hommes ont généralement une proportion supérieure de substance grise dans l'hémisphère gauche, cette asymétrie ne se manifestant pas chez les femmes.
    L'activation symétrique des deux hémisphères cérébraux chez les femmes s'accorde avec un avantage dans le traitement du langage, tandis que les hommes excellent dans les tâches faisant appel à l'activation du cortex visuel.            
    Lorsque les hommes et les femmes réalisent aussi bien une tâche donnée, certaines études suggèrent qu'ils utilisent parfois des aires différentes de leur cerveau ou des séquences de traitement différentes pour y parvenir.

    Mais il ne faut pas croire que les différences cérébrales soient innées : elles peuvent résulter d'apprentissages, de l'influence de l'éducation ou des parcours des hommes et des femmes dans la société.
    J’ai sur cette question des idées personnelles un peu hérétiques, que je développerai demain dans le prochain article.

Mercredi 7 septembre 2011 à 8:26

Paysages

    Je suis bien rentré en région parisienne, mais entre ce que j'ai à ranger , et des denandes de mon travail, je ne sais où donner de la tête.
    Ce sera donc un intermède en images, la suite de ma présentation du port d'Auray.
Sur la première photo, une maison et sur la deuxième, le phare qui est sur le toit d'une maison et dans l'alignement de la rivière, pour guider les navires la nuit.


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Derrière le port  la rue du Petit-Port, la rue Neuve, la rue St.-René, la rue St.-Fiacre, entrecoupées de larges marches, sont bordées de maisons à colombages des XVe, XVIe et XVIIe siècles, abritant des boutiques et des restaurants ou crêperies.

Mardi 6 septembre 2011 à 9:15

Absence et retour

    Nous revenons aujourd’hui de Bretagne vers la région parisienne.
    C’est donc un article programmé qui va se publier tout seul, je l’espère.


    La maison a fermé ses volets jusqu’à la Toussaint et elle va se reposer de l’occupation intensive de l’été.
    Table de ping-pong, bateaux, bicyclettes et instruments de jardinage sont rangés dans le garage, de même qu’un peu de bois pour pouvoir démarrer le feu en novembre s’il pleut à l’arrivée (après on ira chercher sous le tas dehors !!).
    Ce pauvre garage est bourré à craquer. Même plus la place pour une petite souris. Je l’ai virée dehors, la pauvre !

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    Dans le jardin, le mimosa va finir de fleurir en solitaire, le rouge gorge n’aura plus sa ration quotidienne de miettes de pain, qu’il venait parfois chercher jusque sous la table du séjour, et les écureuils ne trouveront plus sur le tronc d’un vieil eucalyptus, mort de gelées hivernales, il y a quelques années, leur jatte pleine d’eau fraîche où is venaient boire tous les jours.
    Mais, en compensation je ne les ennuierai plus avec la fumée du barbe-cue à midi.

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    Les pipits et les petites mésanges continuent à chercher dans les branches des haies leur ration d’insectes et le couple de geais et ses deux marmots, ne seront plus dérangés dans leur nid dans les pins par nos aller-venues, en essayant de nous faire peur avec leur horrible cri rauque.
    Les fleurs se fanent peu à peu et le jardin va aussi s’endormir jusqu’au printemps.

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    Hier téléphone et internet ont été coupés.
    Aujourd’hui c’est l’autoroute, l’arrêt déjeuner à Rennes et rouvrir appartement et jardin à Paris, puis ranger tout ce qu’on ramène
    Je lirai mes mails demain en région parisienne.
    Je vais retrouver  le travail de la rentrée : gestion de la copropriété et de ses travaux, organisation des conférences et visites technques  pour des associations.
    J’espère que je pourrai vous répondre jeudi.

Lundi 5 septembre 2011 à 8:36

Paysages

  Je vais vous parler aujourd’hui d’un jardin et d’une statue de Bretagne, article qui m’a été inspiré par le prénom d’une de mes correspondantes qui se reconnaîtra.

    C’est un petit lieu du Morbihan, à une dizaine de kilomètres de Baud, pas très loin de Pontivy, qui a un nom assez bizarre : QUINIPILY
    Quinipily, c’était un château aujourd’hui disparu, et c’est d’abord un superbe jardin, mais c’est aussi l’histoire curieuse d’une très ancienne statue de la déesse ISIS.


    Vous pouvez sur les photos ci dessous admirer ce jardin très fleuri, qui a été conçu pour mettre en valeur une statue, (monument historique classé).
    C'est un jardin en terrasses de style anglais, fait d'arbustes de bruyères, de vivaces, ou les simples fleurs des champs côtoient les roses anciennes et ou il est agréable de se promener car tout y est calme et sérénité.

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    Cette statue haute de 2.20 m trône sur un piedestal au-dessus d'une fontaine, qui coule dans une auge en granit monolithique qui peut contenir 3600 litres. On la nomme la “ Vénus de Quinipily ”.








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    Jusqu'au XVII° siècle, la Vénus, et l'auge d'eau; étaient sur la colline de Castennec près de Bieuzy-les-Eaux, où s'élevait la cité gauloise de Sulim.
    Cette statue était probablement une statue d’Isis, le nom grec d’une déesse égyptienne, déesse de la maternité et de la fécondité. (si vous voulez vous amuser, allez voir sur internet l’histoire d’Isis et des 14 morceaux du corps d'Osiris, c'est assez gratiné lol)
    Elle était l'objet d'un culte païen de la part des paysans, les femmes allant notamment avant et après leur mariage toucher la pierre de la statue afin d’être fécondes.
    L'évêque de Vannes, Charles de Rosmadec, s’en offusqua et, à sa demande, le seigneur de Quinipily, Claude de Lannion, la fit jeter en 1661 dans le Blavet, la rivière proche. (si vous allez un jour dans cette région, les balades en bateau sur le Blavet sont très belles).
    Trois ans après, en 1664, les gens du pays l'en retiraient et reprenaient les rites ancestraux.
    En 1670, elle fût mutilée et remise dans la rivière.

    Après la mort de Claude de Lannion en 1695, son fils Pierre, alors gouverneur de Vannes, décida de la récupérer et de la transporter dans l'enceinte de son château de Quinipily, malgré l'opposition du duc de Rohan qui se prétendait propriétaire du site. Mais en 1701, les juges donnent raison à Pierre de Lannion, qui avait eu le mérite de sauver l'idole des eaux du Blavet.

    Depuis lors, la "vénus" veille sur Quinipily du haut de son piedestal et donne lieu à des discussions passionnées entre les archéologues. Certains y ont vu une Isis adorée par les légions romaines de la garnison de Sulim, une Cybèle, une déesse gauloise; d'autres ont même soutenu que l'ancienne statue avait été brisée et que l'on en avait retaillé une autre.
    Mais peut-on réellement concevoir que le duc de Rohan ait fait les frais d'un procès qui dura d'avril 1700 à janvier 1701 pour posséder une statue qui ne serait pas authentique ?"


    Si vous souhaitez des détails sur cette statue et ses origines, vous pouvez consulter sur

http://www.google.fr/search?hl=fr&source=hp&q=quinipily&aq=f&aqi=g1g-v6&aql=&oq=


une étude faite par Sylvie Caroff, Professeur d'Histoire - Egyptologue, que l’on peut enregistrer en pdf :
LA VENUS DE QUINIPILY  Une Isis gallo-romaine au cœur de la Bretagne


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Dimanche 4 septembre 2011 à 8:48

Divers

Je suis en retard dans mes réponses aux mails, veuillez m’en excuser.
    Mais c’est le départ de Bretagne qui s’approche et les derniers travaux avant l’automne.
   

    Trois jours sans pluie et avec même parfois du soleil, il faut en profiter cette année, car on n’en n’en a pas vu souvent et j’ai taillé les arbres et les haies.
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    Il y a maintenant un monceau de branches qui m’attend pour que je les passe au broyeur.
    J’en ai déjà passé la moitié, mais voyez sur la photo, j’ai encore de quoi faire.
    Tous les voisins sont partis et je peux faire du bruit , même le dimanche !!

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    La famille est partie aussi et le dériveur attend sagement que le garage soit rangé pour aller y dormir pour l’hiver avec le catamaran déjà accroché aux poutres.
    La machine à laver tourne à plein pour laver draps, taies, alèzes, dessus de lits et rideaux.
    Un peu de vent et de soleil permet de sécher au fur et à mesure sur les cordes à linge.
    L'aspirateur trouve que c'est fatigant, mais je lui ai promis deux mois de congé !
    Demain la maison devrait être rangée et prête à attendre la Toussaint pour qu’on la ferme pour l’hiver.

    Carnac est vide, les plages désertes ou presque, et les magasins ferment un à un jusqu’en juin prochain. Seuls les supermarchés et quelques bouutiques sont là pour les 5 000 habitants qui restent l’hiver, pour 50 000 l’été.

    Nous rentrons probablement en région parisienne, après demain, mardi .
    Je programmerai un ou deux articles pour que le blog ne soit pas vide comme cette fin d’été, en Bretagne.
    Et puis je ramène avec moi un bébé mouette qui piaille comme s'il était sur la plage lol


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Je promet de répondre aux mails d’ici jeudi.

Samedi 3 septembre 2011 à 8:15

Paysages

    En intermède je vais vous faire connaître le petit port de la ville la plus proche de Carnac, Auray, qui a un peu plus de 12 000 habitants pour la ville elle-même mais 40 000 avec les localités environnantes.
    La ville comporte quelques vieilles maisons, mais, seul le port vaut vraiment le détour.
    Le port de Saint-Goustan est à l'origine de la ville. Il est situé sur la rivière d'Auray, qui est un bras du golfe du Morbihan, au point le plus en amont que peuvent atteindre les navires de mer d'autrefois, avec l'aide de la marée. Il a reçu des navires de haute mer jusqu'au XIXe siècle. C'était aussi un port de cabotage très actif en direction de l'Espagne et de la Grande-Bretagne. Son déclin comme port de commerce commence avec l'arrivée du chemin de fer en 1862.
    Au delà du port, après un pont une autre rivière, le "LOCH", prolonge la rivière d'Auray
    Aujourd'hui, c'est un port de plaisance et une escale du circuit touristique du tour du golfe du Morbihan, mais l'étroitesse du chenal ne lui permet d'accueillir qu'un nombre limité de voiliers.http://lancien.cowblog.fr/images/
    Son histoire commence au haut du Belvédère qui domine le Loch. Ce belvédère a été successivement occupé par un "oppidum" Vénète et un "castellum" romain. Vers 1201, le duc Arthur 1er, choisit cette même falaise surplombant un méandre du Loch pour y construire une véritable forteresse de pierre, disputée tour à tour par les Bretons et les Français, lors de la Guerre de Succession, en 1364
    Les soldats de Comte Charles de Blois (fidèle au Roi de France) et ceux de Jean de Montfort (soutenu par les Anglais) y combattaient. C'est Montfort qui l'emporta et gagna la couronne ducale.
   
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En 1558 Henri II, petit-fils d'Anne de Bretagne, ordonna la destruction du château. On envoya les pierres à Belle-Ile pour construire la citadelle Vauban et les fortifications de la ville.
    Sous la royauté, Auray était une cité commerçante très active et le port de Saint-Goustan, bien que modeste, rivalisait avec ceux de Vannes et d'Hennebont.

    Voici d'abord une vue du vieux port prise d'en haut de la colline, dans un jardin au dessus des remparts, en haut du "belvédère" :

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    Voici ensuite quelques photos plus détaillées des maisons sur le port :

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Puis voici une vue du port de plaisance, à un endroit plus large de la rivière :

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   Et enfin les remparts de l'autre coté du port par rapport aux maisons.


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Vendredi 2 septembre 2011 à 8:23

Aider les autres

Louis Dessales a imaginé une classification des personnes altruistes en quatre catégories (contrairement à ce que j’ai résumé hier, on ne parle plus que d’altruisme et plus d’égoïsme) :
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        L’altruime népotique de “parentèle”  (au sein de sa famille) :

    Les individus partageant une partie de leurs gènes s'entraident, de sorte que le sacrifice de I'un profite finalement aux mêmes genes.
    Correspond à certains types de comportements altruistes d’animaux, notamment chez les insectes.
    L'être humain peut se montrer désintéressé et généreux avec des personnes étrangères à sa famille.

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        L’altruisme réciproque :

    C'est I'altruisme « intéressé » ou « marchand » : I'individu espère un retour immédiat à la hauteur de ce qu'il donne.
    Peut se répandre très vite dans la population lorsqu'il est difficile de tricher.
    Ne rend pas compte de toutes les conduites d'altruisme, car il existe des conduites d'altruisme désintéressé, sans aucun intéret, ni recherche de réciprocité.





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        L’altruisme guerrier :
    Pousse les individus à risquer leur vie pour leur groupe. L'acte altruiste bénéficie au groupe aux dépens de I’acteur, mais il profite à d'autres individus altruistes, ce qui permet aux gènes altruistes de se répandre.
    N' est pas fondé sur l' espoir d'une réciprocité. C'est un vrai altruisme, sans parenté, ni intéret « marchand ».
    Altruisme très instable, qui peut disparaître rapidement au profit d'autres comportements à la fois plus égoïstes et plus tolérants. En outre, il n'explique pas pourquoi les femmes, peu guerrières traditionnellement, sont altruistes.

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       L’altruisme politique et publicitaire :

    C'est le vrai altruisme désintéressé, mais qui joue le rôle de « signal social»: les membres de la communauté admirent les comportements altruistes et acceptent leurs auteurs dans le groupe, ce qui permet aux gènes de cet altruisme de se répandre.
    Altruisme désintéressé et non belliqueux, qui concerne aussi bien les hommes que les femmes. Il s'accorde avec le fait que nous nous montrons toujours plus altruistes en public.
    Suppose que les individus aient le choix de leurs alliances et que ces alliances soient vitales.




    Louis Dessales critique dans son article la simulation de Jung-Kyoo Choi et Samuel Bowles, d’une part sur le choix des proportions de personnes de leurs différents types, et notamment lui reproche de ne pas expliquer les attitudes différentes des hommes et des femmes, le comportement guerrier étant rarement féminin.
    Il a donc imaginé les catégories ci-dessus et fait l’hypothèse que l'altruisme guerrier - aussi bien que l'altruisme au quotidien - serait par nature politique et publicitaire, et son raisonnement est le suivant :
    Pour lui, l’originalité de l’espèce humaine est de nature politique : les humains forment des coalitions pour résister à l'agression des autres coalitions, ou éventuellement pour les agresser.
    L'une des préoccupations que tout etre humain doit résoudre tout au long de sa vie est de trouver et conserver les meilleurs amis possibles.     I
    Il peut être profitable de prouver sa détermination à combattre, et de se montrer serviable, même si le coût associé à de telles conduites est élevé.            
    Celui qui se cache lorsque son groupe est menacé, ou se montre égo'iste au quotidien, risque de se retrouver seul, simplement parce que les autres membres du groupe préferent s'allier aux individus courageux et prêts à aider. Or les individus sans amis, en l'absence d'état de droit, sont les premières victimes de ceux qui en ont.
    On ne s'attend pas exactement aux mêmes comportements, selon que l'altruisme humain est d'origine guerrière ou d'origine politique.
    L'altruiste guerrier n'est courageux que s'il se sent entouré de congénères également courageux et si son comportement produit un bénéfice collectif immédiat. L'altruiste politique est courageux en présence d'un public capable d'apprécier sa prise de risque.
    Ce scénario semble plus conforme à la réalité humaine, ce que réveIent par exemple des études récentes sur la prise de risque chez les adolescents, qui prennent plus de risques et envisagent plus les avantages que les inconvénients d'une conduite à risque, lorsqu'ils sont en présence d'autres jeunes de leur milieu.

   
Ces deux études m’ont intéressé, mais la première m’a paru très accèe sur la recherche de l’origine de l’altruisme dans la société préhistorique, pour expliquer l’altruisme comme une sorte de prédisposition héritée de nos ancêtres.
    La seconde étude est certes plus réaliste dans la société moderne, mais elle semble, à mon goût, négliger toute l’éducation que l’on peut recevoir, de ses parents comme de l’enseignement  de nos professeurs.
    Il me semble que ce que mes parents m’ont appris, les discussions avec mes professeurs lors des cours de français d’histoire et de philosophie, m’ont montré l’altruisme comme une “valeur” , certes indispensable dans une certaine mesure à la vie en société, mais aussi personnelle, et qui n’est pas uniquement basée sur la publicité, c’est à dire l’opinion des autres sur soi-même.
    Je ne crois pas non plus qu’il faille voir dans l’altruiste celui qui se sacrifie pour les autres - les mères Thérésa sont très rares -, mais plutôt ceux qui, dans la vie de tous les jours, pensent à ne pas être trop égqïstes.
    Evidemment ce n’est pas la tendance des gouvernements actuels qui, à l’instar des américains, voient comme qualité suprême la réussite et la richesse.

Jeudi 1er septembre 2011 à 8:50

Aider les autres

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   Quand on écoute les nouvelles notamment à la télé où l’on monte en épingle tout ce qu’autrefois on appelait les “chiens écrasés”, on nous parle le plus souvent  de guerres, d’agressions et d’homicides, mais parfois aussi d’actes de dévouement.
    D’ailleurs, “homo sapiens” est la seule espèce dont les membres rendent systématiquement des services à leurs congénères non apparentés (dans d'autres espèces animales, on observe certains comportements altruistes, la plupart du temps entre individus partageant un lien de parenté).
    Les populations humaines sont-elles un mélange nécessaire ou cohabitent des individus agressifs et des altruistes ?

    J’ai lu récemment plusieurs études sur l’altruisme et un article de Jean Louis Dessales, chercheur en Sciences cognitives à Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications et cela m’a donné envie de faire deux articles sur cette question.

    Aujourd’hui je vous parlerai d’une étude sur les origines de l’altruislme faite par le coréen Jung-Kyoo Choi et le nordaméricain Samuel Bowles, qui pensent que les agressifs et les altruistes pourraient être les mêmes personnes !

    Ces chercheurs ont divisé les altruistes en quatre catégories :
         - Le tolérant-altruiste
est serviable avec les membres de son groupe, et non violent avec les étrangers, membres d’un autre groupe. Il lie des relations commerciales avec tout le monde, et ne fait pas la guerre
         - Le xénophobe-altruiste est serviable avec les siens et violent avec les étrangers. Il fait la guerre, surtout s'iI est entouré d'autres altruistes-xénophobes. Il partage les avantages de la victoire avec les siens, même ceux qui n'ont pas combattu. Il ne pratique pas le commerce.
        - Le tolérant-égoïste n'est pas serviable avec les siens, mais reste non violent avec les étrangers. Il ne fait pas la guerre et pratique le commerce. .
        - Le xénophobe-égoïste
n'est pas serviable avec les siens, se montre belliqueux avec les étrangers, et n'entretient aucune relation commerciale avec personne.
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    Au-delà de la nature simplifiée de cette classification pourrait se dessiner un aspect important de nos origines humaines et les chercheurs imaginent des situations des temps préhistoriques, pour réaliser des simulations sur ordinateur.
    Ils ont étudié le devenir de ces catégories dans diverses circonstances.
    Ils ont constitué différents groupes, avec des proportions diverses de chaque catégorie et ces groupes ont interagi entre eux, au cours de périodes de paix et de périodes de guerre.
    Ces simulations sur ordinateur ont été poursuivies sur 5000 génération et ont été publiées récemment dans la revue américaine “Science”.

    Les xénophobes-altruistes, à première vue, ont toutes les raisons d'être perdants face aux trois autres stratégies possibles: les tolérants-altruistes, les tolérants-égoÏstes et les xénophobes-égoïstes. Et pourtant, l'étude montre qu'en période de rivalité entre groupes, les xénophobes-altruistes prolifèrent, tandis qu'en période de paix, l'avantage revient aux tolérants-égolstes.
    En temps de paix, les relations commerciales I'emportent et les tolérants (altruistes comme égoïstes) agissent, mais ce sont surtout les tolérants-égoïstes qui prospèrent et se reproduisent mieux, car ils disposent de plus de ressources matérielles et gardent tout pour eux, si bien que leurs gênes se répandent dans la population. Les gênes altruistes ne sont pas favorisés.   
    En temps de guerre, en revanche, les égoïstes-xénophobes et les altruistes-xénophobes prennent les armes, mais ces derniers les prennent plus facilement, car ils acceptent de combattre pour les autres. Les égolstes laissent les autres prendre des risques, quant aux tolérants, ils ne font pas la guerre.
    Deux groupes entrent dans une relation hostile selon une probabilité qui augmente avec le nombre de xénophobes de part et d'autre, et il faut, en outre, qu'un groupe comporte plus de guerriers que l'autre, sans quoi la guerre est évitée.        
    Lorsqu'il y a victoire, même s'ils ont perdu des hommes, ils occupent le terrain de I'ennemi et font des enfants, augmentant le nombre de copies des gênes altruistes et xénophobes.    

    En fait la simulation n’aboutit qu’à deux états possibles d’équilibre selon les circonstances :

    Le premier équilibre voit la prolifération des individus à la fois altruistes avec les membres de leur communauté et hostiles aux étrangers, sont plus enclins à prendre des risques pour leur communauté et à partir en guerre. Malgré des pertes humaines, (qui touchent tout autant les tolérants et les égoïstes énnemis), ils colonisent de nouveaux territoires, qu'ils peuplent ensuite, et ils répandent leurs gënes, favorisant à la fois I'altruisme et la xénophobie.
    Le paradoxe vient de ce que la stratégie guerrière s'impose souvent, malgré son apparente absurdité, du fait que les xénophobes-altruistes sont favorisés en temps de crise et que leur proportion augmentant, favorise le maintien des conflits.
    Dans le second équilibre, une plus forte proportion initiale de tolérants conduit le systeme vers une situation de paix, profitable aux tolérants-égolstes qui bénéfident des relations commerciales entre groupes, ce qui maintient la stabilité de cet état paisible.
    Le hasard des fluctuations peut amener le système a basculer assez brusquement d'un état à l'autre. En revanche, le système ne reste pas dans les autres états possibles. En période de paix où les échanges commerciaux se généralisent, les xénophobes perdent le bénéfice de la coopération et les altruistes ont tout à perdre à contribuer au bien-être de leur groupe, à leurs propres dépens. En période de guerre, les tolérants et les égoistes sont les victimes préférentielles.
 
     Si cette simulation est valable, I'etre humain actuel serait à la fois solidaire avec les membres de sa communauté, et belliqueux avec les étrangers. L'altruisme aurait la xénophobie comme complément favorable.
    Résultat vraiment surprenant, d’autant plus que la théorie de l’évolution de Darwinin, qui est abondamment vérifiée, prévoit des stratégies comportementales qui maximisent la descendance de ceux qui les adoptent.
    Contrairement a une vision populaire et anthropocentrée des mécanismes darwiniens, l'évolution ne procède pas par la sélection des groupes ou des espèces, mais à travers la reproduction plus efficace de certains individus au détriment d'autres. Or, le comportement altruiste, même s'il bénéficie au groupe, favorise par définition la descendance d'autrui plutót que la sienne propre. Ce comportement devrait done disparaitre rapidement, ce qui est contraire aux résultats de l'étude.
    Pourtant, dans le cas présent, le comportement apparemment aberrant des xénophobes-altruistes s'explique par le bénéfice qu'en retire leur groupe.


    Demain je résumerai une autre classification faite par Louis Dessale qui permet en partie d’expliquer ces résultats surprenants.

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