Dimanche 20 novembre 2011 à 8:07

Informatique, médias, internet

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   J’ai lu, sur le "Monde informatique", un article qui devrait intéresser ceux d’entre vous qui vont sur Facebook.

    Des chercheurs canadiens de l'Université de Colombie Britannique, ont montré qu'avec l'aide d'outils automatisés, il était possible de mettre en échec les mécanismes de détection de faux compte de Facebook dans 80% des cas (et donc de créer des comptes parasites, chargés de tâches malfaisantes).
    Ces chercheurs ont construit un réseau de 102 robots chargés d'imiter le comportement humain sur les réseaux sociaux, et les ont introduits pendant 8 semaines sur Facebook, avec pour mission de se faire autant d'amis que possible et de collecter des informations privées.


    Pour créer un compte sur un réseau social, (ou un blog), il faut en général fournir trois informations :
    - une adresse de courriel valable.
    - remplir un “profil d’utilisateur”, avec une identité réelle et un pseudo éventuel.   
    - répondre à un petit test en recopiant des lettres et des chiffres aux allures bizarre, test qui a pour but de s'assurer qu'une réponse n'est pas générée par un ordinateur'
    C’est ce dernier test qui pose problème aux intrus qui doivent le contourner.
    C’est une chose assez courante et de nombreux annonceurs utilisent depuis longtemps des comptes créés automatiquement pour répandre des liens malveillants par “spamming”.
    Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce mot, c’est consiste en ce sens à envoyer plusieurs e-mails identiques (souvent de type publicitaires) à un grand nombre de personnes sur le réseau. Le mot "spamming" provient du mot "spam" qui est une marque de jambonneau fabriquée par la compagnie Hormel.  
    L'association de ce mot au postage excessif provient à priori d'une pièce des Monty Python qui se déroule dans un restaurant viking dont la spécialité est le jambonneau "spam". C'est alors qu'un client commande un plat différent, et les autres client chantent alors tous en choeur "spam spam spam spam spam ..." si bien que l'on entend plus le pauvre client...  
    Le but premier du spamming est de faire de la publicité à moindre prix par "envoi massif de courrier électronique non sollicité" ou par "multi-postage abusif". Les spammers prétendent pour leur défense que le courrier est facile à supprimer, et qu'il est par conséquent un moyen écologique de faire de la publicité. Le plus célèbre spammer est la compagnie "Cyberpromotion" qui est considérée comme le plus important abuseur du réseau Internet.
    Le principal inconvénient du spamming est l'espace qu'il occupe sur le réseau, utilisant inutilement une bonne partie de la bande-passante, rendant internet moins rapide. Les cowbloggeurs doivent s’en rendre compte lorsqu’ils attendent pendant une minute lorsqu’ils veulent accéder à leur espace d’administration, que des annonceurs aient ouvert deux ou trois fenêtres de pub

    Ces pratiques avaient déjà incité Facebook à développer, au fil du temps, des mécanismes de détection spécialisés.
    Malheureusement, selon des chercheurs de l'UBC, ces systèmes de défense ne sont pas assez efficaces. Les robots sociaux qu'ils ont lancés contre Facebook ont envoyé des demandes à 5 053 utilisateurs ciblés de manière aléatoire « pour devenir leur ami ». En moyenne, 20% des individus ciblés ont accepté, les robots utilisant des profils féminins ayant eu plus de succès. Mais le taux a triplé quand des robots ont commencé à cibler les amis de ceux qui avaient accepté leurs demandes.

    Après s’être liés d'amitié avec les utilisateurs de Facebook, les programmes automatisés ont commencé à explorer leurs profils, les flux de nouvelles et les messages postés sur le mur pour soutirer des informations personnelles. Dans les données recueillies, les robots ont pu trouver le genre masculin ou féminin des utilisateurs, leur date et ville de naissance, leur lieu de travail, le nom des écoles fréquentées,  l'adresse postale, l'adresse courriel, le numéro de téléphone, les identifiants de comptes de messagerie instantanée et la situation familiale.

    Un autre chercheur, Natahan Power écrit que bien que Facebook n'autorise pas l'envoi d'une pièce jointe exécutable via l'onglet « Message », on peut contourner cette interdiction et, si on a pu créer comme précédemment un compte utilisateur, on peut faire distribuer la pièce jointe par ses “amis”, et infecter des ordinateurs avec des logiciels malveillants.

    De son côté, l'Inria, en collaboration avec l'Institut Polytechnique de New York, alerte aussi les utilisateurs de Skype sur une faille de sécurité.
    Il serait possible de « localiser géographiquement les utilisateurs de Skype grâce à leurs adresses IP ainsi qu'accéder aux fichiers qu'ils auraient téléchargés via des logiciel.
Les paramètres de sécurité de Skype ne sont pas capables de bloquer ces connexions dont les utilisateurs ne soupçonnent souvent pas l'existence.d'échange

Samedi 19 novembre 2011 à 8:08

Animaux

Monochrome Dream m'a envoyée l'adresse d'un site qui publie de magnifiques photos d'animaux et je l'en remercie.
Je vous donne cette adresse
http://www.peachygreen.com/wildlife/incredible-wildlife-photography
et, pour vous allécher, en voici quelques photos :


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N'est elle pas gentille cette petite ado girafe, encore sans cornes !!








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Et ce chevreuil amateur de petits oiseaux

.Que lui sussure t'il à l'oreille ?





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Chasse à courre !
   et sauve qui peut !







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Ceux là ce sont des chats "huhants"










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En montagne, c'est la technique pour monter dans une "cheminée"
Je n'ai jamais vu un écureuil faire cela !


















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Ils sont mignons maman et bébé rhino









Et les deux dernières photos sont dédiées à deux figures connues de cow :



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Maud, notre chevrette
, sait elle sauter comme cela ?
Mais ici, c'est un agneau.







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Et celle ci pour me faire gronder par Kaa :
un méchant serpent affamé, qui veut manger mon petit rouge-gorge adoré
Quelle horreur !
Je vais lui donner une souris en échange, ou alors gare à lui !

Vendredi 18 novembre 2011 à 8:16

Politique, économie, religion.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/images1-copie-1.jpg   http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/images-copie-1.jpg





















    Des correspondant(e)s m'ont demandé ce que je pensait de la querelle entre “verts” et socialistes sur le nucléaire, l’EPR et le MOX.
    Je trouve qu’on ne doit pas mettre la charrue avant les boeufs.
Je m’explique. C’est une question de bon sens et de logique.


    Il faut savoir qu’en France le renouvellement total des logements (et les économies d’énergie qui l’accompagnent), met un siècle environ. Et un changement complet de type de production d’énergie demandera également des dizaines d’années. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faille pas le préparer,mais encore faut il savoir dans quelle voie.
    Il faut être conscient que en France plus de 70% de notre électricité est nucléaire et à un prix très compétitif et une grande partie du reste d’origine hydroélectrique et que, de ce fait, nous produisons peu de gaz à effet de serre.
    Dans le monde la production d’électricité (schéma de droite), est essentiellement faite à partir des énergies fossiles et la demande (schéma de gauche), va augmenter fortement avec la demande des pays émergents.

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    Je suis d’accord sur le fait qu’il faut préparer une sortie du nucléaire à terme, car l’énergie de fission produit des déchets radioactifs, mais je pense que l’on ne voit pas clairement par quoi la remplacer, que cela prendra des dizaines d’années, et que d’autre part, si on raisonnait avec bon sens, il faudrait supprimer aussi toute l’industrie chimique qui produit mille fois plus de déchets bien plus dangereux, car on maîtrise bien le stockage des déchets nucléaires, très restreints en volume, et par contre on laisse faire n’importe quoi aux industries chimiques et pharmaceutiques, et on n’en parle pas, de peur de les fâcher et d’affoler les populations.

    Supposons qu’on veuille sortir rapidement du nucléaire.
    On peut le faire en faisant comme les allemands, mais cela coûte cher, car il faut construire des centrales à charbon et à gaz.
    Mais alors, adieu nos engagements en matière de rejets de CO2, que, pour une fois, nous arrivons à tenir.

    Personnellement, quand je vois l’accumulation de tempêtes semi-tropicales, même chez nous, l’invasion par les frelons chinois qui prolifèrent et tuent les abeilles, j’ai beaucoup plus peur du réchauffement climatique que du nucléaire.
    Sur le plan fonctionnement par contre le coût du kw fossile n’est pas plus cher que le kw nucléaire, si l’on tient compte du coût de l’extraction et de la fabrication du combustible.

    Faire des économies d’énergie et d’électricité. Certes, c’est une chose souhaitable. Mais d’une part vu l’augmentation du fioul et du gaz, certains évolueront vers l’électricité, et par ailleurs l’économie principale serait d’éteindre les appareils en veille, mais ils ne sont pas conçus en conséquence, et nous n’avons pas les moyens financiers de changer tous nos appareils pour cela.
    Et croyez vous que les chinois et les indiens vont renoncer à une amélioration de leur niveau de vie? Ils construisent centrales à charbon et nucléaires pour y faire face.? Nos consommations sont minimes, face aux leurs !
    L’utilisation de pompes à chaleur, de piles à combustibles, permettra certaines économies, mais il faut encore 20 ans de recherches et études (voir mes articles d’août à ce sujet).

    Les “verts” ne jurent que par les énergies renouvelables. Je crois qu’ils manquent de bon sens.
    Certes il faut faire des recherches dans ce domaine. D’abord cela créera des emplois. Mais si dans 20 ans nous avons 15 à 20% d’électricité produite par du renouvelable autre que le nucléaire (car le nucléaire est renouvelable, vu le transformation possible de certains déchets en combustible et les quantités énormes de Thorium contenu dans l’eau de mer, que l’on pourrait utiliser), ce sera un miracle et il nous aura coûté très cher, à nous, les contribuables.
    Faisons un rapide tour d’horizon :

    L’éolien : une éolienne produit quelques mégawatts, alors qu’une centrale nucléaire quelques milliers. Il faut donc plusieurs centaines d’éoliennes pour remplacer une seule centrale nucléaire.
    Sa construction est chère, faite de béton et d’acier, et on n’a pas de recul sur sa longévité et le coût de l’entretien.
    Au plan des coûts; le kw éolien revient deux fois plus cher que le kw nucléaire. Cela est en partie masqué par les subventions que nous payons (nous contribuables).
    Et le gros problème de l’éolien, c’est qu’il ne fonctionne bien que lorsqu’il y a du vent et le reste du temps il faudrait stocker l’électricité, ce qu’on ne sait pas faire, et donc il faudra des centrales à gaz pour pallier l’absence de vent (comme en Allemagne) et donc production de CO2.

    Le photovoltaïque : les cellules photovoltaïques actuelles sont d’un rendement trop faible pour une production électrique de masse intéressante, tant en coût qu’en surface nécessaire.
    Le kw photovoltaïque revient plus de 10 fois plus cher que le kw nucléaire et il faut 8 millions de panneaux solaires déployés sur 3000 hectares pour remplacer une centrale nucléaire
    On espère que les cellules de troisième génération permettront d’améliorer le rendement actuel, trop bas pour être vraiment intéressant. Mais le solaire, s'il permettra de subvenir aux besoins de maisons individuelles, et peut être d'immeubles en matière de climatisation et de besoins sanitaires (à condition de gros progrès et de l'associer à des pompes à chaleur - j’ai fait un article sur elles en août), jamais le solaire ne permettra la production de masse d'électricité car il faudrait couvrir toute la surface de la terre de capteurs, dont le rendement photoélectrique par m2 ne sera jamais bon.
    Par ailleurs, comme pour l'éolien, la production est intermittente et aujourd'hui on ne sait pas stocker en grande quantité l'énergie électrique.
    Là encore les subventions cachent le phénomène et malgré elles  ce n’est pas rentable. Je connais quelqu’un en Bretagne, qui a remplacé les tuiles de son toit par des panneaux solaires et le regrette amèrement, car il n’arrive à produire que la moitié de ce qu’il escomptait en hiver, et cela lui revient cher. Et pourtant il est relativement riche pour pouvoir se payer cela, et c’est nous, sur nos impôts qui lui payons l’aide de l’Etat sous forme de subventions et de courant racheté très cher par EDF, l’été, quand EDF n’a pas besoin de courant. !

        Je ne pense donc pas qu’on puisse couvrir la France de dizaine de milliers d’éoliennes et de millions de capteurs solaires dans les champs et que, par ailleurs,  les français acceptent, en ce temps de crise, de payer l’électricité éolienne deux fois plus chère et l’électricité photovoltaïque douze fois plus cher que l’électricité actuelle, (les subventions, c’est un leurre, c’est nous qui les payons dans nos impôts et en fait ce sont les riches qui en profitent, ce qui n'est guère étonnant de la part du gouvernement actuel !)
    Donc notre alternative, c’est, comme pour l’Allemagne,  le nucléaire ou le charbon producteur de CO2
    A mon avis le successeur renouvelable du nucléaire, ce sera l’énergie de fusion, (voir mes articles de juillet 2011 sur ITER), qui ne produit pas de déchets radioactifs et donc n’est pas dangereuse, mais ce ne sera que pour la fin du siècle.


    Quant à l’EPR et au combustible MOX, ce sont de faux problèmes.
    L’EPR est un réacteur très sûr, mais on l’a tellement voulu sûr qu’il est très cher.
    Mais on a besoin de réacteurs supplémentaires et maintenant qu’il est à moitié construit, on ne va pas l’arrêter, ce serait financièrement idiot. Les verts l'ont compris
    Quant aux ennuis actuels, c’est uniquement des problèmes de génie civil et de béton, et il faudra rectifier les malfaçons;
    Mais je ne sais pas si on construira beaucoup d’EPR mais plutôt des réacteurs que l’on étudie actuellement avec les chinois et qui devraient être moins onéreux.

    Pour le MOX, ce n’est pas un combustible plus dangereux qu’un autre. Les verts ont peur parce qu’il contient du Plutonium (environ 7%), mais le Pu n’est pas plus dangereux que l’uranium. ( ce sont tous deux des poisons chimiques équivalents et c'est leur danger chimique qui est prépondérant par rapport au nucléaire). Et le MOX a l’avantage de consommer ce plutonium, ce qui le détruit et évite de le stocker (en produisant toutefois dans le réacteur des déchets de fission analogues à ceux de l’uranium).
    C’est par contre un combustible bien connu, dont la fabrication est bien au point et qui est facile à utiliser (on empile en effet dans un barreau étanche, de petites rondelles d’uranium et de plutonium frittés ensemble).
    En plus on élimine ainsi des surplus de Plutonium lors de l’élimination des bombes atomiques dans le cadre des accords de désarmement.
    Du coup nombre d’écologistes, peu informés, croient qu’un chargement de MOX est aussi dangereux qu’une bombe nucléaire, ce qui est totalement absurde..
    C’est ce qui explique la caricature ci dessous, qui certes est amusante, mais ne fait qu’inquiéter bêtement les populations.

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    Les engueulades actuelles, ce sont donc des gesticulations de politiques,
relayées par les journalistes en mal de sensationnel, qui n’ont guère de notions techniques des problèmes posés et les traitent quand même, sans même informer la population ni du contenu des problèmes, ni des raisons du choix des solutions.

Jeudi 17 novembre 2011 à 8:01

Vue, ouïe, toucher...

   Nous avons tendance à voir nos divers sens, vue, ouïe et toucher notamment, comme des entités indépendantes, alors que leurs fonctionnements sont souvent liés, d’une part par les ordres que leur donne notre cortex frontal, et d’autre part par l’interprétation qu’il en fait de leurs signaux, en liaison avec divers autres centres du cerveau.
    Les sensations de la vue et de l’ouïe sont souvent coordonnées.
    Prenons un exemple :

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    Au téléphone, on imagine souvent le visage de son interlocuteur pendant qu'iI parle. En effet le cerveau crée une représentation virtuelle de ce visage; iI reconstitue les mouvements des lèvres pour mieux comprendre ce qui est dit.    
    Dans une expérience, réalisée à I'Université de Londres, des volontaires ont observé I'enregistrement vidéo d'un inconnu en train de parler. Au bout de deux minutes, on arrêtait la vidéo et on passait à ces volontaires un autre enregistrement - uniquement sonore - de la même personne. Les participants avaient pour instruction de détecter la présence de mots particuliers dans le discours. Un autre groupe témoin n’écoutait que le discours audio.

    Les participants du premier groupe  ont bien mieux réussi que les personnes du groupe témoin, qui n'avaient pas vu auparavant la vidéo de la personne.
    Lors de la première phase de I'expérience, quand les volontaires voient l’enregistrement audiovisuel, leur cerveau en registre automatiquement des associations de mouvements du visage et de sons. Ensuite, lorsqu'un sujet écoute I'enregistrement audio, son cerveau traduit ce qu'iI entend en mouvements faciaux de la personne qui parle. Si I'enregistrement comporte une partie inaudible ou de mauvaise qualité, la dynamique des mouvements faciaux imaginés comble ces vides et permet de deviner ce qui est dit.
    Par observation avec un scanner, on constate qu'une zone du cerveau, consacrée à I'analyse des mouvements du visage dans le cortex visuel, s'active en plus des zones de I'audition.
     L'utilisation d'une partie plus étendue du cerveau renforce la capacité allouée à la compréhension du discours.
   
    A l’inverse, si on vous passe une vidéo “muette” de quelqu’un qui parle, on constate que vos centres d’interprétation visuelle sont normalement activés. Mais on constate aussi que vos centres d’interprétation auditive le sont aussi, car vous essayez par la vision des mouvements des lèvres et les expressions faciales, de deviner ce qui est dit, et les centres audio vous sussurent le discours que vous avez imaginé, comme si c’était la personne que vous voyez qui l’avait prononcé.

Mercredi 16 novembre 2011 à 8:06

Photos, photos comiques

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Il veut dire quoi ce panneau ?

Cassis - Dos d'âne. Bien. Vous connaissez votre code de la route par coeur

Eh bien non, les pouvoirs public appellent cela un ralentisseur





Certains sont brutaux, faits pour donner du travail aux garagistes, et il y a des malades de leur utilisation :

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D’autres comme ceux du Plessis et de Carnac sont plus doux et les motos peuvent les éviter. De vrais coussins - un peu durs pour dormir !!
Mais ils coûtent assez cher.



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Les plus doux sont ceux en bitume, sans bords francs; de plus ils sont bien signalés.








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Et puis les méchants cloutés crève-pneus.




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Il y a aussi les passages cloutés en relief. Le piéton a t’il le temps de s’enfuir, j’en doute.?








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En Corse on peut trouver des méthodes plus "flemme"









       Mais je dédierai les suivants à notre chevrette célèbre du blog et à toutes mes correspondantes canadiennes.
    Je trouve ces ralentisseurs super-intelligents. Ils sont efficaces, n’abiment rien et ne coûtent pas cher au contribuable.
    Evidemment il faut les déplacer de temps à autre pour qu’ils gardent un peu d’efficacité


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Mardi 15 novembre 2011 à 8:30

Informatique, médias, internet

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Aujourd’hui, je vous parlerai du centre de commandement des pompiers de Melun.

    Quand on arrive, on voit une grande tour au centre d’une grande cour et de hangars, et des pompiers qui d’affairent autour de véhicules rouges avant de démarrer, sirène hurlante.
    Mais ce n’est là que la caserne de pompier du site.
    Si on fait le tour, on arrive à un petit bâtiment moderne, le Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (CODIS), et son Centre de Traitement des Appels (CTA), qui utilise 125 personnes.
   Parmi ces personnes certaines ont un travail administratif et sont là durant les heures ouvrables. 
   Les autres personnes font partie des opérationnels et se relaient aux postes de travail pour que le centre puisse fonctionner 24 heures sur 24, dimanches et jours fériés.
   Il y a donc en permanence 10 à 25 opérationnels qui répondent aux appels.









    Le coeur de ce Centre, c’est une grande salle avec deux groupes de micro-ordinateur, reliés au centre informatique où se trouvent deux gros serveurs jumeaux en tandem “miroir” (l’information y est à tout moment identique et en cas de panne de l’un d’eux, l’autre prend le relais).
    Le centre reçoit environ 900 appels du 18 par jour et environ un tiers aboutissent à des interventions.

 http://lancien.cowblog.fr/images/images/lo1022828261apx470.jpg   Devant le premier groupe d’opérateurs, un téléphone qui reçoit les appels du 18 dans le département.
    L’opérateur est relié à un logiciel qui lui permet d’abord de localiser le mieux possible l’appel, par le numéro de téléphone d’une part, mais surtout par ce que dira la personne qui appelle. Un plan de la localité s’affiche à l’écran et la localisation et les conditions d’accès sont définies le mieux possible.
    Dans le cas d’un immeuble, ou à fortiori d’une entreprise ou d’une usine, un plan des bâtiments plus détaillé s’affiche ensuite afin de guider le plus rapidement possible l’intervention.
    Puis l’opérateur essaie de savoir quel est l’incident ou l’accident qui motive l’appel. Un médecin de garde se trouve à proximité et peut venir aider l’opérateur.
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    Nous avons assisté à l’appel d’une petite fille qui appelait parce son grand-père qui la gardait ce jour là venait d’avoir un malaise probablement cardiaque.
    Après avoir localisé l'appel de façon précise, l’opérateur a fait dire à la petite fille ce qui était arrivé à son grand père, s’il était encore conscient, s’il parlait, s’il souffrait.
    Tout cela se passe très vite car le temps est précieux.
    L’opérateur décide alors s’il y a intervention ou pas. S’il y a doute le chef de l’équipe, un pompier expérimenté prend la décision.

   


    Dans le second groupe, un opérateur a suivi la discussion et pendant qu’elle se déroulait, a consulté l’ordinateur, qui lui désigne le centre d’intervention (parmi les 61 du département) le plus proche (en temps d’intervention) et examine les moyens opérationnels qui ne sont pas engagés et si donc une intervention est possible (sinon un deuxième centre serait examiné aussitôt).
   
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Le centre d’intervention est alerté en attente.
   
Eventuellement plusieurs centres pourront intervenir si l’opération nécessite des moyens plus importants.
    Dès que la décision d’intervention est prise, c’est l’opérateur du second groupe qui va l’organiser et la suivre, jusqu’à sa conclusion. L’opérateur du premier groupe se remet en attente d’un autre appel.
    Il va définir sur l’ordinateur la mission, les moyens à envoyer et envoie au centre alerté toutes les informations utiles
    Entre l’appel et cette transmission quelques minutes seulement ont passé. L’intervention part aussitôt, car dès l’alerte, les équipes s’étaient rassemblées avec les documents et le matériel nécessaire près des véhicules d’intervention. L’arrivée sur les lieux a lieu dans les 10 à 15 minutes après l’appel.
    Là aussi l’opérateur s’il rencontre des problèmes est aussitôt assisté par le chef de groupe et éventuellement le médecin.
    Ensuite l’opérateur va suivre la mission par téléphone, exclusivement au début car on lui rendra compte une fois arrivé sur place de la situation exacte. Il pourra éventuellement décider d’envoyer des renforts.
    Puis quand le principal de la mission sera exécuté, il pourra passer à une autre opération, se contentant de suivre sur son ordinateur, où se trouve l’équipe d’intervention, jusqu’à son retour à la caserne.
   
    Nous avons été émerveillés du niveau d’organisation et de la précision des données présentes sur la base de données de l’ordinateur.

    D’abord au plan topographique : des plans détaillés des rues avec tous les travaux en cours qui risquent de retarder l’arrivée des secours. Des plans détaillés des usines, entreprises et immeubles, avec, bien entendu les points d’eau, mais aussi tous les risques, notamment chimiques ou d’explosion, les conduites électriques ou de gaz.
    Les équipes d’intervention ont des tirages de ces plans dans des classeurs et l’équipe cherche dès l’alerte le classeur correspondant.
    Au plan des moyens matériels, la liste indique en permanence les disponibilités, et la situation des matériels engagés (par exemple si le véhicule d’intervention est en train d’amener une victime à l’hôpital ou est en train de revenir vers sa caserne et le délai d’arrivée)
    C’est important pour décider d’éventuels renforts ou autres interventions. Il peut parfois être bénéfique de détourner une équipe en train de revenir, si elle est toute proche d’un nouvel incident, et si elle a la compétence pour le traiter.
    Mais l’organisation est aussi extrêmement efficace au plan des moyens humains.
    Chaque pompier a une ou plusieurs qualification et un niveau dans chacune d’entre elles.
    Les diverses interventions sont répertoriées (et il est très rare que l’on soit en dehors de cette classification. Pour chaque type d’intervention est défini un po plusieurs véhicules et, dans chaque véhicule, plusieurs qualifications nécessaires.
    A chaque instant les personnels disponibles dans une caserne sont répertoriés par l’ordinateur et la machine propose donc un véhicule avec les noms des personnes ayant la qualification voulue (ou qui s’en approche le plus). L’opérateur qui organise l’intervention a donc une aide à la décision extrêmement précieuse qui lui permet de décider très vite.
    Par exemple pour une intervention médicale, le véhicule st un véhicule de secours avec des matériels médicaux tels que brancards, respirateur à oxygène, électro-encéphalo et cardio-grammes, mise sous perfusion, trousse d’intervention, médicaments d’urgence....
    Les personnels doivent être deux conducteurs brancardiers, habitués à faire fonctionner les appareils médicaux, un infirmier et un médecin ou selon le cas un étudiant de 5 ou 6ème année en médecine, qui reste en liaison permanente avec le médecin du centre qui peut la conseiller. (ces qualifications sont au masculin, mais de nombreux pompiers de ce domaine sont des femmes).
    Dans le cas d’un accident majeur, de façon à laisser disponibles les équipes du 18, le chef de centre peut décider de constituer une équipe spécifique qui est alors implantée dans une salle à part, dispose des mêmes micro-ordinateurs et de tableaux permettant un suivi de crise en temps réel.
    L’équipe coordonne alors les premiers secours, puis l’arrivée de renforts successifs provenant d’autres casernes.

    Il y a dans le CTA, en permanence une trentaine de personnes de garde qui se succèdent jour et nuit devant téléphones et ordinateurs.
Les équipes sont renforcées certains jours où l’on estime les risques plus grands (notamment Noël et le jour de l’an, les grandes intempéries...)
    Le centre dispose de plus de salles de cours et de salles spécialisées, car les pompiers sont souvent en formation pour se perfectionner, acquérir de nouvelles qualifications, ou augmenter leur sécurité, notamment au feu.
    Il y a également des salles de sport pour le maintien de la forme physique et une excellente cantine où nous avons déjeuné avec le chef de centre et nos cicerones.   

    Je voudrais encore répéter que j’ai été amené en diverses circonstances à appeler les pompiers et leur intervention a été très rapide et efficace, et faite avec un sérieux, une amabilité et un sens du facteur humain, notamment vis à vis des victimes, tout à fait remarquables.
    Quand on  constate ensuite le salaire qui leur est alloué, on ne peut, comme pour infirmières des hôpitaux, qu’admirer leur dévouement.

Lundi 14 novembre 2011 à 7:57

Informatique, médias, internet

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     Il m’est arrivé dans ma vie d’appeler plusieurs fois les pompiers, face à un incendie, mais surtout à la suite de cas urgents où le SAMU ne pouvait intervenir rapidement : crise cardiaque, accident vasculaire cérébral.
    Ils sont arrivés dans un temps record et ont toujours montré un professionnalisme et un dévouement sans faille, ainsi qu’un grand sens du facteur humain.
    J’ai une immense estime et reconnaissance pour eux.

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    J’ai eu l’occasion de visiter le centre de commandement des sapeurs pompiers de la Seine et Marne (77) et j’en suis revenu admiratif quant à l’organisation et à la grande qualification des personnes que j’ai rencontrées.
    Alors je voudrais vous en parler un peu, aujourd’hui des pompiers en général, et demain du centre de commandement que j’ai pu voir.




http://lancien.cowblog.fr/images/images/images2.jpg    En France, il y a 250 000 pompiers dont 12 000 militaires (surtout en région parisienne et à Marseille), 40 000 professionnels civils et 198 000 volontaires.
    C’est extraordinaire qu’il y ait tant de volontaires, prêt à intervenir à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, qui acceptent d’être plusieurs fois par semaine en “astreinte”, chez eux ou dans leur travail, c’est à dire prêts à rejoindre la caserne de pompiers en moins de cinq minutes. Qu'ils acceptent aussi (et leur famille) de passer des heures à se former et s’entraîner, afin d’être de vrais professionnels et d’agir avec le maximum de sécurité.

http://lancien.cowblog.fr/images/images/images1.jpg    Des conventions sont passées avec les entreprises qui les emploient.
    C’est vraiment le sens du dévouement et la passion de ce service rendu, qui les motivent, car, les rémunérations qui leur sont allouées en cas d’intervention sont très faibles et ne sont guère incitatives.
    Dans les campagnes et les petites villes, c’est sur ces volontaires que reposent les secours et seules les villes d’une certaine importance ont un nombre significatif de professionnels.
    On est souvent pompier de père en fil (ou en fille, car il y a de nombreux pompiers femmes dans les secours médicaux notamment).
    On n’est pompier en service actif que si on est majeur, mais de nombreux jeunes adolescents sont au contact des sapeurs pompiers, dans des associations où ils font du sport sous leur conduite et ils se familiarisent aussi avec les matériels et reçoivent une formation théorique. Beaucoup d’entre eux seront plus tard des pompiers volontaires.   
    Il y a dans le corps des sapeurs pompiers de nombreux spécialistes, surtout dans le domaine médical, mais aussi 4 500 spécialistes des mileiux difficiles (notamment chimiques ou nucléaires), 4 300 spécialistes aquatiques, 660 spécialistes de montagne, des maîtres cinophiles et leurs chiens, 400 spécialistes de milieu souterrain (notamment spéléologues).

    Ces pompiers sont rattachés à 74 000 centres, qui abritent leur matériels.
    Ils disposent de 6 000 véhicules de secours, 5000 véhicules pompes et 5000 citernes.

    Le financement des sapeurs pompiers est assuré par l’Etat (900 Millions d’euros), et les départements et communes (2 350 M€ chacun).
    Il y a en France 4,2 millions d’intervention par an (une toutes les 8 secondes !), suite à 20 millions d’appels au 18. 3 millions de victimes sont secourues.
    Pour l’opinion publique les pompiers, c’est la lutte contre le feu.
    Mais actuellement 68% des interventions sont des secours aux personnes, à la suite d’accident ou de malaises.

http://lancien.cowblog.fr/images/images/images4.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/images/452021049small.jpg














    Quelques mots sur le département de Seine et Marne (77) pour décrire l’organisation au niveau d’un département .

    Le département comporte habitants répartis sur une surface de
Il y a de nombreuses entreprises industrielles dont certaines sont classées SEVESO (risque chimique). Disneyland est un site important car une intervention en cas d’incendie ou d’attentat serait très importante.
    Le centre de commandement se trouve à Melun et il dirige et coordonne l’action de 61 centres (ou casernes de pompiers),.
    Les 3 950 personnes qui y travaillent sont 1300 pompiers professionnels, 2 300 pompiers volontaires, 200 membres du Service de santé et de secours médical (médecins, infirmiers, pharmaciens, vétérinaires), et 350 personnels administratifs(logistique, opérations, administration, finances, ressources humaines)
    De plus 800 jeunes leur sont associés.
    Il y a eu en 2010, 135 000 sorties de véhicules et d’engins, et 80 000 interventions importantes dont 6000 incendies et 5000 accidents de la route et plus de 60 000 secours aux personnes.
62% des interventions ont lieu en moins de 10 minutes après l’appel et 97% en moins de 15 minutes.
    Les interventions croissent de 3% par an environ.
    Malheureusement le budget ne suit pas : en 2010 133M€ de fonctionnement et 31 M€ d’investissements dont 7 pour les véhicules
    Sur le plan de la gestion cette organisation dépend d’un conseil d’administrations comprenant des représentants du département et des communes, et au plan opérationnel, les pompiers dépendent du préfet du département.
    De plus les sapeurs de Seine et Marne peuvent être appelés à aider des pompiers des départements voisins ou plus lointains dans des cas exceptionnels de catastrophes et incendies, voire même à l’étranger (quelques uns sont intervenus au Japon lors du tsunami).

Dimanche 13 novembre 2011 à 8:21

Photos, photos comiques

    http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/20101201CaIraMieuxDemainMaester.jpg


     On me demande souvent des conseils d'orientation professionnelle.
    Je les donne volontiers en étudiant avec mes correspondants leurs désirs de vie, leurs goûts, leurs capacités et leurs préférences cérébrales et aptitudes.
   
Mais je ne leur recommanderai jamais certains métiers.
          Jugez en plutôt.








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Le travail d'égoûtier est parfois très pénible








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Celui de vétérinaire d'éléphants aussi lors d'un accouchement difficile







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Certains mannequins de pub n'ont pas la vie facile








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Les électriciens ont quelquefois du fil à retordre !


























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Monter une antenne au flanc d'un gratte-ciel n'est pas chose aisée.








http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques2/ATTC1212.jpg















Et je n'aimerais pas être un "cale-cible", même avec de bons tireurs.

Samedi 12 novembre 2011 à 8:19

Biologie, santé.

 http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/069Alzheimer.jpg   Une substance tirée d’une algue pourrait-elle redonner la vue à des non-voyants ?
    Pour le moment, il ne s’agit que d’essais sur des rats de laboratoire.


    Sous l’effet de la lumière, une protéine produit  des courants électriques, un peu comme une cellule photoélectrique.
    Les neurobiologistes ont réussi à introduire cette protéine dans la rétine de souris aveugles, leur redonnant ainsi une vue grossière.
     Les protéines extraites de I'algue s'insèrent dans les cellules nerveuses de la rétine. puis, dès que la lumière les atteint,elles déclenchent des courants électriques gui parviennent au cerveau par les axones habituels des neurones et qui excitent les zones cérébrales qui font l’interprétation de la vision.
    Ces zones, qui ne recevaient aucun signal chez Ies souris aveugles sont activées.
    Pourtant, les photorécepteurs de Ia rétine des souris aveugles c'est-à-dire les cônes et les bâtonnets qui captent normalement la lumière, sont détruits, comme chez de nombreux humains atteints de dégénérescence maculaire Iiée à l’âge, première cause de trouble de la vision dans les pays occidentaux.
    Ce sont donc les cellules de la deuxième couche de la rétine, située juste au dessous, qui incorporent la molécule d'algue et se transforment en photorécepteurs de substitution.
    Quand la protéine, la "rhodopsine-canal reçoit de la lumière, elle change de forme et dilate l'ouverture du canal, qui laisse entrer des ions calcium, lesquels  excitent la cellule rétinienne, qui envoie alors une impulsion électrique vers les cellules du cerveau. (voir schéma ci-dessous)


http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/IMG.jpg

    Les biologistes ont mis les souris dans des cages ou des labyrinthes où ils ont observé leurs déplacements vers de la nourriture, près de laquelle ils allumaient ou éteignaient une lumière..
    Les souris aveugles restent immobiles face alors que les souris traitées tournet la tête guand on allume la lumière et se déplacent vers elle, pour atteindre la nourriture.
    Quand on montre aux souris des motifs géométriques en mouvement, les souris traitées suivent les mouvements des motifs de la tête, comme des souris ayant une vision normale.

    Un espoir pour l’homme dans une dizaine d’années peut être.
    Certes on ne lui rendra pas toute sa vision, sans doute ne pourra t’il lire, mais il pourra au moins se diriger dans son environnement et reconnaître les gens qu’il croise ou à qui il parle.


http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/Sourisdelaboratoire-copie-1.jpg

Vendredi 11 novembre 2011 à 8:20

Biologie, santé.

   Comme vous, j’ai été horrifié de la mort d’océane, cette petite fille de 8 ans violentée et poignardée par un homme ivre et ayant de plus pris de l’ecstasy.
    Je ne cherche aucune excuse à cet homme pour ce geste horrible, mais cela me navre qu’un homme de 25 ans, père de trois enfants, en arrive à commettre un crime, parce que sous l’emprise de l’alcool, il ne se maîtrisait plus.
    Je pense que trop de jeunes (mais aussides gens plus âgés), ne se rendent pas compte des danger de l’alcool, lorsque l’on en boit trop,à fortiori quand on fait exprès entre copains de s’enivrer jusqu’à en être ivre-mort.

    En France, l’alcool est responsable directement tous les ans de plus de 25 000 décès (cancer, cirrhose alcoolo-dépendante). Si on y ajoute plus d’’un tiers des accidents mortels de la circulation, 10 à 20 % des accidents du travail, rixes, actes de criminalité, délits tous liés à la consommation de boissons alcoolisées, on arrive à plus de 50 000 morts par an.
    Boire un petit coup, c’est agréable... pas pour le cerveau !.
    L’alcool passe très rapidement dans le sang et est distribué dans tout le corps, y compris le cerveau.
    Les structures cérébrales ne parviennent plus à maîtriser le processus de décision, le libre arbitre de l’individu est atteint. Des régions telles que le cortex pré-frontal et l’hippocampe sont principalement touchées. Ces zones cérébrales sont liées à la mémoire et aux fonctions mentales supérieures. Mais l’alcool agit aussi à d’autres niveaux et notamment il entraîne la libération de dopamine au niveau des centres du plaisir..

    Voyons d’abord quel est le processus au niveau des neurones.
    Je vous ai déjà décrit plusieurs fois le rôle des synapse, et le mode de transmission de neuromédiateurs chimiques, qui agissent comme des “clés” sur des protéines, qui ressemblent à des “tubes”, dont la paroi serait constituée par une bande de  caoutchouc enroulée, qui en variant de longueur pourrait fermer ou ouvrir le tube. Dans la protéine, des séquences contenant des produits phosphorés qui changent de composition sous l’effet des neurotransmetteurs jouent le rôle du caoutchouc.
    Lorsque le canal ionique ( cette protéine-tube) s’ouvre, des ions pénètrent  dans la partie post synaptique. Si ce sont des ions positifs (K+, NA+, Ca++), un influx nerveux est alors déclenché. et si ce sont des ions négatif (Cl_, l’influx nerveux est bloqué.

    http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/GABAalcool.jpgL’alcool se lie directement sur les récepteurs de l’acétylcholine, de la sérotonine, du GABA et les récepteurs NMDA du glutamate.
    Le GABA (acide gamma amino butyrique), a pour effet de diminuer l’activité neuronale en permettant aux ions chlore de pénétrer à l’intérieur du neurone post-synaptique. L'ion chlore, porteur d’une charge électrique négative, contribue à rendre le neurone moins excitable. Cet effet physiologique sera amplifié par la fixation d’alcool sur le récepteur, probablement en permettant au canal ionique de rester ouvert plus longtemps et de faire ainsi entrer plus de Cl- dans la cellule.
    L’activité neuronale s’en trouverait donc davantage diminuée, d’où l’effet sédatif de l’alcool.
    Le Glutamate a au contraire un effet excitateur, grâce au passage d’ion positif au travaers d’un canal ionique (appelé NMDA), ouvert par ce neurotransmetteur. L’alcool a tendance à empêcher le glutamate d’ouvrir ces canaux ioniques ce qui renforce l’effet sédatif de l’alcool, dû au GABA.
    La sérotonine est notamment un régulateur de nos humeurs, nous permettant de rester calme. l’action de l’alcool qui perturbe son action rend donc l’individu excitable, coléreux, se contrôlant difficilement.
    L’acétylcholine est impliquée dans la commande de nos muscles. L’alcool qui perturbe son action, entraîne donc une perte de contrôle de la commande de nos muscles, d’où les gestes incertains, la démarche titubante d’un homme ivre, qui sont accentués par l’action du Gaba qui paralyse les commandes cérébrales..
    L’alcool contribue aussi à l'augmentation de la libération de dopamine par un processus encore mal compris, mais qui impliquerait la diminution de l'activité de l’enzyme qui détruit la dopamine. Cette libération conduit à un sentiment de plaisir passager.

    L’accoutumance intervient à deux niveaux :
    D’une part, on distingue une dépendance comportementale. Par habitude, l’alcool est intimement lié à l’ambiance de fête ;
    D’autre part, on note un phénomène d’accoutumance avec activation du processus de récompense. Les personnes boivent pour se faire plaisir mais les effets s’estompant, il faut augmenter les doses.
    ne consommation chronique d’alcool amène progressivement une "hypersensibilité" des récepteurs NMDA au glutamate ainsi qu’une "désensibilisation" des récepteurs GABAergiques. C’est ce type d’adaptation qui causerait l’état d’excitation caractéristique du sevrage à l’alcool, voire les manifestations graves  (tremblements, crises d'épilepsie, délirium tremens) .
    Par ailleurs, dans l'alcoolisme chronique, le sommeil est profondément désorganisé; il est fragmenté par de nombreux éveils et ne contient plus de stade 4 de sommeil lent profond; le sommeil paradoxal reste très instable.
  
http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/corpsalcool.jpg

Tous ne sont pas égaux devant l’alcool.


Quand une personne consomme de l’alcool, celui-ci commence immédiatement à passer dans le sang. Une petite partie passe directement par la muqueuse buccale et par l’œsophage. Un quart environ de l’alcool passe dans le sang après assimilation par l’estomac et le restant par les intestins, principalement l’intestin grêle.
    Plus le passage de l’alcool dans le sang est rapide, plus le taux d’alcool dans le sang augmentera rapidement, et plus vite on sera ivre. A l’inverse, la concentration d’alcool dans le sang augmente plus lentement lorsque le passage par l’estomac est lui aussi ralenti, ce qui est avant tout le cas lorsque l’on a mangé. La digestion de la nourriture dans l’estomac fait que l’alcool y reste lui aussi plus longtemps et arrive ainsi moins vite dans les intestins.
Par le sang, l’alcool se diffuse rapidement dans le corps et se répartit dans tous les organes. La concentration maximale d’alcool dans le sang est généralement atteinte au bout de 60 minutes.
 
http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/detruirealcool.jpg 







   
L’alcool est détruit peu à peu par le foie selon un processus décrit sur le tableau ci-contre et je n’en décrirai pas le détail, ce qui vous ennuierait. De plus en cas d’absorption importante d’autres enzymes sont produites et peuvent éliminer environ un quart de l’alcool.
    Chez certaines personnes l’absorption d’alcool produit des réactions d’empoisonnement, les enzymes le détruisant très vite, mais la destruction d’aldéhyde nocive ne se faisant que très lentement.

    Chaque personne a une sensibilité différente à l’alcool car il ne dispose pas de la même proportion d’enzyme, mais il existe en outre des différences notamment liées au sexe et à l’âge
    Les femmes sont plus sensibles à l’alcool car le corps d’une femme comporte en moyenne davantage de tissus adipeux et moins de liquide que celui d’un homme. L’alcool étant plus facilement soluble dans l’eau que dans la graisse, il se diffuse avant tout dans le liquide corporel. A poids égal et à quantité égale d’alcool consommée, la concentration d’alcool dans le sang est donc généralement plus élevée chez les femmes que chez les hommes.
    Par ailleurs, les femmes disposent d’une quantité moindre d’enzymes contribuant à l’élimination de l’alcool qui se trouve ainsi ralentie.
     En général, les adolescent-es ont un poids inférieur à celui des adultes. De ce fait, l’alcool se répartit dans une quantité plus faible de liquide corporel et la concentration d’alcool dans le sang se trouve ainsi augmentée et les enzymes contribuant à l’élimination de l’alcool par le foie sont présentes en plus petites quantités que chez les adultes.

    Je suis toujours attristé de voir des jeunes prendre plaisir à systématiquement se souler dans des réunions et fêtes, car c’est très dangereux pour leur organisme.
    Une consommation d’alcool chronique ou aiguë peut en effet provoquer une baisse de la production des hormones de croissance qui jouent un rôle déterminant dans le développement des os et des muscles.    
    Par ailleurs,  le développement du cortex frontal n’est vraiment achevé qu’après 20 à 25 ans, et des études ont mis en évidence les effets nocifsde l’alcool au niveau de la capacité d’apprentissage et de la prise de décision.
    La plupart des jeunes n’ont pas l’expérience nécessaire pour connaître la quantité d’alcool que peut supporter leur organisme, et ils sont souvent victimes d’intoxications graves lorsqu’ils boivent jusqu’à l’ivresse.
    Plus u adolescent est jeune lorsqu’il commence à boire de l’alcool, plus il risque de développer plus tard une alcoolodépendance.
    De plus la prise simultanée d’alcool et de stupéfiants ou de certains médicaments (psychotropes et somnifères notamment), se potentialisent mutuellement et peuvent conduire à des accidents graves, voire mortels (rappellez vous le décès de Romy Schneider).
    Sanas parler de tous les accidents , notamment de la route, que peut provoquer l’absorption excessive d’alcool.

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