Jeudi 10 novembre 2011 à 8:00

Souris écureuils marmotte

Vous savez que j'aime les écureuils de mon jardin de Bretagne.
Que ne feraient pas ces gentilles petites bêtes pour quelques noisettes ou quelques glands : même un parcours du combattant !
Je me demande si je ne vais pas en construire un dans mon jardin. Mais ce sera pour des écureuils français donc roux.



Mercredi 9 novembre 2011 à 8:11

Actualité

Que ne feraient pas les grandes surfaces pour attirer les clients.
     Il paraît qu'il y a un magasin, à Autun en Bourgogne, qui vient d'ouvrir, sous le signe de l'odorat :

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     Au rayon fruits et légumes frais un vaporisateur d'eau automatique aide à les conserver frais  : juste avant qu'il démarre, vous entendez le son du tonnerre au loin, pour que vous évitiez la douche, puis vient l'odeur de la pluie qui mouille le sol d'été.
    Quand vous passez dans la section des produits laitiers, vous entendez les vaches meugler, et vous pouvez sentir l'odeur du foin fraichement coupé.


http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/SIGEDESSINapx470wouestfrancem.jpgDans la section boucherie, vous pouvez respirer l'odeur d'un steak et des oignons grillés sur un barbe-cue.
    A coté des boites à œufs, vous pouvez entendre les poules caqueter, et sentir l'arôme des œufs au bacon en train de cuire.
    Devant les étals de la boulangerie, vos papilles sont  titillées par l'odeur du pain fraîchement sorti du four et de bonnes viennoiseries.
    Et devant les tablettes de chocolat, l'arôme d'un chocolat chaud et des croissants vous donne faim.


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    Mais je me demande si j'irai acheter mon papier-toilettes dans ce magasin.

Mardi 8 novembre 2011 à 7:55

Sciences et techniques

  Pendant ces vacances de la Toussaint, des mails m’ont demandé pourquoi le satellite européen de localisation GPS européen a t’il été lancé de Guyane par un satellite russe et non par Ariane et pourquoi une fusée est elle plus performante à Kourou qu’en Russie.?

     Je vais, avant de répondre,  faire quelques rappels sur ces deux lanceurs Ariane et Soyouz :

   
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L’Europe avait fait des essais de réalisation d’une fusée lanceur Europa, mais le manque de coordination entre France, Allemagne, Grande Bretagne et Italie a abouti à des échecs dans les années 70.
    En 1973 malgré les difficultés suscitées par les Etats-Unis, les pays européens arrivent à un difficile accord, de lancement d’une nouvelle étude faite à partir d’une fusée française “Diamant”. La France financera 60% du projet, mais le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), sera le maître d’oeuvre et l’Aérospatiale (aujourd’hui EADS) l’architecte industriel.

    La fusée développée Ariane 1 réussit son vol fin 1979. Elle mesure 47 mètres de haut, pèse 210 tonnes, et peut mettre en orbite des satellites de 1,7 tonnes.
Des versions plus performantes Ariane 2 et 3 sont étudiées pour concurrencer les fusées américaines et ces trois fusées feront 24 lancements jusqu’en 1989.
    En 1988 le lanceur Ariane 4 leur succède, pouvant lancer 2 à 5 tonnes suivant l’orbite demandé.
    C’est un grand succès commercial car jusqu’en 2003, elle effectuera 113 lancements, ne subissant que 3 échecs, la plupart lancent deux satellites à la fois, européens mais aussi américains et asiatiques.
    Son successeur Ariane 5G va effectuer entre 1998 et 2009 23 lancements.

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La fusée actuellement en service, dérivée de la précédente, Ariane 5 ECA a 56 mètres de haut, 5,4 mètres de diamètre, pèse 780 tonnes et peut lancer 10 tonnes en orbite. Elle a effectué 22 lancements et réalise 50% du marché mondial    Elle comporte un premier étage propulsé par un mélange oxygène-hydrogène qui est renforcé par deux énormes propulseurs à poudre qui fournissent la principale poussée. Le second étage utilise des hypergols, produits chimiques qui s’enflamment au contact l’un de lautre, sans nécessiter d’oxygène.
Le troisième étage est à nouveau un moteur hydrogène/oxygène liquides.
    Le coût d’un lancement est d’environ 220 millions de dollars


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    La fusée russe Soyouz est un lanceur dont la conception remonte aux années 1960, développée pour lancer les vaisseaux avec équipage, et notamment utilisée aujourd’hui pour lancer les équipages vers la station spatiale internationale.
    Les fusées Soyouz ont effectué plus de 1700 lancements.
    Le développement de la dernière version Soyouz 2 a été lancé en 1992 mais les crédits étaient insuffisants et finalement à partir de 2001 une structure commune avec Arianespace la STARSEM va permettre d’achever le développement d’une fusée capable de mettre en orbite des masses de 5 à 9 tonnes selon les distances d’orbite.
Elle fait 44 mètres de haut, pèse 304 tonnes et comporte 4 étages.

    Arianespace utilise les fusées Soyouz, dont le lancement est moins cher pour des lancements plus légers de 5 à 7 tonnes et Ariane 5 pour les lancement plus lourds de 10 tonnes.






    Une aire de lancement a été construite en Guyane à Kourou pour lancer les Soyouz, à 13 km de la base d’Ariane 5.
    Pourquoi ce choix par rapport à une base de lancement en Russie : pour économiser du carburant (ou lancer un satellite plus lourd avec le même carburant), parce que Kourou est proche de l’équateur de la Terre.
    Deux raisons à cela :
        - la gravité est un peu moins forte à l’équateur que lorsque l’on s'éloigne vers le pôle.
        - surtout la rotation de la terre produit une force centrifuge, qui, si vous vous rappelez vos cours de terminale est proportionnelle au rayon du cercle décrit. Elle est donc nulle au Pôle et maximale à l’équateur.
    Cette force centrifuge tend à éjecter le mobile et donc c’est une force supplémentaire au départ de la fusée qui s’ajoute à la poussée des moteurs.
    Enfin une troisième raison : la plupart des satellites sont placés en orbite au dessus de l’équateur. Le chemin pour les y mettre est donc minimal.

    Rappelons qu'un satellite est stable car la force centrifuge due à sa rotation autour de la terre compense l’attraction terrestre.
La force est proportionnelle au carré de la vitesse et donc il faut que celle ci reste constante, ce qui n’est pas le cas si l’air résiduel freine le satellite qui finit alors par rentrer dans l’atmosphère et brûler.
    On ne peut ainsi mettre en orbite des satellites qu’au delà de 200 km (à 200 km leur durée de vie est de quelques jours).
    Pour les mettre sur orbite il faut donner donc une vitesse suffisante qui est d’environ 8km/s à 200 km de la Terre et 6,9 à 2000 km, l’attraction étant moindre.
    Les orbites sont alors elliptiques
    Le temps de révolution autour de la Terre dépend de la distance de l’orbite.
    Une orbite géostationnaire (satellite toujours au même endroit au dessus de la terre parce qu’il a la même vitesse de rotation), se produit à 36 000 km de distance et une vitesse de 3km/s sur une orbite circulaire. Pour arriver sur cette orbite, une fois à la bonne distance, le satellite doit passer de la vitesse de satellisation de 1,6 à 3 km/s grâce à des moteurs additionnels.

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    Soyouz a lancé vendredi 21 octobre les deux premiers satellites Galiléo.
C’est le système de positionnement par satellite européen qui permet le repérage des positions par GPS.
    Cela nécessite un ensemble de satellites sur lesquels on se repère : trente satellites placés sur trois orbites circulaires, à une altitude de 23 616  kilomètres. Chaque orbite comporte un satellite de secours.
Chaque satellite pèse 700 kilogrammes et contient notamment :
    - plusieurs horloges atomiques
    - des panneaux solaires fournissant une puissance de 1500 watts ;
    - un émetteur et un récepteur radio.
    Jusqu’à présent l’Europe utilisait des signaux de satellites russes ou américains. Mais s’ils le veulent et en cas de crise, ces deux pays peuvent brouiller leurs signaux, rendant tout positionnement imprécis.
    Pour que les services civils et militaires de repérage restent possibles, l’Europe a donc voulu posséder son réseau de satellites de positionnement.
    La précision de guidage civils (bateaux, avions autos...) est de l’ordre de quelques mètres et celle de guidage militaire de quelques dizaines de cm.

Lundi 7 novembre 2011 à 8:00

Architecture

Je vous avais montré une habitation dans une église, une autre dans un avion de ligne au milieu d'une forêt.
    En voici une dans un bateau dont une de mes filles m'a envoyé les images.
   J'avoue que cela ne me séduit guère. Combien de HLM pourrait on construire avec l'argent du coût de ce bateau ?

       (Nota : le petit port-baignades, à l'arrière, est rétractable)

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Dimanche 6 novembre 2011 à 8:18

Amour et peines de coeur

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    Je m’étonnais de certaines ruptures dans des amours qui n’étaient pas des amourettes, mais avaient l’air de devoir durer et je m’interrogeais sur leurs raisons.


    Une première constatation : lorsque les deux amours diminuent simultanément de part et d’autre, la rupture est plus facile. On s’aperçoit qu’on se plaît moins, qu’on s’entend moins, qu’on s’éloigne mutuellement l’un de l’autre et puis un jour on fait le constat et on se sépare.
    Ces cas là ne font pas trop mal et donc on ne vient pas m’en parler.

    Le cas difficile est celui où l’un aime beaucoup plus que l’autre dont l’amour diminue.
    Il y a des cas où cela vient peu à peu : la vie ne correspond plus à l’évolution de chacun, un mal être, ou une situation étouffante s’installe, celui qu’on aime paraît soudain distant, et vos sentiments restent attachés alors que l’autre fuit : l'amour que vous portez ne rencontre plus d'écho.
    Là on est prévenu, mais on reste parfois aveuglé dans son amour pour l’autre, ou l’on n’y croit pas, on pense que c’est passager.
    Mais il y a des cas où c’est plus soudain, brusque, violent par sa soudaineté.
Pourquoi.?


    Je pense qu’il y a au départ un manque de communication. Celui qui accumule peu à peu des griefs, ou celui qui tergiverse et hésite, n’en parle pas; l’autre n’est pas attentif et ne fait pas d’effort pour diminuer ces griefs qu’il ne soupçonne pas.
    Quand on se parle qu’on se dit (presque) tout, le bon comme le mauvais, avec calme et sans reproches véhéments, on arrive à percevoir les détériorations de la situation quand il est encore temps, et chacun peut faire effort, redresser la barre à temps.
    Rien n’est pire que celui qui rumine dans son coin et ne dit rien. Avec lui on va au clash à terme.
    Dans le silence de l’autre, il faut parler, interroger, prendre la température, être vigilant.

    Il y a aussi des cas ou l’un écrase l’autre et lui fait subir sa loi.
    Cela peut être une différence importante d’instruction et de culture, ou de niveau financier, ou de réussite dans le métier. Cela on le savait au départ, mais les inconvénients n’apparaissent que peu à peu, quand on vit ensemble.
    Cela peut provenir surtout d’un autoritarisme, d’une volonté de dominer, voire simplement d’un charisme et d’une réactivité beaucoup plus grande, qui font que c’est toujours le même qui entreprend et l’autre qui cède, qui fait des sacrifices, qui peu à peu étouffe dans son coin. Et en général celui qui en est la cause ne s’aperçoit de rien et celui qui subit n’ose en parler de peur de choquer l’autre et de le perdre.
    Là aussi le manque de communication est flagrant.
    Mais le problème peut aussi apparaître alors que les deux protagonistes ont à peu près le même niveau et le même caractère fort.. Seulement ils ne le reconnaissent pas ou ne veulent pas l’admettre. Dans un couple il faut le respect absolu de l’autre, de sa liberté de penser et d’une certaine liberté d’agir à l’intérieur de règles communes.
    Je suis souvent frappé par le caractère “macho” de certains garçons qui souffrent d’avoir une compagne qui les égale intellectuellement, qui soit moins timide et plus décidée qu’eux de telle sorte qu’elle prend plus d’initiatives.
    Ils ont alors une impression fausse d’être à sa remorque et ils le cachent soigneusement, ayant honte de cela.
    Ils ne savent pas combien au contraire ils auraient de la chance d’être ainsi avec quelqu’un qui peut les comprendre, si elle a le même respect pour lui.

    Très souvent on a beaucoup d’activités communes, on s’entend bien, tout a l’air de baigner dans l’huile, mais on s’éloigne peu à peu intellectuellement et sentimentalement l’un de l’autre, parce qu’on a aussi des occupations différentes, des amis différents, et que l’effort pour faire la conquête de l’autre est passé.
    Aujourd’hui avec l’évolution des moeurs et l’influence des médias, les jeunes ne sont pas conscient de l’évolution normale d’un amour. Pour eux ce devrait être l’excitation permanente de la conquête, l’effort pour plaire et s’occuper de l’autre, la volonté de faire des compliments et d’éviter les reproches, les mots doux, les coups de fils et les SMS plusieurs fois par jour, le souhait de n’avoir que des jours de bonheur et pas des jours de peine à partager.
    Et ils sont déçus quand cette situation diminue, évolue et pour eux c’est la catastrophe de la routine, de la contrainte.
    Autrefois la pression sociale était différente. On savait qu’après l’effervescence de la découverte, venait la vie de tous les jours en commun, avec ses occupations parfois sans intérêt voire contraignantes, avec ses joies et ses peines. On savait que le grand amour du début s’émoussait avec la réalisation de la conquête de l’autre , que ce coté motivant allait être remplacé par une habitude mais qu’il resterait un amour moins fort mais plus profond et un profond attachement pour l’autre, mais qu’il fallait entretenir, et qu’il fallait imaginer et réaliser une vie de couple, faite de souhaits, d’efforts et de réalisations communs. On savait qu'on s'engageait non seulement à s'aimer beaucoup, mais dans une "coopération" pour bâtir une vie commune, pour créer un nid où il ferait bon vivre avec des enfants, pour affronter à deux les caprices de la vie et du métier, et probablement un jour pour vieillir ensemble.
    Aujourd’hui, le jeune qui ne sent plus sa passion croit qu’il n’aime plus, parce qu’il n’a plus rien à conquérir, mais tout à défendre et réanimer en permanence.
    C’est d’ailleurs pour cela que plus de 50% des couples mariés divorcent aujourd’hui. Il ne savent pas vivre ensemble, avec amour mais sans passion, en partageant joies, mais aussi les peines, en se soutenant mutuellement. L'amour sentimental et physique peut être là  très fort, mais cette responsabilité commune de bâtir une vie n'est plus dans les moeurs, et lorsque l'amour faiblit, usé par l'habitude, il n'y a pas d'entreprise, de défi commun, de réalisation qui vous motive et soutienne cet amour et on va vers la séparation. C'est plus la société d'aujourd'hui et l'éducation qui est la responsable de ces ruptures.

    Tendresse, respect de l’autre, de ses idées et d’une certaine liberté, communication et effort de vie commune, de former un vrai couple, ce sont des qualités qui ont fait en partie défaut , car la société et les parents d'aujourd'hui n'ont pas su nous les enseigner..

    Quand je vois un couple sur le point de rompre, et qui vient m'en parler, j’analyse leurs préférences cérébrales, leurs goûts, leurs valeurs (au sens moral), leurs niveaux respectifs et leurs aspirations. En général je trouve les principales sources de divergence qui ont favorisé leur séparation.
    Mais il arrive que je trouve un couple qui en a fort peu, qui aurait pu s’entendre à merveille, et où la divergence est venue d’une susceptibilité mal placée et surtout d’un manque de communication.
    Je regrette alors beaucoup ce qui s’est passé, et je pense que celui qui a rompu regrettera par la suite, quand devenu adulte et plus réfléchi, il aura comparé avec d’autres conquêtes, la vie qu’il aurait pu mener, avec celle dont il s’est bêtement séparé.

Samedi 5 novembre 2011 à 7:50

Amour et peines de coeur

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    J’écrivais récemment que j’étais étonné de constater que des couples qui vivaient ensemble depuis deux ou trois ans et semblaient s’entendre parfaitement, se séparaient brutalement, presque sans raison apparente, alors que leurs études étaient relativement avancées ou même qu’ils avaient déjà trouvé du travail, et qu’ils semblaient avoir la vie devant eux.
    J’ai reçu durant ces vacances de la Toussaint, d’autres mails, qui m’ont apporté d’autres témoignages, surtout de filles, mais aussi de garçons, et je me pose beaucoup de questions sur l‘origine de ces ruptures et je vais donc revenir sur ce sujet dans des articles, bien que chaque cas soit évidemment particulier.

    La plupart d’entre vous m’expliquent que leur copain a brusquement rompu, alors qu’au contraire, ils faisaient des projets d’avenir pour s’établir durablement. Je connais des cas où c’est au contraire la fille qui a rompu quand on lui a proposé de se marier.
    Beaucoup d’entre vous pensent que c’est la peur tout à coup de s’engager, l’un des deux souhaitant une situation stable et d’avenir, et l’autre hésitant, prenant peur de s’engager à long terme, de ne plus avoir de choix, d’aliéner sa liberté de façon définitive.
    Mais en général la personne trouve des tas de raisons autres pour se justifier (quand elle veut bien le faire), la principale étant que l’amour initial s’est peu à peu éteint, et pourtant, dans presque tous les cas que je connais, il n’y avait pas de tierce personne en cause (fille ou garçon), pas de nouvel amour faisant oublier l’ancien, et rien n’apparaissait dans l’attitude du couple pour laisser présager la rupture.
    Alors un amour ne disparaît pas ainsi brutalement.
    Je dis souvent que chez les jeunes, la plupart des amours ne sont que des amourettes et que la rupture au bout de quelques temps est normale.
    Mais là il s’agissait de jeunes plus âgés, ayant connu déjà plusieurs expériences et qui semblaient avoir des sentiments sérieux l’un pour l’autre et s’entendaient bien.

    Refus de s’engager, c’est ce que je vai essayer d’examiner aujourd’hui.
    Quelles peuvent en être les raisons;?


    La peur de ne pas pouvoir vivre de façon autonome, sans l’aide des parents? De ne pas trouver de travail dans cette période de crise et donc de ne pas avoir une indépendance financière suffisante.
    Plus de la moitié des couples dont je parle avaient au moins un emploi rémunéré, voire les deux.
    La crainte, surtout pour les garçons, de ne pouvoir consacrer suffisamment de temps à leur travail et donc de ne pas progresser assez dans leur carrière.? C’est assez peu convaincant car je pense qu’on peut concilier travail et vie de famille. Et qu’on soit marié ou non, être en couple est de ce point de vue, identique.
    Peur d’avoir des enfants à élever, de ne pas être prêts à cela, à ma connaissance, ils n’en étaient pas encore à parler de cela.
    Crainte d’aliéner sa liberté? Mais ils vivaient depuis plusieurs années ainsi, alors pourquoi une prise de conscience aussi brutale.
    Peur des responsabilités, mais certains en prenaient déjà dans leur famille, dans leur travail ou dans le milieu associatif.
    Peur d’être lié, de ne pas se sentir libre, d’être embarqué dans la monotonie, le train-train, de ne plus pouvoir changer de partenaire. L’envie de faire de nouvelles conquêtes,  de se montrer qu’on peut encore séduire. Cela j’y crois davantage, surtout pour les garçons.
    Regrets d’avoir laissé tomber certaines occupations personnelles, certains amis pour l’autre. C’est vrai et en général réciproque, car c’est une nécessité pour vivre non plus en célibataire, mais en couple.
    Mais pourquoi s’en apercevoir tout à coup alors qu’on était dans cette situation depuis plusieurs années?

    C’est cette soudaineté que me choque, de même que la plupart du temps la fuite en avant de celui qui rompt, qui a une attitude “fourbe” de laisser les choses en l’état, sans donner d’explication valable.

     Pourtant dans une rupture, il vaudrait mieux affronter l’autre, lui donner ses raisons, discuter, car chacun a en général des responsabilités dans l’affaire.
    Identifier les problèmes et les raisons pour lesquelles il y a rupture. C'est le seul moyen pour faire le deuil de cette relation et pour ne pas perdre toute estime de soi pour celui  ou celle qui est quittée, et de ne pas culpabiliser pour celui ou celle qui a provoqué la rupture..

    Alors je me pose la question pourquoi en arriver là ?
Mais dans certain cas je connais aussi celui qui rompt et j’ai deux cas extrèmes très différents :

    Celui qui tout à coup se rend compte qu’il s’est trompé de personne, que cet amour ne lui a pas apporté ce qu’il souhaitait. Il a l’air très décidé, sans appel, mais quand je lui demande ce qu’il aurait souhaité, ce qu’il n’a pas trouvé et ce qu’il attendait, je n’ai aucune réponse ou des réponses très vagues.
    Le cas où les motifs de séparation ne sont pas évidents. On a assez de tout, pas assez d'autre chose, rien ne va plus. On est mal et pourtant on n'est pas mal ; on alterne des moments de paix avec des doutes et des moments d’hésitation. On ne sait plus ce qui est bien, on souffre de cette mésentente, on ne sait pas trop quoi penser. On en a assez mais tant de souvenirs nous empêchent de faire le pas définitivement.
 Alors, la rupture amoureuses devient plus compliquée, on n’aime plus vraiment la personne, mais on lui est encore très attaché, la personne est remplie de qualités, on la respecte vraiment. On voudrait s'en séparer, mais, en même temps, on culpabilise, on ne veut pas lui faire de mal et on tergiverse, ou attend.
    Là je ne connais pas plus les motifs réels, mais je comprends pourquoi cela est arrivé brusquement : on se décide un jour parce quil faut bien le faire, mais le mal datait d’assez longtemps

   
Demain j’essaierai d’analyser un peu plus ces processus, et les raisons pour lesquelles la situation se détériore ainsi sans qu’on sache vraiment pourquoi.

Vendredi 4 novembre 2011 à 7:46

Singe

  Ma fille a envoyé au vieux singe que je suis, quelques photos d'une jeune guenon (mais une vraie celle là!) que j'ai trouvées attendrissantes et je ne résiste pas à l'envie de les publier.

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Jeudi 3 novembre 2011 à 8:08

Notre cerveau : plaisir et apprentissage

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/synapsesaxobis.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/synapse-copie-5.jpg


















    J’ai fait à plusieurs reprises des articles sur la formation du cerveau du foetus et des enfants et certains lecteurs s’étonnent de ce que j’ai écrit, et notamment d’une part que les jonctions entre neurones se fassent au hasard, car elles déterminent nos capacités mentales, et d’autre part que chez le jeune enfant, de nombreuses connexions vont être supprimées, ce qui - en apparence seulement -, devrait diminuer nos capacités mentales.
    Je vais donc revenir sur ces questions pour donner quelques précisions
.

    Si vous lisez bien ce que j’ai écrit, vous avez dû voir que, au départ, la croissance des neurones et de leurs prolongements se fait de façon très ordonnée et déterministe. Des gènes s’expriment, des hormones de croissances et d’autres protéines interviennent et les neurones apparaissent, se différencient (ils ne sont pas les mêmes selon leurs fonctions), ils se rassemblent en centres ayant une certaine finalité (par exemple interpréter les images que nous voyons), et leurs dendrites et axones qui ont un but donné, sont dirigés vers la cible, c’est à dire le type de neurone auxquels ils doivent être connectés.
    Mais ce n’est qu’à la dernière phase, quand les prolongement sont au voisinage de leur cible, que les connexions se font alors au hasard et donc un cerveau, même d’un jumeau ne ressemblera pas tout à fait à celui de son frère.
    Mais la fonction de chaque type de  neurones est bien déterminée à l’origine.

    C’est un peu comme dans la fécondation : une grand nombre de spermatozoïdes sont guidés chimiquement au voisinage de l’ovule, mais en définitive, un seul pénètrera, au hasard, et donnera naissance à l’embryon.

    En ce qui concerne l’élimination de connexions et de synapses, on pourrait comparer le cerveau à un vaste jardin. Celui du jeune enfant est comparable à des buissons où les branches poussent en toutes directions.
    ll faut un jardinier pour éliminer certains rameaux, afin que des branches maîtresses puissent se développer.
    Certaines cellules semblent jouer le rôle du jardinier: les cellules microgliales.
    La “ taille” des buissons qui a lieu dans le cerveau se nomme “élagage synaptique”.
    Dès l'âge de trois ans, le nombre de connexions entre neurones, les synapses, diminue à un rythme régulier.
    Des équipes de chercheurs de Rome et de Turin ont découvert que les cellules microgliales , 
éliminent les synapses les moins efficaces pour permettre aux autres de se renforcer et donc de créer des connexions plus solides et plus durables.
    Les cellules microgliales sont très nombreuses, et, même si elles ne participent pas directement au traitement de l'information nerveuse, jouent un rôle nourricier, de soutien, de défense immunitaire, et assurent également l'évacuation des débris cellulaires.
    Rosa Paolicelli et ses collègues ont observé au microscope que ces cellules se referment autour de certaines synapses et les engloutissent dans leur cytoplasme.
    Les synapses sont  détruites, éliminées  et ensuite, les membranes des neurones cicatrisent. Cette destruction profite alors aux autres.
    Les neurobiologistes ont réduit artificiellement par des mutations génétiques, le nombre de cellules microgliales dans le cerveau de souris. lls ont constaté que ces souris ont des synapses plus nombreuses, mais moins efficaces.
    Comment s'effectue le tri entre les “bonnes” et les “mauvaises “ synapses?
     Peut-être les cellules microgliales détruisent elles indistinctement les synapses, et seules les plus actives parviennent-elles à résister à leur action.
    ll est plus probable que les synapses moins actives émettent des signaux chimiques qui attireraient les “ jardiniers cellulaires”.

   
Cette élimination des connexions certes en diminue le nombre, mais renforce la qualité des connexions restantes et l’efficacité du cerveau, l’enfant ayant de nombreux enseignements à emmagasiner avant de devenir adulte.

Mercredi 2 novembre 2011 à 19:40

     La saline d'Uyuni ou de Tunupa est, avec ses 12.000 km², le plus grand désert de sel du monde. Il est situé à environ 3.650 mètres d’altitude sur les  plateaux de la Bolivie, dans la Cordillère des Andes
    
Il existe quelque 11 couches de sel , avec des épaisseurs qui varient entre  deux et dix mètres. La croûte qui se trouve sur la surface a une épaisseur de 10 mètres. La profondeur de la saline est de 120 mètres, elle est composée de couches de saumure et de couches de boue lacustre superposées
    
On estime que la saline d'Uyuni contient environ 10 milliards de tonnes de sel dont 25.000 tonnes sont extraites annuellement.
La méthode traditionnelle de production du sel est de l’entasser en petits tas pour que l’eau s’en écoule et s’évapore.
     Voici quelques photos typiques de ce site.

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Mercredi 2 novembre 2011 à 7:51

Notre personnalité

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     Parmi mes correspondantes souvent certaines n’ont pas confiance en elles.
    C’est normal d’ailleurs pour un adolescent qui n’a pas encore l’expérience de la vie et de la société. C’est encore vrai pour une jeune femme, qui certes, a une vue plus large après le bac, mais qui n’a pas encore eu suffisamment de succès dans ses entreprises pour être rassurée face à des circonstances nouvelles.
    Cela découle aussi de la situation économique actuelle avec l’incertitude de l’emploi, qui rend plus craintive quant à l’avenir, et fait douter parfois des filières choisies.
    Cela dépend aussi de votre caractère, les personnes de préférence cérébrale optimiste ayant  plus confiance en elles que les pessimistes, de même que celles qui se préoccupent moins de l’opinion d’autrui et sont moins influençables.
    J’avais remarqué que celles qui avaient le moins confiance en elles tenaient beaucoup à leur pseudo, mais je pensais que c’était une sorte de méfiance vis à vis de quelqu’un qu’elles connaissaient mal, mais ensuite je me suis aperçu que souvent elles n’aimaient pas leur prénom et en préférait un autre que le leur d’origine.
    N’ayant pas une statistique ni très nombreuse, ni observée de façon scientifique, je pensais qu’il s’agissait d’une coïncidence, jusqu’à ce que je trouve un article qui m’a montré le contraire.

    Une étude réalisée aux Universités de Cardiff et de Tübingen, a montré que, plus une personne aime son prénom, plus elle a une perception positive d'elle-même et une bonne estime de soi.
Elle a de fortes chances d'être bien dans sa peau, de se sentir compétente professionnellement, insérée socialement, équilibrée sur le plan amoureux, etc.
    A I'inverse, une mauvaise relation à son prénom est associée statistiquement à des fablesses plus ou moins importantes dans I'estime de soi.


    Enfin c’est ce que dit cette étude, mais je suis un peu réservé car elle n’établit qu’une corrélation statistique entre les deux comportements et il ne faut pas en déduire une relation de cause à effet.
    C’est peut être parce qu’elle est bien dans sa peau qu’elle aime son prénom !!

    Les psychologues qui ont fait l’étude ont cherché à expliquer ce lien  par le fait que nous avons l'habitude de nous présenter dans de multiples contextes (professionnel, mais aussi entre amis, en soirée, etc.), en citant notre prénom, et que nous observons les comportements des autres à notre égard.
    Si nous sommes bien perçus à cause de nos qualités, de notre aisance,de notre intelligence, si nous dégageons une impression de calme, de bienveillance, les réactions sont positives : Ies gens citent notre prénom avec  intérêt, avec respect, avec des sourires,dans des contextes plutôt favorables.
    Le prénom est alors associé à des émotions positives, et on le perçoit bien. Notre système de récompense distille sa dopamine.
    Le contraire se produit lorsqu'une personne se sent mal à l'aise en société: elle a l'impression d'avoir peu de valeur, et le fait d'entendre son prénom lui rappelle les réactions peu élogieuses de son entourage.

    À I'adolescence, les interrogations sur I'image de soi se traduisent souvent par un désamour du prénom. Cela résulte d'une crise de confiance en soi, à un moment où les jeunes cherchent à se définir et sont incertains de I'image qu'ils donnent aux adultes. C'est en établissant les bases d'une bonne estime de soi, que I'adolescent se réconciliera avec son prénom, et non en se faisant appeler autrement.

    Je veux bien admettre cette explication, mais quand j’étais jeune la mode n’était pas de se présenter par son prénom, mais par son nom de famille, qui dans un petit cercle à un moment donné était en général unique.
    J’avoue ne jamais avoir détesté mon nom, ni l’avoir particulièrement aimé, et pourtant, optimiste et très indépendant d’esprit, j’avais relativement confiance en moi. Je ne suis pas une bonne référence pour cette étude !! lol

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lancien

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