Mercredi 21 décembre 2011 à 7:57

Notre cerveau : mémoire; inconscient; Freud

    Avant de parler de nos souvenirs de façon pratique et pragmatique, de leur conservation et de leur transformation, je voudrais examiner brièvement les mécanismes de consolidation de la mémoire et l’influence des émotions.
    L'émotion est en effet une dimension essentielle de la vie affective, qui modifie I'ensemble des composantes de la mémoire, notamment en augmentant la quantité de détails mémorisés et le sentiment de réalité d'un souvenir et en participant, par des rappels, à la consolidation de celui-ci.

 
    Nous avons déjà vu que le cerveau, composé de plusieurs centaines de milliards de neurones interconnectés en réseaux, qui communiquent par un code véhiculé sous forme d'impulsions électriques - les potentiels d'action -, peut remodeler, reconfigurer en permanence ses propres circuits, grâce à la plasticité des connexions entre neurones : les synapses.
    Dans ces réseaux d'une extrême complexité, l’information est représentée par l'activité de neurones qui change dans le temps et dans I'espace. Une telle carte d'activation est formée des trains d'impulsions électriques rythmés qui se propagent de neurones en neurones, avec un relais chimique dans les synapses, qui agissent comme un filtre, puisqu’elles ne réagissent qu’à certains neurotransmetteurs spécifiques.
    Ces activités se propagent à différentes aires cérébrales, dites « associatives », ou se combinent les informations de diverses modalités sensorielles, logiques, et émotionnelles, associées au langage, et également atteignent des régions cérébrales capables de coordonner ces groupes de neurones et de rassembler ainsi un ensemble de représentations centrales spécifiques, d’un moment et d’un lieu et de son environnement matériel et humain, qui constituera un souvenir.
    Si, à chaque souvenir, correspond une conflguration particulière d'activité des neurones qui se propage de proche en proche dans les réseaux de neurones activés, ces activités électriques sont, par nature, éphémères, elles ne peuvent persister au-delà de quelques minutes, voire quelques secondes. Comment alors les souvenirs peuvent-ils persister durant des mois ou des années, en retenant leur identité, alors que l'activité neuronale qui représente ces souvenirs a disparu ?   
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    Cette pérennité du souvenir repose sur un renforcement de certaines connexions que l’on appelle “potentialisation à long terme” (LTP) et sur une plasticité des réseaux neuronaux qui vont se modifier en fonction de l’activité des neurones et de certains facteurs externes.
    Le modèle simplifié de la LTP est principalement dû aux travaux d’un chercheur canadien, Donald Hebb, qui  dans les années 50 supposa que l’intensité d’un signal neuronal et surtout sa répétition, ainsi que l’influence de signaux en provenance d’autres neurones, pouvaient renforcer la connexion entre deux neurones particuliers, constituant ainsi une connexion renforcée plus stable, qui se faisait ensuite plus facilement à un seuil de signal plus faible, , alors que d’autres connexions au contraire , voyaient diminuer leur probabilité d’interaction.
    Un chemin privilégié stable serait ainsi constitué entre tous les neurones qui constituent un souvenir.

    Cette consolidation serait due à des phénomènes biochimiques non encore complètement élucidés, mais par exemple ce peut être l’augmentation de neurotransmetteur en réserve dans les synapses. C’est aussi la “mise en service” de récepteurs (ou “boutons”) synaptiques de neurotransmetteurs, (notamment de glutamate), qui en temps normal sont inactifs et qui après potentialisation, deviennent actifs par transformation de certaines de leurs protéines, de telle sorte que des quantités d’ions calcium plus importantes entrent dans la synapse, déclenchant l’influx nerveux pour une faible sollicitation.
    Dans certains cas, davantage liés à des apprentissages, on constate que dans les circuits de réalisation de certaines actions, non seulement cette potentialisation a lieu, mais encore le nombre de synapses, voire de dendrites augmente, et même des neurones consacrés à d’autres actions sont détournés de leur fonction première, pour renforcer les actions issues de l’apprentissage.
    En fait les phénomènes chimiques sont très complexes, initialisés par une activation des gênes du neurone, qui vont entraîner la synthèses de protéines, qui entraîneront des modifications de l’environnement des synapses.

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Ceci est un mécanisme élémentaire, mais quel est le macromécanisme.
    Il est basé sur 3 actions :
        - la force du signal initial : si le souvenir est peu important pour nous, rassemble peu d’éléments, le signal sera plus faible et le renforcement moindre.
        - la répétition : si le souvenir est important, nous y penserons souvent après l’événement et la répétition de ces évocation entraînera le renforcement. Nous verrons que cette répétition peut être inconsciente lorsque nous dormons.
        - l’influence d’autres centres  - par exemple émotionnels, - dont les synapses liées aux dendrites d’un neurone vont participer au renforcement du signal sur son axone.


    L’imagerie cérébrale a montré que des personnes subissant un apprentissage répétaient mentalement dans leur cerveau, pendant leur sommeil lent, les processus et gestes de leur apprentissage, renforçant ainsi les connexions entre synapses et neurones, mémorisant mieux l’apprentissage et étant ensuite plus performantes que des personnes n’ayant pas dormi.
    On suppose que pendant le sommeil lent et profond, le cerveau repasse mentalement les éléments des souvenirs importants des jours récents, (alors que pendant le sommeil paradoxal, il se débarrasse plutôt des souvenirs superflus ou néfastes), et repassant ainsi nos souvenirs en boucle, notamment dans le cerveau émotionnel (voir mes précédents articles sur la mémoire et le “circuit de Papez”), il les renforce et les rend durables.
    Il semble également que le sommeil lent s’accompagne d’un “recalibrage de la puissance synaptique", afin d’économiser l’énergie dans le cerveau.
    Pour fixer les idées, supposons que la puissance moyenne de synapses soit de 100 et qu’après potentialisation une synapse soit passé à 140 tandis que sa voisine est restée à 100, pendant le sommeil, des transformations moléculaires ramèneraient les deux puissances à 120 et à 80, pour ne pas augmenter la puissance moyenne et le besoin énergétique. 

    Je viens de vous donner une idée très simplifiée de la façon dont nous fixons dans notre mémoire nos souvenirs. Mais j’ai dit que des événements extérieurs pouvaient aussi agir sur notre cerveau pour accroître ce renforcement, ou le modifier.
    Demain, je traiterai le renforcement émotionnel des souvenirs et leur transformation dans le temps, de telle sorte que ce que nous nous rappelons n'est souvent pas très fiable.

Mardi 20 décembre 2011 à 8:36

Notre cerveau : mémoire; inconscient; Freud

     Je poursuis mes articles de samedi et dimanche sur la mémoire.
    Quelle est la localisation des diverses mémoires et de l’administrateur central.?

    C’est très complexe car plusieurs centres sont le plus souvent concernés  et doivent travailler de concert et par ailleurs des connexions multiples existent entre tous les centres et des rétroactions existent, que d’ailleurs nous ne connaissons pas toutes.

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    Parlons d’abord de l’administrateur central et des mémoires à court terme;
    L’administrateur pense, réfléchit, prévoit, organise, contrôle, oriente et donne des ordres. Nous reconnaissons là une tâche dévolue aux cortex frontal et préfrontal.
    Il est aidé dans ses fonctions par les mémoires tampons de la boucle phonologique et du calepin visuo-spatial. On peut localiser ces deux centres à l’arrière du cortex préfrontal.
    Pour le relais de recherche/transfert, c’est plus complexe. Il semble que pour les données de mémoire sémantique le cortex frontal ait la possibilité de faire remonter directement beaucoup d’informations (il a les adresses des connexions, en quelque sorte, pour comparer à un ordinateur); pour les données épisodiques, il semble que le plus souvent le relais soit l’hippocampe, et pour les données de perception que ce soit le thalamus.
   
    La mémoire procédurale repose essentiellement sur le cervelet..
    Au moment de l’apprentissage, le cortex frontal dirige les opérations avec le concours des diverses mémoire comme je l’ai expliqué dans mon dernier article. Puis lorsque l’apprentissage est terminé c’est le cervelet qui joue le rôle de chef d’orchestre et a mémorisé le processus opératoire. Mais il s’appuie sur les centres de mémorisation de la vison et de l’ouie, et sur les centres sensitifs et de coordination motrice des muscles dans le cerveau, au sommet du crâne.

    La mémoire perceptive est constituée de celles associées aux zones d’interprétation des perception de nos sens et se trouvent proches de ceux-ci et que l’on appelle des “centres associatifs” car ils regroupent ou relient des perceptions différentes d’une même chose ou événement.
    Pour la vue, les centres d’interprétation occupent tout la partie arrière (occipitale) du cerveau, et plus en avant deux centres mémorisent à gauche les images des objets en liaison avec leur nom, et à droite les catographie de position, où se situent les objets les uns par rapport aux autres. Les neurobiologistes appellent ces centres le “quoi” et le “ou” (voir schéma de droite ci dessous).
    Le centre d’interprétation de l’ouie est très central et les centres du toucher sont au sommet du crâne, dans la zone pariétale.
    Au milieu de ces centres des centres qui associent ces mémorisations et les relient aux mots du centre de Geswind voisin.
    Mais il y a un chef d’orchestre de la mémoire perceptive, le Thalamus (voir mon article du) qui coordonne les perceptions de nature différentes, concernant un même objet et faites au même moment. Il sert probablement aussi de relai lorsqu’on veut accéder à un souvenir perceptif, car il doit en avoir les coordonnées.

     La mémoire sémantique est complexe car très répartie.
Le chef d’orchestre qui la forme et qui lui pose les questions est nos cortex frontal et préfrontal.
    Il s’adresse pour faire remonter les informations à l’hippocampe d’une part, mais surtout au cortex temporal gauche qui semble jouer le rôle de “table des matière” de la “base de données” des éléments mémorisés et de leurs connexions logiques.
    Les mémorisations semblent ensuite très réparties, dans l’hémisphère droit pour les images, dans le centre de Geschwind, associé aux centres de Wernicke et de Broca pour les mots représentant des objets (voir mes articles sur la parole), qui sont dans l’hémisphère gauche.
    En fait on ne sait pas grand chose sur le mémoire sémantique, qui en fait est assez prodigieuse quand on songe à la quantité de choses que nous retenons en les liant entre elles de façon logique et hiérarchisée. On a peu d’idées sur la façon dont sont conservées les notions abstraites par exemple : probablement sous forme de mots, qui déclenchent ensuite un processus où intervient  le centre de la parole de Broca, qui nous “récite mentalement” une “définition” de cette abstraction.
    La mémoire sémantique fait aussi appel à notre “expérience” c’est à dire à des souvenirs de notre vie, donc de la mémoire épisodique, mais qui ont été “sémantisés”, c’est à dire transformés en connaissances logiques : causes, effets, conséquences, explications et reliés aux autres connaissances.

    La mémoire épisodique et chronologique de nos souvenirs (on pourrait aussi l’appeler autobiographique), est mieux connue, car on peut plus facilement l’étudier en IRM (les images des scanners) en demandant à des personnes de se rémémorer leurs souvenirs.
    Là encore notre cortex frontal est le chef d’orchestre, car sans lui nous n’aurions pas conscience de nos souvenirs et nous ne pourrions les examiner mentalement.
    Mais il fait appel à l’hippocampe qui intervient dans la formation et le rappel de nos souvenirs anciens et surtout récents (la maladie d’Alzeimer est surtout une dégénérescence de l’hippocampe). Il est probable que ce centre joue un rôle dans le rappel des informations stockées dans les diverses régions du cerveau et l’assemblage de celles constituant un souvenir, l’interprétation et la reconstitution ultime se faisant dans le cortex frontal.
    Il semble toutefois que pour les souvenirs autobiographiques “sémantisés”, le cortex frontal ne passe plus par l’hippocampe mais se  sert comme intermédiaire du cortex temporal gauche.
    La mémoire épisodique s’appuie évidemment sur les centre associatifs perceptifs que nous venons de décrire, car elle fait beaucoup appel aux images, mais également sur les centres de mémorisation des mots, car un objet est associé à son nom d’une part, et d’autres part nos souvenirs sont aussi constitués de parole, de phrases de notions dont l’interprétation est liée au langage.
    Mais la mémoire épisodique s’appuie également sur des centres du cerveau émotionnel, notamment le gyrus cingulaire et le précunéus (voir schéma).
    Le gyrus cingulaire intervient dans tout ce qui est émotions et sentiments et notamment leur mémorisation, et le précunéus semble être impliqué dans la conscience et notamment la “conscience de soi”.
    Le gyrus lingual dans l’hémisphère droit, , qui fait partie des aires d’interprétations visuelles précise les “cartographie” et la localisation des scènes intervenat dans les souvenirs (il fait partie du “Où?”).
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    Les différents types de mémoire participent à l'édification du soi et déterminent le rapport à autrui.
    Les psychologues appellent “Self”, une composante de la personnalité constituée de sensations, de souvenirs conscients ou inconscients à partir desquels l'individu se construit, structure sa personnalité et vit sa relation à l'autre.

    Le Self est une représentation mentale de sa propre personnalité ou identité, formée à partir d'expériences vécues, de pensées encodées en mémoire, tout ce que notre mémoire épisodique a emmagasiné d'expériences, de relations avec d'autres personnes, de succès ou d'échecs, de ce que nous avons vécu et de la façon dont nous l'avons vécu.
    Toutefois, la mémoire sémantique pafticipe aussi à son élaboration. Nous utilisons notre mémoire sémantique pour parler de nos goûts, des études que nous avons réalisées, de notre famille......
    Mais Ia mémoire se forme également, en grande partie, en relation avec les autres. Notre capacité de distinguer nos propres pensées de celles d'autrui se développe au même moment que nous apprenons à nous remémorer consciemment certains épisodes du passé ou à imaginer des épisodes futurs.
    Par exemple, vers l'âge de cinq ans, I'enfant commence à comprendre que les adultes ne savent pas forcément à quoi il pense, et réciproquement, que ces mêmes adultes ont également des pensées que lui-même ignore. L'enfant acquiert alors ce que l'on nomme une théorie de I'esprit.
    C'est aussi à cet âge que les enfants peuvent se projeter par Ia pensée un an en arrière, pendant leurs vacances d'été, ou imaginer un événement qu'on leur annonce pour Ie mois suivant, par exemple NoëI.
    En comprenant que certaines pensées leur appartiennent en propre, ils peuvent commencer à classer des souvenirs comme étant leurs souvenirs privés, et se constituer une mémoire autobiographique, un registre de la mémoire qui participera à l'édiflcation d'un soi clairement démarqué des autres.

Lundi 19 décembre 2011 à 7:57

Paysages

Je poursuis mon périple sur les forces de la nature : aujourd'hui les geisers et jaillissements d'eau.

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Régulier comme un métronome , le geyser Strokkar ,en Islande, jaillit exactement toutes  les 5 minutes.
L’eau de pluie infiltrée dans le sol se réchauffe au contact des magmas chauds  et tente de nouveau de revenir à la surface .
Une perturbation infime dans le sol, la pression de l’eau chute et le geyser  se vaporise instantanément en jaillissant dans l’atmosphère.


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Le parc national du Yellostone  au Wyoming, USA, est la région où on observe la concentration la plus grande d’activités hydrothermales du monde.
On y recense environ 300 geysers et 10 000 phénomènes volcaniques





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"Fishing Cone" émerge de l’étang hydrothermal de West Tham Geyser. Ce petit cône de silice est formé par l’ascension d’une source d’eau chaude à travers les eaux froides du lac du Yellowstone, dans le même parc.







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Des tourbillons et fumeroles de la source d’eau chaude qui recouvre le cratère de Uzon au Kamtchatka
Les scientifiques pensent que c’est dans de telle sorces que sont nées les premières molécules de vie, forme primaire des bactéries thermiques agglutinées.


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En Ethiopie le site hydrothermal de Dallol déploie un arc en ciel minéral et sombre dans a dépréssion Danakil, qui occupe le fond de ce fossé d’effondrement.
 Lacs fluorescents , formations de couleur jaune brillant  et cônes multicolores s’étendent au centre d’une zone désertique.


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La montée des gaz sulfureux qui éclatent en une multitude de bulles à la surface des eaux chaudes du cratère de Uzon au Kamtchatka, une dépression de 150  Km2 , est là conséquence de l’humidification d’un volcan, vieux de
40 000 années .

Dimanche 18 décembre 2011 à 8:22

Notre cerveau : mémoire; inconscient; Freud

   Il est intéressant, lorsqu’on a saisi le schéma de nos diverses mémoires d’examiner comment elles réagissent entre elles, mais aussi comment les données emmagasinées se constituent.
    Je reprendrai donc le schéma de l’article d’hier sur les diverses sortes de mémoires.

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    Voyons d’abord comment des mémorisations vont alimenter les mémoires à long terme.
    Supposons par exemple le souvenir d’un accident d’auto dont j’ai été témoin et qui m’a marqué.
    Ma mémoire perceptive a d’abord enregistré un grand bruit, des cris et l’image d’une voiture qui sortait de la route.
    Ma mémoire sémantique a donné un sens à ces perceptions : “c’est un accident d’auto; il y a sans doute des blessés”.
    L’administrateur central demande à la mémoire sémantique par l’intermédiaire du relais de recherche, ce qu’il faut  faire; elle répond : appeler secours; les pompiers, le 18 ou le 112 sur le portable.
    L’administrateur fait stocker le numéro dans la boucle phonologique et appelle les mémoires procédurales, qui me font sortir mon portable et appuyer sur les touches 112.
    Pendant la conversation la boucle phonologique gardera en mémoire les phrases, le temps de les analyser et de répondre. L’adminitrateur qui réfléchit demandera à la mémoire sémantique et à la mémoire épisodique de lui dire le lieu exact de l’accident et le stockera dans le calepin visuospatial, le temps de donner l’information aux pompiers.
    Leur centre d’appel demande d’aller voir s’il semble y avoir des blessés sérieux. Ma mémoire épisodique le guide vers le lieu de l’accident. Ma vue voit des gens choqués, mais qui semblent vivants , une personne inanimée couverte de sang; c’est ma mémoire sémantique qui aide à interpréter ce que je vois et à définir avec l’administrateur ce que je vais décrire aux pompiers et que j’ai enregistré dans ma boucle phonologique et mon calepin.
    Et finalement, le souvenir à long terme qu’enregistrera ma mémoire épisodique, ce sera toutes ces images, mais leur signification, celle de mes actes, de ceux des pompiers qui vont arriver, avec leur antenne médicale, puis des gendarmes qui m’interrogeront sur ce que j’ai vu.
    Ce souvenir sera donc composé de perceptions mais aussi de leur signification, d’actions et des émotions et sentiments qui les ont accompagnées et qui proviendront d’autres centres du cerveau émotionnel.

    Je voudrais par un autre exemple montrer la génèse d’un apprentissage de la mémoire procédurale : apprendre à conduire une voiture.
    Au départ il va falloir réagir à de nombreux stimuli de perception : la vue de la route, des personnes et véhicules, des obstacles fixes. Mais aussi le son du moteur et sa signification, les bruits de la rue. Et le toucher : le contact du volant, du pied sur le frein, l’embrayage  et l’accélérateur. Mais aussi les information sur l’état de voos muscles pour contrôler les mouvements de vos bras et de vous pieds.
    Votre mémoire perceptive et votre mémoire épisodiques vont beaucoup emmagasiner.
    Votre mémoire sémantique va travailler aussi, sous le contrôle de l’administrateur central.
    D’abord un travail sémantique associant nom, image et l’utilité de nombreux instruments de bord. Cela exige que votre mémoire ait déjà emmagasiné certaines notions abstraites comme la vitesse par exemple ou la notion droite-gauche. Puis un travail de compréhension des divers organes, de leur utilité et des notions sur le fonctionnement.
    La mémoire perceptive est associée, mais si certaines tâches sont simples comme se servir de la jauge à essence, par contre évaluer si le moteur peine, par le son du moteur et les réactions de la voiture, ou coordonner l’action des pieds sur l’embrayage et l’accélérateur, demande de nombreux essais qu’enregistre la mémoire épisodique, et une réflexion de l’administrateur central, aidé par la mémoire sémantique, pour déceler les erreurs et les corriger dans le prochain essai...
    A toutes ces expériences les mémoire procédurales sont associées et elles enregistrent “provisoirement” les procédures, qui évoluent lors des apprentissages.
    Peu à peu certaines séquences nécessitent de moins en moins d’interventions de l’administrateur central et des mémoires sémantiques, perceptive  et épisodiques qui l’assistent. Elles s’automatisent et le relais est passé peu à peu à la mémoire procédurale, celle verbale pour les termes, celle cognitive pour tout ce qui est explications, celle perceptivo-motrice pour le maniement des instruments tels que volant, accélérateur, embrayage, frein....
    Les processus qui vous demandé beaucoup de mal pour les apprendre sont devenus des réflexes et l’administrateur n’intervient dans la conduite que lorsqu’un événement imprévu la met en défaut  et pose problème.
    Non seulement vous aurez automatisé la conduite du véhicule, mais certaines règles de code apprises par la mémoire sémantique deviendront aussi automatiques (comme de céder la priorité à droite) et même certains itinéraires, qui ont nécessité au départ pour les apprendre et les respecter, une collaboration étroite de la mémoire perceptive (vue) de la mémoire sémantique (où aller, cartes..) et de la mémoire épisodique (succession des paysages et des directions prises), deviendront presque automatiques, toute la mémorisation ayant été transférée à la mémoire procédurale.

    Je voudrais enfin vous donner une idée de l’utilisation de la mémoire pour créer une chose qui n’existe pas : supposez que vous vouliez voir l’image d’un dinosaure rose à pois verts en train de dévorer Titi le canari jaune.
    Votre cortex frontal va activer la boucle phonologique pour retenir cette définition, le temps de faire le montage. Il va demander à la mémoire sémantique l’image d’un dinosaure et celle de Titi le canari, il va exhumer, là où sont définies les couleurs, le rose, le vert et le jaune, et la forme d’un pois.
    Il va alors construire les images de Titi et du dinosaure et les mettre dans le calepin de la mémoire de travail à la place des autres images.
    Puis il lui faut constituer une scène de repas, alors il va faire appel dans la mémoire épisodique à une telle scène, mais qui évidemment ne concernait pas un dinosaure. Il va alors faire remonter en mémoire une serviette, une assiette, une fourchette et un couteau et il va assembler ces objets avec les images de Titi et du dinosaure se léchant les babines, la serviette autour du cou, en train de découper Titi et il renverra cette image dans la mémoire épisodique où elle restera quelques heures, mais n’ayant pas grande importance pour vous, ce souvenir ne se consolidera pas. Mais il y aura une “indexation” dans la mémoire sémantique qui associera sous forme d’un titre lié à Titi et à dinosaure, qui fera pendant un certain temps remonter l’image de la mémoire épisodique, tant que le lien restera actif. Mais je doute que vous vous en souveniez 10 ans après !!

    En définitive, le schéma ci dessus de distinction entre les mémoires est un schéma fonctionnel, qui nous permet de comprendre comment cela fonctionne, mais les diverses mémoires, vous venez de le voir, travaillent toutes en permanence en collaboration les unes avec les autres.
    Mais nous verrons dans le prochain article, que les centres qui contribuent aux diverses mémoires ne sont pas les mêmes et il peut arriver par exemple qu’à la suite d’accident cérébral, un malade ait une mémoire épisodique déficiente qui l’empêche de se rappeler de ce qu’il vient de faire, alors qu’il est encore très capable d’acquérir de nouvelles connaissances avec sa mémoire sémantique, mais l’apprentissage sera plus difficile, surtout s’il s’agit de connaissances pratiques.
   
Dans le prochain article, nous verrons donc la localisation des mémoires

Samedi 17 décembre 2011 à 8:12

Notre cerveau : mémoire; inconscient; Freud

J’ai déjà fait plusieurs articles sur notre mémoire (voir catégorie cerveau- mémoire de mon blog).
    Mais je reçois toujours des questions sur ce sujet ainsi que sur l’évolution de nos souvenirs.
    Je vais donc refaire quelques articles dans lesquels j’essaierai d’expliquer les choses autrement.

    Aujourd’hui je vous présenterai un schéma de principe de nos mémoires, qui a été élaboré en 2001 par  E Tulving, et qui est maintenant admis par tous les neurobiologistes.

    Notre cerveau possède trois grandes sortes de mémoires :
        - une mémoire à long terme où nous conservons de très nombreuses informations de toutes nature, pour les rappeler ensuite et nous en servir à des fins diverses
        - une mémoire procédurale où nous stockons des modes opératoires que nous appliquons ensuite, souvent de façon presqu’automatique.
        - une mémoire à court terme qui permet de garder présent à l’esprit pendant de courts instants des données que nous allons ensuite traiter.
    L’ensemble de ces mémoires est dirigé par un administrateur central qui oriente la recherche d’information, leur destination et leur stockage éventuel..
    Nous allons maintenant détailler ces mémoires. (voir schéma ci-dessous).
   
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    La mémoire à long terme se subdivise en mémoire perceptive, mémoire épisodique et mémoire sémantique, qui stockent des informations sur des durées prolongées.

    La mémoire perceptive est la mémoire des perceptions avant même qu'elles aient une signification.

Dans la perception visuelle, on perçoit parfois une forme avant de l'identifier. Déja à ce stade, le cerveau garde une première trace de ce qu'il a perçu. En voyant le fragment d'un motif visuel, le cerveau réactive la trace mnésique de la forme  et l’identification n’intervient qu’ultérieurement.
    La mémoire perceptive retient donc les formes, les couleurs, la situation dans l’espace, le mouvement et tout ce qui est lié à la vue. Elle retient également ce qui a trait aux sons, leur intensité, leur hauteur, les consonnances. Elle analyse les impressions du toucher, mais elle mémorise également l’état et les sensations liées à nos muscles, à nos viscères.... Enfin elle classe les sensations de l’odorat et du goût, qui sont en partie liées.

    La mémoire épisodique est celle qui classe et retient les scènes bien localisées dans le temps et dans l’espace, faites de perceptions, mais aussi de liens avec des événements, des sentiments. Bref c’est la mémoire des souvenirs des moments successifs de notre vie.
    Mais en fait, elle comporte deux sortes différentes : une mémoire à long terme des souvenirs qui sont relativement ancrés en nous, même s’ils sont sujet à l’oubli et se déforment. Et une mémoire à moyen terme, qui retient des souvenirs utiles un temps qui s’effaceront ensuite (ou ai-je garé ma voiture ?), car il n’y aura pas pour eux, de mécanisme de consolidation.

    La mémoire sémantique est celle de nos connaissances générales que nous accumulons. C’est ce que nous avons appris lors de nos études, dans notre métier, dans nos lectures, mais aussi la mémoire de notre expérience acquise peu à peu.
    Elle est liée surtout au langage, bien que les perceptions soient aussi à l’origine de sa construction (on apprend en percevant). Elle contient néanmoins des perceptions comme par exemple la forme la couleur, le champ d’un oiseau et éventuellement le goût si nous l’avons mangé cuit....    
    Elle est organisée en items, regroupés en thèmes et liés entre eux, logiquement.
    Ses données assez éparses chez l’enfant, se réorganisent lorsque l’enfant apprend à parler, des liens se créant entre les données appartenant à une catégorie, à un phénomène, à une chose, à une personne ou un animal donnés....
    Elle est hiérarchique car elle regroupe ces données en catégories plus générales (comme en botanique ou zoologie) et de ce fait résulte d’une certaine logique.
    Elle peut se détacher de la perception dans des concepts abstraits.
    C’est elle qui est la base de nos actions et de nos raisonnements.

    La mémoire de travail est à l'oeuvre à tout instant de notre vie consciente. C'est elle qui maintient présentes à l'esprit les informations dont nous avons besoin en temps réel pour parler, imaginer, réfléchir, calculer.....
    C’est d’abord une mémoire tampon qui retient un court instant nos perceptions, dans la mesure où nous en avons besoin (par exemple pour reconnaître une personne, identifier un son...)
    Mais c’est surtout une mémoire de transit d’informations appelées par notre cortex frontal lorsqu’il raisonne, pour stocker les données dont il a besoin.
    On distingue en elle, la “boucle phonologique” qui permet de retenir provisoirement des mots, des chiffres, des idées, et le “calepin visuo-spatial” qui stocke de façon intermédiaire des images et des positions dans l’espace et qui permet ensuite de les représenter mentalement (par exemple pour reconnaître un animal, un itinéraire, assembler un meuble d’après un plan ...)
   
    La mémoire procédurale concerne l’apprentissage et le stockage de procédures, de modes opératoires, comme apprendre à marcher, à skier, à faire du vélo, à nager, à taper sur un clavier d’ordinateur ou de piano.....
    Au départ ces procédures nécessitent des apports de nos sens et de la mémoire épisodique et de nos savoirs de la mémoire sémantique.
    Mais peu à peu, l’automatisme se crée et la mémoire procédurale devient indépendante et fonctionne en autonomie, presque inconsciemment.
    On la décompose en général en une mémoire des gestes moteurs (apprendre à conduire une auto), une mémoire des procédures verbales (apprendre par coeur un poème ou la table de multiplication), et une mémoire de procédures cognitives, comme calculer au moyen des 4 opérations, résoudre un système d’équations...).
    L’exécution de tâches qui font appel à la mémoire procédurale est partiellement inconsciente.

    Demain je montrerai comment ces mémoires réagissent entre elles.
et par la suite, je parlerai de leur localisation dans le cerveau. Puis je reviendrai sur la consolidation des souvenirs et l’influence des émotions, ainsi que de i de l’évolution et de la transformation de nos souvenirs.

Vendredi 16 décembre 2011 à 16:45

Divers

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Ailes-Brûlées m'a laissé un commentaire sur un article, dans lequel elle me pose une question très personnelle, mais ne me donne aucune adresse, ni de blog, ni de mail, et je ne sais comment lui répondre.

Peut elle aller consulter sur le même article le commentaire que je viens d'écrire et me répondre.

Merci


Vendredi 16 décembre 2011 à 8:30

Paysages

J'ai toujours été fasciné par les forces de la nature auxquelles nous sommes confrontés.
     J'ai subi plusieurs fois une grande tempête à bord d'un avion, des vents violents sur un voilier, un ouragan sur la côte bretonne. J'ai vu le Vésuve en éruption, les vents de sable du désert, la foudre tomber sur mon avion, brûler le tronc d'un sapin proche de ma maison, tomber sur un rocher près de nous en montagne, et la boule de feu traversant la salle de séjour de mes parents, casser, dans le buffet, une assiette sur deux dans une pile, par effet de capacité.
     Notre Terre, ses océans et son atmosphère me semblent redoutables par la force de leurs réactions, et nous tout petits, sommes impuissants face à elle.
     Dans mes prochains articles d'intermèdes, je voudrais rendre hommage à cette nature, par quelques photos trouvées sur internet.

     Aujourd'hui, je parlerai de volcans :

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L’archipel d’HawaÏ est le théâtre  de phénomènes volcaniques spectaculaires.
Lors de l’éruption de 1984 le volcan Pu’u O’o sur la grande terre , laissa échapper  des torrents de lave qui atteignirent  la mer par des tunnels de 15 Km de long. Les coulées de lave ardentes se transformaient en vagues fumantes au contact de l’eau.


 

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Les fleuves de lave fluide se refroidissent rapidement, tandis que le coeur du volcan, toujours incandescent, continue son activité .
Sous l’effet de ce mouvement interne la croûte de laves se tord, s’enroule ou se ride et ressemble à un grand tissu froissé..



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En juillet 2001 les flancs de l’Etna, en Sicile, ese fissurent et s’écroulent, avec un bruit assourdissant  et par des failles s’échappent des torrents de lave, tandis que sont projetés dans le ciel des sories incandescentes, comme un spectaculaire feu d’artifice.





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Le cratère du volcan Erta Ale se situe dans la dépression Danakile ,
une zone particulièrement basse de l’Afrique; à moins 120 mètres
au-dessous du niveau de la mer dans le nord de l’Ethiopie .
Dans un puits de 80 mètres de profondeur on peut voir un
des rares lacs de lave actuellement actifs dans le monde



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Le fond de cet immense cratère effondré  protégé dans la réserve naturelle de Krokotski en Russie est tapissé d’une végétation rare qui cache un sol instable






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Au nord de l’islande la rivière Skälfandaflöt deverse dans la fosse de Aldeyjarfoss, le cratère d’un ancien volcan, ses flots chargés de cendres, et la structure en tubes d’orgue des parois balsatiques du cratère sont impressionnantes.

Jeudi 15 décembre 2011 à 8:11

Informatique, médias, internet

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    Vous utilisez tous un ordinateur, relié au réseau web, et vous risquez vous aussi d’être victime d’un virus, même si votre ordinateur personnel n’intéresse que peu de monde
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          Les joies de la messagerie :

    La messagerie n’est pas protégée : tout se passe en clair et donc un informaticien moyen peut sans problème récupérer votre adresse et votre code d’accès sur les serveurs ou sur votre machine; par ailleurs les messages ne sont pas authentifiés et vous pouvez recevoir un message d’un autre ordinateur que celui du titulaire de l’adresse électronique, si on lui a piraté son adresse, et vous n'en êtes pas averti(e)..
    Si vous utilisez le navigateur pour envoyer et stocker vos mails, l’accès à des intrus est encore plus facile.   

    Vous connaissez tous, les spams, ces messages de pub que vous recevez dans votre messagerie des personnes ayant récupéré les adresses sur des sites Web, et les ayant revendues à des services commerciaux de sociétés .
    Ces messages vous renvoient en général sur un site de pub et la loi oblige ces sites à comporter une commande (cachée en bas de page), pour désactiver le lien c’est à dire enlever votre adresse du fichier.. Je recevais 20 ou 30 mails de publicité par jour, alors j’utilise systématiquement cette méthode et actuellement je ne reçois plus que deux ou trois mails de nouveaux annonceurs que je désamorce aussitôt. Mon seul échec est un site chinois qui n’a pas cette commande (la loi française ne l’intéresse pas). Je supprime aussitôt son mail et je l’ai signalé à “abuse@numéricable.fr" (que vous pouvez remplacer après @, par " l’opérateur que vous utilisez.fr").

    Un autre mal des messageries sont ce que l’on appelle des Hoax; ce sont des gags, des canulars, de fausses alertes aux virus, de fausses chaînes de solidarité....Pas bien grave mais cela encombre le réseau et c’est parfois agaçant.
    Donc ne rediffusez pas ces informations.

    Troisième ennui, on peut subtiliser votre adresse mail, s’en servir vis à vis de tous ceux qui se trouvent sur votre carnet d’adresse pour des fins diverses (par exemple leur demander de l’argent ou leur fixer un rendez-vous). Dans ce cas, un seul remède, changer votre adresse et prévenir tout le monde, puis se plaindre à l’opérateur qui vous fournit internet. et celui du serveur de messagerie;

    Donc, utilisez plutôt votre ordinateur que le serveur de messagerie pour rédiger et stocker vos mails, (je supprime systématiquement tous les messages que contient le serveur - réglage automatique possible en POP- et je stocke ce que je veux garder - par exemple ma correspondance Cow- sur une partition protégée de mon mac, de même que je rédige sur word et fais ensuite un copier coller sur ma messagerie).
Ne diffusez pas d’information confidentielle sur votre messagerie (numéro  et codes de carte bancaire par exemple), ne laisser pas traîner votre adresse informatique, et surtout n’ouvrez pas les pièces jointes que vous ne connaissaez pas et qui (sur window) comportent un code “exec”. C’est là où peuvent être logés les virus.


 http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/caricaturenavigateursinternet.jpg   Les dangers des navigateurs.

    Bien sûr vous pouvez charger un virus, qui va ensuite endommager votre machine, mais c’est moins courant qu’autrefois et le fournisseur de service et le fabricant du navigateur veillent à éviter des failles trop simples à contourner.
    Ayez un anti-virus sur votre machine et ne chargez pas n’importe quoi et méfiez vous si l’opérateur vous signale qu’un site est suspect.
    Si votre ordinateur a un comportement anormal il faut vérifier son état.
    L’un des dangers possible est constitué par les “plug-in” qui sont des programmes externes que les navigateurs peuvent lancer pour accroître leurs capacités. Ces extensions peuvent contenir des codes activables par des commandes placées de façon invisible dans un document
    Alors ne chargez que les plugs-in indispensables et recommandés ou fournis par le fournisseur de votre navigateur, car il a en principe contrôlé leur innocuité.

    En fait le vrai danger des navigateurs ce sont les intrusions par les cookies. Les sites que vous visitez laissent de petits programmes espions qui ensuite les renseignent sur votre identité, celle de votre machine et font des statistiques sur ce que vous visitez, sur par exemple) les commandes ou les sites commerciaux qui vous intéressent....
    Les cookies sont nécessaires car ce sont des “témoins de connexion”, qui permettent de naviguer, mais ce sont aussi des outils indiscrets
    Réglez votre navigateur pour que après consultation d’un site et fermeture de votre navigateur, il efface tous les cookies. (voir préférence, vie privée sur Firefox).
    Sur Firefox, vous pouvez demander d’être prévenu quand un site vous redirige sur un autre ou quand il veut conserver des données vous concernant ou installer quelques chose sur votre machine (voir les préférences).

    Dernier ennui, les fenêtres pop-up qui ouvrent intempestivement des fenêtres de pub de sites que vous n’avez pas demandées, qui en prenant du temps vous empêchent de poursuivre votre consultation, et sont le plus souvent sans aucun intérêt.
    Cela arrive souvent sur cowblog notamment quand vous utilisez votre module de gestion de votre blog. C’est aussi l’effet d’intrusions parasites de ces annonceurs.
    Vous pouvez déjà programmer Firefox pour qu’il bloque ces fenêtres. Elles sont introduites dans votre ordinateur, mais ne s’ouvrent pas et l’interruption est courte. Mais certains annonceurs arrivent à franchir cette interdiction car ils utilisent alors d’autres procédés que les pop-up, et il faut alors recourir à des logiciels spécialisés dans leur interception comme Adblock Plus.Et s'ils contournent encore alors prenez patience !!

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Mercredi 14 décembre 2011 à 8:27

Informatique, médias, internet

Je voudrais vous parler aujourd’hui d’attaques informatiques réelles subies par des entreprises depuis l’apparition des virus, puis des réseaux informatiques (ces exemples sont empruntés à une conférence de M. Barraquet, ingénieur informaticien, qui a dirigé des centres informatiques importants du Ministère de la Défense).

    1970 : Le premier piratage référencé : John Draper qui simule sur une ligne téléphonique, une fréquence d’autorisation et téléphone ainsi gratuitement à l’étranger.
    1981 : La première personne inculpée pour un crime informatique (Ian Murphy, pour une intrusion dans le réseau de la firme AT&T.
    1983 : sortie du film War Games
    1985 : Parution de “Phrack”, le premier magazine électronique “underground” rédigé par des hackers et pour eux.
    1986 : Brain, le premier virus connu,attaque les ordinateurs IBM et première loi (US) contre la fraude informatique qui rend punissable l’accès non autorisé aux ordinateurs
    1988 : Robert Morris écrit le premier ver Internet (6000 machines infectées ,10% réseau). Condamné à 3 mois de prison avec sursis et à 10 000 dollars d’amende (Computer Fraud and Abuse Act de 1986)
Au même moment, Kevin Mitnick est condamné à un an de prison suite à son intrusion dans le système d’exploitation des ordinateurs VAX de la société DEC.
    1991: il y a plus de 1000 virus en circulation.
    1994 : Vladimir Levin subtilise électroniquement 10 millions de dollars à la Citybank
    1996 : "Concept", virus dissimulé dans les “macros” de Word, infecte les documents écrits avec ce traitement de textes.
    1998 : un groupe de Hackers développe Back Orifice, un logiciel cheval de Troie  d'administration et de prise de contrôle à distance de machines utilisant Windows .
    1999 : le ver Melissa, créé par David Smith se propage par Word et Outlook, et sème la panique dans le monde, causant plus de 380 millions de dollars de dégâts
    L’année 2000 est riche en piratages !
    En février, les serveurs de sociétés importantes subissent, sous des assauts concentrés, quelques heures de paralysie, avec unun retentissement médiatique mondial immédiat et un krach boursier sans précédent sur les valeurs technologiques.
    En mai, des centaines de milliers d’internautes dans le monde reçoivent une déclaration d’amour : “ I LoveYou “ (uniquement pour frapper les esprits) .
    En octobre, Microsoft découvre QAZ, greffé sur ses serveurs. L’accès des hackers à sa base de programmes est cependant déclaré "sans conséquence sur les produits qui seront fournis aux clients".

    Les années 2003 et 2004 :

    Accélération de la mise en application des failles découvertes.
Les pirates attendent la publication d’une faille et développent le code maléfique avant qu’on ait pu combler la faille. Sophistication des attaques
    Attaques massives par vers rapides.
    Escroqueries par mails.
    Le 22 janvier 2003 une attaque mondiale par le ver “Slammer”, programme tout petit (400 octets) qui doublait de taille toutes les 8 secondes et envahissait les systèmes informatiques un samedi matin. Un nombre énorme de sociétés ont été touchées par internet, dans le monde entier, et leurs machines bloquées pendant plusieurs jours.
    Le 26 janvier 2004, même scénario avec le ver “Mydom”

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    Quelques exemples de dommages :
    - eBay a perdu 5 millions de dollars, à cause d’une interruption de service de 22 heures
   -  eTrade: s’est fait pirater la base de données des clients, lesquels ont été dérangés par de la pub, voire escroqués.
    - Western Union: 15 700 numéros de cartes bancaires volés
    - Yahoo : serveurs bloqués pendant plusieurs heures;
    En France: La Poste, Renault, Alcatel …   
    En avril 2011 des pirates ont réussi à pénêtrer les serveurs d’Amazon et à accéder aux données bancaires de dizaines de milliers de clients, puis dans le système de jeux Playstation de Sony, de pirater des données de cartes bancaire de milliers de joueurs. Quand ils ont quitté le serveur, les nouveaux joueurs ont écrasé leurs traces.

    Ceci n’est qu’une petite histoire de l’informatique, pour que vous vous rendiez compte du problème, qui est peu connu.
Sur le graphique ci-dessous, vous verrerz une statistique sur la répartition des diverses attaques.
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    Bien entendu la lutte contre ces actions est organisée.
    Aux USA est créé en 1988 (à la suite du blocage d’internet) la “Defense Advanced Research Projects Agency” (DARPA) et le “Computer Emergency Response Team” (CERT), dont le rôle est de diffuser une base de donnée des vulnérabilités, et des informations sur les précautions à prendre pour minimiser les risques d'incidents ou leurs conséquences. Il coordonne les actions de défense des organismes informatiques.
    En France il existe trois “CERT”  : le CERTA pour l’administration, le CERT-RENATER pour les organismes de recherche et le CERT-IST pour l’industrie.

A titre d'information, un camembert sur la criminalité sur le web :

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    Demain je vous parlerai de ce que vous risquez sur votre machine personnelle.

Mardi 13 décembre 2011 à 7:58

Architecture

Aujourd'hui, repos pour les cerveaux;
Je continuerai demain mes articles sur l'informatique
Comme mes dernières photos vous ont plu, voici la suite de mon dernier article sur les maisons dans les arbres.


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