Samedi 21 janvier 2012 à 8:26

Animaux

Intermède aujourd'hui avec des photos sur internet, qui m'ont fait flipper (pas pour moi, bien sûr).

http://lancien.cowblog.fr/images/Chats2/Diapositive15.jpg






Le première pour ce mignon minet.

Pourvu qu'on n'allume pas le moteur sinon gare aux poils roussis.

http://lancien.cowblog.fr/images/Chats2/Diapositive18.jpg








Là c'est pour la pauvre souris que j'ai le frisson






http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive07.jpg







Et cette pauvre maman chargée de famille nombreuse. 
J'espère qu'elle a droit aux allocations familiales.







http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive06.jpg





J'aime les renards. Un de mes grands pères en avait élevé un, et il l'a gardé plusieurs années. Alors cette image me navre.









http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive13.jpg








Celle ci est assez extraordinaire, mais je n'aimerais pas être dans la peau de ce lapin.








http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive09.jpg






Je m'inquiète pour les occupants de la voiture. 
J'espère qu'ils ne sont pas cardiaques.











http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/Diapositive25.jpg







Mais pour finir une image rassurante : l'amitié chiens dauphin
.

Vendredi 20 janvier 2012 à 8:18

Notre cerveau : émotions

L'article que j'ai publié, il y a une dizaine de jours sur la théorie de l'attachement m'a valu quelques mails, certains sur la théorie elle même, d'autres pour évoquer la peur qu'ont les jeunes de s'attacher, peur que souvent évoquent ceux qui par ailleurs me parlent de leurs problèmes amoureux.
           II peut être angoissant de s'attacher. Ne va-t-on pas souffrir si I'autre nous quitte ? Il serait peut être plus sûr de garder ses distances, de ne pas s'impliquer sentimentalement.
           Mais ne devient-on pas alors insensible ?

L'enfant est confronté déjà à ce problème avec ses parents mais encore plus l'adolescent et même les adultes, face à l'amitié, l'amour et même la vie sociale.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/hipp.jpg

 

Face à l'attachement on trouve (en caricaturant un peu), trois attitudes :

Certains ont peur de souffrir et se protègent en évitant le contact trop rapproché, en restant avares de leurs sentiments et en se réfugiant derrière une carapace d'indifférence.
           D'autres s'attachent, mais gardent la peur de souffrir, guettant fébrilement dans le regard de l'autre des signes de désapprobation et d'éloignement, qui prennent des proportions exagérées.
          D'autres enfin savent s'ouvrir, avoir confiance et s'attachent sans craindre d'être rejetés.
          Les psychologues appellent ces personnes "évitant", "anxieux" et "sécurisé".

D'après les études de l'lnstitut de neurosciences cognitives de Lausanne, les personnes présentant un profil "évitant" ont des réactions affectives réduites face aux signaux sociaux positifs. lls sont indifférents à ce qui pourrait leur apporter une amitié, ne ressentent pas d'émotion dans ce type de rapport à l'autre et n'en attendent rien. Ces individus sont distants à la fois physiquement et affectivement. et sont des personnes très indépendantes et peu portées vers la vie collective.
           Souvent, elles héritent ce trait d'une enfance difficile, où elles se sont senties rejetées par leurs parents, leurs camarades, ou à l'adolescence dans ses premières expériences amoureuses et se sont protégées affectivement de ces déchirures en faisant taire leurs émotions.
           Mais les chercheurs ont également constaté que ces personnes faisaient preuve d'une faible activité de deux zones cérébrales, le striatum et l'aire tegmentale ventrale, en présence d'individus qui leur font des réflexions aimables.
           L'aire tegmentale ventrale ou ATV est impliquée dans les réactions de plaisir, en libérant de la dopamine (voir mes articles de janvier 2009 notamment).
           Le striatum réunit sous ce nom deux grands centres, le noyau caudé et le putamen, qui sont impliqués d'une part dans le contrôle de nos mouvements, mais aussi dans la mémorisation, le traitement et le contrôle de processus cognitifs et notamment émotifs, car ils servent de relais entre divers centres du cerveau émotionnel, le thalamus et le cortex frontal.

Les anxieux sont des personnes hypersensibles aux signaux de l'entourage.
           A la différence des personnes évitantes, elles ne fuient pas le contact, elles le désirent, mais en le redoutant, sans l'assurance que procure une solide confiance en soi, ce qui les rend très sensibles au moindre signe de désapprobation.
           Les personnes au profil d'attachement anxieux sont extrêmement attentives à tout ce qui peut constituer une remise en question de leur rapport à l'autre. et les réactions négatives ébranlent leur confiance, en suractivant les zones du cerveau impliquées dans la genèse des émotions et plus particulièrement de la peur.
           Ceci correspondrait à une réactivité accrue de l'amygdale cérébrale et notamment de la partie dorsale gauche qui réagit aux situations sociales négatives, notamment aux reproches accompagnés d'expressions dubitatives ou hostiles du visage d'autrui.

Le profil sécurisé est un attachement qui n'est ni évitant, ni anxieux.
           Ces personnes n'ont pas peur de I'autre et cherchent en lui un réconfort, mais sans se sentir déstabilisées à la moindre moquerie ou à la moindre remarque acerbe. Elles ont suffisamment de confiance en soi pour ne pas interpréter ces attaques comme une remise en question de leur relation avec I'autre, voire de soi-même.
           Les personnes à I'attachement sécurisé présentent une forte activation de leur striatum et de leur aire tegmentale ventrale dans des situations sociales favorables, lorsqu'on leur fait un compliment ou qu'on leur sourit. Mais, leur amygdale cérébrale ne s'active pas trop en cas de reproche.

Selon les psychologues de l'attachement, un enfant à qui ses parents donnent des signes d'amour fréquents et réguliers, tout en accompagnant ces signes de repères éducatifs tels des conseils, des interdictions, voire des punitions, apprend que les reproches ne constituent pas une remise en question de l'attachement fondamental.

http://lancien.cowblog.fr/images/images/attachement.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/images/attachementconnection.jpg

 

Jeudi 19 janvier 2012 à 8:09

Informatique, médias, internet

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/images-copie-6.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/hadopi.jpg














 

Une correspondante m'a demandé de parler de la loi Hadopi de juin et septembre 2009.

Je ne suis guère qualifié pour cela car je ne suis ni juriste, ni "chargeur" sur internet.

Il m'arrive comme tous le monde d'y écouter de la musique ou de regarder en streaming un  épisode de série dont j'ai raté la diffusion, mais je ne suis pas accroc à collectionner ces documents.

 

La loi Hadopi a pour but de réprimer et donc de restreindre la copie illégale de fichiers (notamment écrits, musique, cinéma...) sur internet, car contraire à la protection des droits d'auteur.

Il existait au préalable une directive européenne 2001/29/CE, dont s'est inspiré la loi française DADVSI, qui protège la création et les droits d'auteur sur internet, puis les lois Hadopi.

La loi Hadopi complète la loi DADVSI qui ne prévoyait aucune sanction.

 

La loi HADOPI crée une "Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des droits sur Internet ", d'où son nom.

Elle instaure une sanction "graduée" contre ceux qui diffusent sur internet auprès du public une oeuvre sans l'accord des ayants droits, à l'origine de la création de l'oeuvre.

Cette sanction consistait dans le projet de loi en un e-mail d'avertissement en guise de premier rappel de la loi puis un courrier d'avertissement par lettre recommandée, et la coupure de la connexion Internet en dernier ressort.

Cette autorité assure la coordination des recherches des adresses internet des équipements informatiques suspectés de téléchargement illégal, et les contacts entre le fournisseur d'accès et l'ayant-droit.

Le Conseil Constitutionnel  a "topé" cette loi en imposant que la coupure de la connexion soit prononcée par un tribunal judiciaire, après débat contradictoire.

Il était recommandé aux internautes qui voulaient télécharger des oeuvres, d'installer un logiciel de paiement sécurisé.

En fait la loi rendant responsable les intermédiaires mettant à disposition des accès à internet (fournisseurs d'accès mais aussi hôtels, bars, écoles et bibliothèques, et lieux divers publics ou privés), elle demandait la mise en place de moyens techniques pour empêcher l'accès à des oeuvres protégées

 

La loi visait surtout le chargement par certains qui le revendaient ensuite (ou les distribuaient largement à des amis) de musiques et chansons enregistrées sur des CD et de films enregistrés sur DVD ou passant en salles de cinéma. Depuis l'apparition des tablettes de toutes sortes, cela concerne aussi les livres vendus en librairie.

La loi a soulevé des oppositions diverses, bien entendu des internautes qui chargeaient de tels documents (pas forcément pour en faire commerce), mais aussi des fournisseurs d'accès qui jugeaient que le coût de la recherche des infractions serait de l'ordre de la centaine de millions, et de partisans de la liberté sur internet, qui pensaient que la loi freinerait toutes les créations, pas forcément commerciales.

La loi originelle, d'un part a dû être modifiée, et d'autre part a eu des difficultés à être votée car des députés de la majorité ont volontairement été absents pour le vote, afin de ne pas déplaire à leurs électeurs. Un site de promotion de la loi a été attaqué par des hackers qui en ont interdit l'accès.

   En mai 2009, le responsable du Pôle innovation Web de TF1, Jérôme Bourreau-Guggenheim, a été licencié après avoir exprimé un avis critique sur ce projet de loi dans un e-mail privé à son député, et il a porté plainte contre TF1 pour discrimination en raison de ses opinions, mais a été débouté par le Procureur de la République (aux ordres du gouvernement) du tribunal de Nanterre.

La loi a provoqué de nombreuses discussions même au sein des auteurs et artistes, et de leurs associations, mais elle a fini par être adoptée en juin 2009.

Personnellement je ne charge ni musique ni film, et donc je me sens assez peu concerné.Par contre il m'arrive souvent d'aller écouter un morceau, notamment des compositeurs toujours intéressants que nous signale JAZZ sur cow. Il m'est même arrivé ensuite de commander un CD qui m'avait particulièrement plu. J'ai aussi été voir parfois un épisode d'une série que j'avais raté parce qu'absent ce jour là.

Mais je pense que distribuer à des fins commerciales des oeuvres vendues par ailleurs dans le commerce est effectivement assimilable à un vol, puisqu'on prive de leur rémunération les créateurs et la chaîne de distribution (même si on estime que celle-ci fait trop de bénéfice !).

   Par contre je ne suis pas sûr que la loi soit très réaliste au plan de son application et notamment la recherche d'une adresse IP n'est pas très fiable et difficile, car on peut trouver des relais divers et variés pour se dissimuler;, notamment à l'étranger par le biais des réseaux privés VPN. (voir tout ce qu'on trouve sur internet comme méthodes pour contourner la loi Hadopi; c'est un jeu et un sport !!!)

   En fait cette loi rend responsable "la ligne qui effectue le téléchargement" et son propriétaire et non celui qui charge indûment, qu'il ait accès à cette ligne, soit réellement, soit de façon détournée par piratage et donc elle ne distingue pas la "personne morale" (qui peut être une association, un organisme public ou une entreprise) de la "personne physique" qui a commis le délit.

   La sanction risque dont de porter atteinte à des personnes qui ne sont pour rien dans le délit constaté, et par ailleurs on risque surtout de sanctionner des personnes ayant chargé occasionnellement pour leur usage personnel quelques documents, alors que ceux qui le font fréquemment ou en font commerce, trouveront le moyen de se dissimuler.

   Le coût des recherches des fautifs étant par ailleurs à la charge des ayants droit, risque de dissuader la plupart des auteurs et des "petits labels". 
              Par ailleurs je ne crois pas que ceux qui ne chargeraient plus ces documents les achèteraient, car pour garnir légalement un ipod, il faudrait disposer de ressources financières importantes.


   Finalement, je pense personnellement qu'il faut protéger les créateurs d'oeuvres contre le piratage, mais une fois de plus avec notre gouvernement, au lieu de réfléchir calmement sur un sujet utile, notre hyperactif et super-agité Président, a voulu une fois de plus aller jusqu'au bout dans la hâte et l'agitation, sans donner à ses services le temps de la réflexion.
           L'un des problèmes est la juste rémunération des créateurs; mais dépend elle vraiment du piratage sur internet à la mesure de ce qu'on nous fait croire.?

N'est ce pas plutôt un problème d'adaptation des fournisseurs d'accès d'une part, des distributeurs par ailleurs au web.

Certes il faudrait traquer la revente de produits piratés, et c'est plus facile à repérer que le piratage, car il faut qu'ils fassent leur pub pour vendre.

   Mais ensuite pour celui qui charge pour son usage personnel, ne vaudrait il pas mieux que les fournisseurs d'accès paient une licence globale? (qui évidemment serait en partie répercutée sur les utilisateurs. 

   Ce qui me paraît, par ailleurs, étonnant c'est que certaines études montrent aujourd'hui que le nombre de pirates aurait plutôt augmenté depuis la loi Hadopi !! Et ont a vu se développer un commerce de streaming ou de téléchargement payants illégaux, pas très chers, mais dont pas un centime ne va dans la poche des auteurs, ce qui est dommage (et dommageable).

   A trop vouloir punir, sans éduquer et prévenir, on finit par stimuler l'inverse de ce qu'on voulait faire et qui était louable : protéger la création.


http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/h2024910771305066886.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1/LoiHadopi.jpg

















               Il paraîtrait que la Haute Autorité aurait identifié des chargements illégaux au palais de l'Elysée. Serait ce Carla qui aurait chargé des chansons?

Mercredi 18 janvier 2012 à 8:41

Paysages

Nous sommes en janvier et pourtant, jusqu'à présent il a fait très chaud pour la saison et juste des gelées depuis 2 jours  à Paris.
Personnellement j'en suis fort heureux car nous dépenserons moins en fioul pour le chauffage des immeubles.
Mais certains regrettent la neige et la glace de l'hiver.
Alors je vais mettre sur mon blog des photos que j'ai reçues sur des cartes de voeux et qui évoquent les frimas.


http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages3/frontdemer.jpg








Un front de mer gelé où la vague arrive quand même à rouler sous la glace (peu épaisse et assez brisée, il est vrai).







http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages3/moineschuteseau.jpg










Des moines qui longent des chutes d'eau, prises par la glace







http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages3/falaisedePamukkaleTurquie.jpg










Les falaises de Pamuk sous la neige et la glace







http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages3/chemin.jpg














Un chemin givré en forêt




http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages3/traceglace.jpg















et à coté de la glace miraculeusement perchée.
(à mon avis c'est truqué, on l'a relevée à la main et coincée !)

Mardi 17 janvier 2012 à 8:20

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/images/images-copie-12.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/images/Unknown-copie-3.jpg








          Plusieurs d'entre vous me demandent ce que je pense du naufrage du bateau de Costa sur la côte d'Italie.

Je ne suis pas commandant de navire et donc je peux d'autant moins juger que je n'ai pas les éléments précis et la justice s'en est saisie.

  Je peux juste vous dire ce que j'en pense personnellement, ayant fait beaucoup de voile sur dériveur ou quillard, et pour avoir aussi fait pas mal de traversées dans les îles bretonnes, mais sur des navires beaucoup plus petits.

En bateau à voile, on est moins à l'aise face au vent et à la mer qu'un bateau lourd et la coque est moins solide, alors on a peur des rochers ! On n'a pas d'appareil type radar ou sonar et sauf dans les bateaux très chers, on ne dispose que d'une sonde qui est un fil que l'on descend avec un plomb au bout. Par contre on a un tirant d'eau (la profondeur nécessaire pour ne pas accrocher le fond) qui est faible, des cartes marines que l'on regarde en permanence et des balises terrestres (des piquets en fer ancrés dans le sol et portant une indication de direction du danger), qui indiquent les hauts fonds et que l'on respecte absolument. On consulte aussi en permanence les horaires des marées qui nous donnent plus ou moins d'eau sous la quille.

On évite de s'approcher des rochers et quand on va vers un port et qu'on approche de la côte, on le fait dans des chenaux balisés, bien qu'en fait trois mètres d'eau sous le bateau suffit le plus souvent pour ne pas accrocher quand ce sont de petits voiliers d'une dizaine ou quinzaine de mètres (et moins pour les multicoques).

Mais un voilier est relativement manoeuvrable, sauf par grosse tempête, et on peut changer de cap assez facilement, car on ne va pas très vite et on n'est pas très lourd.

Sur un gros navire en acier, il en est tout autrement, et à fortiori sur un paquebot de plusieurs centaine de mètres de long et de 30 mètres de haut hors l'eau. Le tirant d'eau dans de tel paquebots est supérieur à 10 mètres. La masse de plusieurs milliers de tonnes est telle que l'on ne peut à pleine vitesse, modifier rapidement sa trajectoire et encore moins s'arrêter.

Il est donc absolument impératif de ne pas passer près des obstacles, de rester dans des chenaux balisés et de réduire sa vitesse assez tôt, quand on arrive au port et cela d'autant plus qu'on est responsable de milliers de vies humaines et d'un bateau d'un prix très élevé.

On ne passe donc jamais dans des lieux où le fond est inférieur à 20 mètres et les cartes marines sont précises au voisinage des côtes. De nuit on est encore plus prudent car on y voit mal et on peut faire une erreur de position, surtout quand il n'y a pas de phare sur la côte proche, qui indique une zone de "non danger".

Sur les photos ci dessous on voit que le paquebot était à 100 à 150 mètres de la côte au maximum et  s'approcher ainsi est dangereux, et impensable pour un bateau de croisière. C'est comme si le pilote d'un avion de ligne s'amusait à voler à 15 mètre au dessus de sa maison à la campagne histoire de dire à sa femme qu'il serait bientôt là !!

http://lancien.cowblog.fr/images/images/2966847.jpg http://lancien.cowblog.fr/images/images/20120114T160001Z1439391732GM1E81F007A01RTRMADP2ITALYSHIP0.jpg


 
       Dans les gros navires il y a un poste de quart d'où l'on voit la mer, et plusieurs hommes qui y veillent et l'un d'entre eux surveille en permanence radar et sonar, qui préviennent de tout obstacle au voisinage et notamment devant le bateau. La route du bateau est prévue à l'avance et on surveille qu'on n'en dévie pas, et si on est obligé de le faire, c'est en ayant étudié les conséquences sur la carte, et souvent avec un accord par radio avec le terre, comme pour les avions de ligne.

  Et de nuit où l'on voit mal dans l'obscurité, on surveille encore plus et on ne se promène pas à coté d'obstacles dangereux.

  Que faisaient les marins de Costa? Ils regardaient un match de foot?

 

Ce qui me paraît également scandaleux c'est qu'on n'ait pas décidé plus tôt l'évacuation des passagers, car d'une part elle est devenue très difficile du fait de la gîte du navire (il est couché à 80 degrés) et d'autre part parce que, s'il ne s'était pas reposé sur le fond, le bateau aurait coulé rapidement et les gens auraient été coincés comme dans le Titanic. Il y aurait eu plus de mille noyés.

  En fait c'est une chance que le bateau se soit ainsi posé sur le fond, mais les photos montrent ainsi que le fond de la mer était à une dizaine de mètres. Pas étonnant que le bateau ait heurté un rocher !

Et quand on voit la brèche sur le flanc du navire, de 70 mètres de long, il a dû s'engouffrer une grande quantité d'eau et l'équipage ne pouvait ignorer que la situation était catastrophique et ses deux réflexes auraient dû être d'une part de fermer les portes étanches près de la fissure et d'autre part d'évacuer les passager, chaque radeau étant guidé par deux hommes d'équipage, entraînés à cette tâche.

http://lancien.cowblog.fr/images/images/1812392bato.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/images/253390lecostaconcordiaechouele14janvier2012presduneiledetoscane.jpg



           
Que dire de l'inorganisation de l'évacuation, des marins incompétents et du commandant de bord qui a été l'un des premiers à quitter le navire ! Il est tout à fait normal qu'il soit incarcéré et jugé pour toutes les fautes qui ont été commises.

  Quant à la compagnie Costa, elle va se repentir d'avoir engagé des marins inexpérimentés et incapables, sans doute à bas prix. Les indemnités qu'elle va être obligée de débourser plus la perte du navire, vont lui apprendre l'intérêt de la qualité, quitte à faire moins de profit ! D'autant plus qu'à la place de l'assurance, devant tant d'erreurs manifestes, je ne sais pas si je verserais les indemnités à la compagnie.

 

Lundi 16 janvier 2012 à 8:00

Sciences et techniques

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/neutrinoTropFort.pnghttp://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/h2025980221316902401.jpg
















         On m'a demandé plusieurs fois mon avis sur les neutrinos qui vont "plus vite que la lumière".

Même si j'ai fait autrefois un peu de recherche sur des rayonnements nucléaires, je ne suis pas un savant et donc je ne peux juger de telles expérimentations et puis ce n'est pas facile d'expliquer cela de façon à ne pas raser mes lecteurs.

Je vais essayer de vous dire le plus simplement possible, ce que je sais ou que j'ai lu.

D'après les théories de la relativité d'Einstein, aucune particule ayant une masse, ne peut aller plus vite que la vitesse de la lumière dans le vide, c'est à dire celle des photons, dont la masse est quasi-nulle.

   Donc démontrer qu'un neutrino peut mettre en défaut ce principe serait une révolution en physique des particules.

 

D'abord qu'est ce qu'un neutrino.?

C'est une particule très particulière qui a été trouvée théoriquement par Pauli en 1930 : dans certaines émission radioactives d'électrons (béta), la quantité d'énergie n'était pas conservée, ni d'ailleurs la quantité de mouvement et Pauli supposa que la différence manquante était emmenée par une particule, non chargée (pas de charge + ou - comme l'électron). Comme on ne la détectait pas, on a supposé qu'elle n'avait pas de masse; en fait certaines expériences semblent montrer qu'elle a une masse mais extrêmement faible par rapport aux autres particules.

Ces neutrinos ne peuvent avoir avec les autres particules que des interactions faibles, c'est à dire à très courte distance et la probabilité d'interaction avec la matière est par rapport à celle d'un électron, 10 -14 fois plus faible !!.

   De très nombreux neutrinos sont produits par les réactions thermonucléaires solaires, et du fait de cette très faible probabilité d'action, pour qu'un neutrino d'énergie 10 Mev, réagisse avec les atomes de la terre, il faudra que dix milliards la traversent sans réagir !!!

   C'est donc très difficile de détecter des neutrinos et les détecteurs de neutrinos contiennent donc typiquement des centaines de tonnes d’un matériau et sont construits de telle façon que quelques atomes par jour, interagissent avec les neutrinos entrant.

Lorsqu'un neutrino entre en collision avec un atome, il désintègre son noyau, dont il "vole" quelques éléments, et il se transforme en une particule un peu différente, un "muon" de masse élevée et de charge négative (une sorte d'électron de masse 200 fois plus élevée),  qui continue sur la trajectoire du neutrino, mais qui perturbe les couches électroniques des atomes de matière rencontrés (parce que particule chargée, elle se déplace à une vitesse supérieure à celle de la lumière dans ce matériau) et produit alors une lumière bleue (c'est l'effet Cerenkov), qui permet de la détecter et donc de détecter la présence du neutrino disparu.

Par contre les neutrinos de très grande énergie réagissent davantage avec les atomes.

 

Selon la théorie de la relativité une particule de masse non nulle, même extrêmement faible, ne peut avoir une vitesse supérieure ou égale à celle de la lumière dans le vide.

Des physiciens ont voulu mesurer la vitesse des neutrinos et en particulier lors de l'expérience"OPERA" qui a débuté en 2007.

La "course" des neutrinos a eu lieu entre le laboratoire du CERN à Genève, où le grand accélérateur produisait à partir de protons, des neutrinos de haute énergie 17 Gev.

On essayait de les détecter à 732 km de là dans un laboratoire enterré sous 1400 mètres de roches au Grand Sasso, dans les Abruzzes italiennes.

Le temps de parcours devait être de l'ordre de 2,4 millièmes de seconde. En fait les neutrinos sont arrivés avec 60 milliardièmes de seconde d'avance, ce qui correspondrait à une arrivée 20 mètres avant le photon lumineux, si celui ci avait participé à la course.

D'après l'équipe, l'incertitude (résultant d'un calcul statistique d'erreurs), ne serait que de 10 milliardièmes de seconde et donc le résultat significatif.

 

Ce n'est pas facile de faire cette mesure : comme pour toute vitesse, il faut mesurer le temps et l'espace parcouru.

Le temps aujourd'hui c'est facile. On a les horloges atomiques basées sur les fréquences de vibrations d'atomes, et on sait les synchroniser (il faut tenir compte du temps de parcours de l'information de synchro !).

Par contre la distance ce n'est pas facile puisque là il faut mesurer 732 km à quelques cm près.

Des balises GPS ont permis cette mesure à l'extérieur, encore que les plaques tectoniques peuvent ensuite bouger un peu. Et puis le signal GPS ne pénètre pas sous la terre et il a fallu estimer la position des détecteurs sous la montagne. Cela a été fait avec un détecteur extérieur et des relevés optiques dans des tunnels.... et beaucoup de calculs.

Une autre incertitude existe : l'instant où les neutrinos ont été créé, car les réactions ne sont pas ponctuelles dans l'accélérateur, et comme à l'autre bout on ne détecte que quelques neutrinos, ce n'est pas facile de savoir d'où ils sont partis exactement.

 

Ce qui est bizarre c'est que des mesures faites en 1987, lors de l'explosion d'une supernova, sur des neutrinos  venus de l'espace interstellaire, sont en contradiction avec cette expérience.

Les astrophysiciens avaient assisté à l'arrivée quasi simultanée de neutrinos et de photons émis par une explosion cosmique survenue à 168 000 années-Iumière de notre planète. Les neutrinos étaient arrivés en avance légère sur les photons, un écart qui ne se démarquait pas des incertitudes de mesure.

Voici les propos d'un de ces astrophysiciens : " Si on projette, sur cette supernova, I' avance des neutrinos constatée par l'équipe Opéra, il aurait dû y avoir un écart de près de quatre ans entre les neutrinos et la lumière. Or iI était de I'ordre de quelques heures. Cette observation de Ia supernova ne contredit pas la théorie de Ia relativité, et sa précision est dix mille fois plus précise que celle relevée par mes collègues d'Opéra, à cause de Ia très grande distance de vol."

Reste cependant une différence : les neutrinos de l'espace avaient des énergies de quelques dizaines de Mev, mille fois moins que ceux d'Opéra. Il faudrait refaire l'expérience Opéra avec des neutrinos moins énergiques (mais est ce possible, car ils réagiront encore moins), et voir si l'on obtient les mêmes résultats, car ce serait alors sans doute un artefact d'expérience. Si par contre on trouvait alors la vitesse égale à celle de la lumière, il faudrait se demander qu'elle influence peut avoir l'énergie des neutrinos.

 

Bref ne nous affolons pas. L'expérience Opéra a été menée avec un soin remarquable, mais aucune physique ne peut expliquer un tel résultat qui contredit les lois jusqu'à présent confortées par toutes les autres expériences. Les résultats ont été rendus publics, ils vont être examinés et d'autres chercheurs tenteront de reproduire des mesures analogues.

En sciences comme ailleurs il faut être patients et pour le moment, considérons ce résultat comme une "anomalie dont il faut trouver une explication".

     J'espère que je ne vous ai pas trop rasé, mais cela vaut mieux qu'une dissertation sur le AAA. Et puis hier c'était dimanche, vous vous êtes reposés !! lol

Dimanche 15 janvier 2012 à 8:12

Photos, photos comiques

La suite des peintures en trompe-l'oeil sur de cars. Cette fois ce sont surtout des publicités.
Je trouve la dernière particulièrement horrible, bien qu'humoristique !!


http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques2/Diapositive07-copie-1.jpg








http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques2/Diapositive18.jpg








http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques2/Diapositive11-copie-1.jpg







http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques2/Diapositive08-copie-1.jpg







http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques2/Diapositive15-copie-1.jpg




http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques2/Diapositive14-copie-2.jpg

























































http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques2/Diapositive13.jpg

Samedi 14 janvier 2012 à 8:14

Inné et acquis

Je rappellerai d’abord quelques données sur l’ADN et les protéines.

    Nos gènes, constitués de l'ADN, sltué dans le noyau des cellules, détiennent les instructions nécessaires à Ia fabrication des protéines. Ces protéines construisent à l’origine, entretiennent et font fonctionner le cerveau et tout l’organisme, façonnent la personnalité et les caractéristiques physiques.
    La génétique étudie comment des changements de séquences des gènes (les mutations) modifient l'apparence ou le comportement.


    Les gènes sont utilisés comme un modèle dans la fabrication des protéines. Dans ce que l’on appelle “l’expression des gènes”, des protéines se lient à l’ADN et transcrivent celui-ci en une molécule intermédiaire. un ARN, (acide ribonucléique), lequel est ensuite traduit en protéine.
    A chaque séquence de nucléotides (A,C,G,T), d'un gène correspond une protéine.
    Cependant, une cellule n'utilise pas tous les gènes dont elle dispose; elle se restreint à ceux qui déterminent sa fonction. Grâce à cette “expression génique sélective”, une cellule du coeur, par exemple,  est différente d'une cellule de l’estomac, des reins ou d’un neurone du cerveau.
De même, les caractéristiques physiques et émotionnelles d'un individu dépendent des gènes qui sont exprimés ou ne le sont pas.

http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/ADNderoule.jpg
    Pour qu’un gène ne se manifeste pas (on dit qu’il ne s’exprime pas ou qu’il est “silencieux”), il faut empêcher la machinerie moléculaire de I'exprimer.
     Comme le long fil d'un ressort, la molécule d'ADN est enroulée autour de « bobines » protéiques, des histones, (voir mes articles du 3 au 6 juillet 2010), de sorte qu'elle peut malgré sa longueur, tenir dans le noyau de la cellule, et, dans cet état condensé, l'ADN est silencieux : les protéines codées ne sont pas fabriquées.
    Pour s'exprimer, le segment d'ADN portant le gène intéressant doit être déroulé et certains  mécanismes épigénétiques facilitent ou bloquent I'accès aux gènes, contrôlant ainsi ce déroulement et leur expression.




    Ces mécanismes consistent notamment à ajouter ou à enlever des molécules à I'ADN ou aux histones. Par exemple, la greffe de groupes méthyle (-CH3) à I'ADN limite I'accès et empêche la machinerie de transcription de se lier à I'ADN, et le gène est ainsi rendu silencieux, ou du moins la probabilité de son expression est fortement diminuée.

http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/ADNmethyle.jpg
A l'inverse, le groupes acétyle (C0CH3) fixés aux histones, conduisent au relâchement et au déroulement de I'ADN et facilitent l'expression génique.
Ce ne sont pas les seuls groupes chimiques concernés par ce mécanisme.


J’ai déjà dit plusieurs fois dans mes articles, qu’en cas de stress, les centres amygdaliens du cerveau agissaient sur l’hypothalamus, lequel envoyait dans http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/cortisolstress-copie-1.jpgla glande hormonale voisine, l’hypophyse, une pré-hormone, et celle-ci agissait à son tour sur les glandes surrénales pour libérer du “cortisol” , un corticoïde qui est, ce que l’on appelle “l’hormone du stress”.
    Celle ci est captée par des récepteurs des neurones de l’hypothalamus et les empêche en partie de réagir aux signaux des centres amygdaliens, limitant ainsi l’ampleur du stress.
    On sait quel gène favorise la création de ces récepteurs du cortisol dans l’hypothalamus, et on a constaté que, chez les rats délaissés par leur mère dont je parlais hier, ce gène comportait davantage de radicaux méthyles et donc s’exprimait plus difficilement, ce qui empêchait la lutte contre le stress.
   
    Les mécanismes épigénétiques expliqueraient aussi les addictions à des substances telles l'alcool ou les drogues. Ces dépendances sont probablement favorisées par des facteurs génétiques, c'est à dire que des individus génétiquement prédisposés peuvent devenir dépendants plus facilement que d'autres, mais, à l’origine,  I'utilisation régulière de la substance incriminée est nécessaire pour faire basculer le cerveau vers un état dépendant, l'épigénétique jouant sans doute un rôle cette transformation.
    Le rôle de l’épigénétique semble aussi avéré en ce qui concerne la schizophrénie, mais le mécanisme de réaction au stress ou à la nourriture et plus généralement à l’environnement n’est pas élucidé.
    Les chercheurs travaillent aussi sur la dépression dont le mécanisme déclencheur n’est pas connu, mais la prédisposition d’un individu pourrait en partie être due à un mécanisme épigénétique, qui entraînerait une insuffisance en facteurs protéiques de croissance, qui favorisent le développement des neurones chez le foetus.

Vendredi 13 janvier 2012 à 8:16

Inné et acquis

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/330.jpg     Quelques centaines d’années avant J.-C., des savants grecs se sont mis à réfléchir sur notre développement. Dans quelle mesure sommes-nous programmés plutôt que façonnés par notre environnement ? Plus de deux mille ans ont passé et pourtant, le verdict n’est pas encore tombé.

     Certaines de mes correspondantes m’ont demandé à plusieurs reprises si je pouvais faire un article sur l’épigénétique,que j’ai évoquées à plusieurs reprises dans mes articles sur l’ADN et d’autres me demandent si une maladie mentale peut “s’attraper”, car elles apparaissent parfois soudainement.

    C’est un sujet difficile à expliquer et je vais essayer de le faire le plus simplement possible, en deux articles, en empruntant des schémas à Edmund Higgins, psychiatre et chercheur à l’Université de Caroline du Sud aux Etats Unis.

    Même si nous ne savons pas grand chose sur les maladies mentales et les dépressions, la neurobiologie a fait des progrès dans ce domaine et la génétique vient à son aide, car les progrès sur la connaissance du génôme humain ont été importants ces dernières années.
    Pour les neurobiologistes, les troubles psychiatriques seraient en grande partie d'origine génétique, le bon fonctionnement du cerveau est contrôlé par diverses protéines qui interagissent entre elles, chacune étant codée par un gène.   
Il suffit qu'un de ces gènes soit (ou devienne) défectueux pour que la protéine correspondante ne puisse plus remplir sa fonction dans le fonctionnement complexe cérébral.
    Mais il ne faut pas prendre génétique au sens seulement de l’hérédité. Les vrais jumeaux, qui sont dotés du même patrimoine génétique issu des parents, n'ont pas nécessairement les mêmes maladies mentales, comme par exemple, Ia schizophrénie.
     Les maladies psychiatriques résulteraient plutôt d'une interaction complexe de I'environnement avec certains gènes, et l'on commence à peine à comprendre comment I'environnement modifie le cerveau et déclenche des troubles mentaux.
    Les expériences de la vie peuvent changer le comportement d'un individu en modifiant I'expression des gènes qui contrôlent le fonctionnement de son cerveau.

    Je ne vais pas refaire un article sur l’ADN, et je vous renvoie pour ceux qui ne se rapellent pas à mes articles des 3, 4, 5, et 6 juillet 2010.

    J’ai montré dans ces articles que l’ADN était une très grande molécule hélicoïdale, avec des “montants” et des “barreaux”, et que l’hérédité est due à la nature et l’arrangement des “bases puriques” qui constituaient ces barreaux. (A pour adénine,T pour thymine, C pour cytosine et G pour guanine ).
    Un traumatisme, la consommation de drogues ou le manque d'affection n'altèrent pas la séquence des bases dans les gènes mais ils conduisent à Ia “greffe chimique” de molécules satellites sur I'ADN. Ces additions influent sur I'expression des gènes, inhibant ou activant la production des protéines qu'ils codent, ce qui risque de perturber le fonctionnement cérébral et l'état mental des sujets.
    Ces processus ou l'expression des gènes est modifiée par des mécanismes qui laissent inchangées les séquences d'ADN sont dits “épigénétiques” (épi signifiant au-dessus ou au-delà .... des gènes).

    En 1997, ie neurobiologiste Michael Meaney et ses collègues de l'Université McGill, au Canada, ont comparé des rats qui avaient été abondamment léchés et toilettés par leur mère pendant les dix premiers jours. de leur vie avec d'autres rats auxquels les mères avaient prodigué peu de soins.
Confinés dans un tube étroit en plastique pendant 20 minutes, Ies jeunes rats ayant des mères attentionnées étaient moins anxieux et moins stressés que les autres.
    Ces expériences montrent que le bon comportement maternel d'une mère rat peut, par exemple, renforcer la résistance émotionnelle de ses jeunes en favorisant I'expression d'un gène diminuant le stress et l'anxiété. A I'inverse, des événements traumatisants chez ces jeunes rats arrêteraient, par un mécanisme épigénétique, la fabrication d'une protéine responsable de la croissance neuronale, et entraîneraient une dépression.
    Ceci est également vrai pour les humains : des enfants qui reçoivent beaucoup d'affection et d'attention peuvent devenir émotionnellement plus résistants et récupérer plus vite d'un stress important, et ensuite, être moins sujets au stress à l'âge adulte, que les enfants qui n'ont pas eu cette chance.
    Des travaux récents montrent également que des changements épigénétiques joueraient un rôle dans des pathologies telles que I'addiction aux drogues et Ia schizophrénie, ainsi que dans les troubles de la mémoire à long terme.
    En élucidant les mécanismes moléculaires de ce type dans les maladies mentales, les neurologues pourraient mettre au point de nouveaux traitements contre les maladies psychiatriques. Ainsi, de futurs médicaments pourraient "nettoyer" I'ADN afin d'éliminer les modifications moléculaires que l’on aurait décelées et qui favorisent des maladies.

    Demain je vous donnerai un peu plus de détails sur ces processus.

Jeudi 12 janvier 2012 à 7:58

Photos, photos comiques

  J'ai reçu des photos humoristiques de cars d'Amérique et dEurope, sur lesquels on a peint des "trompe-l'oeil", souvent à des fins publicitaires.
     J'ai trouvé ces photos amusantes et je vais donc les publier en deux articles à quelques jours d'intervalle.

     Après un petit clin d'oeil sur les roues, des véhicules peints sur des cars et enfin un arrière suggestif qui est la peinture que je trouve la plus originale.

http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques3/Diapositive03.jpg



http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques3/Diapositive05-copie-1.jpg







http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques2/Diapositive06.jpg







http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques2/Diapositive16.jpg







http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques2/Diapositive17-copie-1.jpg






http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques2/Diapositive19.jpg







http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques2/Diapositive04.jpg

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast