Mercredi 11 janvier 2012 à 8:09

Drogue, alcool, addictions

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   J’ai reçu diverses remarques de fumeurs de cannabis qui n’ont pas apprécié mes articles et ont été chercher dans la documentation tout ce qui pouvait minimiser les effets de cette drogue, et par ailleurs ils n’ont pas lu de documentation scientifique à ce sujet, mais des articles très généraux.
    En outre ils ont mal lu mes articles car ils leur font dire des choses que je n’ai pas écrites.
    Il me paraît donc important de résumer certaines notions sur les effets de cette drogue, car comme la nicotine du tabac, le cannabis est une drogue, certes moins dangereuse que les drogues dites “dures”, mais fumer du cannabis à titre “récréatif” comme disent certains, est encore plus dangereux que fumer du tabac.


    1. ) - Les fumeurs de cannabis sont rassurés parce qu’on “ne meurt pas en fumant du cannabis, comme on meurt du tabac.” Grosse erreur.
    On peut mourir du tabac parce qu’il induit des cancers. Sur le cannabis les temps de latence sont tel,  qu’on n’a pas encore de statistiques, mais on en reparlera dans 10 à 20 ans, quand certains cancers apparaîtront.
    Toutes les études faites par les chercheurs en biologie montrent que les effets cancérigènes du cannabis sont supérieurs à ceux du tabac avec un facteur 10 à 20, selon les études.
    Donc on mourra plus du cannabis que du tabac si on en fume autant.

    2. ) - Les fumeurs de cannabis sont rassurés parce qu’on “ne risque pas d’overdose”. C’est vrai il n’y a pas d’overdose au sens strict et je l’ai toujours dit dans mes articles.
    Par contre on a constaté des comas par absorption importante à la fois de THC et d’alcool, sans qu’on puisse dire si la cause était plus le fait d’un des deux produits (en fait une action sans doute conjuguée).
    Par ailleurs on connaît la valeur d’une dose létale de THC, mais elle est plusieurs dizaines de milliers de fois supérieure à celle utilisée en fumant occasionnellement., alors que pour les drogues dures ce facteur est de l’ordre de dix.
    Il faut aussi savoir que, même à de faibles doses, les personnes qui ne sont pas en bonne santé, peuvent avoir des manifestations respiratoires ou cardiaques plus ou moins graves, certaines ayant entraîné la mort par arrêt cardiaque.

    3. ) - Les fumeurs de cannabis sont rassurés parce qu’on “ne risque pas de dépendance “. Erreur, tout dépend ce qu’on entend par là.
    C’est vrai qu’il n’y a pas ou peu de dépendance physiologique (comme avec la nicotine du tabac) : la très grande majorité des consommateurs de Cannabis qui n'utilise ce produit qu'occasionnellement,t peut cesser définitivement son utilisation sans grande difficulté.
    Par ailleurs il n’y a pas de manifestations physiologiques de manque, comme avec les drogues dures, et de manière beaucoup plus faible, avec la nicotine.
    Par contre il y a une dépendance psychologique due à deux raisons :
        - le THC agit sur les centres de la récompense et provoque donc une libération de dopamine.
        - le cannabis a un effet euphorisant et il est donc majoritairement utilisé par des gens “mal dans leur peau” pour oublier leurs ennuis. Mais lorsque l’effet est terminé, on se sent alors plus mal (les problèmes sont toujours là!) et le stress augmentant, on reprend donc plus facilement de la drogue pour oublier à nouveau.

    4. ) - Les fumeurs de cannabis sont rassurés parce que les effets sont très différents d’une personne à l’autre, comme pour le tabc ou l’alcool. C’est vrai.
    Alors on se croit évidemment mieux loti que le voisin de même qu’on pense qu’on conduit trop bien pour avoir un accident sur la route.
Le nombre de récepteur de THC dans le cerveau n’est pas le même et sa dégradation peut être plus ou moins rapide.
    Les effets dépendent ensuite beaucoup de la fréquence avec laquelle on fume; en plus les “joints peuvent être différents et la dose de THC dépend aussi de la façon dont on le fume.
    Pour des fumeurs chroniques, on constate souvent une modification du comportement : la personne perd peu à peu le sens des réalités, n'a plus de bon sens et devient apathique, perd sa capacité de se projeter dans l'avenir, son élan vital, et se désintéresse de tout. Ses capacités intellectuelles et de communication diminuent et des difficultés se manifestent en général dans le monde du travail ou à l'école, le risque à terme étant une désinsertion sociale progressive. Cet état de passivité est en général réversible à l'arrêt de la prise de drogue.
    Des effets nocifs sur la mémoire ont été constatés par tous les chercheurs, mais sont en général réversibles. Cependant pour des fumeurs très importants, on contate des dégradations permanentes sur l’hippocampe (le “professeur”de la mémoire”). Voir mon article du 28/11/2011.
   
    5. ) - Les fumeurs de cannabis sont rassurés parce que, d’après le dictionnaire, le cannabis n’est pas un neurotoxique. Là c’est une question de vocabulaire.
    Si on dit “un” neurotoxique (nom), en effet on appelle en général ainsi des toxiques qui agissent sur le système nerveux à l’image de l’acétylcholine et qui donc bloquent les muscles puis les poumons et enfin le coeur (par exemple de nombreux organophosphorés; j’en ai étudié les effets autrefois en laboratoire). Le cannabis n’a pas ces effets.
    Par contre si on utilise l’adjectif “neurotoxiqu”e, oui le cannabis est toxique pour les neurones, par l’action de la THC sur ses récepteurs.

    6. ) - Les fumeurs de cannabis sont rassurés parce que, me disent ils, "même à forte dose le cannabis permet de garder ses repères de la réalité, contrairement à l’alcool.” Enorme erreur.

    Même à faible dose, fumer du cannabis se traduit par :
        - une augmentation du rythme cardiaque;
        - une diminution de la salivation (bouche sèche);
        - un gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges);
        - une stimulation de l’appétit, mais parfois une sensation de nausée;
        - une certaine décontraction musculaire.
        - une sensation d’euphorie, de bien être;
        - une baisse de l'attention et de la concentration;
        - une action sur le cerveau préfrontal qui entraîne une sous-estimation importante des conséquences de ses actes et notamment du danger.
           Il en résulte que le danger du cannabis au volant est bien plus important que celui de l’alcool, car on se rend moins compte de son état et de son inaptitude à conduire. Le mélange alcool-cannabis est extrêmement dangereux pour un conducteur.
        Je connais des personnes qui se croyaient “peu sensibles au cannabis” et qui ont eu eu des accidents à répétition, parce qu’ils conduisaient ayant simplement pris un verre d’alcool et fumé un ou deux joints. Une personne qui avait fumé seulement trois ou quatre joints dans la soirée, a pris - de jour en été - à 90 km/h un tournant limité à 60 et a embouti un pylône. Il a eu de la chance de s’en tirer, mais pas sa belle et grosse voiture presque neuve.
   
     En résumé, on peut donc dire qu'une prise peu fréquente de cannabis pour quelqu'un en bonne santé, qui n'est pas particulièrement sensible ou allergique à ce produit, est relativement sans danger important, comme de fumer une cigarette de tabac de temps en temps, mais à condition de s'abstenir absolument de conduire un véhicule ou de se servir d'une machine dangereuse.
         Par contre, si l'usage régulier de cannabis n'entraîne pas de maladie spectaculaire et mortelle, il est néanmoins nocif pour le cerveau, et cela d'autant plus que l'individu est jeune.
         Enfin fumer du cannabis lors d'une grossesse est dangereux pour le foetus dont le cerveau est en pleine formation et des anomalies peuvent être constatées; le THC franchit en effet la barrière placentaire, de la même façon qu'il franchit la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau.
         Quant à l'utilisation médicale du cannabis, elle est tout à fait utile, comme celle de la morphine, pour combattre la douleur ou dans certains cas d'anorexie, pour stimuler l'appétit, mais c'est sous contrôle médical.

       

Mardi 10 janvier 2012 à 8:33

Politique, économie, religion.

On  me demande ce que je pense de la loi en cours d’élaboration sur la "TVA sociale." Je ne suis pas économiste de métier, alors je ne peux que vous donner une opinion personnelle, mais je ne sais pas si elle est valable

  Une première remarque plus générale, mais qui s'applique aussi à cette initiative.
                     Je suis d'accord dans la plupart des cas sur le fait qu'il fallait faire des réformes, parce que la France a besoin d'évoluer, de se mettre en accord avec le monde actuel, par exemple réforme des retraites, de la fiscalité, de la sécu... et sur le fait qu'on ne peut continuer à s'endetter et que donc il faut faire des économies.

Seulement malheureusement mon assentiment s'arrête là, car je trouve que trop autoritaire, mal entouré et trop soucieux du paraître, Sarkozy a fait les mauvais choix dans ces réformes, sans en mesurer les véritables conséquences, trop pressé et changeant.

Il brasse beaucoup d'air, mais il y a peu de résultats concrets et ceux obtenus vont la plupart du temps dans un sens néfaste à la nation et aux français (sauf les plus riches).

La "charrue est souvent mise avant les boeufs", comme par exemple dans la réforme des retraites où on augmente sans discernement l'âge de la retraite, mais on ne s'attaque pas au préalable au chômage et notamment à celui des gens de plus de 55 ans qui sont licenciés en masse, alors qu'ils devrait travailler maintenant jusqu'à 62 ans au moins.

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Je suis d'accord sur le fait qu'il faut essayer de rendre plus compétitives les entreprises et qu'il faut essayer de diminuer les charges sur les salaires tout en préservant notre "modèle social". Donc jusque là tout va bien. 

Mais la TVA préconisée par Sarkozy me semble être une TVA "antisociale".

On diminue les charges des entreprises OK.

Mais qui va payer : si on augmente la TVA, tous ceux qui consomment, car si les entreprises ne répercutent pas sur les prix, elle ne gagnent rien en compétitivité et ce serait bien la première fois qu'elles le feraient. Certes les riches consomment plus que les pauvres et donc paieront plus, mais ce n'est qu'une part faible de leur revenu. Donc cela ne les gêne guère. Tandis que pour ceux qui ont déjà beaucoup de mal à s'en sortir, même une faible augmentation du coût de la vie sera catastrophique.

Le gouvernement dit que les salaires seront augmentés par les entreprises. Mais s'il le sont un peu, ce seront quand même les salariés qui feront les frais de l'affaire. Et s'ils compensaient totalement en salaires la diminution de charges, alors on se demande en quoi cela augmenterait la compétitivité des entreprises, car qu'elles payent les sommes en salaires ou en charges, qu'est ce que cela change ? Donc le gouvernement nous prend là pour des imbéciles (comme d'habitude).

Par ailleurs je ne crois pas que les entreprises jouent le jeu : on l'a vu pour les restaurateurs pour lesquels le gouvernement a dépensé des milliards en ramenant la TVA à 5,5% et qui n'ont pas fait grand chose, ni pour leurs salariés, ni pour les consommateurs et qui depuis le 1er janvier ont augmenté leurs prix, répercutant la hausse de la TVA à 7%.

Et faire gagner 2 ou 3% de charges sociales aux entreprises ne diminuera pas les coûts salariaux pour qu'ils soient compétitifs avec les pays de l'Est, l'Inde ou la Chine; l'écart est bien plus grand.

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                       Une diminution des charges sociales pourrait être faite, tout autre, mais je ne sais pas si ce serait possible dans le cadre européen; je ne connais pas assez le droit européen.

Ce serait de ne réformer que l'imputation des charges sociales dans l'entreprise : ne pas imputer les charges sociales sur la main d'oeuvre, mais sur le chiffre d'affaire (et pas la valeur ajoutée qui est rattachée à la masse salariale) et en exonérer au moins en partie les exportations.

Cela favoriserait les entreprises qui utilisent de la main d'oeuvre en France et pénaliseraient celles qui font fabriquer à l'étranger ou font de la simple importation, sans créer d'emplois en France, mais au contraire en en détruisant. Ce sont surtout les PME et PMI fabricant en France qui seraient avantagées et c'est sur elle qu'il faut s'appuyer, comme l'a d'ailleurs fait l'Allemagne, et non sur les grosses entreprises multinationales, qui n'ont d'autre loi que le profit au mépris de l'humain. Il y aurait une augmentation de certains produits en provenance de l'étranger, mais compensée par une baisse et une meilleure compétitivité des produits français.

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Lundi 9 janvier 2012 à 8:09

Sculpture, musées, peinture

Voici la suite des tableaux en légumes et autres victuailles.

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Dimanche 8 janvier 2012 à 8:42

Notre personnalité

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      J’ai souvent discuté avec mes correspondantes, de chagrins d’amour ou de souffrance de la perte d’un ami.

Et on me demande souvent : “mais pourquoi ai je ainsi besoin de m’attacher pour ensuite souffrir”.

J’ai donc envie de vous dire quelques mots sur la “théorie de l’attachement” qui est un peu un pied de nez à Freud et ses disciples, mais qui explique en partie les horreurs que se permettent parfois les hommes et les foules..

 

  Imre Hermann, psychanalyste hongrois contemporain de Freud, a développé dès les années 1930, une théorie qui était en contradiction avec les thèses un peu réductrices de Freud sur les désirs humains.

Les biologistes de l’époque avaient observé que les petits singes avaient un besoin inné de chaleur et de blottissement qui ne s'explique pas par la satisfaction des besoins alimentaires.

Depuis, en 1980 un psychologue américain Harry Harlow a montré expérimentalement qu'un petit singe privé de sa mère, et qui a le choix entre une « mère biberon », où il peut s'alimenter et une « mère fourrure », contre laquelle il peut se blottir, préfère Ia seconde. 

Cela confirma l’intuition qu’a eue Imre Hermann qui pensait que  Ie cramponnement à une « mère fourrure »jouait un rôle considérable dans le développement des singes, et que l'être humain se distinguait radicalement d'eux, étant privé de cette possibilité : les mères humaines sont imberbes et Ie petit humain ne peut pas satisfaire le besoin de cramponnement qu'il partage pourtant avec le singe de façon génétique. 

Forcé de se « décramponner » dès la naissance, l'homme n'a alors de cesse d'élaborer divers palliatifs pour « rester en contact » : les mots, les outils, et les diverses organisations sociales qu'il construit tout au long de I'histoire font partie de ces divers substituts. Ils sont autant de façons de rester « attaché » à ceux qu'on aime, à ses proches et, au-delà, à l'espèce humaine.

Evidemment si l’on dit que le désir d’attachement de l’homme vient du fait que sa mère n’a pas de fourrure naturelle sur tout le corps, cela ne fait pas sérieux en apparence lol. et pourtant......

 

Dans les années 1960, le psychiatre et psychanalyste anglais John Bowlby a repris ces travaux et les a complétés... malgré l'opposition très vive des psychanalystes de son époque, très influencés par Freud.

Sa « théorie de I'attachement ». soutient que l'être humain ne se nourrit pas que de pain et d'érotisme, mais aussi de sécurité et de tendresse. 

Nous sommes mus par trois forces psychiques:

- la première nous pousse à nous intéresser à nous-mêmes et à nos besoins primaires de survie; 

-la deuxième nous pousse à nous intéresser aux autres du fait des diverses formes de satisfaction sexuelle notamment;

- la troisième de ces forces nous pousse à élaborer des liens que nous désirons les plus « sécurisés » possibles.

Ceux qui aiment parler de pulsions, comme le faisaient les disciples de Freud,  appellent ces trois “besoins fondamentaux”  « pulsion d'autoconservation », « pulsion sexuelle » et « pulsion d'attachement ». 

La première vise Ie sujet lui-même, notamment son corps ; Ia deuxième

concerne Ie corps des autres et ses substituts ; enfin, le domaine privilégié de la troisième est le groupe.

Chacun cherche auprès de son groupe la sécurité et l'affection dont il a d'abord bénéficié de la part de sa mère et sa famille à sa venue au monde, et l’'attachement est donc une force positive qui pousse à la création de liens sécurisants. 

 

L’attachement n’a pas que des cotés positifs et ne produit pas que de la tendresse. Le désir de satisfaire ses attentes dans un groupe avec suffisamment de certitude et de sécurité incite à diviser Ie monde en ceux qui font partie du groupe... et ceux qui en sont exclus. Les liens dans le groupe peuvent être de nature très diverse : amour, amitié, vertu, vice, rivalité, pouvoir....

Et dans notre monde actuel, peut être encore plus que par le passé,  pour bien marquer la différence entre ceux qui font partie du groupe et les autres, on a tendance à n'octroyer la qualité d'être humain qu'aux membres de son propre groupe.

Les autres ? Ils sont ignorés, ou pire, exterminés, sans état d'âme, comme on le voit en Afrique ou en Extrême Orient. D'un côté la tendresse, et de l'autre la cruauté.

Il ne faut pas la confondre avec le sadisme, car il n’y a pas de plaisir à massacrer, ces « autres ». Les tuer ne doit pas procurer d'émotion, la cruauté est froide, voire glacée, méthodique et sans état d'âme. Elle n'a pas d'autre but que de protéger ceux qu'on aime contre une menace réelle, ou imaginaire ou qui vous a été présentée comme telle par des gens assoiffés de pouvoir et que l’on a cru.

 

L’attachement à un groupe, culturel, politique ou religieux notamment, explique en partie les atrocités dont nous sommes témoins de nos jours mais qui ont existé aussi même en France (voir les guerres de religion sous les rois ou la “terreur” à la Révolution de 1789).

Puisqu’on m’a demandé mon avis sur le sujet, je ne crois pas que faire une loi sur le négationisme empêche les massacres futurs, car chacun cherche une excuse à ses crimes et si on cherche dans notre passé plus ou moins lointain, on trouvera tous des exactions commises au nom du“bien de tous”. 

Sans doute la cour internationale est elle plus efficace, mais elle intervient après que les exactions aient été commises et à condition qu’il y ait un responsable défini. Même l’intervention par la force ne ramène pas forcément la paix, on le voit en Irak et en Afghanistan.

Le plus efficace serait l’éducation des personnes, pour qu’ils arrivent à juger les situations et l’appartenance à un groupe de façon logique et humaine, refusent de se laisser embrigader dans des situations qui les poussent à la haine et à l’exclusion, voire au massacre. Mais c’est un vaste programme de longue haleine, auquel les “intégristes” et tyrans de tous bords, sont farouchement opposés, car cela ruinerait leur pouvoir sur les autres.

Samedi 7 janvier 2012 à 8:37

Histoires drôles

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On m’a envoyé la transcription des messages habituels d’information d’une  hôtesse dans un avion de ligne, qui atterrissait à Toulouse, et ils ont fait ma joie; alors je vous les retransmets :


    “Bienvenue sous le magnifique soleil de Toulouse, qui est au dessus des nuages !
    Nous vous prions de rester attachés jusqu’à l’extinction du signal lumineux correspondant, ce qui est important car l’avion peut s’arrêter soudainement avant l’arrivée au terminal. On aimerait bien que l’avion y arrive avant vous, car sinon cela risque de vous faire mal.
    Prenez garde en ouvrant vos casiers à bagages, afin d’éviter la chute d’objets qui ne vous appartiennent pas et qui auraient pu bouger pendant le vol.
    Les téléphones portables doivent, s’il vous plaît, rester éteints jusqu’à l’arrêt complet de l’appareil.
    Pas la peine de vous cacher entre deux sièges, avec votre téléphone à la main, je suis grande et je vous vois, et surtout je vous entends.
    Assurez vous de n’oublier aucun objet personnel comme sac, veste, valise, belle-mère ou mari; j’ai eu les deux, je n’en veux plus, merci, j’ai donné !
    Nous prions les fumeurs d’attendre d’être dans un espace réservé avant d’allumer leur cigarette, et de fumer un paquet pour moi; cela fait depuis ce matin 5 heures que je suis là dedans et je n’en peux plus !
    Faites attention en descendant de l’avion, notamment si vous avez des enfants en bas-âge, ilqs ne doivent pas sauter en bas de la passerelle.
    Et merci d’avoir voyagé avec nous aujourd’hui.
   Nous espérons vous revoir prochainement à bord; nous devrions avoir aujourd’hui un week-end très chaud à Toulouse et j’attends des températures, que j’espère pouvoir vous communiquer avant votre descente d’avion. J’en ai bien ici, mais ce sont celles d’hier..
    Pour le reste, c’est à vous de voir, amusez vous bien. Merci et à la prochaine fois! “


    Les hôtesses qui font les vols vers Toulouse, sont excellentes !!!! Je n’ai jamais rencontré celle-ci, hélas, mais cela donne envie de voyager plus souvent !!!

Vendredi 6 janvier 2012 à 8:57

Sculpture, musées, peinture

Le photographe anglais Car Warner a créé une série de photos qui utilisent les aliments pour faire le scénario.

Les images montrent des grottes sous-marines, forêts, plages, soleil et cascades utilisant des fruits, des légumes et des fromages. Je vais consacrer deux articles pour vous montrer ces réalisations originales.

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Jeudi 5 janvier 2012 à 8:06

Politique, économie, religion.

On cite souvent les “bons mots” de tel ou tel homme (ou femme) politique, et bien sûr, ils en rajoutent un peu pour faire leur pub, mais, autrefois, c’étaient des remarques plutôt intelligentes, souvent pleines d’humour.
    Les temps ont bien changé et les ministres font maintenant de vraies bévues, sans même s’en apercevoir et se reprendre.

    On se rappelle le “casse toi, pauvre con” de Sarkozy (je comprends qu’il puisse penser cela, mais quand on est Président de la République, on doit faire attention à ce que l’on dit, surtout devant tout le monde).
    Deux autres bêtises m’ont laissé perplexe. Vous trouverez sûrement des vidéos sur le net, qui les montrent en images.

http://lancien.cowblog.fr/images/images/lefebvre240.jpg    La première, qui a fait le bonheur des journalistes, est le lapsus du Secrétaire d’Etat au commerce, Frédéric Lefèbvre. Venu présenter son livre “Le mieux est l'ami du bien” lors du Salon du livre politique organisé à l'Assemblée nationale en avril dernier, il a répondu à des questions des journalistes, qui lui demandaient quel était son livre de chevet préféré :  "Zadig et Voltaire. C'est une leçon de vie, et je m'y replonge d'ailleurs assez souvent".
    J’espère que ce n’est qu’un simple lapsus (“et” au lieu de “de”), et qu’il n’a pas confondu le conte de Voltaire “Zadig ou la destinée” avec une marque de vêtements parisienne, “Zadig et Voltaire”.
Mais il aurait pu corriger son erreur !
    On pourrait aussi lui proposer “Au bonheur d’ETAM” ou “NafNaf” de Zola, ou  “Ainsi parlait Zara” de Nietzsche. (à la place “des Dames”, de “Nana” et de “Zarathoustra”).
   
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    http://lancien.cowblog.fr/images/images/images-copie-11.jpgLa seconde a été diffusée au journal télévisé du 21 décembre.
    Dans ce reportage, le journaliste avait posé en juin dernier, à diverses, personnes, le petit problème ultra-simple suivant : “si 10 objets identiques coûtent 22 €, combien coûtent 15 objets ?”
    Je pense que pour la plupart des gens, la réponse 33 vient en deux ou trois secondes. Et quand, enfant, j’étais en CM2, j’aurais mis tout au plus 5 secondes.
    Et l’horreur, c’est que Luc Chatel, Ministre de l’Education Nationale, a hésité et répondu 16,5 €, ce qui est une double erreur grossière, de calcul mental, mais aussi de logique puisque 16,5 est inférieur à 22.
    Il a ensuite ajouté “Vous me sécherez toujours sur une question comme ça, se défend-il. Ça montre qu’on peut être ministre et se tromper. J’assume pleinement.”
     Pour une personne qui a son bac, une maîtrise de sciences de gestion et un DESS de marketing, je trouve que c’est quand même étonnant.
    Je ne lui confierais pas la gestion de ma société si j’en avais une, mais on lui confie bien le budget de l’Education Nationale !!
    Cela lui arrive t’il de réfléchir un peu ?

     Et un lapsus du ministre du travail Xavier Bertrand qui a dit "les mesures que nous avons prises pour augmenter le chômage....".
Sans blague !! Mais il s'est repris par la suite quand on lui a fait remarquer son erreur.
 Les psychiatres nous disent que nos lapsus révèlent nos craintes secrètes ! Encore un coup de Freud !!

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    J’espère que les socialistes réfléchiront un peu plus avant de parler !!

PS : une réflexion qui m'avait bien amusé était la boutade de De Gaulle : les hommes les plus dangereux sont les cons actifs" !

Mercredi 4 janvier 2012 à 16:05

            J'ai fait il y a peu de temps des articles sur l'autisme, 25 à 29 octobre 2012), qui est un trouble aux aspects très divers et d'ailleurs on parle maintenant de "maladies du spectre autistique".
            Je lisais hier un article sur des recherches faites à l'université Mc Gill à Montréal, qui comporte des spécialistes émérites du cerveau et publie toujours des compte-rendus intéressants.
            Mais pour vous en donner le résultat, il faut que je vous donne d'autres explications préalables, que l'article suppose connues.
 
http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/synapse.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/synapseCl.jpg


















            Les synapses, si vous avez lu quelques uns des articles de mon blog sur le cerveau, vous devriez savoir ce que c'est.
            La cellule nerveuse, le neurone, a, comme toute cellule, un corps cellulaire central contenant le noyau, et deux types de prolongements, de 1 à 15 micromètres de diamètres : les dendrites et les axones.
            Les dendrites sont le plus souvent très nombreux (bien que certains types de neurones peuvent en avoir fort peu), et elles amènent au neurone des informations de type électrique, l'influx nerveux en provenance d'autres neurones; un neurone est, en moyenne, connecté à 10 000 autres. L'influx nerveux n'est pas un courant électrique comme celui d'EDF, c'est ce que l'on appelle une "polarisation". Des échanges d'ions à travers les membranes des dendrites et axones, chargent leur paroi à un endroit donné, lequel se déplace le long de la dendrite ou de l'axone, et donc une charge électrique se déplace ainsi en apparence, ce qui finalement ressemble à un courant électrique. (un peu comme la houle ou la "ola" semble se déplacer, alors qu'il s'agit de simples mouvements de bas en haut, décalés dans le temps.
            Le neurone reçoit donc, par les dendrites, des informations d'autres neurones sous forme de différences de potentiels électriques, positives et négatives, et il les additionne.
            Si le total dépasse une certaine valeur, le neurone déclenche alors un signal électrique dans l'axone, qui le plus souvent est unique et peut mesurer plus d'un mètre, et l'axone transmet ce signal à la dendrite d'un autre axone (ou exceptionnellement à un muscle pour le contracter).
           
            L'axone d'un neurone et la dendrite d'un autre neurone ne sont pas connectés. Ils se terminent tous deux par une protubérance, qui sont séparées par quelques microns. On appelle l'ensemble une synapse et l'intervalle entre les deux une "fente synaptique".
            La transmission du signal nerveux dans la synapse est de nature chimique.
            Des protéines enroulées sur elles-mêmes forment ce que l'on appelle un "bouton synaptique" et chaque protéine n'est sensible qu'à quelques neurotransmetteurs (on ne connaît environ 150). Ceux-ci sont le plus souvent stockés dans des vésicules qui libèrent le neurotransmetteur quand arrive l'influx nerveux dans l'axone. Ils se fixent sur le bouton synaptique, qui se dilate et laisse alors passer des ions positifs ou négatifs selon le neurotransmetteur concerné. Ces ions déclenchent l'influx nerveux, positif ou négatif, dans la dendrite postsynaptique.
 
            La fente synaptique ne doit pas trop se déformer. Des protéines assurent sont maintien. On les appelle des neurexines (coté présynaptique), et des neuroligine (coté postsynaptique). Situées de part et d'autre de la fente synaptique, elles de collent comme des aimants les unes aux autres, assurant la stabilité de cette jonction et l'alignement des canaux ioniques. De ce fait elles contribuent à la formation des synapses chez le foetus et chez l'enfant, alors que le cerveau est encore plastique et malléable.
            Et un bon fonctionnement du système nerveux dépend de l'équilibre entre les synapses excitatrices et inhibitrices. Or les neuroligines jouent aussi un rôle déterminant pour établir cet équilibre.
 
 
 
            Venons en à l'autisme.
            En 2003, le généticien français Thomas Bourgeron a montré, dans une recherche sur les familles avec plusieurs enfants autistes, que les mutations de deux gènes avaient entraîné un arrêt complet de la fonction de ces gènes et avaient déclenché l'autisme chez les patients affectés. Or ces gènes sont responsables de la création de deux protéines, neuroligine-3 et neuroligine-4.
           
            L'autisme touche près d'une personne sur 100 dans le monde.
            Si ses causes génétiques sont multiples, deux caractéristiques se            retrouvent dans de nombreux cas : d'une part, dans diverses régions du cerveau (hippocampe, cortex préfontal et frontal. . .), les circuits neuronaux sont hyperconnectés ; d'autre part, dans plusieurs cas liés à des mutations, la machinerie moléculaire de traduction du code génétique est déréglée.
            En 2008 la même équipe et également des équipes du Texas, ont modifié génétiquement de souris, bloquant le fonctionnement des neuroligines, et les souris ont présenté des symptômes voisins de l'autisme.
            D'autres gênes ont été identifiés qui codent le développement des dendrites et leur mauvais fonctionnement peut entraîner l'autisme., ou qui contrôlent le fonctionnement d'autres variétés de neuriligines. (cf un article de La Recherche n° 40 paru en 2009).
            Les scientifiques pensaient donc que des anomalies de formation des synapses pouvaient jouer un rôle important dans le développement de l'autisme chez le fœtus et le jeune enfant.
 
            Les biologistes de l'équipe québéco-américaine de l'université de McGill ont produit
des souris génétiquement modifiées qui ne produisaient plus un gêne codant des protéines intermédiaires entre l'ARN messager, provenant de l'ADN et la formation des acides aminés puis des protéines. (cf mon article           
            Ainsi, chez ces souris, la traduction de certains ARN messagers n'est plus restreinte, et les protéines synthétisées à partir de ces ARN messagers sont produites en excès et, parmi elles les neuroligines.
            Les souris ainsi  génétiquement modifiées, présentent de nombreux symptômes analogues à l'autisme : faible interaction sociale, communication altérée, comportements répétitifs. L'analyse de l'activité neuronale de l'hippocampe dans des coupes de cerveau a montré que les neurones de ce centre étaient hyperconnectés.
            Une action directe sur la synthèse des neuroligines supprime les symptômes autistiques des souris.
 
            Les biologistes vont tester cette hypothèse de cause de l'autisme sur des animaux
ayant subi diverses mutations génétiques impliquées dans les troubles autistiques, mutations
mutations en amont de la traduction des ARN messagers en protéines, mais aussi en aval, dans l'espoir de trouver de nouvelles cibles thérapeutiques.
 
 
 
 
 

 

        

Mercredi 4 janvier 2012 à 8:14

Eveil, sommeil, rêves

Nos députés sont très fatigués par les fêtes de fin d'année.

On m'a envoyé des photos, prises à la chambre des députés, qui montrent qu'ils auraient besoin d'un remontant, parce qu'ils ont trop veillé ces dernières semaines.

Jugez en :

Celui là, encore, il travaille (à faire son courrier : en fin d'année faut envoyer des voeux !), mais les autres ...... .on les excuse, c'était le discours de Sarkozy !


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Mardi 3 janvier 2012 à 8:54

Eveil, sommeil, rêves

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    Mes correspondantes se plaignent souvent de ne pas avoir la pêche, d’être fatiguées et parfois, comme hélas parfois tout le monde, d’être malades et de n’avoir envie de rien faire d’autre que dormir.
    C’est évidemment une occupation comme une autre, mais un peu triste pour les vacances.

    Pourquoi a-t-on envie de rester au lil lorsqu'on est malade ?
A cause d'une molécule, l'orexine, l'hormone de l'appétit, de l'éveil et de l'envie de bouger. En cas d'inflammation ou d'infection, elle n'est plus assez libérée dans le cerveau  et on perd l'appétit et l'entrain nécessaire pour se lever de son lit.

Aaron Grossberg et ses collègues de l'Université de l'0regon ont constaté que des neurones de l'hypothalamus, qui au centre de notre cerveau,  régule notamment la faim , la soif et en partie le sommeil, utilisent de l'orexine pour maintenir leur activité. Ils deviennent alors inactifs, et la trop faible concentration d'orexine quand on est souffrant serait responsable à la fois de la perte d'appétit et de l'état de Iéthargie où l'on se trouve.
    L’organisme économise ses forces pour lutter contre l'infection, évitant les dépenses d'énergie liées aux activités phgsiques inutiles et préleve les calories encore indispensables, sur les réserves de graisses du corps, plutôt que d’investir des efforts dans les mécanismes de la digestion.

    A. Grossberg et ses collègues ont injecté de l'orexine dans hypothalamus de rats malades et ont constalé qu'il recommençaient à manger et à vaquer à leurs occupations, mais cela ralentit leur convalescence. Toutefois, chez un être humain traité de façon efficace pour une infectionbactérienne par exemple, des traitements à base d'orexine permettraient de conserver de l'allant pendant que l'antibiotique ferait son æuvre.
    Mais faut il vraiment se bourrer de médicaments et vouloir à tout prix conserver une activité normale, si ce n’est pas indispensable ? Il vaudra mieux, le plus souvent rester couché, surlout en cas d'infection virale Ipar exemple, la grippe], pour laquelle on ne peut qu'attendre la régression des symplômes (et surtout ne pas s’administrer soi-même les antibiotiques qui traînent dans votre pharmacie !).

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